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  • Où bien vivre sa retraite en 2025 ?

    Où bien vivre sa retraite en 2025 ?

    Le site retraitesansfrontieres.fr a publié avec le journal Capital, un classement des meilleures destinations pour bien vivre sa retraite en 2025. L’occasion pour Lesfrancais.press de faire un point sur les retraités expatriés.

    Combien de Français retraités à l’étranger ?

    Pour beaucoup, la retraite à l’étranger représente un rêve de vie au soleil et de découvertes. Et ils sont de plus en plus nombreux à oser le réaliser. En effet, Plus de 1,8 million de retraités français vivent actuellement à l’étranger, et ce nombre augmente chaque année.

    Cependant, il faut tout de même être attentif à sa situation. Car si les retraités vivant à l’étranger continuent de percevoir la pension de base et leurs complémentaires, certaines allocations spécifiques, comme l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), sont soumises à des conditions strictes de résidence en France.

    Combien de Français retraités à l’étranger ?
    Combien de Français retraités à l’étranger ?

    L’une des exceptions majeures concerne les bénéficiaires de l’ASPA, qui doivent résider en France au moins 9 mois par an. Cette durée était auparavant de 6 mois, mais a été récemment augmentée. Les retraités doivent signaler tout changement de résidence, particulièrement s’ils résident hors du territoire français plus de 3 mois dans l’année.

    Il faut aussi penser à la fiscalité. Car, les conventions fiscales internationales jouent également un rôle crucial dans la détermination des droits et obligations. Ces accords visent à éviter la double imposition et établissent des règles claires sur la répartition des droits fiscaux entre les pays concernés. Il est en de même pour la couverture maladie, si elle est garantie à tous les retraités français lors de leur passage en France (ce qui permet de continuer à être suivi par ses médecins usuels), il faut penser à compléter sa couverture avec une offre internationale comme la propose la Caisse des Français de l’étranger.

    Partir de France pour mieux vivre sa retraite

    Lorsque l’on sonde les retraités pour connaître les raisons de cette expatriation, il en revient toujours deux principales : profiter d’un climat plus agréable et découvrir une nouvelle culture, de nouveaux paysages ; profiter d’un pouvoir d’achat plus élevé. Alors pour orienter, vos choix on partage avec vous le classement annuel de retraitesansfrontieres.fr.

    1 – Portugal

    En tête du classement en 2024, le Portugal conserve la première place. Sa situation de choix, à seulement deux heures d’avion, tout comme la sécurité qui règne dans le pays sont plébiscitées par les retraités. « Le Portugal est facilement accessible depuis la France grâce à de nombreux vols low-cost », explique Paul Delahoutre. 

    Retraite au Portugal
    Retraite au Portugal

    L’intégration, facilitée par la présence de nombreux francophones, est également appréciée des retraités, à l’instar du patrimoine, culturel comme gastronomique, ou encore de la qualité des soins médicaux. Ses points faibles : le coût de la vie et le prix de l’immobilier.

    2 – Espagne

    Pays frontalier de la France, l’Espagne offre une proximité sans égale pour les retraités soucieux de voir régulièrement leur famille. Le climat y est bien plus agréable que dans l’Hexagone. La péninsule ibérique offre également des avantages propres à celui d’« un pays culturellement proche de la France, doté d’infrastructures modernes et d’un système de santé semblable au nôtre », note Paul Delahoutre. Seul bémol : le coût de la vie, proche de celui d’un retraité installé en France.

    3 – Grèce

    De nouveau troisième du classement, la Grèce continue d’attirer les retraités pour de multiples raisons. Son patrimoine culturel, bien évidemment, avec ses ruines antiques, ainsi que son climat et ses plages paradisiaques, notamment. Mais aussi sa fiscalité très favorable aux retraités du secteur privé, puisque ces derniers profitent d’une convention particulièrement avantageuse et d’une imposition limitée à 7 % de leurs revenus pendant 15 ans. De quoi compenser un coût de la vie jugé assez similaire à celui subi en France.

    4 – Thaïlande

    Premier pays non européen du palmarès, la Thaïlande séduit surtout les retraités par le coût de la vie sur place, bien moins élevé qu’au Portugal ou en Espagne. « Location incluse, un couple de retraités peut y vivre avec moins de 1 000 euros par mois.

    Thaïlande : l’eldorado des retraités ?
    L’eldorado des retraités ?

    En moyenne, il dépensera deux fois moins d’argent en Thaïlande qu’en France, contre 15 à 20% de moins au Portugal», souligne Paul Delahoutre. Un atout de poids pour cette destination qui offre par ailleurs un cadre naturel attirant, mais qui peut aussi repousser certains retraités refroidis par la perspective de s’éloigner de la France et de leur famille.

    5 – Île Maurice

    Septième l’an passé, l’Île Maurice gagne deux places en 2025. Ce petit paradis sur terre attire par son climat, une sécurité rassurante et une intégration facilitée, les Mauriciens étant francophones. Pas de quoi toutefois oublier l’éloignement de la France qui peut être un frein, tout comme le coût de la vie et du billet d’avion pour revenir dans l’Hexagone.

    6 – Maroc

    Une place de moins cette année pour le premier pays du Maghreb du classement. Mais un rang de choix pour le Maroc, vanté pour son climat agréable, l’hospitalité de ses habitants qui parlent bien souvent français, et sa proximité avec la France. La richesse du patrimoine attire également les retraités, tout comme le coût de la vie bien moins élevé que dans l’Hexagone. Mais l’image d’insécurité qui lui colle à la peau constitue encore un frein pour beaucoup de retraités.

    7 – Tunisie

    Comme le Maroc, la Tunisie recule d’un cran dans le classement cette année. La « petite perle du Maghreb » souffre encore d’une image dégradée au niveau de la sécurité. Mais il y a du mieux : « La Tunisie réapparaît dans notre palmarès depuis que la situation semble maîtrisée », explique Paul Delahoutre. Une place méritée, tant les avantages offerts par ce pays sont nombreux : accessibilité, faible coût de la vie, climat qui invite à la détente…

    8 – Sénégal

    Faible coût de la vie, de l’immobilier, climat généreux, tout comme l’accueil réservé aux expatriés… La huitième place du Sénégal dans le classement des pays préférés des retraités ne doit rien au hasard. Et c’est sans compter une fiscalité douce sur les pensions de retraite, avec un abattement de 80% lorsque celles-ci sont versées sur compte libellé en francs CFA. Ses points faibles : la qualité des soins et des infrastructures.

    9 – Bali

    C’est le pays du top 10 le plus intéressant financièrement. Le coût de la vie y est bien inférieur qu’en France et les retraités ne s’y trompent pas. Ajoutez à cela des plages de rêve et le patrimoine culturel et gastronomique balinais, et « l’île des dieux » conserve sa neuvième place. 

    Retraite de yoga à Bali
    Retraite de yoga à Bali

    À noter que la distance et la piètre qualité des soins médicaux constituent des freins puissants pour encore nombre de retraités candidats à l’expatriation.

    10 – République dominicaine

    Sous le soleil des Antilles, la République dominicaine offre un climat et un décor de rêve aux retraités en quête de farniente. Sans oublier Las Terrenas, « le village français », qui permettra aux expatriés de ne pas se sentir dépaysés malgré la distance. Autant de facteurs qui permettent à ce pays des Caraïbes d’intégrer le top 10 en 2025.

  • « la Vallée des Lazhars » récompensée par Québec-France

    « la Vallée des Lazhars » récompensée par Québec-France

    Le Prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais est un prix du public. Cette année son lauréat est « la vallée des Lazhars » de Soufiane Khaloua.

    Ce premier roman a été sélectionné parmi trois finalistes par une très large majorité de 15 comités de lecture répartis sur les territoires québécois et français. Voilà une originalité à saluer. C’est un prix de lecteurs. On accuse parfois les Jurys des prix littéraires d’arrières pensées commerciales ou de partis pris liés à des connivences de coulisses.

