Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • « Initiatives expats », le meilleur des expatriés engagés en 2024

    « Initiatives expats », le meilleur des expatriés engagés en 2024

    Écouter le récap de 2024 d’Initiatives Expats

    Partout dans le monde, les Français de l’étranger sont actifs pour nos ressortissants hors de France. C’est ainsi qu’ils soutiennent, entre autres, la création culturelle et qu’ils organisent également des événements sportifs. Mais pas seulement. En effet, nos compatriotes, aux quatre coins du monde, facilitent aussi l’insertion professionnelle, ou bien encore apportent leurs aides au niveau de la santé.  De Los Angeles à Ho-Chi-Minh, en passant par Francfort et Londres. De New York à Berlin, sans oublier Abidjan, voici les meilleurs moments 2024 d’« Initiatives Expats », un podcast Lesfrancais.press qui met en avant nos expatriés engagés.

    Une aide de l’Etat français : le STAFE

    Depuis 2018, le fonds de soutien au tissu associatif des Français à l’étranger, plus communément appelé STAFE, aide financièrement les projets initiés par nos ressortissants hors de France. Cette contribution de l’Etat français permet ainsi la réalisation d’actions dont l’objet est de nature soit éducative ou caritative, ou bien culturelle ou socio-économique. L’ensemble des invités d’« Initiatives Expat » ont un point commun : ils ont notamment reçu cet apport financier de l’Etat français. Cette subvention, c’est également la reconnaissance du travail accompli par nos ressortissants à l’étranger.

    La pétanque, ce n’est pas que l’apéro

    Ainsi, Pierre Constantin, du Los Angeles Pétanque Club, a pu organiser la venue de champions du Monde pour faire découvrir son sport. Partant de la question « qui n’irait pas voir un match de foot si Zidane joue ? », il a pu accueillir Dylan Rocher et Damien Hureau, deux joueurs français, multi-titrés sur la scène internationale de la pétanque.

    Pierre Constantin à gauche suivi de Dylan Rocher, champion multi-titrés sur la scène internationale de la pétanque
    Pierre Constantin à gauche suivi de Dylan Rocher, champion multi-titrés sur la scène internationale de la pétanque

    Et ce jeu, ce n’est pas uniquement « pastis cacahuètes », c’est aussi « un sport de haut-niveau ». Et les participants à ce tournoi, à deux encablures d’Hollywood, ont pu s’en apercevoir.

    Une médaille du panache aux (petits) JO ?

    De l’autre côté du Rhin, à Francfort, les plus jeunes ont aussi pratiqué des épreuves sportives. Ils ont eu leurs propres JO, appelés les « P’tits Jeux ». Au-delà de la compétition, c’est aussi le fair-play qui a été mis en avant. Des médailles ont été distribuées, mais parmi elles, celle récompensant le panache a-t-elle aussi été décernée ? L’organisatrice nous répond dans ce podcast des « meilleurs moments » 2024.

    La langue française comme premier remède

    Mais il n’y a pas que le sport qui est pris en charge par nos compatriotes engagés. La santé est aussi intégrée à de nombreuses initiatives. C’est le cas à Londres, avec le Dispensaire Français. D’ailleurs à quoi sert exactement cette structure ? Cet organisme a pour objectif « d’accompagner, de soigner et de venir en aide aux Français et francophones les plus vulnérables ».

    Londres Jerome Walczak Dispensaire Français SFB

    Londres Jerome Walczak Dispensaire Français SFB

    Ce qui fait, entre autres, sa particularité c’est que « la communauté de langue » est une donnée incontournable de son organisation. Comme un premier soin, les fondateurs de ce dispensaire estimaient que lorsque « les gens en détresse entendaient parler leur langue maternelle, ils se sentaient déjà mieux » nous confie Jérôme Walczak le directeur actuel du dispensaire londonien. Parmi les difficultés de santé recensées chez certains de nos compatriotes, la santé mentale est une des grandes causes mises en avant. Les motifs d’inquiétudes ne manquent pas.  

    L’emploi, la clé de l’expatriation ?

    Et pour trouver un équilibre, l’accès à l’emploi peut contribuer à ce bien-être. C’est pour cela qu’en Côte d’Ivoire, Astrid Dessi-Foulon, la présidente d’Abidjan Accueil, s’active pour aider le « conjoint suiveur » à trouver un travail. Bien souvent, celui-ci part pour accompagner son mari ou sa femme qui arrive dans un pays d’accueil pour exercer une profession précise. Or, pour cette association, celui qui part sans travail doit recueillir une attention particulière, d’autant plus qu’il est, pour l’Accueil, le « conjoint indispensable ». 

    Souvent c’est lui/elle qui s’occupe de la famille. Or, il lui faut des outils pour pouvoir s’intégrer au mieux aux demandes locales. Pour cela, la clé, c’est la mise en place d’un dispositif pour l’aider dans son expatriation afin de répondre aux critères d’embauche. Astrid Dessi-Foulon, nous donne les grandes lignes du projet PIPAA mis en place. 

    Equipe d'Accueil Abidjan

    Equipe d’Accueil Abidjan

    Mais il n’y a pas qu’en Afrique que se pose la question de l’emploi. Outre-Rhin, une association œuvre aussi pour soutenir nos compatriotes à la recherche d’un travail. Depuis 30 ans, Emploi-Allemagne crée ainsi « des liens et des opportunités pour donner les meilleures chances d’une vie professionnelle réussie pour les Français et les francophones en Allemagne. » C’est notamment grâce à l’organisation de cafés-emplois que ces mises en relations se développent. Ces initiatives ont d’ailleurs reçu une aide financière du STAFE. Mais est-ce facile d’obtenir ce soutien et que faudrait-il améliorer ? La présidente de l’association partage son point de vue, et donne des premières pistes d’évolution.

    Comment améliorer le STAFE ?

    C’est ainsi que ces propositions pour moderniser le STAFE trouvent écho au Vietnam. Jaime Peypoch, qui multiplie les actions associatives, connaît bien ce dispositif de l’Etat français. Et il émet une idée pour que celui-ci puisse encore mieux répondre aux attentes de nos expatriés engagés. À ce jour, le STAFE est « une aide au démarrage » nous dit-il. Et même s’il appartient aux structures de trouver ses propres solutions pour pérenniser leurs activités, la suggestion émise par notre invité serait la suivante. « Au lieu de limiter le STAFE sur une année, il faudrait que l’on puisse faire une demande sur deux ou trois ans pour accompagner les projets. »  Alors, il s’agirait de pouvoir accompagner les associations et les aider de ce fait à ancrer leurs actions dans le temps.

    Enfin, depuis New-York, on parle du « trac » qui s’empare de beaucoup avant de monter sur une scène de spectacle. Guillaume Roper-Sirvent, le directeur de l’« Atelier Théâtre » nous partage ce qu’il ressent durant les quelques secondes qui suivent la levée de rideau… Sa réponse, très inspirante, et bien plus encore, vous la (re)découvrirez en écoutant l’intégralité de ce podcast des meilleurs moments 2024 d’« Initiatives Expats », la série Lesfrancais.press qui met en avant nos expatriés engagés.

