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  • 8078 morts du Covid-19 en France, dont au moins 2189 dans les Ehpad

    8078 morts du Covid-19 en France, dont au moins 2189 dans les Ehpad

    28.891 personnes ont été hospitalisées pour infection à COVID-19 en France, soit 748 personnes de plus que samedi, « en tenant compte des sorties qui sont de plus en plus nombreuses », précise également le ministère de la Santé dimanche.

  • Oser le déconfinement

    Oser le déconfinement

    Le monde est à l’arrêt. Les églises ont désertes. La Reine d’Angleterre parle. Du jamais vu. Tous les soirs les statistiques effrayantes assomment l’humanité confinée. Inutile de chercher les pays qui ont adopté les meilleures stratégies, le décompte ne se fera qu’à la fin. Personne ne sait quand viendra la fin, ni les résurgences de l’épidémie. En plus des morts et des malades, les conséquences sociales sont déjà là.

    Les Etats-Unis ont engagé un plan de 2000 milliards de dollars. Dans tous les foyers gagnant moins de 75.000 dollars chaque adulte recevra 1200$, chaque enfant 500. 10 millions de chômeurs en quelques jours, il le fallait bien. La Réserve fédérale américaine a mis à disposition des banques des liquidités à l’infini. La Banque centrale européenne n’en est pas loin : 750 milliards, sans compter les plans de relance propres à chaque pays. Une abondance de liquidités s’abat sur un appareil de production amorphe. Normalement, l’inflation devrait suivre. Il n’en est rien. Les prix baissent avec la perte de valeur des actifs. En France, l’Etat, quoique déjà surendetté, va augmenter ses dépenses. Elles vont atteindre 60% du PIB. Jusqu’où peut-on aller ? Personne ne sait.

    Tout cela peut durer tant que les monnaies -dollar et euros- tiennent. Pour les autres, les pauvres pays aux pauvres monnaies, le crédit sera vite restreint. Non seulement ils vont affronter une épidémie avec des capacités sanitaires fragiles, mais ils auront en plus une crise financière, économique et sociale d’ampleur inédite. De même que dans les pays riches, les petits souffriront plus que les gros, de même les pays les plus pauvres seront les principales victimes. Une crise ne venant jamais seule, il faut s’attendre à des crises sociales et politiques, des conflits violents.

    Aucun gouvernement, quelle que soit son action, n’en sortira indemne. Déjà, Trump voit ses chances de réélection s’amoindrir. En Russie, Poutine, quoique profitant de la crise pour se succéder à lui-même, affronte un mécontentement grandissant. A force de privilégier son rayonnement extérieur au détriment de son développement intérieur, la cohésion de la Russie s’étiole avec sa pauvreté croissante. En Chine, l’Etat accroit son contrôle sur les citoyens et colmate comme il peut ses brèches financières. Au contraire de la Russie, la Chine a un appareil productif impressionnant, notamment dans la nouvelle économie. Les Etats-Unis ont à la fois une capacité d’adaptation remarquable, et se réaffirment comme le centre de la finance mondiale.

    Le monde va donc se concentrer sur ses bases les plus solides. Perdants donc, les pays les plus fragiles, la Russie, les pays arabes, l’Iran, tous ceux qui sont liés au pétrole.

    Et l’Europe ? Elle est mieux armée que les autres. Si elle tient. C’est-à-dire si l’Allemagne la conforte. Comme d’habitude, elle est accusée de n’être pas solidaire. Paradoxe classique : ce sont les plus antieuropéens qui lui reprochent de n’être pas plus forte. C’est oublier qu’elle n’a aucune compétence dans le domaine sanitaire. Dans le domaine économique, en revanche, si l’Italie peut survivre à crédit, comme l’Espagne, la Belgique, la France et bien d’autres, c’est parce que les taux d’intérêt sont bas : ce sont ceux de l’Euro, heureusement ! Il serait bon de rappeler à l’unité les Européens. Et à leurs réalités.

    La Reine d’Angleterre, elle, a appelé à l’unité des Britanniques. Le Brexit sera dur. Elle a annoncé que « les beaux jours reviendront ». Sans doute. A cette condition : que les liens se renouent. Après le temps du chacun pour soi, cet axiome : on ne peut pas rester riche et bien portant tout seul. Valable pour l’Allemagne et l’Europe, pour l’Europe et le reste du monde. En Israël, le gouvernement agit avec l’Autorité Palestinienne, une première depuis longtemps.

    Car à la description des crises possibles, des pays riches qui pourront faire face, des pays pauvres qui ne le pourront pas, il faut rappeler cette évidence : les virus comme les crises se propagent quelles que soient les frontières. A-t-on entendu les Mexicains demander de finir « le mur » pour les protéger du « virus de Louisiane » ? Si on trouve un vaccin, sera-t-il national ou mondial ?

