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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.02.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.02.2025

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 13 février et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Hausse des droits de mutation en France – Bruno Retailleau, futur président des LR – 291 candidatures pour les Palmes de l’Éducation hors de France

    Les frais de notaire en hausse

    Lorsque vous achetez une maison ou un appartement, en plus du prix du bien, il faudra payer ce qu’on appelle généralement les « frais de notaire ». Mais il s’agit d’un abus de langage, car la majorité de cette somme ne finit pas dans la poche des notaires. Ces frais, qui correspondent généralement à 6 à 8% du prix du logement sont en fait majoritairement des taxes. Et parmi celles-ci, il y a les droits de mutation qui sont encaissés par les départements. Jusqu’ici, le montant maximum était de 4,5%. Mais le projet de loi de finances 2025, désormais adoptée, donne la possibilité aux départements qui le souhaitent de rehausser ce taux de 0,5 point. Il pourra donc atteindre 5%.

    AMC Notaires

    La « guerre des chefs » à l’ancienne chez les Républicains

    Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé ce mercredi sa candidature à la présidence des Républicains, sans dirigeant depuis le départ d’Eric Ciotti fin septembre dernier. Une décision qui devrait refroidir davantage l’ambiance avec son rival, Laurent Wauquiez. En effet, le député de Haute-Loire plaide depuis longtemps pour la reconstruction des Républicains, qui ont repris des couleurs depuis le remaniement du gouvernement. Dans une vidéo publiée sur X le 7 février, il réaffirmait « avoir lancé la refondation » de sa famille politique.

    "Les agriculteurs ont quelques raisons de le faire, mais il y a un cadre. Je suis ministre de l'Intérieur, l'ordre public, l'ordre républicain s'applique à tous les Français. Personne n'est au dessus de la loi". Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, s'exprimant sur la mobilisation des agriculteurs ce 18 novembre 2024

    Samantha Cazebonne et les Palmes de l’Éducation française à l’étranger

    4 mois après le lancement officiel des palmes EFE, l’heure est ainsi au premier bilan. En effet, le délai de dépôt des dossiers des candidatures est clos. Et c’est ainsi 291 candidatures qui ont été réceptionnées. Celles-ci proviennent de 181 établissements, situés dans 79 pays. Pour Samantha Cazebonne, la sénatrice des Français de l’étranger à l’origine du prix, les chiffres parlent d’eux-mêmes. C’est « un bilan très positif, avec un enthousiasme non dissimulé des acteurs ». Et ce qui réjouit la parlementaire « c’est que tout le monde a compris le sens de ces palmes (…) qui est de pouvoir ensemble valoriser notre réseau d’enseignement français à l’étranger ». Pour en savoir plus, un podcast dédié est disponible sur toutes les plateformes de streaming ou sur le site Lesfrancais.press

    Samantha Cazebonne, pour les palmes EFE « le bilan est très positif »
    Samantha Cazebonne, pour les palmes EFE « le bilan est très positif »

    C’est tout pour le flash quotidien des expatriés de ce jeudi 13 février 2025. On se retrouve demain pour la St Valentin (petit rappel pour les étourdis). Belle journée à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • France-Luxembourg : nouvelles règles fiscales et sociales pour les frontaliers

    France-Luxembourg : nouvelles règles fiscales et sociales pour les frontaliers

    La nouvelle convention fiscale signée avec le Luxembourg en 2018, mais qui ne s’est appliquée qu’une seule fois, en 2019 sera de vigueur pour de bon cette fois à 2025. D’autres changements vont aussi modifier la vie des Français travaillant au Luxembourg et vivant en France ou en Belgique. Quelles sont donc les nouvelles règles fiscales et sociales pour les frontaliers en 2025 ?

    Hausse d’impôts en vue

    Seuls les foyers fiscaux avec des revenus dits « mixtes » sont concernés. Autrement dit : les couples qui perçoivent des revenus à la fois en France et au Luxembourg, mais aussi les personnes seules qui ont des activités rémunérées de chaque côté de la frontière. Et ce quel que soit le type de revenu : salarié ou non salarié, immobiliers ou mobiliers, indemnités d’élus…

    La nouvelle convention fiscale qui s’applique depuis le 1er janvier 2025 sur les revenus de l’année 2024. La plus grande différence porte sur le calcul du revenu brut. Il faut toujours prendre les revenus bruts luxembourgeois, y soustraire les cotisations sociales, sauf qu’après on n’enlève plus les impôts payés au Luxembourg. Donc mécaniquement, le revenu global sur lequel va être calculé le taux d’imposition augmente, et le taux d’imposition va être plus élevé. Même s’il ne s’applique que sur les revenus français, forcément vous allez payer plus d’impôts.

    Trajets des frontaliers français Grand Est - @Insee
    Trajets des frontaliers français Grand Est – @Insee

    Une évolution annoncée comme sans incidence pour les contribuables, mais les conséquences se sont immédiatement fait sentir pour les frontaliers concernés avec des hausses atteignant plusieurs centaines voire milliers d’euros sur leurs revenus de 2020 lors de la première mise en application. Un résultat qui devrait être similaire cette année.

    Télétravail : l’autre discrimination

    Sur le télétravail il n’y a pas d’égalité non plus entre résidents et frontaliers. Les Luxembourgeois peuvent être en home-office jusqu’à 100% de leur temps de travail sans impact sur leur impôt, ni régime de Sécurité sociale si leur employeur le permet. Les frontaliers, eux, sont limités à 34 jours par an, c’est le seuil fiscal.

