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  • Etats-Unis – France : test, formalités, quelles règles ? – l’avis de juristes français new-yorkais et parisiens.

    Etats-Unis – France : test, formalités, quelles règles ? – l’avis de juristes français new-yorkais et parisiens.

    Les Etats-Unis figurent désormais sur cette liste des seize pays pour lesquels un test de dépistage sera désormais obligatoire.

    Vendredi 24 juillet, Jean Castex a en effet été décidé que les voyageurs en provenance des Emirats arabes unis, des Etats-Unis, de Bahreïn et du Panama doivent présenter un test PCR négatif datant de moins de soixante-douze heures avant le vol avant d’embarquer dans l’avion à destination de la France.

    Test PCR covid-19 roissy
    Dispositif de testing PCR covid-19 Aéroport Roissy CDG / AFP

    Une mesure ciblant les expatriés

    Les touristes ne pouvant voyager actuellement, cette obligation de présenter un test s’adresse donc à tous les expatriés français qui souhaitent rentrer en France cet été pour voir leur famille. Si vous êtes français, belge ou suisse et que vous résidez de façon permanente à New York, Miami ou Los Angeles, vous devez donc obligatoirement effectuer ce test pour pouvoir passer la frontière française.

    Vendredi 30 juillet, on a appris que la mesure qui devait prendre effet dès ce samedi 1 aout a été suspendue jusqu’au 5 août pour permettre aux Françaises et aux Français vivant aux États-Unis de rentrer en France sans avoir à justifier d’un test PCR de moins de 72 heures. Pour les autres, ceux qui n’ont pas pu décider de partir immédiatement, il faudra faire le test !

    Le député des Français d’Amérique du Nord,  Roland Lescure,  a été particulièrement actif. Présent à Paris, pour la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, il a su déployer tout son réseau pour infléchir la position du gouvernement.

     

    L’image contient peut-être : texte qui dit ’DE PRESSE COMMUNIQUÉ tahe (Etats- Roland LESCURE Président Commission Affaires économiques d'Amérique &Canada) Test de moins 72 heures pour les Français d'Amérique :le Gouvernement du décret aout décretn moins interpeller juillet 2020 obligation pouvoir embarquer pour retour vous nous l'impossibil d'obtenir plusieurs supplementaires ministre conséquent Cependant, venons obteni nous permettra Conscients situation d'attente satisfaire l'aéroport. personnes revenant d'exceptions dérogations CONTACT olandlescure@assembiee-nationale.fr dépistagevirologique. ASSEMBLEE’

     

    Des tests difficiles à réaliser, 2 options aux USA ou en France

    Ils viennent des 4 coins du pays continent et certains même de Floride, Etat qui a enregistré 10 000 nouveaux cas depuis jeudi dernier. Eux ont fait le test les lundi et mercredi précédents, donc pas dans les 72 heures avant leur vol, ce qui les expose théoriquement à une mise en quarantaine obligatoire, à la guise du préfet… A l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune quarantaine n’a été décrétée pour des voyageurs arrivant des USA.

    A leur décharge, aux Etats-Unis, la pandémie est toujours en progression, les laboratoires sont pris d’assauts par les américains. Il est plus que difficile d’obtenir un test dans les délais exigés par le décret français. En sus, le cout est très important. Si vous disposez d’une  assurance, vous devrez probablement débourser entre 100 et 500 dollars (entre 90 et 460 euros). Dans le cas contraire, il vous en coûterait environ 1600 $ (1475 €).

    Autre option, c’est de passer par les centres de dépistages présents dans les aéroports comme Roissy. Depuis le 1 aout, il n’y a pas de choix si vous ne présentez pas de tests à l’arrivée sur le territoire français. Et là, il faudra, après un long vol, vous armez de patience pour effectuer le contrôle par des médecins des Hôpitaux de Paris et ainsi obtenir le résultat. Il faut donc mieux, gérer, dans la mesure du possible, votre dépistage avant votre décollage.

     

    Un texte qui pose questions !

    Au delà des problématiques opérationnelles, cette mesure pose de nombreux problèmes juridiques… Du côté français comme du côté américain… En effet, de fait, cela revient dans certaines conditions, a refusé l’accès au territoire français à des citoyens ! Un exil forcé.. Lesfrancais.press ont sollicité deux avocats, un spécialiste basé à New-York et sa confrère exerçant en France.

     

     

    Lesfrancais.press : Interdisant de fait le territoire à des citoyens français, est ce que ce décret n’enfreint pas la constitution ?

    D’une part, le décret n° 2020-911 du 27 juillet 2020, publié au JO le 28 juillet 2020, qui institue l’obligation pour les ressortissants français présents dans certains pays (USA, Panama, EAU, Bahreïn) d’obtenir un test négatif AVANT l’embarquement déclenche dans les faits une interdiction d’entrer sur le territoire français puisque les compagnies aériennes, refusent l’embarquement si le test n’est pas obtenu.  En effet, il est établi que, aux Etats-Unis, dans la plupart des 50 états, qui ont la responsabilité juridique des questions de sécurité sanitaire, et non le gouvernement fédéral, il est, la plupart du temps, impossible d’obtenir les résultats d’un test en 72 heures.

    D’autre part, il convient de rappeler que les ressortissants français, quel que soit leur pays de résidence, ont un droit « général et absolu » à entrer, séjourner et demeurer en France. Cette liberté fondamentale est reconnue par le Conseil Constitutionnel ainsi que par le droit international.

    De plus, le décret du 27 juillet introduit une rupture d’égalité infondée entre les ressortissants français de la plupart des pays étrangers qui sont soumis à la prise de test à l’arrivée en France, et ceux d’autres pays (USA, Panama, EAU, Bahreïn) où le test est requis avant l’embarquement. Or, l’existence de ces deux listes confirme bien que la prise de tests à l’arrivée est possible dans tous les cas de figure, et toute imposition d’entrave supplémentaire à la liberté de circulation ne peut se justifier que par des motifs graves, qui sont, non seulement pas explicites dans le décret, mais inexistants dans les faits.

     

    Lesfrancais.press : Plus spécifiquement, le décret du 27 juillet 2020 ne viole-t-il pas le principe d’égalité tel qu’il résulte de l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme (DDH) ? 

    Le principe d’égalité est l’une des pierres angulaires du droit français. L’article 6 de la DDH l’évoque ainsi : la loi « doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse ». Depuis 1789, les applications de ce principe d’égalité des citoyens devant la loi sont multiples et la liste n’est pas exhaustive : égalité devant les charges publiques, égalité devant la justice, égalité devant les lois sociales, pénales, fiscales, égalité en matière d’emplois publics et bien sûr égalité devant la loi en matière de liberté publique.