    Qui sait : peut-être que face à la règle de la plus grande pente: démagogie, populisme, étatisme, nationalisme, peurs engendrant les conflits et conflits multipliant les peurs, viendra la règle du meilleur rebond: le recours, en politique aussi, à moins de postures, plus d’humilité et de sérieux. Disons de prudence, vieille vertu des philosophes comme de l’Eglise, vertu politique par excellence, qui s’oppose à la force brute, à la panique, à l’excès.

    La prudence n’est pas le principe de précaution qui paralyse, elle consiste à adapter les bons choix aux bons objectifs, à distinguer ce qui est vraiment utile, à faire « le bon calcul ». Les citoyens, effrayés par l’obscénité des annonces mortifères, sachant que ce qui a été perdu se reconstruira pas à pas, choisiront peut-être les dirigeants les plus solides, pas les matamores. Et si, en politique, revenait l’expérience ?

    Bientôt, chaque gouvernement va sortir son plan de relance. Tant mieux. Tout dépend où ces investissements seront dirigés. Plus de recherche ou plus de contrôle ? Plus de barrières ou plus de coopération ? Des primes ou des investissements ? Il faudra bien oser le déconfinement. Pour l’oser, le préparer dés maintenant. Sinon il sera, lui aussi, violent. Après l’urgence, le long terme. Les dirigeants qui ne traceront pas de perspectives disparaitront.

  • Pénurie de masques dans votre pays ! Voilà le tuto pour réaliser les vôtres facilement

    Pénurie de masques dans votre pays ! Voilà le tuto pour réaliser les vôtres facilement

    Vous devez faire votre masque de protection ?

    L’Académie nationale de médecine en France recommande désormais le port du masque dit « aternatif » et elle demande à ce qu’il soit rendu obligatoire pour les sorties en période de confinement. Face à la pénurie de masques qui risque encore de durer quelques semaines, l’Association française de normalisation (Afnor) met à disposition un modèle de masque barrière et l’Académie de médecine valide un tuto de masque grand public.

    LE TUTO DU MASQUE ALTERNATIF

    Le tuto de ce masque est présenté dans une vidéo du Pr Daniel Garin, ci-dessous, ancien chef du département de virologie du Centre de Recherche du Service de Santé des Armées. Il explique comment réaliser un masque de protection respiratoire avec une serviette en papier, quelques élastiques, une agrafeuse et du gel hydroalcoolique. « En France, l’habitude n’a pas été prise de constituer un petit stock de masques anti-projection dans chaque foyer. La pénurie de masques risquant de durer encore quelques semaines, force est de recourir, actuellement et en vue de la sortie du confinement, à l’utilisation d’un masque « grand public » souligne l’Académie.

    LE MODÈLE DE MASQUE BARRIÈRE DE L’AFNOR

    Les masques barrière répondent à un niveau d’exigence moins ambitieux que les masques chirurgicaux ou FFP2 utilisés par les professionnels de santé. Ils ont pour ambition d’apporter une protection supplémentaire à toute personne saine, en complément des gestes barrière et de la mesure de distanciation. Ce modèle de masque barrière a été validé par 150 experts de l’Afnor et pensé à la fois pour les particuliers mais aussi pour les néofabricants de masques. Il peut être téléchargé ici. Mais comme le souligne l’Afnor, un peu de patience et de persévérance sera nécessaire car, en raison de la pénurie de masques, vous êtes nombreux à vouloir télécharge ce document.

    Comment laver le masque : A noter que ce masque a été conçu pour être réutilisable. Il est conçu pour résister à 5 cycles de lavage au minimum. Le cycle complet de lavage (mouillage, lavage, rinçage) doit être de 30 minutes minimum avec une température de lavage de 60°C.

    COMMENT METTRE ET ENLEVER UN MASQUE (MÊME EN TISSU)

    • Avant de mettre le masque,lavez-vous les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
    • Appliquez le masque de façon à recouvrir le nez et la bouche et veillez à l’ajuster au mieux sur votre visage.
    • Une fois sur la visage, évitez de le toucher. Et à chaque fois que vous le touchez, lave-vous les mains ou utilisez un gel hydroalcoolique.
    • Pour retirer le masque, enlevez-le par derrière (ne pas toucher le devant du masque) et jetez-le immédiatement. Si c’est un masque maison en tissu, mettez-le à laver (à 30° avec de la lessive). Puis lavez-vous les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.

     

     

  • Chloroquine : «Ne perdons plus de temps!», l’appel de personnalités médicales

    Chloroquine : «Ne perdons plus de temps!», l’appel de personnalités médicales

    Le journal Le Parisien a publié un manifeste, initié par l’ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et signé par plusieurs personnalités médicales, dont le Pr François Bricaire et le Patrick Pelloux, qui demande au Premier ministre Edouard Philippe que les médecins puissent prescrire plus facilement aux patients de l’hydroxychloroquine face à l’épidémie de Covid-19.