    Si leur employeur s’est mis en règle avec leur pays de résidence et qu’ils peuvent s’affranchir du seuil fiscal, ils doivent aussi faire attention au seuil social. En effet, s’ils télétravaillent plus de 112 jours par an, ils basculent sur la sécurité sociale de leur pays de résidence. Et ça peut avoir des conséquences très importantes sur leur retraite ou sur les aides qu’ils touchent de l’État.

    Enfin les frontaliers français vivant en Belgique ont un problème avec les heures d’astreinte que leur pays considère comme du télétravail et donc imposées par le royaume belge.

    Baisse significative des indemnités de chômage

    Les règles européennes prévoient que les frontaliers cotisent dans le pays d’emploi mais perçoivent des indemnités calculées sur la base de leurs salaires, souvent plus élevés qu’en France, notamment pour ceux ayant travaillé en Suisse et au Luxembourg.

    Bienvenue au Luxembourg
    Bienvenue au Luxembourg

    Problème : cela représente un surcoût d’environ 800 millions d’euros par an pour l’assurance chômage en France selon l’Unédic. La Suisse est le pays qui coûte le plus cher à la France, mais le Luxembourg représente tout de même 22% de ces dépenses.

    Le gouvernement français a donc demandé aux partenaires sociaux de trouver des économies sur l’indemnisation chômage des frontaliers. Et quelques syndicats français ont signé un accord qui prévoit un coup de rabot sur le chômage des frontaliers français qui baissent donc d’un tiers cette année.

  • Samantha Cazebonne, pour les palmes EFE « le bilan est très positif »

    Samantha Cazebonne, pour les palmes EFE « le bilan est très positif »

    Écouter le podcast avec Samantha Cazebonne

    Une fois n’est pas coutume, ce podcast Lesfrançais.press n’est pas consacré à l’actualité politique brûlante du moment. En effet, Samantha Cazebonne, sénatrice des Français établis hors de France, vient nous parler du projet qu’elle a initié en octobre dernier : les palmes de l’EFE, celles du réseau d’enseignement français à l’étranger. Ainsi, la phase de réception des candidatures vient de se terminer. Alors comment les acteurs de la communauté éducative ont-ils réagi à cette initiative ? Combien de dossiers le jury a-t-il reçus ? D’ailleurs comment ce dernier est-il composé ? Et le public pourra-t-il voter ? Pour la parlementaire « le bilan est très positif ». Notre invitée vous dit (presque) tout.

    Les candidatures aux palmes de l’EFE : un bilan très positif

    En octobre dernier, Samantha Cazebonne lançait les palmes de l’EFE. A notre micro, la sénatrice indiquait alors constater que nos établissements hors de France et les initiatives prises au sein de ce réseau « souffr(aient) d’un manque de visibilité ».

    Samantha Cazebonne au Lycée français Anne de Kyiv
    Samantha Cazebonne au Lycée français Anne de Kyiv

    Ainsi a-t-elle initié ce projet pour « surtout rendre hommage aux acteurs des communautés scolaires du réseau de nos établissements français à l’étranger » précisait notre invitée au cours d’une interview précédente.

    « 291 candidatures réceptionnées. 181 établissements représentés dans 79 pays. C’est un bilan très positif, avec un enthousiasme non dissimulé des acteurs ».

    Samantha Cazebonne, Sénatrice des Français établis hors de France

    Rappelons que 7 thématiques pour ces palmes ont été retenues : l’inclusion, la lutte contre les discriminations, l’action innovante, l’action culturelle, la promotion linguistique et/ou d’ouverture sur le pays d’accueil, l’orientation et l’engagement. Et qu’une distinction entre petits, moyens et grands établissements est également instaurée.

    Les palmes de l’EFE : valoriser le réseau

    4 mois après le lancement officiel des palmes EFE, l’heure est ainsi au premier bilan. En effet, le délai de dépôt des dossiers des candidatures est clos. Et c’est ainsi 291 candidatures qui ont été réceptionnées. Celles-ci proviennent de 181 établissements, situés dans 79 pays. Pour Samantha Cazebonne, les chiffres parlent d’eux-mêmes. C’est « un bilan très positif, avec un enthousiasme non dissimulé des acteurs ». Et ce qui réjouit la parlementaire « c’est que tout le monde a compris le sens de ces palmes (…) qui est de pouvoir ensemble valoriser notre réseau d’enseignement français à l’étranger ». Notre invitée souhaite, entre autres, remercier l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) pour le travail de relais effectué auprès des établissements.

    Les palmes de l'EFE les candidatures reçues et les partenaires
    Les palmes de l’EFE les candidatures reçues et les partenaires

    C’est donc maintenant au jury de travailler. Celui-ci est notamment composé de 14 membres. Il y a ainsi 7 parrains (exemple : La Maif, Notaires de France, …), un pour chacune des 7 thématiques sélectionnées. Et chaque parrain fonctionne en binôme pour composer son jury. Au côté du parrain, la deuxième personne qui examine les dossiers dispose d’un profil plus institutionnel. Il y a par exemple des représentants du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ou bien celui de l’Education nationale. Au sein de chaque jury, l’idée était de constituer un mix entre celles et ceux qui ont un lien direct avec le réseau des établissements français à l’étranger, et d’autres avec un regard différent.

