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  • Informatique quantique : la bataille fait rage

    Informatique quantique : la bataille fait rage

    Dans une petite boutique de la ville de Hefei, dans l’est de la Chine, s’expose l’une des pièces de technologie les plus rares au monde. Un ordinateur quantique fabriqué par Origin, une start-up chinoise. Seuls 20 appareils de ce type se produisent chaque année. Ce produit n’est pas, d’ordinaire, visible aux étrangers, compte tenu de son caractère jugé stratégique par les autorités chinoises. Peu d’industries, en dehors de la fabrication d’armes, sont aussi sensibles.

    Les ordinateurs quantiques peuvent effectuer en quelques minutes des calculs qui prendraient des milliards d’années, voire plus, aux supercalculateurs les plus sophistiqués du monde. Les communications utilisant des bits quantiques, ou qubits, sont ultra-sécurisées. Bien que les opportunités commerciales restent incertaines, les forces armées du monde entier s’intéressent vivement à la technologie quantique. Le gouvernement chinois masque les informations sur le fonctionnement de sa chaîne d’approvisionnement en composants. Il a également restreint les exportations de certaines technologies connexes. Les États-Unis appliquent une politique similaire. En octobre dernier, le département du Trésor a imposé des restrictions strictes sur les investissements américains dans l’industrie quantique chinoise.

    La Chine est en avance sur les communications quantiques. 

    Les États-Unis et la Chine sont en pointe dans l’informatique quantique. Ces deux pays se sont spécialisés dans certains domaines de ce secteur émergent. La Chine est en avance sur les communications quantiques. Dans le domaine de la détection de faibles changements dans les champs magnétiques, les deux pays sont au coude à coude. Les États-Unis dominent toujours pour la gestion des données de manière quantique.

    Les ordinateurs des sociétés américaines disposent d’un nombre de qubits bien plus élevé que ceux conçus en Chine. Un indicateur important pour évaluer leur puissance. En décembre, Google a fait sensation avec une nouvelle puce quantique capable de corriger de nombreuses erreurs produites par les ordinateurs.

    Les ordinateurs des sociétés américaines disposent d’un nombre de qubits bien plus élevé que ceux conçus en Chine

    Cependant, la Chine pourrait combler son retard dans les prochains mois. Bien que le pays dépende encore de fournisseurs occidentaux pour de nombreux composants nécessaires au fonctionnement des ordinateurs quantiques, comme les lasers spécialisés, cette situation évolue rapidement. Les entreprises chinoises réalisent de réels progrès dans la fabrication des équipements nécessaires.

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    Les fournisseurs occidentaux prévoient de vendre moins en Chine, tant en raison des restrictions qu’en raison de la capacité croissante de la Chine à se passer de leurs produits. Les réfrigérateurs à dilution, indispensables pour produire les températures ultra-basses nécessaires au fonctionnement des ordinateurs quantiques, en sont un exemple. En 2024, plusieurs entreprises et laboratoires chinois ont annoncé des avancées dans ce domaine. Étant donné les mesures de sécurité prises par les autorités chinoises, les informations restent toutefois parcellaires, rendant difficile l’évaluation des progrès réalisés.

    Jusqu’en 2023, la Chine ne pouvait pas se passer des équipements occidentaux pour fabriquer ses ordinateurs quantiques. Depuis de nombreuses années, BlueFors, une entreprise finlandaise, fournit la plupart des réfrigérateurs utilisés dans les ordinateurs quantiques du monde. Pour l’instant, cette entreprise reçoit encore des commandes de la part de la Chine.

    Deux modèles d’innovation radicalement différents

    La rivalité entre la Chine et les États-Unis dans le domaine quantique oppose deux modèles d’innovation radicalement différents. Aux États-Unis, les grandes entreprises technologiques sont les moteurs de l’innovation dans l’informatique quantique. On y trouve Google, Intel, IBM et Microsoft aux côtés de start-ups soutenues par le capital-risque. La recherche universitaire joue un rôle important, mais l’implication de l’État reste limitée.

    En Chine, en revanche, les investissements du secteur privé sont modestes, mais l’État est omniprésent. Une grande partie de la recherche est réalisée dans les laboratoires des universités contrôlées par l’État. La moitié des publications sur le quantique sont financées par la National Natural Science Foundation of China. Un organisme rattaché au gouvernement central. Les start-ups les plus en vue dans ce domaine sont toutes contrôlées ou soutenues par l’État.

    Un modèle chinois performant mais faillible

    L’Université des sciences et technologies de Chine à Hefei investit dans de nombreuses start-ups, dont Origin. Elle joue un rôle clé en assurant le lien entre les laboratoires, les entreprises et les décideurs politiques. Parallèlement, les géants technologiques chinois, dont Alibaba et Baidu, ont abandonné leurs recherches dans ce domaine, confiant leurs équipements au gouvernement.

    Selon une récente enquête d’experts par l’Information Technology and Innovation Foundation (ITIF), un groupe de réflexion à Washington, le recours à l’investissement public peut être plus efficace en matière d’informatique quantique que le financement par le secteur privé. Les participants à l’enquête de l’ITIF ont déclaré que la fragmentation des sources de financement aux États-Unis entraîne un manque de coordination et ralentit l’innovation. Le modèle chinois n’est cependant pas sans inconvénients. Ce système a favorisé une concurrence moindre, les entreprises étant peu incitées à prendre des risques. La coordination étatique signifie que les ressources se concentrent sur des approches spécifiques de la technologie quantique jugées prioritaires par le gouvernement. Cependant, ce caractère bureaucratique peut être sclérosant et freiner la diffusion des innovations.

  • La stratégie d’Elon Musk pour influencer l’Europe

    La stratégie d’Elon Musk pour influencer l’Europe

    BERLIN — Tout a commencé avec un tweet du milliardaire préféré de Donald Trump.

    « Wow, l’Allemagne supporte une grande partie des coûts de l’UE ! »a posté Elon Musk sur X en novembre, espérant manifestement susciter l’indignation de l’Allemagne pour son statut de premier contributeur financier de l’Union.

    Mais affirmer l’évidence en Allemagne n’a pas réussi à galvaniser les foules, comme c’est le cas de l’autre côté de l’Atlantique.

    Sa solution a donc été de redoubler d’efforts, en promouvant le parti allemand d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD, Patriotes pour l’Europe), pro-Russie et anti-immigration, en décembre. Elon Musk a soutenu l’idée que l’AfD était la seule force politique capable de « sauver l’Allemagne ».

    Les Allemands se rendront aux urnes le 23 février 2025 pour des élections fédérales anticipées, après l’effondrement de la coalition au pouvoir. L’AfD se place actuellement en deuxième position dans les sondages, derrière le principal parti d’opposition et de droite, l’Union chrétienne-démocrate (CDU, Parti populaire européen).

    Ce jeudi 9 décembre, le milliardaire américain, PDG des entreprises Tesla et Space X à ses heures perdues, animera un direct très attendu sur X avec la co-présidente de l’AfD au Bundestag, Alice Weidel, marquant une nouvelle escalade dans sa rancune à l’égard de l’Europe.