  • Que faire des cadeaux de noël non désirés ?

    Que faire des cadeaux de noël non désirés ?

    Comme chaque année, vous êtes rentré(e) en France pour les fêtes de fin d’année et comme chaque année, la valise est trop petite pour accueillir tous les cadeaux de noël reçus. Mais parmi tous ces présents, on va se l’avouer, certains vont voyager juste pour finir remiser dans un placard ou dans le grenier. Alors si on leur donnait une seconde vie ?

    Désormais, revendre les cadeaux non-désirés est accepté socialement, l’anonymat d’internet a aussi du bon… Mais il est aussi possible de faire une bonne action. On vous explique tout.

    La revente des cadeaux de Noël

    Vos cadeaux ne vous plaisent pas et vous auriez aimé avoir de l’argent en échange, pour vous offrir le cadeau qui vous fait envie ? La revente est l’option idéale ! De nombreux sites et applications sont dédiés à la revente de particulier à particulier. Des vêtements à l’électronique, vous trouverez le site qui vous correspond. 

    @adobestock
    @adobestock

    Voici quelques exemples de sites de revente : Rakuten, eBay, Back Market, Vinted, ou encore Vestiaire Collective. En plus de vous rapporter de l’argent, la revente permet de recycler vos cadeaux de fin d’année, et d’acheter un cadeau seconde main. Un geste pour l’environnement et pour votre portefeuille !  

    Don de cadeau

    Si un cadeau ne vous plait pas mais que vous avez quand même eu tout ce que vous désiriez et que vous souhaitez faire un geste pour ton prochain, le don est le meilleur moyen. Grâce au don, vous pourrez transformer votre cadeau en bonne action. Vous pouvez faire don de votre cadeau à la croix rouge, au secours populaire ou bien sur le site Donnons. Vous pouvez aussi utiliser une application comme Trocr. Le concept est simple : lorsque l’objet trouve preneur, la somme payée par l’acheteur revient alors à l’association. Le don est un geste responsable et solidaire, surtout en temps de fêtes. 

    @adobestock
    @adobestock

    De nombreuses boutiques, applications, sites internet etc… sont dédiés à recycler les cadeaux de Noël. C’est un moyen simple, efficace et parfois même lucratif de se désencombrer d’un cadeau non désiré. De plus, permettre d’offrir des cadeaux seconde main est une solution écologique et économique contre la surconsommation. N’hésitez plus, faites de vos mauvais cadeaux les bons cadeaux d’un autre.

  • Noël dans le monde

    Noël dans le monde

    Les Français de l’étranger le savent, aux quatre coins du monde, les fêtes de fin d’année témoignent d’incroyables traditions de Noël, d’anecdotes étranges, etc. Les fêtes de la saison sont aussi variées et inattendues que les cultures elles-mêmes, parcourons, ensemble, le monde pour les découvrir, de l’Espagne aux Philippines!

    La crèche originelle à Naples, en Italie

    Noël en Italie est une période réellement magique. Célébrées à travers toute la botte italienne, les fêtes de fin d’année voient les rues et les maisons du pays se remplir de sapins de Noël et de crèches. Le saviez-vous ? La crèche a été inventée en Italie au Moyen-Âge dans la ville de Naples, c’est pourquoi on l’appelle le “Presepe Napoletano” !

    La crèche originelle à Naples
    La crèche originelle à Naples

    Et qui dit Italie, dit également gastronomie : chaque région possède ses spécialités de Noël et chaque famille ses propres traditions. Deux desserts particulièrement populaires sur les tables italiennes à cette époque de l’année : le Panettone, originaire de Milan, et le Pandoro, de Vérone. Pourquoi ne pas en goûter ? 

    En Italie, les enfants ne croient pas seulement au Père Noël mais aussi à la Befana. Cette vieille dame aux airs de sorcière volant sur un balai rend visite aux enfants durant la nuit du 5 au 6 janvier. Elle distribue alors des bonbons à ceux qui se sont bien comportés et du charbon aux plus turbulents dans une chaussette prévue à cet effet ! 

    Le cagatió en Catalogne, Espagne

    Saviez-vous que la Catalogne, une des 17 communautés autonomes de l’Espagne, possède ses propres traditions de Noël ? On vous présente les plus populaires !

    Avez-vous déjà entendu parler du cagatió ? Chaque année, les familles catalanes “nourrissent” ce tronc de bois tout au long du mois de décembre jusqu’au jour de Noël où le moment arrive de faire sortir les cadeaux ! Recouvert d’une couverture, les enfants frappent sur le tronc avec un bout de bois en chantant une chanson traditionnelle. Une fois fini, les enfants enlèvent la couverture pour découvrir les nombreux cadeaux que le tronc a déféqué.

    Le cagatió en Catalogne
    Le cagatió en Catalogne

    Lorsque vous regardez une crèche en Catalogne, soyez attentifs : vous y verez certainement une figurine étrange. Il s’agit du caganer ! Le nom de ce personnage, en position assise pour aller aux toilettes, signifie littéralement le “crotteur”. Ils se vendent sur tous les marchés de Noël de la région.

    En matière de gastronomie, la Catalogne possède également ses plats typiques de Noël comme l’escudella, une savoureuse soupe servie en entrée suivie d’une viande cuite dans le même bouillon. 

    Aux Philippines, la saison de Noël commence en septembre

    Quand est-ce que débute réellement la saison de Noël ? Certains disent le 1er décembre, d’autres après la Toussaint et aux Philippines… dès le 1er septembre ! Dès la rentrée, vous pouvez donc entendre des chansons de Noël dans les magasins et à la radio. Les Philippins adorent célébrer Noël et profitent de cette période pour se rassembler en famille et entre amis en partageant de bons plats. 

    Aux Philippines, la saison de Noël commence en septembre
    Aux Philippines, la saison de Noël commence en septembre

    Une de leurs traditions de Noël consiste à suspendre des lanternes de bambou en forme d’étoile dans les rues. Celles-ci symbolisent l’étoile guidant les Rois mages.

    Pendant les fêtes de Noël, les Philippins mangent généralement un gâteau de riz au petit-déjeuner. Celui-ci se prépare traditionnellement dans un plat en argile qui cuit ensuite au charbon pendant plusieurs heures. La cuisson au four est également courante si vous souhaitez le déguster chez vous !

    Un Noël païen au Japon

    Bouclez vos ceintures, on s’envole pour le Japon où Noël est devenu ces dernières années une tradition de plus en plus populaire ! Pendant les fêtes de fin d’année, de splendides illuminations brillent dans les rues des plus grandes villes du pays. 

    Un Noël païen au Japon
    Un Noël païen au Japon

    Noël n’est pas tellement considéré comme une fête religieuse au Japon mais plutôt comme l’occasion de se réunir, d’échanger des cadeaux et de dévorer un morceau d’un délicieux kurisumasu keki (Christmas cake), ou de déguster du poulet grillé dans un fast food !