    Ici rien de tout cela.

    Un jury populaire et libre de ses coups de cœur

    Un jury populaire, librement composé d’un réseau d’amoureux de la langue française et qui communiquent depuis les deux rives de l’Atlantique entre le Québec et la France ces deux postes avancés de la francophonie.

    Ces comités de lecture comptent des passionnés aux coups de cœur affirmés. Dans la dernière ligne droite ils ont eu à trancher avec d’autres romans qualifiés.

    • Orchidéiste de Vydia Narine, paru chez Les Avrils
    • Les conditions idéales de Mokhtar Amoudi, paru chez Gallimard

    Un comité du prix littéraire composé de lecteurs passionnés

    Nous avons pu échanger avec le Comité du Prix littéraire qui  organise toutes les étapes de la sélection. Nous remercions Francine Bouchard qui est la secrétaire générale du réseau Québec France / Francophonie.

    Couverture du livre "La Vallée des Lazhars"
    Couverture du livre « La Vallée des Lazhars »

    Nous avons interrogé Marie-Claude Leclercq, membre active du comité sur les raisons du choix public opéré cette année.

    « Roméo et Juliette transposé au Bled »

    Boris Faure : Vous venez de distinguer la Vallée des Lazhars un premier roman en forme de flash back. Un vieil homme va raconter un épisode structurant de son adolescence au Maroc dans une vallée de l’est du pays qui met au prise deux clans adverses qui se détestent. Un mariage est organisé et tout va s’accélérer…On pense à un western marocain ou à un Roméo et Juliette transposé au bled. Quels sont les éléments du récit ou de style que le jury a voulu récompenser ?

    Marie-Claude Leclercq : les lecteurs et lectrices ont trouvé que le roman se lisait facilement ! Que le vocabulaire était accessible et qu’il y avait de belles descriptions. Le rythme est soutenu et donne envie de le lire d’une traite. On ressent du vécu, ce qui garde l’attention. Certains ont éprouvé de la difficulté à se retrouver, au début, dans la généalogie des personnages, mais cela s’estompe au cours de la lecture et les personnages sont attachants et l’histoire accrocheuse. En général l’écriture est appréciée parce que fluide.

    Un roman qui se lit facilement

    Boris Faure : Pour les membres du prix la distinction d’un romancier qui est par ailleurs professeur de français et qui parle des rapports complexes des langues arabe et française au Maroc a t’il une signification politique au sens où la francophonie s’inscrit désormais plus nettement dans des contextes multiculturels où le français côtoie aussi d’autres langues ?

    Marie-Claire Leclercq : On peut penser effectivement aux rapports entre la langue française et la langue anglaise au Québec, mais ce n’est pas ce que les lecteurs et lectrices ont évoqué dans leurs remarques. Et la situation est différente! Il faut dire que le sujet n’est pas nouveau surtout dans les grandes villes et que le Québec doit défendre son caractère francophone, plongé dans un océan anglophone. Les jeunes suivent l’école en français, tous les niveaux d’études sont assurés dans la langue. Et bien sûr, ils parlent et maîtrisent souvent bien l’anglais. Cela reste une menace pour le français et un sujet de préoccupation et de vigilance politique. Le contexte québécois est donc bien différent de celui évoqué par La Vallée des Lazhars. L’exotisme du roman a contribué à son attrait.

    Le roman sur une jeunesse un peu perdue et clivée dans ses racines multiples

    Boris Faure : L’auteur est invité en tournée de présentation au Québec en avril. Ce roman qui parle d’une jeunesse un peu perdue et clivée entre ses racines et le désir de s’en émanciper pourra t-il être évocateur pour la jeunesse québécoise ?

    Marie-Claire Leclercq : Je ne peux pas parler de ce que ressentiront les jeunes au Québec à la lecture de ce roman ni même s’ils vont le lire…mais les membres des comités de lecture ont tous, en plus de reconnaître dans le roman une histoire d’amours impossibles entre deux familles ennemies qui a été apparentée rapidement à l’histoire de Roméo et Juliette, les membres donc, ont tous noté l’impact de la différence de culture ressentie par le narrateur. Ce dernier est partagé entre ses racines marocaines…lointaines…et françaises. On ressent bien, dans le roman, ce sentiment à la fois d’appartenance et d’étrangeté entre les deux pays. Et les enfants d’immigrants peuvent ressentir la même chose au Québec…ou ailleurs.

    Boris Faure : Quels ont été les principaux retours des comités de lecture ?

    Marie-Claire Leclercq : C’est un roman sur le déracinement, le devoir de mémoire, la perte et la recherche d’identité. Il comporte des réflexions intéressantes sur la notion de nationalité , la société et l’appartenance. Sur l’Importance et attachement aux traditions et la transmission de la culture. Il évoque enfin la difficulté pour un enfant d’immigrés de se construire un avenir dans son pays d’accueil et de renouer avec ses racines. Et ceci n’est pas étonnant, car le Québec est un pays d’immigration et les cultures différentes se côtoient sur tout le territoire. Proportionnellement à sa population, le Québec reçoit plus d’immigrants que la France. 

    Un roman entre déracinement et assimilation

    Pour les lecteurs, il est possible de comprendre les sentiments de déracinement des immigrés et aussi de comprendre ou de constater qu’après deux ou trois générations sur le territoire, l’assimilation est presque complétée… surtout pour les jeunes qui sont allés à l’école française au Québec et vivent dans un contexte francophone. Ceci est une remarque générale et on note que souvent il reste, chez les enfants d’immigrés, des liens plus ou moins ténus avec le pays d’origine (intérêt, langue, goûts culinaires, désir de voyages…)

    Un roman pour s’ouvrir sur le Maroc et ses us et coutumes

    C’est un roman qui permet de s’ouvrir sur une autre culture. En effet, les lecteurs et lectrices ont noté que le roman était un bon moyen de côtoyer une culture différente, qu’il donne le goût d’en apprendre davantage sur le Maroc et qu’il permet de se défaire de préjugés, de connaître les us et coutumes d’un autre pays en même temps que les relations entre générations.

    Retrouvez l’actualité de l’association :


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  • Europe : le grand déni

    Europe : le grand déni

    Pour les Européens, les Américains sont tout à la fois les libérateurs de 1944, les garants de la reconstruction avec le Plan Marshall et les protecteurs en dernier ressort, comme ils le furent face à l’URSS durant la guerre froide. La phrase prononcée à Berlin le 26 juin 1963 par John Fitzgerald Kennedy, « Ich bin ein Berliner », résonne encore dans les oreilles de nombreux Européens. En résumé, les Américains sont nos amis. Comme dans toute relation, en 80 ans, des tensions et des soubresauts – la crise de Suez en 1956, le retrait partiel de la France de l’OTAN en 1966, la fin de la convertibilité du dollar en 1971, la guerre en Irak en 2003 – sont survenus mais sans jamais altérer profondément l’amitié et la solidarité entre alliés. De Brest à Varsovie, d’Helsinki à La Valette, les États-Unis symbolisent la démocratie, la liberté et un mode de vie.

    En 2016, l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis fut un choc d’autant plus violent qu’elle n’avait pas été anticipée. Mais la vie reprit rapidement son cours, normal ou presque. Faute de majorité totalement acquise à sa cause, les déclarations du président américain restèrent en grande partie lettre morte. Huit ans plus tard, son retour à la Maison-Blanche, s’il ne constitue pas une réelle surprise, semble tétaniser l’Europe entière.

    L’Europe découvre qu’elle figure sur la liste noire du président américain.

    En dehors de tous les canons des cénacles diplomatiques, le nouveau président s’est interrogé sur une possible annexion du canal de Panama, du Canada et du Groenland. Dans la foulée de son investiture, il a acté le retrait des États-Unis des Accords de Paris sur le climat et de l’Organisation mondiale de la santé. Il a également lancé une guerre commerciale mondiale d’ampleur sur fond de relèvement des droits de douane, instaurant un rapport de force avec ses principaux partenaires économiques.

