Le Sénat a commencé à étudier le budget 2025 présenté par le gouvernement en octobre. Ce dernier est expurgé des amendements de l’Assemblée nationale, les députés ayant rejeté le projet. Dans une interview au JDD mise en ligne samedi, Le président du Sénat Gérard Larcher se dit favorable à ce que l’effort budgétaire demandé aux collectivités dans le budget 2025 soit réduit à deux milliards d’euros, plutôt que cinq prévus par le gouvernement.
Lutter contre la fraude
La question du fonds de réserve de 3 milliards d’euros, qui figure dans la seconde partie du PLF pas encore examinée par la commission des finances, est aussi posée. « Avec un certain nombre d’acteurs et le gouvernement, nous sommes en train de travailler sur des propositions », a-t-il précisé. Le Congrès des maires de cette semaine prochaine, auquel doit se rendre le Premier ministre Michel Barnier, pourrait être l’occasion d’un geste envers les collectivités. Les pistes d’une hausse du plafond des droits de mutation (les frais de notaire) et des hausses ciblées du versement mobilité sont notamment évoquées.
En parallèle de ces évolutions, le rapporteur général propose d’augmenter les recettes, via différents dispositifs anti-fraude et anti-abus, comme l’encadrement du crédit impôt recherche (400 millions), ou encore la lutte contre la fraude « CumCum » aux arbitrages de dividendes, pour lequel il présentera un dispositif dans un futur amendement.
Coupes dans les dépenses
La commission des finances du Sénat s’attaque également aux dépenses. Elle a ainsi approuvé un rabot de 200 millions d’euros sur l’aide médicale d’Etat, voté la suppression des crédits du service national universel (SNU) ou encore adopté un amendement pour réduire de 1 milliard d’euros le budget de la formation des enseignants. Une économie qui pourrait s’avérer illusoire, ces crédits étant déjà consommés ailleurs, selon nos sources. Les aides à l’apprentissage sont aussi dans le viseur, pour une économie de plus de 750 millions d’euros au total.
Deux amendements votés mercredi dernier en commission des finances prévoient enfin des ponctions dans les trésoreries d’opérateurs de l’Etat (650 millions d’euros pour le CNC, au lieu de 450 millions d’euros prévus, et 221 millions d’euros pour la Caisse des dépôts et consignations). « Des mesures sans effet sur le déficit public », pointe un bon connaisseur des finances publiques auprès de l’AFP, la situation de ces opérateurs étant déjà prise en compte dans le calcul.
Dans l’ensemble, les propositions de la commission des finances du Sénat aboutiraient à plus de 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires, indique le rapporteur, ce qui permettrait de ne pas dégrader le solde prévu par le gouvernement. Jean-François Husson a par ailleurs suggéré l’idée de mobiliser l’épargne des Français en lançant un « grand emprunt public mobilisateur », pour accompagner l’effort de redressement.
Après le rejet au Palais-Bourbon du volet recettes, il appartient désormais aux sénateurs de se pencher sur le texte initial du PLF, dont ils se saisissent officiellement aujourd’hui, mercredi 20 novembre. Le gouvernement veut s’appuyer sur la majorité sénatoriale, de droite et du centre, pour que le budget voté reflète au mieux ses intentions, avant que le texte ne soit à nouveau discuté avec les députés en commission mixte paritaire, puis fasse probablement l’objet d’un 49.3.
Nous sommes nombreux à nous souvenir du 4 août 2020. C’est en effet ce jour-là où deux incroyables explosions ont ravagé le port de Beyrouth. Cette catastrophe a notamment fait plus de 250 morts, et occasionnée de nombreux blessés. Parmi eux, 50 Français. Notre invité, Joseph Abikhalil, a vécu directement cette tragédie. Depuis, il réclame, avec d’autres de nos compatriotes, la reconnaissance de son statut de victimes. Or du côté des autorités françaises, le dossier semble rester bloqué. Pourquoi ? C’est la question qu’il pose sur nos antennes, tout en nous disant se sentir « abandonné » par notre pays.
Une plainte contre X qui n’avance pas
Notre invité était donc présent à Beyrouth ce 4 août 2020. Il a vécu l’une des plus graves explosions non nucléaires de l’histoire. Plus de quatre ans après, Joseph Abikhalil, nous le confie : « on ne s’en sort pas facilement ». Il évoque d’ailleurs la thérapie qu’il a suivie.
Aujourd’hui c’est pour lui et les autres Français touchés par ce drame qu’il souhaite prendre la parole. Un collectif informel a ainsi été créé. C’est, entre autres, sur les recommandations de la gendarmerie scientifique française, présente au Liban juste après les événements, que notre interlocuteur a déposé une plainte contre X auprès du Parquet de Paris. Mais quatre ans après cette démarche,
« Le dossier de plainte n’avance pas, et nous n’avons pas d’interlocuteur privilégié à Paris. »
Joseph Abikhalil, au nom du collectif informel des victimes françaises du 4 août
Or, indique notre invité, selon les informations qu’il a pu glaner, il faudrait qu’une qualification juridique puisse exister pour permettre une reconnaissance du statut de victimes. Sans cela, aucune démarche des autorités françaises ne pourrait être envisageable pour soutenir nos compatriotes ayant vécu cette tragédie au Liban. Mais, constate Joseph Abikhalil, lors d’autres drames, dont celui de l’attaque contre Charlie hebdo en 2015, l’aide est arrivée avant la qualification juridique !
Le manque de soutien de la France à nos ressortissants victimes du 4 août 2020
Après la catastrophe, y a-t-il eu des démarches concrètes entreprises auprès de la représentation française au Liban ou par celle-ci ? Sans détour, Joseph Abikhalil déclare « nous sommes abandonnés depuis le 1er jour. ». C’est par le biais d’une association, la PAV 75 (Paris Aides aux victimes) que notre interlocuteur a pu obtenir des conseils. Mais celle-ci ne peut intervenir directement en dehors du territoire français.
Toutefois le nouvel ambassadeur de France au Liban a reçu dernièrement Joseph Abikhalil. Et un contact a été pris avec la déléguée interministérielle à l’aide aux victimes (DIAV), Alexandra Louis. Pour autant, la question que pose notre invité est la suivante :
« Quand la France est venue en aide aux Libanais après l’explosion du 4 août 2020, pourquoi n’a-t-elle pas pensé aussi à soutenir les 50 victimes françaises ? »
Joseph Abikhalil, au nom du collectif informel des victimes françaises du 4 août
Mais aujourd’hui, le porte-parole du collectif informel des victimes françaises de l’explosion du port de Beyrouth, souhaite avant tout savoir comment obtenir une aide avant une qualification juridique, comme cela a été possible après d’autres événements tragiques ?