    La culture japonaise se caractérise par cet équilibre presque parfait entre innovation et tradition. À Noël, celui-ci se reflète entre autres dans la manière sont emballés les cadeaux. Les Japonais utilisent souvent le furoshiki, un papier d’emballage traditionnel qui se décline dans de nombreux coloris et motifs… Joli et respectueux de l’environnement !

    Des décorations de Noël extravagantes à New York

    Les fêtes de fin d’année sont une période unique de l’autre côté de l’Atlantique ! Chants de Noël, lait de poule ou décorations extravagantes font partie des activités préférées des Américains tout au long du mois de décembre. 

    Des décorations de Noël extravagantes à New York
    Des décorations de Noël extravagantes à New York

    De toutes les villes américaines, New York est sans doute celle qui incarne le plus cet esprit avec des traditions de Noël emblématiques comme le sapin de Noël du Rockefeller, les comédies musicales de Noël sur Broadway, la patinoire de Central Park ou les illuminations de Dyker Heights.

    À partir du week-end suivant, Thanksgiving et jusqu’au 31 décembre, les habitants de ce quartier de Brooklyn rivalisent d’originalité en ornant leurs maisons et les rues alentour de spectaculaires décorations de Noël. Tous les jours de 17h à 21h, locaux et touristes se promènent pour découvrir les façades décorées de Père Noël géants, de casses-noisettes et de guirlandes !

    La plus ancienne parade de Noël à Toronto, Canada

    L’une des plus belles destinations pour un Noël enneigé, c’est le Canada ! Et soyons bien clair sur un point : quand il s’agit de Noël, les Canadiens ne rigolent pas. Saviez-vous qu’a lieu à Toronto la plus grande et la plus ancienne parade de Noël au monde ? 

    La plus ancienne parade de Noël à Toronto, Canada
    La plus ancienne parade de Noël à Toronto, Canada

    De nombreuses recettes typiques se concoctent également à travers le pays. À l’instar du Québec par exemple, où on sert la Tourtière de Noël, une savoureuse tourte à la viande, lors du repas du 24 décembre. Vous en prendrez bien une part ?

    Noël en plein été en Afrique du Sud

    Bien qu’en Afrique du Sud, Noël y soit célébré en plein été, les gens aiment également décorer leurs maisons et leurs quartiers. On trouve des sapins de Noël partout. De plus, les enfants laissent une chaussette de Noël pour le Père Noël – également appelé Sinterklaas et Kersvader en afrikaans (qui est basé sur le néerlandais).

    Noël en plein été en Afrique du Sud
    Noël en plein été en Afrique du Sud

    Beaucoup de gens profitent des vacances pour visiter l’étonnante campagne sud-africaine, par exemple pour voir des animaux sauvages dans le célèbre parc national Kruger ou pour faire une excursion sur la magnifique Garden Route.

    Outre les plats de Noël typiques populaires dans le monde entier comme la dinde, le canard et autres viandes rôties, il existe un dessert très spécial que l’on ne trouve qu’en Afrique du Sud : le doux Malva Pudding. Ce gâteau traditionnel de Noël à base de confiture d’abricots se sert chaud avec de la crème anglaise et de la glace !

    Des manguiers décorés pour Noël en Inde

    Aujourd’hui, nous nous envolons pour l’Inde, terre de nombreuses religions et traditions, où Noël se célèbre principalement dans la ville de Mumbai et l’État de Goa ainsi que dans certaines régions de l’est du pays. 

    Des manguiers décorés pour Noël en Inde
    Des manguiers décorés pour Noël en Inde

    Alors que dans de nombreux endroits, l’arbre de Noël traditionnel est un sapin, en Inde, les gens décorent plutôt des manguiers ou des bananiers, en utilisant parfois aussi les feuilles pour décorer leurs maisons ! Les rues sont également ornées de guirlandes de lanternes géantes en papier en forme d’étoiles, créant une atmosphère vraiment magique. 

    Le gâteau de Noël typique en Inde ? Un gâteau aux prunes ! Les Indiens ont un penchant pour les douceurs pendant la saison et à cette époque de l’année, les tables sont généralement remplies de kulkuls (tourbillons sucrés frits), de neureos (petites pâtisseries farcies de fruits secs et de noix de coco) et de dodol (sorte de caramel à la noix de coco et aux noix de cajou). 

    Et vous quelles traditions avez-vous croisées ?

    Et ils existent de nombreuses autres traditions, parfois très localisées. N’hésitez pas à les partager avec nous soit sur nos réseaux sociaux comme Instagram ou Facebook. Vous pouvez aussi nous écrire via Messenger ou par courriel sur notre adresse email : [email protected].

    Vos trouvailles viendront nourrir l’article de décembre 2025 ! Merci à vous.

  • Les 10 citations de l’année 2024

    Les 10 citations de l’année 2024

    Chaque jour du lundi au vendredi, pour ceux qui sont abonnés à la version quotidienne du bulletin d’informations des Français de l’étranger, nous mettons en exergue une citation d’une personnalité du monde. Politique, culture, phénomène de société, retrouvez l’année 2024 en 10 citations.

    Politique

    On commence évidemment par la politique qui a marqué l’année. En douze mois, c’est 2/3 des humains qui sont allés voter au cours de l’an passé.

    Emmanuel Macron et la dissolution

    Emmanuel Macron
    Emmanuel Macron

    « Je demande à l’ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines, l’État de droit, le parlementarisme, une orientation européenne et la défense de l’indépendance française, d’engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays.  »

    Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français publiée ce 10 juillet 2024

    Marine Le Pen, l’ivresse d’être faiseuse de roi

    Marine Le Pen
    Marine Le Pen

    « Ce que je veux, c’est que l’Assemblée nationale puisse être en situation d’opérer une censure si c’est nécessaire »

    Marine Le Pen (RN), après son échange avec Emmanuel Macron à l’Élysée ce lundi 26 août 2024.

    Le retour de Donald Trump

    Donald Trump
    Donald Trump

    « Je suis très fier de votre vote, j’espère qu’un jour vous regarderez en arrière et que vous vous direz que « c’est l’un des moments les plus importants de ma vie que d’avoir voté pour ce groupe de personnes ». (…) L’Amérique nous a donné un mandat puissant et sans précédent, nous avons repris le contrôle du Sénat. »

    Donald Trump lors de son discours de victoire le 06 novembre 2024 à Miami.

    Le nouvel axe russe

    Vladimir Poutine
    Vladimir Poutine

    « L’Occident veut nous affaiblir de l’intérieur et semer la discorde »

    Vladimir Poutine, dénonçant les « habitudes coloniales » des Occidentaux le 22 février 2024

    La fin de la Francafrique

    Bassirou Diomaye Faye (@Bassirou Diomaye Faye)
    Bassirou Diomaye Faye (@Bassirou Diomaye Faye)

    « Pourquoi faudrait-il des soldats français au Sénégal ? Quel pays peut avoir des militaires étrangers sur son sol et revendiquer son indépendance ? »

    Bassirou Diomaye Faye en novembre 2024 dans différents médias français et africains

    Culture et Sports

    Avec les Jeux de Paris, la réouverture de Notre-Dame, les occasions pour notre pays de rayonner furent nombreuses en 2024…même si le spectre terroriste continue de planer.