    Provoquer l’Europe

    L’Allemagne n’est toutefois pas la cible principale d’Elon Musk. L’homme le plus riche du monde a passé une bonne partie du mois d’août dernier à alimenter des émeutes racistes dans le nord de l’Angleterre avec des messages mettant en garde contre une « guerre civile ».

    Depuis, ses messages sont devenus une véritable campagne en faveur des partis d’extrême droite européens.

    S’il a réussi à déclencher une certaine hystérie, la plupart des Européens restent perplexes face à ses manigances. En effet, 68 % des Allemands interrogés dans le cadre d’un sondage YouGov publié mercredi estiment que le milliardaire américain ne comprend pas véritablement leur pays. Et d’ailleurs, bien que l’AfD est actuellement le deuxième parti, avec environ 18 % des voix selon les sondages, la plupart des Allemands considèrent qu’il n’y a pas lieu de s’en préoccuper.

    De l’autre côté de la Manche, un sondage britannique montre que deux tiers des personnes interrogées ne souhaitent pas qu’il gagne en influence dans la vie politique du pays.

    L’« American playbook » d’Elon Musk

    Le milliardaire américain cherche clairement à construire une base de pouvoir politique en Europe, similaire à sa campagne pour aider Donald Trump à regagner la présidence américaine, qui a porté ses fruits.

    Sa stratégie consiste à parler et faire parler des candidats d’extrême droite à travers des déclarations provocantes, en s’appuyant notamment sur sa notoriété et sa puissance financière.

    À l’instar de son soutien à Donald Trump sur X, Elon Musk a publiquement soutenu l’AfD sur les réseaux sociaux en décembre et même publié une tribune dans le prestigieux journal Welt, dans laquelle il affirmait que l’AfD mettrait fin au déclin économique de l’Allemagne et défendait le parti contre les accusations d’extrémisme.

    Il a soutenu que les critiques étaient « clairement erronées », notant qu’Alice Weidel a une partenaire féminine issue d’une minorité ethnique. « Cela ressemble-t-il à Hitler pour vous ? S’il vous plaît ! »

    Parallèlement, il a été révélé qu’Elon Musk envisageait de faire un don de 100 millions de dollars au parti d’extrême droite Reform UK de l’activiste du Brexit Nigel Farage, contre lequel il s’est depuis retourné.

    Le milliardaire américain a également ressorti un scandale britannique de pédophilie vieux de dix ans sur X pour discréditer le Premier ministre Keir Starmer, qui était alors à la tête du ministère de la Fonction publique britannique.

    En Italie, il a fait sensation en attaquant publiquement les juges qui s’étaient prononcés contre le projet de la Première ministre Giorgia Meloni de traiter les demandes d’asile dans des centres fermés au nord de l’Albanie, écrivant sur X qu’ils devraient être limogés.

    Renouvelant son soutien et ses attaques cinglantes dans les jours qui ont suivi, Elon Musk n’a pas caché son soutien à la Première ministre italienne, qui s’est également efforcée de se positionner en tant que médiatrice transatlantique auprès de Donald Trump.

    Ce dimanche 5 janvier, Bloomberg révélait que l’Italie était en pourparlers avec SpaceX pour un système de télécommunications sécurisé d’une valeur de 1,5 milliard d’euros à usage gouvernemental, malgré le fait que le pays soit déjà engagé dans le programme IRIS2, créé pour limiter l’utilisation de fournisseurs de services extracommunautaires.

    Elon Musk a aussitôt réagi sur X, laissant entendre que d’autres États membres de l’Union européenne (UE) suivraient le mouvement.

    Patience à long terme ?

    Les dirigeants européens semblent inquiets. Les actions du bras droit de Donald Trump ont amené les dirigeants des trois pays les plus peuplés à s’exprimer, le Britannique Keir Starmer, l’Allemand Olaf Scholz et le Français Emmanuel Macron dénonçant chacun les interventions d’Elon Musk.

    Pour Claes de Vreese, politologue à l’université d’Amsterdam, leur nervosité est justifiée. Ce type d’intervention est un territoire inconnu pour l’Europe, d’autant plus qu’Elon Musk a un projet politique et possède l’un des réseaux de communication les plus internationaux, X.

    « Cela pourrait être une force puissante », avertit le politologue.

    À court terme, un succès similaire à celui des élections américaines, où Donald Trump a accédé au pouvoir avec le soutien d’Elon Musk, semble toutefois impossible en Europe.

    « D’une manière générale, il sera difficile pour les forces politiques américaines d’intervenir en Europe », confie Claes de Vreese. Cela est lié à une culture politique complexe, difficile à comprendre pour les étrangers, et un système politique multipartite favorisant la nuance plutôt que la polarisation, explique le politologue.

     Le milliardaire américain cherche clairement à construire une base de pouvoir politique en Europe, similaire à sa campagne pour aider Donald Trump à regagner la présidence américaine, qui a porté ses fruits. [Esther Snippe pour Euractiv. ©Photos : EPA et Shutterstock.]
    Le milliardaire américain cherche clairement à construire une base de pouvoir politique en Europe, similaire à sa campagne pour aider Donald Trump à regagner la présidence américaine, qui a porté ses fruits. [Esther Snippe pour Euractiv. ©Photos : EPA et Shutterstock.]

    L’attaque d’Elon Musk contre le rôle de l’Allemagne dans l’UE — un pays solidement pro-européen — a pleinement démontré son manque de compréhension de l’Europe. Les utilisateurs de X ont même ajouté une note communautaire à son message pour en souligner le contexte douteux.

    Il est donc peu probable que le bras droit de Donald Trump fasse bouger les choses lors des élections allemandes de février.

    Le politologue Uwe Jun, de l’université de Trèves, considère que quoi qu’il en soit, la campagne d’Elon Musk laissera des traces. « Elle contribuera à normaliser et à légitimer l’AfD — et c’est ce que le parti cherche à obtenir », souligne-t-il.

    Les eurodéputés réagissent

    Les groupes socialistes et libéraux du Parlement européen ont appelé à un débat sur les « fake news » et les discours de haine lors de la prochaine session plénière à Strasbourg du 20 au 23 janvier.

    Mercredi matin, le groupe libéral Renew Europe a annoncé qu’il demanderait un débat d’urgence sur les récents posts d’Elon Musk sur X et sur la question de savoir s’ils enfreignent le règlement de l’UE sur les services numériques (Digital Services Act, DSA).

    Pour Valerie Hayer, présidente du groupe Renew, l’Europe ne peut pas rester aveugle face à la détermination d’Elon Musk à interférer dans les affaires démocratiques de l’UE. Le présidente du groupe des Socialistes et Démocrates (S&D), Iratxe García Pérez, a également lancé un appel similaire. « De nouveaux dangers menacent nos démocraties. Des dangers aussi puissants, voire plus, que les armes : les fake news, les discours de haine et l’utilisation abusive des réseaux sociaux », a-t-elle écrit sur X.

    Mercredi, Elon Musk a partagé une image trompeuse représentant le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre rencontrant Bill Gates — un post qui pourrait faire partie de l’enquête en vertue du DSA de la Commission contre X pour désinformation.

    Le Parti populaire européen, le plus gros groupe au Parlement européen, a également envoyé plusieurs demandes à la Commission pour évaluer si le comportement du milliardaire américain était contraire aux règles établies par le DSA.

