Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Bruxelles anticipe une récession plus grave qu’en 2009

    Bruxelles anticipe une récession plus grave qu’en 2009

    La crise économique causée par le coronavirus promet d’être plus profonde que la grande récession de 2009, d’après un document interne de la Commission européenne qu’Euractiv, notre partenaire, a pu consulter.

    La pandémie a paralysé l’économie de la plupart des États membres. Les usines ont temporairement fermé leurs portes, et dans certains secteurs, comme ceux de la grande distribution ou du tourisme, la demande a chuté en raison des mesures de confinement imposées par les gouvernements pour contenir la propagation du virus.

    La Commission n’a pas encore estimé à quel point l’économie allait se contracter en conséquence, comme l’épidémie n’a pas encore atteint son pic. Mais un document interne daté du 30 mars prévoit déjà des répercussions économiques plus graves que lors de la crise financière de 2009.

    Message d’alarme

    « Compte tenu de l’ampleur des perturbations, sur le plan de l’offre, de la capacité productive des pays et des chaînes de valeur mondiales (intra- et extracommunautaires), nous pouvons raisonnablement nous attendre à une crise plus profonde que la grande récession de 2009 », indique le document. À l’époque, le PIB européen avait chuté de 4,3 %.

    D’après la Commission, l’impact global de la crise dépendra de la durée des mesures adoptées pour contenir la propagation de la maladie.

    Effets directs

    Dans son rapport interne, l’exécutif européen note qu’au départ, lorsque la crise se limitait à la Chine, le principal problème économique résidait dans les effets indirects de la perturbation des chaînes d’approvisionnement internationales. Mais aujourd’hui, le problème se situe dans la suspension des activités économiques non essentielles dans les pays du monde entier, en particulier en Europe.

    Ces effets sur la demande, au sein de l’UE comme en dehors, se font sentir petit à petit, en particulier sur les secteurs du transport, du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration.

    Une forte reprise de l’économie (en forme de « V »), qui ne semble pas sur le point de repartir de sitôt, n’est plus envisageable.

    « Les développements récents indiquent que [nous plongeons] dans une grave crise mondiale de la demande. Tandis que les sites de productions en Chine amorcent un “retour à la normale”, les indicateurs économiques internationaux ne reviennent pas à leurs niveaux antérieurs », déclare le texte.

    Par ailleurs, la Commission prévient que la propagation du virus aux États-Unis, qui compte le plus grand nombre de cas, « risque sans doute de prolonger l’impact de la crise jusqu’à la fin de l’été ».

    Et un effet domino pourrait encore se produire. « L’impact d’une seconde vague d’effets provoquée par des incertitudes et des pertes financières ne peut être mesuré à ce stade », précise le document.

    En outre, au fur et à mesure de l’aggravation de la crise, les répercussions sur l’économie réelle risquent de s’étendre au secteur financier.

    À cet égard, les gouvernements nationaux devraient sous peu adopter des mesures additionnelles. La Commission indique à ce titre qu’il sera « peut-être nécessaire » de nationaliser les entreprises des principaux secteurs de l’économie, du moins temporairement, le temps d’injecter des capitaux supplémentaires dans les autres domaines.

    Toutefois, l’exécutif européen met en garde sur l’injection de liquidités dans des entreprises en difficulté qui croulent sous les « créances douteuses ».

    À ce jour, les États membres ont mis en place un plan de relance budgétaire qui s’élève en moyenne à 2 % des PIB nationaux (soit environ 240 milliards d’euros pour les pays de la zone euro), et ont fourni des liquidités qui se chiffrent à environ 13 % du PIB. Mais la Banque centrale européenne (BCE) conseille de doubler la valeur de ces mesures de relance, qui devraient selon elle atteindre environ 4 % du PIB.

    Dès le début de la pandémie, les États membres ont adopté des mesures destinées à renforcer leurs services publics, en particulier les services de santé. Ils ont aussi apporté un soutien financier direct et indirect aux travailleurs et ont injecté des liquidités dans les entreprises, principalement sous forme d’exonération d’impôts.