Victimes françaises de l’explosion du 4 août : un appel aux élus nationaux
À ce jour, « nous n’existons pas » pour la France nous dit Joseph Abikhalil. « Il y a eu une négligence de la part des responsables politiques nationaux de ne pas avoir vérifié si parmi les victimes il y avait des Français. » indique-t-il. Aussi, le porte-parole du collectif « lance un appel » pour que les élus nationaux puissent venir les aider et soutenir leurs démarches. Il note également que la plateforme « France Victimes » devrait aussi permettre un accès faciliter aux Français de l’étranger, or aujourd’hui, cela reste compliqué.
Écoutez l’intégralité du témoignage de Joseph Abikhalil, au nom du collectif informel des victimes Françaises du 4 août. Il revient, entre autres, sur l’explosion du port de Beyrouth et pose les questions sur l’absence d’aide à laquelle nos compatriotes blessés lors de cet événement tragique, restent encore confrontés. Un appel aux élus nationaux est également lancé.
Quitter le réseau X est la nouvelle tendance politiquement correcte qui se déploie un peu partout dans le monde. Pourquoi ? Les frasques de son nouveau propriétaire, son absence de filtrage, son anonymat, etc.. Des défauts qui étaient des avantages-, il y a quelques années. Mais aujourd’hui, les conséquences négatives sont bien plus nombreuses que les retombées positives. C’est pour cela que l’association Français du monde – ADFE a annoncé, la semaine dernière, son retrait de X, ex-Twitter.
Le virage Elon Musk
Un rachat à 44 milliards de dollars, des licenciements et des démissions en cascade, la volonté de rendre des comptes payants ou son soutien massif à Donald Trump (bien récompensé par un portefeuille ministériel), voilà en quelques lignes tout ce qui y est reproché au fantasque milliardaire Elon Musk depuis le rachat, le 27 octobre 2022, de Twitter et l’instauration de son nouveau nom X.
Depuis, le réseau social, autrefois perçu comme un espace de liberté d’expression, est désormais critiqué pour être devenu un lieu de propagation de désinformation, de discours de haine et de théories conspirationnistes.
En voulant faire de sa plate-forme le lieu du « free speech », Elon Musk a déclenché un exode numérique car X est devenu le point de ralliement de ceux qui y cautionnent les pires propos. Avant l’ADFE, Balenciaga, General Motors, mais aussi de nombreux médias, comme El Pais (Espagne), le 14 novembre dernier, ont fermé leur compte.
En effet, comment rester sur Twitter quand le patron de Tesla poste une photo de ses armes à feu sur sa table de nuit, et qu’il veut en faire un lieu de ralliement des paranos d’extrême-droite qui s’estiment censurés partout ? À chaque nouveau sondage qu’il conduit sur son propre site, il consulte « le peuple », autrement dit ceux qui ont gardé leur compte et lui répondent, et qui donnent des réponses toujours plus conservatrices, contribuant à faire de Twitter une plate-forme à leur image.
La monétisation du site
Aussi, second point qui plombe la crédibilité de X comme réel apôtre du « free speech », l’apparition des abonnements payants. Petit à petit, l’algorithme a donné la priorité à ceux qui avaient souscrit aux offres, biaisant de fait, la sacro-sainte « liberté d’expression ». C’est d’ailleurs un point cité par l’ADFE dans son communiqué de presse.
Elon Musk
« La transformation de X en un réseau privilégiant les comptes payants limite la visibilité de notre association, qui ne recherche ni le profit, ni la confrontation. Les voix associatives, humanitaires et citoyennes y sont aujourd’hui reléguées au second plan, en dépit de leur contribution essentielle au débat public. »
Communiqué de presse de Français du Monde – ADFE
L’axe conservateur et complotiste
Enfin, dernière raison qu’évoque l’association Français du Monde – ADFE, est aussi un argument repris par de nombreux acteurs, les dérives conservatrice et complotiste. Pas plus tard que la semaine dernière, Reporters sans frontières (RSF) a annoncé porter plainte contre le réseau social X. L’ONG accuse la plateforme d’avoir permis la diffusion de messages de propagande prorusse usurpant son identité, malgré de multiples signalements.
Ces départs sont « le symptôme d’un mal beaucoup plus profond, celui de l’incapacité des pouvoirs publics à faire des plateformes des endroits viables, respectueux de l’information journalistique, où l’information puisse circuler librement« , a estimé auprès de l’AFP Vincent Berthier, responsable du département technologies de Reporters sans frontières (RSF).
Globalement, les responsables éditoriaux des acteurs présents sur le réseau X déplorent notamment une montée des théories du complot et du mépris des droits humains, « très présents sur X » depuis l’arrivée d’Elon Musk. La récente couverture de l’élection présidentielle américaine, marquée par la victoire de Donald Trump, a été le dernier clou dans le cercueil.
Mais si l’ADFE, comme d’autres, ont quitté X, vous pouvez continuer à découvrir et soutenir les actions de l’association et de ses antennes locales à travers d’autres canaux : leur site internet francais-du-monde.org, Facebook, LinkedIn, Instagram et leur chaîne WhatsApp.
Le 6 novembre dernier, San Diego a été le théâtre d’une soirée mémorable en l’honneur du 80ᵉ anniversaire du Débarquement de Normandie. Organisé par la Chambre de Commerce Franco-Américaine, à San Diego, en Californie du Sud, cet événement exceptionnel a réuni des vétérans de la Seconde Guerre mondiale, des représentants officiels français et américains, ainsi que des membres éminents de la communauté d’affaires locale.
La soirée, qui s’est déroulée de 17h30 à 19h30, a commémoré le 80e anniversaire du Débarquement, dans le cadre élégant de l’Intercontinental San Diego, avec vue sur l’emblématique USS Midway. Cet événement a mis à l’honneur d’éminents anciens combattants qui ont servi courageusement lors des débarquements de Normandie. Des invités de marque, dont M. Adrien Frier, le Consul Général de France à Los Angeles, se sont joints à cette célébration pour rendre hommage à ces individus remarquables ayant participé à cet événement historique.
