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  • Dix ans après Charlie, le Hara-Kiri du monde arabe.

    Dix ans après Charlie, le Hara-Kiri du monde arabe.

    Il y a dix ans, Charlie Hebdo, enfant d’Hara-Kiri, était victime d’un attentat revendiqué par Al Qaida. Charlie est toujours vivant, les enfants d’Al Qaida aussi. Daech a été bombardé par des Rafales il y a une semaine. Hayat Tahrir Al-Cham, « HTC », a pris possession de la Syrie.  

    « Il y a un peu moins d’un mois, un nouvel espoir s’est levé » a dit Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, venu dans la capitale syrienne avec Annalena Baerbock, la ministre allemande, pour rencontrer le chef d’« HTC » Ahmad al-Chareh. Même s’il a refusé de serrer la main à la ministre, une femme, il a affirmé vouloir protéger la liberté d’expression. Le drapeau tricolore flotte sur l’ambassade.

    La liberté est une idée neuve au Moyen-Orient. Salman Rushdie, comme Naguib Mahfouz, prix Nobel, reçurent fatwa et coups de couteau. Une autre fatwa, une malédiction, pèse sur le monde arabe.

    Une fatwa, une malédiction, pèse sur le monde arabe.

    Petit tour des maudits : En Algérie, la guerre civile continue depuis l’indépendance. La Lybie est découpée. L’Égypte emprisonne. La Palestine est rasée. Le Liban ruiné. La Syrie exsangue. L’Irak se remet lentement. Le Yémen, « l’Arabie heureuse », vit de sa guerre civile depuis dix ans : 400 000 morts, quatre millions de déplacés. Les Saoudiens s’accrochent à leur baril d’or et de poudre, tant l’Arabie produit autant d’islamistes que de pétrole. Elle exécute à tour de bras, presque autant que sa rivale perse, qui survit de la contrebande d’armes, de pétrole et de drogue.  La « galaxie Pasdaran » pèse environ 40 % du PIB iranien.

    Toute drogue alimente ceux qui savent passer les frontières : le Hezbollah, feu le clan Assad, les Gardiens iraniens, tous les petits seigneurs de guerre. Du Maroc, premier producteur mondial de cannabis à l’Afghanistan, premier producteur mondial d’opium, en passant par la Syrie, premier producteur mondial de Captagon,  la drogue irrigue tout le monde musulman, traverse les pistes et les guerres du Sahel jusqu’au Nigeria, atteint les relais de Thaïlande. Elle anime les réseaux d’Etat ou parallèles à l’Etat, dope la place financière de Dubaï.

    Les marges du monde arabe sont aussi sous le joug. La famille Aliev, héritière du KGB, a fait de l’Azerbaïdjan un sultanat pétrolier. Erdogan renonce à la laïcité, rêve à nouveau d’empire, remplit les prisons, réanime le terrorisme et ruine le pays : la Livre turque a perdu 98% de sa valeur depuis son accession.

    Est-ce la religion le malheur des pays arabes ?

    Les nouveaux maîtres de Damas, sont, paraît-il, plus ouverts que les Talibans. Ils ne condamnent pas les fenêtres. Dans leur émirat d’Idlib, les femmes n’ont pas l’obligation d’être voilées, les Chrétiens sont tolérés. En un demi-siècle, un million et demi de Chrétiens ont quitté la Syrie. Après avoir chassé les Juifs, les pays arabes se sont vidés des Chrétiens. L’Islam n’en est pas la cause, ils furent tolérés pendant des siècles.

    Comment la famille Assad a-t-elle pu massacrer, torturer, voler, régner si longtemps? Parce que la règle commune au Moyen-Orient est un clan au pouvoir, appuyé sur une armée et une police, qui, au nom de l’indépendance nationale, pille les richesses du pays.

    Est-ce la religion le malheur des pays arabes ? Salman Rushdie: « Il faut arrêter de dire que le djihadisme n’a rien à voir avec l’islam« . L’Algérie n’est pas un régime religieux, mais un régime militaire qui se maintient par la peur des Islamistes.  Bourguiba, Nasser, Assad, Saddam Hussein, furent nationalistes, socialistes et laïcs, trois références occidentales. Sans aller jusqu’au modèle d’Atatürk en Turquie, les nationalistes arabes considéraient la religion comme un facteur d’arriération.

    À force d’évincer tous ceux qui croyaient en une évolution démocratique, en une société ouverte, à force d’assassiner, d’humilier, les seules oppositions possibles se réfugièrent dans les mosquées. Les printemps arabes ont échoué, ils n’offraient d’alternative qu’entre les théocrates et dictateurs. La Tunisie en est le triste exemple.

    La modernité de l’islam viendra peut-être des marges du monde musulman, d’Asie, si elle vient.

    Si la religion anime les conflits de pouvoir, elle n’est pas le principal moteur. Il y a le conflit chiite-sunnite illustré par la rivalité irano-saoudienne. Il y a le mépris des Juifs, focalisé sur le conflit israélo-palestinien. Il y a le conflit avec les Chrétiens, visible au Liban, dans le rejet de l’Occident. Beaucoup disent que le monde musulman a raté le choix de la « modernité », au XIIIème siècle. Toute religion rejette la pensée critique.

    La modernité de l’islam viendra peut-être des marges du monde musulman, d’Asie, si elle vient. L’Indonésie rassemble 270 millions d’habitants en majorité musulmans. Elle est une des rares démocraties du monde musulman, avec mille peuples, 770 langues. La plus grande association musulmane du monde,  Nahdlatul Ulama, fondée en 1926, propose, contre le wahabisme, le nationalisme et le communisme, un Islam « humaniste ». L’Indonésie n’est pas épargnée par le fondamentalisme religieux, mais les groupes terroristes sont muselés autrement que par un régime militaire et policier.

    Ce qui mine le monde musulman n’est pas la religion, mais la règle d’accession au pouvoir, incertaine, sanglante, en fait illégitime. Seuls la Jordanie (le roi descend des émirs de La Mecque) et le Maroc (le roi se dit de la lignée de Mahomet) ont une légitimité institutionnelle. Ils étaient les premiers à condamner l’attentat contre Charlie. Ils n’ont pas aussi peur que les autres. Ailleurs, la légitimité repose sur la force, le pouvoir ne sert qu’à alimenter sa propre survie.

    Les régimes ne forment pas des Etats, mais des organisations de cooptation qui prennent l’apparence d’Etats. Pourquoi, malgré l’omniprésence des circuits de drogue, n’y a-t-il pas de mafia au Moyen-Orient ? Parce que des mafias claniques gèrent déjà des Etats, trafiquent armes, pétrole, hommes, femmes, et drogue, commettent des attentats ou terrorisent. : Entre 5 et 10 000 attentats ont ensanglanté le monde arabe ces dix dernières années, faisant 50 000 et 100 000 victimes.

    Ce qui mine le monde musulman n’est pas la religion, mais la règle d’accession au pouvoir, incertaine, sanglante.  

    L’un de ces groupes terroristes vient donc de prendre possession de la Syrie, un autre avait déjà pris possession de l’Afghanistan. Sont-ils différents d’autres clans d’autres Etats ? Tous utilisent l’Islam. Le djihadisme est une production de l’Islam. L’antidjihadisme une rente pour rester en place.

    La Chine et d’autres pays d’Asie ont assuré leur développement avec des régimes policiers, débarrassés du religieux. Les pays arabes et musulmans tentent de forger des nations par la propagande de leurs dirigeants. Ce sera toujours insuffisant, les assauts de la modernité sont permanents. Comment justifier le despotisme ? Comment expliquer la pauvreté ? Tous les régimes arabo-musulmans ont échoué. Tous tentent d’imputer leurs échecs aux autres, aux étrangers, à l’Occident, à Israël, au voisin.

    Qu’est ce qui manque à cette civilisation pour être heureuse ? La liberté. La liberté de l’esprit, affranchie de la censure, la liberté des femmes, la liberté économique face à la corruption de la Cour; la liberté d’apprendre des enfants, c’est-à-dire celle du savoir.

    L’amour du maître est une aspiration universelle, au Moyen-Orient, en Asie, en Europe.  