    La sécurité des Jeux Olympiques

    Jeux Olympiques 2024
    ©COJOP 2023

    « Les forces de l’ordre sont mobilisées à un niveau exceptionnel »

    a assuré le président de la République, lors d’une interview sur RMC. Il y a évoqué les moyens « considérables » qui ont été mis en place pour la sécurité des Jeux olympiques et paralympiques.

    Paris enflamme le monde

    Céline Dion
    Céline Dion

    « Chaque fois que je reviens à Paris, cela me rappelle qu’il y a tellement de joie et de beauté à voir dans le monde. J’aime Paris et je suis si heureuse d’être de retour ! »

    Céline Dion sur X le 26 juillet 2024

    Notre-Dame sublimée

    @Diocèse de Paris
    @Diocèse de Paris

    « Vous avez transformé le charbon en art »

    Emmanuel Macron remercie les artisans qui ont reconstruit Notre-Dame de Paris ce 29 novembre 2024

    Économie

    Une année difficile pour la France et l’Europe, mais sous placée sous le signe de la relance partout ailleurs dans le monde.

    Elon Musk devient l’homme le plus riche de l’histoire grâce au succès des voitures électriques

    Le président élu Donald Trump écoute Elon Musk alors qu’il arrive au lancement d’une fusée SpaceX le mois dernier. Photo : AP
    Le président élu Donald Trump écoute Elon Musk alors qu’il arrive au lancement d’une fusée SpaceX le mois dernier. Photo : AP

    « C’est officiel, Elon Musk est désormais l’homme le plus riche de l’Histoire. La fortune personnelle du patron de Tesla, X et SpaceX a dépassé les 400 milliards de dollars, ce mercredi 11 décembre, une première historique. »

    Bloomberg le 11 décembre sur son site et ses différents médias

    Le Mercosur, le fédéralisme européen révélé aux Français

    Ursula von der Leyen
    Ursula von der Leyen

    « Nous avons conclu les négociations pour l’accord UE-Mercosur. C’est le début d’une nouvelle histoire. Je me réjouis maintenant d’en discuter avec les pays européens »

    Ursula von der Leyen à X, lors d’une conférence de presse conjointe avec les présidents de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay pour annoncer l’accord conclu après 25 ans de discussions ce 05 décembre 2024.

  • Le Best of Culture de l’année 2024

    Le Best of Culture de l’année 2024

    Écouter le Best of Culture de l’année 2024

    Quand nous entendons le mot culture nous sortons notre plume et notre micro. Et nous partons à la rencontre des Français de l’étranger qui portent des projets culturels et artistiques.

    Parce que, comme vous, nous aimons la culture trait d’union. Celle qui, du cinéma aux jeux-vidéos, des romans à la non fiction, nous offre une fenêtre sur l’évasion, sur l’ailleurs et sur les autres. Notre émission sur la culture française à l’étranger se nomme justement Vagabondage comme un hommage à une culture multiforme faite de déambulations libres.

    Parce que la communauté des Français de l’étranger est par nature plus ouverte dans sa géographie et ses idées, et qu’elle donne naissance parfois à des projets étonnants qui ne s’épanouiraient pas de la même façon en France.

    Pour vous remercier de votre fidélité aux podcasts et articles culturels de Lesfrancais.press, nous vous offrons notre Best of culturel de fin d’année.

    Un podcast qui vous présente le Best of de nos meilleures rencontres

    Une sélection sous forme de podcast qui vous fera voyager d’abord vers la Thaïlande sur les traces de Romain, « expat malgré lui » depuis que le Covid l’a piégé à Bangkok.  Il explore désormais les routes du fin fond du pays dans des épopées filmées en direct sur Twitch.

    expat malgré lui
    Romain, expat malgré lui

    Il  promeut ainsi une culture « en roue libre » faite de rencontres et d’aventures inattendues loin de toutes les routes touristiques.

    Une avocate franco-américaine autrice de polars, un français pilier d’Ubisoft Montréal

    Best of encore avec Elle Jauffret et son destin « bigger than life ». Cette française de Nice a construit un destin américain en devenant avocate US et en se lançant dans l’écriture de romans en anglais. Une belle histoire qu’elle vous conte avec un enthousiasme entrainant.

    Couverture du livre d'Elle Jauffret "Threads of Deception"
    Couverture du livre d’Elle Jauffret « Threads of Deception »

    La culture c’est aussi les Jeux vidéos et le géant Ubisoft que le français Aymar Azaïzia a découvert voilà plus de vingt ans en entrant dans cette entreprise dont il est aujourd’hui un des directeurs sur le site de Montréal. Il nous narre l’adaptation du jeu mondialement connu Assassin’s Creed au cinéma, en BD et en roman. Car nous aimons la culture sous toutes ses formes, sans hiérarchie de valeurs mais avec pour seule boussole la créativité et l’inventivité.

    Une culture engagée avec un écrivain diplomate et un ex ambassadeur amoureux de l’Allemagne

    La culture sur nos ondes et nos articles s’est voulue également engagée. Avec Olivier Favry, directeur de l’institut français de Bratislava qui s’inscrit dans la veine des écrivains diplomates et qui nous présente le nécessaire combat de la diplomatie contre les fake news et les populismes.

    Vagabondage : Olivier Favry, directeur de l’institut français de Slovaquie
    La promesse américaine de Samuel Corvair (nom de plume d’Olivier Favry)

    Enfin, l’ex Ambassadeur Charles Malinas nous fait prendre de la hauteur avec une réflexion sur l’axe franco-allemand et la nécessite de renforcer ce couple qui aujourd’hui présente des signes de faiblesses.

    Charles Malinas
    Charles Malinas

    Restez-nous fidèles en 2025 avec de nouvelles rencontres et de nouveaux échanges aux quatre coins du globe, car vous avez du talent et de la créativité et que nous sommes fiers de vous inviter dans nos colonnes et sur nos ondes.

  • Nouveau gouvernement : Borne, Retailleau, Darmanin et Saint-Martin pour les Français de l’étranger

    Nouveau gouvernement : Borne, Retailleau, Darmanin et Saint-Martin pour les Français de l’étranger

    Le Premier ministre François Bayrou souhaitait former une équipe resserrée et la plus ouverte possible. Chantre du dépassement en politique, il voulait qu’elle comprenne des personnalités de poids, de gauche comme de droite et du centre, afin de répondre aux urgences, qu’affronte le pays, notamment budgétaires. Finalement, c’est un gouvernement de droite qui fut annoncé ce lundi 23 décembre dont Laurent Saint-Martin, comme ministre des Français de l’étranger. À peine, le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, avait fini de dévoiler les noms que les leaders de gauche appelaient à voter une motion de censure prévue le 16 janvier, deux jours après la déclaration de politique général de François Bayrou. D’ici là un premier conseil des ministres aura lieu le 3 janvier.