    Les États-Unis, première puissance économique et militaire, entendent ainsi tirer profit de leur statut pour imposer leurs règles au reste du monde. Le multilatéralisme est ainsi rejeté au profit d’un bilatéralisme brutal. L’Europe découvre qu’elle figure sur la liste noire du président américain. Les Européens sont accusés de ne pas importer suffisamment de produits américains pour réduire leur excédent commercial. Mais également de reporter le coût de leur défense sur les États-Unis et d’imposer leurs normes au nom de la protection de l’environnement.

    Face au nouveau paradigme imposé par les Etats-Unis, les Européens éprouvent les pires difficultés à reconsidérer leurs relations avec ces derniers. Une part de déni subsiste : nul ne veut rompre 80 ans d’histoire commune. Dans les faits, la politique internationale de Donald Trump est moins disruptive qu’elle n’y paraît. Elle s’inscrit dans une évolution amorcée depuis une vingtaine d’années. Barack Obama avait déjà effectué « un pivot stratégique » vers le Pacifique. Il estimait que les intérêts des États-Unis se jouaient moins en Europe qu’en Asie. Il avait exhorté les Européens à renforcer leur effort de défense. Joe Biden, de son côté, n’est pas revenu sur bon nombre de mesures protectionnistes instaurées par Donald Trump lors de son premier mandat.

    L’affaiblissement de l’édifice communautaire est un objectif partagé par Washington et Moscou.  

    Les États-Unis ont une vision impériale du monde. Ils veulent concentrer leurs relations sur des puissances d’un rang équivalent : la Chine, qui nourrit une ambition hégémonique, et la Russie, qui reste une puissance nucléaire de premier ordre. L’Union européenne, en revanche, est jugée faible, divisée, et engluée dans une stagnation économique prolongée. L’affaiblissement de l’édifice communautaire est un objectif partagé par Washington et Moscou.

    @Freepik
    @Freepik

    Durant les deux prochaines années, Donald Trump disposera d’un pouvoir considérable pour infléchir durablement la politique américaine. Les gouvernements européens continuent néanmoins à croire que les États-Unis restent leurs amis. Par déni, ils n’imaginent pas que la confrontation puisse s’installer dans la durée. Laisser passer l’orage en espérant un temps plus clément. Ne pas accentuer l’ire du maître de la Maison Blanche en s’opposant d’emblée à ses propos.

    Pour les Européens, les problèmes priment sur les solutions. Toute remise en cause est vécue comme un renoncement.

    La prudence et de la patience ne suffisent pas à définir une ligne politique. 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le temps de l’émancipation a sans nul doute sonné. Les habitudes étant tenaces, cette évolution n’est pas facile à imaginer car bien souvent, pour les Européens, les problèmes priment sur les solutions. Toute remise en cause est vécue comme un renoncement. La France n’entend pas faire évoluer sa stratégie nucléaire ou abandonner, au profit de l’Union Européenne, son siège à l’ONU. Les Allemands récusent toute idée de mutualisation budgétaire de peur de financer des États impécunieux. Le Royaume-Uni a opté pour un splendide isolement tout en considérant aujourd’hui que c’était une erreur funeste. À l’Est de l’Europe, plusieurs pays préfèrent regarder vers Moscou, se considérant méprisés par les capitales de l’Ouest du continent.

    Depuis la monnaie unique et l’élargissement, l’Union européenne se fossilise face aux menaces extérieures. La redécouverte du caractère tragique de l’Histoire impose aux Européens de se projeter vers un nouvel horizon. En 1957, après l’acier et le charbon, l’Europe s’est consacrée à l’agriculture, aux échanges commerciaux et à l’atome. En 2025, le temps serait à l’intelligence artificielle ou à l’informatique quantique. Mais aussi à l’énergie renouvelable, à la finance avec un grand marché unifié des capitaux, et à la défense.

  • La Cour pénale internationale ouvre une enquête à l’encontre du gouvernement italien

    La Cour pénale internationale ouvre une enquête à l’encontre du gouvernement italien

    ROME — La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête à l’encontre du gouvernement italien pour déterminer si l’expulsion par l’Italie du responsable libyen Osama Almasri Najim constitue une entrave à la justice.

    Le gouvernement italien a rejeté l’enquête de la CPI, mis en doute la conduite de la juridiction internationale et suggéré que la Cour elle-même fasse l’objet d’une enquête.

    Osama Almasri Najim, chef de la police judiciaire libyenne, avait été arrêté le 19 janvier en vertu d’un mandat d’arrêt international, mais au bout de 96 heures, l’arrestation n’a pas été validée par un juge en raison d’un vice de procédure, et le prisonnier a été extradé vers la Libye et remis en liberté.

    Le responsable libyen étant visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, la police italienne aurait dû appliquer les lois de coopération de la CPI, qui requièrent une autorisation ministérielle et une demande formelle de la CPI. Pourtant, elle a appliqué les règles d’extradition classique.

    Une enquête en cours

    La Cour pénale internationale, située à La Haye, a donc ouvert une enquête sur l’expulsion d’Osama Almasri Najim en dépit du mandat d’arrêt, considérant que cette expulsion constitue une obstruction à la justice en vertu de l’article 70 du Statut de Rome, rapporte le journal Avvenire.

    La plainte, soumise au bureau du procureur de la CPI, nomme la Première ministre Giorgia Meloni, le ministre de la Justice Carlo Nordio et le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi.

    L’affaire a été introduite par des avocats représentant un réfugié soudanais qui a témoigné devant des enquêteurs internationaux en 2019 des tortures auxquelles lui, sa femme et leur groupe ont été soumis alors qu’ils étaient emprisonnés en Libye sous le commandement d’Osama Almasri Najim.

    La Cour pénale internationale, située à La Haye, a donc ouvert une enquête sur l’expulsion d’Osama Almasri Najim en dépit du mandat d’arrêt, considérant que cette expulsion constitue une obstruction à la justice en vertu de l’article 70 du Statut de Rome, rapporte le journal Avvenire. ©Simona Granati - Corbis/Corbis via Getty Images
    La Cour pénale internationale, située à La Haye, a donc ouvert une enquête sur l’expulsion d’Osama Almasri Najim en dépit du mandat d’arrêt, considérant que cette expulsion constitue une obstruction à la justice en vertu de l’article 70 du Statut de Rome, rapporte le journal Avvenire. © Simona Granati – Corbis/Corbis via Getty Images

    La même année, le réfugié avait également présenté un rapport contenant de nombreuses preuves impliquant de hauts responsables de l’Union européenne (UE) et de l’Italie — y compris d’anciens Premiers ministres et ministres — dans la facilitation de crimes contre l’humanité et les violations des droits humains en Libye.

    Un gouvernement italien critique envers la CPI

    Le gouvernement italien, de son côté, a vivement critiqué le traitement de l’affaire par la CPI.

    « J’ai de sérieuses réserves quant à la conduite de la Cour dans cette affaire. Il faudrait peut-être ouvrir une enquête sur la CPI elle-même pour clarifier ses actions », a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani.

    Le ministre de la Justice, Carlo Nordio, cité dans la plainte, a minimisé l’importance de l’enquête en déclarant que « dans ce monde, tout le monde enquête sur tout. Nous avons confiance en la justice humaine ».

    Le gouvernement italien a également contesté la légitimité du mandat d’arrêt de la CPI demandant à l’Italie d’arrêter Osama Almasri Najim.

