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  • Où rencontrer des Français à Londres ?

    Où rencontrer des Français à Londres ?

    Avec plus de 200 000 Français vivant à Londres, il est très facile d’en rencontrer ! Vous aurez cependant plus de chance de les croiser dans certains lieux de regroupement ou de vie comme le quartier South Kensington, et également dans quelques bars ou restaurants. En outre, plusieurs structures organisent des événements pour se réunir et socialiser. Lesfrancais.press vous partage les meilleures adresses. 

    South Kensington : le quartier où de nombreux Français vivent

    South Kensington est nommé le « quartier français » de Londres ou « Frog Valley » par les Anglais. C’est, en effet, un lieu très prisé par les Français. Dans n’importe quel pub ou café de cet endroit vous entendrez parler la langue de Molière. Situé dans le Royal Borough de Kensington et Chelsea, c’est aussi un des quartiers les plus raffinés de la capitale. La proximité avec le centre de Londres en fait aussi un endroit pratique pour vivre et travailler.

    En outre, il accueille de nombreuses ambassades, dont le consulat français, ainsi que le lycée français Charles de Gaulle, l’un des meilleurs lycées francophones au monde grâce à son excellent niveau. Plus de 4500 élèves y sont scolarisés de la maternelle à la terminale.

    Ou rencontrer des Français à Londres ?
    @adobestock

    Côté gastronomie, les originaires de la France y retrouvent leurs habitudes de consommation. Des caves à fromage aux boulangeries dans lesquelles est façonnée et cuite la fameuse baguette. Nul doute que vous croiserez nombre de compatriotes Français. Le quartier abrite également plusieurs caves à vin très prestigieuses. Un régal pour les papilles, mais toujours à boire avec modération.

    « South Kensington est également connu pour son charme unique, ses boutiques élégantes, offrant un cadre de vie agréable et sophistiqué qui plaît beaucoup à nos expatriés ».

    Enfin, un cinéma et une bibliothèque francophone sont idéalement installés dans ce quartier à l’Institut Français, ce qui en fait un lieu de rencontre alliant culture et divertissement.

    Si vous souhaitez en savoir plus, consultez ce guide du site Bonjour Londres.

    Les (meilleurs) bars et restaurants Français à Londres

    La cuisine française attire de nombreuses personnes de nationalités différentes, donc ce n’est pas nécessairement le lieu où vous croiserez le plus de Français. Cependant, certains francophones désireux de retrouver la gastronomie natale s’y rendront avec plaisir le temps d’un déjeuner ou d’un dîner

    Ou rencontrer des Français à Londres ?
    Le Petit Citron @Meteor Brewery

    Parmi les restaurants français à Londres, « Le Petit Citron » se démarque par son ambiance bistrot français. Il offre une ambiance chaleureuse et conviviale, rappelant les étés passés en famille dans la campagne française (Le Petit Citron | Provencal Bistro in Brook Green | London).

    Inspiré de la Riviera française, tant par la décoration que par la cuisine, dans le restaurant « Mimosa Riviera » vous aurez l’impression d’être sur la Côte d’Azur (Landing page (mimosa-rivieracuisine.com).

    « Chez Elles » est un charmant restaurant réputé pour son ambiance cosy et son accueil chaleureux »

    Le menu propose une variété de plats français traditionnels comme les escargots de Bourgogne, le magret de canard, et le tartare (Home – Chez Elles Bistroquet). Quant au « Beaufort Bar », il attire lui aussi de nombreux Français pour son ambiance luxueuse, mais aussi pour ses cocktails conçus à base de vins et champagnes prestigieux (Le Beaufort Bar de l’Hôtel Savoy à Londres | The Savoy (thesavoylondon.com).

    Rencontres organisées de manière ponctuelle dans différents lieux

    Outre les différents lieux physiques où il est facile de croiser des Français, des blogs et magazines se sont spécialisés dans l’organisation de rencontres francophones. « L’Apéro Blog, » par exemple, organise des rencontres mensuelles dans différents lieux de Londres pour découvrir de nouveaux endroits et échanger. 

    Sur la page Facebook de « London Calling » sont organisés de grands apéros mensuels. Les lieux de rencontre varient chaque mois. Il existe d’autres sources d’information. Par exemple, sur le forum « Français à Londres », vous trouverez des annonces pour des sorties et des recommandations pour des concerts, expositions, théâtre, cinéma, restaurants, bars et clubs francophones.

    Ces différents lieux de rencontre raviront les Français désireux de se sentir un peu plus chez eux dans la grande ville de Londres. What else ?

