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  • Les 10 passeports les plus « puissants »

    Les 10 passeports les plus « puissants »

    Comme chaque trimestre, un classement sur les passeports est émis pour l’année en cours par une étude ou une agence. Avant la fin de l’année, c’est le cabinet britannique de conseil en migration d’investissement Henley & Partners, qui vient de publier la seconde édition de son classement annuel. Vous êtes curieux de savoir où se positionne la France ? Ce palmarès est basé sur le nombre de destinations accessibles sans visa, avec visa à l’arrivée ou avec visa électronique par les citoyens de ces pays.

    Singapour rafle la première place

    En début d’année, six pays (la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Japon et Singapour) étaient ex æquo en tête du classement, avec chacun un passeport qui permettait de se rendre facilement dans 194 pays. 

    Dans sa dernière publication, le cabinet dévoile que Singapour est repassé en tête (195 pays accessibles facilement). Et ce n’est pas vraiment une surprise de voir Singapour reprendre la tête car depuis cinq ans, les nations asiatiques dominent le classement, les passeports japonais et singapouriens en tête. Mais année après année, les passeports européens ajoutent de nouvelles destinations. En 2024, il n’y a ainsi plus besoin de visa pour se rendre en Chine, en Mongolie, en Indonésie ou encore au Kenya pour une durée limitée.

    La France reste dans le haut du panier

    La France dégringole et se situe désormais à la 10ème position du classement des passeports les plus puissants en 2024. Les citoyens français peuvent se rendre dans 192 destinations sans visa, avec visa à l’arrivée ou avec visa électronique. Bien que la France ait perdu sa première place, le passeport français reste l’un des plus avantageux pour voyager à travers le monde.

    Les 10 passeports les plus « puissants »
    Les 10 passeports les plus « puissants »

    Car la France, avec 192 pays, reste dans le haut du panier à égalité avec l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Japon. Suivent de près un deuxième groupe de pays avec l’Autriche, la Finlande, le Luxembourg, l’Irlande, les Pays-Bas, la Corée du Sud et la Suède (191 pays accessibles).

    Et le reste du monde

    Selon Christian H. Kaelin, président de Henley & Partners, « le nombre moyen mondial de destinations auxquelles les voyageurs peuvent accéder sans visa a presque doublé, passant de 58 en 2006 à 111 en 2024. Cependant, l’écart de mobilité mondiale entre ceux qui se situent en haut et en bas de l’indice est désormais plus grand qu’il ne l’a jamais été. »

    Ainsi comme d’habitude, l’Europe domine ce classement pourtant la Corée du Sud se glisse à la 2e place, l’Australie et la Nouvelle Zélande en 6e position avec 189 destinations, juste devant le passeport américain avec 188 destinations.

    Mais parmi ceux qui tirent leur épingle du jeu, on note la présence des Émirats arabes unis, qui affichaient en début d’année la plus forte progression (11e du classement, après avoir ajouté 106 nouvelles destinations possibles à leur passeport depuis 2014), montent toujours (9e, 185 pays accessibles).

    Le premier pays africain se trouve à la 26e place du classement de Henley & Partners : les Seychelles, avec 156 destinations accessibles sans visas. L’archipel paradisiaque enregistre un bon de trois places par rapport au classement de 2023, toujours talonné par une autre destination touristique hautement prisée : l’île Maurice, qui pointe en 30e position avec 150 destinations sans visas.

    Il faut descendre à la 53e place pour trouver le premier pays d’Afrique continentale : l’Afrique du Sud. Le pays le plus industrialisé du continent noir devance toujours ses voisins d’Afrique australe que sont le Botswana (59e), le Lesotho et la Namibie (65e), et l’Eswatini (66e).

    L’Afrique de l’Est n’apparaît qu’en 67e position (Kenya et Malawi), suivi de la Tanzanie en 69e. Le Maroc et la Tunisie, en 71e position, sont les premiers représentants d’Afrique du Nord, en compagnie de la Zambie.

    Comme en 2023, la Gambie est le premier pays d’Afrique de l’Ouest à la 72e place, avec notamment un bond de cinq places, juste devant le Cap-Vert et l’Ouganda

    Le gros des pays africains se succède ainsi dans la liste, la Somalie occupant toujours la place peu enviable de passeport africain le plus faible, à la 99e place avec 36 destinations…

  • Impôt au passeport : Trump veut l’abandonner

    Impôt au passeport : Trump veut l’abandonner

    L’imposition au passeport, soit l’extraterritorialité fiscale, est un sujet qui clive définitivement droite et gauche, et pas qu’en France, aux USA, seul pays à l’appliquer, c’est aussi le cas. Pour Kamala Harris (Démocrate), le sujet n’est même pas évoqué, tandis que Trump lui veut abandonner cet impôt au passeport ! Un cadeau aux riches américains de l’étranger qui seront désormais des expatriés fiscaux ?