    Voici le texte de leur appel :

    « #NePerdonsPlusDeTemps », Collectif du 3 avril 2020.

    « Nous vivons une crise sanitaire mondiale d’une grande ampleur et notre pays est fortement frappé par la vague épidémique de Covid-19.

    Chaque jour, nous déplorons de nombreux décès. Contre cette maladie, nous ne disposons ni de vaccins, ni de traitement antiviral même si les données scientifiques actuelles sont parcellaires et discordantes.

    Des données chinoises récentes ont suggéré l’efficacité de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine au laboratoire et chez les malades. Une étude publiée par Chen et coll. (Efficacy of hydroxychloroquine in patients with Covid-19 : results of a randomized clinical trial) montre l’efficacité de l’hydroxychloroquine chez les malades atteints par le Covid-19 souffrant de pneumonie moyennement sévère ; les quelques patients qui se sont aggravés ne recevaient pas le traitement.

    Des cartes publiées par Santé Publique France montrent un taux de mortalité chez les personnes hospitalisées beaucoup plus faible à Marseille que dans le reste du territoire.

    Au vu des données scientifiques internationales ainsi que des expériences de terrain remontant de médecins au contact direct de l’infection et en l’attente de nouvelles données scientifiquement contrôlées, les autorités italiennes, puis américaines ont pris, dans ce domaine, des décisions thérapeutiques hardies.

    Le 17 mars 2020, l’agence de médicament italienne considérant l’urgence sanitaire a autorisé la prescription de l’hydroxychloroquine par tous médecins, y compris les médecins des villes.

    Pour éviter tous risques ou dérives, ce médicament doit être délivré en pharmacie hospitalière avec obligation d’assurer une traçabilité des prescriptions et un retour des données médicales.

    Le 29 mars, après avis favorable de la FDA (agence américaine du médicament), le ministère de la Santé des Etats-Unis d’Amérique (US Department of HHS) a décidé de mettre de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine à la disposition des pharmacies hospitalières sur l’ensemble du territoire fédéral.

    Le gouvernement américain utilisera sa réserve stratégique faite de millions de traitements constitués depuis plusieurs semaines.

    Dès maintenant, la FDA autorise tous les médecins hospitaliers américains à prescrire ces deux médicaments, y compris en dehors d’essais thérapeutiques. Elle demande, comme en Italie, que toutes les données médicales des malades traités soient collectées afin de les analyser.

    Le Portugal vient de recommander ces traitements pour les cas de Covid-19 avec pneumonie.

    La tolérance de ces médicaments prescrits à des millions d’individus depuis des décennies est bonne, à condition expresse de respecter le dosage et les contre-indications, de vérifier la compatibilité avec d’autres médicaments pris simultanément, de contrôler le taux de potassium dans le sang et de réaliser préalablement un électrocardiogramme, surtout en cas de prescription associée d’azithromycine.

    Il faut éviter à tout prix l’automédication.

    En attente de nouvelles données scientifiquement contrôlées, dans la situation aiguë que nous connaissons, de plus en plus de médecins pensent que cette stratégie s’impose, conforme à leur serment d’Hippocrate, de traiter leurs malades en leur âme et conscience.

    Or le décret en vigueur en France n° 2020/337 du 26 mars 2020 ne permet l’utilisation de l’hydroxychloroquine qu’après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut-Conseil de la santé publique et, en particulier de l’indication pour les patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d’une défaillance d’organe.

    A ce stade trop tardif de la maladie, ce traitement risque d’être inefficace. Si l’efficacité de l’hydroxychloroquine se confirme, il faudra rapidement ouvrir le protocole aux médecins libéraux pour éviter la saturation des hôpitaux.

    Nous demandons donc au Premier ministre et à son ministre de la Santé de modifier d’urgence ce décret et de mettre à disposition immédiate dans toutes les pharmacies hospitalières de l’hydroxychloroquine ou, à défaut, de la chloroquine pour que chaque médecin hospitalier puisse en prescrire à tous les malades atteints de forme symptomatiques de l’affection à Covid-19, particulièrement à ceux atteints de troubles pulmonaires si leur état le requiert.

    Nous appelons l’Etat à effectuer des réserves ou des commandes d’hydroxychloroquine afin que, si l’efficacité se confirmait dans les prochains jours, nous ne soyons pas en manque de traitement. »

    Les signataires : Pr. Philippe Douste-Blazy, ancien ministre de la Santé, Professeur de santé publique et d’épidémiologie; Pr. Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches; Dr. Michèle Barzach, ancienne ministre de la Santé; Pr. Isabelle Bourgault Villada, professeur de dermatologie à l’hôpital Ambroise-Paré; Pr. François Bricaire, ancien chef du service de maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, membre de l’Académie de médecine; Pr. Marc Gentilini, professeur de parasitologie, de santé publique et de clinique des maladies infectieuses, membre de l’Académie de médecine; Pr. Olivier Goulet, professeur de pédiatrie de l’hôpital Necker; Pr. Jacques Marescaux, président fondateur de l’IRCAD, Membre de l’Académie de Médecine; Pr. Catherine Neuwirth, professeur de microbiologie au CHU de Dijon; Dr. Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France; Pr Paul Trouillas, professeur de neurologie au CHU de Lyon; Dr. Martine Wonner, psychiatre, députée LREM du Bas-Rhin.