    Pour l’Italie, ce mandat serait « caduc » en raison d’erreurs et d’incohérences présumées. Giorgia Meloni a même remis en question le moment choisi par la CPI, notant que le mandat avait été délivré « à point nommé » au moment où Osama Almasri Najim entrait en Italie, alors qu’il s’était déjà trouvé dans trois autres pays européens pendant 12 jours.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 11.02.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 11.02.2025

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez flash quotidien des expatriés du mardi 11 février. Dans les titres de cette édition : Paris accueille le sommet de l’IA – Conférence-débat à Munich avec la sénatrice socialiste Hélène Conway-Mouret – Les motions de censure rejetées

    Placer la France et l’Europe au cœur de la course à l’IA

    Aujourd’hui se clôture le sommet de l’IA coprésidé par la France et l’Inde. Emmanuel Macron en a profité pour dévoiler son projet de faire de la France le cœur du business des data en Europe. Profitant de son énergie abondante et décarbonnée (nucléaire, hydroélectrique ou solaire), la France devrait s’imposer comme le carrefour des data. Avec les projets de Mistral, la start-up française mais aussi d’acteurs américains comme dubaïotes, ce sont 7 projets qui devraient prendre corps dans l’hexagone d’ici la fin 2026. En tout c’est près de 50 milliards qui seront investis.

    Semaine de l'IA en France
    Semaine de l’IA en France

    Défense et souveraineté européenne à Munich

    Le groupe NFP de la circonscription consulaire de Munich organise un événement à l’occasion de la visite de la sénatrice socialiste Hélène Conway-Mouret ce jeudi 13 février de 19h à 21h au EineWeltHaus, situé au 80 Schwanthalerstr à Munich. Au menu, des échanges sur l’avenir de l’Union européenne alors que Donald Trump semble vouloir imposer ses conditions aux États européens. Les sujets de l’OTAN et de la coordination des armées européennes seront aussi évoqués. 2 heures de débat pour répondre aux enjeux internationaux.

    Hélène Conway-Mouret s'exprimant dans l'hémicycle du Sénat
    Hélène Conway-Mouret s’exprimant dans l’hémicycle du Sénat

    La France a enfin son budget

    François Bayrou a fait face ce lundi 10 février à une nouvelle motion de censure, déposée par les députés insoumis en réaction à son utilisation de l’article 49.3 pour faire passer la partie « recettes » du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Et comme les 3 précédentes, elle a été rejetée. Ce dernier épisode referme, avec près de 3 mois de retard, la séquence budgétaire du parlement.

    François Bayrou
    François Bayrou

    C’est tout pour le flash quotidien des expatriés de ce mardi 11 février 2025. Belle journée à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Appeler les numéros d’urgence dans le monde entier

    Appeler les numéros d’urgence dans le monde entier

    À l’occasion, du 11 février qui est la journée européenne du 112, le numéro d’urgence généralisé dans l’Union européenne, on fait le point des combinaisons de chiffres à connaitre dans chaque zone régionale. Cette journée avait été mise en place, à l’origine, par l’Union européenne pour sensibiliser le public au numéro d’urgence unique européen que toute personne peut composer pour joindre les services d’urgence dans l’ensemble de l’UE.

    Cliquez directement sur la région qui vous intéresse.



    Afrique du Nord

    Afrique de l’Est

    Afrique centrale

    Afrique de l’Ouest

    Afrique australe

    Asie de l’Est

    Asie centrale

    Océanie

    Amérique centrale

    Amérique du Sud

    Moyen-Orient

    Amérique du Nord

    Les Caraïbes

    Europe du Sud-Est

    Europe de l’Est

    Composez le 112

    Ce numéro fonctionne dans l’Union européenne. Composez d’abord ce numéro, sauf si vous savez que votre opérateur de services local reconnait un autre numéro qui fonctionne avec les téléphones mobiles.

    Si cela ne marche pas, recherchez directement dans cet article le numéro des services d’urgence par continent et par pays.

    Afrique du Nord

    Pour appeler l’un des pays de l’Afrique du Nord soit un des pays qui couvrent le désert du Sahara et toute la région septentrionale de l’Afrique, suivez le guide.

    Algérie :

    • Ambulance : 021 – 23 63 81 ou 021 – 71 14 14
    • Police : 17 (ou 021 – 73 53 50 depuis un téléphone mobile)
    • Pompiers : 14 (ou 021 – 71 14 14 depuis un téléphone mobile)

    Îles Canaries  : 112

    Égypte :

    • Ambulance : 123
    • Police : 122
    • Pompiers : 180

    Libye : 193 (actuellement non fiable)

    Maroc :

    • Ambulance ou Pompiers : 15
    • Police : 19

    Soudan : (seuls les numéros locaux sont disponibles)

    Tunisie :

    • Ambulance : 190
    • Police : 197
    • Pompiers : 198

    Afrique de l’Est

    Pour appeler les services d’urgence l’un des pays de d’Afrique de l’Est. Voici les numéros d’urgence qui couvrent la corne de l’Afrique et les pays situés le long de la moitié orientale de l’Afrique, y compris le Madagascar.

    Burundi : (seuls les numéros locaux sont disponibles)

    Djibouti :

    • Ambulance : 19
    • Police : 17
    • Pompiers : 18

    Érythrée : (seuls les numéros locaux sont disponibles)

    Éthiopie :

    • Ambulance : 92
    • Police : 91
    • Pompiers : 93

    Kenya :

    Pour toutes les urgences : 999

    Numéros d'urgence : les étapes
    Numéros d’urgence : les étapes

    Madagascar :

    • Ambulance : 124
    • Police : 117
    • Pompiers : 118
    • Accidents de circulation : 3600

    Malawi :

    • Ambulance : 998
    • Police : 997 ou 990
    • Pompiers : 999

    Île Maurice :

    • Ambulance : 114
    • Police : 112 ou 999
    • Pompiers : 115 ou 995

    Mozambique :

    • Ambulance : 117
    • Police : 119
    • Pompiers : 198

    Rwanda :

    • Ambulance : 912
    • Police et Pompiers : 112

    Somalie :

    Les numéros peuvent ne pas être fiables ou être non disponibles dans certaines régions.

    • Ambulance : 999
    • Police : 888
    • Pompiers : 555

    Soudan du Sud :

    • Police : 777 (joignable uniquement à Juba) [3]
    • Ambulance et Pompiers : non disponible

    Tanzanie :

    Ces numéros peuvent ne pas être fiables. Essayez les numéros locaux. Composez les numéros suivants :

    • Ambulance : 115
    • Police : 112
    • Pompiers : 114

    Ouganda : 999

    Zambie : 999 ou 991

    Zimbabwe :

    • Ambulance : 994
    • Police : 777-777 (numéro de la police centrale de Harare)
    • Pompiers : 993 ou 783-983
    • Secours par avion : 771-221

    Afrique centrale

    Retrouvez ici les numéros des services d’urgence des pays de l’Afrique centrale et de l’est du bouclier ouest-africain. (Retrouvez plus bas les informations concernant les pays de l’Afrique de l’Ouest et ceux qui sont situés le long de la côte Nord-ouest).

    Angola :

    • Ambulance : 112
    • Police : 113
    • Pompiers : 115

    Si les numéros ci-dessus ne fonctionnent pas, composez le 110 ou 118 pour appeler d’autres services. La non-concordance entre les sources ou les changements récents peuvent expliquer ces différences dans les pays.

    Cameroun (uniquement disponible dans les grandes villes) :

    • Ambulance : 112 (essayez celui-ci d’abord) ou 119
    • Police : 117
    • Pompiers : 118

    République centrafricaine : 117

    Tchad (ces numéros peuvent ne pas être fiables ou être non disponibles dans la plupart des villes) :

    • Ambulance : non disponible
    • Police : 17
    • Pompiers : 18

    République démocratique du Congo : aucun service disponible

    République du Congo (vous risquez d’attendre jusqu’à 45 minutes avant d’avoir une réponse à Brazzaville et les services sont presque inexistants dans le reste du pays) :

    Pour toutes les urgences : 112 ou +242 06 665-4804

    Gabon :

    • Ambulance : 1300
    • Police : 177 (certaines régions), 01-76-55-85 (à Libreville), 07-36-22-25 (à Port-Gentil)
    • Pompiers : 01-76-15-20 (à Libreville), 07-63-93-63 (à Port-Gentil)

    Afrique de l’Ouest

    Les pays concernés sont les pays subsahariens dans la partie occidentale de l’Afrique.