    L’extraterritorialité fiscale des USA

    Aujourd’hui, un Américain vivant à Paris doit remplir chaque année une déclaration d’impôts américaine en supplément de sa déclaration française, et éventuellement payer des impôts des deux côtés. Il doit acquitter des impôts américains au-delà de 126.500 dollars de revenu annuel, et il est tenu de payer la différence entre les impôts américains et les impôts locaux. Si Donald Trump est élu et la mesure mise en œuvre, cet Américain fortuné ne serait plus imposé qu’en France.

    Mais pour l’instant, cette disposition soit la loi FATCA promulguée par le Congrès américain et signée par le Président Obama le 18 mars 2010, impose aux institutions financières présentes aux Etats-Unis de fournir les données relatives aux comptes bancaires détenus hors des Etats-Unis par des résidents ou nationaux américains, fut étendue à la France par la signature d’un protocole entre nos deux pays le 14 novembre 2013, puis introduite en droit français par la loi du 18 septembre 2014. Depuis, le texte a été confirmé par le Conseil d’État.

    Et elle s’applique aussi aux Américains par accident. Pour rappel, les « Américains accidentels » sont des personnes possédant au moins deux nationalités, dont la nationalité américaine, sans avoir de véritables liens, familiaux ou autres, avec les Etats-Unis. Certains ignorent même qu’ils sont citoyens américains, cette nationalité ayant été généralement acquise par le simple fait de leur naissance sur le territoire américain (jus soli) ou par transmission par un parent américain. Car s’ils ne sont pas forcément imposables, les démarches pour répondre aux demandes du fisc américain sont exigeantes. Les Américains ont généralement recours aux services d’un comptable pour remplir des formulaires de déclaration complexes. De plus, c’est une « condamnation » à vie car lorsqu’on détient le passeport bleu ou qu’une ville américaine est indiquée comme lieu de naissance sur celui français, il est bien difficile d’ouvrir un compte bancaire en France, obtenir un crédit, etc.

    Impôt au passeport : Trump veut l’abandonner - @adobestock
    Impôt au passeport : Trump veut l’abandonner – @adobestock

    La loi FATCA coûterait 8 à 25 milliards aux banques européennes pour la mise en conformité, dont 500 millions pour les banques françaises, a estimé un rapport du Sénat français.

    Un cadeau fiscal ?

    Mais on apprit, la semaine dernière, que Donald Trump serait prêt à tirer un trait sur l’exception d’extraterritorialité fiscale des Etats-Unis pour récolter des voix à l’étranger, lors de l’élection présidentielle de novembre. Le candidat républicain, qui multiplie les cadeaux fiscaux dans sa campagne électorale, a déclaré au « Wall Street Journal » qu’il « soutient la fin de la double imposition des Américains à l’étranger ».

    Avec cette proposition, Donald Trump cherche à rallier les suffrages des potentiels 2,8 millions d’électeurs parmi les 4,4 millions d’Américains qui vivent à l’étranger. « Compatriotes américains de l’étranger, votre vote est plus important que jamais », a-t-il précisé dans la déclaration envoyée au « WSJ ». Il viserait en particulier les expatriés en Israël, un pays dont il s’est érigé en ardent et belligérant défenseur.

  • Budget 2025 : Impôt universel, Exit tax, Français de l’étranger, où en sommes-nous ?

    Budget 2025 : Impôt universel, Exit tax, Français de l’étranger, où en sommes-nous ?

    Comme un jeu de balancier, la taxation oscille au gré des amendements adoptés ou rejetés par les députés à l’Assemblée nationale. C’est aussi cela une discussion sur le budget de la nation quand la partie « recettes » est examinée par les parlementaires. Et l’impôt universel ou bien encore l’exit tax connaissent alors des destins différents. Où en sommes-nous ?

    Une tentative d’impôt universel ?

    La semaine dernière, en Commission des finances de l’Assemblée nationale, avait été adoptée une proposition controversée qui prenait le chemin de la création d’une imposition liée à la nationalité française. Entre impôt universel et Flat tax, l’exposé des motifs de l’amendement retenu n’était pas si clair. La rédaction elle-même du texte de la loi n’était pas non plus limpide, comme l’avait alors rappelé le président de cette commission, le député de Seine-Saint-Denis de La France Insoumise, Eric Coquerel.

    De toute façon, l’ensemble des amendements au Budget 2025 pour la partie « recettes » avait, au final, était rejeté par les mêmes membres de cette Commission des finances. En effet, le texte transformé au fur et à mesure des discussions des députés s’était alors éloigné très fortement de la version initiale proposée par le Gouvernement. Aussi, 29 députés contre 22 se sont dès lors opposés à la totalité des modifications. C’était donc une sorte de retour à la case départ.