    Un gouvernement sans Xavier Bertrand

    Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, jusqu’ici pressenti pour intégrer le gouvernement de François Bayrou, a indiqué, ce lundi, dans un communiqué publié sur le réseau social X « refuser de participer à un gouvernement de la France formé avec l’aval de Marine Le Pen ».

    « Le premier ministre m’a informé ce matin, contrairement à ce qu’il m’avait proposé hier, qu’il n’était plus en mesure de me confier la responsabilité du ministère de la justice en raison de l’opposition du Rassemblement national, rapporte-t-il. En dépit de ses nouvelles propositions, je refuse de participer à un gouvernement de la France formé avec l’aval de Marine Le Pen. Accepter à ces conditions aurait été le reniement de mes valeurs, de mon engagement et de mes combats. »

    Xavier Bertrand faisait partie des poids lourds de droite, de gauche et du centre que François Bayrou voulait attirer dans son gouvernement. « Bien que cela soit une faute de composer avec l’extrémisme, je lui ai néanmoins souhaité bonne chance car plus que tout, ce qui compte pour moi, c’est que notre pays se relève et que nos concitoyens retrouvent confiance et espoir », a ajouté Xavier Bertrand. Les spéculations sur la nomination de l’ancien ministre, opposant déterminé à l’extrême droite, avaient été mal accueillies au Rassemblement national, premier groupe à l’Assemblée nationale.

    C’est Gérald Darmanin qui redevient ministre comme Garde des sceaux, il siègera place Vendôme pas très loin de son ancien bureau place Beauvau que conserve Bruno Retailleau. Un couple Justice-Intérieur qui sera placé sous le signe de la fermeté, une déclaration de guerre pour la gauche et une épine dans le pied du Rassemblement national.

    Dans les arrivées, on note la présence deux anciens Premier ministre. Tout d’abord, Elisabeth Borne qui s’inscrit dans la volonté de François Bayrou de s’entourer de personnalités politiques expérimentées pour faire face à une Assemblée nationale divisée et hostile. L’ancienne présidente de la RATP dispose ainsi d’une importante expérience. En effet, Elisabeth Borne a occupé plusieurs postes, des Transports, de la Transition écologique et du Travail, jusqu’à Matignon, en tant que Première ministre. Elle occupera le bureau d’Anne Genetet, qui aura été ministre de l’Éducation que quelques semaines. Elle retrouvera très prochainement son siège de député des Français de la Xième circonscription des Français de l’étranger.

    Le deuxième est lui aussi issu de la gauche, c’est Manuel Valls. Après avoir échoué à devenir député des Français de la péninsule ibérique face à Stéphane Vojetta, il revient à la table des ministres pour prendre en charge les Outre-mer, mais avec le titre de ministre d’État. C’est aussi un symbole fort envoyé à Mayotte mais aussi aux indépendantistes de Nouvelle-Calédonie.

    A Bercy, c’est un technicien qui débarque pour prendre en charge le ministère de l’Économie et pilotera le budget 2025, attendu par tous et dont la qualité donnera le tempo du gouvernement Bayrou. Actuel directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, Eric Lombard devient ministre pour la première fois.

    A la Défense, c’est au contraire, la stabilité qui prime ! Sébastien Lecornu conserve donc le portefeuille et permettra un bon fonctionnement de l’Etat en lien direct avec le Président de la République. D’Ouest à l’Est, les crises se succèdent, l’expertise et les liens humains ont primé. L’autre versant du domaine réservé présidentiel, ce sont les Affaires étrangères, et là, c’est aussi un intime d’Emmanuel Macron qui reste en place, Jean-Noël Barrot. Tandis que Sophie Primas qui lui était attachée prend du galon pour devenir la porte-parole du gouvernement.

    Laurent Saint-Martin, ministre des Français de l’étranger

    Ainsi pour succéder à Sophie Primas, c’est Laurent Saint-Martin qui a été désigné par l’exécutif.  Comme notre précédente ministre de tutelle, c’est un professionnel du commerce extérieur, auquel notre portefeuille est rattaché, qui s’installe rue de la Convention.

    Dans le précédent gouvernement, il était à la tête du Budget, une matière qu’il maîtrise moins que la dimension internationale de l’économie française. Né à Toulouse, Laurent Saint-Martin a obtenu un master en finance à l’École des hautes études commerciales (EDHEC).

    Par la suite il a, dans le privé, dédié sa carrière à l’accompagnement des entreprises. Spécialisé dans leur financement, il a œuvré à Oséo, devenu Bpifrance, puis Euronext. Après sa défaite aux élections législatives de 2022, il a été nommé directeur général de Business France par décret du président de la République. Cette structure, que bon nombre de Français de l’étranger connaissent, est chargée d’aider les entreprises françaises dans leur déploiement et leurs échanges à l’international, afin d’attirer les investisseurs étrangers en France.

    Il sera donc en charge de répondre aux nombreuses questions liées aux non-résidents en France, comme le droit bancaire, la CSG, le financement de la CFE ou l’évolution du réseau ASFE pour le rendre plus accessible aux Français de l’étranger tout en assurant une continuité avec le corps professoral en métropole.

    Lescure, Ferracci

    Le député des Français d’Amérique du nord, Roland Lescure, a défrayé la chronique depuis la démission de Michel Barnier, on l’annonçait Premier ministre puis Ministre d’un Super-Bercy. Ancien membre du PS, il fait partie des piliers du mouvement d’Emmanuel Macron et plaidait pour une « coalition des raisonnables ». Député macroniste depuis 2017, il a été ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie dans les gouvernements Borne puis Attal. Depuis il avait repris son siège à l’Assemblée nationale. Et il le conservera car il a décliné l’offre de François Bayrou, car selon les échos rapportés, la ligne économique prise par la nouvelle équipe n’est pas celle qui préconisait. Intègre, Roland Lescure a préféré laisser passer cette opportunité personnelle et travaillera pour tous les Français depuis le palais Bourbon. Le député des Français d’Amérique du nord y croisera Marie-Ange Rousselot qui conservera le siège de Marc Ferracci qui a été renommé ministre de l’Industrie. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de la recevoir à la rentrée en janvier.

  • Les marchés de Noël viennois : une institution de la convivialité

    Les marchés de Noël viennois : une institution de la convivialité

    C’est sans conteste un des plus beaux marchés de Noël d’Europe. Mais aussi le plus ancien puisque les livres d’histoire fixent au 6 décembre 1294  à Vienne la date de naissance de ce qui serait le premier marché de Noël de notre continent.

    Cette tradition vieille de 8 siècles a perduré jusqu’à nous. En effet, du 10 Novembre au 26 décembre 2024, la foule se presse autour des 14 marchés locaux qui donnent à la capitale autrichienne des allures de fête des lumières dans une atmosphère colorée et joyeuse, affairée et commerçante.

    Un marché qui naît au 13ème siècle et qui a essaimé en Europe germanique

    Au 13ème siècle quand naît le premier marché, il est dédié à Saint Nicolas, un évêque connu pour sa foi et sa pugnacité et qui aurait ressuscité trois enfants. C’est le point de départ de la tradition de la Saint Nicolas, la célèbre fête des écoliers qui est célébrée encore aujourd’hui dans de nombreux pays du Nord et du centre de l’Europe.