    Pourquoi la liberté manque-t-elle ? Parce qu’elle est une exception dans l’histoire de l’humanité.  L’amour du maître est une aspiration universelle, au Moyen-Orient, en Asie, en Europe. La liberté n’est pas une donnée, c’est un effort. La liberté autorise Hara-Kiri, journal bête et méchant, Charlie Hebdo, La Croix et l’Huma.  Comment libérer les peuples du monde musulman ? Où trouver Charlie ? Dans des journaux libres de caricaturer le Pape et Mahomet. Dans les livres : ceux de Rushdie, Mahfouz, Boualem Sansal et tant d’autres. Ce sont des armes à portée de tous les enfants. Ouvrir un livre, c’est délivrer un monde. Par exemple le monde musulman.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire France Pay

  • Lesfrancais.press, toujours au plus près des expatriés

    Lesfrancais.press, toujours au plus près des expatriés

    L’année 2024 s’est achevé comme elle s’est déroulée tout au long de l’année, chaotiquement et plein d’incertitudes. Que ce soit en Europe, en Afrique, en Asie mais aussi dans les Amériques, l’heure des questions et du doute a souvent sonné. Mais alors que faire en tant qu’expatriés ? Rentrer, se précipiter, laisser le temps au temps ? Des interrogations qui se sont souvent imposées dans les discussions à l’occasion de ces fêtes de fin d’année. 

    Évidemment, c’est la réflexion qui doit guider vos décisions. Et pour bien réfléchir, il faut avoir les bonnes informations. Et c’est dans cette optique, qu’il y a maintenant 7 ans, que nous avons fondé, avec Laurent Dominati, le média Lesfrancais.press. Libre, donnant la parole à tous, posant les questions, même et surtout celles qui embêtent, la rédaction, désormais riche de plus de 30 personnes, vous livre chaque jour de la semaine 5 articles pour bien comprendre le monde et répondre aux enjeux de l’expatriation.

    Expatrié et Citoyen

    Être Français de l’étranger, c’est aussi rester pleinement un citoyen français. Comme nos compatriotes, on participe à l’élaboration de la politique nationale à travers nos 11 députés et 12 sénateurs. Mais loin de l’hexagone, il est parfois compliqué de bien saisir les enjeux des débats qui enflamment nos amis et familles restés au pays.

    @adobestock
    @adobestock

    C’est pour vous accompagner et faire le lien entre l’actualité française et votre vie d’expatriation que nous vous proposons régulièrement des rendez-vous avec ceux qui parlent en votre nom à Paris que soit à travers des articles ou des podcasts comme « En toute confidence ». Car ce qui passe loin de vous a aussi des conséquences dans votre quotidien, tant pour votre prévoyance (le financement de la CFE), l’avenir de vos enfants (les bourses scolaires, la journée de défense nationale, etc.) mais aussi définit vos conditions de retour (continuité du chômage, reprise de votre ancienneté, vos droits retraites), sans oublier la fiscalité, un sujet important alors que certains veulent faire adopter l’imposition universelle.

    Créer du lien

    Vous l’avez compris en suivant notre média, que ce soit sur son site, sur youtube ou via nos fils d’actualités Telegram ou Whatsapp, sans oublier les réseaux sociaux vous resterez informé au niveau national mais surtout vous ne louperez aucune disposition liée à votre statut d’expatrié ou de futur impatrié. Ainsi pas de surprise et une meilleure planification de votre parcours ou de celui de vos proches. En plus avec les différents supports du site Lesfrancais.press vous pourrez découvrir le riche tissu associatif qui constitue les communautés des Français de l’étranger.

    Avec notre série de podcasts « Initiatives Expat », on a chaque mois à la rencontre de ces citoyens qui se mobilisent pour renforcer les liens entre les Français dans chaque pays. A travers nos pages cultures ou vie consulaire, vous accéderez ainsi aux évènements incontournables de l’Union des Français de l’étranger ou de Français du Monde – ADFE mais aussi aux programmes des institutions comme les Alliances françaises et leurs nombreux festivals comme à ceux des Instituts de France que nous soutenons alors qu’ils sont frappés par une disette budgétaire.

    Mais la vie des Français de l’étranger, ce n’est pas que la culture française. C’est aussi le business et la vie de salariés à l’étranger. Autour de Philippe Crevel, spécialiste des questions macroéconomiques, fondateur de la société d’études et de stratégies économiques, Lorello Ecodata, on fait le point sur l’économie mondiale chaque semaine. Mais la rédaction donne aussi la parole aux syndicats des professeurs détaches comme à ceux des agents qui servent nos communautés à travers le monde que ce soit dans les consulats ou dans les ambassades.

    Garder le contact

    Mais tout ceci n’a du sens que si vous recevez la bonne info au bon moment. C’est animé par la volonté de vous accompagner au plus près que nous avons décliné notre site sur de nombreux supports.

    Ainsi, vous pouvez accéder à la bonne info au bon moment soit en, évidemment, en parcourant note site, mais aussi en découvrant nos chaines Spotify ou Deezer mais aussi notre radio à Hong-Kong qui va se décliner à Dubaï et à Barcelone cette année. Enfin, en 2024, nous avons créé deux canaux de communication directe, un sur Whatsapp et un autre sur Télégram.

  • Le gouvernement Bayrou a fait sa rentrée

    Le gouvernement Bayrou a fait sa rentrée

    Le premier conseil des ministres de l’année s’est tenu ce vendredi 3 janvier à 10 heures à l’Elysée. Comme à chaque nouvelle année, les membres du gouvernement se sont d’abord retrouvés place Beauvau, au ministère de l’intérieur. Lors du traditionnel petit déjeuner de rentrée, l’hôte des lieux, le Vendéen Bruno Retailleau, a offert à tous une bouteille de « trouspinette ». Un vin d’épines. En rangs serrés, le gouvernement a ensuite rejoint à pied le palais présidentiel.

    Mayotte ?

    Le projet de loi « d’urgence » pour Mayotte ne figurait pas au menu de ce conseil des ministres, comme promis initialement. Il sera présenté la semaine prochaine, même si ce report ne devrait pas avoir d’impact sur son examen par le Parlement, qui reprend ses activités le 13 janvier.

    Durer plus de 3 mois ?

    Bayrou, qui espère durer davantage à Matignon que son prédécesseur. Ce dernier étant resté en poste seulement trois mois. Il est pareillement privé de majorité à l’Assemblée nationale. Faute de n’avoir pu élargir son gouvernement au-delà du centre et de la droite.

    Une lacune qu’il espère compenser par la présence de poids lourds politiques. Comme les ex-premiers ministres Elisabeth Borne (éducation) et Manuel Valls (outre-mer). Mais également de quelques ministres qui ont, dixit une source gouvernementale, « une histoire » avec la gauche. Tels Eric Lombard (économie) ou François Rebsamen (aménagement du territoire).

    Urgence budgétaire

    Plusieurs de leurs collègues étaient de sortie vendredi matin dans les matinales radio et télé. Le but étant de rappeler l’urgence d’adopter un budget pour 2025. Sans loi de finances depuis le 1er janvier, « la France fonctionne en service minimum », a affirmé sur RTL Catherine Vautrin, chargée notamment du travail et de la santé. « Si on n’a pas de budget, on ne va pas pouvoir s’occuper des habitants [des] quartiers », a pour sa part souligné la nouvelle ministre de la ville, Juliette Méadel, sur TF1.

    Ainsi, l’objectif chiffré de réduction des déficits « sera le fruit des discussions » avec les groupes politiques du Parlement, s’est contenté de répondre la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, dans son compte-rendu à la presse du premier Conseil des ministres de l’ère Bayrou. « Le déficit sera le résultat des concertations et du chemin qui sera trouvé lors des concertations à Bercy et également pour le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ndlr). Donc, on va se fixer d’abord ce dialogue », a affirmé la représentante du gouvernement.

    François Bayrou, entouré notamment d'Elisabeth Borne (g), ministre de l'Education et de Bruno Retailleau (d), ministre de l'Intérieur, se dirigeant vers l'Elysée pour le premier Conseil des ministres du Premier ministre ©AFP / Bertrand GUAY
    François Bayrou, entouré notamment d’Elisabeth Borne (g) et de Bruno Retailleau (d) ©AFP / Bertrand GUAY

    Le budget présenté pourra donc « être entre 5,4 ou 5,1, 4,9, 4,8 (en pourcentage du PIB, NDLR), on verra le résultat de ces négociations et on verra où est le chemin et ce qui est supportable pour le déficit« , a-t-elle souligné. Dans une interview à La Tribune Dimanche, Eric Lombard, avait précisé que le déficit serait inscrit dans le texte budgétaire à « un peu au-dessus de 5 % » du PIB. Cela « de façon à protéger la croissance« .