    L’impôt à la nationalité représenté dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale

    Qu’à cela ne tienne, ce mercredi 23 octobre, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, la discussion budgétaire était programmée pour un débat en session plénière, c’est-à-dire avec l’ensemble des députés présents. Le groupe LFI (La France insoumise) a réitéré sa proposition de lien entre la taxation et la nationalité. Les députés de cette formation ont redéposé l’amendement qui visait ainsi à « sous réserve des conventions fiscales signées par la France, les personnes de nationalité française ayant résidé au moins trois ans en France sur les dix années ayant précédé leur changement de résidence fiscale vers un État pratiquant une fiscalité inférieure de plus de 50% à celle de la France en matière d’imposition sur les revenus du travail, du capital ou du patrimoine ». Un texte qui a donc relancé le débat sur l’impôt universel, et qui, dans sa rédaction, prenait davantage la direction d’une modification importante de l’Exit Tax, créée en 2011 par Nicolas Sarkozy.

    Texte de l'amendement
    Texte de l’amendement

    Pour autant, c’est le député de la 5eme circonscription des Français établis hors de France, Stéphane Vojetta (Espagne, Portugal, Monaco, Andorre), qui a pris la parole pour s’opposer, dans l’hémicycle, à cet amendement et à la discussion sur l’impôt universel. Le député, apparenté au groupe « Ensemble pour la République » a, entre autres, voulu souligner lors de son intervention que les Français de l’étranger, dans leur immense majorité, « s’expatrient pour de bonnes et belles raisons ». Et il a également déclaré que les Français de l’étranger « ne sont pas des exilés fiscaux ».

    Mon intervention en opposition à l'amendement "Imposition universelle" pic.twitter.com/lazN4msuJU

    — Stéphane Vojetta (@StephaneVojetta) October 23, 2024

    Après cet échange, un vote en session plénière a donc eu lieu sur cet amendement. Il a été rejeté par 86 voix pour et 155 contre. 246 députés étaient présents au moment du vote, et donc 241 se sont exprimés. Alors que le Rassemblement national (RN) s’était prononcé en faveur de ce texte amendé lors de son examen en Commission des finances, la crainte d’un passage en 49.3 du gouvernement les aurait donc fait changer de route. En effet, ce groupe politique doit, soit avoir d’autres priorités à faire passer, soit c’est déjà une tentative de sauver le gouvernement de Michel Barnier, soit les deux.

    L’Exit tax modifiée par les députés

    Cependant, un autre amendement qui visait directement l’Exit tax a été adopté. En effet, une large majorité qui comprend à la fois des députés de la gauche, du RN et de la droite LR s’est prononcée, ensemble, pour revoir une disposition de ce prélèvement fiscal. Instaurée par Nicolas Sarkozy, l’Exit tax avait pour objectif de taxer les possibles plus-values des chefs d’entreprise qui décidaient de transférer leur domiciliation fiscale à l’étranger, sauf s’ils conservaient leurs actions pendant au moins quinze ans. En 2018, lors du premier mandat d’Emmanuel Macron à l’Elysée, ce délai avait été nettement raccourci à deux ans. Hier, l’amendement adopté, revient à la situation initiale des quinze années.

    Pour Aurélien Le Coq, député LFI du Nord, cet amendement fait « en sorte que des personnes ne puissent pas quitter la France avec les poches pleines d’actions, sans rien payer, pour ensuite aller toucher la plus-value ailleurs ». De leur côté, les parlementaires du groupe « Ensemble pour la République », ainsi que ceux d’Horizons et du MoDem s’y sont opposés.

    Encore et encore, le débat budgétaire se poursuit. Au-delà de la taxation directe des Français de l’étranger, c’est aussi toute l’action en faveur des expatriés qui reste en discussion. Et les questions se posent : quel montant sera réservé au réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement en français à l’étranger) ? Quel impact sur les bourses scolaires accordées aux familles ? Mais aussi quel crédit sera au final accordé pour le fonctionnement de nos ambassades et des consulats, et aussi sur l’ensemble des autres domaines touchant directement nos ressortissants établis hors de France ? Enfin, quelle place auront les amendements déposés par les députés, et bientôt par les sénateurs ? Passage en force du gouvernement par le 49.3 ou bien alors démocratie parlementaire ? La aussi, le sort du budget est loin d’être scellé.

  • La France, un bon ou un mauvais risque ?

    La France, un bon ou un mauvais risque ?

    Les marchés obligataires européens connaissent une évolution inhabituelle. Il y a quinze jours, le rendement de la dette publique française à dix ans a dépassé celui de l’Espagne, suggérant que les investisseurs considèrent désormais la deuxième économie de la zone euro comme plus risquée que celle de son voisin du sud. C’est un revirement de situation.