    Aux niveaux national et européen, une aide a aussi été accordée aux secteurs en difficulté, en particulier les petites entreprises.

    Les États membres travaillent actuellement sur un plan de relance européen plus ambitieux qui pourrait inclure le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de l’UE.

    L’Eurogroupe se réunira le 7 avril et rendra compte de la situation aux leaders européens plus tard dans la semaine.

  • Coronavirus: la Russie se calfeutre – le Président de l’UFE nous répond

    La Russie se calfeutre. L’image est impressionnante, celle d’une place rouge totalement vide.

    Le Goum, célébrissime grand magasin de la capitale russe, qui date des Tsars, est fermé, mais continue de livrer à domicile.

    Le célèbre grand magasin Goum est fermé

    Moscou tout entière est désormais confinée mais ce n’est pas le cas de toute la fédération.

    Le maire de la ville, Sergueï Sobianine, autorise les moscovites à se rendre au travail, à acheter des vivres et aller au supermarché et également bien sûr chez le médecin. Pour le reste, ils peuvent promener leur chien dans un rayon de 100 mètres et sortir leurs poubelles.

    Le premier ministre Mikhaïl Michoustine a invité les autres régions de l’immense pays à réfléchir à la mise en place de mécanismes similaires.

    Le pays ne compte officiellement qu’environ 1500 cas pour le moment mais la vérité en la matière, venant d’un régime qui n’est pas toujours adepte de la transparence, est incertaine.

    L’économie bloquée alors que les hydrocarbures sont à un prix historiquement bas

    Alexis Tarrade – Président de l’UFE Russie

    Une semaine chômée a été décidée. L’économie du pays est totalement paralysée et aucun vol de l’étranger n’est autorisé à atterrir  Tout ceci dans un contexte particulièrement complexe avec une guerre des prix des hydrocarbures, principale source d’exportation du pays. La Russie ayant refusée de suivre les pays de l’OPEP, ces derniers voulaient limiter la production pour maintenir les cours.

    Alexis Tarrade, de l’UFE Russie, nous décrit l’ambiance sur place :

    « les personnes de retour sont confinées, quelle que soit la nature de leur Visa, c’est très problématique ! En particulier il y a  un certain nombre de personnes, cadres et dirigeants d’entreprises qui n’ont pas de visa résident et qui sont bloqués en France ! Ce sont des situations très compliquées avec le mari bloqué en France et son épouse et leurs enfants en Russie ! »

    Les chiffres d’état remis en cause

    M. Tarrade, comme beaucoup, est dubitatif des chiffres officiels : « il y avait beaucoup de travailleurs chinois sur le territoire, et la Chine est évidemment voisine de la Russie, c’est étonnant ».

    « les personnes de retour sont confinées, quelle que soit la nature de leur Visa, c’est très problématique ! En particulier il y a  un certain nombre de personnes, cadres et dirigeants d’entreprises qui n’ont pas de visa résident et qui sont bloqués en France ! Ce sont des situations très compliquées avec le mari bloqué en France et son épouse et leurs enfants en Russie ! » Alexis Tarrade – UFE Russie

    Pas de confinement général, les étrangers, eux, partent en masse

    Concernant le départ du pays, le consulat a aidé nous indique-t-il, les prix ont été négociés, et on trouve encore des vols abordables autour de 500 €. Pour les étudiants, il y a une incitation à partir, les dortoirs étant fermés, mais certains, étrangers, sont restés et sont donc désormais illégalement en Russie. Ils risquent alors une sortie du territoire définitive avec l’aide de la police locale (sic) et une impossibilité de revenir pendant 5 ans. Cela est cependant largement au « cas par cas » nous indique M. Tarrade, selon le bon vouloir de l’agent des douanes à l’aéroport. En tout cas, tout le monde est concerné de la même façon. Le directeur Général d’Eiffage Russie, qui était au Maroc, ne peut pas rentrer dans le pays.