Cet événement hommage a aussi offert aux invités une occasion rare d’échanger directement avec ces héros, d’écouter leurs récits de résilience et de sacrifice, et de réfléchir à leurs contributions inestimables à la liberté et à la paix. La soirée est un rappel poignant de l’héritage durable laissé par ces vétérans, célébrant leur courage tout en soulignant les valeurs fortes et partagées qui continuent d’unir la France et les États-Unis.
Affiche pour la cérémonie des 80 ans du jour du Débarquement
Les héros à l’honneur : Sept vétérans exceptionnels
Au cœur de cette célébration, sept vétérans âgés de 98 à 104 ans étaient présents pour partager leurs récits et témoigner de leur courage lors de l’une des opérations militaires les plus décisives de l’histoire moderne. Il s’agissait de :
Clayton B. Baum
Bill Becker
André Chappaz
Maxim J. Gurney
Betty Rosevear
Peter S. Sanzo
Calvin Shiner
Ces six hommes et cette femme ont incarné l’esprit de sacrifice et de résilience qui a permis de restaurer la paix et la liberté en Europe. Leur présence a offert une occasion unique de se connecter directement avec l’histoire vivante. L’évènement a permis de les accueillir en véritables héros, des vétérans qui ont bravé le débarquement de Normandie il y a 80 ans. Leur courage et leur sacrifice ont été le point central de la célébration, alors que tous les participants ont rendu hommage à leurs contributions inestimables à la liberté.
« Honorer ces individus remarquables qui ont tout risqué pour nos libertés communes est un immense privilège, » a déclaré Sylvie Almeri, Directrice Générale de la Chambre de Commerce Franco-Américaine à San Diego.
Patchwork pour la cérémonie des 80 ans du jour du Débarquement
Un cadre mémorable avec vue sur l’USS Midway
Cet événement spécial a également offert une vue imprenable sur l’emblématique USS Midway, créant le cadre thématique parfait pour une soirée de souvenir et d’honneur. Le navire historique, ancré dans la baie de San Diego, a ajouté une dimension poignante à la commémoration, rappelant le courage et le sacrifice des forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale.
La présence du Consul Général de France – M. Adrien Frier, un invité de marque
L’événement a été marqué par la présence de M. Adrien Frier, Consul Général de France à Los Angeles. Son implication a souligné l’importance des liens historiques et continus entre la France et les États-Unis.
Adrien Frier, Consul Général de France à Los Angeles
Dans un esprit de reconnaissance mutuelle, Adrien Frier a rendu hommage aux vétérans et a souligné l’importance de leurs contributions à la liberté mondiale. Toute l’équipe organisatrice et les participants ont tenu à remercier le distingué Adrien Frier d’avoir rejoint cet évènement, dès le début de son mandat, une véritable preuve de son dévouement à renforcer les relations franco-américaines et à la communauté.
La Chambre de Commerce Franco-Américaine de San Diego – Un pont entre deux nations
Depuis sa création en 1996, la Chambre de Commerce s’engage à renforcer les relations économiques, culturelles et sociales entre la France et les États-Unis. Sous la direction de Sylvie Almeri, Directrice Générale, la Chambre joue un rôle clé dans le soutien aux entrepreneurs, la promotion des entreprises locales et la facilitation des échanges commerciaux.
« Honorer ces individus remarquables qui ont tout risqué pour nos libertés communes est un immense privilège », a déclaré Sylvie Almeri. « Cet événement célèbre non seulement leur héroïsme, mais renforce également le lien durable entre la France et les États-Unis. Nous sommes fiers de soutenir et de renforcer ces liens à travers des rassemblements comme celui-ci, réunissant notre communauté dans un esprit d’hommage et de solidarité. »
Une soirée de commémoration et de réseautage – Déroulement de l’événement
La soirée s’est déroulée dans le cadre élégant de l’Intercontinental San Diego, offrant une vue imprenable sur l’USS Midway, symbole historique de la marine américaine. Les participants ont pu profiter d’un apéritif tout en échangeant avec les vétérans et les autres invités, favorisant ainsi un environnement propice au réseautage et au partage.
Photo de la Soirée de commémoration pour les 80 ans du Débarquement
Des partenaires engagés – soutien et contributions
Conformément à la mission de la Chambre de renforcer les liens profonds entre la France et les États-Unis tout en soutenant les entreprises locales, la soirée a servi de plateforme pour que les participants puissent se rencontrer et réseauter autour d’un apéritif.
L’événement a été organisé en partenariat avec :
Delta Airlines, reconnue pour son engagement envers les anciens combattants.
À cette occasion, les invités ont eu l’opportunité de participer à deux tirages au sort exclusifs. Delta, renommée pour son engagement de longue date envers les anciens combattants, a offert deux billets aller-retour en cabine principale des États-Unis vers Paris. De plus, l’Intercontinental San Diego a offert une nuit de séjour luxueuse. Ces deux prix sont une belle manière de célébrer cette occasion spéciale et de la rendre encore plus mémorable pour les invités. Ils ont ajouté une dimension festive à l’événement, tout en soulignant l’importance des partenariats entre les entreprises et les organisations qui soutiennent les vétérans.
L’équipe FACC a également tenu à exprimer de vifs remerciements aux membres FACC partenaires qui étaient présents pour montrer leur soutien : Qualcomm, Airbus et Epitone, Inc., ainsi qu’un grand merci en particulier à Bertrand Mangeot, Virginie Durr, Anne Ferrua, Donnie Edwards pour leur collaboration, leur impact, soutien et leur confiance.
À propos de la Chambre de Commerce Franco-Américaine (FACC), à San Diego – Une mission de connectivité et d’innovation
La Chambre de Commerce Franco-Américaine, basée à San Diego, en Californie du Sud (SoCal), soutient depuis 1996 des liens forts entre la France et les États-Unis, au sein du réseau FACC sur l’Amérique du Nord (qui comprend plus de 18 Chambres de Commerce) et du réseau CCI-FI, qui fédère plus de 120 chambres dans 95 pays, partenaires des entreprises à l’international. Plateforme dynamique pour les professionnels français et américains, la chambre soutient les entrepreneurs et les entreprises locales avec du networking, des services commerciaux et des études de marché. Représentant à San Diego de La French Tech, un réseau mondial présent dans 100 villes, la FACC à San Diego connecte les startups, les investisseurs et les décideurs politiques pour faire progresser l’innovation et l’entrepreneuriat. Avec de larges ressources et des connexions stratégiques, la FACC permet aux entreprises de se développer sur le marché mondial.