     

    Si nous sommes tous égaux en droit dans toute situation, seules des circonstances de fait différentes peuvent entraîner des situations de droit différentes.  Mais ces ruptures d’égalité doivent reposer sur des critères objectifs, rationnels, proportionnés à l’objectif d’intérêt général à atteindre.

     

    Or, quels sont les critères objectifs, rationnels et proportionnés qui ont conduit, dans le décret du 27 juillet 2020, à interdire l’entrée sur le territoire des français de l’étranger ? Quels sont les critères objectifs, rationnels et proportionnés qui ont entrainé le classement des pays, et donc des ressortissants français concernés en deux listes aux droits bien distincts, les ressortissants résidants dans les pays de la liste 2bis (USA, Panama, EAU, Bahreïn) subissant une atteinte à leur droit d’entrer en France bien plus sévère que les ressortissants résidants dans les pays de la liste 2ter (tous les autres) ?

     

    Lesfrancais.press :  Comment articuler l’impératif de santé publique avec les droits constitutionnels ?

    Bien évidemment, nous avons tous conscience de la gravité de  la crise sanitaire mondiale actuelle. Chaque pays a pris les mesures qui s’imposaient pour garantir justement l’impératif de santé publique. En France, c’est l’état d’urgence sanitaire qui a été décrété le 24 mars 2020. Sur le fondement de ce décret, des mesures empiétant les libertés individuelles deviennent légales puisque la santé publique devient le droit à garantir et donc constitue le motif objectif justifiant les atteintes aux libertés publiques les plus élémentaires. L’interdiction d’entrer et de séjourner sur le territoire français pour les ressortissants résidant à l’étranger et la rupture d’égalité entre les français, selon qu’ils résident ou non sur le territoire national, était donc justifiée. « Était » mais n’est plus : l’état d’urgence sanitaire a pris fin le 10 juillet 2020 et il ne peut donc plus être présenté comme le motif objectif justifiant l’édiction du décret du 27 juillet 2020.

     

    lesfrancais.press :  Que faire, si aux USA, le visa d’un expatrié ou d’un touriste, ne pouvant faire le test et donc quitter le territoire américain, expire ? 

    Il peut exister une multitude de situations où le statut migratoire aux USA d’un ressortissant français pourrait être considérablement affecté en cas d’impossibilité de quitter les USA dans les conditions prescrites par le visa qui lui a été décerné. Dans le cas d’un ressortissant dont le visa expire en août 2020, le fait de ne pas pouvoir rentrer avant cette date d’expiration du fait de l’impossibilité de trouver un test peut aboutir à la situation de « overstay » qui entraine un statut d’immigration illégale avec toutes ces conséquences en termes d’expulsion du territoire américain.  Dans le cas où le ressortissant est déjà en situation de « overstay » entre zéro et 180 jours, le fait de ne pas pouvoir rentrer en France avant 180 jours de présence illégale peut alors entrainer une interdiction stricte de retour aux USA pour une période de 3 ans.  Ces restrictions de retour en France peuvent donc avoir de graves conséquences sur le statut migratoire du ressortissant s’il désire rester ou revenir aux USA en fonction de l’évolution de la situation économique notamment.

     

    Avocat inscrit au Barreau de Paris depuis 2004, Maître Caroline Gaffodio est titulaire d’un DEA en droit des contrats, d’un DESS en droit public économique et est également diplômée de l’Institut de Droit Public des Affaires (IDPA).

    Elle a été recrutée par le premier cabinet de droit public de France avant de participer à la création d’une nouvelle structure où elle a développé le pôle fonction publique. Exerçant à titre individuel depuis 2014, elle se concentre sur le droit public et le droit de l’art.

    Pierre Ciric est le fondateur d’un cabinet d’avocats spécialisé dans le contentieux commercial et le contentieux du patrimoine culturel à New York.

    Il est également membre du conseil d’administration de la French-American Bar Association et de la New York Law School Alumni Association. Diplômé de l’École des Hautes Études Commerciales (1986), il a occupé des postes de cadre supérieur (contrôle financier) chez Pfizer, Inc. et Sanofi-Aventis, puis est devenu avocat associé dans le cabinet américain Proskauer Rose.

    Diplômé de l’université de droit New York Law School, il y était membre du comité exécutif et rédacteur de la New York Law School Review.

     

  • Tony Estanguet lance ses jeux olympiques Paris 2024

    Tony Estanguet lance ses jeux olympiques Paris 2024

    Alors que les Jeux Olympiques de Tokyo devaient avoir lieu en ce moment,  Tony Estanguet, le champion olympique patron du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de Paris en 2024 a lancé son club de soutien.

     

    La Préfecture de police de Paris : un rôle central au coeur des JO ...

    Français mobilisés pour le succès des jeux !

    Le Club Paris 2024 est ouvert à tous. Il vise à réunir les Français autour du projet des Jeux Olympiques pour leur donner une assise populaire. Avec le report des Jeux de Tokyo, reporté à l’année prochaine, les autorités sportives et nationales, au Japon comme en France, s’inquiètent. Selon un sondage au Japon, seulement 24% des personnes interrogées souhaitent que les Jeux se déroulent l’an prochain. Jamais taux d’adhésion n’a été aussi bas. Alors le Comité d’Organisation a voulu anticiper, et fédérer.

    D’où le Club Paris 2024, ouvert à tous, ludique et gratuit. Il suffit de s’inscrire sur le site www.paris2024.org pour participer à des concours, défier des athlètes dans des compétitions sportives virtuelles, et devenir, si on le souhaite, une sorte de correspondant et promoteur de J.O. de Paris en 2024. « Il faut engager le pays dans l’aventure »propose Tony Estanguet. « Que l’aventure ne dure pas deux semaines mais quatre années » renchérit Martin Fourcade. C’est la première fois, se réjouissent les organisateurs, qu’un club est créé pour faire adhérer la population. Pour l’instant, le club n’est constitué que de milliers de personnes.

    Une opportunité pour les Français de l’étranger qui peuvent ainsi devenir les promoteurs des J.O de Paris 2024 dans leurs pays. « Tous mobilisés pour faire réussir Paris 2024. » espère Tony Estanguet.

     

    Vous désirez créer votre club de soutien aux JO 2024 à Paris dans votre pays de résidence ?

    CONTACTEZ L’UNION DES FRANCAIS DU MONDE 

    Ils vous aideront dans les démarches.

     

  • Elles sont deux, elles sont sœurs, ce sont les « calamansisters »

    Elles sont deux, elles sont sœurs, ce sont les « calamansisters »

    La même énergie, une complicité, une confiance absolue, le même sourire qui vous entraîne dans leurs univers où elles ont chacune leur spécialité. Caroline est en charge de toute la partie « création » et Agnès des clients, des fournisseurs et de la gestion de la société. Cette recette aura suffit à trouver un équilibre et la combinaison gagnante pour faire prospérer depuis 11 ans leur société, Calamansi Designs.

