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  • La campagne d’automne 2020 pour les bourses scolaires est ouverte !

    La campagne d’automne 2020 pour les bourses scolaires est ouverte !

    La crise sanitaire de la Covid-19 s’éternise. Les premières rentrées s’annoncent dans les pays de l’hémisphère sud mais toujours aucune certitude sur les cours en présentiel… Cependant, on ne peut que souhaiter un retour à la normale dès les premiers jours de cours.

    C’est dans ce cadre que la deuxième campagne de Bourse de l’année 2020 est lancée par les consulats dans le monde entier. 

    L’éducation nationale est gratuite en France. Mais à l’étranger, les contraintes budgétaires, les lourds frais de personnel détachés de France, l’acquisition des terrains ont contraint les différents réseaux dont l’AEFE à instaurer une participation des parents d’élèves aux couts de fonctionnement annuels.

    Conscient de l ‘importante de la transmission de la culture française aux jeunes expatriés pour perdurer le lien avec la Nation, depuis des décennies, l’Etat Français a mis en place un généreux système de bourse le plus souvent malheureusement sous exploité.

     

    Mode d’emploi

    Le conseil consulaire des bourses se réunit une première fois habituellement au printemps. Il émet un avis et fait des propositions qui seront examinées par la Commission nationale des Bourses qui se réunit à Paris, en juin. Les familles sont ensuite avisées individuellement de la décision prise par cette commission, avant la rentrée scolaire concernée.

    Le conseil consulaire des bourses se réunit une deuxième fois en octobre ou novembre. Il ne prend en compte que les demandes des familles venues s’installer au Portugal après la date limite de dépôt des dossiers de la première réunion ou déjà installées dans la circonscription mais dont la situation financière a changé de façon notable depuis la clôture de la première campagne boursière ou sollicitant une révision de la décision prise à l’issue de la première campagne boursière.

    Les critères d’attribution et le mode de calcul des bourses sont fixés par l’Agence pour l’Enseignement du Français à EtrangerConsulter la brochure des bourses scolaires 2020/2021

    L’enfant de nationalité française, inscrit au registre des Français établis hors de France, doit résider dans la circonscription consulaire avec un ou ses deux parent(s) et être scolarisé dans un établissement français. Les enfants scolarisés dans une école maternelle doivent être âgés de 3 ans dans l’année civile concernée pour pouvoir en bénéficier.

     

    Quels sont les principaux motifs de rejet des dossiers ?

    – Dossier arrivé hors délai
    – Dossier incomplet et/ou formulaire non signé
    – Déclarations inexactes
    – Incohérence dans les chiffres (revenus par rapport aux charges)
    – Revenus plaçant le dossier hors barème (cf. brochure d’information)
    – Patrimoine immobilier ou mobilier plaçant le dossier hors barème

    La commission nationale des bourses se réunit à nouveau en décembre. Les familles sont avisées des décisions les concernant vers la fin du mois de décembre.

    Dans tous les cas, les demandes de bourses scolaires doivent être renouvelées chaque année pour chaque enfant concerné

  • GAFA : Ronan Le Gleut s’engage dans une pétition pour une riposte numérique

    GAFA : Ronan Le Gleut s’engage dans une pétition pour une riposte numérique

    52 personnalités du numérique et responsables politiques se sont adressés à Cédric O, Secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques dans une tribune publié chez de nombreux médias le mardi 28 juillet 2020.

    Mailo, un service de messagerie « européenne sécurisée et souveraine », a pris l’initiative de cette tribune pour pousser un cri d’alarme.

    Sénateur Ronan Le Gleut
    Sénateur Ronan Le Gleut

    Dans une époque marquée par le Covid-19 qui nécessite une relance énergique, cette tribune affirme l’urgente nécessité de mener une politique protectrice et stratégique visant à reconquérir notre souveraineté numérique.

    Vous pouvez consulter La tribune en cliquant ICI.

    Parmi les signataires, Le sénateur des Français de l’Etranger Ronan Le Gleut. Elu en 2017 sur une liste constituée de proches du parti « Les Républicains » mais non investie. Il siège, aujourd’hui, dans les rangs de la majorité sénatoriale (LR, UDI, indépendants) au sein du groupe Les Républicains dont il est secrétaire général adjoint. Ingénieur en Allemagne, il s’était engagé auprès des Français de l’Etranger via un mandat d’élu à l’Assemblée des Français de l’Etranger.

    Ronan Le Gleut répond aux questions du site lesfrancais.press sur la difficile guerre qui oppose Etat et Citoyenneté.

     

    « Les géants du numérique empiètent sur des fonctions régaliennes de l’Etat » – Ronan Le Gleut (LR)

     

    Lesfrancais.press : Nous vous remercions de répondre à nos questions suite à la publication de la tribune signée par 52 personnalités à destination du  Secrétaire d’État chargé de la transition numérique.

    Vous êtes membre de la commission numérique de la francophonie au Sénat, et vous venez de conclure un rapport en 4 tomes sur l’avion de combat du futur, est-ce que, pour vous, le secteur économique du numérique est le pendant civil des guerres du futur ?