    En janvier, les rendements espagnols étaient supérieurs de 0,4 point de pourcentage à ceux de leurs homologues français. Au plus fort de la crise de la zone euro, entre 2010 et 2012, l’écart atteignait près de cinq points de pourcentage. Aujourd’hui, les coûts d’emprunt français dépassent ceux du Portugal et se rapprochent davantage de ceux de la Grèce et de l’Italie que de l’Allemagne. Les investisseurs accordaient autrefois à la France le bénéfice du doute, malgré l’accumulation des dettes. Les incertitudes politiques, liées à la décision de dissoudre l’Assemblée nationale et à la précarité du gouvernement qui en a résulté, expliquent ce léger sentiment de défiance envers la France. Avec une dette équivalente à 112 % du PIB et un déficit public dépassant les 6 %, la France fait figure d’exception au sein de la zone euro où la tendance est plutôt à l’assainissement des finances publiques.

    L’économie espagnole a progressé de 2,7 %, bien au-dessus de la croissance de 0,9 % en France

    L’inversion des rendements entre la France et l’Espagne reflète également l’évolution de la situation économique au sud des Pyrénées. En 2023, l’économie espagnole a progressé de 2,7 %, portée par un marché de l’emploi solide et une industrie touristique en plein essor, bien au-dessus de la croissance de 0,9 % en France. Pour 2024, l’Espagne devrait afficher une croissance proche de 3 %, contre environ 1 % pour la France. Fait intéressant, bien que l’Espagne n’ait pas de gouvernement majoritaire, les gestionnaires obligataires européens ont interprété cela comme une force budgétaire ces dernières années.

    La France, un bon ou un mauvais risque ? - @adobestock
    La France, un bon ou un mauvais risque ? – @adobestock

    Plutôt que de s’engager dans des négociations interminables avec les députés, le gouvernement minoritaire de centre-gauche de Pedro Sánchez a poursuivi les plans budgétaires déjà adoptés, ce qui a permis de maîtriser les dépenses. Malgré ces perspectives budgétaires et économiques divergentes, la France conserve une meilleure note de crédit que son voisin du sud et possède encore des atouts. Les administrations publiques sont reconnues pour leur capacité à lever l’impôt, bien que les marges de manœuvre se réduisent. Le taux d’épargne élevé des ménages constitue un autre facteur positif, assurant une forte capacité à absorber la dette publique.

    L’économie française reste puissante

    Bien que le taux de fécondité diminue, la démographie française reste moins préoccupante que celle de ses voisins européens. Une population en croissance est un facteur clé pour évaluer le potentiel de croissance d’un pays. De plus, l’économie française reste puissante, reposant sur un tissu industriel diversifié et de grandes entreprises mondiales, ce qui la rend plus robuste que celles de l’Italie, de l’Espagne ou du Portugal.

    Les investisseurs étrangers continuent de privilégier la France en raison de la qualité de ses infrastructures, de son marché de consommation et du niveau des compétences, bien que ce dernier puisse encore s’améliorer.

    Enfin, la dette française est prisée en raison de son ampleur. Cela peut sembler contre-intuitif, mais les investisseurs bénéficient ainsi d’une vaste gamme d’obligations avec des maturités variées. L’État espagnol ou portugais émet bien moins que la France, qui détient le record en Europe avec 300 milliards d’euros d’émissions prévues en 2025. Cependant, les atouts de la France ne pourront pas éternellement masquer la dérive de ses finances publiques, un phénomène qui, en dépit des apparences, reste une tradition bien ancrée.

  • Le Panama veut sortir de la liste des paradis fiscaux

    Le Panama veut sortir de la liste des paradis fiscaux

    Les entreprises européennes ne pourront participer aux « appels d’offres internationaux » au Panama si l’Union européenne (UE) ne retire pas ce pays de sa liste des paradis fiscaux, a averti mardi 22 octobre le président panaméen José Raul Mulino, en visite en France.

    « Nous ne sommes pas un paradis fiscal », a indiqué José Raul Mulino à trois médias, dont l’AFP.

    « Si nous restons sur la liste [des paradis fiscaux], elles [les entreprises européennes] ne pourront pas participer […]. Le Panama n’autorisera aucun pays qui nous maintient sur la liste à participer aux projets ou aux appels d’offres internationaux que nous aurons à partir de l’année prochaine », a-t-il encore insisté.

    Cette mise en garde de José Raul Mulino intervient à un moment où un projet de construction d’une ligne de chemin de 400 km, d’un budget de 4,1 milliards de dollars, est à l’étude entre la capitale Panama et la province de Chiriqui, à la frontière du Costa Rica.

    Soutien de la France pour un retrait rapide

    Le président panaméen s’exprimait à Paris après une rencontre fructueuse la veille avec le président français Emmanuel Macron.

    Le président panaméen, José Raul Mulino. ©EPA-EFE/MOHAMMED BADRA
    Le président panaméen, José Raul Mulino. ©EPA-EFE/MOHAMMED BADRA

    La France « appuiera » le Panama en vue d’une « sortie rapide » de cette liste, selon un communiqué commun des deux pays diffusé lundi 21 octobre.

    Ces dernières années, le Panama a procédé à des réformes juridiques, comme la criminalisation de l’évasion fiscale, qui lui ont permis en 2023 de quitter la « liste grise » du Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (Gafi), dont le siège est à Paris.