    Leur motto est très significatif de leur personnalité : « créativité et réactivité ».

    Cela résume assez bien l’énergie et l’efficacité de cette petite entreprise familiale.

    « Nous avions envie d’associer nos expertises respectives de manière harmonieuse, d’être indépendantes et de travailler ensemble pour faire ce que l’on aime », explique Caroline Caër-Castel.

    « Nous avons affiné nos responsabilités petit à petit mais le schéma de départ n’a pas changé car il nous correspond », ajoute de son côté Agnès Caër-Piras. « Le tout a été de respecter les champs d’action et les compétences de l’une et l’autre; notre façon de fonctionner est efficace et harmonieuse », précise Caroline.

    Le nom de leur société est arrivé d’une façon assez spontanée, c’est en goûtant une glace au Calamansi qu’il leur est apparu comme une évidence. « Comme c’est un nom d’agrume d’Asie du Sud-Est, la réminiscence est forte et positive, même si les gens ne savent pas exactement ce que cela veut dire. Mais nous avons tous bu du ‘calamansi juice’ en vacances… », explique avec humour Agnès.

    Leur travail, elles l’abordent avec sérieux sans se prendre au sérieux.

    L’ouverture d’esprit et la relation à l’autre représentent une part importante de leurs projets. « Nous passons des moments intenses avec nos clients quand nous travaillons sur leurs projets. Nous les voyons parfois plusieurs fois par semaine ». Les jeunes femmes ont du mal à réaliser qu’elles ont réussi avec succès à passer une décennie. « Je pense qu’on ne voyait pas autant à long terme à l’époque, mais plus en ‘step by step’, en se focalisant sur la qualité de notre travail et le développement par le bouche-à-oreille », indique Caroline. « En fait, l’évolution de la société a été complètement organique », poursuit-elle.

     

    Avec une clientèle très variée, Calamansi Designs a su prouver son expertise dans des secteurs d’activités aussi diverses que l’industrie agro-alimentaire, l’éducation, la finance, le tabac, la construction, l’art et bien d’autres encore. « Ce sont, en général, environ une quinzaine de clients qui sont actifs au même moment, en sachant que chaque client représente souvent plusieurs projets (un logo, des cartes de visite, une brochure, un site internet etc.) », explique Agnès. Cette diversité de clientèle et de secteurs a amené Agnès et Caroline à étendre leur offre face aux demandes toutes différentes. « Nous avons affiné notre service de design internet, incontournable dans notre activité. Depuis deux ans, nous sommes également davantage sollicitées pour des conseils en communication et en gestion des medias sociaux », explique Agnès. « Ces conseils, nous pouvons les donner car nous prenons du recul, il est donc plus facile, pour nous, d’aider nos clients pour qui nous sommes avant tout des partenaires », ajoute Caroline.

     

    Cette volonté d’engager un lien fort avec leurs clients a été plus qu’appréciée durant la crise du coronavirus.

    « Nous avons aidé plusieurs clients à profiter de ce temps de pause angoissante, pour se centrer sur leur communication (site internet, brochure ou encore rajeunissement de l’image) afin d’être prêts pour le moment où le monde recommence à tourner normalement », explique Agnès toujours positive.

    Lorsqu’il faut parler d’un projet dont elles seraient fières, la réponse d’Agnès est immédiate : « En fait, je crois que nous sommes simplement très fières de tout ce que nous faisons, grands ou petits projets! », indique-t-elle spontanément.

    De son côté, Caroline a surtout des anecdotes humoristiques avec notamment la mise en page d’un catalogue pour la vente d’abats d’animaux. « Il y avait entre autres, des langues de canards, le métier de maquettiste n’est pas toujours glamour ! », ajoute-elle avec humour.

    Que vous soyez une entreprise cotée au CAC 40, une jeune PME ou une Startup, Calamansi Designs vous accueillera avec la même énergie et le même professionnalisme, pas de différence entre les clients et les projets.
    Séparées géographiquement avec Agnès à Hong Kong et Caroline à La Réunion, leur souhait reste de pouvoir un jour se retrouver dans le même pays et d’avoir une équipe.

    « Mais pour l’instant nous restons dans notre philosophie du ‘step by step’; nous comptons travailler encore très longtemps ensemble! », précise Caroline.

    Toujours prêtes à relever des défis, les « Calamansisters », répondent presque toujours positivement aux différentes demandes et ce, même si c’est une première pour elles. Rien ne peut les arrêter.

    Elles ont su gérer des projets intenses, avec le design de deux brochures différentes en même temps pour Veolia, le branding complet d’un gros événement pour le Hong Kong Club, le développement d’un site web très complexe pour une école ou la conception du packaging d’un lait pour bébé destiné au marché chinois.
    Elles ont également eu d’agréables surprises comme celle d’être sélectionnées pour l’impression des cartes de vœux personnelles de François-Henri Pinault pour Kering, ou de se voir confier la conception et la gestion du lancement digital d’un cigare pour Cigraal.

    C’est également à Calamansi Designs que l’on doit le Yearbook du lycée français de Hong Kong, ou encore l’organisation d’un événement pour l’acteur Michael Wong et la marque de montres Bremont. « Parfois le défi est « juste » de trouver le bon papier pour un petit projet, ou comprendre ce que le client a en tête, et le retranscrire au mieux, et en mieux! », conclut Agnès, rappelant que le client reste au cœur de leur travail, et ce quelle que soit l’importance du projet.

    Informations :
    www.calamansi-designs.com

    Instagram/Facebook: calamansidesigns

  • Coronavirus en Belgique : un couvre-feu mis en place à Anvers – Podcast Vidéo

    Coronavirus en Belgique : un couvre-feu mis en place à Anvers – Podcast Vidéo

    Comme d’autres pays, la Belgique fait face à une recrudescence de cas de Covid-19. Face à cette situation, de nouvelles mesures ont été prises, à Anvers notamment où un couvre-feu a été mis en place.

    Dans le royaume frontalier de la France et siège de la capitale européenne, les Français y sont plus de 250 000. Ils constituent depuis 2019 la première communauté d’étrangers du Plat Pays.. Principalement concentrés sur la Frontière et Bruxelles, ils sont 20 000 à vivre à Anvers.

    Un Podcast TV5 MONDE

  • Fini l’Europe des pères fouettards. Bienvenue à l’Europe du Père Noël.

    Fini l’Europe des pères fouettards. Bienvenue à l’Europe du Père Noël.

    C’est historique. L’Europe s’apprête à faire une avancée considérable vers une Europe davantage intégrée, vers la terre promise des États-Unis d’Europe que d’aucuns appellent de leurs vœux.

    C’est un engrenage.

    1/La « guerre » contre le Covid 19 laisse derrière elle une dette de guerre mondiale.