Pour plus d’informations, visiter le site de la FACC à San Diego, dirigée par un excellent binôme, Sylvie Almeri, Directrice Générale et son Président : Olivier Toury.
« Nous sommes fiers de soutenir et de renforcer ces liens à travers des rassemblements comme celui-ci, réunissant notre communauté dans un esprit d’hommage et de solidarité », a ajouté Sylvie Almeri. « J’ai été profondément émue par ce rassemblement pour honorer le 80ᵉ anniversaire du Débarquement. Ensemble, nous avons commémoré le courage et le sacrifice des hommes et des femmes incroyables qui ont combattu pour la liberté pendant la Seconde Guerre Mondiale, rapprochant ainsi nos communautés à travers notre histoire commune. »
En conclusion, cet événement a en effet été un moment fort de commémoration, de gratitude et de solidarité. En honorant les vétérans du Débarquement, félicitations aux équipes mobilisées à San Diego pour célébrer non seulement un chapitre crucial de l’histoire mondiale, mais aussi les valeurs partagées qui unissent la France et les États-Unis depuis des générations. Félicitations et merci à toutes et tous, organisateurs, soutiens et participants !
Les dirigeants du G20 se sont retrouvés ce lundi à Rio de Janeiro pour un sommet sous forte pression, entre besoin d’un compromis sur le climat et divergences criantes sur l’Ukraine et le Proche-Orient, avant le retour de Donald Trump.
« Pour le Brésil et d’autres pays, le texte est déjà bouclé, mais certains pays souhaitent rouvrir certains points sur les guerres et le climat », a indiqué à l’AFP une source au ministère brésilien des Affaires étrangères lundi matin, sans en dire davantage.
Les chefs d’Etat et de gouvernement des plus grandes économies avancées et émergentes, parmi lesquels les présidents des deux superpuissances, l’Américain Joe Biden, au crépuscule de son mandat, et le Chinois Xi Jinping, doivent tenter d’avancer sur la question du financement climatique, sous la houlette du Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, hôte du sommet.
Lula, Président du Brésil & Ursula Von Der Leyen, Présidente de la Commission Européenne
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé dimanche les dirigeants du G20 à assumer leur « leadership » et à faire « des compromis » pour permettre « un résultat positif à la COP29 », la conférence sur le climat à Bakou où les négociations sur le sujet piétinent depuis une semaine. Les membres du G20 (19 pays, ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine) représentent 85% du PIB mondial et 80% des émissions de gaz à effet de serre.
L’invasion russe de l’Ukraine et l’offensive israélienne à Gaza et au Liban fracturent aussi la communauté internationale. « Les discussions sur l’Ukraine et le Proche-Orient (…) sont les plus difficiles. Nous verrons jusqu’où nous arrivons à aller dans le communiqué, ça va être un défi« , a reconnu avant le G20 une source gouvernementale allemande.
Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine
Sur l’Ukraine, qui vient de subir l’une des plus importantes attaques russes de ces derniers mois, « on s’opposera fermement à toute dégradation de langage« , a prévenu la présidence française. Le président russe Vladimir Poutine, qui avait déjà manqué les derniers sommets, sera le grand absent à Rio. Or, le moment est stratégique : Washington vient de donner l’autorisation à l’Ukraine de frapper le territoire russe avec des missiles à longue portée fournis par les Etats-Unis, selon un responsable américain.
Alliance contre la faim
Aux divergences sur les grands conflits en cours s’ajoute une incertitude sur l’attitude qu’adoptera le président argentin Javier Milei, ultralibéral et climatosceptique.
Buenos Aires a soulevé des objections et ne signera pas « nécessairement » le texte, avait dit à l’AFP dimanche soir le chef de la délégation argentine, Federico Pinedo, sans entrer dans les détails. Mais la source diplomatique brésilienne citée plus haut minorait lundi l’opposition argentine.
Javier Milei, Président de l’Argentine
Le président de gauche Lula espère surtout marquer des points sur des dossiers sociaux, lui qui se pose en champion du « Sud global » et des plus défavorisés.
L’ex-ouvrier a d’ailleurs prévenu dimanche soir, dans un entretien sur la chaîne brésilienne GloboNews: il veut laisser les conflits de côté, « parce que sinon, on ne va pas discuter des autres choses qui sont importantes » pour « les pauvres, les invisibles du monde ».
Lula compte frapper un grand coup avec le lancement lundi matin d’une Alliance globale contre la faim et la pauvreté. Elle va rassembler des pays du monde entier et des institutions internationales afin de dégager des moyens financiers et répliquer les initiatives qui fonctionnent localement. Lula pousse aussi en faveur d’une taxation des plus riches. Les ministres des Finances du G20 s’étaient engagés à « coopérer » sur le sujet à Rio en juillet et à Washington en octobre.
Fragmentation
L’ombre de Donald Trump, qui revient à la Maison Blanche en janvier, va planer sur la réunion de Rio. Le président américain sortant Joe Biden a envoyé à son successeur un message en faveur de la protection de l’environnement, dimanche lors d’une étape en Amazonie brésilienne.
Joe Biden, Président des États-Unis
Depuis le coeur de la forêt tropicale à Manaus, il a défendu son bilan en matière de lutte contre le réchauffement climatique, selon lui une « menace existentielle » pour l’humanité.
Le retour au pouvoir du républicain, partisan des énergies fossiles et pourfendeur du multilatéralisme, alimente les craintes d’affaiblissement des ambitions mondiales de lutte contre le réchauffement climatique et d’une fragmentation internationale encore plus grande.
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mardi 19 novembre. Dans les titres de cette édition : En Scandinavie le vent de la guerre – M’jid El Guerrab, condamné définitivement à un an de prison ferme – #rirededieu
L’ancien député de la IXème sous bracelet électronique
M’jid El Guerrab a donné deux coups de casque de scooter à Boris Faure qui a été opéré en urgence et a passé 3 jours en réanimation des suites d’un traumatisme crânien et d’une hémorragie cérébrale. Jeudi dernier, la Cour de cassation française a rejeté le pourvoi de l’ex-député LREM, ce qui rend la décision de sa condamnation initiale une peine ferme sans possibilité de la revoir à la baisse. Le tribunal a condamné l’ancien élu du clan macronien à trois ans d’emprisonnement dont un ferme sous bracelet électronique, ainsi que deux ans d’inéligibilité politique.