    Toutefois, le Conseil de l’UE, l’organe qui réunit les États membres de l’Union européenne, a décidé le 8 octobre de maintenir ce pays sur sa liste noire, au même titre que les Fidji, Guam, Palau, la Russie ou encore Trinité-et-Tobago.

    « Le Panama est l’autre frontière des États-Unis. Ce n’est plus le Texas, c’est le Panama, dans la région de Lajas Blancas [dans la province] du Darién », frontalière de la Colombie, a par ailleurs déclaré José Raul Mulino.

    « C’est un problème américain. Ces personnes ne restent pas au Panama, elles aspirent à se rendre aux États-Unis », a-t-il poursuivi.

    Depuis qu’il a pris ses fonctions, le Panama a expulsé des migrants colombiens, équatoriens et indiens sur des vols financés par Washington dans le cadre d’un accord bilatéral.

    « Nous avons déjà atteint 20 vols de rapatriement en trois mois, en essayant de décourager les gens d’utiliser cet itinéraire », s’est félicité le président panaméen, qui a affirmé être « en pourparlers » avec la Chine pour rapatrier les migrants chinois, qui sont déjà plus de 12 000 en 2024.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.10.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.10.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le 24 octobre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de ce jeudi : Emmanuel Macron ira au Maroc – Cap sur le 49.3 pour le budget – La Fête de la VOD –

    Voyage d’Etat au Maroc

    Selon les informations du média Africa Intelligence, le roi va accueillir le couple présidentiel à son arrivée. Un dîner d’État va être organisé le mardi 29 octobre au sein du Palais royal. Durant son séjour, Emmanuel Macron doit notamment s’adresser au Parlement marocain et rencontrer la communauté française installée dans le pays. Une visite qui a pour but de « raffermir » les liens entre les deux pays. Depuis plusieurs années, la relation entre la France et le Maroc était assez tendue, entre autres, suite à une forte réduction des visas accordés par la France aux ressortissants de plusieurs pays maghrébins à l’automne 2021 et à son rapprochement avec l’Algérie.  Tout au long de la semaine prochaine, chaque jour, vous pourrez découvrir un article sur le Maroc sur Lesfrancais.press.

    Visuel de promotion du dossier spécial déplacement d'Emmanuel Macron au Maroc

    Est-ce que Michel Barnier va passer en force pour le budget 2025 ?

    Alors que le gouvernement accumule les revers lors de l’examen du budget 2025 à l’Assemblée nationale, voyant son texte «détricoté» par les députés, y compris au sein de son «socle commun», le Premier ministre, Michel Barnier, a «reçu la faculté» d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution, après délibération avec son équipe ministérielle ce mercredi, en cas d’échec des négociations avec les parlementaires. Si le Premier ministre a assuré vouloir poursuivre les débats parlementaires, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a confirmé qu’il avait obtenu l’aval de ses ministres pour utiliser l’arme constitutionnelle du 49.3, qui permettrait d’adopter le projet de loi de finances 2025 dans sa version originelle, sans vote du Parlement. Et donc sans imposition à la nationalité !

    Budget 2025 : baisse des budgets, hausse des contributions

    Un plateau TV ce week-end ?

    Octobre est souvent un mois pluvieux que ce soit au nord où c’est l’automne ou au sud où c’est le printemps. Alors que faire ce week-end ? Et pourquoi pas un peu d’aventures francophones avec TV5MONDEplus, la seule plateforme gratuite et mondiale. En France, la fête de la VOD s’est terminée hier, et à cette occasion, l’équipe des programmes vous a livré une quinzaine de programmes dédiés à la Toussaint et à Halloween. Pas de film d’horreur, mais de l’excentrique et une plongée dans les émotions humaines. A découvrir en exclusivité et gratuitement sur TV5MONDEplus que ce soit le site, l’app ou sur les TV connectées.

    TV5MONDEplus : des programmes francophones dans 221 pays quand vous voulez ! ) - @lesfrancais.press

    C’est tout pour aujourd’hui. On se donne rendez-vous demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Beau jeudi à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger.

  • TV5MONDEplus : des programmes francophones dans 221 pays quand vous voulez !

    TV5MONDEplus : des programmes francophones dans 221 pays quand vous voulez !

    Blockbusters américains, grandes comédies françaises, films indépendants du monde entier, tous sont disponibles en première fenêtre exclusivement sur les plateformes de vidéo à la demande transactionnelle, avec une fenêtre d’exploitation intervenant dès 3 mois après la sortie en salles. Pour cette raison et pour son catalogue XXL, la VOD ou l’AVOD (la transaction se fait à travers le visionnage d’une publicité) se sont imposées comme le mode incontournable d’accès aux films ! Il était donc tout naturel de fêter cela. Depuis 8 ans, c’est le cas en France. Cette fête de la VOD s’est déroulée du 16 au 23 octobre. Malheureusement, hors de France, il n’est pas possible d’accéder à Canal +, OCS ou aux catalogues français de Netflix, etc.. Mais heureusement, le groupe international TV5MONDE a pensé aux Français de l’étranger comme aux nombreux francophones à travers le monde. Pour cela, ils ont lancé TV5MONDEplus, notre partenaire, en 2020.