    2/Une dette qui pour une part sera commune et que l’on se propose de rembourser par un impôt européen.

    3/ Les dépenses d’aujourd’hui feront les compétences de demain. Une Europe beaucoup plus « fédérale » est née.

    C’est ce qu’on appelle « le moment Hamilton de l’Europe ». En référence à ce moment de l’histoire des États-Unis, où en cette année 1790 le premier secrétaire du Trésor, Alexander Hamilton, réussit à faire voter par le Congrès la mise en commun des dettes des États américains héritées de la guerre d’indépendance pour faire avancer l’idée très centralisatrice qu’il se faisait du fédéralisme américain (Avec l’émission d’obligations fédérales sous la forme d’une dette perpétuelle dont la charge serait acquittée par des taxes douanières).

    Il est vrai que dans notre « guerre » contre le Covid 19 que nous avons dépensé sans compter pour éviter l’écroulement de l’économie. Et l’on a eu largement raison. La Banque Centrale Européenne, les États, la Commission Européenne ont déversé des centaines de milliards.

     

    Des centaines et des centaines de milliards

    Des centaines de milliards de la BCE pour assurer la liquidité des marchés financiers, éviter les faillites en cascade, à commencer par les banques elles-mêmes. Des centaines de milliards (1350 milliards) dans un programme de rachat des dettes publiques des États et les dettes privées des entreprises. Cette fois on peut dire que grandes banques centrales ont été à la hauteur du désastre, elles que l’on avait accusées de tergiversations dans la crise de 2008, d’un « trop peu, trop tard ». Elles ont agi cette fois vite et fort, à commencer par la Fed. La BCE a montré, certes en bousculant hardiment les Traités, son utilité de prêteur en dernier ressort pour une zone euro en détresse.

    Des centaines de milliards encore, dépensés par les États pour distribuer prêts et subventions pour faire tenir l’économie ; pour permettre le maintien des salariés dans l’entreprise le temps d’une vraie reprise de l’activité.

    Des centaines de milliards enfin levés mutuellement par les États européens et dépensés par la Commission Européenne pour donner et prêter d’abord aux États les plus atteints par le Covid 19. Et puis encore, comme après toute guerre vient une période de reconstruction, s’ajoutent les centaines de milliards de dépenses supplémentaires, d’une dette levée par la Commission Européenne autour de trois priorités : l’environnement, les relocalisations et le numérique.

    Au total déjà 2500 à 3000 milliards de dette. Et ce n’est pas fini.

    Pourrons-nous supporter une telle dette ?

    Pas question bien sûr de revenir aux disciplines d’hier, celles qui contraignaient notre déficit et limitaient notre dette à 60 % du PIB. Celles des douloureux plans d’austérité imposés par l’Europe. Tout ceci a volé en éclats avec le Covid 19. Dormez tranquille, bienheureux européens.

    Fini l’Europe des pères fouettards. Bienvenue à l’Europe du Père Noël.

    D’ailleurs la charge de cette montagne de nouvelles dettes sera extrêmement faible car elles sont levées à des taux d’intérêt souvent nuls et même parfois négatifs.

     

    L’argent gratuit

    De plus une grande partie de la dette – celle des États les plus fragiles, celle liée au sauvetage économique de l’Europe face à la pandémie, est et sera rachetée par la BCE, inscrite à son bilan pour être « roulée », c’est-à-dire remplacée à échéance par de nouvelles dettes, dans un mouvement que l’on espère perpétuel (C’est là d’ailleurs ce que font les autres grandes banques centrales).

    Quant à la dernière partie de la dette il restera trois solutions : soit les Etats devront augmenter leur contribution au budget de l’Europe ; soit il faudra réduire les dépenses européennes ; soit on trouvera des ressources propres à l’Europe, solution qui a bien entendu la préférence de la Présidente de la Commission Européenne, Mme Von der Leyen.

    Quelles ressources ? Le commissaire européen, Thierry Breton, est plus explicite : une taxe sur les GAFA et une part de la future (?) taxe carbone aux frontières de l’Europe, c’est-à-dire sur les produits des pays qui polluent plus que nous.

    Enfin, de vrais impôts européens ! Pour beaucoup le Graal de l’intégration européenne.

    De très légers impôts européens – du moins dans un premier temps – dont on ne supportera que la très modeste charge des intérêts d’une dette à 30 ans ou plus !

    De très gentils impôts européens qui – du moins en apparence –   ne seront même pas payés par les Européens mais par les redoutables GAFA ou encore les méchants produits chinois qui ne respectent pas nos normes de pollution (Il y aurait beaucoup à dire sur ces taxes, mais tel n’est pas ici le propos, sauf à relever bien sûr que ces taxes à l’importation, si elles sont efficaces, conduisent à une hausse des prix payée par les consommateurs européens).

     

    Des impôts européens

    Vouloir faire de cette dette et de ces impôts européens le levier d’un projet d’une Europe toujours plus intégrée paraît politiquement habile. Mais cependant bien dangereux.

    Construire l’Europe sur une montagne de dettes, c’est la construire sur des fondations bien fragiles. Ces dettes ne sont possibles que parce que les conditions monétaires d’aujourd’hui sont tout à fait exceptionnelles.

    Un tel endettement massif, une telle distribution d’argent public n’auraient pas été possibles lors de la crise de 2008. Alourdir la dette, comme on l’a vu avec la Grèce, conduisait aussitôt à une flambée des taux d’intérêt et au décrochage économique. Mais depuis le monde a bien changé, et cela mérite que l’on s’y arrête un instant.

    Nous sommes passés « De l’autre côté du miroir », dans le monde merveilleux d’Alice au pays des merveilles conté par Lewis Carroll. Dans le monde magique de « l’argent gratuit » où tout est fou et où le temps peut s’arrêter.

    Cet « argent gratuit », c’est l’argent prêté à de très faibles taux d’intérêts, à des taux zéro et même à des taux négatifs. Une hérésie économique qui est la conséquence des manipulations hasardeuses des banques centrales pour tenter de maîtriser les taux d’intérêt sur la toile de fond les interactions complexes de la finance mondiale. Il nous fait entrer dans un monde dangereux dont on ne sait pas encore revenir comme l’ont montré l’échec de toutes les tentatives de sortie menées par les banques centrales.

    Bien sûr cet « argent gratuit » est aujourd’hui une bénédiction pour les plans de sauvetage de l’économie des grands pays qui peuvent compter sur une grande Banque Centrale.

     

    Bénédiction ou malédiction

    Mais cette bénédiction d’un jour est en fait – du moins je le pense – une malédiction.

    L’aubaine pourrait virer au cauchemar si nous devions avoir un retour de l’inflation comme le pensent de nombreux économistes. Personnellement je n’y crois guère car le fonctionnement des marchés financiers mondiaux aujourd’hui joue dans un tout autre sens. Il faudrait a en outre pour cela que les États s’enferment dans le protectionnisme et le refus de la concurrence, ce qui n’a aujourd’hui guère de crédibilité.