    « Les Français de l’étranger pourront voter pour la palme EFE de l’engagement. Un message via la LEC va être envoyé. Surveillez vos e-mails ! »

    Et les Français de l’étranger pourront aussi voter directement. En effet, un envoi via la LEC –  la Liste Electorale Consulaire – est prévu très prochainement pour inviter chaque expatrié à se prononcer directement pour un des prix, celui de la palme de l’engagement. Le vote du public comptera pour 50 % dans le décompte final. Si vous voulez participer, surveillez bien vos e-mails.

    Les palmes de l’EFE : une cérémonie à la Sorbonne

    Une fois la délibération du jury connue, une cérémonie officielle de remise de ces palmes EFE sera organisée. C’est la prestigieuse université de la Sorbonne qui accueillera le 13 mars prochain les vainqueurs et le public. Cet événement sera également retransmis sur Youtube.

    Samantha Cazebonne au Lycée Français de Shangai
    Samantha Cazebonne au Lycée Français de Shangai

    Au cours de ce podcast, Samantha Cazebonne nous décrit d’ores et déjà le déroulé de cet événement. Parrains, jurys, lauréats seront bien évidemment présents. Les choix du dossier récompensé seront en outre expliqués, et la parole sera également donnée au vainqueur.  Les vidéos des projets mis à l’honneur seront aussi projetées au cours de cette manifestation. Vous pouvez déjà réserver votre place via ce lien.

    Les palmes de l’EFE : et après ?

    Cette première expérience en appellera-t-elle d’autres ? Les palmes de l’EFE deviendront-elles annuelles ? La question est posée à Samatha Cazebonne. Le souhait partagé par notre invitée concernant les palmes EFE est aussi de favoriser les mises en relations et les aides pour faciliter la mise en œuvre des projets.

    « On veut faire de cet événement des palmes de l’EFE un événement déclencheur d’une autre vision de l’enseignement français à l’étranger. »

    Samantha Cazebonne, Sénatrice des Français établis hors de France

    En outre, l’un des objectifs est de faire connaître davantage le réseau des établissements scolaires hors de France et les initiatives prises aux quatre coins du monde. «  On veut faire de cet événement des palmes de l’EFE un événement déclencheur d’une autre vision de l’enseignement français à l’étranger», nous dit notre invitée. Pour cela, elle s’appuie notamment sur les vidéos présentant les 291 projets qu’elle a reçus. Samantha Cazebonne est à ce sujet dithyrambique « quand vous les verrez, vous direz, mais quel merveilleux réseau nous avons. C’est incroyable de voir cet investissement des enseignants, des personnels de direction, des parents et des élèves. » RDV est déjà pris pour le 13 mars et la remise des palmes de l’EFE à la Sorbonne. Lesfrancais.press sera, pour vous, présent à cette cérémonie.

  • Le Défenseur des droits, un appui aux libertés des Français de l’étranger

    Le Défenseur des droits, un appui aux libertés des Français de l’étranger

    Né en 2011 suite à la fusion de quatre institutions, le Défenseur des droits veille au respect des droits et libertés, comme le précise l’article 71-1 de la Constitution. Parmi ses 570 délégués, 4 se consacrent aux Français de l’étranger. Pour mieux connaître leur rôle, Lesfrancais.press a pu interroger Brigitte Bonnaud. Elle fut la première à qui cette fonction a été attribuée en 2016.

    Lesfrancais.press : « Le Défenseur des droits a été institué en 2011, mais la fonction de délégué pour les Français de l’étranger, seulement en 2016. Qu’est ce qui a décidé l’Institution à désigner quatre délégués dédiés à ce public ? »

    Brigitte Bonnaud : « La fonction de délégué pour les Français de l’étranger a été créée le 1er mars 2016, à la demande des députés et sénateurs pour les Français de l’étranger. J’étais la seule déléguée puis en octobre 2021, un deuxième délégué a été nommé, Patrick Nicoloso. Ensuite en 2022, sont arrivés Patricia de Forges, puis un quatrième délégué, Emmanuel Rousseau*. L’augmentation du nombre de délégués a suivi l’augmentation des saisines. »

    Logo Défenseur des droits
    Logo Défenseur des droits
    Lesfrancais.press : « Quel est votre rôle ? »

    Brigitte Bonnaud : « Nous avons, à l’égard des Français de l’étranger, trois champs de compétence. D’abord, il y a la relation avec les services publics français. Par exemple, il peut s’agir d’aider une personne qui ne touche plus sa retraite depuis plusieurs mois et qui n’arrive pas à avoir une réponse de l’administration. Ensuite, il y a la défense des droits de l’enfant : par exemple, ceux d’un enfant en situation de handicap qui n’est pas accepté à la cantine. Enfin, un troisième domaine de compétence est la lutte contre les discriminations. Par exemple, en conseillant une personne transgenre qui souhaite voir prise en compte la modification de son état civil. »

    Lesfrancais.press : « Les délégués du Défenseur des droits accueillent le public dans plus de 1000 points de rencontre, en France hexagonale et en Outre-mer. En ce qui vous concerne, est-ce que le fait d’exercer à distance complique parfois les choses ? »

    Brigitte Bonnaud : « Les délégués pour les Français de l’étranger disposent d’une permanence trois jours par semaine (mardi, mercredi et jeudi) au ministère des Affaires étrangères et européennes (27 rue de la Convention, Paris 15ème) pour les Français de l’étranger qui sont de passage en France. Sinon, les délégués travaillent par mail ou par téléphone : ils disposent tous les quatre d’un portable professionnel. Cette combinaison entre présentiel et distanciel fonctionne bien. »