    Une adoption du budget « à la mi-février »

    Les ministres de l’Economie, Eric Lombard, et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, ont prévu de consulter l’ensemble des forces politiques représentées au Parlement. En vue de les associer à la préparation du budget 2025, dont la France est pour l’instant dépourvue. Une privation en raison de la censure du gouvernement de Michel Barnier le 4 décembre. Mais le gouvernement français semble oublier la pression des marchés, alors que la France sera le plus gros emprunteur de la zone euro cette année et surtout l’avis de la Commission européenne qui pourrait refuser un tel budget.

    En sus, la nouvelle version du texte budgétaire devrait s’appuyer sur des prévisions macroéconomiques moins favorables. Cela, même si Bercy n’a pas confirmé que la prévision de croissance serait abaissée de 1,1 % à 0,8 % pour 2025, comme l’affirme le journal l’Opinion.

    Sur le déroulé de l’examen du projet de budget, la porte-parole du gouvernement a indiqué qu’elle n’avait « pas encore de calendrier exact à […] donner ». Mais que « les principales orientations seront probablement dans la déclaration de politique générale« . En décembre, François Bayrou avait dit espérer une adoption du budget « à la mi-février« , sans toutefois être « sûr d’y arriver« . Il avait précisé qu’il repartirait de « la copie qui a été votée » au Parlement avant la censure.

    « Ce gouvernement est né dans la tourmente »

    « Nous devons remettre la France en mouvement, rassembler au-delà des clivages et apporter des réponses concrètes à nos concitoyens », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, lors de son premier compte-rendu du Conseil des ministres. Cette dernière était anciennement ministre éphémère des Français de l’étranger. Afin de présenter le gouvernement et ses objectifs, elle promet notamment de faire un « tour de France » à la rencontre des citoyens. Un tour qui se fera après la déclaration de politique générale du Premier ministre le 14 janvier.

    Le nouveau ministre des Français de l’étranger commence, lui, sa tournée, dès ce 09 décembre, en allant à la rencontre des expatriés à Bruxelles.

  • Comment célèbre-t-on l’Épiphanie dans le monde ?

    Comment célèbre-t-on l’Épiphanie dans le monde ?

    L’Épiphanie vient du grec “epiphaneia” qui signifie “manifestation” ou “apparition”. Généralement célébrée le 6 janvier, c’est une fête chrétienne qui représente la visite des Rois mages à Jésus. Mais peu à peu, dans de nombreux pays, les célébrations religieuses ont laissé place à des traditions païennes pour le plus grand plaisir des gourmands.  On fait un petit tour d’horizon pour les Français de l’étranger

    France : la fracture gastronomique

    Et oui, l’Épiphanie suscite aussi une petite guerre gastronomique entre le Nord et le Sud de la France. D’un côté, les pro-galettes, ceux du nord et de l’autre les pro-brioches, ceux du sud. On retrouve donc dans l’hexagone deux sortes de galette, la feuilletée dans le Nord très souvent garnie à la frangipane et dans le Sud, la galette prend la forme d’une brioche garnie de fruits confits.

    Les deux seules choses qui rallient les deux causes, c’est la date : le 6 janvier, 12 jours et 12 nuits après le 25 décembre. Sur ça, tout le monde est d’accord comme pour leur forme, ronde et dorée.

    Mais la chose horrible (mais heureusement la France est sauve sur ce coup là), c’est que la galette des rois est un mets uniquement Français !

    Et oui ! Dans les autres pays où cette fête chrétienne est célébrée, il n’y a pas de gâteau pour fêter la venue du Messie qui reçoit la visite des trois Rois mages. Juste un jour férié (chez nous représenté par la fève) qui permet d’inverser les rôles entre esclaves & maître pour devenir roi d’un jour.

    @adobestock
    @adobestock

    Explorons quelques-unes de ces traditions ensemble.

    Espagne : La Cabalgata de Reyes

    En Espagne, les Rois mages sont les stars de la fête ! Le soir du 5 janvier, les petits et les grands peuvent assister à la « Cabalgata de Reyes », un défilé spectaculaire dans les rues espagnoles. Les Rois Mages défilent dans les rues, jetant des bonbons aux enfants. Le lendemain, les enfants découvrent les cadeaux apportés par les Mages, une tradition similaire à celle de Noël dans d’autres cultures. Les Espagnols dégustent généralement un roscón de Reyes, qui ressemble à la brioche des rois avec ses fruits confits. Côté verres, c’est habituellement le cava qui trône sur la table de l’Épiphanie.

    Russie : Le baptême de Jésus

    En Russie, l’Épiphanie est célébrée comme le baptême de Jésus. Les célébrations incluent la bénédiction de l’eau, et les plus courageux se baignent dans des rivières ou des lacs glacés. Glagla ! Ce rituel est considéré comme purificateur et apporte santé et bonheur pour l’année à venir. La légende raconte qu’une bouteille de vodka n’est jamais très loin pour réchauffer les esprits (en toute modération bien sûr). 

    Au Mexique : on écrit aux Rois mages

    Il est d’usage que les enfants écrivent des lettres aux rois mages. Puis, entourés de leurs proches, ils dégustent une « rosca de reyes », une fougasse briochée décorée de fruits confits dans laquelle une fève est cachée. Celui qui la trouve est chargé d’organiser une fête de la Chandeleur pour ceux qui étaient présents.

    Une bougie pour les anglo-saxons

    Comme en Irlande ou dans la plupart des pays scandinaves, à l’Épiphanie, on allume pour la dernière fois la grande bougie de Noël, comme on l’a fait tous les soirs depuis ce jour-là.

    En Inde, aussi

    L’Épiphanie rend hommage à Notre-Dame du Mont qui, d’après la légende, rendrait fertile les femmes stériles. En signe de reconnaissance, chrétiens et hindous la couvrent de bijoux tandis qu’à Goa (ancienne colonie portugaise), les enfants se déguisent en rois mages. Et en famille, on mange du pongal, mélange de riz, de lait, de sucre, de raisins, de noix et d’épices.

  • Les moments marquants de l’année 2024 par TV5MONDE

    Les moments marquants de l’année 2024 par TV5MONDE

    Avant de tourner la page de l’année 2024, il est l’heure de rembobiner les douze mois qui ont rythmé l’année écoulée. Du Sénégal en passant par l’Ukraine jusqu’au Liban, les rédactions de TV5MONDE et du site Lesfrancais.press vous proposent un retour sur les temps forts de l’année 2025. 

    Retrait des pays du Sahel de la CEDEAO : l’acte de rupture 

    Le 28 janvier, le Burkina Faso, le Mali et le Niger annoncent, dans un communiqué conjoint, se retirer avec effet immédiat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les trois pays ont un point commun : ils sont tous dirigés par des régimes militaires qui ont pris le pouvoir par la force (le Mali en 2020, le Burkina Faso en 2022 et le Niger en 2023). 

    Confrontés à des problématiques similaires d’insécurité, de terrorisme et de pauvreté, ils accusent notamment l’organisation ouest-africaine de ne pas les avoir appuyés face aux djihadistes qui sévissent dans la région depuis 2012. Au Mali d’abord, puis aussi chez ses deux voisins, les attaques terroristes ont fait des milliers de morts, combattants et civils, provoquant le déplacement de millions de personnes. 

    De son côté, la CEDEAO a pris de lourdes sanctions contre le Mali et le Niger pour endiguer les coups d’États et pousser au retour des civils au pouvoir. Elle est allée jusqu’à menacer de recourir à la force au Niger. 

    Les trois pays ont signé en 2023 un pacte de défense mutuelle contre toute agression extérieure ou intérieure : l’AES, l’Alliance des États du Sahel. Malgré plusieurs médiations, les pays de l’AES réaffirment le 13 décembre leur décision de quitter la CEDEAO.