     

  • Pas d’épreuves pour le Bac 2020 – Contrôle continu pour tous

    Pas d’épreuves pour le Bac 2020 – Contrôle continu pour tous

    A l’étranger comme en Métropole, les lycéens en fin de cursus auront leur diplôme sans examen !

    C’est donc le contrôle continu qui s’est imposé.

    Sauf pour le BAC de Français

    En première, l’épreuve écrite du baccalauréat correspondra à la moyenne obtenue par l’élève tout au long de l’année, en dehors de la période de confinement, a précisé le ministre de l’Education nationale.

    « L’épreuve orale de Français est maintenue à la fin du mois de juin, ou début juillet, sauf si les conditions sanitaires ne le permettent pas dans l’intervalle », a-t-il indiqué.

    L’histoire-géo, les langues vivantes et les mathématiques pour les filières technologiques ne donneront pas lieu à une évaluation telle qu’elle était prévue. « La moyenne retenue sera l’addition de la note obtenue aux épreuves communes passées cette année, qu’on appelle E3C1, et celles qui seront passées en terminale, E3C3 ».(notes hors confinement)

    Le Bac et le Brevet en notation continu à l’exclusion des notes acquises pendant le confinement !

    Les incertitudes liées à la crise du coronavirus sont nombreuses. Le retour en classe dépend de la stabilisation de la situation sanitaire, a rappelé Jean-Michel Blanquer lors d’une conférence de prisse. Le retour en classe en début du mois de mai n’est qu’une hypothèse, “et même si c’était le cas, élèves auraient été privés de 5 semaines normales de cours. Les conditions d’apprentissage ne sont pas aussi bonnes qu’en temps normal”. Les examens du brevet et du bac, qui concernent 2,1 millions de candidats, ne pourraient donc pas se dérouler dans les mêmes conditions que les autres années. C’est pourquoi des aménagements sont nécessaires “pour garantir la réussite future des élèves” en tenant compte de l’ensemble des incertitudes .

    L’assiduité validera le diplôme !

    « L’assiduité des candidats en Terminale sera vérifiée ». « Suivre les cours jusqu’au 4 juillet sera une condition sine qua non » pour avoir le bac, déclare le ministre. En effet que ce soit via le système « Ma classe à la maison » ou que ce soit en cours en cas de réouverture de l’établissement où l’élève est inscrit, les cours devront être suivis tout au long du mois de juin. Les consignes seront fermes. Le Ministre désire reconquérir avec les professeurs le mois de Juin. C’est aussi l’assurance de garder du sens aux semaines qui arrivent alors que les notes prises en compte pour le bas sont déjà connus ! Les élèves ont tous sortis leur calculette, certains sont déjà théoriquement bacheliers, pour éviter de grandes longues vacances, le conditionnement de la remise du diplôme à l’assiduité en ligne ou en classe si cela est possible.

    Comment garantir que ce bac ne sera pas un bac au rabais ?

    « Nous aurons un jury d’harmonisation, les professeurs auront pu porter une appréciation sur le comportement des élèves au cours du troisième trimestre », répond Jean-Michel Blanquer.

  • La dépendance suicidaire de l’Europe aux médicaments « made in China »

    La dépendance suicidaire de l’Europe aux médicaments « made in China »

    Alors que l’épidémie de Covid-19 ravive les craintes de pénuries graves de médicaments, les appels à relocaliser la fabrication des ingrédients pharmaceutiques se multiplient. Un article de notre partenaire European Data Journalism Network et traduit de l’anglais au français par Euractiv.

    Il aura suffi d’un battement d’ailes de papillon dans un village en Asie ; ou de fièvre et d’une toux sèche chez un ouvrier le long d’une ligne d’assemblage dans la province du Zhejiang, en Chine de l’Est, pour compromettre la vaste logistique du commerce mondial, au risque de priver des millions d’Européens de smartphones, de tablettes et d’écrans plats ; de mocassins, de chaussettes et de peluches fourrées – et, plus préoccupant : de médicaments.

    Accroc à « l’usine du monde », la sécurité de la chaîne d’approvisionnement du médicament vers l’Europe est en effet en danger.

    Curieusement, ce ne sont pas les nouveaux médicaments, souvent plus coûteux et qu’on substitue aux « anciens », qui sont vulnérables (« ceux-là sont rarement en rupture de stock », note Jean-Pierre Vernant, hématologue à la Pitié-Salpêtrière à Paris), mais les génériques – les équivalents moins chers des produits de marque -, qui jouent pourtant un rôle crucial dans l’accès à des soins de qualité partout en Europe.