La Suède et la Finlande donnent des conseils pratiques à leurs habitants pour faire face à une guerre.
La Suède a commencé ce lundi 18 novembre à envoyer quelque cinq millions de brochures à ses habitants, les encourageant se préparer face à l’éventualité d’une guerre. La Finlande voisine a dans le même temps lancé un site web avec des conseils de préparation similaires. Les deux pays ont abandonné plusieurs décennies de non-alignement militaire et ont intégré l’Otan après l’invasion par la Russie de l’Ukraine en 2022. Depuis le début de cette guerre, Stockholm n’a cessé d’exhorter sa population à se préparer, aussi bien mentalement que d’un point de vue logistique, à la possibilité d’une guerre, étant donné la proximité de la Russie.
Un soldat suédois lors d’une démonstration de passage de frontière par des troupes suédoises et finlandaises dans le cadre de l’exercice militaire NATO Nordic Response 24, le 9 mars 2024. Photo d’illustration – Jonathan NACKSTRAND / AFP
Les dix ans de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo
La ligne éditoriale de Charlie Hebdo, athée, n’a jamais varié. Pour le premier anniversaire de l’attentat jihadiste qui a décimé son équipe, Charlie Hebdo avait sorti un numéro spécial avec en Une un Dieu barbu, armé d’une kalachnikov et à l’habit ensanglanté, sous ce titre : « 1 an après, l’assassin court toujours ». Quelques mois avant les dix ans de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, le journal satirique lance un concours international de caricatures dont le thème est « rire de dieu » » pour dénoncer « l’emprise de toutes les religions » sur la société. Pour y participer direction le site de l’hebdomadaire.
À ceux qui ont en marre de vivre dans une société dirigée par Dieu et la religion,
C’est ainsi que se termine ce bulletin des Français de l’étranger. Belle journée à toutes et à tous où que vous soyez !
Alors qu’Emmanuel Macron est en train de conclure sa tournée en Amérique du Sud à l’occasion du sommet de G20 du 18 et 19 novembre organisé au brésil, nous, on se penche sur les liens entre les Français et ce continent avant de faire un zoom sur les communautés d’expatriés français installées dans ces pays.
Le seul pays européen présent en Amérique du Sud
Si le continent a été marqué par l’Espagne et le Portugal, fruit d’un partage réalisé entre les deux nations par la papauté le 7 juin 1494 connu sous le nom de Traité de Tordesillas, aujourd’hui, la France est le seul État européen à y détenir un territoire. Pourtant, celui-ci aurait dû être britannique. Après 1763 et le traité de Paris actant la perte des colonies françaises aux Amériques, la Guyane est demeurée française à la faveur d’une violente tempête qui avait empêché les Britanniques de s’en emparer. Elle resta donc sur la liste des colonies françaises pour intégrer pleinement la république en 1946, une récompense pour s’être rangée derrière Charles de Gaulle, dès le 18 juin 1940.
Avec plus de 83 000km, la Guyane est, désormais, le plus grand département français. Car ces terres nichées entre le Surinam et le Brésil sont pleinement intégrées à la République une et indivisible comme tout département métropolitain, pour autant, le département ne fait pas partie de l’espace Schengen. Mais si la Guyane est d’une grande superficie pour la France, elle reste toute petite dans ce continent de 17 840 000 km2, soit 11,9 % de la surface des terres émergées de la Terre. Peuplé depuis à peine 12 000 ans (contre -500/400 000 ans pour l’Europe), le continent a vu émerger des civilisations comme les Mayas ou les Incas mais elles furent balayées par l’arrivée des colons européens avec leur cohorte de maladies.
En quelques dizaines d’années, la colonisation aurait ainsi provoqué la disparition de 90% de la population amérindienne et près de 10% de la population mondiale de l’époque. Aujourd’hui, leurs descendants ne sont, selon les estimations, que 35 millions sur 442 millions d’habitants. Ils sont particulièrement présents en Bolivie, où ils représentent plus de 50% de la population mais il existe de grandes communautés en Équateur ou Guatemala comme au Mexique et au Pérou. Ainsi, Espagnols et Portugais ont pu s’emparer de vastes territoires dans lesquels ils ont installé les fameuses « haciendas » exploités par des esclaves, déportés d’Afrique.
Des indépendances précoces
Une colonisation précoce, quand on compare aux empires britanniques et français du XIXème, qui déboucha sur des révoltes précoces. Ainsi, les guerres d’indépendance hispano-américaines furent nombreuses dès le début du XIXème afin de mettre fin à la domination espagnole en Amérique. Nourries par l’Esprit des Lumières qui, quelques années auparavant, a donné naissance aux USA et à la France républicaine, les populations se sont battues pour leur indépendance politique. Ainsi de 1808 à 1833, la grande majorité des États, qu’on connaît aujourd’hui, se sont constitués, aidés, par l’invasion française de l’Espagne en 1807 lors des guerres napoléoniennes en Europe.
Puis tout au long du XIXème siècle, les frontières entre les pays étant incertaines, ces désordres intérieurs ont généré des conflits. La guerre du Paraguay (1864-1870) ou celle du Pacifique (1879-1883) en sont des illustrations. Dans ce panorama de militarisme et d’instabilité, certains pays comme le Brésil font exception. L’empire esclavagiste issu de l’indépendance s’y maintient jusqu’en 1889, date où l’empereur Pierre II a dû fuir le pays pour se réfugier à Paris où il y mourra le 5 décembre 1891. Pour l’anecdote, la IIIe République lui fit des obsèques solennelles.
Au XXème siècle, c’est l’influence américaine qui marqua le continent, pour le meilleur avant 1945 où les USA ont financé des mouvements promouvant la démocratie et la libre entreprise, mais aussi pour le pire avec les dictatures.
Si dans quelques pays, des Présidents tentent de rétablir les anciennes habitudes, la grande majorité du continent vit aujourd’hui dans des régimes démocratiques. Ainsi, le renouvellement substantiel des élites politiques est désormais une réalité, qui a redonné le goût de la politique à des couches de la population auparavant marginalisées. Il a également permis à des femmes, des dirigeants syndicaux, des métis, des représentants des peuples autochtones et autres représentants de catégories de population jadis exclues de la sphère politique, de porter au sommet de l’État les revendications de populations ayant longtemps souffert de leur marginalisation.