    Chaque mois, de nombreux programmes enrichissent la plateforme, nous nous en faisons, d’ailleurs, l’écho tous les 15 jours en vous communiquant les informations sur les pépites dénichées à travers le monde francophone par l’équipe de programmation de TV5MONDEplus. D’ailleurs, on vous dévoile les nouveautés de la fin de ce mois d’octobre.

    Promouvoir la création francophone

    Pour cette fête de la VOD qui se conclut ce 23 octobre, on revient sur l’essence de TV5MONDEplus. À l’image de ses chaînes linéaires, TV5MONDEplus a pour mission de promouvoir la création francophone et de faire rayonner les programmes de ses chaînes partenaires, les productions propres de TV5MONDE, ainsi que les coproductions et programmes acquis partout dans le monde.

    Dédiée à la découvrabilité des contenus en français dans l’espace numérique, TV5MONDEplus assure leur disponibilité et leur promotion sans frontières. Elle propose un florilège de la création francophone dans toute sa diversité, française, canadienne, suisse, belge, québécoise, mais aussi du Sud, principalement africaine.

    Contrairement aux plateformes américaines, elle est généraliste, et en plus de son offre de cinéma, de séries, de documentaires et de programmes jeunesse, reste fidèle aux essentiels tropismes culturels et africains de TV5MONDE.

    Une réussite d’audience

    Qui aurait pu croire lors du lancement par Yves Bigot de TV5MONDEplus que 3 ans plus tard, des francophones ou des francophiles issus de 221 pays allaient regarder les programmes de la plateforme francophone et gratuite pendant 2 800 000 minutes soit plus de 5 ans. Au cours des 36 millions de visites, c’est plus de 19 millions de diffusions des milliers d’œuvres chargées sur TV5MONDEplus.

    C’est en Europe que le nombre de connexions est le plus important (31,6%) suivie du Maghreb (30,7%). Derrière, on retrouve l’Amérique Latine (15,7%) qui pique la troisième place à l’Afrique (13,5%). En queue de peloton, c’est l’Asie-Océanie et les USA.

    Et comme vous, nos amis francophones piochent allégrement dans le catalogue de films et séries historiques avant d’aller explorer les œuvres plus modernes que les producteurs africains ou canadiens nous font découvrir à travers la plateforme TV5MONDEplus. En effet, 49% des programmes regardés sont des séries et 35% sont des films.

    Alors que regardons-nous-en cette fin d’octobre 2024 ?

    TV5MONDEPlus vous livre en cette fin de mois d’octobre une sélection de séries et de fims qui tout en abordant la thématique de cette Toussaint l’explore sous un angle définitivement humain et sensible.

    Immersion au cœur de la violence

    On commence par 3 séries, de la fiction mais aussi un captivant document découpé en 6 séquences de 15 minutes.

    POURQUOI TU RESTES – DOCUMENTAIRE – CANADA – 1 SAISON – 6X15′

    Ces dernières années, la violence conjugale physique ou sexuelle est un sujet qui revient régulièrement. À travers des témoignages de victimes et des entretiens avec des spécialistes, Schelby Jean-Baptiste sensibilise le public sur les comportements qui mènent à des relations toxiques.

    https://youtu.be/FIi0gyD04u0?si=-Fm_8djUXVWNQL9e

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    NEUMATT – SERIE – Suisse – 2 SAISONS – 8 x48′

    Michi, consultant, vit à Zurich. À la mort de son père, il est contraint de retourner à Neumatt, dans la ferme familiale. Il y découvre la triste vérité : le suicide déguisé de son père suite à son endettement. L’avenir de sa famille est en jeu.

    https://youtu.be/hMGaCd7Ddxs?si=1sj8o_391QaHccsf

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    DORS AVEC MOI – SÉRIE – CANADA – 1 SAISON – 8X8′

    Laurence peine à se remettre de la mort accidentelle de Camille, sa fille de 6 ans. Son mari Daniel est démuni. Laurence se met à expérimenter des phénomènes étranges dans la maison familiale : elle est convaincue que la défunte tente de communiquer avec elle.

    https://youtu.be/i4hxZe7bIxQ?si=jXswwDykD1ETN0D0

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    Immersion dans l’extraordinaire

    La fin octobre c’est la fête de la Toussaint pour les chrétiens mais c’est aussi Halloween. Les Netflix et autres plateformes vous inondent de films d’horreur mais TV5MONDEplus a fait un autre choix. On plonge avec une série et une sélection de films africains dans l’extraordinaire.