  • L’Espagne, un nouveau géant en Europe

    L’Espagne, un nouveau géant en Europe

    En 2012, l’Espagne se débattait avec une crise immobilière et une dette publique importante. Depuis, le pays a engagé un processus d’assainissement de ses finances publiques et affiche des taux de croissance remarquables au sein d’une zone euro en proie à la stagnation. En ce début d’automne, la Banque d’Espagne a révisé à la hausse ses prévisions de croissance : 2,8 % du PIB en 2024, contre 2,3 % initialement anticipées. Au premier comme au deuxième trimestre, le PIB s’est accru de 0,8 point. L’Espagne connaît ainsi une croissance plus de trois fois supérieure à celle de la zone euro. Pour 2025, les autorités espèrent un gain de 2,2 % du PIB et de 1,9 % en 2026.

    Un tourisme rentable

    L’Espagne accueille moins de touristes que la France, mais ces derniers dépensent plus chez notre voisin. Avec 90 millions de touristes internationaux, les recettes devraient dépasser 200 milliards d’euros cette année, contre 187 milliards en 2023. En France, les touristes sont souvent de passage et restent moins longtemps qu’en Espagne. Cette dernière s’est spécialisée dans les séjours de longue durée, en particulier sur les côtes comme la Costa Brava, ou dans les îles des Baléares et des Canaries. De nombreux étrangers, notamment des Britanniques, des Allemands et des Scandinaves, possèdent des résidences secondaires en Espagne, où ils séjournent souvent de manière prolongée. Le secteur touristique s’est orienté depuis longtemps vers les loisirs, avec une offre de services importante. L’Espagne propose également des prix plus attractifs que la France pour les hôtels et restaurants. Les formules « tout inclus » sont très populaires dans les stations balnéaires espagnoles, ce qui augmente le volume des dépenses.

    Le gouvernement espagnol a investi dans ses infrastructures touristiques au fil des décennies, développant des stations balnéaires de haute qualité. En comparaison, la France, bien qu’attractive – avec Paris et ses régions viticoles –, n’a pas mis autant l’accent sur le développement d’infrastructures ces dernières années. À l’exception de Nice, Toulouse, Marseille ou Lyon, les aéroports français sont de taille modeste et accueillent peu de lignes internationales.

    Le réseau ferroviaire à grande vitesse le plus étendu d’Europe

    En 2024, l’Espagne dispose du réseau ferroviaire à grande vitesse le plus étendu d’Europe, avec 3 966 km de lignes. Ce réseau relie les grandes villes du pays. De son côté, la France, pionnière du train à grande vitesse, possède un réseau d’environ 2 800 km de lignes dédiées. L’expansion du réseau français a été plus modérée en comparaison avec l’Espagne. Depuis l’inauguration des lignes à grande vitesse vers Marseille et vers Bordeaux, peu de projets sont en cours de réalisation.

    L’Espagne bénéficie de conditions climatiques favorables, avec des régions comme les îles Canaries où il est possible de profiter du soleil toute l’année. Cette saisonnalité prolongée augmente les revenus touristiques, tandis que les zones côtières françaises connaissent une activité plus concentrée sur les mois d’été. L’allongement des saisons touristiques demeure toujours un objectif pour la France.

    L'Espagne : un nouveau géant d'Europe ?

    Une population en augmentation

    Selon le rapport de la Banque d’Espagne, la vigueur de la croissance s’explique également par l’augmentation de la population, soutenue par une forte immigration. Alors que le nombre d’Espagnols cotisant à la Sécurité sociale a augmenté de 1,7 % cette année, le nombre d’étrangers a augmenté de 7,7 % et représente désormais 13,5 % de l’ensemble de la population active.

    Un déficit public encore au-dessus des 3 % du PIB

    L’Espagne n’a pas encore rejoint le Portugal parmi les rares pays avec des excédents budgétaires. Le déficit public espagnol est cependant en nette contraction, passant de 4,7 % en 2022 à 3,7 % en 2023. Il devrait se stabiliser à ce niveau en 2024, pour descendre à 3,1 % en 2025. En revanche, la dette publique, qui avait fortement progressé lors de la crise financière de 2007-2009, reste l’une des plus élevées d’Europe. En 2024, elle représente 105,4 % du PIB, soit moins que celle de la France (112 % du PIB).

    Un taux de chômage encore élevé

    L’Espagne n’est jamais totalement sortie du chômage de masse, bien que ce dernier soit en baisse depuis 2020. Le taux de chômage, passé de 13 % fin 2022 à 11,8 % fin 2023, devrait se situer autour de 11 % en 2026. Le taux de chômage espagnol est environ deux fois supérieur à la moyenne de l’Union européenne.

  • Le nouveau chef de l’OTAN presse les alliés à augmenter leurs dépenses de défense

    Le nouveau chef de l’OTAN presse les alliés à augmenter leurs dépenses de défense

    Lors de son premier discours en tant que secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’ancien Premier ministre néerlandais Mark Rutte a insisté sur la nécessité pour les États membres de l’alliance militaire de dépenser davantage pour la défense.

    Ce mardi, Mark Rutte a pris ses fonctions à la tête de l’alliance militaire la plus importante et la plus puissante du monde : l’OTAN, qui a trouvé un nouveau souffle lorsque la Russie a attaqué l’Ukraine il y a plus de deux ans. Le Néerlandais aura désormais l’immense responsabilité de veiller à ce que les alliés soient préparés à la guerre à tout moment.