    S.Ronan Le Gleut : La puissance des États ne s’exprime plus seulement par la seule force militaire, mais par un ensemble plus large. Joseph Nye est le premier à avoir théorisé le « soft power ». En 2020 les plus grandes entreprises du monde ne sont plus les compagnies pétrolières ou les banques mais les sociétés du numérique dont la capitalisation équivaut au PIB de certains États. Dans ce contexte « disruptif » les géants du numérique empiètent sur des fonctions régaliennes de l’Etat à l’image du projet Libra de crypto-monnaie par Facebook ou bien le stockage de données extrêmement sensibles dans le cloud. Ainsi, il serait dangereux de négliger ces mutations.

     

    Lesfrancais.press : Comme vous le mentionnez dans le texte, la bataille des géants de l’informatique se joue au niveau des États-Continents. Comment la France peut-elle influencer l’Union Européenne pour renforcer la prise de conscience des autres états membres et de la Commission ?

    S.Ronan Le Gleut : Thierry Breton, actuel Commissaire européen (ndlr, il est Français) au marché intérieur dispose d’un portefeuille élargi qui inclut également le numérique ou la défense. Avec son expérience ministérielle auprès de Nicolas Sarkozy puis dans l’industrie, Thierry Breton est un relais efficace et compétent pour ces enjeux. Durant le confinement, j’ai eu la chance de participer à une visioconférence de travail avec lui et je sais qu’il est un relais pour nous.

     

    Lesfrancais.press : Comment expliquez-vous le retard pris par la France ? Dans les années 90 et 2000, Bull a tenté de se renouveler, ce fût un échec. Depuis les années 2010 de grandes PME tentent de se développer, avec beaucoup de difficulté , comme le moteur de recherche Qwant ou Oodrive pour le Cloud et Goodbarber dans les applications dites « mobiles ».

    S.Ronan Le Gleut : La France compte elle aussi des licornes, ces start-ups dont la valorisation dépasse le milliard de dollars à l’image de BlaBlaCar, OVH, Dataiku ou Doctolib. En Europe la Suède se distingue avec Spotify, iZettle et Klarna, l’Allemagne avec Zalando et HelloFresh et le Royaume-Uni avec Shazam.

    Mais de manière générale les Etats-Unis dans un premier temps et progressivement la Chine, innovent de manière spectaculaire. Au delà du numérique, le continent européen semble en déclin et peut-être même l’Occident au profit d’un basculement du monde et d’une tectonique des plaques des politiques de puissance au profit de Pékin. Le numérique n’est que le reflet et le révélateur de l’expansion des politiques de puissance et de l’affaiblissement rapide du multilatéralisme.

     

    « Au delà de ces aspects factuels, l’aversion au risque chez nous peut être un handicap, nous devons collectivement changer notre regard sur l’échec, qui n’est qu’une étape vers la réussite. »  – Ronan Le Gleut (LR)

    Lesfrancais.press : Il faut donc adapter nos outils de soutien à ces pépites françaises. OVH, une grande réussite nationale, souligne régulièrement les dysfonctionnement des fonds français et européens. Comment mieux les aider dans leur développement ?

    S.Ronan Le Gleut : OVH est une des grandes réussites françaises dans le domaine du cloud, l’une de nos rares licornes. La culture du capital-risque dans le Silicon Valley est sans commune mesure avec ce que nous connaissons en Europe. Évidemment la taille du marché américain est un avantage pour une Start-up qui dispose d’un marché domestique considérable avec une seule version de son produit.

    Au delà de ces aspects factuels, l’aversion au risque chez nous peut être un handicap, nous devons collectivement changer notre regard sur l’échec, qui n’est qu’une étape vers la réussite. Un brevet d’invention est le fruit d’une succession de tentatives ratées jusqu’au jour où finalement, par tâtonnement et retour d’expérience, l’invention permet enfin de résoudre un problème technique.

     

    Lesfrancais.press : Les Français de l’Étranger, que vous représentez au Sénat, sont des grands utilisateurs des réseaux sociaux et autres outils nomades, souvent américains. Peuvent il apporter leur pierre à l’édifice ? Et si oui comment ?

    S.Ronan Le Gleut : Oui car les Français de l’étranger sont un atout inexploité. En vivant hors de France, ces Français voient les bonnes pratiques des pays dans lesquels ils vivent et comprennent mieux que personne nos propres blocages. La culture du parangonnage* est quotidienne et permettrait de rendre la France plus forte.

     

    Parangonner quelque chose  : Présenter comme modèle.

  • Divorce et expatriation: le drame des gardes d’enfants

    Divorce et expatriation: le drame des gardes d’enfants

    Le divorce est souvent un drame quand des enfants sont impliqués. Drame de la séparation, mais aussi parfois de l’éloignement. Si les couples bi-nationaux désespèrent de pouvoir se retrouver et qu’une pétition mondiale est lancée via le site love is not tourism, ceux qui se séparent en pâtissent parfois terriblement.

    Comme nous l’avions indiqué dans de précédents articles, la situation est particulièrement complexe au Japon. En effet, au Japon, il est commun pour un conjoint de nationalité japonaise de quitter le domicile familial avec les enfants du couple; L’autre parent, non-japonais, se retrouve, le plus souvent, démuni juridiquement face à cet état de fait.