    Le premier sommet de l'Alliance des États du Sahel a lieu le 6 juillet 2024 à Niamey, au Niger. Il réunit les trois dirigeants militaires : le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, celui du Mali, Assimi Goïta et le Nigérien, le général Tchiani. © Reuters
    Le premier sommet de l’Alliance des États du Sahel a lieu le 6 juillet 2024 à Niamey, au Niger. Il réunit les trois dirigeants militaires : le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, celui du Mali, Assimi Goïta et le Nigérien, le général Tchiani. © Reuters

    Attentat terroriste du Crocus City Hall à Moscou

    Les sirènes résonnent une bonne partie de la nuit dans tout Moscou. Le 22 mars, 140 personnes sont tuées et 300 autres sont blessées dans une attaque terroriste contre la salle de concert du Crocus City Hall située dans une banlieue de la capitale russe. 

    Quelques heures après les premiers coups de feu, la branche afghane de l’État islamique, Khorassan, revendique l’attaque meurtrière. Le président russe Vladimir Poutine ne s’exprime que près de vingt-quatre heures après les faits. Au lendemain, un deuil national est décrété en Russie. 

    Un bouquet de fleurs déposé sur le bord de la route devant le Crocus City Hall incendié à la suite de l'attentat meurtrier; 26 mars 2024.
    Un bouquet de fleurs déposé sur le bord de la route devant le Crocus City Hall incendié à la suite de l’attentat meurtrier; 26 mars 2024.

    Bassirou Diomaye Faye : de la prison à la présidence sénégalaise 

    Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, âgé de 44 ans, est élu président le 24 mars. Il devient ainsi le plus jeune chef d’État depuis l’indépendance du pays en 1960. Candidat du parti PASTEF (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) d’Ousmane Sonko, Diomaye Faye remporte la présidentielle dès le premier tour avec plus de 54 % des voix sur la promesse d’un changement radical dans le pays. 

    Il est particulièrement attendu sur l’emploi, dans un pays où 75% de la population a moins de 35 ans. 

    Son élection a été précédée par trois années de tensions et de troubles. Le Sénégal, réputé comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest, a connu une nouvelle crise en février 2024 quand le président Macky Sall décrète l’ajournement de l’élection. 

    Des dizaines de personnes sont tuées et des centaines arrêtées depuis 2021. Bassirou Diomaye Faye a lui-même été détenu pendant des mois avant sa libération en pleine campagne électorale, mi-mars 2024. 

    Bassirou Diomaye Diakhar Faye, 5ème président de la République du Sénégal, prononce son discours après avoir prêté serment le 2 avril 2024, au cours de la cérémonie d'investiture qui s'est déroulée au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio à Dakar.  © Associated Press
    Bassirou Diomaye Diakhar Faye, 5ème président de la République du Sénégal, prononce son discours après avoir prêté serment le 2 avril 2024, au cours de la cérémonie d’investiture qui s’est déroulée au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio à Dakar. © Associated Press

    Le président iranien Ebrahim Raïssi décède dans un crash d’hélicoptère

    Il était considéré comme l’un des favoris pour succéder à l’ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de la République islamique d’Iran. Le président iranien Ebrahim Raïssi meurt le 19 mai, à 50 jours de l’élection présidentielle, dans un accident d’hélicoptère survenu dans le nord-ouest du pays près de Jolfa, ville proche de la frontière avec l’Azerbaïdjan. Huit autres personnes, dont le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, périssent aussi dans l’accident. 

    L’appareil s’est écrasé après un déplacement dans la province de l’Azerbaïdjan oriental, où il avait notamment inauguré un barrage en compagnie du président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, à la frontière entre les deux pays. L’incident a eu lieu dans une région montagneuse et difficile d’accès, ce qui a rendu les recherches difficiles dans des « conditions météorologiques défavorables ».

    Le président iranien Ebrahim Raïsi avait été retrouvé mort en mai 2024 après le crash de son hélicoptère. © Iranian state TV (IRIB)
    Le président iranien Ebrahim Raïsi avait été retrouvé mort en mai 2024 après le crash de son hélicoptère. © Iranian state TV (IRIB)

    Élections européennes : l’extrême droite en progression 

    Du 6 au 9 juin, les élections européennes ont lieu, avec une participation moyenne de 51 % au sein de l’Union européenne. Le Parti Populaire européen (PPE, centre droit), principale force politique du Parlement européen, s’impose une nouvelle fois et obtient 188 sièges sur un total de 720, suivi du groupe des socialistes et démocrates (S&D) avec 136 sièges. Les résultats des européennes ne sont pas sans conséquences sur la nouvelle composition de l’hémicycle européen : les formations de droite radicale et d’extrême droite progressent avec un total de 187 sièges répartis sur trois groupes. 

    Ainsi, les Patriotes pour l’Europe ont 84 sièges avec en tête le Rassemblement national français, vainqueur de l’élection en France. Ensuite vient le Groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE), 78 sièges dont le parti victorieux de Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien. Enfin l’Europe des nations souveraines dispose de 25 sièges dont plus de la moitié pour l’AfD, le parti d’extrême droite allemand, arrivé deuxième en Allemagne. 

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'exprime avant le vote du Parlement européen sur le nouveau collège des commissaires au Parlement européen à Strasbourg, en France, le mercredi 27 novembre 2024.
    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’exprime avant le vote du Parlement européen sur le nouveau collège des commissaires au Parlement européen à Strasbourg, en France, le mercredi 27 novembre 2024.

    Emmanuel Macron dissout l’Assemblée nationale 

    Face à la victoire du Rassemblement national et l’échec de son camp aux élections européennes, le président français Emmanuel Macron décide de dissoudre l’Assemblée nationale, le 9 juin 2024. « Les défis exigent la clarté dans nos débats […]. J’ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l’Assemblée », a-t-il annoncé à la télévision au cours d’une allocution de moins de cinq minutes, prononcé une heure après la publication des premiers résultats. Cette dissolution met fin au mandant de 577 députés élus lors des législatives de juin 2022, normalement pour cinq ans. L’ensemble des travaux parlementaires en cours, comme l’examen de textes, les séances publiques, les questions au gouvernement ou le travail des commissions d’enquête, s’arrêtent. De nouvelles élections législatives sont organisées les 30 juin et 7 juillet 2024.

    Le Nouveau Front populaire (NFP) est arrivé en tête du second tour des élections législatives (187 à 198 sièges), devant Ensemble (161 à 169) et le Rassemblement national (RN) (135 à 143), selon les estimations de l'institut de sondage Ifop.
    Le Nouveau Front populaire (NFP) est arrivé en tête du second tour des élections législatives (187 à 198 sièges), devant Ensemble (161 à 169) et le Rassemblement national (RN) (135 à 143), selon les estimations de l’institut de sondage Ifop.

    Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024

    La France accueille les JO du 26 juillet au 11 août, puis les JP du 28 août au 8 septembre, réunissant plus de 14 000 athlètes tous les continents. Paris charme le monde entier avec des sites spectaculaires comme la Tour Eiffel pour le beach-volley ou les Champs-Élysées pour le cyclisme. Le « breaking dance » s’est vu introduit pour la première fois comme un nouveau sport olympique. 

    Les exploits sportifs ont suscité beaucoup de liesses et d’engouement pour les athlètes, tels le Français Léon Marchand, l’Américaine Katie Ledecky ou le Brésilien Gabriel Dos Santos Araujo (paralympiques) en natation, la gymnaste américaine Simone Biles ou en encore la boxeuses algérienne Imane Khelif. 

    La cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024 au Stade de France, le dimanche 11 août 2024, à Saint-Denis, en France. © Associated Press
    La cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024 au Stade de France, le dimanche 11 août 2024, à Saint-Denis, en France. © Associated Press

    La guerre n’épargne pas le pays du cèdre 

    Après un an d’affrontements frontaliers avec le Hezbollah, l’armée israélienne lance une série de bombardements sur le Liban. Objectif : déloger le mouvement paramilitaire chiite Hezbollah, soutenu par l’Iran. Vendredi 27 septembre, Israël porte un coup dévastateur et tue son chef depuis 1992, Hassan Nasrallah, lors d’une importante frappe aérienne dans la banlieue sud de Beyrouth. L’offensive israélienne intervient dans un contexte de crises successives dans un Liban extrêmement fragilisé. Un cessez-le-feu est mis en place, deux mois plus tard, le 27 novembre. Plus de 4 000 personnes ont été tuées. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a dénoncé un bilan humain « dramatique ». « Ces dernières semaines ont été les plus meurtrières et les plus dévastatrices pour le Liban et son peuple depuis des décennies », a-t-il commenté. À ce jour, plus de 16 000 blessés ont été recensés par le ministère de la Santé libanais.

    Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi soir sur le lieu de la frappe israélienne qui a tué le secrétaire général du parti, le 27 septembre 2024.©Associated Press
    Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi soir sur le lieu de la frappe israélienne qui a tué le secrétaire général du parti, le 27 septembre 2024.©Associated Press

    L’escalade n’en finit pas en Ukraine  

    Après sa contre-offensive ratée de 2023, l’Ukraine mène une attaque surprise dans la région frontale russe de Koursk à l’été 2024, sans réussir à détourner les troupes russes de l’est ukrainien. Moscou riposte par des frappes meurtrières, mettant en difficulté les forces ukrainiennes, moins bien armées. 

    En novembre, Kiev frappe le territoire russe grâce à des missiles à longue portée fournis par Washington et Londres. En réponse, la Russie recourt à son missile Orechnik, sans charge nucléaire, et avertit qu’elle pourrait répéter ces tirs, voire bombarder des sites militaires des pays occidentaux qui arment Kiev. Parallèlement, Moscou intensifie ses attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

    Ces dernières semaines, les forces russes ont intensifié leurs frappes contre le sud de l’Ukraine. Les craintes d’une nouvelle offensive terrestre dans la région ne sont pas moindres. 

    Une famille ukrainienne assise bord d'une camionnette lors d'une évacuation de Pokrovsk, en Ukraine, le samedi 21 décembre 2024. ©Associated Press
    Une famille ukrainienne assise bord d’une camionnette lors d’une évacuation de Pokrovsk, en Ukraine, le samedi 21 décembre 2024. ©Associated Press

    Benjamin Netanyahou sous le coup du mandat d’arrêt international 

    Le 21 novembre, la Cour pénale internationale (CPI) émet des mandats d’arrêt à l’encontre de trois personnalités clés impliquées dans le conflit israélo-palestinien : 

    • Benyamin Nétanyahou : Premier ministre israélien, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, notamment pour l’utilisation de la famine comme méthode de guerre et des attaques intentionnelles contre des civils à Gaza selon le procureur de la CPI.
    • Yoav Gallant : Ancien ministre israélien de la Défense, faisant face aux mêmes accusations que Nétanyahou pour son rôle dans les opérations militaires à Gaza.
    • Mohammed Dief Ibrahim Al-Masri : Chef militaire du Hamas, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, y compris des meurtres de masse, des tortures et des violences sexuelles lors des attaques du 7 octobre 2023. Ces mandats d’arrêt ont été rendus dans le cadre d’une enquête ouverte par le Procureur de la CPI, Karim Khan, sur  “la situation dans l’État de Palestine” depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle le Hamas a lancé une attaque meurtrière contre Israël, entraînant une riposte militaire israélienne de grande envergure qui s’est transformée en guerre sans fin à Gaza
    Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, en déplacement. ©Associated Press
    Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, en déplacement. ©Associated Press

    Tempêtes et inondations en cascade 

    En 2024, plusieurs régions aux quatre coins du monde sont confrontées à une série d’inondations dévastatrices, touchant des millions de personnes et causant des pertes matérielles considérables. Ces catastrophes sont surtout exacerbées par le changement climatique entraînant des précipitations plus intenses et fréquentes. Près de 7 millions de personnes sont concernées par des inondations en Afrique de l’Ouest et centrale. En Espagne, des inondations meurtrières frappent la région de Valence emportant plus de 200 mots et dévastant une vaste zone urbaine. Un épisode qui est s’est transformé en un véritable traumatisme. Dans l’Océan Indien, le cyclone Chido a ravagé mi-décembre l’archipel français de Mayotte.

    Encore plus chaude que 2023 : il est maintenant confirmé que 2024 sera la première année au-dessus de 1,5 °C de réchauffement par rapport à la période préindustrielle, limite à long terme fixée par l’accord de Paris, selon le service changement climatique (C3S) de l’observatoire européen Copernicus.

    Le dernier bilan après le passage du cyclone Chido fait état de 35 morts et 78 blessés graves.© Associated Press
    Le dernier bilan après le passage du cyclone Chido fait état de 35 morts et 78 blessés graves.© Associated Press

    Donald Trump est de retour 

    Donald Trump, bien que dépeint par ses opposants comme un danger pour la démocratie, a remporté le 5 novembre une victoire sans appel face à la démocrate Kamala Harris. Celle-ci a été propulsée candidate dans l’urgence en juillet après le retrait du président sortant Joe Biden. Donald a décroché les sept États clés, dont l’Arizona, en remportant 312 voix de grands électeurs, contre 226 pour Kamala Harris. Il devient le premier président républicain depuis 20 ans à remporter le vote populaire.

    Le républicain de 78 sera investi le 20 janvier. Parmi les personnalités qui vont le suivre dans son mandat figure le milliardaire Elon Musk, qui a largement contribué au financement de sa campagne.

    Locataire de la Maison-Blanche de début 2017 à début 2021, il le sera donc de nouveau à partir du 20 janvier 2025, devenant alors le 47e président des États-Unis. ©Associated Press
    Locataire de la Maison-Blanche de début 2017 à début 2021, il le sera donc de nouveau à partir du 20 janvier 2025, devenant alors le 47e président des États-Unis. ©Associated Press

    La chute du régime de Bachar Al-Assad

    Le 8 décembre, le régime de Bachar al-Assad en Syrie s’effondre après une offensive éclair menée par les rebelles islamistes du groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS), marquant la fin de plus de cinq décennies de domination du clan Al-Assad. Lâché par son entourage et ses alliés dans la région, Bachar Al-Assad fui vers la Russie, où il obtient l’asile, laissant un pays miné par plus de treize ans de guerre civile.

    Parmi les symboles les plus forts de la chute de Damas figure la libération de la sinistre prison, située à 30 kilomètres au nord de la capitale, où des milliers ont péri au cours des plus de 50 ans de dictature de cette famille. Hommes, femmes, enfants, se sont massés, dès sa prise par les rebelles, devant ce sinistre centre pénitentiaire de Sednaya pour attendre de nouvelles de leurs proches, prisonniers et victimes du régime déchu de Bachar al-Assad.

    Dans la nuit du 7 au 8 décembre 2024, le régime de Bachar el-Assad a été renversé par une offensive menée par le groupe rebelle islamiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC) et son homme fort, Abou al-Joulani. Associated Press
    Dans la nuit du 7 au 8 décembre 2024, le régime de Bachar el-Assad a été renversé par une offensive menée par le groupe rebelle islamiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC) et son homme fort, Abou al-Joulani. Associated Press
  • Le quartier français de la Nouvelle-Orléans

    Le quartier français de la Nouvelle-Orléans

    En plein cœur du quartier français, un homme a foncé en voiture sur la foule à la Nouvelle-Orléans, aux États-Unis, dans la nuit de mardi à mercredi, pendant le réveillon du Nouvel An, faisant au moins 15 morts et 35 blessés. Un drame qui marque ce début d’année et qui rappelle que la menace terroriste plane toujours au-dessus de tous les pays occidentaux. Après l’Allemagne en décembre, les festivités de fin d’année ont, encore une fois, été ciblées. Mais pourquoi cibler la Nouvelle-Orléans et le quartier français ? L’occasion pour nous de revenir sur cette histoire française à l’étranger.

    Un ancien militaire américain

    Les faits se sont déroulés dans le quartier français, très touristique, « à l’angle de Canal Street et Bourbon Street« . Le suspect a été tué lors d’échanges de tirs avec la police. Il s’agit d’un citoyen américain, qui possédait un drapeau de l’organisation État islamique, a indiqué le FBI. Tué lors d’un échange de feu avec la police, Shamsud-Din Jabbar était un ancien militaire « inspiré » par le groupe État islamique. Il se serait radicalisé ces dernières années. Alors que des recherches et des perquisitions sont en cours à la Nouvelle-Orléans et dans d’autres États, Alethea Duncan, agent spécial du FBI a souligné que les autorités « ne croient pas que Jabbar soit le seul responsable » ; il aurait agi avec de « potentiels complices ». 

    Le président américain, Joe Biden, a expliqué que « quelques heures à peine avant l’attaque », le suspect avait « publié sur les réseaux sociaux des vidéos indiquant qu’il était inspiré par l’État islamique » et témoignant d’un « désir de tuer ».