    Les habitants, eux, prennent la situation de manière relativement nonchalante, « à la russe » nous dit Alexis Tarrade, jusqu’à quand ?

  • Mobilisation à la Caisse des Français de l’Etranger – Covid 19 pris en charge à 100%

    Alors que la Caisse des Français de l’Etranger avait annoncé dans un premier mail lors de la mise en place du confinement qu’elle abandonnait son standard téléphonique.. Elle vient de communiquer un tout autre message à ces assurés sociaux.. mais toujours pas de possibilité de les appeler ! Nous avions dénoncé cette attitude dans un précédent article comme de nombreux élus consulaires.

    Des moyens limités

    Cependant elle s’est engagée à traiter dans les meilleurs délais les formulaires de contact disponibles sur les espaces personnels des adhérents. Sachant que certains attendent toujours la réponse de mail émis en novembre, les assurés comme les élus ne sont toujours pas rassurés. Sans remettre en cause la bonne foi des gestionnaires et du personnel de la CFE, c’est surtout un manque de moyens qui est criant. Pour rappel, la Caisse est principalement financée sous fonds propres, elle ne dispose pas d’un accès au budget de la nation. Un sujet qu’il faudra évoquer dans le futur tout au moins pour les situations exceptionnelles comme celle que nous vivons.

    Remboursements assurés – Covid-19 pris à 100% en charge

    Dans son courrier de ce 31 mars, elle assure que les remboursements seront assurés et qu’un traitement normal de ces derniers sont assurés. Ce qui est le principal alors que les frais peuvent atteindre des sommes dans certains pays. La modification de la couverture effectuée au début de cette année sera aussi à l’épreuve, les taux de remboursement sont désormais clairement basés sur des pourcentages en fonction du pays, ces derniers étant divisés en 5 zones.Vous pouvez retrouvez les détails dans notre article du 8 janvier 2020 . La Bonne nouvelle c’est que les soins liés au Covid 19 sont désormais pris en charge 100% aux couts réels.

    Couverture et services adaptés

    La direction de la CFE a cependant agit sur le cadre administratif qui entoure la prise en charge des assurés. Les problèmes postaux peuvent amener à des retards dans la transmission des feuilles de remboursement ou des factures des hôpitaux. Désormais sur le site comme sur l’app, il sera possible d’ici quelques jours de procéder au chargement des documents et ce sans limite de montants.

    Autre initiative, la prolongation de la couverture santé des expatriés qui seraient bloqués en France de 6 mois. Cela permet d’éviter de devoir passer sur la couverture de solidarité mise en place pour le gouvernement pour tous les Français résidents à l’Etranger qui seraient contraint de rester en France ou d’y rentrer en cette période de pandémie.

    La Caisse des Français de l’Etranger est confrontée à ses limites budgétaires amplifiées avec une première communication hasardeuse, aujourd’hui, elle a tenu à exprimer son soutien aux Français résidents en France et démontrer qu’elle agit.. Cela n’évitera pas un débat nécéssaire sur son financement et ses moyens.

     

  • Une crise sanitaire à 60 milliards d’euros par mois en France

    La pandémie fait perdre 60 milliards d’euros de PIB en France par mois de confinement, selon les estimations de l’OFCE. Raison de plus d’accélérer la transition vers une société plus résiliente. Un article de notre partenaire, le Euractiv.

    En prenant beaucoup de pincettes, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a publié, ce 30 mars, sa première estimation de l’impact économique d’un mois de confinement dans l’Hexagone. Soit une perte attendue de 2,6 points du PIB annuel ou 60 milliards d’euros en valeur absolue. Si son résultat est proche de l’évaluation réalisée par l’Insee — une chute de 3 points sur l’année —, « l’impact économique dépendra bien sûr de l’évolution des conséquences sanitaires dans les semaines à venir et des réponses politiques qui y seront apportées », a insisté Xavier Timbeau, directeur principal de l’Observatoire. Notons que les auteurs ont pris en compte les mesures annoncées de soutien économique, sans se risquer à une projection de plan de relance. Autre bémol : les conséquences économiques pourraient s’aggraver lors du deuxième mois de confinement, en raison d’un durcissement potentiel du dispositif et d’un épuisement du stock de produits essentiels. Dans tous les cas, la situation est inédite.