    Japon: mobilisation internationale et des élus français sur place

    « La loi de la famille au Japon n’a pas changé depuis l’ère Meiji il y a plus de cent ans. Lorsqu’on se marie, l’épouse rentre dans le registre familial de l’époux. S’ils divorcent, selon la décision du juge des familles, l’autorité parentale et la garde n’étant accordées qu’à un seul parent » nous a indiqué l’élu consulaire Thierry Consigny.

    L'élu consulaire Thierry Consigny
    L’élu consulaire Thierry Consigny

    Dans 95% des cas, la garde est accordée à la mère et cette dernière a la possibilité de couper tout lien entre l’enfant et son père. Une situation tragique que vivent de nombreux expatriés français sur place.

    « Nous devons rester informés et vigilants » Thierry Consigny concernant la situation au Japon

    Si le Parlement européen s’est saisi de cette question et que la mobilisation est internationale, au sein notamment de l’OCDE, c’est la Diète, le parlement japonais, qui seule peut faire évoluer la situation.

    Or la situation n’évolue que faiblement. Une manifestation pour la garde partagée a été organisée à Tokyo le 26 juillet et, selon M. Consigny, « le parti libéral-démocrate au pouvoir mouve dans le sens d’une réforme » mais pour le moment les discussions se concentrent sur une « éducation conjointe » et non une « garde partagée ».

    « Nous devons rester informés et vigilants » indique l’élu qui craint une tentative de diversion.

    Des taux de divorce très variables selon les Etats

    En Europe, les situations varient grandement. L’Union européenne a globalement un droit de la famille relativement uniformisé et proche de ce qui se passe en France. Ce n’est cependant pas totalement uniforme. Au Royaume-Uni il faut souvent prouver une faute alors qu’en Allemagne il n’existe qu’une forme de divorce, incompatibilité de la vie familiale, et cela a de lourdes conséquences.

    En effet des centaines de nos compatriotes ont perdu la garde de leur enfant né d’une union franco-allemande, pour la seule raison qu’ils ne sont pas allemands. Les juridictions allemandes ont tendance à donner gain de cause à l’Allemand(e) qui dispute la garde de l’enfant à un(e) Français(e). Dans le cas d’un conflit transfrontalier, le verdict est le même : peu importe son lieu habituel de résidence, l’enfant issu d’un couple binational doit rester (ou retourner) sur le sol allemand, afin de protéger son « son intérêt supérieur » (sic)!

    C’est ainsi que des parents français sont jugés inaptes à éduquer leurs enfants. Des pères et des mères français perdent tout droit sur eux et s’en retrouvent définitivement séparés alors même que des jugements de tribunaux français revendiqueraient l’inverse. Ennuyeux au moment où l’on pense la création d’un procureur européen et où les juges nationaux doivent se faire mutuellement confiance. La plupart des cas d’enfants dits « volés » sont franco-allemands, mais ils sont aussi polonais, suédois, italiens… Des milliers de parents européens sont victimes de cette discrimination.

    Des blocages récurrents aux Etats-Unis

    A New York, l’avocate Patricia Dahlen nous a expliqué la façon dont les décisions sont prises par le juge: « ce n’est pas tant l’intérêt de l’enfant comme chez vous en France que l’intérêt à ne pas perturber ses habitudes qui entre en compte« .

    A New York, le droit de la famille est très différent de la loi française
    A New York, le droit de la famille est très différent de la loi française

    « Ainsi, très concrètement, il est possible d’avoir des drames quand une personne rompt avec son environnement social ». En ligne de mire de l’avocate, les différentes communautés très religieuses: ultra-orthodoxes Haredim, Amish, ou autres. Si un des parents souhaite rompre avec ce monde, il n’a quasiment aucune chance d’obtenir la garde de l’enfant.

    Dans le cas de couples franco-américains la situation peut aussi être défavorable au partenaire français. « Si l’enfant est scolarisé dans une école américaine et que l’ex époux souhaite le mettre au lycée français, cela peut jouer en sa défaveur par exemple » nous indique Me Dahlen. Un paradoxe alors que le Lycée français de New York est un des meilleurs de la ville…

    Divorce de droit français?

    La solution serait-elle de divorcer devant un juge français? Ce n’est pas toujours aussi simple. Quand les deux parents sont français et les enfants aussi, cela est naturel, sinon, c’est beaucoup plus délicat, le lieu de résidence jouant un rôle important.

    « Une course à la saisine » des juges comme nous l’a indiqué Guillaume dont le cas était particulièrement complexe: citoyen français, épouse brésilienne et séparation au Mozambique. Une situation extrême. Dans le cas de Guillaume le juge au Mozambique l’a mis devant le fait accompli. Les affaires sont véritablement au cas par cas, avec les coups qui vont avec.