    Les facteurs sont multiples, mais le choix fait par le Big Pharma européen, dans une course effrénée au profit ces trente dernières années, de renoncer à produire localement pour se fournir massivement en Chine en ingrédients pharmaceutiques actifs (IPA) – la partie du médicament qui produit ses effets thérapeutiques –, fut déterminant.

    Aujourd’hui, des antibiotiques très utilisés comme l’amoxicillin, des antidouleurs comme l’aspirine et le paracétamol, les vaccins contre l’hépatite B, ou encore des anticancéreux vitaux comme le busultan et l’acide zolédronique, sont régulièrement touchés.

    En France, 538 médicaments d’« intérêt thérapeutique majeur » ont connu une pénurie en 2017, selon l’agence nationale de sécurité du médicament. Douze fois plus qu’il y a dix ans.

    Aux Pays-Bas, on rapporte 2 044 produits en pénurie ou sous tension au cours de la première moitié de l’année 2019 (contre 1390 l’année précédente), contraignant des patients à se priver de prescription, ou à se rabattre sur des produits moins efficaces.

    Tout miser sur la Chine, c’est s’exposer périodiquement à des aléas qui nous échappent. Scandale de l’héparine en 2008 ; fermeture forcée de 150 sites de production pour mise aux normes environnementales entre 2016 et 2018 ; ou encore – dernière histoire d’horreur en date -, le cas du valsartan, composant de médicaments contre l’hypertension, et retrouvé contaminé à la nitrosamine en juillet 2018 (un produit cancérigène servant de carburant liquide à la propulsion des fusées), déclenchant un rappel mondial.

    Dans ce contexte, le Covid-19 – dont l’épidémie vient perturber la production d’IPA en Chine de l’Est, causant des pénuries de matière première en Inde, qui s’est spécialisée à son tour dans l’exportation des formules finies –, n’est au fond que la dernière frayeur d’une longue litanie de désastres.

    Reste que, pour le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, cet épisode « change (enfin) la donne ».

    En réponse à la crise, il appelle désormais à repenser la mondialisation, qualifiant l’hyper- dépendance de l’Europe à la Chine d’ « irresponsable et de déraisonnable » – une déclaration iconoclaste, de la part d’un ancien défenseur acharné du dogme de la compétition libre et non faussée.

    Puisque les demi-mesures n’y suffisent plus (renforcement des contrôles sur site par l’EMA ; diversification des sources d’approvisionnement – ce qui s’avère parfois impossible, certains ingrédients provenant d’une seule source chinoise certifiée), il serait donc grand temps de s’attaquer à la racine – un avis que partage Christoph Stoller, le président de Medicines for Europe, une association d’industriels du générique. Il est grand temps de rapatrier la production d’IPA essentiels vers l’Europe.

    Paradoxalement, cette dynamique est déjà à l’œuvre depuis environ 2013, du moins partiellement. Échaudés par une certaine instabilité politique en Asie, et des scandales sanitaires à répétition, les grands labos se retournent peu à peu vers l’Europe, en quête de fournisseurs fiables et de qualité.

    Mais cela concerne avant tout les IPA à haute puissance (HPAPIs), entre autres principes lucratifs, utilisés dans une nouvelle génération de médicaments efficaces à plus faible dose, et dont les principes actifs ne représentent qu’environ 10 % du coût de fabrication (contre 40 % pour les génériques), selon une étude du ministère français de l’Économie et des Finances.

    À titre d’exemple, Sanofi vient d’annoncer un plan de montée en puissance de sa production d’IPA en Europe, à travers le regroupement, en une entité indépendante, de ses sites en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni, en France et en Hongrie, avec l’ambition de devenir le second acteur mondial du secteur d’ici à 2022, mais rien n’indique que les ingrédients à haut-volume et faible rentabilité, indispensables à la fabrication des génériques, seront de la partie.

    À noter que l’Europe n’est pas seule à s’être ainsi enlisée. Aux États-Unis, 80 % des antibiotiques viennent de Chine, selon le département du commerce – soit 95 % de l’ibuprofen, 91 % de l’hydrocortisone et 45 % de la pénicilline. En dépit des menaces du président Trump de frapper de tarifs les importations chinoises, les produits médicaux restent jusqu’à présent épargnés, laissant les IPA hors du champ de la guerre commerciale entre les deux pays.

    Quant à l’Inde, surnommée « la pharmacie du monde », en raison de sa position de leader dans les exportations de produits finis – et qui, de même que l’Europe, s’auto-suffisait en IPA avant de rejoindre l’OMC en 1995 –, elle dépend aujourd’hui à 70 % des ingrédients et intermédiaires chinois, selon le directoire général de l’intelligence commerciale et des statistiques. D’importants efforts, ces cinq dernières années, d’investissements publics et d’accords d’achat garanti par l’état, n’y auront rien changé.