    Lors de la présentation de ses priorités pour son mandat, il a mentionné le soutien à l’Ukraine et la collaboration avec l’Union européenne, qui renforce actuellement son rôle en matière de défense en soutenant les achats conjoints et la production de défense.

    Il a également promis d’accroître la coopération avec les pays du Pacifique, c’est-à-dire de surveiller la Chine, de travailler avec le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi qu’avec les pays du Sud confrontés au terrorisme et à l’influence de Pékin et Moscou.

    Dépenser plus

    Malgré sa réputation de partisan de la rigueur budgétaire, Mark Rutte a insisté à plusieurs reprises, lors de son discours devant les ambassadeurs auprès de l’OTAN des 32 alliés, sur le fait que les membres de l’alliance devaient augmenter leurs dépenses de défense, et ce quelle que soit l’issue des élections américaines de novembre.

    « Pour que l’OTAN reste forte et que notre défense demeure efficace et crédible face à toutes les menaces, nous avons besoin de plus de forces, de meilleures capacités, d’une innovation plus rapide ; cela nécessite davantage d’investissements », a-t-il affirmé.

    « Afin d’adapter véritablement les capacités aux besoins, une augmentation significative des dépenses de défense est nécessaire — nous veillerons à investir suffisamment dans les bons domaines », a-t-il ajouté lors d’un entretien avec la presse.

    Le nouveau chef de l’OTAN presse les alliés à augmenter leurs dépenses de défense
    C’est avec un grand sourire et beaucoup d’énergie que Mark Rutte a pris ses fonctions à la tête de l’alliance militaire la plus importante et la plus puissante du monde, même s’il doit quitter sa ville natale de La Haye et qu’il n’est plus autorisé à se rendre au travail en bicyclette. ©EPA-EFE/OLIVIER HOSLET

    Les dépenses de défense ont diminué depuis la fin de la Guerre froide, durant laquelle les pays de l’OTAN consacraient environ 3,5 % de leur PIB aux dépenses liées à la défense. Actuellement, 23 pays membres consacrent plus de 2 % de leur PIB à ce domaine. À titre de comparaison, il y a dix ans, ils n’étaient que trois à avoir atteint ce jalon.

    Les pays de l’Est font pression pour qu’un débat ait lieu afin d’augmenter l’objectif de dépenses minimales pour la défense de 2 % à 3 % du PIB national des différents alliés.

    Mais tout le monde n’est pas d’accord pour allouer plus à la défense. Alors Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte s’était lui-même abstenu d’augmenter les dépenses de défense jusqu’à ce que la Russie attaque l’Ukraine, au cours de l’hiver 2022.

    Dans son discours mardi, le nouveau secrétaire général de l’Alliance n’a pas précisé s’il soutenait une augmentation de l’objectif de dépenses de défense ou s’il la jugeait nécessaire.

    De nouvelles priorités budgétaires

    Mark Rutte devra batailler contre les pays qui estiment que l’objectif fixe de 2 % n’est pas idéal, certains appelant à une nouvelle définition des critères ou affirmant que la taille de leur économie ne leur permet pas de dépenser autant d’argent pour leurs armées.

    Après avoir passé des années à appeler ses collègues européens à équilibrer leurs comptes et à réduire leurs dettes et déficits, se qualifiant lui-même fièrement de frugal, le nouveau secrétaire général de l’OTAN a déclaré que la situation était désormais différente.

    L’équilibre budgétaire « est un problème auquel sont confrontés de nombreux gouvernements, mais c’est ce que les responsables politiques sont censés faire », et cela signifie qu’il faut s’assurer que « les priorités soient financées », a-t-il noté, suggérant que la défense devrait être revêtir une plus grande importance.

    « Nous devons nous défendre. Si quelqu’un attaque, nous gagnerons. Mais nous devons nous assurer que ce sera également le cas dans les années à venir. »

    Mark Rutte devra également tenir compte du conseil de son prédécesseur, Jens Stoltenberg, que ce dernier a inscrit dans une lettre publiée le dernier jour de son mandat. Le Norvégien a mis son successeur en garde contre les risques provenant de Pékin, en particulier au niveau des infrastructures critiques.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.10.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.10.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 03 octobre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Frédéric Zucco, élu à l’AFE – Olivier-Antoine Reynes nommé secrétaire général de l’Assemblée des Français de l’Étranger – Première économie du gouvernement Barnier : le gel des retraites

    Allemagne, Autriche, Slovaquie, Slovénie, Suisse : un nouveau conseiller

    Dimanche dernier, c’était le retour aux urnes pour les grands électeurs, conseillers des Français de l’étranger de la circonscription électorale regroupant l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Slovénie et la Suisse. En effet, une de leur représentante à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), Margaux Isler, a démissionné de son mandat. Et c’est donc un autre écologiste qui lui succède, Frédéric Zucco qui ira aussi siéger donc au Groupe Écologie et Solidarité à l AFE.