    Parfois, des règles de droit international s’appliquent. Cela peut être le cas, par exemple, de la Convention de la Haye. Elle encadre notamment les régimes matrimoniaux et l’enlèvement international d’enfant. Un vrai puzzle cependant. Surtout ne pas oublier que comme toujours en droit, un accord à l’amiable vaut toujours mieux qu’un long conflit…

  • Airbus et l’UE tentent de régler leur différend avec les États-Unis

    Airbus et l’UE tentent de régler leur différend avec les États-Unis

    Airbus a annoncé la modification des contrats d’aéronefs existants pour respecter les règles de l’OMC relatives aux subventions.

    Le géant aérospatial et l’UE insistent sur le fait que cette avancé « supprime toute justification sur les droits de douane américains ».

    Le constructeur aéronautique européen s’est entendu avec les gouvernements espagnol et français pour ajuster les taux intérêts et les indicateurs d’évaluation des risques dans les contrats liés aux avances remboursables (RLI, Repayable Launch Investments) consenties par Paris et Madrid dans le cadre du lancement du programme A350.

     

    Droit de douanes aux USA très élévés

    L’année dernière, les tensions commerciales transatlantiques avec les États-Unis se sont exacerbées lorsque l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a stipulé que certaines subventions payées à Airbus n’avaient pas été légales. À la suite de cette décision, Washington avait décidé d’imposer des droits de douanes sur les produits européens.

    Les contrats concernant les RLI permettent aux gouvernements nationaux de prendre en charge une partie des coûts développement de nouveaux avions, qui sont ensuite remboursés avec intérêts sur une période de près de vingt ans. Ces nouvelles modifications rendent les paiements d’intérêts conformes aux règles de l’OMC.

    « Nous nous sommes pleinement conformés à toutes les exigences de l’OMC. Ces modifications supplémentaires aux contrats RLI sur l’A350 prouvent qu’Airbus a exploré toutes les pistes afin de trouver une solution », a indiqué Guillaume Faury, PDG d’Airbus.

    La décision de l’OMC autorisait les États-Unis à imposer des droits de douane à hauteur de 7,5 milliards de dollars par an, une première de la part de l’organisme dont le siège se trouve à Genève. Pour M. Faury, les sanctions étaient plus difficile à supporter, en raison de la pandémie du coronavirus.

    Airbus prévoit de supprimer de nombreux emplois et a déjà réduit sa production d’aéronefs. Son principal rival Boeing est également confronté à quelques difficultés en raison de l’incertitude économique dans laquelle sont plongées les compagnies aériennes. En juin 2020, les deux sociétés n’ont enregistré qu’une seule commande.

  • Interrogations multiples sur le pic de mortalité d’avril

    Interrogations multiples sur le pic de mortalité d’avril

    Entre le début du mois de mars et la fin avril, la crise sanitaire a enregistré un grand nombre de victimes en France ainsi qu’au sein de plusieurs États européens. En France, la semaine du 30 mars a été la plus meurtrière. Avec la Belgique, l’Espagne et l’Italie, la France est le pays qui a connu le plus fort pic de mortalité.

    L’écart entre les décès toutes causes confondues survenus durant les quatre premiers mois de l’année 2020 et la moyenne sur la même période en 2016-2019 a suivi une dynamique similaire dans les différents pays européens. Pendant les premières semaines de l’année 2020, jusqu’à la fin du mois de février, la mortalité a été globalement inférieure à celle enregistrée en moyenne entre 2016 et 2019 en raison de la faiblesse de la grippe saisonnière. À la différence des années précédentes, la mortalité n’a pas commencé à baisser à partir du mois de mars 2020.

    +50% de mortalité pour la semaine du 30 mars 

    Durant la semaine du 30 mars 2020, le surcroît de mortalité a approché 50 % en Europe. Ce surcroît a atteint 60 % en France, 155 % en Espagne, 91 % en Belgique (avant 107 % la semaine du 6 avril) et 67 % en Italie (après 88 % la semaine précédente puisque le pic a été atteint une semaine plus tôt en Italie). L’excédent de mortalité s’est estompé progressivement pour retrouver son niveau moyen à partir du mois de mai. (Cercle de l’Épargne – données INSEE).

    84 % de la surmortalité observée en Europe sont imputables à l’Espagne, à l’Italie et à la France. La part de ces pays atteignant quasiment le double de leur part habituelle dans les décès globaux (44 % pour la même période de 2016-2019). À l’inverse, en Allemagne, pays le plus peuplé en Europe, la surmortalité est beaucoup plus faible (4 % sur la même période). C’est aussi le cas des pays d’Europe centrale et orientale Nombre de décès entre le 2 mars et le 26 avril 2020 rapporté à la même période de 2016-2019.

    Plutôt les hommes que les femmes

    Dans tous les pays européens, la surmortalité n’est pas uniforme. Certaines régions ont été plus touchées que d’autres en raison de la densité de la population, de l’existence de clusters et de leur ouverture sur l’extérieur (flux important de circulation).

    Trois pays concentrent 84% de la surmortalité

    Ainsi, en France, entre le 2 mars et le 26 avril 2020, la surmortalité par rapport à la moyenne 2016-2019 est comprise entre 100 % et 150 % dans cinq départements (Haut-Rhin, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d’Oise). À l’inverse, l’arc atlantique englobe des départements (Finistère et Landes) dans lesquels on enregistre une baisse du nombre des décès en 2020 par rapport à la moyenne de 2016-2019.