La France, sa langue, son réseau diplomatique
Pour autant, l’Amérique du Sud possède une longue histoire francophone et francophile remontant aux origines de la colonisation. À cette époque, la France jouit d’une influence très considérable en Europe et le français tend à s’imposer comme langue internationale, les élites espagnoles et portugaises se démarqueront donc par leur francophilie.
Ces forts liens avec la France et la sensibilité francophile permettent au français de demeurer la première langue étrangère apprise dans les pays d’Amérique du Sud jusqu’au milieu du 20e siècle, lorsque l’influence de la France s’estompe au profit des États-Unis. La crise économique au début des années 2000, qui affecte plusieurs pays d’Amérique du Sud, n’aide en rien l’enseignement du français. Mais depuis les années 2010, le discours encourageant le plurilinguisme gagne en popularité. L’accès grandissant à l’éducation, l’amélioration du taux d’alphabétisation et l’allongement de la durée des études favorisent l’enseignement du français. D’autres facteurs contribuent également au retour en force du français en Amérique du Sud et en Amérique centrale : le rejet d’une homogénéisation culturelle axée sur la culture des États-Unis, le développement du tourisme, l’engagement des associations locales pour la promotion de la francophonie et l’enseignement du français ainsi que la démocratisation de l’enseignement des langues. C’est ainsi, qu’en Argentine le nombre d’apprenants de français dans le système national d’éducation passe de 80 000 en 2008 à 120 000 en 2012, et dans les Alliances françaises argentines le nombre passe de 10 000 en 2000 à plus de 14 000 en 2018.
Les alliances françaises, les têtes de pont
La région latino-américaine compte le plus ancien et le plus important réseau d’Alliances françaises : 250 Alliances enseignent le français à 140 000 élèves. Ce réseau culturel est renforcé par la présence de 6 Instituts français en Amérique latine et Caraïbes, ainsi que deux Maisons de France. Les 36 établissements scolaires français, présents dans la quasi-totalité des pays de la zone, sont partout reconnus comme des établissements d’excellence. Désormais totalement ouverts aux nationaux, ce sont de véritables viviers du biculturalisme.
Rapidement, en s’appuyant sur ce réseau culturel, les diplomates ont créé des liens puissants avec ces pays. Ainsi après avoir été unies par un même combat pour la liberté au XIXe siècle, la France et l’Amérique latine ont vu leurs liens se resserrer au siècle suivant, notamment à travers un important essor des échanges intellectuels, culturels et artistiques. La France bénéficie depuis longtemps auprès des élites latino-américaines d’un indéniable attrait, qui trouve son pendant dans l’immense curiosité des intellectuels, savants, scientifiques des XVIIIème et XIXème siècles qui ont sillonné l’Amérique latine et essaimé écoles, facultés et instituts qui portent encore leur nom.
Aujourd’hui, l’État français est présent à travers 24 ambassades bilatérales et une représentation permanente auprès de l’Organisation des États Américains (OEA). Elles concourent à nourrir les relations politiques avec les États d’Amérique latine et des Caraïbes et animent un réseau consulaire qui accompagne les quelque 100 000 Français expatriés dans la région.
Les Français du Mexique à l’Argentine
Si la France a eu rapidement des possessions aux Amériques, à la différence des Ibériques ou des Britanniques, ces avant-postes furent rarement des colonies de peuplement. Une erreur qui fut sanctionnée par la guerre du Canada, où les troupes britanniques, déjà plus nombreuses que celles françaises, ont pu compter sur un « arrière-front » plus dense. Alors que les Français devaient le plus souvent attendre le ravitaillement de la métropole, les Britanniques ont pu, eux, s’appuyer, sur la production de la population émigrée.
Plus au sud, la France en Guyane fit la même erreur, au point qu’afin de renouveler la main-d’œuvre, le prince Louis Napoléon (futur Napoléon III) décida, en 1852, «de faire passer un certain nombre de condamnés » en Guyane. Ainsi dans le but de peupler la Guyane, il fut décidé que les bagnards, tant les hommes que les femmes, devaient rester sur le territoire pour une durée égale au nombre d’années d’emprisonnement effectuées. Dans l’intention des dirigeants, la colonie pénitentiaire permettait non seulement de soulager les coûteuses prisons françaises, mais également de contribuer au développement économique de la région puisque, à la fin de leur peine, les bagnards devaient rester en Guyane.
Mais l’émigration française sur le continent ne fut pas que contrainte. En effet, à partir de la seconde moitié du 19e siècle et ce jusqu’à la première moitié du 20e siècle, plus de 100 000 Français ont immigré au Brésil, 261 000 en Argentine, 25 000 en Uruguay et 25 000 au Chili. Ces immigrants francophones ont influencé durablement la culture et l’identité sud-américaine. Aujourd’hui leurs descendants se comptent par millions et continuent de porter cet héritage francophone. Soulignons qu’en 2006, plus de 6 millions d’Argentins (17 % de la population) ont déclaré leur ascendance française lors du recensement.
Un continent qui attire
Depuis le début des années 2000, et la chute des dictatures, le continent attire de nombreux expatriés de tous les pays. 20 ans après, ils sont entre 100 et 200 000 Français à résider dans un des pays de l’Amérique latine.
Car le continent a des avantages. L’Amérique du Sud offre diverses opportunités professionnelles, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, du tourisme, de l’industrie minière, des technologies de l’information et de la finance. Certains pays de la région connaissent une croissance économique solide, ce qui peut offrir aux expatriés français des perspectives de carrière intéressantes.
Aussi, dans de nombreux pays d’Amérique du Sud, le coût de la vie est inférieur à celui de la France. Les dépenses liées au logement, aux transports, à l’alimentation et aux services peuvent être plus abordables, ce qui peut permettre aux expatriés français de vivre confortablement tout en réalisant des économies.
L’ancien Président de la République, François Hollande, était à Londres pour partager sa vision du monde, et décrypter l’actualité internationale. À l’invitation de Sciences Po Alumni UK, celui qui est redevenu député de la Corrèze en juillet dernier, a pu échanger avec des étudiants lors de cet événement intitulé « In conversation with François Hollande ». Ce fut également l’occasion pour lui de présenter son dernier livre : « Le défi de gouverner – la gauche et le pouvoir de l’affaire Dreyfus jusqu’à nos jours », publié aux éditions Perrin. Et il a également profité de cette tribune pour glisser quelques idées en vue de la prochaine élection présidentielle en France. Lesfrancais.press était présent.