    Baisse de la consommation des ménages

    Selon l’Observatoire, 70 % de ces pertes sont imputables à la demande, principalement à cause de la baisse de 18 % de la consommation des ménages[1] et des investissements des entreprises empêchés par le confinement. 30 % relèvent en revanche de l’offre (arrêts de travail liés aux gardes d’enfant, difficultés d’accès au lieu de travail, droit de retrait, etc.).

    Activités vitales

    Confinement oblige, la restauration et l’hébergement sont les secteurs les plus touchés (arrêt quasi total), devant la fabrication et la réparation des matériels de transport, le commerce, la construction et les transports (division par deux de l’activité avec des effets directs sur la qualité de l’air). « Après la fin du confinement, des effets persistants sont aussi attendus dans le tourisme et le transport sur longue distance en raison de la fermeture des frontières », ajoute Xavier Timbeau. Parmi les moins touchés : l’agroalimentaire, l’agriculture, l’eau, l’énergie et les déchets, dont les activités restent vitales.

    Chute du bilan carbone

    Autre conséquence logique de la baisse de la consommation des ménages, le bilan carbone des Français a chuté de 62 % lors de la première semaine de confinement, par rapport à la moyenne hebdomadaire observée au début de l’année. Publié ce 30 mars par le site Greenly, ce résultat s’appuie sur l’étude des relevés bancaires de 500 citoyens. Il montre que cette chute repose surtout sur la baisse des émissions liées aux transports et de façon plus marginale sur la réduction dans le secteur de la restauration. À noter que la baisse du bilan carbone n’est pas généralisée à tous les secteurs. Les émissions liées aux achats en ligne ont déjà progressé de 2,5 % selon Greenly. « Cette crise sanitaire est l’occasion de réfléchir à l’après et aux façons de construire un monde plus écoresponsable qui ne nous prive pas de notre liberté », estime Alexis Normand, l’un des fondateurs.

    Une relance verte ?

    Le confinement étant prolongé jusqu’au 15 avril en France, l’heure du plan de relance n’a pas encore sonné au niveau du gouvernement. Inspirés, certains parlementaires, dont le député Matthieu Orphelin, avaient pourtant souhaité poser des jalons dès la loi d’urgence pour protéger « le climat, la biodiversité et la justice sociale ». Mais leur amendement déposé le 20 mars avait aussitôt été rejeté. « Les mesures de restructuration proposées par ces députés sont peut-être arrivées un peu tôt. La demande de résilience va sans doute être très forte dans les semaines à venir », estime Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’université Paris Dauphine et expert à la convention citoyenne pour le climat.

    Tirer (vraiment) les leçons de la crise ?

    Le plan de relance de l’Union européenne donne aussi quelques indices. Dans les grandes lignes publiées le 26 mars à l’issue du sommet européen, les États membres affirment « devoir commencer à préparer les mesures nécessaires au retour à un fonctionnement normal des sociétés et des économies ainsi qu’à une croissance durable, intégrant notamment la transition verte et la transformation numérique, en tirant les leçons de la crise ». Une avancée notable alors que la Pologne et la République tchèque avaient annoncé quelques jours plus tôt leur volonté d’abandonner le Green Deal. « Ce pacte vert européen devrait être confirmé, voire rehaussé », estime Patrice Geoffron. Pour mémoire, le plan de relance suite à la crise de 2008 était « assez peu ambitieux (1 % de PIB additionnel) et surtout globalement indéterminé, avec une relance rond-point, un peu marron, un peu verte, et beaucoup d’occasions manquées », rappelle le professeur d’économie. Des occasions qu’il devient trop coûteux de rater.