    L’eurodéputé des Verts Damian Boeselager avait précédemment envoyé une lettre ouverte à la vice-présidente exécutive de la Commission responsable du DSA, Henna Virkkunen, exprimant des préoccupations similaires.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.01.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.01.2025

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du lundi 13 janvier 2025. Aujourd’hui dans nos titres : Charlie Hebdo : les résultats de notre consultation – Los Angeles : le feu brûle toujours – Paris et Alger à couteaux tirés 

    Toujours Charlie ?

    C’était la question qu’on vous posait sur le site Lesfrancais.press la semaine dernière alors que la France honorait les victimes des attentats du mois de janvier 2015. En une semaine, vous avez été 8243 à y répondre merci à vous. En France, En 2024, ce sont désormais la moitié des Français qui estiment que faire de l’humour sur les religions est une « bonne chose » : 52% pour le christianisme (+18 points), 50% pour l’islam (+22 points), et 49% pour le judaïsme (+20 points) soit une nette progression. Chez les expatriés, 75% des Français de l’étranger ont déclaré avoir l’esprit Charlie encore en 2024 contre 77% en 2015. Soit un recul de 2 points en 10 ans, pour autant, 15% des répondants aimeraient que le droit à la caricature soit limité sur certains sujets comme la religion.  

    À Los Angeles, ce n’est pas comme un incendie ordinaire.

    C’est comme une guerre selon les témoignages publiés dans la presse. Il y a des feux partout, du danger partout, un stress incroyable. Tout le monde se sent menacé. La population a l’impression qu’un ordre d’évacuation peut arriver à n’importe quel moment. Assiégée par les flammes depuis mardi, la mégapole américaine continue de compter ses morts : le bilan, qui faisait jusqu’ici état de 11 victimes, s’est alourdi samedi soir à 16 morts. Le feu a jusqu’ici détruit ou endommagé plus de 12 000 structures. Un chiffre qui inclut des bâtiments, mais aussi des voitures, ont précisé samedi les autorités. Face aux pillages dans les zones sinistrées ou évacuées, un strict couvre-feu, en vigueur entre 18 heures et 6 heures du matin a été décrété vendredi par les autorités dans les secteurs de Pacific Palisades et Altadena, les plus ravagés. Et ce lundi matin, les feux ne sont toujours maîtrisés menaçant encore plus d’habitants et de bâtiments. Retrouvez les témoignages des Français de Los Angeles dans notre dossier spécial sur le site Lesfrancais.press ».

    Los Angeles le 09 janvier 2025 ©AFP
    Los Angeles le 09 janvier 2025 ©AFP

    Paris – Alger face à face

    La France n’aura pas « d’autre possibilité que de riposter » si « les Algériens continuent cette posture d’escalade », a déclaré ce vendredi 10 janvier le ministre français des Affaires étrangères. Une déclaration qui intervenait alors qu’un influenceur algérien expulsé vers l’Algérie jeudi dernier a été renvoyé vers la France dès le lendemain.  Parmi « les leviers que nous pourrions activer » figurent « les visas (…), l’aide au développement » ou encore « un certain nombre d’autres sujets de coopération », a détaillé Jean-Noël Barrot sur LCI, se disant « stupéfait » que les autorités algériennes aient « refusé de reprendre un de leurs ressortissants », dont le dossier est désormais « judiciarisé » en France. Des menaces qui interviennent alors que les tensions entre Paris et Alger ne cessent de croître ces dernières semaines.

    "Doualemn" est un activiste algérien installé de longue date en France. Capture écran@TikTok
    « Doualemn » est un activiste algérien installé de longue date en France. Capture écran@TikTok

    Et voilà c’est ainsi que s’achève ce premier flash quotidien des expatriés de la semaine. On se retrouve demain mardi 14 janvier pour une nouvelle édition, d’ici là passez un beau lundi où que vous soyez.

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • L’année des fous

    L’année des fous

    Fin décembre le Pape des fous, un idiot, un naïf, un innocent, traversait la ville sur un âne, recevant les hommages de la foule et des prêtres. C’était la fête des fous, le monde à l’envers, comme les saturnales ou le carnaval. La fête a disparu, quoique. 2025 pourrait être l’année des fous.

    Trump veut absorber le Canada, reprendre le canal de Panama annexer le Groenland. Un message à la Chine, glosent les sages, pour le contrôle des routes stratégiques. Un message au monde, plutôt : « chacun fait ce qu’il lui plait plait plait. »

    En Corée du Sud, le président voulait prendre le pouvoir qu’il avait déjà, au besoin en donnant l’ordre à l’armée de tirer. Le voilà destitué. Les Sud-Coréens n’ont pas tout à fait perdu le nord.

    Nombreux sont les malades du pouvoir.

    Kim Jung Un, le « Génie des génies », a interdit les Hot Dogs. Une saucisse envoie en camp de travail. Comme le divorce, un crimes « antisocialiste ». Kim pèse 140 kilos. À cause des saucisses ou de sa femme ?

    Rosario Murillo, la femme d’Ortega, deviendra coprésidente après la réforme de la constitution qui confie le pouvoir au couple révolutionnaire. Leur fille n’y participera pas. Exilée, elle a porté plainte pour viol contre El Commandante.

    La dynastie Somoza était peut-être pire. Le passé effraie et rassure : Niazov le turkmen couvrait son pays de statues, obligeait, comme Mao, les enfants à apprendre ses poèmes. Nguema, en Guinée, « Seul miracle », fonda son Église sur des cadavres. Mariano Melgarejo, en Bolivie, nomma son cheval général. Nombreux sont les malades du pouvoir.

    Vieille obsession que celles des territoires. Il y a d’autres moyens.

    Maduro a devancé Trump, il envisage d’annexer une partie du Guyana voisin. Pas si fou : la province a de belles réserves d’hydrocarbures. Pékin fait figurer sur les cartes de Chine, Taïwan bien sûr, mais aussi une partie du territoire indien. Erdogan masse des troupes à Chypre. Vieille obsession que celles des territoires. Il y a d’autres moyens.

    Si Trump réclame le Canada, pourquoi Poutine ne prendrait pas en plus de l’Ukraine, la Géorgie? Un footballeur y a été élu Président, avec la bénédiction d’Ivanichvili, dont la fortune équivaut à 43% du PIB géorgien. La Géorgie devient pro russe, sans guerre. Voilà qui est plus sage que la boucherie ukrainienne.

    Les vagues d’assaut succèdent aux vagues d’assaut, les Coréens comptent leurs premiers morts. Mieux vaut acheter un milliardaire pour corrompre un pays que faire la guerre.

    Musk, l’homme le plus riche du monde, soutient l’extrême droite allemande, qui ne serait pas d’extrême droite parce que sa présidente vit avec une femme, d’origine étrangère.

    Après tout, Giorgia Meloni, admiratrice du Duce, n’est-elle pas devenue une banale conservatrice, sa politique inspirant désormais Olaf Scholz et Keith Starmer ? Est-ce parce qu’elle voulait l’exporter l’accueil en Albanie ou parce qu’elle a prévu 452.000 visas pour de nouveaux immigrés ? Si l’extrême droite accepte l’immigration et que la gauche, comme en Allemagne ou au Danemark la refuse, où va-t-on ?