    « Des progrès restent néanmoins à faire pour nous faire connaître davantage. »

    Brigitte Bonnaud, déléguée pour les Français de l’étranger du Défenseur des droits

    Lesfrancais.press : « Par quel canal nos Français de l’étranger peuvent-ils vous contacter ? est-ce que les Français de l’étranger vous connaissent ? Les Consulats sont-ils vos relais ? »

    Brigitte Bonnaud : « Nous avons tous les quatre un email et un n° de portable qui est disponible sur le site du Défenseur des droits Nous avons donné cette information à tous les consulats qui sont nos principaux relais ainsi qu’aux conseillers des Français de l’étranger. Nous rencontrons ces derniers deux fois par an à leur Assemblée et aux parlementaires chargés des Français de l’étranger que nous rencontrons à leur initiative. Des progrès restent néanmoins à faire pour nous faire connaître davantage, dans la mesure où les consulats n’ont pas tous repris sur leur site les informations envoyées. Nous allons cette année les relancer en ce sens. »

    « La plupart des demandes en 2024 portaient sur des problèmes liés aux consulats, pour 53 % des saisines »

    Brigitte Bonnaud, déléguée pour les Français de l’étranger du Défenseur des droits

    Lesfrancais.press : « De quelle région du monde ou de quels pays les sollicitations de nos expatriés sont-elles les plus nombreuses ? »

    Brigitte Bonnaud : « En 2024, 40 % des saisines provenaient de pays d’Afrique, au Sud du Sahara essentiellement de 4 pays, 20 % d’Afrique du Nord, 18% d’Europe, 10 % d’Amérique, 8 % d’Asie et 4 % du Moyen-Orient. »

    Paris : Siege du Defenseur place Fontenoy
    Paris: Siege du Defenseur place Fontenoy
    Lesfrancais.press : « Parmi les différents sujets sur lesquels vous êtes sollicités, est-ce qu’il y en a qui reviennent plus souvent que d’autres ? Depuis 2016, quelle est l’évolution du nombre de saisines ? »

    Brigitte Bonnaud : « Les Délégués de l’étranger ont, depuis leur création en 2016, fait face à une évolution exponentielle : 65 saisines en 2015 lorsque ce secteur dépendait du siège parisien, 727 saisines en 2024. La plupart des demandes en 2024 portaient sur des problèmes liés aux consulats, pour 53 % des saisines.

    « Les personnes qui nous saisissent sont éloignées de la France souvent depuis longtemps, et ont du mal à communiquer avec les administrations françaises. »

    Brigitte Bonnaud, déléguée pour les Français de l’étranger du Défenseur des droits

    Les personnes se sont plaintes de la lenteur des consulats à délivrer les titres d’identité, les certificats à capacité à mariage (CCAM) ou à transcrire les actes d’actes civil, compte tenu des contrôles nécessaires que doivent faire les Consulats auprès de l’état civil des pays. Ces personnes regrettent aussi la lenteur des consulats à délivrer des visas pour les conjoints de Français ou à les refuser systématiquement pour leurs parents qui souhaitent leur rendre visite en France. Enfin, 14 % des saisines concernent des problèmes de nationalité, et 13%, des difficultés avec les caisses de retraite. »

    Lesfrancais.press : « Les bourses scolaires et la Caisse des Français de l’étranger sont-ils des sujets récurrents ? »

    Brigitte Bonnaud : « Avec la protection sociale et la sécurité sociale, la caisse des Français de l’étranger est l’objet de 4 % des saisines. Mais nous recevons moins de saisines concernant la CFE que les années précédentes, parce que nos interventions se heurtent à la réforme de 2018.

    Caisse des Français de l'étranger
    Caisse des Français de l’étranger

    Pour le reste, la CFE répond positivement à toutes nos interventions. L’enseignement français à l’étranger et des problèmes fiscaux divers (4 % des saisines). Les 12 % des saisines restants concernent des sujets très divers : échanges de permis de conduire, problèmes familiaux, avec les banques… »

    Lesfrancais.press : « Comment est-ce que vous vous répartissez les dossiers entre les différents délégués pour les Français de l’étranger ? »

    Brigitte Bonnaud : « La répartition ne se fait pas par zones géographiques, ni par secteurs. La répartition se fait en fonction de la charge de chacun. Il est demandé aux réclamants de ne saisir qu’un seul des 4 délégués pour éviter les demandes en doublon. »

    Lesfrancais.press : « Enfin, en comparaison à vos collègues œuvrant en France, à quelles difficultés devez-vous parfois faire face quand vous intervenez sur des dossiers de personnes vivant en dehors du territoire national ? »

    Brigitte Bonnaud : « Les personnes qui nous saisissent sont éloignées de la France souvent depuis longtemps et ont du mal à communiquer avec les administrations françaises, ce qui accroît notre charge de travail mais qui rend notre intervention d’autant plus utile. Certains dossiers, comme les dossiers de retraite sont plus compliqués car nos réclamants ont travaillé, pour la plupart, dans différents pays du monde. En revanche, la CNAV a un service spécialisé pour les Français de l’étranger particulièrement efficace. Une autre difficulté spécifique se pose pour les Français de l’étranger : les démarches en ligne sont une facilité pour la plupart, lorsqu’ils maîtrisent l’informatique, mais l’accès aux sites tels que France Connect ou aux numéros de téléphone en 08 n’est pas toujours possible depuis certains pays étrangers. L’attention de l’administration a été appelée et elle prend mieux en compte cette dimension dans ses efforts vers le numérique. »

    *Comment saisir le Défenseur des droits ?