    Solidarité internationale

    Si les réactions du président américain Joe Biden et de son successeur élu, Donald Trump, ont quelque peu tardé, nombreux furent les dirigeants et diplomates à réagir au drame survenu dans le quartier français de La Nouvelle-Orléans, aux États-Unis, visé par une attaque terroriste ce mercredi 1er janvier. En effet, un homme, au volant d’un véhicule bélier, a foncé dans la foule, tuant 15 personnes et en blessant 35 autres.

    Le président de la République Emmanuel Macron a été l’un des premiers à adresser ses «pensées» aux «familles des victimes et aux blessés» en publiant un message en anglais sur X : «La Nouvelle-Orléans, ville si chère au cœur des Français, a été frappée par le terrorisme. Nos pensées vont aux familles des victimes et aux blessés, ainsi qu’au peuple américain, dont nous partageons la douleur.» Il s’était rendu en décembre 2022 en Nouvelle-Orléans, ville fondée en 1718 par des colons français.

    Une histoire métissée

    Amérindienne, française, espagnole, puis finalement américaine, La Nouvelle-Orléans célèbre trois siècles d’une histoire très compliquée. Mais, La Nouvelle-Orléans fait surtout rêver : le jazz y a été inventé, le Mardi gras attire des gens du monde entier, sa gastronomie ainsi que son architecture sont uniques. Et c’est donc, comme Time Square, un lieu de convergence pour célébrer la nouvelle année outre-atlantique.

    Fondée en 1718, par Jean-Baptiste Lemoyne de Bienville, déjà Français du Canada, car originaire de Monréal, qui réussit à convaincre le régent Philippe, duc d’Orléans et membre de la famille royale (oncle de Louis XV, alors mineur), de préférer ce site à Biloxi (Mississippi) ou Mobile (Alabama). Il s’est empressé de remercier le duc en nommant La Nouvelle-Orléans en son honneur.

    Et dès le départ, La Nouvelle-Orléans était métissée. Il y avait des Français, des gens de Nouvelle-France, des Allemands. Il y avait aussi des esclaves africains, la face sombre de cette colonie française. Mais dès 1762, le roi de France cède la Louisiane à l’Espagne, ce qui transforme La Nouvelle-Orléans en Nueva Orleans.

    La présence espagnole transforme-t-elle La Nouvelle-Orléans? Pas vraiment sur le plan linguistique, car les Espagnols étaient peu nombreux. « Beaucoup étaient des hommes qui ont marié des femmes françaises et ont adopté le français », raconte Joseph Dunn, un Louisianais passionné d’histoire et de francophonie à l’AFP. Par contre, l’héritage architectural espagnol est marquant. En fait, le quartier historique qu’on appelle le Vieux carré ou le French Quarter est presque totalement espagnol.

    Mais en 1802, La Nouvelle-Orléans redevient française. Mais un an plus tard, Napoléon vend l’immense territoire de la Louisiane aux États-Unis. Au même moment, l’île de Saint-Domingue est en pleine ébullition. Les esclaves se révoltent et finiront par créer la première république noire indépendante, Haïti, en 1804. Les mécontents de cette révolution – des Blancs, mais aussi des « hommes de couleur libres » et certains esclaves – affluent à La Nouvelle-Orléans. Dix mille personnes qui vont contribuer à doubler la population de la ville.

    Toutes ces transformations vont mener à une expérimentation culturelle inédite en Amérique du Nord : la société « créole », un étonnant cocktail multiracial. « Il y avait des créoles blancs, des créoles noirs et aussi amérindiens », raconte Lawson Ota, linguiste, enseignant et guide touristique pour l’entreprise francophone Le monde créole. Des Européens en majorité des Français, mais aussi des Espagnols, des Allemands, des Italiens et des Portugais. Auxquels s’ajoutent les Noirs, les mulâtres et d’autres personnes de couleur.

    Cette identité commune se consolide au moment où les nouveaux Américains débarquent à « New Orleans », qui leur appartient désormais. Ils s’installent en masse à l’ouest du Vieux carré créant leur propre quartier et laissant le centre historique préservé. Une exception aux USA qui donne un charme unique à cette ancienne ville française.

  • « En toute confidence » : les meilleurs moments 2024  

    « En toute confidence » : les meilleurs moments 2024  

    Écouter le podcast du récap’ 2024 de « En toute confidence »

    2024 : une année électorale

    Depuis plusieurs mois l’actualité politique française est en effervescence. Entre les différentes élections, la succession de gouvernements, les débats sur les expatriés – notamment sur leur fiscalité – l’année 2024 a été des plus intense. Dans ce podcast des meilleurs moments d’« En toute confidence », Lesfrancais.press revient sur ces différents épisodes. C’est ainsi que nos invités ont, entre autres, évoqué les alliances électorales, la proposition de taxation des Français de l’étranger ou bien encore le budget de la France. En outre, le Mercosur et les locataires de Matignon, Michel Barnier et François Bayrou, font aussi partie de ce menu. Des entretiens politiques à déguster sans modération en ce début d’année qui s’ouvre, tout en vous souhaitant le meilleur pour 2025.

    Cette année 2024 a été marquée par la dissolution, mais avant celle-ci une autre élection a été organisée. En effet, le 9 juin dernier s’est tenu le scrutin des européennes. Lesfrançais.press avait relayé cette campagne. Durant cette période, à notre micro, la tête de liste, membre du Parti Radical de Gauche (PRG), Guillaume Lacroix s’était d’ailleurs expliqué sur son positionnement. Il nous avait alors confié pourquoi une liste unie de la gauche n’avait pas été possible.

    Guillaume Lacroix, président du PRG-le centre gauche, au siège du PRG à Paris @Gdprg
    Guillaume Lacroix, président du PRG-le centre gauche, au siège du PRG à Paris @Gdprg

    Mais à peine le résultat des élections européennes connu, c’est une autre campagne qui s’était ouverte. Celle des législatives, après la décision du Président de la République, Emmanuel Macron, d’organiser des élections anticipées

    «Le navire ne changera pas de cap», a déclaré lors de la passation de pouvoir ce 23 septembre, la nouvelle ministre de l'Education nationale, Anne Genetet (élue députée des Français de la XIème circonscription).
    Anne Genetet

    Tout un dossier sur notre site internet est consacré à ce scrutin. Vous y retrouverez alors toutes les interviews des candidates et des candidats des 11 circonscriptions représentant les Français établis hors de France.

    Taxer les expatriés : le serpent de mer de l’impôt universel !

    Mais la majorité absolue n’a été atteinte par aucun groupe politique. Si bien que durant les semaines qui ont suivi l’élection des députés, des propositions ont encore été mises sur la table. C’est ainsi que durant l’été 2024, l’idée d’un possible impôt sur la nationalité a refait surface. Des amendements ont même été déposés en ce sens pendant l’examen de la loi de finances 2025. Différentes réactions ont alors émergé. Or, pour la plupart de nos invités, avant tout, il est important de bien connaître le profil des Français de l’étranger. « Ils n’ont pas les poches pleines », nous avait d’ailleurs indiqué Anne Genetet, membre du parti Renaissance et députée de la 11eme circonscription. Cette parlementaire  a également occupé le poste de Ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement Barnier.

    Sophie Briante Guillemont dans l’hémicycle du Sénat
    Sophie Briante-Guillemont dans l’hémicycle du Sénat
    Yan Chantrel
    Yan Chantrel

    Du côté du Sénat, Sophie Briante-Guillemont, qui a succédé à Jean-Pierre Bansard, le fondateur de l’ASFE, décédé cet été, a également partagé avec Lesfrancais.press sa position sur la taxation des expatriés. Le sujet de « l’impôt universel revient de plus en plus » dans les débats. Or, « on a toujours cette image d’exilés fiscaux, ce qui n’est pas la réalité des Français de l’étranger » avait-elle, entre autres, déclaré sur nos antennes.

    Le gouvernement Barnier condamné par avance ?

    Après plusieurs semaines de négociations, c’est finalement en septembre que Michel Barnier a été nommé Premier Ministre. « En toute confidence » avait alors interrogé Yan Chantrel, sénateur du parti socialiste des Français établis hors de France. Dès les premiers pas de l’ancien commissaire européen à Matignon, notre invité évoquait déjà de « l’incompréhension et de la colère » dans ce choix d’Emmanuel Macron pour mener l’équipe ministérielle. Le parlementaire l’avait d’ailleurs prédit : « c’est un gouvernement qui n’a pas vocation à durer ». Ce fut le cas.  