    Plusieurs provinces espagnoles et italiennes ont enregistré une surmortalité supérieure à 150 %. Dans les provinces espagnoles (Ciudad Real, Guadalajara, Madrid et Segovia) et italiennes (Bergamo, Brescia, Cremona, Lodi et Piacenza) les plus touchées, le nombre de décès a été multiplié par plus de 3 (soit un supplément de plus de 200 %) entre le 2 mars et le 26 avril 2020 comparativement à la même période en moyenne sur 2016-2019. La façade Sud-ouest de la péninsule italienne a été peu touchée par la crise sanitaire.

     

    L'impressionnante courbe de mortalité du Covid-19 selon l'Insee

     

    L’excédent des décès a touché légèrement plus les hommes que les femmes et selon une temporalité différente. Pour la période du 2 mars au 26 avril 2020, en Europe, ainsi qu’en France dans une moindre mesure, ces décès supplémentaires ont un peu plus touché les hommes que les femmes (respectivement +7 % et +3 % d’écart sur l’ensemble de la période). Le ratio de mortalité hommes/femmes atteint en France un maximum de 1,07 au cours de la dernière semaine de mars (soit une semaine avant le pic de mortalité) et de 1,06 en Europe. En Europe, la situation s’inverse à partir de début avril : l’excédent de mortalité affecte alors davantage les femmes que les hommes. Le ratio de mortalité hommes/femmes atteint un minimum la semaine du 13 avril, avant de retrouver un seuil proche de 1 en France et un peu inférieur à 1 en Europe. (Cercle de l’Épargne – données INSEE)

    Entre le 2 mars et le 26 avril 2020, le surcroît de mortalité touche davantage les personnes de 50 ans ou plus, tant en France qu’en Europe. Pour les hommes comme pour les femmes, cette surmortalité affecte, en France et en Europe, plus particulièrement les personnes âgées de 70 ans ou plus. En France, la surmortalité dépasse 40 % chez les hommes et approche 35 % chez les femmes de 70 à 74 ans et de 90 ans ou plus, par rapport à la moyenne 2016-2019. En Europe, cette surmortalité, tant pour les hommes que pour les femmes, est la plus élevée chez les 90 ans ou plus (soit 1 % de la population totale) où elle atteint respectivement 50 % chez les hommes et 43 % chez les femmes.

    En l’état actuel de connaissances de l’épidémie, les écarts constatés entre les régions donnent lieu à de multiples interprétations. La forte densité de population, l’importance des emplois exposés, la non-application des gestes barrières, la prévalence de l’obésité, l’existence préalable de foyers de contamination, la non-réalisation de test de diagnostic en nombre suffisant, sont autant de facteurs mis en avant.

  • A quelle sauce serez vous mangés par le Fisc ?

    A quelle sauce serez vous mangés par le Fisc ?

    Halte aux fous ! Par clémence et bonté d’âme, il faut supposer que les deux ministres qui ont signé le Rapport sur la fiscalité des Français de l’étranger ne l’ont pas lu (pour le lire cliquez ICI). C’est un tel salmigondis bureaucratique qu’on a pitié de ceux qui ont souffert pour le rédiger. Exemplaire de ce que ne doit pas être l’administration, la fiscalité, les relations entre l’Etat et les citoyens, c’est le contre modèle absolu qui devrait être enseigné dans les écoles, y compris à l’ENA.

     

    Le modèle de la bureaucratie

    Qui  a rédigé ce Rapport? Pourquoi ? Le changement de fiscalité avait conduit à une telle hausse d’impôts pour les Français de l’étranger que Gérald Darmanin avait accepté un moratoire et commandé un Rapport. Le voilà. Il est signé Olivier Dussopt et Jean-Baptiste Lemoyne, transmis au Parlement. Il préfigure l’avis que donneront les ministres lors de la discussion budgétaire. En réalité, il est réalisé par la DNIR, la Direction Nationale des Impôts des non Résidents qui n’oublie pas, au passage, de se plaindre de sa triste condition.

    Que contient le Rapport ? Tout d’abord, quelques chiffres, trop rares d’ailleurs, sur les Résidents à l’étranger. Sur les 1.775.875 Français inscrits au 1er janvier sur les registres consulaires, 470.801 sont Résidents à l’étranger non contribuables. Une augmentation régulière de 6% par an. Les autres n’ont pas de revenus en France, ou trop peu, ou bien sont agents de l’Etat ou autres et paient leurs impôts en France. Plus 6 % par an, de quoi s’interroger. Surtout quand le Rapport répète, sans rire, qu’il s’agit de conserver « l’attractivité fiscale de la France ». Quand on sait que la France est le pays recordman des taxes et prélèvements, on mesure l’ironie du Fisc.