François Hollande : de Trump à l’Union européenne en passant par le Royaume-Uni
Initiée par Sciences Po Alumni UK, cette conférence a pu s’organiser conjointement avec la School of Security Studies du King’s College de Londres, et également avec la participation de l’Institut européen de l’UCL et de la section britannique de la Légion d’Honneur. Devant ce parterre, l’ex locataire de l’Elysée a pu s’exprimer sur l’évolution du monde, abordant, entre autres, les guerres en Europe et au Moyen-Orient, ainsi que le retour de Trump au pouvoir aux Etats-Unis. Outre ce discours devant plus de 300 personnes, un dialogue direct de questions-réponses a pu s’organiser avec la salle.
François Hollande en conférence au King’s College à Londres
Au cours de cette « in conversation with… », François Hollande a parlé des différents conflits à travers le monde, et aussi de l’état des démocraties aujourd’hui en France, l’ancien chef de l’Etat s’est aussi positionné sur la situation aux États-Unis, et celle au Royaume-Uni.
L’ancien chef de l’Etat français a aussi évoqué directement l’actuel Premier Ministre britannique : « Keir Starmer doit se positionner comme un leader européen, sans pour autant être dans l’Union européenne ».
François Hollande : « il est rare que la gauche arrive au pouvoir quand tout va bien »
Dans le prolongement de cette conférence, Lesfrancais.press a pu s’entretenir directement avec l’ancien Président de la République. L’auteur du livre « Le défi de gouverner – la gauche et le pouvoir de l’affaire Dreyfus jusqu’à nos jours », constate qu’il est « rare que la gauche arrive au pouvoir quand tout va bien ». L’histoire montre, nous a-t-il dit, que « la gauche accède aux responsabilités quand la droite a échoué et quand la ou les crises sont présentes. »
Encore faut-il aussi que la gauche s’unisse. Pour François Hollande « si la partie réformiste n’est pas la plus dynamique dans les accords, alors la gauche radicale empêche tous succès. » Toutefois nous confie l’ancien chef de l’Etat français « l’unité ce n’est pas qu’entre les partis qu’il faut la conclure, ce sont aussi les électeurs qu’il faut rassembler ». Et pour obtenir une majorité en France lors de l’élection présidentielle « il faut aussi convaincre une partie de l’électorat au centre ».
« Les Français de l’étranger sont précieux » – François Hollande, ancien président de la République
Un des enseignements qu’évoque aussi le député actuel de la Corrèze est celui de l’équilibre à trouver pour la gauche sur les questions de sécurité et d’immigration quand celle-ci exerce les hautes responsabilités de l’Etat. Sur ces questions, « la gauche doit faire preuve d’un certain courage tout en ne faisant pas naître une déception trop grande du côté de son électorat » nous a-t-il déclaré au cours de l’entretien que nous avons pu avoir avec l’ancien Président de la République française.
Au Royaume-Uni, l’actuel Premier Ministre Keir Stramer peut servir de modèle à la gauche française actuelle. En effet constate François Hollande « il a été capable d’écarter la partie la plus radicale du parti travailliste » et aussi il a réussi à montrer « aux électeurs conservateurs déçus qu’ils pouvaient faire confiance au parti travailliste. »
L’impôt au passeport, « cela n’a pas de sens » ! – François Hollande, ancien président de la République
Enfin, c’est en s’adressant à nos ressortissants hors de France que François Hollande a conclu son échange avec notre correspondant Lesfrancais.press . « Les Français de l’étranger sont précieux. Ils assurent non seulement la présence de la France, mais aussi l’inventivité et la créativité de notre pays » affirme l’ancien chef de l’Etat. Il a aussi souligné que l’impôt au passeport, « cela n’a pas de sens » !
François Hollande et le tapis rouge de David Cameron
Le retour au pouvoir de Donald Trump interroge l’ancien Président de la République. « Cette victoire est un tournant pour l’Europe et les valeurs démocratiques que nous partageons ». Celui qui dit ne pas être indifférent à la prochaine échéance présidentielle en France prévue en 2027, qualifie les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne de « très importantes » pour « gérer le défi géopolitique de l’isolationnisme américain ». Il a rappelé également que durant son mandat à l’Elysée de 2012 à 2017, François Hollande a entretenu des liens étroits avec Barack Obama alors locataire de la maison blanche.
François Hollande s’exprimant sur sa vision du monde
L’arrivée d’Elon Musk aux côtés du milliardaire Donald Trump inquiète le leader politique français. Il y a un potentiel danger dans cette alliance « entre l’homme le plus riche du monde et l’homme le plus puissant » constate-t-il. Lors de son intervention, l’ancien président de la République s’est aussi remémoré la communication, parfois difficile, qu’il a connue entre Londres et Paris :
« Les relations avec le Premier Ministre David Cameron se sont détériorées quand celui-ci avait proposé de dérouler le tapis rouge britannique aux Français fuyant les impôts élevés »
François Hollande, ancien Président de la République et député de Corrèze
Avant cette conférence au King’s College, François Hollande s’est arrêté à la librairie « La Page » pour une séance de dédicace de son livre. Une centaine de personnes étaient présentes. « François Hollande, il est toujours accueilli avec chaleur et enthousiasme » entend-on parmi les habitués du lieu. Les liens entre l’ancien chef de l’Etat et nos compatriotes outre-Manche semblent donc solides. Lors de sa prochaine visite au Royaume Uni, reviendra-t-il alors en tant que candidat officiel pour regagner le bureau de l’Elysée et écrire ainsi un nouveau chapitre de son dernier ouvrage, où il analyse la « gauche au pouvoir » ?
L’ancien représentant de la 9e circonscription des Français de l’Étranger qui englobe les pays du Maghreb, M’jid El Guerrab, a été condamné définitivement à un an de prison ferme pour avoir agressé, en 2017, l’ancien responsable socialiste Boris Faure et aussi journaliste sur Lesfrancais.press.
Coup de casque pas très politiquement correct
M’jid El Guerrab a donné deux coups de casque de scooter à Boris Faure qui a été opéré en urgence et a passé 3 jours en réanimation des suites d’un traumatisme crânien et d’une hémorragie cérébrale.
Les faits remontent au 30 août 2017, lorsqu’une dispute s’est transformée en coups et blessures entre lui et l’ancien premier secrétaire PS de la fédération des Français de l’étranger, devant un café du Ve arrondissement de Paris.