    Karlsplatz
    Karlsplatz

    Les marchés de Noël vont essaimer à partir de cette date dans l’espace germanique et en Europe centrale, Francfort revendiquant aujourd’hui le titre de plus grand marché de Noël, la ville de Prague disputant à Vienne la palme du plus beau marché européen. Ces derniers sont devenus un grand classique de la période des fêtes. Une formule commerciale éprouvée qui égaye chaque ville et parfois chaque village à grand renfort de cabanes en bois et de boissons qui réchauffent.

    L’Europe entière s’est emparée de la recette au point que l’on puisse s’interroger sur la fonction sociale de ces marchés. Ayant peu à peu perdu leur vocation religieuse initiale mais qui jouent souvent le rôle de trait d’union créateur de liens dans des sociétés européennes éprouvées par le COVID, le terrorisme islamique et la montée des extrêmes. Le marché de Noël serait-il un bain de jouvence, une parenthèse festive pour des européens inquiets le reste de l’année ?

    Une communauté française à Vienne qui fréquente ces marchés pour le lien qu’ils créent

    Nous avons voulu partir à la rencontre de membres de la communauté française de Vienne pour comprendre comment l’immense marché est perçu par ces résidents qui, pour ceux que nous avons rencontrés, se donnent rendez-vous au marché, y travaillent, le critiquent pour son aspect mercantile ou y prennent du bon temps un verre à la main.

    Pour Bertrand, installé à Vienne depuis 2001, « il y a de plus en plus de monde et de succès, cela commence de plus en plus tôt (fin novembre cette année). Cependant, il y a de moins en moins de neige et c’est plus commercial et touristique qu’avant, mais cela reste très sympa ». Ce responsable associatif  qui s’investit auprès de la branche locale de Français du Monde- ADFE fréquente le marché chaque année. Selon lui, « c’est une bonne occasion de se retrouver ensemble avant les fêtes. J’ai programmé un pot avec un groupe de français puis le lendemain un autre avec les membres de mon ancienne boîte ».

    Les six semaines festives autour des marchés génèrent pour la ville social-démocrate une manne financière importante. De surcroît, les cars et autobus rangés aux abords des lieux festifs attestent d’une clientèle européenne ou internationale qui vient là pour une convivialité gourmande et parfois alcoolisée.

    Karsplatz, artisanat et verre de Punsch

    Ici le traditionnel vin chaud laisse la place au « Punsch » une boisson ultra populaire qui ne doit cependant pas être confondue avec le punch des îles.

    Vanessa tient une échoppe sur Karlsplatz, La crêperie mobile. Elle nous renseigne sur la mystérieuse origine de ce Punsch local qui… n’a rien de germanique. « Ce mot vient du sanskrit qui veut dire 5, comme les 5 ingrédients de la boisson. Et en allemand le mot signifie davantage « mélangé ». Les marins anglais qui connaissaient les Indes l’ont servi de façon chaude en Angleterre alors qu’à l’origine elle était consommée froide ».

    Karlsplatz
    Karlsplatz
    Vanessa, la patronne de la crêperie mobile
    Vanessa, la patronne de la crêperie mobile
    la crêperie mobile pour vous régaler sur le marché de Karlsplatz
    La crêperie mobile pour vous régaler sur le marché de Karlsplatz

    Le marché des artisans est un lieu de rassemblement fréquenté par une foule dense en cette fin de samedi après-midi. Il se démarque des autres marchés concurrents de la ville comme un des plus anciens et entièrement dédié à l’artisanat. Vanessa y oeuvre depuis 21 ans. Elle a été choisie en 2003 pour tenir un stand où elle ne propose que des produits faits maison, autour de crêpes et galettes bretonnes. Ici l’association des artisans veille à ce que les produits soient bio. 

    Viennoise de naissance, Vanessa a appris auprès de sa famille bretonne son savoir-faire culinaire. Sur Karlsplatz chaque stand est individualisé, loin des cabanes en bois stéréotypées des autres marchés. « Le tourisme à Vienne est basés sur des sites historiques, autour de l’histoire de l’empire austro-hongrois. On vient à Vienne pour la nostalgie du temps passé. Mais c’est aussi un pays de montagne. Et les cabanes en guise de chalet rappellent cette coloration là, comme dans les autres pays germaniques ».

    La patronne de la crêperie mobile ne ménage pas son énergie et l’échoppe, qui occupe une place centrale sur le marché, rayonne de mille feux. Une adresse incontournable où une clientèle autrichienne et internationale se presse jusqu’à la fermeture prévue ici à 21h.

    Ambiance plus jeune au MuseumsQuartier

    Au MuseumsQuartier, l’ambiance est moins traditionnelle. Un lieu de rendez-vous pour les artistes et intellectuels, les étudiants et les anticonformistes qui boudent les marchés de l’hyper centre. Cet endroit permet, certes, de partager le traditionnel verre de Punch entre amis, mais sans succomber, du moins en apparence, à un mercantilisme que pointe Ingrid. Ici pas de cabane en bois mais un ensemble de tentes et pavillons qui contrastent un peu avec les autres marchés.

    Ingrid est une étudiante française originaire de Strasbourg.  Son parfait bilinguisme lui a permis de s’insérer pleinement dans le monde viennois qu’elle a découvert voilà trois ans en s’inscrivant pour des études d’art.

    Marché de MuséumsQuartier
    Marché de MuséumsQuartier
    Marché de MuséumsQuartier
    Marché de MuséumsQuartier

    « Les marchés de Noël sont devenus une grosse machinerie sans âme. Ils perdent peu à peu leur caractère populaire. À 5 euros le verre de Punsch, sans compter la consigne du verre qu’il faut ajouter, ce n’est  pas à la portée de toutes les bourses. Beaucoup de mes amis étudiants ne sortent pas à cette période de l’année où s’éloignent carrément du centre. On se demande où ce gigantisme nous mènera. En tout cas difficile de réellement créer du lien. L’entre soi demeure et c’est chacun son punsch dans son coin ».

    Quand on lui fait remarquer que pourtant elle vient de créer du lien en nous répondant, elle part d’un grand éclat de rire. Une interaction qui atteste que ces marchés créent de la bonne humeur collective malgré l’inflation, réelle, des prix.

    Les marchés préférés d’un conseiller des Français de l’étranger

    Autre son de cloche du côté de Patrick Ugo, enseignant au lycée français de Vienne et conseiller des Français de l’étranger. Ce viennois d’adoption qui habite la ville depuis 30 ans salue d’abord la qualité de vie locale, régulièrement reconnue d’ailleurs par les sites et classements spécialisés qui en font une des villes les plus sûres et agréable à vivre d’Europe. Les marchés de Noël sont partie intégrante de cette ville attractive. De plus, ils constituent une « véritable institution où on se retrouve avec des amis autour d’un Glühwein pour « créer du lien ».