    En revanche « l’argent gratuit » est en en lui-même extrêmement toxique. Il faut que les faibles taux d’intérêt, les taux zéro ou négatifs durent longtemps pour pouvoir renouveler sans douleur nos gigantesques stocks de dettes. Nous voici piégés dans une longue déflation.

    Et si ces taux profondément anormaux durent longtemps, ils détruisent la première boussole de l’économie, celle des taux d’intérêt. Ils envoient le signal fou qui nous dit que le prix du risque et le prix du temps peuvent être nuls et même négatifs. Ce qui permet certes d’investir pour préparer l’avenir, mais ce qui fabrique des bulles d’actifs, des entreprises et des marchés zombies qui plombent durablement notre croissance. Nous voici condamnés à une très faible croissance.

    De plus « l’argent gratuit » enrichit les riches en leur permettant d’acheter à bon compte des actifs réputés sûrs (tant il est vrai que l’on ne prête qu’aux riches), ce qui est la grande cause du creusement des inégalités. Voici qui installe partout les tensions sociales.

    « L’argent gratuit » réinstalle en outre la dépense publique au cœur de la vie économique et sociale en entretenant l’idée que les hommes politiques peuvent commander la société et dépenser sans compter. C’est là conforter la pente naturelle de leur prodigalité et provoquer en retour des revendications d’autant plus féroces que si l’on pense que l’argent est là, on en déduit vite qu’il n’y a qu’à secouer les politiques très forts pour le récolter. Voici les vannes de « l’argent gratuit » ouvertes, il sera difficile de les refermer.

    Derrière ce « moment Hamilton » il y a un vrai projet : celui d’une Europe toujours plus intégrée, avec un vrai gouvernement économique, un Trésor européen pour gérer la dette et les emprunts (fonction régalienne s’il en est), une harmonisation toujours plus poussée et des transferts au profit des pays qui rencontrent des difficultés d’intégration. Qu’importe le nom qu’on donne à ce modèle.

     

    C’est là une approche discutable.

    Il y a entre les nations européennes des différences économiques évidentes. Des différences de productivité, de temps de travail, d’avantages comparatifs, de structures démographiques et familiales, de balance touristique… Elles réagissent différemment à un choc extérieur, elles peuvent faire des erreurs économiques. Dans une Europe des nations, où chaque pays a gardé sa banque centrale, ces différences ou ces erreurs peuvent être corrigées par des dévaluations (ainsi en fût-il de la France après les chocs de 1968 ou de 1981). Si l’euro en finit avec les dévaluations, le besoin d’ajustement n’a pas pour autant disparu. On pensa le régler au travers de disciplines budgétaires qui empêchaient la fuite en avant dans la dette au détriment des partenaires de l’euro. En incitant les États à accomplir les réformes nécessaires pour supprimer les rigidités de leur économie et permettre l’ajustement par les prix relatifs, le coût du travail, la valeur des actifs, la fiscalité… Cela n’a pas vraiment marché, nombre de pays comme la France refusant ces disciplines et repoussant les réformes structurelles nécessaires. Faute de permettre de micro – ajustements permanents, on est arrivé à de grandes crises se terminant par des plans d’austérité, en fait de brutales dévaluations internes.

     

    Une Europe plus intégrée

    Aujourd’hui, on nous explique que cet échec était prévisible car la construction de l’euro était bancale dès le départ. Qu’il manque à l’euro une politique de transferts et une politique d’harmonisation de la fiscalité, des salaires, de la protection sociale et bien sûr un gouvernement économique européen. Que c’était là la contrepartie obligée de l’euro (je ne suis pas convaincu que les Allemands l’avaient ainsi compris) et qu’il faut maintenant rattraper le temps perdu.

    Le problème c’est que à vouloir au travers de cette politique d’harmonisation imposer des salaires plus élevés à un pays, lui demander de renforcer sa protection sociale et de relever sa fiscalité, on n’augmente pas sa productivité, bien au contraire. On ne favorise pas l’ajustement des économies, on fait le contraire. Qu’importe, nous disent les partisans de cette politique, ces contraintes seront compensées par des transferts européens massifs en faveur des pays en mal d’intégration. Bref on demande à ces derniers d’abdiquer de grands pans de leur indépendance pour devenir les bénéficiaires d’une Europe Providence. On introduit des rigidités supplémentaires là où il faudrait des souplesses, au risque de faire un jour exploser l’euro.

    Les promesses de transferts n’engagent d’ailleurs que ceux qui les écoutent ! Car il n’y a pas de peuple européen et la solidarité au sein de l’Europe n’a rien de comparable avec avec celle qui permet la solidarité au sein d’une même nation et d’une même langue entre l’Île-de-France et la Guadeloupe, l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est, l’Italie du Nord et le Mezzogiorno.

     

    Harmonisation ou uniformisation

    Et la contrepartie de ces transferts, à savoir l’harmonisation mérite aussi sa part de discussion. Derrière le mot « harmonisation » qui sonne plutôt bien, il faut comprendre le mot « uniformisation » qui me semble plus proche de l’action réelle de la Commission Européenne. Celle d’un pouvoir central européen qui étend toujours plus son pouvoir de nommer, de normer, de légiférer au risque d’enserrer la vie quotidienne des Européens dans un corset de règlements et de normes déjà in de supportables. Celle de la construction d’une Europe « dans laquelle 80 % des lois applicables aux européens se déciderait à Bruxelles » comme l’annonçait naguère Jacques Delors

    Si je me suis plu à discuter des problèmes charriés par la conception de l’Europe qui se cache derrière ce fameux « moment Hamilton », c’est pour montrer que pour le moins il y a matière à discussion et que l’on ne saurait ni occulter le débat derrière un généreux déluge de l’argent européen distribué à l’occasion d’une crise sanitaire exceptionnelle ni forcer le calendrier pour imposer un certain modèle d’Europe, sans dire clairement l’Europe que l’on veut construire et les modifications des traités que l’on propose.

    Si aujourd’hui l’Europe du Père Noël, celle de l’argent gratuit, revêt des atours chatoyants, ce n’est ni un projet, ni même le socle d’un projet. Car comme le disait un célèbre prix Nobel d’économie, tôt ou tard « la croyance au Père Noël se liquide d’elle-même ». Mais à quel prix ?

    Alain Madelin 

    Ancien Ministre de l’Economie et des Finances

     

  • Côte d’Ivoire – Laurent Gbagbo peut-il être candidat ? – Podcast Vidéo

    Côte d’Ivoire – Laurent Gbagbo peut-il être candidat ? – Podcast Vidéo

    Côte d’Ivoire – L’ex-président Laurent Gbagbo peut-il être candidat à l’élection présidentielle prévue en octobre ?