    NO BLABLA – SÉRIE – 1 SAISON – 10X26’

    Les aventures extravagantes d’un migrant africain, Blabla, dans une Afrique du XXIe siècle fantasmée. Traqué sans relâche par l’A-Armée, Blabla dégaine ses armes : optimisme, romantisme et roublardise.

    No Blabla
    No Blabla


    https://www.tv5mondeplus.com/login

    LUMIÈRE SUR LE CINEMA AFRICAIN

    8 films africains qui balaient tous les sujets avec talents et professionnalisme. L’Afrique est désormais le cœur de la création africaine. Et ça c’est extraordinaire encore aujourd’hui mais c’est l’ordinaire de demain. Alors cap sur l’art francophone du XXIème siècle avec TV5MONDEplus

    Lumière sur le cinéma africain
    Lumière sur le cinéma africain


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  • Sophie Briante-Guillemont : la sénatrice ASFE explique ses choix

    Sophie Briante-Guillemont : la sénatrice ASFE explique ses choix

    Écouter le podcast de Sophie Briante-Guillemont

    Notre invitée est sénatrice des Français établis hors de France. C’est en effet Sophie Briante-Guillemont que nous recevons aujourd’hui. Au cours de cette interview, celle qui a succédé à Jean-Pierre Bansard au palais du Luxembourg nous partage, entre autres, ce qu’elle retient du fondateur de l’ASFE, disparu cet été. À notre micro, elle nous explique aussi ses choix politiques. Pourquoi a-t-elle rejoint un groupe marqué à gauche au Sénat ? Que pense-t-elle du budget présenté par le gouvernement ? Binationalité et francophonie font-ils bon ménage ? Et bien d’autres sujets encore. Un entretien sans concession, à écouter, en podcast, dans son intégralité.

    Jean-Pierre Bansard : une figure iconique

    Docteur en droit, Sophie Briante-Guillemont a rejoint, il y a plusieurs années, en tant que secrétaire générale l’ASFE, l’Alliance solidaire des Français de l’étranger. Ce mouvement a été créé par Jean-Pierre Bansard il y a dix ans. Cet homme est décédé cet été, et, nous demandons à celle qui lui succède sur les bancs du Sénat ce qu’elle retient de cet homme.  

    « Jean-Pierre Bansard était une figure centrale dans le monde des Français de l’étranger »

    Sophie Briante-Guillemont, sénatrice des Français établis hors de France

    Jean-Pierre Bansard
    Jean-Pierre Bansard

    À notre micro, notre invitée poursuit en indiquant : « j’ai eu le plaisir et l’honneur de travailler avec lui pendant 8 ans ». Et, elle retient « de cette figure iconique (…) son immense persévérance ». Sophie Briante-Guillemont ajoute également « avec les 3 sénateurs de l’ASFE, on a décidé de poursuivre son œuvre ».

    Le groupe RDSE au Sénat, un choix surprenant ? ​

    Alors que Jean-Pierre Bansard, était inscrit au Sénat en tant qu’apparenté au groupe « Les Républicains », groupe classé à droite sur l’échiquier politique, et que les deux autres sénateurs actuels, élus sous l’étiquette ASFE, Évelyne Renaud-Garabedian, Jean-Luc Ruelle, sont également rattachés administrativement à ce groupe, c’est un autre choix qu’a opéré Sophie Briante-Guillemont en rejoignant le Palais du Luxembourg.

    Sophie Briante-Guillemont : la sénatrice ASFE explique ses choix

    Sophie Briante-Guillemont

    En effet, c’est au sein du RDSE (Rassemblement démocratique et social européen), placé davantage sur la gauche de l’hémicycle, que s’est inscrite la nouvelle sénatrice. Un choix surprenant ?

    « Rejoindre le groupe RDSE, c’est une décision prise de façon commune (…) L’ASFE est consacrée à l’ensemble des Français de l’étranger, indépendamment de leurs sensibilités politiques. »

    Sophie Briante-Guillemont, sénatrice des Français établis hors de France

    Lors de cet entretien, notre interlocutrice du jour souligne aussi qu’au sein du groupe RDSE, « il y a une totale liberté de vote ».

    Comment faire vivre la francophonie chez les binationaux ?

    Au cours de cette interview, la francophonie, sous le prisme de la binationalité, est également abordée. Sophie Briante-Guillemont est d’ailleurs Franco-Argentine. Aussi, comment faire pour que les personnes qui ont une double nationalité restent, d’une part, attachées à la France, et, d’autre part, utilisent et transmettent la langue française ?

    « La binationalité est centrale dans la façon dont on vit le lien avec la France »

    Sophie Briante-Guillemont, sénatrice des Français établis hors de France

    D’ailleurs plus de la moitié des Français établis hors de France, sont binationaux. Aussi, pour faire vivre la Francophonie, la sénatrice évoque plusieurs pistes que vous entendrez à l’écoute de ce podcast. Parmi celles-ci, il en est un incontournable, celle du budget.