    Élection partielle à l’AFE, les deux candidats nous répondent
    Frédéric Zucco sur la place de la mairie d’Augsbourg pour la journée de l’Europe.

    Un secrétaire général pour l’AFE

    Alors que le 14 octobre s’ouvre la deuxième session de l’année pour les conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger, le poste de secrétaire général de l’assemblée a enfin été créé. Il sera en charge d’assurer une liaison permanente entre les élus et le ministère des affaires étrangères. C’est donc Olivier-Antoine Reynes, secrétaire des affaires étrangères, jusqu’alors adjoint à la cheffe de la Mission de l’aide à la scolarité et de l’action sociale au sein du service des Français à l’étranger du Quai d’Orsay, ancien consul général adjoint à San Francisco, ancien conseiller de coopération et d’action culturelle à Malabo, qui a l’honneur d’inaugurer cette fonction.

    Olivier-Antoine Reynes
    Olivier-Antoine Reynes

    Report au 1er juillet de l’indexation des pensions des retraités sur l’inflation

    Dans le projet de loi de finances transmis il y a quelques heures au Haut Conseil des finances publiques (HCFP), le gouvernement prévoit un report de l’indexation des pensions de retraite sur l’inflation au 1er juillet, au lieu du 1er janvier habituellement. Pour réduire le dernier de 6,1% en 2024 à 5% dès l’année prochaine, le gouvernement souhaite diminuer les dépenses de 40 milliards d’euros en sollicitant les ministères, les opérateurs de l’État ou encore les collectivités locales.. et donc les retraités et ce où qu’ils soient.

    retraité à l'étranger
    Retraité à l’étranger

    C’est ainsi qu’on termine l’édition de ce 03 octobre 2024, on se retrouve demain pour le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Bon jeudi à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Israël, Iran, Liban : le point sur les communautés françaises

    Israël, Iran, Liban : le point sur les communautés françaises

    Alors que l’armée israélienne a annoncé le déploiement de plusieurs unités dans le Sud-Liban ce mercredi 02 octobre, la région retient son souffle. Un embrasement général est-il possible ? Une question qui trotte dans la tête des 80 000 Français installés dans ces 3 pays.  On fait le point sur les communautés françaises dans les 3 pays au cœur de ce conflit.

    Israël : la plus grande communauté

    Il faut savoir qu’Israël accueille une importante communauté francophone (environ 20% de la population). Les Français sont 56 000 inscrits au registre consulaire mais les estimations tablent sur près de 100 000 personnes disposant de la nationalité française au sein de l’État hébreux.

    Évidemment, c’est dans la dynamique Tel Aviv que s’installent la plupart des Français comme les autres étrangers, sans doute aussi parce que c’est l’une des plus tolérantes : on peut vivre ici sans problème même si l’on n’est pas juif, si l’on ne mange pas casher, si l’on est homosexuel…

    A quelques dizaines de kilomètres de Tel Aviv, une petite station balnéaire, Netanya, attire de plus en plus de Français qui travaillent dans tous les secteurs, qui ont aussi choisi de passer leur retraite en Israël. On retrouve aussi des Français à Jérusalem, Ashdod. Et quelques milliers d’entre eux vivent dans des colonies israéliennes, en Cisjordanie occupée

    Israël, Iran, Liban : le point sur les communautés françaises
    Ambassade France-Israël

    Économiquement, la communauté française est particulièrement présente dans les secteurs de la banque, l’agroalimentaire, le tourisme, les transports, le maquillage, l’informatique, la communication, le luxe et le médical.

    Les 60 000 Français sont représentés à Paris par Caroline Yadan, la députée des Français de la VIIIème circonscription. Au niveau local, 11 élus sont répartis dans deux conseils consulaires, un à Tel-Aviv présidé par Mme Daphna Poznanski-Benhamou et un à Jérusalem présidé par M. Eric Bellaiche.

    Liban : des liens historiques

    L’histoire entre la France et le territoire qui deviendra le Liban est d’abord une histoire de religion. Au moment de la première croisade, à la fin du XIe siècle, le « Mont Liban » (la chaîne de montagnes qui donnera son nom au pays) est habité par les maronites, l’une des plus importantes communautés chrétiennes du Proche-Orient. Au début du XIIe siècle, le territoire est intégré aux États latins d’Orient, répartis entre les chefs croisés.

    Près de trois siècles plus tard, François Ier s’allie avec Soliman le Magnifique. Si le roi de France cherche avant tout un soutien contre le Saint-Empire de Charles Quint et des privilèges au sein de l’Empire Ottoman, ce rapprochement fait de nouveau de la couronne de France un protecteur des chrétiens d’Orient.