    [1] Une consommation qui prend en compte les dépenses de santé, d’éducation et de logement, contrairement à l’Insee.

  • L’OCDE pour le lancement d’un Plan Marshall

    L’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) est issue de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) fondée en 1948 pour mettre en place le plan Marshall. Ce plan visait à faciliter la reconstruction de l’Europe dans un contexte de guerre froide. À partir de 1952, l’organisation se transforme en centre d’études et prend le nom d’OCDE en 1961. L’OCDE rassemble 36 États dont les États-Unis, le Canada, la plupart des États européens, le Japon, la Corée du Sud. Pour le Secrétaire général de l’OCDE, général, José Ángel Gurría, la situation actuelle est comparable à celle qui prévalait à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    Dans cet esprit, il a proposé que l’OCDE soit un des moteurs de la reconstruction économique. Il défend l’idée de plans internationaux afin de lutter contre les tentations protectionnistes. Il a indiqué que l’OCDE mobilisera ses compétences pluridisciplinaires pour éclairer et appuyer les actions nécessaires tant en matière de santé publique qu’en matière économique.

    À ses yeux, les États occidentaux devront revoir de nombreux process en matière de santé. La crise du coronavirus a, selon l’OCDE, mis en pleine lumière les faiblesses de nos systèmes de santé, depuis l’insuffisance du nombre de lits en soins intensifs et des effectifs de santé jusqu’à l’incapacité de fournir des masques en nombre suffisant et de réaliser des tests dans certains pays, en passant par les défaillances observées sur le plan de la recherche et de la fourniture de médicaments et de vaccins.

    L’OCDE appelle au déploiement d’efforts importants et coordonnés au niveau international pour assurer les ressources nécessaires afin de faire face à l’urgence de santé publique immédiate ainsi que pour atténuer le choc économique et trouver le chemin de la reprise.

    Ces efforts doivent s’articuler autour de quatre axes :

    Intensification de la coopération internationale

    Intensification de la coopération internationale en réponse au défi sanitaire. Cette coopération doit en premier lieu concerner la recherche de traitements et de vaccins. Quand ils auront été trouvés, les gouvernements devront veiller à ce que leur diffusion soit la plus large et équitable possible. La FDA aux États-Unis et l’Agence européenne des médicaments devraient s’employer ensemble à supprimer les obstacles d’ordre réglementaire pour les vaccins et les traitements.

    Élaboration de politiques publiques communes.

    Les Gouvernements devraient mobiliser sans délai les ressources nécessaires pour permettre aux économies d’atténuer l’impact négatif de la crise et accélérer la reprise, notamment en consacrant au plus vite des dépenses :

     aux soins de santé : utilisation intensive des tests ; traitement de tous les patients, indépendamment du fait qu’ils soient ou non assurés ; soutien aux personnels de santé ; rappel des professionnels de santé retraités et protection des groupes à risque ; intensification de la fourniture de masques, d’unités de soins intensifs et de respirateurs, entre autres ;

     aux personnes : dispositifs d’emploi temporaire, assouplissement des conditions d’obtention des prestations d’assurance chômage, transferts monétaires au profit des travailleurs indépendants et aides aux plus vulnérables ;

     aux entreprises : reports de paiement des charges et impôts, réduction ou report temporaire de TVA, accès élargi au fonds de roulement avec l’aide des lignes de crédit ou des garanties de l’État, dispositifs spéciaux de soutien aux PME, en particulier dans les secteurs de services et dans le secteur touristique.

    Coordination financière accrue.

    L’OCDE s’inquiète de la vulnérabilité de la sphère financière et demande que les États membres soient solidaires en cas de défaillance d’un établissement financier.

    La restauration de la confiance.