    Le budget pour les expatriés : le travail des parlementaires pour le défendre

    En effet, pour mener à bien les actions à destination des expatriés, le vote du budget de la nation est déterminant. Or, la loi de finances 2025 présente d’ores et déjà des baisses.

    Sophie Briante Guillemont dans l’hémicycle du Sénat

    Sophie Briante-Guillemont dans l’hémicycle du Sénat

    La situation budgétaire du pays est actuellement très commentée. D’ailleurs dans ce contexte, la ministre déléguée aux Français de l’étranger, Sophie Primas a « demandé aux Français de l’étranger une participation à l’effort collectif ». Mais quelle est la position de Sophie Briante-Guillemont ?  Peut-on faire mieux avec moins ?

    « Le rôle des parlementaires va être de pouvoir défendre les budgets centraux, comme l’aide sociale, les bourses scolaires, la CFE (…) mais nous n’avons aucune garantie d’être suivis par le gouvernement »

    Sophie Briante-Guillemont, sénatrice des Français établis hors de France

    Quant à la résurgence de l’idée de créer un impôt universel, donc lié à la nationalité française, qu’en pense la sénatrice ? « Nous sommes contre » déclare-t-elle, et explique pourquoi lors de cet entretien.

    AFE : comment faire évoluer l’Assemblée des Français de l’étranger ?

    Enfin, la session plénière de l’AFE, l’Assemblée des Français de l’étranger, s’est tenue du 14 au 18 octobre. De nombreux élus, siégeant dans cette instance, soulignent que les résolutions ou avis qu’ils adoptent restent souvent sans réponse de la part des autorités administratives ou politiques. Alors, comment faire évoluer l’AFE pour que celle-ci soit davantage écoutée ? Pour entendre la réponse de la sénatrice à cette question, et l’ensemble de ses positions sur les sujets évoqués, écouter l’intégralité de l’interview Sophie Briante-Guillemont, un podcast Lesfrancais.press .

  • Wesh ! Quand l’argot algérien se répand dans le monde

    Wesh ! Quand l’argot algérien se répand dans le monde

    Wesh ! En voilà une expression très populaire dont on se demande rarement d’où elle vient. « Wesh » est un mot issu de la culture hip-hop, aujourd’hui entré dans l’argot français. Dans notre langue, ses usages sont multiples. C’est pourtant un mot très précis dans sa langue d’origine. Car « wesh » est en fait un adverbe interrogatif qui nous vient de l’arabe algérien. On dit ainsi « Wesh kayn ? » pour dire « Qui y a-t-il ? » et « Wesh rak » pour dire « Comment vas-tu ? »

    Hip-Hop

    C’est la culture hip-hop française qui va l’utiliser à tout-va dans les années 1990. En 2009, c’est la consécration : « wesh » entre dans le dictionnaire du petit Robert. Conséquence non négligeable, l’interjection devient autorisée au jeu du Scrabble, où elle vaut 18 points. Ce qui n’est pas rien.

    Wesh ! Quand l’argot algérien se répand dans le monde - @adobestock
    « wesh » entre dans le dictionnaire du petit Robert – @adobestock

    Wesh algérien ou Wesh marocain ?

    Paradoxalement, ce n’est qu’une fois largement employé en Algérie et en France que le terme « wesh » prend son essor au Maroc, avec un sens différent. En Algérien il est plutôt l’équivalent de « est-ce que », alors qu’en arabe marocain, il correspond davantage à « qu’est-ce que ». Ainsi, « Wesh kliti ? » signifie en Algérie « Est-ce que tu as mangé ? » et au Maroc « Qu’est-ce que tu as mangé ? ».

    Ce qui frappe en français, c’est la richesse de l’utilisation de « wesh ». Pour parler d’un amateur de culture urbaine, certains diront « un wesh wesh ». D’autres s’en serviront comme une interjection interpellative : « Wesh, pourquoi ?’. On le retrouve aussi comme un adjectif, parfois à usage péjoratif : « de la musique wesh wesh ». L’adverbe interrogatif algérien est donc devenu, en traversant la Méditerranée, à la fois adverbe, substantif et interjection.

    Au-delà du monde francophone

    Une « pandémie » de « wesh » est en train de gagner Londres depuis qu’un rappeur britannique l’a employé dans un de ses morceaux. 

    @nabz_rn London is in a WSH pandemic🤣#fyp #pourtoii #london #paris #france ♬ original sound – Nabz

    Nabeel, un Londonien présent sur TikTok, est le premier à avoir témoigné de l’ampleur du phénomène dans sa ville : « Londres vit une « pandémie de WSH ». Tous les gens que je connais l’utilisent. Je crois même avoir entendu mon chat le dire l’autre jour ! ». Avec plus de 600 000 vues et 80 000 likes, la vidéo est vite devenue virale. 

    Une preuve de plus que les mots voyagent et qu’ils n’ont pas de frontières.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

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