    Depuis, la France a joué un rôle majeur dans la naissance du Liban tel qu’il existe aujourd’hui. Le premier acte se déroule en 1860. Faisant jouer son rôle de protecteur après des massacres perpétrés, sur le Mont Liban et en Syrie, par les Druzes musulmans contre les Maronites chrétiens, Napoléon III envoie, conjointement avec les autres puissances militaires européennes, un corps expéditionnaire pour aider l’Empire Ottoman à rétablir l’ordre. L’opération aboutit, l’année suivante, à la signature d’un accord avec Constantinople instituant une autonomie partielle du Mont Liban, qui persistera jusqu’en 1915.

    Le deuxième acte a lieu à la suite de la Première Guerre mondiale. Le territoire de l’Empire ottoman, allié à l’Allemagne durant le conflit, est partagé entre la France et la Grande-Bretagne, conformément à un accord secret signé avant même la capitulation de Berlin. Le Mont Liban se retrouve dans la zone sous administration directe française, avec à sa tête un général d’armée, Henri Gouraud.

    Israël, Iran, Liban : le point sur les communautés françaises
    Ambassade France – Liban

    En septembre 1920, celui-ci proclame la création du « Grand Liban », dont les frontières sont similaires à celles connues aujourd’hui. En 1926, les autorités locales françaises dotent le pays d’une Constitution, créant les postes de président et de Premier ministre. Le français devient, avec l’arabe, langue officielle.

    Ains, la présence française est constante dans l’histoire libanaise. Et dans l’histoire moderne, ce sont autant les Libanais qui demandent aux Français de s’impliquer, que les Français qui s’ingèrent dans les affaires libanaises comme lors de la visite d’Emmanuel Macron après l’explosion du port le 04 aout 2020, un engagement réaffirmé ces derniers jours.

    Ces relations entrelacées expliquent la frilosité de la France d’organiser une évacuation du pays, comme d’autres nations l’ont fait. Un départ des 20 000 Français du Liban signifierait surement la fin de l’influence française dans le pays, le seul francophone de la région (avec l’élite syrienne). Les Français du Liban, comme de l’Iran, sont représentés à Paris par Amélia Lakrafi et à Beyrouth siège un conseil consulaire.

    Iran : des relations compliquées

    Combien y-a-t-il de Français au Iran ? Cette donnée est opaque, entre 500 et 5000 selon les sources. En tout cas, les binationaux sont les plus nombreux mais se font discrets.

    Car aujourd’hui, la France est considérée comme un ennemi de l’Etat iranien. Pourtant il n’en fut pas toujours ainsi. A l’époque du Shah, la France était montée dans le capital de la compagnie pétrolière à hauteur de 10%. Une influence qu’elle jugeait insuffisante et qui l’a poussé à soutenir L’ayatollah Khomeyni. Ce dernier était installé à Neauphle-le-Château jusqu’à son retour en Iran, le 1er février 1979, où il devient le Guide de la Révolution.

    Israël, Iran, Liban : le point sur les communautés françaises
    Photo d’archives prise en juin 2009 devant l’ambassade de France à Téhéran, où des manifestations avaient eu lieu à la suite des élections qui avaient reconduit Mahmoud Ahmadinejad. @AFP_ATTA KENARE

    Et la France n’en fut pas pour autant la nouvelle puissance occidentale du pays. Bien au contraire, depuis les relations se sont dégradées rapidement. Dès les années 80 et la guerre Iran-Irak, les distances furent prises. Puis ce fut les années marquées par les prises d’otage et les attentats à Paris téléguidés depuis Téhéran.

    Et plus récemment, c’est le nucléaire qui voit les deux nations s’opposer. L’Iran a aussi développé la politique des otages, dont bon nombre de Français ont été victimes comme Benjamin Brière.

    Aujourd’hui, l’Allemagne a appelé ses ressortissants à quitter le territoire, la France n’a émis aucune consigne pour les Français installés sur place mais déconseille fortement aux autres citoyens de se rendre dans ce pays.

  • Discours de Michel Barnier : les réactions de vos élus

    Discours de Michel Barnier : les réactions de vos élus

    Ce premier octobre, Michel Barnier, le nouveau Premier ministre français a prononcé son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. Une prise de parole, très attendues, qui s’est étalée sur une heure et demie, ponctuée de plusieurs annonces. Le déficit avoisinant désormais les 6 % du PIB et la dette, qui dépasse les 3 000 milliards d’euros, étaient au cœur du discours de Michel Barnier. Ce dernier a défini un cap, celui de la réduction des dépenses publiques afin de respecter son objectif affiché de ramener le déficit à 5 % dès 2025, puis à 3 % en 2029. Et cela concernera selon lui « les deux-tiers de l’effort l’année prochaine ». Comment les élus des Français de l’étranger ont réagi ? Tour d’horizon des réactions sur les réseaux sociaux des représentants des Français de l’étranger

    Soutien du bout des lèvres

    Les élus de la nouvelle majorité, qui ratisse large, ont été discrets sur les réseaux sociaux après le discours de leur nouveau chef.