    Un avion transportant prétendument l'homme d'affaires américain Donald Trump Jr. arrive à Nuuk, au Groenland, le 7 janvier 2025, quelques semaines après que son père, Donald Trump, a suggéré que Washington annexe ce territoire. (EMIL STACH / RITZAU SCANPIX / AFP)
    Un avion transportant prétendument l’homme d’affaires américain Donald Trump Jr. arrive à Nuuk, au Groenland, le 7 janvier 2025, quelques semaines après que son père, Donald Trump, a suggéré que Washington annexe ce territoire. (EMIL STACH / RITZAU SCANPIX / AFP)

    Le seul fou revendiqué, Mileï, El Loco, a vaincu l’inflation en un an

    Qui sont les sages, qui sont les fous ? Le seul fou revendiqué, Mileï, El Loco, a vaincu l’inflation en un an, réalisé un budget excédentaire, rétabli la monnaie. Au prix d’une coupe de 30% dans le budget de l’Etat. Le taux de pauvreté a grimpé de 43 à 50%, puis, après la purge, a chuté à 38%. Sans doute fallait-il un fou pour sauver l’Argentine. Il se veut ultralibéral, il l’est. Cela en fait un extrémiste, pas d’extrême droite. L’extrême droite est toujours antilibérale. Contrairement à l’Etat péroniste, il n’a fait tuer personne.

    À côté, le sage Lula, revenu au pouvoir après la case prison, s’énerve. Le Real brésilien a perdu un quart de sa valeur. La dette brésilienne atteint 78%, les analystes la voient à 130% dans cinq ans. Le Brésil ne serait plus assez émergent.

    Face aux Brics, le déclin américain surprend par son inexistence: Les capitaux du monde entier y affluent. Wall Street flambe, le dollar aussi. L’effet Trump joue à plein. Insultés, le Canada et le Mexique négocient. L’Iran envoie des émissaires secrets. Voilà le condamné Trump conforté dans sa mégalomanie et son mépris. D’homme à homme, il va parler à Poutine. Il a invité Xi Jing Ping, qui a décliné, à son investiture. Bientôt le partage du monde.

    La Chine est douce. Elle fait la guerre autrement.

    « Construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité et bâtir un monde meilleur », s’enflamme Xi Jing Ping. Première contribution au bonheur: « La Chine et la Russie continuent d’avancer main dans la main sur la voie juste du non-alignement et de la non-confrontation ». Pourquoi appeler confrontation un conflit de seulement quelques centaines de milliers de morts ? La Chine est douce. Elle fait la guerre autrement. Elle a attaqué la Réserve Fédérale américaine, l’Etat-major, les banques, par des cyberattaques. Elle a aussi ciblé les collectivités locales françaises, les Russes se chargeant des Hôpitaux. Les deux ont coupé quelques câbles sous-marins en passant.

    L’IA fera mieux. Frapper à la tête, frapper la tête. Selon l’Ecole polytechnique de Lausanne, la capacité de persuasion de l’IA atteint celle des humains. Elle sera vite meilleure. Nourrie de données, chaque IA s’adaptera à son humain, qu’elle connaîtra mieux que lui-même. « Connais-toi toi-même » ? Vite fait. Microsoft investit 80 milliards dans l’IA, le budget de l’Education nationale. Dans une société de l’information, qui dit le monde tient le monde.

    « Chaque jour des entreprises technologiques plus puissantes que des Etats continuent de s’accaparer du pouvoir. » s’inquiète Maria Ressa, prix Nobel 2021, emprisonnée quelque temps aux Philippines. « Sommes-nous libres de nos choix ? Ou sommes-nous condamnés à être manipulés ? »

    Frapper à la tête, frapper la tête.

    Plus d’un milliard de terriens ont voté en 2024. Sur les soixante pays qui ont organisé des élections, trente et un sont des autocraties. Dans les démocraties, la manipulation robotisée pollue les débats. Le vote est-il fongible dans les réseaux sociaux ? La Cour suprême roumaine a annulé le premier tour de l’élection présidentielle. Un candidat Tik Tok inconnu a obtenu 22% de voix. Une campagne Tit Tok est-elle une fraude ? Le Congrès a voté une loi pour interdire Tik Tok aux États-Unis. La Cour suprême doit trancher. Mieux vaut contrôler Meta ou Tik Tok que le Groenland ou la Géorgie. 

    Pour Meta, Zuckerberg renonce au fast checking. Les community notes, sur le modèle d’X, y suppléeront. Qui croire, les médias « classiques », les robots, les influenceurs ?

    Le seul frein au n’importe quoi, c’est la responsabilité. L’anonymat est la garantie de l’excès, du mensonge, de la duperie, des robots.  Pas de liberté sans responsabilité.

    Musk, qui a lancé sa propre société d’IA, développe GRok, un chat bot débridé, avec un mode « blague ». Il l’alimentera de toutes les données de ses différentes entreprises, de la voiture à Starlink. Souriez, vous êtes pensé.

    Ce ne sont pas les frontières des territoires qui changent, mais les frontières de toutes les activités humaines.

    La fête des fous, c’est l’inversion de valeurs, des hiérarchies. Le peuple contre les élites n’est que le banal mot d’ordre du populisme. De gauche, quand il se veut classe contre classe. De droite, quand il vilipende l’état de droit. Les hiérarchies sont renversées parce que le monde bascule. Les milliardaires de la tech se croient tout-puissants, ils apprendront eux aussi qu’ils sont nus comme un multivers, que le monde va encore plus vite qu’eux. Google a mis au point un ordinateur quantique d’une puissance de calcul phénoménale. Le coût de l’énergie solaire baisse de 10% par an depuis dix ans. Les possibilités de l’IA ne sont pas surévaluées par Wall Street mais sous évaluées. La guerre, l’Etat, la fiscalité, la finance, l’apprentissage, le transport, la médecine, tout sera bouleversé, la tête en bas. Chacun criera : « on marche sur la tête », et ce sera moins vrai qu’en vrai.

    Ce ne sont pas les frontières des territoires qui changent, mais les frontières de toutes les activités humaines, les relations, les distances, les rapports de force. Être plus fous que les fous revient à parier sur l’intelligence humaine. Pourquoi pas ? « Les fous sont sages, les sages sont fous. »

    Laurent Dominati

    • a.Ambassadeur de France 

    • a. Députéé de Paris

    • Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’application France Pay

    Laurent Dominati

  • Laurent Saint-Martin : « Ma première priorité, c’est d’être aux côtés des Français établis hors de France « 

    Laurent Saint-Martin : « Ma première priorité, c’est d’être aux côtés des Français établis hors de France « 

    Nous recevons Laurent Saint-Martin, le nouveau ministre des Français de l’étranger. Ancien ministre du Budget sous Michel Barnier, il a rejoint l’équipe de François Bayrou.  Fiscalité, assises sociales, le rôle des élus, bourses scolaires, CFE, il répond à tous les sujets qui font le quotidien des Français de l’étranger. 

    L’interview exclusive du ministre des Français de l’étranger

    Monsieur le ministre, notre première question est d’ordre symbolique. Comme souvent le portefeuille des Français de l’étranger est lié au Commerce extérieur. N’est-ce pas réducteur ?