    Bénin :

    • Ambulance : seuls les numéros locaux sont disponibles
    • Police : 117
    • Pompiers : 118

    Burkina Faso : 10-10

    Gambie (de nombreuses équipes d’intervention d’urgence manquent souvent de ressources) :

    • Ambulance : 116
    • Police : 117 ou (220) 422-4914
    • Pompiers : 118

    Ghana (certaines régions pourraient nécessiter des numéros locaux) :

    • Ambulance : 193 ou 776111-5
    • Police : 191 ou 999 ou 171
    • Pompiers : 192

    Guinée : seuls les numéros locaux sont disponibles

    Guinée-Bissau (certaines régions pourraient nécessiter des numéros locaux) :

    • Ambulance : 119
    • Police : 121
    • Pompiers : 180

    Côte-d’Ivoire : 111

    Liberia : 911 (numéro peu fiable, car le pays ne possède pas de ligne fixe)

    Les numéros d'urgence
    Les numéros d’urgence

    Mali (certaines régions pourraient nécessiter des numéros locaux) :

    • Ambulance : 15 ou 112
    • Police : 17 ou 18
    • Pompiers : 17 ou 18 ou 112

    Mauritanie :

    • Ambulance : 118 (vous devrez patienter longtemps, si possible trouvez un autre moyen de transport)
    • Police : 117
    • Gendarmerie : 116 (l’armée maintient l’ordre en dehors des villes)
    • Pompiers : 118
    • Accidents de circulation : 117 ou 119

    Niger :

    • Police : 17 ou +227-20-72-25-53 (non fiable et uniquement disponible pendant les heures ouvrables)
    • Ambulance et Pompiers : (pas disponible)

    Nigeria :

    • Ambulance et Police : 199
    • Pompiers : (pas disponible)

    Sénégal :

    • Police : 33-821-2431 ou 800-00-20-20 ou 800-00-17-00
    • Police touristique : (221) 33 860-3810
    • Ambulance et Pompiers : (non disponible)

    Sierra Leone (certaines régions pourraient nécessiter des numéros locaux.) :

    • Ambulance et Police : 999
    • Pompiers : 019

    Togo : 117

    Afrique australe

    Les numéros d’urgence suivants sont ceux des pays de l’Afrique australe :

    Botswana :

    • Ambulance : 997
    • Police : 999
    • Pompiers : 998

    Lesotho (ces numéros pourraient être peu fiables) :

    • Police : (266) 2231 2934 ou (266) 2232 2099
    • Autres services : (seuls les numéros locaux sont disponibles)

    Namibie : 112

    Afrique du Sud : 10111

    Swaziland : 999

    Asie de l’Est

    Cette liste comprend la Chine et ses pays voisins, y compris le Japon.

    Chine continentale :

    • Ambulance : 120
    • Police : 110
    • Pompiers : 119
    • Accidents de circulation : 122

    République de Chine : (voir Taiwan)

    Hong Kong : 999

    Macao : 999

    Japon :

    • Ambulance ou Pompiers : 119
    • Police : 110

    Corée du Nord : vous pourriez avoir besoin d’un numéro d’une station locale, mais essayez les numéros 819, 112 ou 119.

    Mongolie :

    • Ambulance : 103
    • Police : 102
    • pompiers : 101

    Corée du Sud :

    • Ambulance ou Pompiers : 119
    • Police : 112

    Taiwan :

    • Ambulance ou Pompiers : 119
    • Police : 110

    Asie du Sud-Est

    Consultez cette liste pour avoir les numéros d’urgence des pays de l’Asie situés à l’est du Bangladesh et au sud de la Chine, ainsi que les pays de la péninsule Malaise.

    Brunei :

    • Ambulance : 991 ou 222366
    • Police : 993 ou 423901
    • Pompiers : 995 ou 222555

    Birmanie : voir Myanmar

    Cambodge :

    • Ambulance : 119
    • Police : 117
    • Pompiers : 118

    Indonésie :

    • Ambulance : 118 ou 119
    • Police : 110 ou 112
    • Pompiers : 113

    Laos :

    • Ambulance : 195
    • Police : 191
    • Pompiers : 190

    Malaisie :

    • Police ou Ambulance : 999
    • Pompiers : 999 ou 994
    • Police touristique : 03 2149 6590

    Myanmar :

    • Ambulance : 192
    • Police : 199
    • Pompiers : 191

    Philippines : 117

    Appels d'urgence
    Appels d’urgence

    Singapour :

    • Ambulance ou Pompiers : 995
    • Police : 999

    Thaïlande :

    • Ambulance ou Police : 191
    • Pompiers : 199

    Vietnam :

    • Ambulance : 115
    • Police : 113
    • Pompiers : 114

    Asie centrale

    Il s’agit des pays sans littoral de l’Asie centrale. Notez que l’Afghanistan fait partie des pays de l’Asie du Sud. La Russie fait partie de l’Europe et la Mongolie des pays de l’Asie de l’Est.

    Kazakhstan (vous pouvez composer le 112, mais cet appel peut être redirigé vers l’un des numéros suivants) :

    • Ambulance : 103
    • Police : 102
    • Pompiers : 101
    • Fuite de gaz : 104

    Kirghizistan :

    • Ambulance : 103
    • Police : 102
    • Pompiers : 101

    Tadjikistan :

    • Ambulance : 03
    • Police : 02
    • Pompiers : 01

    Turkménistan : 03

    Ouzbékistan (ajoutez 1 pour lancer l’appel si vous êtes à Tachkent) :

    • Ambulance : 03
    • Police : 02
    • Pompiers : 01

    Océanie

    Cette liste comprend l’Australie et les pays des iles du Pacifique. Notez que les pays avec une population inférieure à 800 000 n’en font pas partie.

    Australie : 000

    Fidji :

    • Ambulance et Pompiers : 911
    • Police : 917

    Nouvelle-Zélande : 111

    Papouasie Nouvelle-Guinée : 111

    Amérique centrale

    Tous les pays situés au sud du Mexique et dans le continent nord-américain comptant plus d’un million de personnes sont répertoriés dans la liste ci-dessous.

    Costa Rica : 911

    El Salvador : 911

    Guatemala :

    • Ambulance ou Pompiers : 123 ou 122
    • Police : 110 ou 120

    Honduras (service peu fiable) :

    • Ambulance : 195 (Croix-Rouge)
    • Police : 911 ou 112
    • Pompiers : 198

    Nicaragua :

    • Ambulance : 128
    • Police : 118 (en espagnol) ou 101 (service touristique en anglais)
    • Pompiers : 115 ou 911

    Panama :

    • Pour toutes les urgences : 911
    • Pour entrer directement en contact avec la police : 104

    Amérique du Sud

    Cette liste ne comporte que les pays de l’Amérique du Sud comptant plus d’un million d’habitants.

    Argentine :

    • Provinces de Cordoba, Mendoza, Iguazu, Tucuman et de Tierra del Fuego : 101
    • Toutes les autres provinces : 911

    Bolivie : 110

    Brésil :

    • Ambulance : 192
    • Police : 190
    • Pompiers : 193

    Chili :

    • Ambulance : 131
    • Police : 133
    • Pompiers : 132

    Colombie : 123

    Équateur :

    • Quito et Ibarra : 911
    • Guayaquil, Cuenca et Loja : 112
    • Ambulance d’autres régions du pays : 102 (ou 131 pour joindre la Croix-Rouge)
    • Police : 101 (dans d’autres régions du pays)
    • Pompiers : 102 (dans d’autres régions du pays)

    Paraguay :

    • Pour toutes les urgences : 911
    • Pour entrer directement en contact avec les pompiers ou les services de secours : 131 ou 132

    Pérou :

    • Police : 105 [16]
    • Pompiers : 116 [17]
    • Autres : essayez le 011 ou 5114 [18]
    • Protection des touristes :[19] 424 2053 (ajoutez l’indicatif local 01 si vous n’êtes à Lima)

    Uruguay : 911

    Venezuela : 171

    Moyen-Orient

    Cette liste de numéros d’urgence ne concerne que les pays de la péninsule arabique et certains pays environnants. Par rapport à l’Égypte, consultez la section Afrique du Nord et l’Europe du Sud-Est pour avoir les numéros d’urgence de la Turquie.