     

    Les impôts n’augmenteront pas, sauf pour les expats

    Les non résidents non contribuables paient 1.5 milliards d’impôts. Pas si mal pour des non-contribuables, qui paient sur les revenus de France. Et paient des impôts dans leur pays de résidence. Leurs revenus sont de 3,980 milliards. Si l’on veut calculer leur taux d’imposition moyen, ce que ne fait pas la DNIR, on arrive à 38%. (1.5/3.9) La DNIR ne le fait pas parce qu’elle explique sans cesse que les Français de l’étranger sont favorisés. Elle utilise la vieille astuce des études de cas, « cas » choisis pour étayer ses thèses, manipulation à destination des parlementaires et des non spécialistes. Parfois, d’ailleurs, elle se trompe. Mais qu’importe, ces cas n’ont qu’un objet rhétorique, faussement objectif. Elle le reconnait elle-même en expliquant que toute modélisation ou simulation est impossible car trop complexe, compte tenu de la diversité des situations. Non: compte tenu de la complexité de la fiscalité, devenue la plus injuste et la plus aberrante du monde, puisqu’elle favorise les malins et pénalise les naïfs.

    L’administration fiscale, dans ce rapport défend deux « acquis fiscaux », pour l’Etat. Le premier, c’est la réforme qui a porté le taux d’imposition minimum à 30% à partir de 25659€ de revenus : « Revenir sur l’augmentation du taux minimum et sur les différentes mesures favorables l’ayant accompagnée est à exclure ». Mesures favorables, c’est une façon de parler. L’essentiel des exonérations de charges dont bénéficient les autres contribuables est interdit aux Français de l’étranger. Question de principe pour la DNIR ! Qui se déchaine, invoque la Constitution, la natalité à l’étranger, la proportionnalité de l’impôt, mille arguments d’autant plus tendancieux qu’elle reconnait que le bon système – qu’elle promet d’améliorer – est celui dit du régime « Schumacker ». Ce régime, imposé par la Cour de justice de l’UE, est réclamé par les associations de contribuables. Il consiste, en simplifiant, à aligner la taxation de Français de l’étranger pour leurs revenus en France sur celles des résidents en France. L’administration a été obligée d’accepter l’arrêt Schumacker[1], comme pour la CSG, mais freine tant qu’elle peut. Il faut faire la demande chaque année, et par voie contentieuse.

     

    56 millions d’impôts supplémentaires pour les Français de l’étranger

    Faire appliquer le droit par l’administration par recours contentieux, alors que l’Etat est là pour appliquer la loi est une honte. Consciente de cet abus, le recours au régime «Schumacker » pourrait être facilité, accorde le Fisc dans sa bienveillance. On pourrait, suggère-telle, « passer d’une procédure contentieuse à une procédure déclarative ». Ce serait la moindre des choses.

    Pourquoi l’administration ne veut pas revenir sur la malheureuse réforme ? Parce qu’elle doit rapporter…56 millions d’euros supplémentaires[2]. Ainsi, l’impôt n’augmentera pas, ont affirmé Président et gouvernement, sauf pour les Français de l’étranger. Soit, en moyenne, 119 euros par non-contribuable. Avec des hausses, selon le Rapport, de parfois +89% ! Et l’augmentation touche principalement ceux qui touchent moins de 43. 047 €. Tous des privilégiés.

    Ce que recommande le Rapport c’est d’ « apporter des aménagements limités afin de contenir, sans toutefois la combler, la hausse d’impôt qui en résulte ». Bel aveu : quoiqu’il arrive, les impôts augmenteront.

    Pour faire plaisir aux parlementaires, le fisc étudie quelques pistes. Tel un barème spécifique pour les Français de l’étranger. Une drôle de construction intellectuelle : parce que ceux-ci ont d’autres revenus, ils seraient « favorisés » et devraient en conséquence avoir droit à un barème spécifique qui leur ferait payer plus ! Mais n’ont-ils pas d’autres conditions de vie, d’autres frais, et … d’autres impôts ? N’est ce pas en totale contradiction avec l’arrêt Schumacker ? Autre piste : appliquer le système de la « décote », une particularité fiscale française que le monde ne nous a jamais envié et que l’on parle de supprimer depuis des lustres. L’administration n’y est pas favorable, car cela reviendrait à un avantage fiscal. Or quoiqu’il en soit « accorder les réductions et crédits d’impôt devrait être exclu ».

     

    Les effectifs du fisc pour les expats en augmentation

    Mais qui sont ces génies qui commettent de tels aveux ? La DNIR se plaint d’être en sous-effectifs. Elle ose même affirmer que ses effectifs ont été réduits. Elle ne sait pas compter : dans son Rapport, de 347 agents en 2016, on passe à 435 en 2020. Normal d’augmenter les impôts pour payer les nouveaux emplois de la DNIR.

    Ainsi, quand on diminue le nombre le nombre d’enseignants, d’agents dans les consulats et ambassades, on augmente le nombre de contrôleurs fiscaux ! Que disent Le Drian et Le Moyne, merci, bravo ?  Normal, la DNIR se plaint du « goulot d’étranglement » dans lequel elle se trouve: « 350.000 appels téléphoniques par an, 150.000 contacts par e-mail ». Pourquoi tous ces Français de l’étranger appellent ? Parce que c’est incompréhensible, Kafkaïen, ubuesque, injuste !

     

    10.483€ par mois pour les conseilleurs, la taxe pour les payeurs.