@adobestock
Boris Faure et M’jid El Guerrab ont eu une altercation verbale car ce dernier avait choisi de quitter le PS pour rejoindre le parti d’Emmanuel Macron aux législatives de 2017. Cela lui a permis d’être élu à la 9e circonscription des Français de l’étranger.
En réponse, M’jid El Guerrab a donné deux coups de casque de scooter à Boris Faura qui a été opéré en urgence et a passé 3 jours en réanimation des suites d’un traumatisme crânien et d’une hémorragie cérébrale.
Bracelet électronique
A cause de l’ampleur que l’affaire a prise en France et parmi la communauté des Français de l’étranger, l’ancien député de la majorité présidentielle a été contraint de démissionner du parti d’Emmanuel Macron en septembre 2017, tout en gardant son mandat parlementaire jusqu’en 2022. Il avait tenté de se représenter sans étiquette mais il dut y renoncer. La Cour de cassation française a rejeté le pourvoi de l’ex-député LREM, ce qui rend la décision de sa condamnation initiale une peine ferme sans possibilité de la revoir à la baisse. Le tribunal a condamné l’ancien élu du clan macronien à trois ans d’emprisonnement dont un ferme sous bracelet électronique, ainsi que deux ans d’inéligibilité politique.
Le rêve chinois de voir l’empire du milieu devenir la première puissance économique mondiale avant le centenaire de la création de la République populaire s’est-il évanoui ? Le vieillissement de la population chinoise et la dépendance du pays aux exportations ont-ils compromis son modèle de développement ?
La Chine est confrontée à un vieillissement accéléré de sa population. Dans les années 1970, face à l’augmentation démographique rapide et aux risques de famine, les autorités chinoises avaient mis en œuvre la politique de l’enfant unique. Celle-ci imposait aux couples de n’avoir qu’un seul enfant, avec des exceptions limitées (notamment pour les minorités ethniques ou les couples ruraux si leur premier enfant était une fille). Cette politique a été strictement appliquée, parfois assortie de sanctions économiques et sociales. Les familles chinoises ont privilégié les garçons, et certaines femmes pouvaient être amenées à avorter si l’enfant était de sexe féminin. Cela a entraîné une surreprésentation des hommes dans les générations successives, accentuant la baisse de la fécondité.
La population chinoise a commencé à diminuer en 2022
Inquiètes du vieillissement rapide, les autorités chinoises ont commencé à assouplir la politique de l’enfant unique en 2015, autorisant les couples à avoir deux enfants. En 2021, cette limite a été encore élargie, permettant jusqu’à trois enfants par foyer, et des mesures financières et sociales ont été mises en place pour encourager les naissances (congés payés, accès au logement, etc.). Malgré ces assouplissements, les effets sur la natalité ont été décevants. Après un léger rebond, le taux de fécondité a de nouveau baissé et est désormais inférieur à 1,2, soit un taux plus faible que celui de la zone euro.
La population chinoise a diminué pour la première fois en six décennies en 2022, avec une baisse de 850 000 personnes, passant de 1,41260 milliard à 1,41175 milliard d’habitants. En 2023, cette tendance s’est accélérée, la population diminuant de 2,08 millions pour atteindre 1,40967 milliard d’habitants. D’ici 2070, la population chinoise pourrait être inférieure à 800 millions.
@adobestock
Une diminution de 20 millions de personnes de la population active.
La population active est également en forte baisse, ce qui pèse sur le taux de croissance potentiel. Selon les données de la Banque mondiale, la population active totale en Chine est passée de 804,5 millions à 783,9 millions en 2022, soit une diminution d’environ 20,6 millions de personnes sur cette période. Elle pourrait n’être que de 600 millions en 2050 et de 500 millions en 2070.
Le recul de la population en Chine, amplifié par le ralentissement de la productivité du travail, entraîne un freinage des revenus et de la demande intérieure. La croissance des ventes au détail en Chine est passée d’une progression de 11 % par an fin 2015 à une hausse de 3,2 % en septembre 2024 sur un an.
Pour le moment, les politiques de relance de l’activité n’ont pas eu les effets escomptés en raison de la forte propension à l’épargne des ménages. Ceux-ci, craignant de ne pas disposer de revenus suffisants à la retraite, épargnent et réduisent leur consommation. Ces dernières années, ils ont massivement investi dans l’immobilier. Or, l’excès de logements dans un pays enregistrant une baisse de sa population a conduit à une crise immobilière. Face à la dépréciation de leur patrimoine, les ménages chinois ont accru leur épargne, privilégiant les actifs financiers ou l’or. En raison de la baisse rapide de la population, la crise immobilière est vouée à durer. Le nombre de vendeurs devrait rester durablement supérieur à celui des acheteurs. Cette situation affecte également les actifs financiers. Les prix des actions et des logements pourraient être orientés à la baisse pendant des années. Depuis 2022, les biens immobiliers perdent entre 5 et 10 % de leur valeur dans les 70 plus grandes agglomérations chinoises.
Faute de pouvoir compter sur la demande interne, la Chine est tentée de privilégier les exportations en jouant sur le taux de change et en subventionnant certaines activités. Cette politique suscite l’hostilité croissante des États-Unis et de la zone euro. Les États-Unis ont institué des droits de douane sur les importations en provenance de Chine : 100 % sur les véhicules électriques, 50 % sur les cellules solaires, les semi-conducteurs et les produits médicaux, 25 % sur l’acier, l’aluminium, les batteries électriques, les minerais critiques et les grues portuaires. L’Union européenne a décidé de porter les droits de douane sur les véhicules électriques chinois de 17 % à 38 % quand d’autres relèvements de droits sont à l’étude de part et d’autre de l’Atlantique.
Le taux d’utilisation des capacités de production devrait rester faible
Dans ces conditions, le taux d’utilisation des capacités de production devrait rester faible. Il est de 75,1 % dans l’ensemble de l’industrie au troisième trimestre 2024, 73,2 % dans l’industrie automobile, 77,9 % dans les TIC et 73,8 % dans l’industrie pharmaceutique. Ces taux devraient se situer autour de 78 % pour être considérés comme normaux.
La Chine risque d’être confrontée à une crise économique importante dans les prochaines années. Comment réagira la population chinoise à une baisse durable de la croissance ? La légitimité du régime, après les événements de la place Tian’anmen en 1989, repose sur l’augmentation du niveau de vie de la population. À défaut, un risque de contestation du régime existe. Ce dernier pourrait alors être tenté de se lancer dans une aventure extérieure, comme une invasion de Taïwan.