    Au contraire, cela permet de mieux mettre en valeur les synergies réelles qui existent sur le terrain : elles reposent en particulier sur le dynamisme et l’esprit d’entreprise de nos compatriotes installés à l’étranger.

    C’est une chance pour notre pays : plus de 3 millions de Français vivent à l’étranger, dont près de 300 000 en Belgique où je me suis rendu cette semaine pour ma première visite officielle en tant que ministre chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger.

    Je suis pleinement ministre des Français de l’étranger, tout comme je suis pleinement ministre du Commerce extérieur.

    Je mettrai chacun de mes déplacements à profit pour aller à la rencontre de nos concitoyens, partout dans le monde, pour prendre la mesure de leurs préoccupations et pour soutenir leurs initiatives.

     » C’est une chance pour notre pays : plus de 3 millions de Français vivent à l’étranger  »

    Laurent Saint-Martin

    Fiscalité, budget et aides sociales

    Dans un contexte budgétaire complexe, qui bouscule les agendas, quelles sont vos 3 grandes priorités pour nos expatriés ?

    Ma première priorité, c’est d’être aux côtés des Français établis hors de France et d’assurer leur sécurité, où qu’ils se trouvent. Face aux crises qui se multiplient, face aux catastrophes naturelles, la France doit rassembler ses forces et faire preuve de solidarité, comme elle l’a fait encore récemment pour nos compatriotes aux Comores après le cyclone Chido, à Port-Vila après le séisme au Vanuatu fin décembre 2024 ou lors des incendies qui ont ravagé une partie de Los Angeles cette semaine. Je m’appuierai pour cela sur notre réseau diplomatique et sur l’expertise du Centre de crise et de soutien.

    Ma deuxième priorité est de faciliter la vie de nos concitoyens, en simplifiant leurs démarches administratives tout en améliorant la qualité du service proposé par notre réseau consulaire. En 2025, nous ferons en sorte que ces démarches deviennent plus simples, plus agiles, plus dématérialisées et plus humaines à la fois.

    La modernisation de l’administration, notamment consulaire, est une priorité du Premier ministre. Je la porterai à mon niveau, afin que le déploiement de l’identité numérique soit proposé en 2025 par nos consulats et que nos compatriotes puissent accomplir leurs démarches administratives de manière plus sécurisée.

    Ma troisième priorité, c’est d’assurer le meilleur niveau de soutien à nos compatriotes les plus défavorisés. La France est le seul pays à offrir un accompagnement social de cette envergure à ses ressortissants résidents à l’étranger. Je pense aux aides à la scolarité pour les élèves inscrits dans les établissements du réseau d’enseignement français à l’étranger, ou aux dispositifs d’assistance pour les personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité. Dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons, nous devons optimiser l’affectation de ces ressources pour maintenir cette solidarité à l’égard de ceux qui en ont le plus besoin.

     » Dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons, nous devons optimiser l’affectation de ces ressources pour maintenir cette solidarité à l’égard de ceux qui en ont le plus besoin.  »

    Laurent Saint-Martin

    Vous avez été ministre du Budget, certains amendements parlementaires visaient à accroître la fiscalité des expatriés, notamment par l’instauration d’un impôt lié à la nationalité française, ou bien une augmentation de l’exit tax.
    Quelle est votre position sur ce sujet ?

    J’y étais défavorable et je le reste.

    Laurent Saint Martin et Pieyre Alexandre Anglade
    Laurent Saint Martin et Pieyre Alexandre Anglade, député des Français du Benelux, à Bruxelles ce 09 janvier 2025 pour les vœux.

    En cette période de disette budgétaire, la crainte, que les budgets des programmes 151 (affaires consulaires, y compris les bourses scolaires AEFE) et 185 (Diplomatie culturelle et d’influence) soient rabotés, se concrétise. Est-ce le cas ? Et si oui comment dès lors faire mieux avec moins ?

    Faire mieux avec moins, c’est possible, à condition de continuer à se moderniser et à se transformer pour rechercher toujours plus d’efficience sans rien sacrifier à la qualité du service rendu aux Français.

    S’agissant du programme 151, ma priorité ira à la poursuite des grands projets de modernisation comme le service France Consulaire, le Registre électronique d’état civil, le vote par internet, l’expérimentation du renouvellement des passeports sans comparution (Canada et Portugal) ou le déploiement de l’identité numérique pour les Français de l’étranger. Sans oublier les crédits consacrés à l’aide à la scolarité et à l’action sociale, en soutien de nos compatriotes les plus défavorisés, à travers les bourses scolaires et les aides sociales, directes ou indirectes. Ces crédits représentent 70% de l’enveloppe du programme 151 dont j’ai la responsabilité.

    « …ma priorité ira à la poursuite des grands projets de modernisation comme le service France Consulaire, le Registre électronique d’état civil, le vote par internet, l’expérimentation du renouvellement des passeports sans comparution (Canada et Portugal) ou le déploiement de l’identité numérique pour les Français de l’étranger.  »

    Laurent Saint-Martin

    Concernant l’éducation, de nombreux Français à l’étranger éprouvent des difficultés à scolariser leur(s) enfant(s) dans un établissement du réseau de l’AEFE, les frais d’écolage s’envolent et le système des bourses scolaires s’essouffle, aussi comptez-vous revoir les critères d’attribution de ces dernières ?

    La première chose qui me vient à l’esprit à propos de notre Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), c’est une immense fierté. Ce réseau de 600 établissements permet à 120 000 élèves français dans 138 pays d’être scolarisés dans le système français. C’est unique au monde. Et c’est aussi un formidable outil d’influence et un levier sans équivalent pour renforcer l’attractivité de notre pays, puisque ce réseau scolarise aussi 280 000 élèves d’autres nationalités qui connaissent notre pays pour y effectuer bien souvent toute leur scolarité jusqu’à l’entrée à l’université.

    Le deuxième point que je voudrais mettre en avant, c’est que le principe de solidarité à l’égard de nos compatriotes qui ont le plus de difficultés à financer la scolarité de leurs enfants dans ces établissements demeure un principe cardinal : grâce au dispositif de bourses scolaires géré par l’AEFE, sur financement du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, plus de 20 000 élèves français voient chaque année leurs frais d’inscription et de scolarité pris en charge, pour tout ou partie. Ces bourses sont accordées selon un barème qui permet de calculer une quotité de prise en charge, en fonction des revenus du foyer, de sa composition et du montant des frais d’inscription et de scolarité, et sous réserve d’un patrimoine mobilier et immobilier qui se situe en-deçà d’un seuil d’éligibilité.

    L’évolution des critères d’attribution doit se faire en respectant les principes cardinaux suivants : soutien aux plus démunis, équité à situation comparable et soutenabilité budgétaire. Au total, cela a représenté plus de 105 millions d’euros en 2024, sans compter l’aide à la prise en charge des accompagnants des élèves en situation de handicap, qui représente plus de 2 millions d’euros.