    Sa demande de passeport ordinaire pour rentrer en Côte d’Ivoire est en cours.

    Un podcast Video de TV5 MondeAfrique  

  • Fiscalité des Français hors de France, quel destin pour la réforme?

    Fiscalité des Français hors de France, quel destin pour la réforme?

    Le gouvernement a remis aux parlementaires un rapport inventé avec des associations de Français de l’Etranger pour simplifier l’imposition sur le revenu des contribuables domiciliés à l’étranger. Des groupes Facebook, comme  « Non-résidents contribuables en France: alerte sur une catastrophe annoncée! »  ainsi que la  FdEif ou le DINRF, constitués d’expatriés assujettis totalement ou partiellement en France, ont été au coeur de ce process.

    Ces collectifs civils ont, pleinement, été intégrés, par les cadres du Ministère du Budget, à l’établissement des solutions proposées ce mardi 28 juillet aux parlementaires.  Une première en France, un réel exercice de démocratie participative que les administrateurs du groupe,  « Non-résidents contribuables en France: alerte sur une catastrophe annoncée!, ne manquent pas de souligner.

     

    « Ce rapport consacre votre groupe et le principe de co-construction de la réforme. Nous pouvons l’affirmer fièrement, nous avons la chance de vivre en démocratie ! » Nicolas Mariage – administrateur du Groupe 

     

    Trois pistes sont offertes aux députés et sénateurs pour une mise en oeuvre en 2021.

    Ca serait donc la troisième réforme en trois ans pour la fiscalité des contribuables domiciliés hors de l’Hexagone, 224.000 foyers regroupant 471.000 personnes sur plus de 2,5 millions d’expatriés.

    A la demande des parlementaires, qui avaient voté une disposition dans ce sens fin 2019 suite à la levée de bouclier lors du premier vote de la reforme,  le ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, et le secrétaire d’Etat en charge des Français hors de France, Jean-Baptiste Lemoyne, ont remis mardi un rapport dessinant trois scénarios de réforme applicables dès 2021. 

     

    « Notre objectif est de trouver une solution conciliant simplification, soutenabilité et justice fiscale « , a expliqué Olivier Dussopt.

     

    Les députés et les sénateurs de la majorité avaient soutenu l’idée d’une simplification des règles de l’imposition sur le revenu. Lisibilité ét équité devaient en être les fils conducteurs.

    Jusqu’à aujourd’hui, les non-résidents disposaient d’un traitement allégé pour l’imposition de leurs salaires et revenus du travail, par rapport à ceux qui sont restés en France.

    La suppression de la retenue à la source partiellement libératoire (0 %, 12 %, 20 % jusqu’à 43.477 euros de revenus) initialement programmée pour 2020 et reportée avec le moratoire, alignerait les expatriés sur les Français au pays. Mais la modification de l’imposition aurait été trop rapide entrainant soit des défauts de paiement soit des situations financières inextricables pour les familles.

    En effet, certains de ces contribuables, qui ont, pour 85% d’entre eux, de petits ou « classiques » revenus, risquaient de voir leur impôt s’envoler. Face au tollé et aux remontées auprès des élus consulaires, les députés avaient voté en catimini  un moratoire d’un an sur cette partie de la réforme. Le temps de réaliser une étude complète et apporter des solutions.

     

    Déductions confirmées : Pinel, Pension alimentaire, etc..

    Le rapport, retardé deux fois du fait de la crise sanitaire, annonce immédiatement la couleur !

    Le gouvernement serait prêt à des aménagements, mais le coeur de la réforme sera conservée.

    Pour rappel, le nombre de foyers fiscalisés en France mais dont la résidence est en dehors du territoire national croit en moyenne de 10 %/an depuis 5 années. Ils versent, annuellement, au budget national plus de 1,5 milliard d’euros (principalement de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, la contribution pour les hauts revenus ne représentant que 10 millions d’euros).

    Le nouveau taux d’imposition minimum de 20 % au premier euro sur les revenus français (30 % au-delà de 27.519 euros) rentrerait en application, ce qui fera croitre encore la contribution des expats.  

    En échange,  Bercy laisserai en place des dispositions favorables concédées aux non-résidents dans le cadre de la réforme : déductibilité des pensions alimentaires, réduction d’impôt Pinel, exonération des plus-values immobilières en raison du départ à l’étranger, exonération de CSG et de CRDS sur les revenus du capital. Toute fois,  l’ensemble des outils fiscaux disponibles pour les Français en France ne seront toujours pas accessibles aux Français de l’Etranger.

     

    La Décote :

    Le premier scénario permettrait de réduire la hausse issue de l’application de la réforme déjà votée sans la remettre en cause. Pour compenser la suppression de la retenue à la source libératoire, les non-résidents bénéficieraient de la décote, ce mécanisme aujourd’hui réservé aux résidents qui diminue le montant de l’impôt afin d’atténuer le choc de l’entrée dans le barème progressif. Aujourd’hui, ils ne sont tenus de déclarer que leurs rémunérations françaises. Ils auraient droit à la décote à condition de calculer leur impôt sur la base de leurs revenus « mondiaux », une méthode alternative qui se traduit par l’application d’un « taux moyen » parfois avantageux.

    La décote permettrait de réduire l’impôt des foyers qui déclarent au maximum 25.663 euros de revenus mondiaux pour un célibataire et 45.951 euros pour un couple. Un retraité touchant 2.000 euros de pension par mois verrait ainsi sa contribution passer de 840 euros par mois à 1.088 euros (+30 %), au lieu de bondir à 1.280 euros sans décote.

    Cette solution ne reçoit aucun soutien au sein de la société civile.

    « La solution 1 ne correspond à rien c’est du double zéro devant l’impact, ca a été mis pour la forme, pour tenir comptes des errances des députés des FdE, mais ca ne compte pas. » – Jean Calvignac – administrateur du groupe  FdEif

     

    Un barème progressif propre aux expatriés

    Dans ce deuxième scénario, la retenue à la source libératoire serait bien supprimée, mais un barème d’imposition propre aux non-résidents serait créé  : par exemple, pas d’impôt jusqu’à 5.000 euros de revenus, puis 11 % jusqu’à 50.000 euros, 30 % jusqu’à 90.000 euros, 41 % au-delà. Ce modèle « continuerait à faire des perdants », entraînerait « une variation injustifiée de l’imposition », et « serait source d’une complexité supplémentaire », souligne cependant le rapport.

     

    Le maintien de la retenue à la source libératoire

    La retenue à la source partiellement libératoire serait conservée, afin d’éviter une hausse de l’impôt. Cependant, son fonctionnement serait rapproché du prélèvement à la source. C’est à dire que le calcul du taux moyen sur les revenus mondiaux ayant d’ores et déjà été automatisé, il suffirait de rembourser le trop prélevé à la source ! Ça ne coûterait que 12 millions d’euros sur les 400 millions d’euros collectés chaque année.