    Exemple de littérature bureaucratique à faire étudier dans les Alliances françaises :  « La mise en œuvre du PAS de droit commun à compter du 1er janvier 2023 a donc été retenue car elle permettra notamment aux collecteurs de mettre en œuvre le processus déclaratif propre au PAS, i.e. les déclarations DSN et PASRAU, et à l’administration de consolider la fiabilisation des processus de traitement de données, de calcul et d’interaction avec les collecteurs, sous forme de périodes de préfiguration ». Et ces superbes intelligences d’avouer que le travail, parce que c’est trop compliqué, doit être fait par le contribuable. Le reste est à l’avenant. L’injustice et l’abus de droit, fièrement arborés, en plus.

    Pour information, l’Observatoire de l’Ethique Publique, fondé par René Dosière[3], indique que parmi les Conseillers ministériels les mieux payés, ceux d’Olivier Dussopt détiennent la palme : 10.482€ brut/mois, en moyenne.

    Pourquoi, en plus d’un an, aucun de ces conseillers ministériels si bien payés, ne s’est demandé comment faisaient nos voisins ? Pas un mot sur ce qui se passe à l’étranger dans ce lamentable Rapport. Anglais, Italiens, Grecs, Indiens ont-ils tous leurs DNIR ? Beaucoup s’en passent. A se demander si la DNIR, création récente, juillet 2017, ne devrait pas  être supprimée.

     

    Suggestions aux ministres

    Quant aux deux ministres qui ont commis l’erreur de signer un tel rapport, voici quelques suggestions :

    1. Lire le rapport
    2. L’oublier.
    3. Etudier ce que font les autres.
    4. Tenir l’engagement répété du Président auquel ils se réfèrent sans cesse: baisser les impôts et simplifier la bureaucratie. On attend.

    S’ils n’y arrivent pas, il y a une cinquième voie : ne plus être ministre. Si c’est pour répéter ce que dit l’administration, personne n’en a besoin. Les administrateurs seront toujours plus compétents que les amateurs. Ce qu’on attend, c’est une politique.

     

    Laurent Dominati

    Fondateur de lesfrançais.press

    Ancien Ambassadeur de France, ancien Député de Paris

     

     

     

     

     

     

    [1] « Les contribuables non-résidents domiciliés dans un des Etats de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen qui tirent l’essentiel de leurs revenus de France et ne bénéficient d’aucun mécanisme de nature à minorer l’imposition de leurs revenus en fonction de leur situation personnelle et familiale dans leur État de résidence peuvent bénéficier du régime dit des « contribuables non-résidents Schumacker » Ils sont alors assimilés à des personnes fiscalement domiciliées en France tout en restant tenus à une obligation fiscale limitée à leurs seuls revenus de source française. Ils peuvent, de la même manière que les contribuables fiscalement domiciliés en France, faire état, pour la détermination de leur impôt sur le revenu, des charges admises en déduction du revenu global et bénéficier des réductions et crédits d’impôts. Ils sont ainsi imposés selon les règles de droit commun applicables aux contribuables domiciliés fiscalement en France, sans application des taux minimum et taux moyen d’imposition »

    [2] « Pour l’imposition des revenus 2019 de source métropolitaine, le rendement de la mesure est estimé à environ 56 M€. ».

    [3] Ancien Rapporteur spécial des services du Premier ministre de la Commission des Finances, comme je le fus. Ce qui permet de contrôler les comptes un peu particuliers, des services secrets par exemple , ou de l’Elysée.

  • l’Union européenne restreint l’accès à son territoire à seulement 12 pays

    l’Union européenne restreint l’accès à son territoire à seulement 12 pays

    L’Union européenne a actualisé la liste des pays ouverts aux voyageurs pour la période allant du 1er au 14 août 2020. Les USA restent bloqués entrainant de nombreuses complications pour les expatriés en Amérique du Nord. 

     

    Depuis le 1er juillet 2020, l’Union européenne a procédé à l’ouverture de ses frontières extérieures. Concrètement ce sont les Etats qui ne sont pas membres de l’espace de libre circulation dit « Schengen ».

    Les pays, avec lesquels les voyages sont librement autorisés, figurent sur une liste officielle qui est mise à jour tous les 15 jours, en fonction de l’évolution sanitaire dans chacun des pays. Ainsi, la Commission comme les états membres essaient de contrôler le flux des voyageurs afin d’éviter de nouvelles accusations comme en février/mars, période pendant laquelle les aéroports étaient restés libre d’accès.

    Alors que le 15 juillet aucune modification n’était à noter, ce premier aout la situation a légèrement évolué.

     

    L’Algérie retirée de la liste des pays autorisés

    Un seul changement à signaler dans la liste : l’Union européenne retire l’Algérie de la liste en raison de la dégradation de la situation sanitaire sur place. L’Algérie avait de son côté maintenu l’interdiction de voyage pour les touristes européens.

    Les USA restent quant à eux toujours interdits pour les voyages touristiques ou les voyages d’affaire. Seuls les citoyens européens et suisses disposant d’un permis de résidence permanente aux USA peuvent voyager entre les États-Unis et l’Europe. Les conditions d’accès au territoire français font d’ailleurs polémiques comme l’ont souligné les avocats Pierre Ciric et Maître Caroline Gaffodio dans un article sur notre site internet ce dimanche 2 aout 2020.