    « …grâce au dispositif de bourses scolaires géré par l’AEFE, sur financement du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, plus de 20 000 élèves français voient chaque année leurs frais d’inscription et de scolarité pris en charge, pour tout ou partie.  »

    Laurent Saint-Martin

    Le ministre Laurent Saint-Martin à Bruxelles ce 09 janvier 2025
    Le ministre Laurent Saint-Martin à Bruxelles ce 09 janvier 2025

    Au niveau social, des assises de la protection sociale des Français de l’étranger devraient se tenir dans les prochaines semaines avec les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) et l’engagement du gouvernement, qu’attendez-vous de cet exercice ?

    Je sais que ces assises de la protection sociale sont attendues par les élus de l’Assemblée des Français à l’étranger. Elles ont été évoquées lors de la dernière session de l’AFE en octobre 2024 et ma prédécesseure s’était engagée à lancer ses travaux en mars 2025.

    Il s’agit à la fois de dresser un état des lieux des dispositifs d’aides sociales existants au profit de nos compatriotes établis à l’étranger et de formuler des propositions sur les améliorations qui pourraient être apportées aux dispositifs des aides à la scolarité, des aides sociales directes et indirectes et au fonctionnement de la Caisse des Français de l’étranger.

    Cet exercice est utile car notre dispositif peut être optimisé en vue d’une meilleure utilisation, d’une plus grande efficience et d’un service amélioré, toujours au bénéfice de nos compatriotes les plus défavorisés.

    Dans le contexte budgétaire contraint qui s’impose à l’ensemble des politiques publiques, dans l’objectif de redressement des finances publiques poursuivi par le Gouvernement, il faudra tenir compte à la fois du périmètre de compétence du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du caractère limitatif des enveloppes budgétaires existantes en matière d’aides sociales.

    « … il faudra tenir compte à la fois du périmètre de compétence du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du caractère limitatif des enveloppes budgétaires existantes en matière d’aides sociales.  »

    Laurent Saint-Martin

    Toujours sur le plan social, la Caisse des Français de l’étranger est le principal outil de l’État pour prolonger la couverture sociale hors de France. Cependant la situation financière de l’organisme inquiète. Des voix s’élèvent pour demander une révision de son financement, de plus la convention qui lie la CFE à l’État français doit être discutée en 2025, quelles sont vos intentions ?

    La question du financement de la CFE est importante et fait d’ailleurs actuellement l’objet d’une mission d’inspection conjointe de l’IGAS et de l’IGF pour identifier des pistes de réforme. Cette inspection a été diligentée par les ministères en charge de la sécurité sociale et du budget, qui exercent la tutelle de la CFE, en réponse aux difficultés d’équilibre financier que traverse cette institution. 

    Cette situation est le produit de la diminution des contrats collectifs conclus par les grandes entreprises du fait de la baisse de leurs personnels expatriés, mais aussi du vieillissement de la population et du coût que représente la prise en charge de certaines affections lourdes.

    C’est un vrai sujet pour le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères qui contribue chaque année à hauteur de 0,5 à 1 million d’euros à la CFE au titre du dispositif de la catégorie aidée, qui permet à nos compatriotes les plus défavorisés de bénéficier d’une couverture santé à un tarif préférentiel.

    Je m’appuierai sur cette mission d’inspection conjointe de l’IGAS et de l’IGF qui devrait rendre ses conclusions au printemps, pour identifier les propositions les plus pertinentes et les partager notamment avec les élus à l’AFE dans le cadre des Assises de la protection sociale en 2025.

     » C’est un vrai sujet pour le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères qui contribue chaque année à hauteur de 0,5 à 1 million d’euros à la CFE.  »

    Laurent Saint-Martin

    Les Français de l’étranger : les élus et l’administration

    Souvent ce sont les élus des Français de l’étranger sur le terrain qui doivent assumer les décisions et leurs conséquences. Pour autant, ces derniers estiment que le périmètre de leurs actions n’est pas clairement défini, est-ce un sujet que vous souhaitez aborder très prochainement afin de clarifier les compétences des Conseillers des Français de l’étranger ?

    Clarifier les compétences des conseillers des Français de l’étranger, c’est précisément l’objet de la charte de l’élu consulaire est en cours de rédaction par l’AFE, depuis plus d’un an. Un projet devrait être prochainement soumis à l’administration avant d’être débattue lors d’une prochaine session de l’AFE. Cette charte a vocation à préciser les relations entre élus et postes, dans le cadre des textes législatifs et règlementaires existants.

    Je rappelle que la loi du 22 juillet 2013 a circonscrit la compétence des conseils consulaires aux questions relatives aux Français de l’étranger pour lesquelles un avis des élus est sollicité.

    C’est le cas en particulier des réunions convoquées par le président élu du conseil consulaire pour examiner les demandes de bourses scolaires (conseil consulaire des bourses scolaires) ou les demandes d’aides sociales (conseil consulaire protection et action sociales), après instruction par les postes diplomatiques et consulaires.

    Les conseils consulaires se réunissent aussi dans d’autres formats prévus par les textes: à l’occasion de la présentation annuelle par le chef de poste d’un rapport sur la situation de la circonscription consulaire et faisant l’état des lieux des actions menées dans les domaines de compétences du conseil consulaire, ou pour examiner les demandes de subventions aux associations au titre du dispositif de soutien au tissu associatif des Français de l’étranger (STAFE) ou de l’appui aux organismes locaux d’entraide et de solidarité (OLES).

     » Je rappelle que la loi du 22 juillet 2013 a circonscrit la compétence des conseils consulaires aux questions relatives aux Français de l’étranger pour lesquelles un avis des élus est sollicité.  »

    Laurent Saint-Martin

    Le ministre Laurent Saint-Martin

    Enfin, les Français de l’étranger sont presque 3 millions à vivre hors de France, mais ils ne sont que moins de 1,7 million à être inscrits officiellement au registre des Français établis hors de France. Quelles actions pourriez-vous mener pour les inciter davantage à se signaler auprès de leur consulat et à s’inscrire au dit registre ?

    Je le répéterai dès que j’en aurai l’occasion : l’inscription au registre est certes facultative, mais elle permet de faciliter considérablement la vie des Français qui s’établissent hors de France !

    Au 31 décembre 2024, on comptait 1 741 942 inscrits au Registre des Français établis hors de France et on estime en effet le nombre de compatriotes installés à l’étranger à un peu moins du double. Nos postes diplomatiques et consulaires ne cessent de rappeler l’importance de s’inscrire au Registre et je vous remercie de l’opportunité que vous me donnez de passer de nouveau ce message. On peut aujourd’hui s’inscrire en ligne en quelques clics, sur le site service-public.fr. C’est une démarche d’une grande simplicité, qui évite de se déplacer au consulat.

    L’inscription au Registre n’est pas obligatoire, mais elle est fortement recommandée pour tous les Français qui s’installent à l’étranger pour plus de six mois. Elle est valable cinq ans et permet aux usagers de faciliter leurs démarches consulaires, de recevoir des communications régulières sur l’actualité de leur circonscription, comme ce fut le cas cette année pour les élections européennes et législatives, par exemple, mais aussi d’être informés de la conduite à tenir en cas de crise.

    L’inscription est obligatoire en revanche pour percevoir des aides sociales ou des bourses scolaires et permet aux jeunes Français d’être automatiquement recensés lorsqu’ils atteignent l’âge de 16 ans.