    AFE
    Ronan Le Gleut
    Frédéric Petit © Céline Theret.
    Frédéric Petit © Céline Theret.

    Pour autant, Ronan Le Gleut, sénateur Les Républicains (LR) des Français de l’étranger, avait souligné le « sens de l’Etat » des femmes et des hommes alors choisi comme ministres. Il avait également rappelé à notre micro que le « gouvernement Barnier hérit(ait) d’une situation financière catastrophique ». Il parlait même du « risque de voir la France déclassée ». Une prédiction qui s’est transformée en une réalité. Par la suite, la discussion budgétaire avait fait l’objet de multiples échanges et de débats. Cependant, aucun compromis n’avait pu être trouvé. Cette situation avait alors abouti au vote de la censure, et donc à la démission de Michel Barnier et de son équipe ministérielle.

    Budget : des dépenses à la baisse pour notre diaspora

    Toutefois, le montant d’un budget est-il le seul moyen pour soutenir l’action de nos expatriés ? Oui, en partie. Mais Frédéric Petit, député MoDem des Français d’Allemagne, d’Europe centrale et des Balkans apporte aussi une autre voix. Pour la démocratie d’influence, le parlementaire décrit ainsi d’autres actions possibles, notamment via « la société civile (…) qui permet de dépasser des frontières ». Il nous décrit cela dans le passage choisi pour ce podcast.        

    Hélène Conway-Mouret s'exprimant dans l'hémicycle du Sénat
    Hélène Conway-Mouret s’exprimant dans l’hémicycle du Sénat
    Mathilde Ollivier
    Mathilde Ollivier , Sénatrice représentant les Français établis hors de France

    Cependant, les montants des crédits pour les domaines concernant les expatriés sont des données importantes. Même si, au final, Le budget 2025 n’a pu être voté, des lignes directrices apparaissaient à la baisse. Hélène Conway-Mouret, ancienne ministre en charge des Français de l’étranger, et sénatrice du Parti Socialiste, faisait alors le point pour Lesfrancais.press. « Nous râlons pour la bonne cause », nous disait-elle. La parlementaire soulignait aussi la méconnaissance, par les décideurs, de la véritable vie de nos expatriés. « Cette diaspora est mal connue, des clichés nous collent encore ». Or les Français de l’étranger sont les mêmes que ceux résidant dans l’hexagone, avec des questionnements similaires et des problématiques communes.

    Parmi ces sujets de préoccupations, il y a, par exemple, la situation des personnes en situation de handicap. Mathilde Ollivier, membre Les écologistes et sénatrice des Français établis hors de France, travaille d’ailleurs à la rédaction d’une proposition de loi pour pallier les dysfonctionnements actuels. Pour cela, un appel a été lancé pour recueillir des témoignages afin de baser le prochain texte sur des cas concrets. Dans l’extrait proposé, la parlementaire nous explique cette démarche.

    Du Mercosur à l’arrivée de François Bayrou

    Autre point qui a défrayé l’actualité en 2024, celui du Mercosur. Eléonore Caroit , députée des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes, a fait part de sa position à notre média. La membre apparentée du groupe Ensemble pour la République, présidé par Gabriel Attal, à l’Assemblée nationale, a rappelé que « la France en 2019 s’est opposée à l’entrée en vigueur du traité du Mercosur ». Au cours de son interview, elle a ainsi donné des éléments de contexte. Mais, pour la parlementaire, il ne faut pas non plus oublier « l’importance de commercer avec les pays du Mercosur, tout en respectant les normes et les contraintes que nous nous imposons. »  

    Eléonore Caroit à la tribune de l'Assemblée nationale
    Eléonore Caroit à la tribune de l’Assemblée nationale
    Cécilia Gondard avec le sénateur Yan Chantrel en 2023 lors d'une manifestation à Paris
    Cécilia Gondard avec le sénateur Yan Chantrel en 2023 lors d’une manifestation à Paris

    Enfin comment la France pourra évoluer avec ce traité commercial.  C’est un des nombreux dossiers que le nouveau Premier ministre, François Bayrou a trouvé sur la table en arrivant. Mais celui qui occupe Matignon depuis le 13décembre pourra-t-il cependant avancer sur l’ensemble des sujets en cours ? Et avec quels soutiens ? Pour conclure cette année 2024, « En toute confidence » a questionné Cécilia Gondard, la secrétaire fédérale en charge des Français de l’étranger au sein du Parti Socialiste. Les conditions pour une non-censure sont posées par son parti. Elle nous les partage dans ce podcast. Seront-elles suivies ? Et, au final, 2025 sera-t-elle une année de stabilité ou de chaos ? Et quelle place les Français de l’étranger occuperont-ils dans les priorités politiques ? Pour le savoir, Lesfrancais.press vous accompagnera tout au long de ces prochains mois pour interroger les décideurs, et décrypter, pour vous, les différentes positions.

    D’ici là, toute la rédaction vous souhaite le meilleur pour l’année qui s’ouvre.

  • Les dates clés de l’année 2025

    Les dates clés de l’année 2025

    L’année 2024 se termine et quelle année ! Décidément depuis 2019, les évènements s’enchainent dessinant un nouveau monde, un nouveau siècle. En 2025, l’actualité sera une nouvelle fois chargée. Voyons ce qui se prépare, les évènements marquants à venir qu’on soit Français de l’étranger ou non !

    20/01 : Trump retrouve le bureau oval

    Donald Trump, élu en novembre, doit encore attendre quelques jours pour devenir pour la seconde fois Président des USA. En effet, c’est lors de l’Inauguration Day, le 20 janvier 2025, que le président des États-Unis officialise son mandat. Une tradition américaine depuis 1937.

    Le rendez-vous est pris sur les marches du Capitole où le nouveau président prêtera serment à midi pétante. Le vice-président prêtera également serment au cours de la même cérémonie. Immédiatement, la fanfare militaire joue les notes de Ruffles and flourishes, courte musique avec clairon et tambour. Cette musique se succède par l’hymne présidentiel suivi de 21 coups de canon.

    Donald Trump signe les déclarations imposant des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 8 mars 2018. ©MANDEL NGAN / AFP
    Donald Trump signe les déclarations imposant des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 8 mars 2018. ©MANDEL NGAN / AFP

    Pour finir en apothéose, le discours présidentiel (Inaugural Adress) donne la couleur de sa future politique. Ensuite vient la parade du président descendant la Pennsylvania Avenue, du Capitole à la Maison Blanche.

    29/01 : Le nouvel an chinois

    Également connu comme « Fête du printemps » chez les Chinois ou encore « Fête du Têt » par les Vietnamiens, le Nouvel An Chinois est la fête la plus importante pour les Chinois de Chine et du monde entier. Il s’agit du premier jour du premier mois du calendrier lunaire. C’est le début de la Fête du Printemps qui se déroule sur quinze jours et s’achève avec la Fête des lanternes. Le Nouvel An Chinois 2025 débute mercredi 29 janvier 2025.

    Nouvel An Chinois
    ©Stockadobe

    L’année 2025 a le Serpent de Bois pour signe. Selon l’astrologie chinoise, il s’agit d’un animal secret et prudent, se distinguant aussi par son indépendance et sa perspicacité… Pierre angulaire de la culture chinoise, la fête du printemps est célébrée par environ 2 milliards de personnes.

    Avril 2025 : Osaka Exposition universelle

    L’Exposition universelle 2025 se tiendra à Osaka (Japon) du 13 avril au 13 octobre 2025. Le thème sera « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain ». La France sera de nouveau au rendez-vous de ce grand événement, à travers son pavillon, qui a été dévoilé au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères le 9 janvier 2024.

    Les expositions « universelles » visent à diffuser auprès d’un large public la création industrielle, les arts appliqués et les beaux-arts. Elles ont été instituées durant la révolution industrielle comme une vitrine technique et artistique des nations. Les expositions universelles ont mis en lumière les grandes innovations industrielles, techniques de leur époque. Du premier téléphone de Graham Bell en 1876 à Philadelphie, aux robots humanoïdes créés par Toyota, Sony ou Honda en 2005 à Aichi, en passant par la tour Eiffel en 1889 à Paris.