    Il existe plusieurs possibilités pour saisir cette institution et obtenir l’assistance attendue. Attention, il faut être de bonne foi et surtout dans son « bon » droit, sinon le défenseur des droits des Français établis hors de France ne pourra vous porter assistance de façon éclairée et efficace. Vous pouvez le contacter en suivant les indications ci-dessous :

    • soit lors d’un passage à Paris à la permanence qu’ils assurent dans les locaux du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, 27 Rue de la Convention à Paris 15ème : Brigitte Bonnaud les mardis, Patricia de Forges et Emmanuel Rousseau les mercredis et Patrick Nicoloso les jeudis
    • soit par téléphone : +33 7 70 04 15 36 pour Mme Bonnaud / + 33 6 07 12 56 70 pour Mme de Forges / + 33 6 07 12 61 51 pour M. Nicoloso / +33 6 42 58 17 20 pour M. Rousseau
    • soit par courrier électronique : [email protected]/ [email protected] / [email protected] / [email protected]
    • Soit par internet en remplissant le formulaire sur le site de défenseur des droits.
  • États-Unis : un tigre de papier ?

    États-Unis : un tigre de papier ?

    En 2024, les États-Unis ont enregistré une croissance de 2,8 % de leur PIB, soit plus de trois fois celle de la zone euro (0,8 %). Depuis une vingtaine d’années, l’écart de productivité de part et d’autre de l’Atlantique est important (respectivement +45 % et +10 %). Depuis 2017, la productivité par tête tend à diminuer en zone euro, tandis qu’elle poursuit sa progression aux États-Unis. Les résultats américains reposent sur un effort important d’investissement et d’innovation. Mais également sur une augmentation de la population active et sur un afflux de capitaux.

    La première puissance économique mondiale n’est pas sans faiblesses. Le déficit public élevé, la dépendance au secteur de l’information et de la communication, la piètre qualité des infrastructures et le niveau moyen du système de formation pourraient peser sur la croissance. Tout comme le protectionnisme. Au moment où Donald Trump entend promouvoir une Amérique plus grande, force est de constater qu’elle pourrait être confrontée à de sérieux problèmes à l’avenir.

    Économie américaine : des atouts indéniables

    Depuis 2002, le PIB s’est accru de 65 % aux États-Unis, contre 30 % pour la zone euro, donnant un avantage aux premiers sur les seconds. Les dépenses totales de recherche et développement s’élevaient en 2024 à 3,8 % du PIB aux États-Unis, 2,5 % en Chine et seulement 2,2 % en zone euro.

    Toujours en 2024, les investissements dans les technologies de l’information et de la communication représentaient 3,6 % du PIB aux États-Unis, contre 2,4 % en zone euro. En 2024, les fonds levés en capital-risque (venture capital) ont atteint 250 milliards de dollars aux États-Unis, 110 milliards de dollars en Chine et 22 milliards de dollars en Europe. La profondeur du marché financier américain constitue un réel atout. Le marché américain attire les capitaux du monde entier et en premier lieu d’Europe. Les États-Unis peuvent compter sur la force du dollar pour attirer les capitaux et financer leurs déficits. La monnaie américaine est de loin la première au niveau mondial. La moitié des échanges internationaux sont réalisés en dollars. Ce dernier constitue 60 % des réserves de change, contre 22 % pour l’euro.

    Un système de formation médiocre, un fort mouvement de désindustrialisation

    Si les États-Unis attirent les talents de la planète entière, le niveau de formation des actifs y est médiocre. L’enquête PIAAC sur les compétences des adultes, réalisée en 2023 et dont les résultats ont été publiés à la fin de 2024, place les États-Unis en fin de peloton, derrière la France. L’économie américaine est dépendante de l’immigration. Tant pour les emplois à faible qualification que pour ceux exigeant un niveau de compétences élevé. La proportion d’habitants nés à l’étranger est passée de 10 % à 14,5 % de la population totale entre 2007 et 2024.

    Les États-Unis sont sur une trajectoire de désindustrialisation comparable à celle de la France. La valeur ajoutée manufacturière est passée de 12 % du PIB en 2007 à 10,3 % du PIB en 2024. La balance commerciale des biens et services est en déficit de plus de 700 milliards de dollars. Les entreprises américaines, notamment celles de la haute technologie, ont fait le choix de délocaliser leur production. La conception des produits, le marketing et la communication restent américains, mais la production est étrangère. Les entreprises ont opté pour un éclatement de leurs chaînes de production et ont optimisé leur situation fiscale, avec à la clé un fort déficit commercial.

    Une explosion de la dette extérieure

    La dette extérieure nette des États-Unis est passée de 10 % à 80 % du PIB entre 2006 et 2024. Le cumul d’un déficit public élevé, supérieur à 6 % du PIB en 2024, et d’un déficit commercial impose aux États-Unis d’attirer des capitaux étrangers, d’autant plus que l’effort d’épargne des ménages y est faible (inférieur à 10 % du revenu disponible brut, contre 18 % en France).