     » L’inscription est obligatoire en revanche pour percevoir des aides sociales ou des bourses scolaires et permet aux jeunes Français d’être automatiquement recensés lorsqu’ils atteignent l’âge de 16 ans. »

    Laurent Saint-Martin

  • Émotions et arts en janvier sur TV5MONDEplus

    Émotions et arts en janvier sur TV5MONDEplus

    Une nouvelle année commence ! Et alors que le monde résonne des conflits qui opposent les hommes, TV5MONDEplus a décidé de nous rappeler ce qui nous lie entre nous ! Francophones ou non, nous sommes tous des humains sujets à nos émotions, marqués par nos parcours de vie. Des données qui sont parfois glissées sous le tapis, comme si notre condition d’être émotionnel était une honte. Mais non, on pleure, on rit, on souffre, et on jubile. Et donc en ce début janvier, les programmes de la seule plateforme francophone gratuite et mondiale sont consacrés aux émotions et aux arts.

    On se plonge dans le passé, à la découverte de ces films sans fard qui exposent les forces et faiblesses humaines. Mais on ira aussi à la rencontre de ces gens qui se battent au quotidien pour s’accomplir. Des programmes de début d’année qui seront riches en découverte et qui nous amèneront à nous interroger sur nous-même.

    Belle détente, belles réflexions, devant TV5MONDEplus.

    Inspirations et découvertes

    On commence donc par une sélection d’œuvres parfois fictives mais aussi des documentaires, qui vous inviteront à (re)découvrir la palette d’émotions humaines.

    Collection « INSPIRÉ D’UNE HISTOIRE VRAIE » – CINÉMA

    Plongez dans l’émotion des films basés sur des faits réels : entre événements qui ont marqué l’Histoire et destins méconnus qui méritent d’être racontés. Avec entre autres : Paul Grüninger, le Juste (2012), Kadogo, l’enfant soldat ( 2002), Violette Nozière (1978), En effeuillant la marguerite (1956), Noces (2016), Un juif pour l’exemple (2016).

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    Bonheur intérieur brut – Documentaire -TV5 Québec Canada

    Du Brésil à la Finlande, de la péninsule coréenne à l’Italie en passant par l’Afrique et la Grèce, sans oublier la France, Hugo Latulippe rencontre des communautés qui lui inspirent d’autres manières d’être, de vivre, de rêver…

    10 épisodes 45mn – Réalisation : Hugo Latulippe – Québec/Canada

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    On ramassera demain – Divertissement – Télé Quebec – Québec- Canada

    Pier-Luc Funk et ses camarades proposent des soirées décalées à base de jeux, de sketchs, de discussions percutantes, de prestations musicales. Le tout dans une ambiance survoltée !

    2 SAISONS – 45MN – Réalisation : Patrice Ouimet

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    Rire en réfléchissant

    Mais sur TV5MONDEplus, on sait qu’il est important de s’évader. Ce mois-ci c’est près de 20 épidodes de 3 séries qui sont à « binge watcher » sur la plateforme francophone gratuite et mondiale TV5MONDEplus.

    ZETWAL CARAIBES – Nouveauté – Série – France

    Les péripéties de quatre élèves d’une école de théâtre en Guadeloupe. Issus d’horizons différents et en dépit de leurs défis personnels, ils se battent pour accomplir leurs rêves.

    Casting : Mathew Bazile, Angelyna Danabe Mignot, Axelle Laurent, Youri Lauriette  – Pays de production : France – Réalisation : Luccio Di Rosa – Saison 1 – 8 épisodes 20mn – Palmarès : sélection à Séries Mania – Section Coming Next from France (France, 2024)

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    MINDBLOW – NOUVEAUTÉ – Série – RTS -Suisse

    Markus, ancien candidat d’une émission télévisée musicale, a été dénigré toute sa vie. À 40 ans, on lui offre la possibilité de changer son passé. Plongé dans une réalité alternative, il devient superstar. En contrepartie, il perd son amour de toujours.

    Casting : Dimitri Stapfer, Sylvie Marinkovic, Kay Kysela, Helen Wills, Eric Lüth 

    Réalisation : Eric Andreae – 6 épisodes 30 mn – Pays de production : Suisse

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    JACKY ET LINDSAY – Série RTBF – Belgique

    Entre eux, c’est le feu ! Jacky et Lindsay s’aiment depuis vingt ans et ont toujours connu la galère. Aujourd’hui, ils préparent l’arrivée de leur enfant, des rêves d’Angleterre plein la tête, mais avec des dettes à n’en plus finir… Un road-trip tragi-comique qui rappelle qu’un ennui n’arrive jamais seul.

    Casting : Martin Goossens, Mathilde Mosseray, Diego Murgia, Leila Morelle 

    Saison 1 – 5 épisodes – 15mn – Réalisation : Sylvestre Vannoorenberghe – Pays de production : Belgique 

    https://www.tv5mondeplus.com/login
  • Les expatriés français à Los Angeles sous le choc

    Les expatriés français à Los Angeles sous le choc

    Adrien Frier, diplomate et consul général de France à Los Angeles, estimait jeudi 9 janvier sur franceinfo qu’« entre 1 000 et 1 500″ citoyens français vivaient dans les zones menacées ou ravagées par les incendies qui touchent les alentours de la ville californienne. De son côté le député Roland Lescure déclarait qu’au minimum 1200 des expatriés français à Los Angeles seront frappés par la tragédie. Alors bien sûr, il y a les noms que tout le monde connaît comme Patrick Bruel ou Laeticia Hallyday mais pour les autres ? Comment se passe la prise en charge ? Qui peut aider ces Français loin de leur famille qui se retrouve sans abris et parfois sans papier ?

    Los Angeles le 09 janvier 2025 ©AFP
    Los Angeles le 09 janvier 2025 ©AFP

    Mobilisation consulaire exemplaire

    Bien évidemment, le premier réflexe c’est de se tourner vers les autorités locales. Celles-ci ont mis en place différents dispositifs mais qui sont désormais saturés. Mais sur place, le consulat de France a tout de suite réalisé l’ampleur de la catastrophe et s’est mobilisé immédiatement.

    Depuis le 07 janvier, le consulat de France à Los Angeles informe et orient les Français de la région via les réseaux sociaux mais aussi à travers une cellule d’information disponible 24/24 au +1 310 235 3200. Aussi, une page dédiée a été créée sur le site Internet du consulat, régulièrement mise à jour, elle recense les principaux abris pour personnes sinistrées et animaux, des liens utiles pour suivre l’évolution de la qualité de l’air et de l’eau ainsi que les directives des autorités locales. On peut aussi y découvrir une application américaine qui permet de suivre en temps réel l’évolution des incendies.

    Et parmi les acteurs consulaires qui se mobilisent, on retrouve en première ligne, le jeune et dynamique Consul de France Adrien Frier en place depuis octobre 2024.

    « Je suis à vos côtés et pleinement engagé pour vous accompagner. Pour rester informés en temps réel, suivez également les réseaux sociaux du consulat  : @FranceinLA »

    Adrien Frier – Consul Général de France à Los Angeles

    Les élus aussi sur le terrain

    Si le consulat a répondu présent, c’est aussi le cas des élus de proximité que ce sont les élus consulaires. Ainsi, Warda Souihi ou Cynthia Hajjar, Conseillères Français de l’étranger, met en place un réseau de solidarité pour accueillir ceux qui se retrouvent sans logement. Car il n’y a pas que les élèves et les professeurs du campus du Lycée français qui ont perdu leur logement.