    C’est que, à coût du travail comparable, le différentiel du prix des IPA indiens subsiste face à la Chine, dont le grand atout, ici comme ailleurs, tient à sa démesure. Elle lui autorise des économies d’échelle inégalées.

    Au cours des vingt dernières années, l’empire du Milieu s’est en effet constitué un formidable arsenal de production d’IPA. Tournant à 70 % de ses capacités (contre 30-40 % en Inde), elle permet à ses entreprises de pratiquer des prix 30 à 40 % inférieurs à la moyenne mondiale – ce, en dépit d’une augmentation des salaires et de la mise en œuvre de normes environnementales plus contraignantes.

    Outre des climats variés, propices à la production d’une large gamme d’IPA (entre 1 500 et 2 000), les fabricants chinois bénéficient par ailleurs des largesses de l’Etat, ainsi que du soutien des banques publiques, sous forme de prêts à taux dérisoires.

    Ainsi, Zhejiang Huahai Pharmaceutical (ZHP), leader incontournable des ingrédients de médicaments contre l’hypertension et Alzheimer, s’est vu octroyé $44,4 million de subventions en 2018, selon un rapport financier publié par la compagnie.

    En 2019, la production chinoise, intermédiaires inclus, atteignait 9,5 millions de tonnes (2,5 tonnes d’IPA), dont 1,9 million écoulées en Europe. Ses exportations ont crû au rythme annuel de 3,8 % en moyenne ces dernières années, et s’élèvent aujourd’hui à environ 30 milliards de dollars.

    Une dynamique appelée à se poursuivre : des médicaments brevetés d’une valeur estimée à 160 milliards d’euros sont en effet sur le point de passer dans le domaine public, entre 2020 et 2024.

    Quant à l’Europe, telle semble être la question :

    Comment, face au dumping salarial et social asiatique – handicapée par ailleurs, disent certains, par une structuration des prix du médicament faisant obstacle à une production rentable sur le continent -, relocaliser la fabrication d’IPA génériques, sans causer une hausse des prix, ou assécher les moyens affectés à la recherche et développement ?

    Faux problème, rétorque le Roosevelt Institute, un groupe de réflexion étasunien basé à New York, pour qui c’est l’usage fait des profits au détriment des patients qui interpelle.

    En ces temps de grande prospérité pour les labos pharmaceutiques, les montants colossaux engrangés sont en effet confisqués par les actionnaires et les dirigeants, au préjudice de l’investissement productif. Selon son étude, 7 des 10 principaux acteurs américains choisissent d’allouer plus de 100 % des profits à cet effet ; dont AbbVie (318 %), Eli Lilly (202 %), Merck (232 %) et Pfizer (182 %).

    Quoi qu’il en soit, sans une approche de long terme au niveau Européen – ce que préconise l’EFCG, un lobby basé à Bruxelles représentant les fabricants européens d’IPA –, consistant à stimuler les investissements, émuler la R&D et accélérer l’homologation des principes essentiels, il est peu probable que l’Europe parvienne à recouvrer son indépendance.

    Un travail de longue haleine. Il faut deux ans pour transférer un seul produit vers un site de production existant, selon les experts du secteur. Cela inclut la mise aux normes, la mise en œuvre des protocoles de stabilité, le passage à grande échelle etc., et cela nécessite une armée de techniciens. Cinq ans pour concevoir, bâtir et qualifier une usine en partant de rien.

    Pour autant, la situation n’est pas désespérée.

    Aux États-Unis, exaspérés par les pénuries et les prix exorbitants des médicaments, 900 hôpitaux se sont résolus à combiner leurs forces en 2018 pour lancer Civica RX, un fabricant de génériques à but non-lucratif.

    Ses débuts sont encourageants. Après un premier lot de vancomycin hydrochloride, un antibiotique injectable, livré fin 2019, le fabricant vient de s’associer au Danois Xellia et à l’Anglais Hikima pour produire 14 autres médicaments essentiels.

    Une initiative qui pourrait bien faire tache d’huile, y compris en Europe.

    « On a clairement rendu pas mal d’acteurs nerveux dans le secteur », constate Martin Van Trieste, le patron de Civica.

  • Municipales: Philippe évoque un nouveau report du second tour à octobre ou « après »

    Municipales: Philippe évoque un nouveau report du second tour à octobre ou « après »

    La date du report de l’élection sera déterminée par le rapport d’étape sur l’épidémie de coronavirus, qui doit être publié le 23 mai. Le second tour des municipales avait été dans un premier temps repoussé au 21 juin, date qui pourrait être maintenue.

  • Le réseau scolaire à l’étranger sous perfusion ?

    Le réseau scolaire à l’étranger sous perfusion ?