    Cette dépendance à l’extérieur constitue une faiblesse en cas de moindre attractivité des États-Unis. L’engagement d’une guerre commerciale pourrait inciter les acteurs économiques internationaux à se détourner du pays. Donald Trump pense l’inverse, estimant que les entreprises étrangères, pour conserver leurs parts de marché, investiront aux États-Unis.

    Risque financier : La survalorisation des entreprises liées à l’intelligence artificielle pourrait entraîner un krach.  

    Les indices boursiers américains ont progressé très rapidement ces dernières années, en lien avec la hausse de la valorisation des actions et le niveau élevé de la profitabilité des entreprises. Depuis 2002, l’indice Nasdaq Composite a été multiplié par dix et le S&P 500 par cinq. Le Price Earning Ratio (PER) était de 25 fin 2024 pour le S&P 500, contre 15 pour l’Eurostoxx (indice européen). Les profits des sociétés non financières après impôts et intérêts représentaient, fin 2024, 16 % du PIB aux États-Unis, contre 12 % en zone euro.

    @Freepik
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    La survalorisation des entreprises liées à l’intelligence artificielle pourrait entraîner un krach. Un ajustement des cours en fonction des bénéfices à venir pourrait entraîner des répercussions sur l’ensemble de la place financière américaine. Or, celle-ci impose son rythme à l’économie du pays. Une chute rapide du cours des actions pourrait amener les ménages à réduire leur consommation et les entreprises à freiner leurs investissements.

    Un problème d’emplois : 14 % des Américains sont médicalement inaptes à travailler.

    Les États-Unis risquent d’être confrontés à des pénuries de main-d’œuvre en raison de la réduction de l’immigration illégale. Ils pourraient améliorer leur taux d’emploi, qui est, avec celui de la France (68 %), l’un des plus faibles de l’OCDE (72 % contre 78 % en Allemagne, 80 % au Japon et 82 % aux Pays-Bas). Ce mauvais résultat américain s’explique par la faible qualification d’une partie des actifs. Avec un nombre non négligeable n’étant pas insérable sur le marché du travail. Les problèmes de santé expliquent aussi ce mauvais résultat. En effet, 14 % des Américains sont médicalement inaptes à travailler. 29 % des adultes ont une forme d’invalidité. Et la drogue ainsi que l’obésité sont responsables de nombreux retraits du monde du travail.

    Une société inégalitaire, de plus en plus fragmentée, tant idéologiquement que socialement.

    Le système de santé est de plus en plus inégalitaire : 25 % des Américains n’ont pas de médecin attitré, et plus d’un quart n’ont pas consulté un médecin depuis plus d’un an en raison du coût des soins. La société américaine est de plus en plus fragmentée, tant idéologiquement que socialement. La concentration des richesses est en forte croissance. En 2024, les 1 % des ménages les plus aisés possédaient 36 % du patrimoine national, contre 31 % en 2002. En 2023, le taux de pauvreté atteignait 25,8 %, contre 14 % en France.

    L’espérance de vie est en baisse : depuis 2019, elle a chuté de près de trois ans. Cette diminution est imputable à des difficultés d’accès aux soins et à l’augmentation des morts violentes (armes à feu et drogues).

    Les infrastructures de transport, les réseaux électriques, l’adduction d’eau et les bâtiments scolaires sont en mauvais état aux États-Unis. Ce qui a justifié la mise en place de l’Infrastructure Investment and Jobs Act en 2021. Par exemple, 45 000 ponts et 20 % des routes sont fortement dégradés, et 17 % des Américains n’ont pas accès à Internet.

    Le retour du protectionnisme

    Les États-Unis ont une tradition protectionniste. Au cours du XIXe siècle, les gouvernements ont eu recours à des mesures de protection de leur industrie. Donald Trump entend réduire le déficit commercial en obligeant les partenaires des États-Unis à acheter des produits américains ou à produire sur place. Les mesures protectionnistes, si elles sont appliquées, devraient accroître l’inflation. Mais aussi diminuer le pouvoir d’achat des ménages et ralentir la diffusion du progrès technique. Sous Jimmy Carter et Ronald Reagan, l’instauration de droits de douane sur les produits sidérurgiques japonais et européens n’avait pas permis de sauvegarder les emplois. Elle avait au contraire rendu l’industrie automobile américaine moins compétitive.

    En dépit de performances économiques remarquables, telles qu’une croissance du PIB de 2,8 % en 2024, les États-Unis se trouvent à la croisée des chemins. Les investissements soutenus en recherche et développement, ainsi que l’afflux de capitaux internationaux, ont consolidé leur position de leader mondial. Cependant, des vulnérabilités structurelles subsistent. Un déficit public préoccupant, une dépendance accrue au secteur technologique, des infrastructures vieillissantes et un système éducatif perfectible. Si elles ne sont pas corrigées, ces faiblesses pourraient entraver la trajectoire de croissance future. À l’heure où le protectionnisme refait surface, il est impératif pour les États-Unis de concilier dynamisme économique et résilience structurelle. Le but étant de préserver leur compétitivité sur la scène internationale.

  • Avec le retour de Donald Trump, les européens sont en quête d’alternatives technologiques

    Avec le retour de Donald Trump, les européens sont en quête d’alternatives technologiques

    Depuis l’investiture de Donald Trump le 20 janvier le nombre de visiteurs sur le site european-alternatives.eu est en nette augmentation. C’est le signe d’un intérêt accru pour les services technologiques européens.