    Et si tous n’ont pas été victimes des ravages des flammes, ils sont nombreux à avoir été déplacés comme le rappelle le député des Français d’Amérique du Nord, Roland Lescure, dans une vidéo publiée ce 10 janvier sur X (anciennement Twitter).

    En effet, le décompte précis est « difficile » à établir avec précision, selon le consul, sachant que seuls 12 000 Français sont inscrits au registre consulaire à Los Angeles alors qu’on estime qu’ils sont entre 25 000 et 30 000 concitoyens à s’y être installés. « Plusieurs dizaines » de Français ont vu leurs biens détruits, précise le consul qui s’est entretenu avec eux. D’ailleurs, le consulat a pris les devants en prenant attache avec de nombreux hôtels afin de préréserver des chambres. Espérons que ces mesures resteront préventives.

    Pour les victimes, il restera un combat à mener, celui contre les assurances, qui aux USA, couvrent très mal ce genre de catastrophe. L’état de catastrophe naturel, qui contraint les assurances à rembourser tous leurs clients et à taux plein, n’existe pas au pays de l’Oncle Sam.

    Un pompier lutte contre l’incendie de Palisades, à Los Angeles, le 8 janvier 2025.
    Un pompier lutte contre l’incendie de Palisades, à Los Angeles, le 8 janvier 2025.
  • Incendies à L.A. : le témoignage de Cynthia Hajjar, élue consulaire

    Incendies à L.A. : le témoignage de Cynthia Hajjar, élue consulaire

    Écouter le podcast avec Cynthia Hajjar

    Alors que Los Angeles est la proie d’un incendie gigantesque, Lesfrancais.press a pu s’entretenir avec une de nos compatriotes vivant sur place. C’est en direct depuis « La cité des anges » que Cynthia Hajjar, Conseillère des Français de cette zone, a pu nous partager son témoignage.  Pour nous, elle fait le point sur la situation. Elle nous transmet également les dernières informations sur le Lycée français dont un des campus situés à Pacific Palissades a brûlé. Elle communique également sur les conseils à suivre pour nos compatriotes menacés ou déjà touchés par les flammes. Enfin, au cours de ce podcast, l’élue consulaire adresse un message au gouvernement français.

    Consulat – élus consulaires à Los Angeles unit pour faire face à l’incendie

    L’heure du bilan n’a pas encore sonné. En effet, le feu continue sa course. Alors comment notre communauté française de Los Angeles vit-elle la situation ? Et quelle organisation a été mise en place pour aider la population en général, et nos compatriotes sur place en particulier ?

    Los Angeles sous les flammes
    Los Angeles sous les flammes

    Pour notre invitée, « la vigilance » est de mise. Et des canaux de « communication » ont pu prestement se créer dès les premières heures du sinistre. De plus la relation entre les élus consulaires et les autorités diplomatiques françaises s’est accrue pour faire face à cet événement et développer des synergies.

    Pour faire face à ces incendies « Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités locales et le Consulat général de France »

    Cynthia Hajjar, Conseillère des Français de Los Angeles

    C’est ainsi que les Français menacés ou déjà impactés par l’incendie ont pu être contactés, nous informe notre témoin. « Nous sommes aussi là pour les rassurer » indique aussi notre invitée. Tout en saluant le dispositif déployé par les Américains. 

    Aucune victime au lycée Français de Pacific Palissades

    En plus des nombreuses habitations disparues sous les flammes, un des campus du lycée français à Los Angeles a aussi complètement brûlé. Il s’agit de celui de Pacific Palissades. Au cours de ce podcast, l’élue consulaire met toutefois en avant le travail d’évacuation orchestré pour éviter le drame.

    « Au lycée français de Los Angeles, sur le campus de Pacific Palissades, il n’y a eu aucune victime. »

    Cynthia Hajjar, Conseillère des Français de Los Angeles

    Y a-t-il d’autres lieux, où se retrouve notre diaspora, qui seraient menacés par les flammes ? À-t-on demandé à notre témoin. Elle nous répond au cours de son interview.

    À Los Angeles, pour lutter contre les flammes « sécuriser vous avant d’aider les autres »

    Si bien évidemment toutes les pensées vont aussi au peuple américain, y a-t-il des conseils particuliers à partager avec nos ressortissants français de Los Angeles ? Le message de l’élue consulaire est sans appel : « les Français qui habitent dans les zones impactées devraient écouter et obéir aux ordres des autorités américaines, aux ordres d’évacuation. Ça, c’est la première chose à faire. » Et qu’en est-il de celles et ceux qui souhaiteraient apporter leur soutien ? Notre invitée prodigue avant tout cette recommandation :

    « Avant d’aller aider les autres, il faut se sécuriser, sécuriser sa famille. Ensuite seulement vous pourrez apporter votre aide aux autres personnes en danger ».

    Cynthia Hajjar, Conseillère des Français de Los Angeles

    Concernant les personnes directement touchées, et qui sont dans l’obligation d’évacuer leur domicile, de nombreux « Shelters » ont été mis en place.

    Incendies à Los Angeles
    Incendies à Los Angeles

    Pour connaître le lieu de ces centres d’accueils, les autorités américaines communiquent beaucoup mais également le Consulat de France à Los Angeles.  Des messages sont ainsi envoyés directement et diffusés sur les réseaux. Cependant, sur le terrain, il y a aussi des coupures d’électricité et les lignes téléphoniques sont également atteintes.


    Alerte incendies du Consulat général de France à Los Angeles


    PAGE du consulat sur les incendies

    Quel message pour le gouvernement français ?

    Dans cette situation, que souhaiterait partager notre invitée, représentant les Français de Los Angeles, au nouveau ministre délégué en charge des Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin ?  Pour l’élue consulaire, un message de soutien et de solidarité des autorités politiques françaises serait le bienvenu.

    Post sur X de Laurent Saint-Martin, ministre délégué des Français de l'étranger
    Post sur X de Laurent Saint-Martin, ministre délégué des Français de l’étranger

    Or, ce message existe. Mais sans doute en raison des différentes coupures et de l’accès aux réseaux sociaux parfois compliqués dans ces circonstances, le post sur X de Laurent Saint-Martin n’était pas encore parvenu au moment de l’enregistrement de cette interview. Cette expérience serait peut-être à prendre en considération pour les prochains événements dramatiques qui pourraient se produire aux quatre coins de la terre. Ainsi, par quel canal de communication, plus efficace, envoyer un message de soutien qui parviendra directement à la communauté française qui vit des moments difficiles ?

    Après les flammes, viendra l’heure du bilan. Sans nul doute que nos ressortissants français à Los Angeles auront besoin du soutien du gouvernement de François Bayrou. En effet, ils seront un certain nombre à avoir tout perdu dans ces incendies. Rester dans la cité des anges ou revenir en France ? La question se posera ? Tout comme celle de trouver les financements pour reconstruire le campus du lycée français parti en fumée. 

    Pour plus d’informations sur les incendies de Los Angeles, vous pouvez retrouvez tous nos articles dédiés :



    ARTICLES INCENDIES L.A.

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