    Sauf que pour que cela fonctionne, il faut donc fournir à l’administration fiscale l’ensemble de ses revenus mondiaux. Informations que peu de contribuables ont envi de communiquer au Trésor Français. En sus, cela entraine un gain de trésorerie au profit de l’Etat puisque celui-ci ne rembourserai que l’année suivante le trop perçu.

    Cependant certains élus comme des associations se rangent derrière cette solution.

     

    « On garde la moitié de la réforme qui est favorable, et on évite l’imposition au premier euro. La réforme est neutre sur le plan fiscal par rapport à 2019, mais on avance sur le prélèvement à la source, la simplification, la déclaration des revenus monde », approuve le député LREM Roland Lescure.

    Logo créé par le Groupe « Non résidents, alerte sur une catastrophe annoncée » pour soutenir la troisième solution proposée dans le rapport

     

    Le groupe « Non-résidents contribuables en France: alerte sur une catastrophe annoncée! » apporte son plein soutien à cette solution. Il propose même à ses adhérents un logo pour promouvoir ce choix.

    D’autres sont plus sceptiques.. Même au sein de la majorité présidentielle, car la volonté de simplification, à l’origine de la réforme,  semble avoir été abandonnée pour préserver les apparences.

     

    « La simplification, je ne la vois pas trop, mais au moins cela permet d’éviter une brusque hausse d’impôts », commente sa collègue Anne Genetet. La parlementaire regrette cependant qu’« on abandonne l’idée de hausse progressive de l’impôt sur plusieurs années ».

     

    Un dénouement pour cet automne !

    Comment on ne sait pas encore.. Mais ce qui est sur que les Français de l’étranger contribueront de façon plus importante au Budget National. Lors de l’examen du budget 2021 en octobre, les députés et les sénateurs trancheront parmi ces solutions ou en inventeront, peut-être, une quatrième..

     

    TELECHARGER LE RAPPORT 

  • La guerre de la 5G aura-t-elle lieu ?

    La guerre de la 5G aura-t-elle lieu ?

    Les sujets de tension avec la Chine se multiplient. Après la guerre commerciale sinoaméricaine de 2019, la polémique sur l’épidémie de Covid-19, l’indépendance de l’OMS, et Hong Kong, c’est au tour du déploiement de la 5G et du rôle dévolu à Huawei de donner lieu à un affrontement entre Occidentaux et les Chinois.

     

    La technologie 5G est un nouveau standard de téléphonie permettant d’augmenter le nombre de connexions simultanées. Un million d’équipements au kilomètre carré, soit dix fois plus que la 4G, pourront être connectés. Elle offre également la possibilité de transmettre plus de données en moins de temps. Les débits sont ainsi multipliés par 1 000 et le temps de transmission réduit de 100 fois par rapport à la 4G. Cette technologie répond à des nouveaux besoins en lien aujourd’hui avec l’essor du clouding et des objets connectés et, demain, avec le développement des voitures sans conducteur. La 5G devrait favoriser la gestion à distance de nombreux objets ou robots. Associée à des techniques vidéos, elle devrait faciliter la télémédecine. La Chine est aujourd’hui le pays le plus avancé en matière de diffusion de la 5G avec la Corée du Sud et le Japon. Plus de 100 millions de Chinois ont déjà souscrit un abonnement 5G. Huawei est devenue un des entreprises clef de cette technologie en proposant des serveurs et des antennes. Huawei symbolise la montée en puissance de la Chine non seulement dans les nouvelles technologies mais aussi au niveau commercial. Le chiffre d’affaires de cette entreprise atteint 125 milliards de dollars.

     

    Huaweï et l’espionnage

    Huawei est accusée d’espionnage au profit des autorités chinoises. Les autorités américaines estiment que les équipements de cette entreprise permettraient à la Chine d’avoir des informations en directes, voire de contrôler des ordinateurs et des objets connectés. Elles considèrent également que les utilisateurs deviennent dépendants de la technologie chinoise qui est subventionnée et qui ne répond pas aux règles du droit de la concurrence. Face à ces risques, les États-Unis ont reconduit un embargo adopté en 2019 jusqu’en mai 2021 limitant l’accès d’Huawei à certains semiconducteurs américains. Cette mesure s’ajoute à celle empêchant le fabricant chinois d’utiliser les services Google sur ses smartphones, comme le récent Huawei P40 Pro. La marque a pu entamer une stratégie au long cours pour contourner cet obstacle en misant sur ses propres Huawei Mobile Services et sur le magasin d’applications AppGallery. Pour les microprocesseurs, Huawei est en train de trouver d’autres producteurs en-dehors des États-Unis. Le Royaume-Uni a également annoncé son intention d’empêcher le recours aux matériels Huawei pour le réseau de 5G. La France a fait de même le mercredi 22 juillet. Douze États occidentaux devraient prochainement suivre les États-Unis, le Royaume-Uni et la France.

     

    Un front s’organise

    La Chine a annoncé des mesures de rétorsions vis-à-vis des États qui interdisent ou limitent les activités de Huawei. Ainsi, elle envisage d’imposer des sanctions à Lockheed Martin pour la vente d’armes à Taiwan. HSBC, une banque hong-kongaise et britannique pourrait faire l’objet de sanctions de la part de la Chine et des États-Unis. Par ailleurs, plusieurs entreprises chinoises sont menacées de sanctions comme TikTok, une plateforme appréciée des jeunes. Elle fait l’objet d’une interdiction en Inde et, pourrait être prochainement également interdite aux États-Unis.

    Cette guerre commerciale sur fond des technologies de l’information et de la communication est lourde de conséquences. Si la Chine est accusée de récupérer des informations sensibles avec ses antennes 5G et pourrait contrôler objets et terminaux connectés, ce reproche pourrait être également fait aux entreprises américaines comme Apple ou Google ainsi qu’à celles de l’Union européenne présentes sur ce marché (Nokia, Ericsson). Un engrenage protectionniste pourrait s’engager, entraînant des fractures au niveau des communications et provoquant une remise en cause des principes du commerce international. Le coût direct de l’extraction de Huawei des réseaux européens provoquerait une augmentation des coûts d’environ 1 % et un retard dans le déploiement de la 5G. Ericsson et Nokia, deux fournisseurs d’équipements équivalents ont déclaré pouvoir accélérer leur production.