    La reprise économique suppose la création d’un climat favorable aux affaires, un climat qui s’était détérioré avec la montée des tensions protectionnistes. L’OCDE a, par ailleurs, annoncé le lancement d’une plateforme qui diffusera des informations actualisées et complètes sur les mesures prises par les pouvoirs publics des pays du monde entier, accompagnées de conseils dispensés par l’Organisation dans certains cas.

    Pour le Secrétaire général de l’OCDE, la situation actuelle impose la combinaison du New Deal de Roosevelt et du Plan Marshall sous l’administration Truman.

  • 3000 morts, uniquement à l’hôpital, du Coronavirus en France

    418 personnes sont mortes à l’hôpital ces dernières 24 heures, portant à 3024 le nombre de personnes mortes du coronavirus en France depuis le début de l’épidémie. Près de 21.000 patients sont désormais hospitalisés en France en raison du coronavirus, dont 5107 en réanimation.

  • Coronavirus : l’Italie près d’un mois de confinement.

    Coronavirus : l’Italie près d’un mois de confinement.

    L’Italie souffre.

    Alors que les chiffres sont édifiants : l’Italie s’approche des 100 000 cas et dépasse les 10 700 morts, le confinement s’est durci. Heureusement les données du 30 mars commencent à indiquer un fléchissement de la courbe des nouveaux contaminés. En France, ils sont nombreux à demander un durcissement à l’espagnole (obligation d’avoir son ticket de caisse du produit indispensable justifiant la sortie) pour éviter une courbe à l’italienne en France.

    Lesfrancais.press ont contacté Alexandre Bezardin, élu des Français d’Italie, et force est de constater que la situation est toujours complexe dans la péninsule.

    « Ils sont de plus en plus sévères, il faut désormais rester dans les 100 mètres de son logement » Alexandre Bezardin, conseiller consulaire à Milan

    Chaque jour il faut avoir avec soit un document justifiant le déplacement. « Ils sont de plus en plus sévères, il faut désormais rester dans les 100 mètres de son logement » nous indique M. Bezardin.

    « La situation perdure depuis 3 semaines, en confinement sauf pour faire ses courses » nous rappelle l’élu.

    Alexandre Bezardin, élu des Français d’Italie

    L’Europe, la déception italienne…

    Pour le conseiller Bezardin, une des raisons de ce durcissement est claire : «  les gens des régions touchées comme la Lombardie ont pris d’assaut les trains ! ». En décidant de ne pas suivre le confinement et de se disperser dans la botte italienne, ils ont par là-même provoqué l’extension de la zone de contamination.

    A cela s’ajoute une crise économique, sociale et politique.

    Alors que le premier mois de confinement s’achève et que l’Italie était déjà au bord de l’asphyxie budgétaire, la chute drastique du PIB (on évoque une contraction de 30 à 50% de l’activité) met le Trésor Italien au bord de la faillite.

    « L’union européenne n’en fait pas assez » c’est le sentiment partagé en Italie selon M. Bezardin,

    l’Europe du nord, l’Allemagne en tête, refuse toujours les Eurobonds, et alors que le commissaire européen Thierry Breton tente de déployer un plan à 1500 Milliards, les Italiens se sentent absolument abandonnés.  La solidarité, si elle arrive, aura été tardive. 

    Mais l »Europe est-elle en mesure de faire face à ce type de pandémie? Dans les textes, les mesures liées à une situation d’urgence renvoient explicitement aux autorités nationales (suspension de Schengen, dérapage budgétaire autorisée, etc).

    Dans ces conditions, sans compétences données par les Etats membres, peut-elle faire preuve de la solidarité dans laquelle elle se drape?  Cette crise va sans doute amener des réponses… Pour certains une évidence, ces situations ne peuvent se gérer qu’au niveau continental..pour d’autres, la démonstration que seul l’échelon national est apte à réagir, c’est le chemin pris par la Hongrie avec les pleins pouvoirs accordés au Président Victor Horban ce lundi 30 Mars.

  • Suède : Comment vivent ces Français dans un pays européen sans confinement ?