    Constantin Graf, un développeur autrichien de logiciels indépendant, a lancé le catalogue des entreprises technologiques européennes en 2021. Son projet cherche à offrir des alternatives aux plateformes américaines, basées dans l’Union européenne (UE), l’Espace économique européen (EEE), l’Association européenne de libre-échange (AELE), et en Ukraine, Géorgie et Moldavie.

    Le catalogue est organisé sur la base des suggestions des utilisateurs et du lieu de domiciliation vérifié des entreprises.

    Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le trafic sur son site web a « explosé », a-t-il expliqué. Selon lui, c’est la preuve d’un intérêt grandissant pour les alternatives européennes.

    Le nombre de visiteurs est ainsi passé de 25 000 à 70 000 au cours du mois de l’élection américaine. Il a atteint près de 200 000 après l’entrée en fonction de Donald Trump en janvier 2025.

    Auparavant, des affaires de confidentialité concernant Google Font et Google Analytics avaient déjà entraîné une hausse de trafic sur le site, se souvient Constantin Graf. Mais cela n’est pas comparable aux données enregistrées après l’investiture.

    Même s’il ne dispose pas d’informations sur les visiteurs, le développeur pense que les entreprises font partie du lot. Les pages de son site présentant des services qui leur sont dédiés ont en effet connu une augmentation significative de fréquentation.

    Préoccupations en matière de protection de la vie privée

    Le transfert des données des citoyens européens vers les États-Unis dans le cadre de l’accord UE-États-Unis sur la protection des données (Data Privacy Framework, DPF), qui protège les données personnelles, est mis en péril depuis le retour de l’administration Trump.

    Par ailleurs, plusieurs démocrates ayant siégé au sein des organes exécutifs américains ont récemment démissionné ou ont été licenciés. Soulevant des inquiétudes quant à l’indépendance de ces institutions.

    En Europe, des poursuites ont été engagées par un militant autrichien pour la protection de la vie privée. Il invoquait des garanties inadéquates contre la surveillance américaine en ligne. Suite à cela, la Cour de justice de l’UE (CJUE) a annulé deux accords transatlantiques de partage de données.

    Alternatives européennes
    Alternatives européennes

    Si la Cour venait à invalider le DPF, cela compromettrait la capacité de l’UE à s’appuyer sur les services des entreprises américaines.

    « Ce n’est qu’une question de temps avant la prochaine affaire Schrems », souligne Constantin Graf.

    Indépendance technologique européenne

    Les États membres de l’UE se méfient de plus en plus d’une dépendance excessive vis-à-vis des géants technologiques américains.

    Bien qu’ils semblent disposés à se tourner vers des logiciels européens, il n’existe pas d’alternatives continentales intégrées aux environnements de travail, telles que Microsoft.

    La Commission a l’intention de stimuler la technologie originaire d’Europe en privilégiant l’achat de technologies européennes. Mais aussi en fixant des exigences minimales pour l’utilisation de solutions logicielles européennes.

    « Il existe un besoin d’alternatives européennes »a déclaré la semaine dernière au Parlement Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission et commissaire à la Souveraineté technologique, à la Sécurité et à la Démocratie.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.02.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.02.2025

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 12 février et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Louise, 11 ans, poignardée, un suspect appréhendé – Trump / Hamas : l’heure de vérité – Le député des Français d’Europe centrale soutient le budget de François Bayrou

    L’ADN du suspect retrouvé sur le corps de Louise

    Louise, 11 ans, a été retrouvée morte dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 février dans un bois en Essonne. Le suspect, âgé de 23 ans a été interpellé dans la soirée du lundi 10 février, il habite le même quartier que la jeune fille. Il présente des griffures sur les mains et son emploi du temps comporte plusieurs contradictions. Son ADN correspond à celui prélevé sur le corps de la victime, a appris BFMTV de sources concordantes confirmant une information du Parisien. Deux salles de recueillement pour rendre hommage à Louise sont ouvertes depuis ce mardi et le resteront jusqu’à jeudi.

    Otages non-libérés par le Hamas

    Donald Trump a assuré devant la presse que le Hamas vivrait « un véritable enfer » si les otages n’étaient pas libérés d’ici à samedi. Cette déclaration intervient après que le mouvement islamiste palestinien a annoncé vouloir reporter l’échéance. Mais pour le Hamas, les déclarations du président américain sont « sans valeur et ne font que compliquer les choses ». « Trump doit se rappeler qu’il y a un accord [de trêve] qui doit être respecté par les deux parties [Israël et le Hamas, NDLR] et que c’est le seul moyen de faire revenir les prisonniers », a déclaré Sami Abou Zouhri, un chef du mouvement islamiste palestinien ce mardi 11 février.

    Frédéric Petit modère les critiques sur le budget

    Dans un podcast publié ce mardi 11 février, le député MoDem des Français d’Europe centrale et de l’Est réagit notamment à la décision de la commission mixte paritaire (CMP) de réduire de 25 millions d’euros le budget de l’action extérieure de l’État. Face à ces coupes, Frédéric Petit ne se laisse cependant pas abattre. Il rappelle que, malgré la réduction budgétaire, les financements restent bien supérieurs à ceux des années précédentes. Il dénonce toutefois une organisation inefficace de certains dispositifs. Retrouvez tous les détails sur le site Lesfrancais.press et sur toutes les plateformes de streaming.