    Bahreïn : 999

    Iran :

    • Ambulance : 115
    • Police : 110
    • Pompiers : 125

    Iraq : 130 (même avec les téléphones mobiles)

    Israël :

    • Ambulance : 101
    • Police : 100
    • Pompiers : 102

      (la Cisjordanie et Gaza utilisent les mêmes numéros)

    Jordanie :

    • Pour toutes les urgences : 191
    • Autre numéro pour des quartiers à Amman : 911

    Koweït : 112

    Liban : 112

    Oman : 9999

    Palestine :

    • Ambulance : 101
    • Police : 100
    • Pompiers : 102

    Qatar : 999

    Arabie Saoudite : 999

    Syrie :

    • Ambulance : 110
    • Police : 112
    • Pompiers : 113

    Émirats Arabes Unis : 999

    Yémen : 199

    Amérique du Nord

     Gardez à l’esprit que les pays situés au sud du Mexique sont classés dans l’Amérique Centrale.

    Canada : 911

    Mexique : 066

    États-Unis : 911

    Les Caraïbes

    Tous les pays des Caraïbes avec plus de 350 000 habitants sont répertoriés dans la liste suivante. Notez que la Martinique, la Guadeloupe et de nombreuses autres iles font partie des Antilles françaises.

    Cuba :

    • Ambulance : 114 ou 118 [20] (vous risquez d’attendre pendant longtemps et de plus le service est médiocre) [21] Les services de qualité avec des numéros d’urgence locaux sont uniquement réservés pour la plupart à des étrangers et peuvent même exiger un paiement à l’avance.
    • Police : 106
    • Pompiers : 105

    République dominicaine : 911

    Antilles françaises :

    • Ambulance : 15
    • Police : 18
    • Pompiers : 17

    Haïti : 114

    Jamaïque : 119

    Porto Rico : 911

    Numéros d'urgence dans le monde entier
    Numéros d’urgence dans le monde entier

    Trinité-et-Tobago :

    • Ambulance : 990 ou 811 (ou 694-2404 pour la demande d’une ambulance privée)
    • Police : 999
    • Pompiers : 990

    Europe du Sud-Est

    La majorité des pays située dans cette région utilisent le 112 ou n’ont pas une très forte démographie (moins d’un million d’habitants). Voici énumérés les pays qui n’utilisent pas le numéro d’urgence universel en Europe du Sud-Est :

    Albanie : 129 (services d’urgence peu fiables)

    Bosnie-Herzégovine :

    • Ambulance : 124
    • Police : 122
    • Pompiers : 123

    Macédoine :

    • Ambulance : 194
    • Police : 192

    Serbie : (ajouter l’indicatif local si vous appelez d’un téléphone mobile)

    • Ambulance : 194
    • Police : 192
    • Pompiers : 193
    • Service d’assistance routière : 1987

    Turquie :

    • Pour toutes les urgences (y compris les ambulances) : 155
    • Numéro uniquement réservé à une demande d’ambulance : 112

    Europe de l’Est

    Cette région de l’Europe compte les pays membres de l’Union soviétique et les États voisins slaves. Seuls les États comptant plus d’un million d’habitants et ceux utilisant le 112 sont répertoriés dans la liste ci-dessous.

    Biélorussie :

    • Ambulance : 103
    • Police : 102
    • Pompiers : 101

    Moldavie :

    • Ambulance : 903
    • Police : 902
    • Pompiers : 901

    Russie :

    • Pompiers : 01 ou 101
    • Police : 02 ou 102
    • Ambulance : 03 ou 103

    Ukraine (vous pourriez attendre pendant longtemps et le service est médiocre) :

    • Ambulance : 103
    • Police : 102
    • Pompiers : 101
  • « Le soutien circonspect des Français de Slovaquie aux manifestations anti-Fico ».

    « Le soutien circonspect des Français de Slovaquie aux manifestations anti-Fico ».

    Ils étaient près de 150 000 manifestants ce vendredi 7 février à protester contre la politique autoritaire et pro-russe du premier ministre slovaque Robert Fico. Depuis janvier, l’opposition pro-européenne a lancé un puissant mouvement de mobilisation. C’est d’ailleurs la visite du premier ministre à Moscou en décembre dernier qui a provoqué l’ultime étincelle de cette indignation collective. 

    Le feu couvait depuis une série de mesures répressives touchant la presse et la justice et après une purge dans les milieux culturels. Parmi les manifestants quelques Français de Slovaquie. Des étudiants, mais surtout des binationaux établis dans le pays depuis longtemps et venus souvent en famille. Au-delà de ces personnes mobilisées, les 4000 compatriotes immatriculés auprès du consulat semblent opter pour un soutien plus circonspect.

    Slovaquie des villes contre Slovaquie des campagnes

    Depuis janvier les manifestations se succèdent le week-end. La Slovaquie des villes est dans la rue. Nos compatriotes Français sont, certes, des spectateurs attentifs de ces manifestations pro-européennes dont ils partagent souvent les valeurs.  Mais tous ne rejoignent pas les cortèges, loin de là. Et ils se contentent alors d’observer la situation à la télévision ou sur les réseaux sociaux.

    Comme l’indique Frédéric Le Vouëdec-Guéganno, élu consulaire et enseignant résidant dans la capitale slovaque depuis une vingtaine d’années, en matière de mobilisation « Il y a Bratislava et le reste de la Slovaquie ». En effet, les électeurs pro-européens des grandes villes se sont sentis floués par l’élection qui a ramené Robert Fico au pouvoir en octobre 2023. « Pendant une grande partie du dépouillement, Fico était battu puis c’est le vote des campagnes qui a fait la différence dans la dernière ligne droite ». Une partie du pays n’est donc pas représentée dans les cortèges et la popularité du Premier ministre chez cette Slovaquie des campagnes reste plutôt élevée.

    Slovaquie des villes contre Slovaquie des campagnes
    Slovaquie des villes contre Slovaquie des campagnes

    De son côté, l’élu français salue le caractère pacifique de ces rassemblements, sentiment partagé par Fabrice Tressard, également élu consulaire sur une circonscription qui compte aussi l’Autriche et la Slovénie. « Dans ma famille, ma femme et mes enfants se sentent concernés au point d’aller manifester. On compte d’ailleurs beaucoup de familles et l’ambiance reste cordiale »

    Des Français de Slovaquie qui participent individuellement aux mobilisations

    Quand nos compatriotes participent aux manifestations, c’est à titre individuel. Nous n’avons pu discerner à ce stade de mobilisation collective de partis ou d’associations représentant la communauté française. La discrétion est de mise. Sur Facebook, le groupe des Français en Slovaquie, qui compte 1400 membres, continue d’afficher comme actualité un tournoi de Pétanque à Kosice ou à faire la promotion de la dernière soirée Beaujolais. Il n’y a aucune photos ou commentaires sur les manifestations.