    Marche de Rathaus
    Marché de Rathaus
    Marche de Rathaus
    Marché de Rathaus
    Marche de Rathaus
    Marché de Rathaus

    Patrick a d’ailleurs son propre classement des marchés. Lui qui recherche des lieux plus intimistes que l’hôtel de ville (Rathaus), très joli pour ses innombrables décorations, mais devenu à ses yeux « un simple marché touristique ». Il recommande le marché de Karlsplatz « entre petits commerçants et objets d’art », le Museumsquartier pour son ambiance jeune, et le Belvédère « plus décentré avec une vue remarquable sur le centre de Vienne ». Mention aussi aussi Spittelberg, «très joli et authentique avec ses rues pavées ».

    Ce rapide sondage auprès de nos compatriotes replace les marchés de Noël de Vienne au sein d’une métropole. Une ville qui sait marier tradition et modernité, divertissement populaire et recherche d’une culture plus raffinée. Il y a dans ces marchés la conjugaison de ces aspirations parfois contraires entre le plaisir d’être ensemble et le souci de ne pas être englouti dans la masse. Le bonheur de trinquer en se réchauffant au passage fait consensus. Tout comme le souhait de ne pas dépenser une fortune dans les cabanes en bois alors que Noël et les cadeaux à réaliser approchent à grand pas. Il nous reste à lever nos verres de Punsch à la santé de tous nos lectrices et lecteurs. Et enfin leur souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année, à Vienne ou ailleurs à l’étranger.

  • Si tous les tyrans du monde voulaient bien se donner la main

    Si tous les tyrans du monde voulaient bien se donner la main

    Vladimir Poutine, bonhomme, a accueilli Bachar Al Assad pour des raisons humanitaires. Bon cœur !  Bachar lui en veut un peu : il prétend que les Russes l’ont forcé à quitter le pays. L’ingrat ! C’est eux qui l’ont sauvé en bombardant les villes avec du gaz. Ils n’y peuvent rien, les Russes, s’ils ont perdu entre 600 et 700 000 hommes en Ukraine, au point de faire venir des Coréens. Franchement, on ne peut pas reprocher à Poutine de penser enfin un peu à lui ! Lui aussi a ses problèmes. Les Russes ont tenu la Syrie à bout de bras, avec l’Iran. Les Pasdarans ont été solidaires. Ils ont été les principaux stratèges de Syrie, les principaux fournisseurs d’armes, les principaux distributeurs de Captagon, la drogue fabriquée par la famille Assad. Ne jamais oublier de mettre un peu d’argent de côté, au cas où. Le Hezbollah aussi, a été solidaire, utile, bon revendeur grâce au port de Beyrouth. Mais l’armée israélienne les a réduits. Ils ont dû retirer leurs troupes de Syrie. Le Captagon se fait rare.

    Quand la trêve entre Israël et le Hezbollah a été conclue, avec les parrains américains et français, le « Parti de Dieu », excusez du peu, n’avait plus le cœur à se battre pour Assad. Les Turcs en ont profité pour dire à leurs amis d’Idleb de fondre sur Alep. La suite, on la connaît : l’armée s’est débandée, les rebelles, des ex d’Al Qaida, sont à Damas. L’Iran a retiré ses Pasdarans, la Russie a évacué sa flotte, les Turcs rient, mais rient jaune, parce que tout terroriste qu’il soit, le nouveau maître de Damas drague les Occidentaux, à tel point que cela en devient indécent. Les Israéliens ont détruit toute l’aviation syrienne et la défense aérienne. Le ciel est libre jusqu’en Iran.

    Seul Macron peut aller librement se faire engueuler à Mayotte.

    Ah, si tous les tyrans de la terre pouvaient se donner la main ! Rester solidaires comme Poutine et Assad ! Hitler, après l’attentat de juillet 44, avait accueilli un Mussolini dépressif. Et lui avait confié : « Vous êtes mon seul ami ». Émouvant, deux maudits se serrant dans les bras. Même Pol Pot avait besoin de l’épaule d’un ami, celle de Vergès ou de sa jeune cuisinière. Un tyran est toujours seul. Comme Caligula, Poutine fait goûter ses plats. Seul Macron peut aller librement se faire engueuler à Mayotte en offrant cinq milliards. Poutine n’ose aller sur le front de son « Opération spéciale ». Il tient ses généraux à cinq mètres. Le sort de Bachar a ému Poutine parce que ce pourrait être le sien. L’exil fut la sanction de Ben Ali, de Moubarak, du Shah, de Duvalier, de Marcos. Ce pourrait être la prison, comme Taylor, Milosevic, Al Bashir, ou l’exécution : Ceausescu, Saddam, Kadhafi…

    Ce qui compte, c’est l’humain. Saignant.

    Heureusement, il y a, quelle que soit l’idéologie, une confraternité des salopards. Kim Jung Un n’a pas hésité à aider Poutine. Khamenei non plus. Xi Jinping, le parrain des pauvres, aide à la fois Ali, Kim et Vlady. Foin des idéologies : il y a peu de connivence entre le nationalisme panrusse, bénie par le patriarche orthodoxe, la révolution islamique et le communisme chinois. Ce qui compte, c’est l’humain. Saignant. La grande chaîne de solidarité va plus loin : une guirlande de noël autour de la terre.  Loukachenko, Maduro sont des frères. Ortega un sage. Cuba un symbole. Tebboune un fidèle. La junte birmane une valeur sûre. Et les juntes africaines des bébés prometteurs en couveuse. L’amicale des tyranneaux permet à chacun de se sentir mieux compris, dans un monde plus sûr.

    Les imbéciles de l’histoire.

    « Il s’en sort bien, il pourra vivre, il a ce qu’il faut. Ce sont les petites mains du régime, ceux qui sont restés et n’ont pas pu fuir les imbéciles de l’histoire. » commente un réfugié syrien, après la fuite de Bechir. La famille Assad aura-t-elle le temps de dépenser ses milliards ? Et les pauvres imbéciles de tortionnaires des prisons d’Assad, que vont-ils devenir ? Jusqu’où est-on tortionnaire ? Le soldat qui refuse de torturer est torturé à son tour. La question demeure : comment se fait-il qu’un seul maître puisse oppresser des milliers, des millions ?

    Ce qui est facile, c’est l’obéissance. Tous les tyrans ont les mêmes polices, les mêmes méthodes, les mêmes crimes, les mêmes paranoïas, plus ou moins subtiles, violentes, inhumaines, efficaces. Ils ont conscience de provoquer chaque jour ce même miracle : se faire obéir. Ils savent que la norme, la logique, est de finir trahi, pendu, haï. Ils savent aussi que la plupart des hommes aiment les maîtres, chérissent l’obéissance. Les religions n’enseignent-ils pas l’obéissance comme une vertu ? L’Église n’en fait-elle pas un devoir ? L’Islam son nom : « soumission » (à Dieu) ? Le confucianisme sa règle ? L’esclave dit toujours « oui ».

    Comment se fait-il qu’un seul maître puisse oppresser des milliers, des millions ?

    La chaîne planétaire de l’amicale des tyrans, se tisse par les filets internes de chaque tyrannie. Des mille complicités. Ce qui effraye n’est pas l’incapacité de se rebeller, elle se comprend par la terreur. Ce qui effraie, c’est l’amour du maître, la fascination des idoles.