    La crise du Coronavirus aura-t-elle raison du réseau des écoles et des lycées français à l’étranger ?

    C’est une question qui se pose alors que la paralysie est quasi totale sur la planète. En effet  90% des établissements scolaires sont actuellement fermés. Certaines structures comme en Asie sont en confinement depuis plus de 3 mois. Des solutions on-line ont été prévues… Mais les parents  sont aujourd’hui aussi en difficulté de trésorerie et le budget national dédié aux réseaux scolaires à l’étranger est déjà mobilisé.

    Le réseau scolaire Français à l’étranger

    Le réseau d’enseignement français à l’étranger rassemble près de 500 établissements scolaires répartis dans 135 pays. Environ 330 000 élèves y sont scolarisés, dont un peu plus d’un tiers de Français et près de deux tiers d’élèves étrangers.

    Les établissements se divisent en trois catégories (en fonction de l’étroitesse de leurs liens avec l’État français) :

    1. les établissements publics dont la gestion est assurée par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) (74 en 2015). Ces établissements sont aussi dits « établissements en gestion directe » : ils sont des services déconcentrés de l’AEFE, représentée par l’Ambassade de France.
    2. les établissements de droit privé homologués par l’Éducation nationale française et qui ont choisi de passer une convention administrative, financière et pédagogique avec l’AEFE (156 en 2015). Ces établissements sont aussi dits « établissements conventionnés » ; ils sont l’équivalent des établissements privés sous contrat qui existent en France, mais leurs personnels détachés sont des fonctionnaires et non des personnels de l’enseignement privé ;
    3. les autres établissements homologués, partenaires de l’AEFE sont plus de 260. Et on peut citer par exemple la Mission laïque française. Ces écoles, collèges, lycées sont tenus de délivrer un enseignement conforme aux programmes, aux objectifs pédagogiques et aux règles d’organisation applicables en France, dans les établissements de l’enseignement public. Cette homologation n’est pas acquise à titre définitif et les établissements doivent régulièrement se soumettre à une procédure de vérification du respect des critères cités. Elle peut donc être accordée, retirée, limitée à une partie ou étendue à l’ensemble des classes de l’établissement.

    Dans tous les cas, ces établissements sont dépendant des sources de financement locales, totalement ou partiellement (selon leur niveau de lien avec l’Etat Français), c’est à dire principalement du paiement des frais scolaires par les parents d’élèves. La crise du Covid-19 touche évidemment sans distinction les locaux, près de 2/3 des élèves inscrits, comme les Français. Et désormais, c’est donc l’absence de paiements qui plombe les comptes des établissements. Sans garantie de l’Etat, les banques risquent de mettre fin aux cursus scolaires des élèves dans un mois ou deux quand les fonds de roulement seront épuisés.

    A Gauche on demande des bourses exceptionnelles

    Au groupe socialiste de l’Assemblée des Français de l’Etranger, on demande à activer un système de bourses exceptionnelles qui seraient remises aux parents en difficulté.La démarche est donc dédiée à l’accompagnement humain plus qu’à celui des institutions. Il exclut donc de fait ceux qui ne sont pas français.

    La peur principale exprimée par les élus de gauche, c’est le risque de déscolarisation. Ils ne croient pas en de possibles fermetures ou en des réductions de personnels. Pourtant les professeurs contractuels seront les premières victimes en cas d’assèchement des finances. En effet, le détachement par l’éducation nationale étant limitée dans le temps, certains ont fait le choix de suspendre provisoirement leur titularisation comme professeur de l’Education Nationale et de rester dans leur nouveau pays comme professeur avec un contrat de travail local. Que feront-ils si le contrat est rompu? Surement demander leur réintégration et rentrer en France. Comment reconstituer dans ce cas, rapidement, une équipe pédagogique lors de la réouverture des établissements ?

    A droite on exige une prise en charge complète de l’Etat

    Les sénateurs de droite, eux, se sont réunis et parlent d’une voix à travers une proposition de loi déposée au sénat le 31 mars par la sénatrice Joelle Garriaud-Maylam.  Les élus « Les Républicains » proposent de nouveau la création d’un fonds de solidarité pour les Français de l’Etranger. Ce fonds aurait une envergure plus importante car il permettait d’intervenir pour aider les citoyens mais aussi les petites entreprises fondées par des français à l’étranger. Il serait financé par une augmentation de 10% des droits sur l’édition des passeports de tous les français et par un prélèvement de 10% sur les successions sans héritier identifié.

    Déjà proposé et déjà refusé par le gouvernement, les sénateurs comptent prendre à la lettre l’exécutif qui avait évoqué l’improbabilité d’une catastrophe mondiale pour justifier leur refus.. l’improbable s’est pourtant produit.. Une opportunité pour ce fonds ?