     

    Liste des 12 Pays avec lesquels la libre circulation est possible à partir ou vers l’UE

    Europe hors Union européenne

    • Géorgie. Les voyageurs étrangers ne sont pas autorisés à entrer sur le territoire de la Géorgie jusqu’à nouvel ordre.

    Amérique du Nord et Amérique du Sud

    • Canada. Le Canada garde ses frontières fermées pour tous les visiteurs étrangers jusqu’à nouvel ordre. Seuls les citoyens canadiens, les résidents permanents au Canada et les membres de leur famille immédiate peuvent entrer au Canada.
    • Uruguay. Seuls les ressortissants uruguayens et les résidents étrangers sont autorisés à entrer en Uruguay.

    Maghreb et Afrique

    • Tunisie. Aucune restriction de voyage.
    • Rwanda. Les voyageurs doivent présenter un test PCR négatif datant de moins de 72h et effectuer un nouveau test à leur arrivée au Rwanda.
    • Maroc. Le Maroc garde ses frontières fermées pour les touristes européens. Seuls les Marocains et les Français résidant au Maroc sont autorisés à voyager depuis le 14 juillet 2020.

    Asie-Pacifique

    • Corée du Sud. Un test PCR est réalisé à l’arrivée. Les visiteurs doivent alors se mettre en quarantaine le temps du test.
    • Japon. Le Japon maintient sa frontière fermée pour les voyageurs français et belges.
    • Thaïlande. La Thaïlande maintient ses frontières fermées pour les touristes étrangers. A partir du 1er juillet 2020, les frontières sont ouvertes pour certains voyageurs étrangers, à condition d’obtenir la permission de l’ambassade de Thaïlande.
    • Australie. L’Australie maintient ses frontières fermées pour tous les visiteurs étrangers jusqu’à nouvel ordre.
    • Nouvelle-Zélande. La Nouvelle-Zélande maintient ses frontières fermées pour tous les visiteurs étrangers jusqu’à nouvel ordre.
    • A cela s’ajoute la Chine, à condition que la Chine admette les visiteurs non essentiels venant de l’Union européenne, ce qui n’est pour l’heure toujours pas le cas. En pratique, les voyages ne sont donc pas autorisés pour les touristes européens.
  • JV, le magazine des Français de Belgique en faillite

    JV, le magazine des Français de Belgique en faillite

    Juliette et Victor risque de disparaître. Le célèbre magazine « de l’art de vivre franco-belge », très connu au sein des Français de Belgique, est en situation de faillite.

    Très lu au sein de l’importante communauté française du Royaume, magazine dont les bonnes adresses, en particulier culinaires, avaient leur macaron, JV (à prononcer j’y vais),  dont le nom vient de Victor Hugo, qui vécu à Bruxelles en exil avec sa compagne, tire donc sa révérence.

    Crise du papier et coronavirus

    « La crise du Covid-19 aura donné le coup de grâce à Juliette&Victor dont l’équilibre avait déjà été mis à mal par la crise qui affecte depuis de longues années le média imprimé » indique Alain Lefebvre, président fondateur du titre dans un email émouvant aux abonnés.

    Le mensuel était depuis plusieurs années dans une situation financière difficile. Son positionnement, de magazine chic de la communauté française expatriée, limitait nécessairement son audience. Le format n’a pas su suivre la profonde mutation de la communauté française en Belgique. Aujourd’hui, plus de 250 000 de nos compatriotes vivent en Belgique, ils ne sont pas tous expatriés fiscaux. 

     

    « La crise du Covid-19 aura donné le coup de grâce à Juliette&Victor » Alain Lefebvre

     

    La pandémie, et par conséquent l’absence de distribution et la contraction du marché publicitaire  pendant des semaines, semble avoir sonné le glas de l’unique média français de Belgique depuis la fermeture de la French Radio Benelux.

    Mélangeant conseils sorties, bonnes adresses, investissements fiscaux et ventes immobilières, JV est désormais géré par un curateur et essaye de trouver une solution pour rebondir selon les propres termes de M. Lefebvre lors de son message aux abonnés de vendredi 30 juillet.

    De nombreux médias en péril

    JV n’est pas le seul média des Français de l’étranger en danger. Loin de là. Le courrier australien, plus vieux média de l’île continent, encore publié, est aussi dans une situation complexe.

    Parmi nos confrères des médias français de l’étranger, les difficultés s’accumulent, citons par exemple ici-Londres, le soleil de la Floride, ou encore Japon infos parmi de nombreux autres.

    Si le positionnement très à droite de M. Lefebvre, conforté en 2018 avec l’invitation d’Eric Zemmour, tant décriée par les médias français comme LeMonde et son exil fiscal parfaitement assumé ont dû rebuter plus d’un lecteur potentiel, il n’empêche que c’est l’ensemble de la presse qui vit une crise encore amplifiée par la pandémie. La disparition d’un média est toujours une triste nouvelle pour la pluralité des opinions. 

    Une crise inédite depuis la création des médias imprimés au 17ème siècle…

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