    Si les ministres ont salué le démarrage officiel des travaux du gouvernement, ils ont surtout relayé les points liés à leur propre portefeuille.
    Ainsi la numéro 4 du gouvernement, Anne Genetet, a rappelé que malgré les tensions budgétaires que l’école restait une priorité du gouvernement Barnier. Elle en a profité pour affiner ses objectifs axés sur une école plus inclusive.

    Discours de Michel Barnier : les réactions de vos élus

    Marc Ferracci lui a esquivé le sujet du gouvernement dirigé par un LR pour se concentrer sur la « macronie ». En effet, le nouveau ministre de l’Industrie a préféré rappeler son appartenance au groupe parlementaire de Gabriel Attal et en a profité pour signifier l’ancrage des parlementaires Renaissance sur leurs valeurs, et en particulier sociétales.

    Discours de Michel Barnier : les réactions de vos élus

    Enfin, dans l’ancienne majorité présidentielle, seule la députée des Français de la VIIIème circonscription, Caroline Yadan, s’est exprimée. Elle a mis en avant les propos de Michel Barnier appelant à une plus grande fraternité au sein du peuple français. Un message qu’elle espère repris dans les actions de l’Etat au cours des prochains alors que notre Nation est fracturée par un conflit qu’elle connait bien puisqu’elle représente les Français d’Israël.

    Discours de Michel Barnier : les réactions de vos élus

    Du côté de la ministre des Français de l’étranger, Sophie Primas, elle-même issue du parti « Les Républicains », l’engouement est plus marqué. Elle souligne, un clin d’œil à son portefeuille, que le gouvernement s’engage à « servir l’intérêt de tous les Français » avant de conclure sur sa spécialité, le commerce international, qu’elle pilote également. Elle annonce, entre les lignes, de rudes négociations avec la Commission européenne.

    Discours de Michel Barnier : les réactions de vos élus

    A droite, les deux sénateurs des expatriés « Les Républicains » ont été particulièrement discrets. Le président de la fédération des Français de l’étranger du parti, Ronan Le Gleut, n’a même pas réagi. Tandis que l’autre parlementaire, Christophe Frassa, indiquait juste être sur les bancs de la haute assemblée lorsque le Garde des sceaux prononçait le discours de Michel Barnier.

    Discours de Michel Barnier : les réactions de vos élus

    L’opposition tout aussi discrète

    A gauche ou dans les rangs du Rassemblement national, la discrétion était donc aussi de mise. Au niveau national, Marine Le Pen a donné des consignes de retenu et affiche une certaine bienveillance envers le gouvernement de Michel Barnier tout en délimtant des lignes rouges.

    Mais à gauche, les édiles nationales ont arpenté les plateaux de télévision, s’insurgeant sur ce « déni de démocratie » qu’ils dénoncent depuis maintenant 3 semaines. Pourtant les présidents ou présidentes de fédération sont restés discrets sur les réseaux sociaux.

    Parmi les exceptions, la très active sénatrice EELV des Français de l’étranger, Mélanie Vogel. Cette parlementaire a mené le combat au Sénat qui a permis la constitutionalité de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Sur X (anciennement Twitter), elle s’étonne de l’intérêt du gouvernement pour une introduction de proportionnelle alors que les Écologistes avaient déjà déposé un texte dans ce sens il y a quelques mois.

    Discours de Michel Barnier : les réactions de vos élus

    Seul Yan Chantrel, le sénateur PS, ancien élu consulaire à Montréal, a clairement marqué son opposition au gouvernement Barnier. Prenant l’exemple de l’augmentation du nombre de places de prison voulues par le nouveau Premier ministre, Yan Chantrel dénonce une vision autoritaire et réactionnaire portée par Michel Barnier.

    Discours de Michel Barnier : les réactions de vos élus

  • Paris – Berlin en 8 heures en train

    Paris – Berlin en 8 heures en train

    L’axe Paris-Berlin va devenir une réalité concrète…sur les rails ! Dès le 16 décembre, il sera possible de rejoindre la capitale allemande en 8h, sans correspondance, depuis Paris.

    Un geste pour le climat

    Contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, le moyen de transport émettant le plus de gaz à effet de serre (GES) pour un trajet Paris-Berlin n’est pas l’avion, mais la voiture thermique ! Avec une empreinte carbone estimée à 229 kg de CO2. Comprendre cette valeur, un road trip Paris-Berlin aller-retour représente un quart d’un bilan carbone individuel annuel de 2 tonnes, l’objectif recommandé pour maintenir le réchauffement climatique à un seuil tolérable.

    Comme nous l’avons constaté, l’empreinte carbone d’un Paris-Berlin en voiture thermique est plus importante que celle de l’avion. Mais ne nous y trompons pas, l’avion n’en est pas vertueux pour autant. Déjà, le trajet génère tout de même 202 kg de C02.

    En fin de compte, le train s’impose comme le champion incontesté des modes de transport à faible émission. Un voyage en TGV n’émet que 4,2 kg de C02 soit un bilan carbone 16 fois inférieur à celui de l’avion.