    Samantha Cazebonne députée des Français de la péninsule ibérique et de monaco au micro de la French Radio Portugal

    Les élus LREM des Français de l’Etranger essaient de faire entendre leurs voix

    Au niveau de la majorité, c’est Samantha Cazebonne, élue de la péninsule ibérique et de Monaco, mais surtout ancienne proviseur d’un lycée français en Espagne, qui prend le lead sur ce dossier.  Sensibilisée par son parcours , elle met son expérience au service du collectif. Pour elle la réponse à cette crise, inédite comme le Covid-19, se déploie sur 3 piliers :

    • La solidarité nationale
    • La solidarité des parents qui le peuvent
    • Le soutien local des Etats

    L’administration à l’épreuve de la bonne gestion

    Car comme le souligne de nombreux parents, les établissements fermés voient leurs couts variables chuter. A la différences des lycées en France, les structures juridiques qui supportent le réseau scolaire sont souvent de droit privé à l’étranger, ils ont donc recours en masse à la sous-traitance et à l’externalisation de certain services (gardiennage, cantines, ménages, etc)et ont déjà où vont suspendre les contrats. Les dépenses énergétiques et de bureautique sont aussi au minimum.  La député Samantha Cazebonne imagine la mise en place d’une transparence budgétaire qui permettra de répercuter cette baisse sur le montant pris en charge par les parents.

    Autre défi pour les administrateurs, celui des aides locales ! Décalage de paiement de charges, subventions ou primes exceptionnelles, de nombreux pays ont instauré des mécanismes pour aider le tissu économique à surmonter ce creux. Chez LREM, on y croit et on parie sur la bonne volonté de tous pour se mobiliser.

    Les parents face à leur responsabilité

    Si personne ne remet en question la nécessité de mettre en place une distribution de bourses exceptionnelles, tous les parents et heureusement ne sont pas une situation de péril économique. Dans certaines zones comme les pays dits du « soleil’, nos compatriotes privés de revenus issus du tourisme et des activités connexes seront nombreux autant dans d’autres pays où l’expatriation est plus liée à des activités industrielles, financières ou publiques (comme l’Europe et l’Amérique du Nord), il parait probable que les rentrées financières soient maintenues.

    Pour exemple, regardons du coté de l’Asie, alors que les écoles sont fermées depuis plus d’un trimestre, les situations sont bien différentes d’un pays à l’autre et facilitent l’anticipation des besoins à venir. Le cadre réglementaire qui régit l’établissement et l’environnement socio-économique sont bien les principaux facteurs qui influent sur la situation concrète des établissements. A Hong-kong, pays où les Français sont souvent présents sur place dans le cadre d’une expatriation prise en charge par les entreprises, le Lycée est directement gérer par les parents d’élèves. Lors de l’inscription les parents d’élèves et l’entreprise en charge de l’expatrié doivent déposer une somme de garantie (9000 euros pour les particuliers, 25 000 euros pour les entreprises) qui ne sera restituée qu’à la fin de la scolarité. Avec plus de 2500 élèves, le lycée est donc à l’abris des soucis de trésorerie. Tandis qu’au Vietnam, pays où les expatriés sont souvent indépendants ou salariés de droits locaux et exerçant dans le secteur du tourisme, les établissements sont eux déjà proches de l’asphyxie.

    Rappelons le : chaque trimestre, les parents participent à hauteur de 400 Millions d’euros au fonctionnement des établissements, aucune protection ne permettra d’assumer un défaut de paiement généralisé. Plus qu’une prestation, c’est un lien avec la France, avec notre culture, que la scolarité symbolise. Si les cours ne sont pas maintenus, le suivi à travers l’outil « l’école à la maison » est bien présent, et même si la charge de travail est plus importante pour les parents, accompagner son établissement, si on le peut, est un devoir pour s’assurer de retrouver au plus vite un environnement serein et pérenne pour soi et les élèves.

    L’Etat comme dernier rempart

    Pour la député Samantha Cazebonne comme elle l’a indiqué lors des deux dernières visioconférences entre les élus et l’exécutif, il est temps que l’Etat prenne ses responsabilité et que soit mis en place un système concret et efficace.

    « mettre en place une liaison avec l’administration et les élus pour remonter les informations » Samantha Cazebonne – députée LREM de la Vème circonscription des Français résidents hors de France

    Autour de Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat en charge des Français de l’Etranger, elle préconise la mise en place d’une cellule de crise. Elle serait nourrie par des documents comptables exhaustifs sur la situation des fonds de roulement des établissements, afin d’établir des priorités. Les élus consulaires seront aussi mobilisés afin d’avoir une cartographie juste des impacts socio-economiques pays par pays.

    La crise du Covid-19 et la crise économique qui s’annonce seront des moments de vérité pour le réseau scolaire à l’étranger, l’attachement des parents et des élèves à leurs établissements ainsi que les ambitions du gouvernement pour le rayonnement de notre culture à l’étranger, détermineront son avenir.