    Des Français de Slovaquie qui participent individuellement aux mobilisations
    Des Français de Slovaquie qui participent individuellement aux mobilisations

    Même position du côté de l’Ambassade et de l’institut français.  On s’en tient à la réserve diplomatique d’usage. A l’institut de Bratislava, le dernier débat public organisé en octobre portait pourtant sur l’état de la démocratie et l’indépendance de la presse. Les journalistes Frédéric Martel (Radio France) et Michal Havran (RTVS) s’étaient ainsi exprimés sur les « lignes de faille » qui traversent nos démocraties européennes avec l’arrivée de gouvernements populistes. Un débat qui anticipait sur bien des sujets de préoccupation du moment.

    Les populismes d’Europe centrale qu’ils soient Hongrois ou Slovaque ont pour caractéristique commune  de jouer sur la peur de l’immigration et de s’en prendre aux minorités. L’union européenne est aussi désignée comme le bouc émissaire idéal.  Fabrice Tressard s’inquiète de la volonté « d’établir un régime » où la police serait totalement aux ordres alors que des purges sont menées par le gouvernement pour remplacer des personnes compétentes par des affidés ».

    La menace de quitter l’Union a-t-elle des effets sur les Français de Slovaquie ?

    Une des craintes majeures des manifestants est de voir le pays quitter l’Union Européenne. La question est au centre des débats depuis que Robert Fico a critiqué les sanctions de l’Union européenne contre la Russie. Il a indiqué plus récemment que l’orientation de sa politique étrangère pourrait impliquer de quitter à terme l’Union européenne et l’OTAN.  En réplique à ces menaces, le slogan « La Slovaquie c’est l’Europe » est un des plus lus et entendus dans les manifestations.

    Des Français de Slovaquie qui participent individuellement aux mobilisations
    Des Français de Slovaquie qui participent individuellement aux mobilisations

    Pour l’élu consulaire, Frédéric Vouëdec-Guéganno, il « ne voit pas une sortie de l’Union » se profiler et se pose davantage la question de la compétence de ce gouvernement sur les sujets européens qu’il semble mal maîtriser. Même analyse pour Fabrice Tressard qui voit le retrait de l’UE « comme une posture » auquel il ne croit pas. « Il y a déjà des familles slovaques qui vivent à l’étranger et donc une circulation libre des personnes. R. Fico n’a pas de majorité pour quitter l’Union Européenne ».

    Le principal impact de la politique de l’actuel Premier ministre slovaque est de dégrader l’image extérieure de son pays qui apparait alors comme un pays divisé doté d’un gouvernement populiste pro-russe. L’axe politique Budapest Bratislava semble ainsi se renforcer.  Le leader hongrois Viktor Orban fait figure de modèle. Sa politique de répression des opposants, ses liens étroits avec Moscou ou sa défiance affichée vis-à-vis des politiques progressistes de l’Union attirent et fascinent une partie de l’opinion slovaque. R. Fico n’est que la chambre d’écho de forces plus souterraines qui traversent l’Europe centrale et orientale.

    Pas d’effet sur la volonté des Français de venir s’installer en Slovaquie

    Fabrice Tressard pense que la jeunesse slovaque diplômée pourrait avoir l’envie d’aller voir ailleurs du fait de l’atmosphère politique clivée. Mais il ne voit pas d’effet négatif réel sur les Français qui ont pour projet de venir s’installer dans le pays. Que ce soit parmi les familles franco-slovaques de l’étranger qui cherchent à se rapprocher de leurs parents, ou pour les personnes qui sont en quête d’une première expérience de travail, la Slovaquie et son marché libéral offrent encore des opportunités pour les jeunes diplômés comme pour les professionnels plus expérimentés.

    Ces manifestations mettent surtout un coup de projecteur sur un pays qui reste relativement méconnu des Français de France. Le moment est jugé historique. Les mobilisations d’aujourd’hui rappellent celles de mars 2018. Quand c’était déjà Robert Fico qui était dans le collimateur de manifestants lui reprochant son implication supposée dans le meurtre du journaliste d’investigation Jan Kuciak.

    La diaspora slovaque s’est mobilisée vendredi dernier de façon symbolique devant les représentations diplomatiques slovaques. On a vu des groupes manifester à Prague, Londres, Stockholm, Copenhague ou New-York. Les Slovaques de Paris ont pu aussi se faire entendre à cette occasion directement ou sur les réseaux sociaux.

    Un durcissement du conflit pourrait faire réagir la communauté française attachée aux valeurs démocratiques.

    Si la petite communauté française de Slovaquie reste circonspecte à ce stade, un durcissement du conflit pourrait avoir peut-être des effets de mobilisation plus nets. Robert Fico a ainsi dénoncé une tentative de coup d’État de l’opposition. Si une répression violente advenait, nul doute que les réactions de nos compatriotes seraient sûrement plus nettes. L’attachement aux valeurs démocratiques est une donnée transpartisane. Et nos compatriotes sont surtout désireux de voir ce pays d’ordinaire très calme retrouver sa quiétude perdue.

  • Autoentrepreneur, microentreprise et expatriation

    Autoentrepreneur, microentreprise et expatriation

    Alors que la mesure inscrite dans le budget 2025 de la France qui visait à modifier le plafond qui déclenche l’assujettissement à la TVA d’une microentreprise soit le statut d’autoentrepreneur est déjà suspendue, nous vous proposons de faire le point sur le cadre légal de ce statut pour les non-résidents, quel que soit le pays de résidence.

    En effet, tous les expatriés français ne peuvent pas devenir microentrepreneurs. Il existe des conditions à remplir pour pouvoir se lancer. De plus, les mêmes règles s’appliquent aux expatriés qu’aux résidents français : il n’est pas possible d’avoir plus d’une microentreprise par personne.

    Votre pays de résidence

    Le lieu de résidence de l’expatrié détermine en partie si ce dernier a la possibilité ou non de créer une microentreprise.

    Expatriés vivant dans un pays de l’espace Schengen

    Pour les entrepreneurs vivant dans un pays appartenant à l’espace Schengen, les choses sont relativement simples. Les normes de l’espace Schengen permettent aux citoyens français et des autres états de la zone d’y habiter et travailler librement.

    Ils n’ont donc pas de démarches particulières à effectuer pour pouvoir travailler pour une microentreprise française depuis l’étranger.

    Expatriés vivant dans un pays hors espace Schengen

    Pour les expatriés français vivant dans un pays situé en dehors de l’espace Schengen, la possibilité ou non de créer une microentreprise en France tout en continuant de résider à l’étranger varie d’un pays à l’autre.

    Plusieurs éléments peuvent influencer vos droits en tant qu’expatrié.

    Entre autres, le type de visa qui vous permet d’habiter dans votre pays actuel ne vous permet pas forcément d’y travailler. C’est par exemple souvent le cas des expatriés qui sont autorisés à habiter à l’étranger pour un motif de réunification avec leur famille ou conjoint.

    Dans ce cas, il vous sera nécessaire de vérifier avec les autorités locales de l’immigration si vous êtes autorisé à travailler pour une microentreprise française tout en habitant dans le pays. Il vous sera peut-être nécessaire d’obtenir un permis de travail.

    La condition impérative : Domicilier votre microentreprise en France

    La condition dont les non-résidents français doivent répondre pour pouvoir créer leur microentreprise depuis l’étranger concerne la domiciliation de l’entreprise en France.

    Il n’est pas possible de domicilier une microentreprise à l’étranger. La microentreprise doit impérativement avoir une adresse en France. Cette adresse doit être indiquée dans le formulaire déclarant le début d’activité.

    C’est également cette adresse qui figurera sur tous les documents officiels de l’entreprise, qu’il s’agisse des factures, devis, ou de l’extrait INSEE ou K-BIS.

    En temps normal, les microentrepreneurs peuvent domicilier leur entreprise chez eux. Bien évidemment, cela n’est pas possible pour les expatriés.

    Plusieurs options existent en termes de domiciliation de microentreprise pour les expatriés :

    • La domiciliation au sein d’une société de domiciliation
    • La domiciliation au sein d’une pépinière d’entreprises,
    • La domiciliation au sein d’un co-working space,
    • La domiciliation au sein chez un particulier.