    Alors prêt à sacrifier quelques heures pour participer à la lutte contre le changement climatique ?

    Un geste pour le climat
    @adobestock

    16 décembre

    La Deutsche Bahn et la SNCF ont confirmé ce mardi 24 septembre la mise en service de la ligne TGV Paris-Berlin via Strasbourg en journée à partir du 16 décembre.

    La ligne desservira également Karlsruhe et Francfort. La capitale alsacienne et Euromé tropole s’étaient particulièrement mobilisées pour obtenir cet itinéraire via Strasbourg.

    Neuf mois après la mise en service du train de nuit Paris-Berlin via Strasbourg, c’est un nouveau geste fort pour l’Europe, pour l’amitié franco-allemande et pour le développement des mobilités décarbonées à l’échelle du continent. Cette liaison à grande vitesse entre le centre-ville de Paris ou de Strasbourg et le centre-ville de Berlin offre une alternative crédible et écologique à l’avion.

    59,99 euros

    Les trains partiront tous les jours de Berlin à 11 h 54 pour une arrivée à Paris gare de l’Est à 19 h 54. Dans le sens inverse, les départs se feront à 9 h 55 pour une arrivée dans la capitale allemande à 18 h 03. Grâce à ce nouveau corridor, le nombre de liaisons quotidiennes entre la France et l’Allemagne va passer de 24 à 26. 

    «C’est la première fois qu’un train de jour relie directement Berlin à Strasbourg, siège du Parlement européen», a salué le responsable de la longue distance à la Deutsche Bahn, Michael Peterson, en marge du salon du transport ferroviaire Innotrans à Berlin à l’AFP. Les prix seront soumis au «yield management», un système de tarification qui module les montants en fonction du taux de remplissage des trains. Ni la Deutsche Bahn, ni SNCF Voyageurs ne sont pour le moment en mesure de préciser la proportion de tickets qui seront vendus à 59,99 euros (soit 69,99 euros en première classe pour le prix d’appel).

  • À la recherche d’une fiscalité équitable

    À la recherche d’une fiscalité équitable

    En ce début d’automne, la hausse des impôts en France est une petite musique de nuit qui revient de plus en souvent, Elle s’installe comme une amère fatalité. Certains estiment qu’il est temps de recourir à une augmentation des impôts au nom d’un juste partage des charges ; d’autres considèrent qu’elle est incontournable pour limiter voire réduire la dérive du déficit public et que toute autre solution est vaine.

    Nul ne peut ignorer que la France figure parmi le trio de tête des pays européens en matière de prélèvements obligatoires. Ces derniers ont comme corollaire un niveau élevé de dépenses publiques, autour de 56 % du PIB. Nul ne peut ignorer que l’acceptabilité des augmentations d’impôts est de plus en plus problématique, comme l’ont prouvé, ces dernières années, les mouvements des bonnets rouges ou des gilets jaunes. Pour éviter cet écueil, l’idée serait de taxer les ménages les plus riches.

    Combien de riches ? 

    Ces derniers ont l’avantage de ne pas être très nombreux, permettant ainsi de ne pas mécontenter la grande majorité des contribuables. Mais cet avantage est aussi un inconvénient : leur faible nombre limite les gains à espérer. Les 10 % les plus aisés sont les ménages dont les revenus sont supérieurs à 4 500/5 000 euros par mois. Pour une personne au SMIC, ces ménages paraissent sans nul doute riches, mais il n’est guère envisageable d’augmenter leurs prélèvements de 20 ou 30 %, sachant qu’ils acquittent déjà à eux seuls 70 % de l’impôt sur le revenu.

    L’idée serait alors de s’attaquer aux très riches, soit les 0,1 % des contribuables les plus aisés. Ils sont environ 30 000 et gagnent, en moyenne, 600 000 euros par an. Parmi ces contribuables, les plus aisés peuvent s’expatrier ou optimiser leur situation fiscale. Sur le papier, les gains ne sont pas toujours tangibles. La taxation des riches ou des ultrariches est une boîte à fantasmes et à contrevérités.

    Revenus et patrimoine

    Bien souvent, revenus et patrimoines sont confondus. L’augmentation de la valorisation d’un actif est prise pour un enrichissement et assimilé à un flux taxable, alors qu’il s’agit d’une valeur de marché à un moment donné. Tant que le détenteur des actions n’a pas vendu, il n’a rien gagné ou perdu. Les tenants d’une augmentation des impôts sur les plus riches soulignent que ces derniers parviennent à des taux moyens d’imposition inférieurs à ceux de contribuables plus modestes. Par le jeu des dispositifs dérogatoires – abattements – crédits – réductions d’impôt – ils atténuent la progressivité de l’impôt. Rien d’illégal à cela, ces contribuables jonglent avec les possibilités ouvertes par le législateur.