    Réduction du budget de l’Action Extérieure de la France : Frédéric Petit modère les conséquences
    Réduction du budget de l’Action Extérieure de la France : Frédéric Petit modère les conséquences

    C’est tout pour le flash quotidien des expatriés de ce mercredi 12 février 2025. Belle journée à toutes et à tous avec ou sans enfant !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Réduction du budget de l’Action Extérieure de la France : Frédéric Petit modère les conséquences

    Réduction du budget de l’Action Extérieure de la France : Frédéric Petit modère les conséquences

    Écouter le podcast avec Frédéric Petit

    Alors que les dépenses sont revues à la baisse par le gouvernement, Lesfrancais.press interroge Frédéric Petit, député des Français de l’étranger. Il aborde, entre autres, les récentes réductions budgétaires affectant l’action extérieure de la France. Au cours de ce podcast, il partage son analyse et modère les conséquences de ces coupes pour la diplomatie et les expatriés.

    La priorité : disposer d’un budget

    À notre micro, le député MoDem réagit notamment à la décision de la commission mixte paritaire (CMP) de réduire de 25 millions d’euros le budget de l’action extérieure de l’État. Un budget déjà fragilisé lors de l’élaboration de la loi de finances 2025. Selon Frédéric Petit, cette coupe n’était pas une surprise, pour autant, il souligne que cette décision faisait suite à une forte pression exercée par le Sénat au cours de la finalisation de ce budget.

    « La priorité des priorités était d’avoir un budget rapidement »

    Frédéric Petit, député des Français établis hors de France

    Le choix de repartir du texte de la Haute assemblée a permis de gagner un mois, malgré les contraintes techniques que cela impliquait, comme l’impossibilité de déposer de nouveaux amendements. « La priorité des priorités était d’avoir un budget rapidement » explique Frédéric Petit. Le député insiste sur le fait qu’il fallait accepter cette réduction pour pouvoir avancer rapidement, surtout après l’application du 49-3 qui a clos toutes discussions parlementaires.

    Une diplomatie Française sous-estimée

    À travers cette coupe budgétaire, notre invité déplore que la diplomatie française ne soit pas suffisamment reconnue dans toute sa dimension. Selon lui, une mauvaise image persiste, notamment en ce qui concerne la diplomatie d’influence et la diplomatie culturelle. « Il faut encore se battre pour faire comprendre l’importance de la diplomatie française », insiste-t-il.

    Frédéric Petit, député de la 7eme circonscription des Français établis hors de France
    Frédéric Petit, député de la 7eme circonscription des Français établis hors de France

    Pour lui, la diplomatie française ne se résume pas à des actions protocolaires ou événementielles comme l’organisation de réceptions. Au contraire, il défend une diplomatie plus moderne, tournée vers l’influence et la culture, qui reste trop souvent ignorée dans les budgets.

    Budget 2026 : déjà en discussion ?

    Face à ces coupes, Frédéric Petit ne se laisse cependant pas abattre. Il rappelle que, malgré la réduction budgétaire, les financements restent bien supérieurs à ceux des années précédentes. Il dénonce toutefois une organisation inefficace de certains dispositifs.

    « Le budget 2026 est d’ores et déjà en cours d’élaboration »

    Frédéric Petit, député de la 7eme circonscription des Français établis hors de France

    Le Parlement annonce que le budget 2026 est d’ores et déjà en cours d’élaboration. L’idée est de revoir l’organisation des dépenses et des actions avant de discuter des chiffres. Pour le député, il conviendrait de se concentrer sur des solutions à long terme. Ces dernières permettraient une meilleure efficacité des fonds, en ciblant mieux les priorités et en évitant les doublons.

    Peu de changements concrets pour les Français de l’étranger

    Bien que des baisses de crédits soient enregistrées, Frédéric Petit rassure les Français expatriés. Il indique que, malgré la réduction du budget, les services qui les touchent directement, comme les bourses et l’aide sociale, ne devraient pas être affectés. « Ce sont des budgets très faibles, donc ils ne sont pas touchés », précise-t-il. Il ajoute que des mesures positives comme l’augmentation des postes dans les consulats sont maintenues.

    Frederic Petit Député Modem 7eme circonscription des Français de l'étranger
    Frédéric Petit, député Modem 7eme circonscription des Français de l’étranger

    Ainsi, le quotidien des expatriés ne devrait pas être impacté. Ils pourront continuer à bénéficier de services habituels sans trop de perturbations. Cependant, le député reconnaît qu’il existe toujours un besoin d’adapter les dispositifs existants. Le but étant de mieux répondre aux défis de la diplomatie et de l’action extérieure.

    Quid des promesses présidentielles de 2022 ?

    Quant aux promesses de campagne présidentielle de 2022, Frédéric Petit réfute l’idée que les Français expatriés pourraient se sentir floués. Il rappelle que plusieurs engagements ont déjà été honorés. Au cours de ce podcast, il donne des exemples. Et certaines mesures, comme le chèque éducation, sont encore en cours de développement. Principalement en raison de contraintes organisationnelles plutôt que financières.

    « Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème d’organisation. »

    Frédéric Petit, député des Français établis hors de France

    Le député assure que les retards constatés dans certaines mesures sont liés à des problèmes logistiques et non à un manque de fonds. « Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème d’organisation. » Il espère que la réorganisation prévue pour le budget 2026 permettra d’accélérer la mise en place de ces mesures et de mieux répondre aux attentes des Français de l’étranger.

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