    S’ouvrir à un public plus large

    Aujourd’hui, les expositions universelles sont des évènements internationaux uniques. Elles invitent à explorer un thème universel de manière participative et immersive. Le tout en rassemblant des dizaines de millions de visiteurs. Elles constituent des plateformes à grande échelle pour l’éducation et le progrès. Mais aussi des passerelles entre gouvernements, entreprises, organisations internationales et citoyens.

    @adobestock
    @adobestock

    Dans la zone « Inspirer des vies », le Pavillon France proposera, pour son exposition permanente, une promenade ouvrant un dialogue entre l’amour de soi (mise en valeur des capacités et des savoir-faire de chacun), l’amour des autres (qui passe par l’Art de vivre, la solidarité et l’inclusion) et l’amour de la nature (pour mieux la protéger, la restaurer ou l’exploiter de façon durable).

    Au cours des 6 mois de l’Exposition, la programmation du Pavillon sera rythmée par 6 expositions temporaires. Elles présenteront des savoir-faire vivants, des œuvres d’arts ou des expériences immersives en « live ». De plus, douze sessions thématiques seront conçues autour des Objectifs de Développement Durable (ODD).

    Dans l’objectif de s’ouvrir à un public plus large, et notamment aux publics éloignés et aux jeunes, le Pavillon sera accessible à distance sous une forme virtuelle. Recréé en expérience immersive, il permettra un accès depuis chez soi ou au sein d’espaces dédiés.

    Illustration de la Marque France, le Pavillon France à l’Expo Osaka 2025 a pour ambition de valoriser la dynamique économique engagée par la France. Une nation porteuse d’une réindustrialisation décarbonée de nouvelle génération et qui a le statut de leader mondial de l’Art de vivre et des Industries Culturelles et Créatives.

    Mai 2025 : Festival de Cannes

    En mai 2025, la Croisette s’apprête à vibrer au rythme du 78e Festival de Cannes. Un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles du monde entier. Pendant ces 12 jours de festivités, la ville de Cannes deviendra le théâtre d’une effervescence créative. Cette cérémonie accueillera les plus grandes stars du cinéma, les réalisateurs les plus talentueux et les cinéphiles les plus passionnés.

    Parmi les temps forts de cette édition, on retrouvera sans aucun doute la compétition officielle. Les réalisateurs les plus talentueux du moment y présenteront leurs derniers chefs-d’œuvre. Le jury aura la lourde tâche de départager ces œuvres emblématiques qui marqueront l’histoire du cinéma. Du drame intimiste à la fresque épique, en passant par le film d’auteur ou le blockbuster.

    Logo du Festival de Cannes
    Logo du Festival de Cannes

    Au-delà de la compétition, le Festival de Cannes offrira également une programmation riche et diversifiée. Les sections parallèles, telles que la Quinzaine des Réalisateurs ou la Semaine de la Critique, permettront de découvrir des films plus confidentiels, des voix émergentes et des regards singuliers sur le monde.

    Outre les projections destinées au public, le Festival de Cannes reste un rendez-vous incontournable pour les professionnels du 7e art. Les marchés du film, les rencontres et les séances de networking permettront aux réalisateurs, producteurs, distributeurs et acteurs de nouer des contacts, de finaliser des accords et de faire avancer leurs projets.

    C’est également l’occasion pour les festivaliers d’assister à des masterclasses, des conférences et des tables rondes animées par les plus grandes personnalités du cinéma. Un moyen unique de se former, de s’inspirer et de se tenir au courant des dernières tendances de l’industrie.

    Été 2025 : Dissolution ou non ?

    Pour le moment, Emmanuel Macron balaie cette hypothèse. Ce mardi 10 décembre, devant les chefs de partis à l’Élysée, hors RN et LFI, le chef de l’Etat a fait part de « sa volonté de ne pas dissoudre l’Assemblée nationale d’ici 2027 », a rapporté Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes. Soit pas avant l’année de la prochaine présidentielle.

    Selon l’article 12 de la Constitution, le président de la République ne peut dissoudre l’Assemblée nationale qu’à une seulement condition : le respect du calendrier. « Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l’année qui suit ces élections », peut-on lire. Les dernières élections législatives se sont tenues les 30 juin (premier tour) et 7 juillet (second tour). Le terme « année qui suit » doit-il être pris en compte à partir du décret de dissolution, soit le 9 juin, du premier ou du second tour ?

    @adobestock
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    Pour le constitutionnaliste Théo Ducharme « l’article 12 doit être interprété comme faisant référence au second tour, c’est-à-dire après l’élection définitive de l’Assemblée nationale ». Il faut toutefois être prudent selon le maître de conférences en droit public car « ça n’a pas été tranché en droit ». Il n’existe aucun précèdent sur lequel s’appuyer et aucun juge ne s’est dit compétent pour contrôler la conformité d’une dissolution. À deux reprises, en 1988 et en 2024, le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent. C’est finalement le Président qui signe le décret de dissolution et c’est lui qui interprète la Constitution.

    Ainsi selon les constitutionnalistes, comme Anne-Charlène Bezzina, maître de conférences en droit public à l’Université de Rouen « seul le décret fait foi ». Selon cette interprétation, le Président de la République pourrait donc dissoudre dès le mardi 10 juin 2025. Les élections législatives pourraient alors se tenir entre le dimanche 6 juillet et le dimanche 20 juillet 2025.

    Juillet 2025 : Jubilé des jeunes à Rome

    Le Jubilé, proclamé tous les vingt-cinq ans, est une occasion unique pour consolider sa foi.  favoriser les œuvres de solidarité et de communion fraternelle au sein de l’Église et de la société et a toujours été l’occasion propice pour le pardon des péchés et l’expérience de l’indulgence.

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    À l’invitation du pape François, tous les jeunes du monde sont conviés à venir fêter le jubilé de l’année 2025 à Rome ! Cette année, la thématique sera l’espérance ! Ainsi du 28 juillet au 3 août, le Saint-Siège vous donne rendez-vous à Rome pour jubiler ensemble. Diverses activités seront organisées pendant la semaine et nous passerons le week-end final avec le pape.

    Septembre 2025 : NASA renvoie un homme sur la lune

    C’est vraiment LA mission spatiale que tout le monde attend. La Nasa le scande ces dernières années : « l’homme va retourner sur la Lune ». Artemis II, la deuxième mission du programme Artemis mais la première habitée, est prévue pour septembre 2025, avec un lancement depuis le Centre spatial Kennedy en Floride.

    L’objectif sera le même qu’avec Apollo 17 en 1972.  Envoyer un vaisseau comprenant quatre astronautes en orbite autour de la Lune, sans alunissage. L’équipage sera composé de trois Américains et un Canadien. Elle sera suivie par Artemis III. Une nouvelle mission visant cette fois-ci à déposer deux astronautes à la surface de la Lune en septembre 2026.

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    À bord du vaisseau Orion, le commandant Gregory Reid Wiseman, le pilote Victor J. Glover, la spécialiste de mission 1 Christina Koch, tous les trois associés à la NASA, ainsi que Jeremy Hansen, spécialiste de mission 2, de l’Agence spatiale canadienne.

    Novembre : COP 30 au Brésil

    La conférence de Belém de 2025 sur les changements climatiques, ou COP 30, est une conférence internationale organisée par l’Organisation des Nations unies qui se déroulera du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, dans le nord du Brésil, capitale de l’État du Pará au sein de l’Amazonie. Elle sera la 30e conférence des parties (d’où son acronyme) et réunira les pays signataires de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

    Le grand rendez-vous annuel consacré à la lutte contre le changement climatique sera ainsi organisé pour la première fois en Amazonie, « poumon vert » de la planète. La candidature de Belém do Pará pour la COP 30 avait été proposée début 2023 par le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva. Elle avait également reçu le soutien de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC).

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    De retour au pouvoir après le mandat du climatosceptique Jair Bolsonaro, Lula et sa ministre de l’Environnement Marina Silva affirmaient ainsi leur volonté de redonner au Brésil son influence internationale sur les questions écologiques et climatiques.

    En août dernier Belém a accueilli un Sommet de l’Amazonie. Cette conférence a réuni les États membres de l’Organisation du traité de coopération amazonienne (Brésil, Bolivie, Colombie, Guyana, Équateur, Pérou, Suriname et Venezuela).

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