    À la recherche d’une fiscalité équitable
    @Adobestock

    Un bon impôt : assiette large, taux modestes

    Au nom de l’efficacité et de la transparence, un bon impôt s’est toujours caractérisé par une assiette large et des taux modestes. Un bon impôt est également celui qui est en adéquation avec les capacités financières des redevables. Plus il est neutre sur le plan économique, plus il a des chances d’être le moins mal accepté par les contribuables.

    L’introduction du prélèvement forfaitaire unique en 2018 sur les revenus financiers avec son taux de 12,8 % auquel s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux obéit à cette logique. Malgré un abaissement des taux par rapport au régime fiscal précédent – l’imposition au barème de l’impôt sur les revenus – les recettes fiscales ont, pour l’Etat, augmenté.

    Depuis la création de la CSG en 1991, la France n’a pas connu de grandes réformes fiscales. Les gouvernements ont opéré des ajustements au fil de l’eau, supprimant certains impôts impopulaires ou obsolètes comme la taxe d’habitation pour les résidences principales ou la redevance audiovisuelle, sans les remplacer. La fiscalité locale est en jachère.

    La fiscalité doit épouser le temps économique.

    De leur côté, le système de cotisations sociales est mité par les exonérations de charges instituées il y a plus de vingt ans au moment du passage du temps de travail à 35 heures. Par les effets de seuil et de chappe, le système d’abattements sur les bas salaires ne favorise pas les augmentations de ces derniers et la montée en compétences. Il nivelle au lieu d’élever avec comme conséquence une attrition des recettes publiques.

    La fiscalité doit épouser le temps économique. Au XIIIe siècle, le roi Louis IX institua la gabelle, l’impôt sur le sel, car ce dernier était indispensable pour conserver les aliments. En 1798, dans une France où le nombre de propriétaires augmentait, l’impôt sur les portes et fenêtres fut créé. En 1914, ce fut le tour de l’impôt sur le revenu, symbole de la montée en puissance du salariat et des besoins croissants de l’État. En 1954, avec l’essor de la société de consommation, la TVA fut introduite en France. Aujourd’hui, les impôts se doivent d’être en phase avec une économie mondialisée, tertiarisée et digitalisée, ce qui ne doit pas de toute façon empêcher la recherche d’une plus grande efficience dans la gestion publique.

  • Zone euro : cap sur les 2% d’inflation 

    Zone euro : cap sur les 2% d’inflation 

    La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a exprimé lundi 30 septembre sa confiance quant à un prochain retour de l’inflation à 2 %, laissant entendre qu’une nouvelle baisse des taux pourrait avoir lieu en octobre.

    Les développements récents sur les prix en zone euro « renforcent notre confiance dans le fait que l’inflation reviendra à l’objectif en temps voulu », a déclaré Christine Lagarde lors d’une audition au Parlement européen.

    « Nous en tiendrons compte lors de notre prochaine réunion de politique monétaire en octobre », déterminante pour fixer le niveau des taux d’intérêt, a ajouté la banquière centrale.

    À ce jour, la BCE prévoit un retour de l’inflation en zone euro à 2 % d’ici fin 2025, mais les déclarations de Christine Lagarde lundi laissent entendre que cela pourrait se produire plus rapidement. De quoi renforcer les attentes des observateurs, déjà nombreux, qui jugent désormais probable une nouvelle baisse des taux lorsque les gardiens de l’euro vont se réunir le 17 octobre.

    Zone euro : cap sur les 2% d'inflation
    Les développements récents sur les prix en zone euro « renforcent notre confiance dans le fait que l’inflation reviendra à l’objectif en temps voulu », a déclaré Christine Lagarde lors d’une audition au Parlement européen. ©EPA/RONALD WITTEK

    Ce serait la troisième baisse après celle de juin, qui intervenait pour la première fois depuis 5 ans, et celle de septembre.

    L’inflation en zone euro en voie de stabilisation

    Il y a un mois, les experts tablaient plutôt sur un prochain assouplissement monétaire en décembre, lors de la dernière réunion de l’année.

    En septembre, la tendance désinflationniste s’est accélérée en Allemagne (1,6 %) ainsi qu’en France (1,2 %), en Italie (0,7 %) et en Espagne (1,5 %), toujours en variation annuelle.

    Alors que le chiffre pour la zone euro sera connu mardi, les analystes sondés par Factset attendent une baisse à 1,8 %, après 2,2 % en août.

    « Il est probable » que le chiffre de l’inflation en septembre « soit proche de 2 % » et que ce soit ainsi « en dessous du scénario de base » de la BCE, inclus dans ses projections économiques qui déterminent son cap monétaire, selon Christine Lagarde.

    Cela indique que « la lutte contre l’inflation progresse et que le processus de désinflation est en cours », a-t-elle commenté, et cela même si l’inflation est susceptible de nouveau d’« augmenter temporairement au quatrième trimestre » de cette année, car les fortes baisses précédentes des prix de l’énergie ne seront plus prises en compte dans les taux annuels, a-t-elle prévenu.

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