    Tous les complices se donnent la main. Le réflexe politique de base de base n’est pas la liberté, c’est la complicité ; faire partie d’un club, d’un parti, d’une chaîne de solidarité ; tel est l’attrait des organisations politiques, des sectes, des mafias. Voilà une famille, avec ses règles et ses hiérarchies ; voilà ton nid, fut-il de vipères.

    Ce besoin de cocon, aussi malsain soit-il, est la loi commune. Les régimes dits libéraux sont rares dans l’histoire, plutôt des anomalies. La grande solidarité des dictateurs tient à cela : Ils haïssent la démocratie, la méprise comme une bassesse, une maladie du « pouvoir pur ». Les démocrates, tous ceux qui jouissent des démocraties, devraient s’en rendre compte. Face à la chaîne des dictatures, fortifier l’alliance des démocrates.

    Ses armes sont plus puissantes que les geôles, parce que, la plupart des hommes savent aussi que leur sécurité est mieux assurée par la liberté que par la soumission. L’état de droit est le respect du droit de chacun.

    Faut-il exclure tout dialogue avec tout membre de la grande chaîne des tyrans ?

    À la fin, tout tyran périra, ses complices seront jugés. Faut-il exonérer le serviteur, le profiteur, le tortionnaire ? Amnistier, Jusqu’où ? Les Américains avaient chassé tous les cadres de Saddam. Le fondateur d’Al Nosra, nouveau maître de Damas, peaufine son amnistie.

    N’est-il pas un terroriste ? Faut-il l’exclure ?  Faut-il exclure tout dialogue avec tout membre de la grande chaîne des tyrans ? Dans un monde idéal, ce serait une évidence. Dans un monde idéal, il n’y aurait pas de tyrans, ni personne pour les admirer, les excuser, les suivre. L’étrange échec des démocraties s’explique parce que le pouvoir est naturellement tyrannique. Même si les peuples préfèrent la liberté, les dirigeants suivent la pente de l’oppression, comme en Russie, en Turquie, en Tunisie.

    Autant il faut mépriser leurs admirateurs dans les pays libres, autant dialoguer avec tous, les détacher, les flatter, briser cette chaîne de torture.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire France Pay

  • Nicolas Gavory au Fortuna Düsseldorf : « 50.000 spectateurs, ça met les frissons »    

    Nicolas Gavory au Fortuna Düsseldorf : « 50.000 spectateurs, ça met les frissons »    

    podcast foot - FC EXPAT

    FC EXPAT

    Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
    Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
    Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.

    Écouter le podcast avec Nicolas Gavory

    C’est outre-Rhin que vous emmène cette semaine le FC Expat. En effet, notre micro s’est posé du côté de Düsseldorf pour retrouver notre compatriote Nicolas Gavory. Arrière gauche au sein du Fortuna, club qui évolue en Bundesliga2, notre invité en est à son troisième pays d’accueil. Que retire-t-il de ses différentes expériences à l’étranger ? Comment se passe actuellement sa vie de footballeur en Allemagne ? D’autant plus que l’affluence dans les stades est importante. À domicile, 50.000 spectateurs poussent son équipe, « ça met les frissons » nous dit-il ! Enfin, nous avons aussi voulu savoir pourquoi…sa femme a plus d’abonnés que lui sur Instagram ? Bref, un numéro du FC Expat tout-terrain.

    Jouer aux Pays-Bas : un premier tremplin

    Arrivé dans la capitale de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie en 2022, Nicolas Gavory a auparavant officié en Belgique, au Standard de Liège, et aussi aux Pays-Bas, au sein du FC Utrecht. En France, le natif de Beauvais a porté le maillot de l’AJ Auxerre, celui de Béziers, et également la tunique du Clermont Foot. Parti relativement jeune à l’étranger, qu’est ce qui a poussé Nicolas Gavory a traversé la frontière ?

    « Le projet d’Utrecht m’a plu. Et jouer aussi dans des beaux stades comme celui de l’Ajax, du PSV,… C’était un bon tremplin. »

    Nicolas Gavory

    D’ailleurs, il garde un très bon souvenir de ce passage en Eredivisie (Ligue 1 Hollandaise), et il fait un « clin d’œil » à ses anciens coéquipiers au cours de ce podcast.

    Nicolas Gavory joueur du Fortuna Düsseldorf
    Nicolas Gavory joueur du Fortuna Düsseldorf

    Pour autant, déménager aux Pays-Bas était-il facile ? Quels souvenirs garde-t-il de ces premiers jours d’expatriation ? Le FC Expat a interrogé Nicolas Gavory sur ce point. « Ce n’est jamais simple » nous a-t-il confié. Mais une rencontre lui a permis de s’intégrer plus facilement. Découvrez laquelle en écoutant son interview.

    La Bundesliga allemande, le RDV de la rigueur

    Au cours de ce podcast, notre invité nous parle aussi de son passage à Liège, en Belgique et de son arrivée en Allemagne. De ces différentes expériences, y a-t-il un style de jeu qui se dégage ? Et quelles sont ses impressions depuis son arrivée au Fortuna Düsseldorf ?

    « La mentalité allemande, la rigueur, cela m’allait bien »

    Nicolas Gavory

    Alors qu’il n’évolue pas encore au sein de l’élite allemande, Nicolas Gavory explique que « la deuxième division allemande est attrayante ». L’ambiance, l’affluence dans les stades, le niveau des équipes,…tout cela favorise la qualité de cette compétition professionnelle, et son intérêt d’y jouer.

    Nicolas Gavory et un de ses coéquipiers
    Nicolas Gavory et un de ses coéquipiers

    À domicile, pas moins de 50.000 personnes se rendent au stade Merkur Spiel-Arena pour supporter le Fortuna Düsseldorf. Quant à la ville, « c’est plutôt sympa d’y vivre ». Et Nicolas Gavory progresse aussi dans son apprentissage de la langue de Goethe. Au cours de ce podcast, notre compatriote revient également sur la joie qu’il a eu de porter le maillot de l’équipe de France dans les catégories jeunes. « Être appelé en bleu, c’est une fierté (…) Quand on est gamin, c’est un rêve » nous partage t-il.

    Instragram : ma femme a plus d’abonnés !

    Dans les arrêts de jeu du FC Expat, une question un peu décalée est toujours posée à notre invité. En regardant sur les réseaux sociaux, nous nous sommes aperçus que l’épouse de Nicolas Gavory avait plus du triple d’abonnés que notre invité… Comment vit-il cette situation ?

    « Cette question au sujet d’Instagram va fait rire ma femme (…) je vais vous expliquer… »

    Nicolas Gavory

    Pour savoir pourquoi Aurélia, l’épouse de notre invité, est plus présente sur les réseaux que lui, et que son nombre d’abonnés décolle… écoutez l’intégralité de ce podcast. Le FC Expat, l’émission qui donne la parole à nos footballeurs expatriés.

    FC Expat est en écoute sur plusieurs plateformes












● Radio en direct
En pause