    Dans tous les cas, la domiciliation d’une microentreprise chez une personne physique ou morale tierce requiert la signature d’un contrat de domiciliation entre les partis. Pour ce qui est du contrat de domiciliation chez un particulier, il faut savoir que le particulier n’a pas de démarches administratives particulières à effectuer s’il n’héberge qu’une seule entreprise à son domicile. Au-delà de cette limite, il lui faudra obtenir l’accord de la préfecture.

    La TVA et les microentreprises

    Il était prévu que dès le 1er mars 2025, le seuil d’exemption de TVA qui leur est réservé soit drastiquement abaissé à 25 000 euros de chiffre d’affaires, quel que soit le secteur d’activité. Une réforme imposée après le recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2025 par François Bayrou lundi 3 février, qui a fait grincer des dents les microentrepreneurs français. Et finalement dès ce vendredi 07 février, les autoentrepreneurs ont obtenu une première victoire avec la suspension de l’abaissement du seuil d’exemption de la TVA.

    Jusqu’à présent, les autoentrepreneurs n’appliquaient pas la TVA tant qu’ils n’avaient pas atteint un seuil de chiffre d’affaires annuel de 37.500 euros pour les prestations de service (les consultants, les kinés), et 85.000 euros pour la vente de marchandise (les commerçants). Le gouvernement entendait, donc, abaisser ce seuil à 25.000 euros annuels.

    Avec cette mesure, le gouvernement espérait réduire la distorsion de concurrence entre les petites entreprises ce qui devait rapporter 400 millions d’euros par an aux caisses publiques.

  • Après la guerre, la porte des étoiles.

    Après la guerre, la porte des étoiles.

    Le 23 mars 1983, Ronald Reagan avait annoncé un programme technologique baptisé « Initiative de défense stratégique (IDS) » ou « guerre des Étoiles ». Ce dernier avait pour objectif de protéger les États-Unis des armes nucléaires adverses par un « bouclier spatial » détectant et détruisant les missiles balistiques ennemis dès leur lancement. Le 21 janvier 2025, Donald Trump, converti aux nouvelles technologies par Elon Musk, a lancé un plan investissement de plus de 500 milliards de dollars dans les infrastructures américaines d’intelligence artificielle (IA), baptisé « Stargate ». Ce dernier constitue l’une des priorités de son second mandat. Avec pour objectif de renforcer le rôle des États-Unis dans les technologies de pointe. La présentation, par la startup chinoise DeepSeek, d’un robot conversationnel capable de concurrencer ChatGPT d’OpenAI à moindre coût a prouvé qu’aucune position n’est définitivement acquise.

    La bataille de l’IA ne fait que commencer

    La nouvelle administration américaine est convaincue que la bataille de l’IA ne fait que commencer. La nomination de Jacob Helberg comme sous-secrétaire à la croissance économique, ancien conseiller de Palantir, une entreprise américaine de logiciels, symbolise l’orientation antichinoise de Donald Trump. Pour le nouveau sous-secrétaire, il est impératif que les États-Unis remportent la course aux armements de l’intelligence artificielle face à la Chine. Sur ce sujet, Donald Trump est pris entre deux feux. Il peut soit poursuivre l’approche de l’administration Biden, qui a multiplié les restrictions à l’exportation de matériels sensibles pour préserver l’avance américaine en matière d’IA, soit favoriser la liberté des entreprises technologiques américaines afin qu’elles puissent, grâce à leurs recettes d’exportation, continuer à innover.

    Dans la Silicon Valley, les partisans d’une limitation des échanges avec la Chine estiment que les entreprises de ce pays ne respectent pas les droits de propriété intellectuelle américains, ce qui leur permet de progresser rapidement dans le développement de modèles linguistiques de grande taille (LLM). Ils soutiennent que les entreprises technologiques chinoises ont contourné les contrôles à l’exportation des semi-conducteurs américains. Soit en achetant des unités de traitement graphique (GPU) sur le marché noir, soit en louant des capacités sur les serveurs cloud d’autres pays. De plus, la Chine serait en avance sur les États-Unis dans l’intégration de l’IA à la technologie militaire. Ce qui justifie, selon eux, un renforcement des restrictions pour des raisons de sécurité nationale.

    Limiter l’accès de la Chine à la technologie américaine

    Donald Trump devra prochainement se prononcer sur le « cadre pour la diffusion de l’intelligence artificielle » mis en place par l’administration Biden, publié pour consultation, quelques jours avant le départ de ce dernier. Ce cadre impose des conditions strictes en matière de licences pour l’exportation de GPU avancés. Ainsi que pour l’accès aux données sous-tendant les LLM de pointe. Son application compliquerait la construction de grands centres de données dans certains pays, y compris pour certains alliés des États-Unis au Moyen-Orient et en Asie. Ses défenseurs, y compris certains Républicains au Congrès, espèrent qu’il limitera l’accès de la Chine à la technologie américaine. Il enverra comme cela un signal clair aux autres nations. Celles qui souhaitent bénéficier de l’infrastructure américaine en IA devront éviter toute coopération avec Pékin.

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    Nvidia, entreprise leader dans la fabrication de semi-conducteurs, qui vend des GPU en Chine, considère ce cadre comme « mal avisé », estimant qu’il est excessivement restrictif et nuira à l’innovation américaine. Certains experts ajoutent que priver les pays tiers d’un accès à l’IA américaine pourrait les inciter à se rapprocher de la Chine. Les entreprises technologiques réclament avant tout une déréglementation pour améliorer leur rentabilité et investir davantage dans l’innovation. Dans cette optique, Donald Trump a annulé le décret exécutif de Joe Biden de 2023. Décret qui obligeait les créateurs de LLM avancés à partager des informations avec le gouvernement américain.

    Priver les pays tiers d’un accès à l’IA américaine pourrait les inciter à se rapprocher de la Chine

    Les observateurs du secteur technologique à Washington s’attendent à ce que la nouvelle administration adopte une approche « sectorielle ». Plutôt que d’instaurer une réglementation générale sur l’IA, les agences fédérales superviseraient son usage dans leurs domaines respectifs. Les dépenses militaires pourraient également favoriser l’innovation dans l’IA. Actuellement, les États-Unis n’allouent qu’une infime partie de leur budget de défense de 850 milliards de dollars au développement de l’IA. Les dirigeants de la Silicon Valley espèrent que l’administration Trump fera appel aux startups pour concevoir des armes et des systèmes d’IA dédiés à la défense.

    Par ailleurs, Mohammed ben Salman (« MBS »), le prince héritier d’Arabie saoudite, a promis à Donald Trump d’injecter au moins 600 milliards de dollars sur quatre ans dans l’économie américaine. Le tout sous forme d’investissements ou d’achats réalisés par le fonds souverain saoudien. Ce montant représente plus de la moitié du PIB saoudien et près des deux tiers des réserves du fonds, alimenté par les recettes pétrolières du pays. Ce fonds entretient des liens de longue date avec Donald Trump. Il avait notamment investi près de deux milliards de dollars dans la société de Jared Kushner, son gendre.

    De jour en jour, l’intelligence artificielle devient l’enjeu majeur d’une bataille géopolitique avec la Chine. Le projet « Stargate » s’inscrit dans la volonté de Donald Trump de maintenir la domination américaine dans ce secteur stratégique. Cependant, l’administration devra arbitrer entre sécurité nationale et liberté économique. Mais aussi entre restriction des échanges avec la Chine et nécessité pour les entreprises technologiques américaines d’accéder aux marchés mondiaux.

    Une question demeure : ces investissements permettront-ils aux États-Unis de conserver leur avance ? Ou favoriseront-ils la fragmentation du développement technologique mondial, avec une accélération de la concurrence chinoise ? Pour conserver la place de n°1 de la haute technologie, Donald Trump entend mobiliser ses alliés ou les contraindre à le suivre dans sa lutte contre la Chine.

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