    Les mesures concernant Huawei s’ajoutent à d’autres qui traduisent bien un changement de climat, changement qui s’est accéléré avec la crise à Hong Kong. Face à la volonté de la Chine de banaliser le statut de ce territoire, le Congrès américain a adopté la loi sur l’autonomie de Hong Kong. Complété par un décret, ce texte a mis fin au traitement économique préférentiel dont bénéficiait le territoire. Toute exportation de technologies sensibles américaines vers le territoire sera également interdite. Des dirigeants chinois susceptibles d’avoir contribué à éroder l’autonomie du territoire pourraient être interdits d’entrer aux États-Unis. Certains prêteurs chinois pourraient être également interdits de négocier en dollars. Les États-Unis appliquent des sanctions comparables à celles instituées contre la Russie après le rattachement de la Crimée en 2014. Des mesures de rétorsions de la part de la Chine sont également attendues sur ce sujet. Ainsi, la Chine a accusé les États-Unis d’ingérence et a indiqué préparer des mesures de rétorsions.

     

    Le protectionnisme en pointe

    Avant même la crise sanitaire, le protectionnisme progressait. Le tarif moyen sur le commerce sino-américain a été progressivement porté à 20%. De leur côté, les flux d’investissements directs de la Chine vers l’Europe avaient diminué, en 2019, de 69 % par rapport au sommet de 2016.

    La guerre géopolitique engagée à l’encontre de la Chine est d’une nature toute différente de celle que l’Occident a mené après la Seconde Guerre mondiale avec l’URSS. En effet, la Chine est devenue la première puissance industrielle et commerciale au niveau mondial quand l’URSS était sur le plan économique un État de second rang. La Chine assure plus de 13% des exportations mondiales et représente 18% de la capitalisation boursière mondiale.

    De plus en plus d’acteurs plaident pour une refonte des règles du commerce international, voire une refondation de l’Organisation Mondiale du Commerce. Certains demandent même la création d’une nouvelle organisation à laquelle ne participerait pas la Chine. Ils lui reprochent son capitalisme d’État, le subventionnement de nombreux secteurs et la manipulation du taux de change. Si la perte du statut de la nation la plus favorisée peut apparaître logique, son exclusion n’aurait plus beaucoup de sens sauf à vouloir instituer deux systèmes économiques étanches. L’Occident, au vu de son état politique économique et démographique, aurait plus à perdre qu’à y gagner. Il n’est pas certain que les pays émergents et les pays en développement acceptent d’isoler la Chine. D’autres revendications peuvent, en revanche, se justifier. L’ouverture du marché intérieur chinois, l’instauration de règles de gouvernance plus claires, une transparence réelle des relations commerciales et financières ainsi qu’une appréciation de la devise chinoise, constitueraient des avancées pour de nombreux acteurs du commerce international. L’application d’un code garantissant la sécurité des données générées par les technologies de l’information et l’indépendance des entreprises de ce secteur vis-à-vis du pouvoir sont également demandées.

    La crise sanitaire et économique ainsi que les futures élections américaines ne favorisent par l’élaboration d’un consensus. Les Américains pensent que les Chinois ont plus à perdre d’une déstabilisation du commerce international ; les premiers s’appuyant sur leur marché de consommation quand les seconds dépendent des exportations. Malgré la volonté des pouvoirs publics, la demande intérieure de la Chine n’a pas pris le relais des échanges comme moteur clef de la croissance. Prudents, les Chinois maintiennent un taux élevé d’épargne, plus de 40 % du revenu disponible brut qui freine la montée en puissance de la consommation. Dans ce contexte, les autorités américaines pensent obtenir des concessions de la part de la Chine. Cette dernière est, en revanche, convaincue de sa nouvelle supériorité et elle a en mémoire les affronts que les Occidentaux lui ont infligée à la fin du XIXe et au début du XXe siècles avec les concessions étrangères.

  • Bruxelles demande aux États membres d’apporter un soutien « urgent » aux médias

    Bruxelles demande aux États membres d’apporter un soutien « urgent » aux médias

    Jeudi 23 juillet, Věra Jourová, la vice-présidente de la Commission européenne chargée des valeurs et de la transparence, a appelé les pays de l’UE à soutenir le secteur des médias, afin d’atténuer les répercussions économiques de la crise sanitaire.

    Un article d’Euroefe.

    À la suite de la publication du rapport « Moniteur pour le pluralisme des médias », rédigé annuellement par l’Université européenne de Florence, Věra Jourová a souligné le rôle « clé » d’un conseil des médias « pluraliste et indépendant ».

    « La crise a révélé un paradoxe : alors que l’audience s’élargit, les revenus diminuent de manière significative. Il s’agit d’un problème démocratique. La Commission participera, mais la responsabilité incombe aux États [membres] », déclare la vice-présidente.

    Elle explique que le nouveau budget de l’UE approuvé cette semaine lors du sommet européen prévoit de créer un poste destiné à soutenir le pluralisme des médias — une question qui « inquiète » l’exécutif dans plusieurs régions du bloc, notamment en Europe centrale et orientale.

    Des risques pour les journalistes

    Věra Jourová cite notamment les cas de la Pologne ou de la Hongrie et souligne que toute aide d’État fournie aux médias dans les mois à venir ne doit pas compromettre leur indépendance. « La pression économique ne doit pas se traduire par une pression politique », ajoute-t-elle.

    Elle affirme aussi la nécessité d’imposer une « transparence totale » en matière de propriété des médias et note le « problème croissant » des attaques des politiciens contre la presse et les journalistes.

    Selon le rapport, en Espagne, depuis que le parti d’extrême droite Vox a interdit la présence de certains médias à ses événements électoraux, 66 attaques ont été enregistrées contre des journalistes.

    Le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, souligne également la situation « délicate » de nombreux médias, en particulier les médias de diffusion « locale », « qui ont parfois perdu une bonne partie de leurs revenus ».

    Il explique que le secteur de la communication « constituera une priorité dans le plan de relance ». Et tout comme Věra Jourová, il met l’accent sur les mesures nationales comme principale aide au paysage médiatique de chaque pays.

    En Espagne, par exemple, le rapport souligne la nécessité des réformes structurelles sur le plan juridique, mais considère que la « polarisation » et le contexte politique « complexifient l’obtention d’un consensus sur les mesures nécessaires ».

    Thierry Breton sur le front

    Aux yeux de Thierry Breton, la « concentration » de la propriété des médias constitue un autre problème pour la pluralité, tout comme la répartition des revenus publicitaires sur Internet.

    « À eux seuls, Facebook et Google détiennent 50 % du marché de la publicité en ligne, ce qui nous préoccupe tous. Nous sommes en contact permanent avec eux, ils répondent à nos demandes, mais nous voulons qu’ils soient proactifs », soutient-il.

    En ce qui concerne les subventions publiques, Thierry Breton affirme que la Commission veillera à ce qu’elles soient « conformes [aux] recommandations » de l’exécutif, de sorte qu’elles « parviennent aux médias sous certaines conditions et pendant une période donnée, sans interférer avec la ligne éditoriale ».

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