    Loin de l’état d’urgence de ses voisins qui ont limité les rassemblements et fermer les commerces, et alors que le Royaume-Uni s’apprête à payer un lourd tribut au Covid-19 et que les Pays-Bas ont eux aussi mis en place un confinement qui ne dit pas son nom,  le gouvernement suédois a confirmé sa stratégie de l’auto-responsabilité et de l’immunité de groupe.

    Stefan Löfven – Premier Ministre de Suède

    On note que des directives et non des règles strictes ont été émises, mettant l’accent sur le fait de rester à la maison si les personnes sont malades ou âgées, de se laver les mains et d’éviter tout voyage non-essentiel, ainsi que de travailler à domicile.

    «Nous qui sommes adultes, nous devons être exactement cela: des adultes. Ne pas répandre de panique ou de rumeurs», a déclaré le Premier ministre Stefan Löfven lors d’une allocution télévisée le week-end dernier. «Personne n’est seul dans cette crise, mais chaque personne a une lourde responsabilité», a-t-il ajouté.

    Comme la confiance dans les autorités publiques est élevée en Suède, cela pousserait les habitants à adhérer aux directives volontaires. Un autre facteur serait aussi propice à cette méthode : la démographie.

    «Contrairement aux foyers multigénérationnels des pays méditerranéens, plus de la moitié des ménages suédois sont composés d’une seule personne, ce qui réduit le risque de propagation du virus au sein des familles.»  Premier ministre Stefan Löfven

    Les responsables politiques ont également assumé qu’ils souhaitaient garder les habitants en bonne santé physique et mentale, une autre raison pour laquelle ils souhaitent éviter les règles qui garderaient les gens enfermés chez eux. Une stratégie populaire aussi bien chez les gens que chez les entreprises. «Le monde des affaires ici pense vraiment que le gouvernement suédois et l’approche suédoise sont plus raisonnables que dans de nombreux autres pays», explique Andreas Hatzigeorgiou, PDG de la Chambre de commerce de Stockholm.

    Pour les Français de Suède, le sentiment est mitigé, partagés entre la confiance envers un Etat qui les a toujours bien accueillis et dont le paternalisme envers sa population est plus que reconnu, et leur culture française désormais marquée par le principe de précaution sans oublier l’habitude aux directives centralisés d’un Etat jacobin-providence.

    L’ambassade de France se contente, elle, de renvoyer vers le numéro d’urgence en cas de doute (1117 à partir du pays) ou vers les sociétés spécialisées en télé-consultation de médecins en langue française. La bonne nouvelle c’est que ces services sont pris en charge par la sécurité sociale suédoise (vous devez être correctement enregistré comme résident).

    Thibaud – infirmier français en suède

    Autre difficulté pour les Français sur place, c’est la fermeture des établissements scolaires attachés à notre pays, alors que les écoles et collèges nationaux sont encore ouverts (les universités et les lycées, eux, ont été fermés). A ce jour aucune solution n’a été mise en place pour garder les enfants alors que les activités professionnelles sont toutes ouvertes comme à l’accoutumée. La seule restriction est de réunir plus de 500 personnes dans un même lieu fermé. Pour certains Français c’est un vrai dilemme comme le confirme Thibaud, infirmier ainsi que sa compagne elle aussi Française :

    « mon amie et moi-même sommes pris dans un étau entre accomplir notre devoir en Suède et l’envie de rentrer pour nous rapprocher de notre famille coincée en France. Savoir sa famille dans ces conditions sans pouvoir leur venir en aide est éprouvant. En particulier pour nos grands-parents qui manquent de force et s’inquiètent grandement pour l’avenir. » Thibaud – infirmier en Suède

    Il faut cependant avouer que nombreux sont ceux nous avoir avoués être heureux de ne pas être dans un pays confiné et le crédit de confiance envers les autorités suédoises permet de patiner les dernières angoisses.

    Cependant ces mêmes autorités n’ont pas exclu devoir mettre en place un confinement à l’avenir….