Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Route du Rhum : c’est parti !

    Route du Rhum : c’est parti !

    Un record de 138 marins ont pris le départ de la 12e édition de la Route du Rhum mercredi de Saint-Malo en Bretagne, direction la Guadeloupe, pour cette course à la voile en solitaire qui devrait voir les plus rapides battre le record et traverser l’Atlantique en six jours seulement.

    Le coup de canon a retenti à 14h15 pour toute la flotte, 131 hommes et 7 femmes, répartie sur une seule ligne de départ de presque six kilomètres au large de la cité corsaire.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Jeudi noir en France : grève générale

    Jeudi noir en France : grève générale

    Voilà un souvenir que les Français de l’étranger avaient laissé derrière eux : la paralysie dans le pays pour grèves. Avouons qu’en dehors du mouvement des Gilets jaunes, qui rappelons-le n’était pas orchestré par les syndicats, les « grèves générales » avaient disparu en France, le dernier appel à un tel mouvement remontant au 15 novembre 1995 sous Alain Juppé, alors Premier ministre de Jacques Chirac. On fait le point pour les expatriés sur les origines de cette grève générale et ses conséquences pour nos compatriotes dans l’hexagone.

    Indexation des salaires

    La CGT invite de nouveau à faire grève et à manifester jeudi, pour les salaires et les retraites, se greffant sur une journée de mobilisation prévue de longue date à la RATP qui devrait générer de fortes perturbations dans les transports franciliens. La CGT réclame un coup de pouce au smic, une hausse du point d’indice de la fonction publique et l’indexation des salaires sur l’inflation.

    L’indexation a peu de chance de revenir dans le dispositif économique français. Si un sondage de l’Ifop indique que 87% Français sont favorables à une indexation des salaires sur l’inflation, le gouvernement ne devrait pas suivre. Cela pourrait ressembler à du bon sens alors que l’inflation a explosé depuis quelques mois, sauf que ça s’est déjà fait en France, et ça s’est mal terminé.

    Dans les années 1970, cela avait été mis en place : quand l’inflation augmente, les salaires augmentent aussi. Sauf que cela n’a pas eu que des impacts positifs. En effet, si les salaires augmentent, ce sont aussi les coûts des entreprises qui augmentent. Du coup, elles augmentent leurs prix, ce qui crée une nouvelle hausse des salaires. Par voie de conséquence notre compétitivité s’effondre, notre industrie est laminée, le chômage s’envole, on dévalue le France plusieurs fois, ce qui augmente encore l’inflation. C’est une spirale infernale qui prend fin en 1983 sur décision du gouvernement de Pierre Mauroy et la mise en place d’une politique dite de rigueur.

    Les syndicats français sont bien conscients des limites de ce dispositif, s’ils le brandissent c’est comme un « épouvantail » pour pousser le patronat à négocier.

    Les secteurs en grève

    Mais pour négocier, faut-il être en position de force ? Pour cela, les syndicats comptent particulièrement sur la mobilisation de certains secteurs.

    Si la CGT-Cheminot appelle les agents SNCF à la grève, les autres syndicats du rail n’ont pas suivi cet appel.

    Le réseau de transport en commun risque en revanche d’être perturbé à la RATP. L’objectif affiché de «zéro métro, zéro RER» pourrait «très bien être rempli», prévient Arole Lamasse, secrétaire général de l’Unsa-RATP. Le réseau Astuce de Rouen annonce également des perturbations mais les précisions seront apportées mercredi 9 novembre.

    Une mobilisation dans le secteur du nucléaire est également annoncée. En revanche dans la fonction publique, le principal syndicat des enseignants la FSU-Solidaires appelle seulement à rejoindre les cortèges.

  • L’UE conclut un accord sur la répartition de l’effort de réduction des émissions

    L’UE conclut un accord sur la répartition de l’effort de réduction des émissions

    Mardi 8 novembre, les négociateurs de l’Union européenne sont parvenus à un accord sur un règlement imposant une réduction des émissions dans des secteurs tels que les bâtiments, le transport routier, l’agriculture et les déchets.

    En vertu de cet accord, annoncé mardi à 23h30, les pays de l’UE devront réduire les émissions de 40 % par rapport aux niveaux de 2005 dans ces secteurs, qui ne sont actuellement pas réglementés par le marché du carbone de l’Union, le système d’échange de quotas d’émission de l’UE.

    Ensemble, ces secteurs sont responsables de 60 % des émissions de gaz à effet de serre de l’UE.

    « Je suis heureux que nous soyons parvenus rapidement à un accord sur cette proposition, juste à temps pour la COP27 », a déclaré le ministre tchèque de l’Environnement, Marian Jurečka, qui représentait les 27 États membres de l’UE lors des négociations avec le Parlement européen.

    « Cela permettra de montrer au monde que l’UE a sérieusement l’intention de réduire ses émissions conformément à ses engagements dans le cadre de l’Accord de Paris », a-t-il ajouté dans un communiqué.

    40% de réduction d’ici 2030

    En vertu de ce règlement, chaque pays de l’UE se voit attribuer un objectif national de réduction des émissions dans les secteurs qu’il couvre. Le quota annuel diminue progressivement jusqu’à ce qu’une réduction globale de 40 % des émissions soit atteinte d’ici à 2030. Les États membres dont le PIB par habitant est plus élevé ont des objectifs de réduction des émissions plus élevés.

    « L’accord que nous avons conclu aujourd’hui clarifie l’effort requis dans chaque État membre et garantit la solidarité qui permettra à l’Europe d’atteindre ses objectifs climatiques », a déclaré Frans Timmermans, le responsable du climat de l’UE.

    Banques et emprunts

    Ce nouvel accord politique préserve les objectifs nationaux que la Commission européenne avait proposés pour chaque État membre de l’UE. Ceux-ci sont illustrés dans le graphique ci-dessous :

    Toutefois, les États membres de l’UE disposeront également d’une certaine souplesse pour atteindre ces objectifs.

    Si leurs émissions sont inférieures à leur quota annuel, les pays de l’UE peuvent reporter l’allocation non utilisée sur les années suivantes jusqu’en 2030. Jusqu’à 25 % des quotas d’émission annuels peuvent être mis en réserve de cette manière au cours des années 2022-2029.

    Lorsque les émissions dépassent leur quota national, les pays de l’UE peuvent emprunter les allocations de l’année suivante. Ils pourront le faire jusqu’à 7,5 % de leur quota annuel pour les années 2021-2025 et jusqu’à 5 % en 2026-2030.

    Les États membres de l’UE pourront également acheter et vendre des quotas d’émission entre eux.

  • Olivier Piton analyse les élections américaines

    Olivier Piton analyse les élections américaines

    Olivier Piton est élu au conseil consulaire des Français de Washington et est aussi membre de l’Assemblée des Français de l’étranger. Invité régulièrement sur LCI pour commenter l’actualité américaine, il commente pour nous l’élection de mi-mandat aux USA.

    © Anthony Behar/Sipa USA

    Ecoutez le podcast avec Olivier Piton

    Pas de vague rouge

    Les Républicains prennent le contrôle de la Chambre des représentants d’une courte tête. Au surlendemain des élections de mi-mandat confirmant la profonde polarisation de l’Amérique, finalement les Démocrates de Joe Biden ont bien mieux résisté que prévu.

    La « vague rouge » (la couleur des Républicains) annoncée n’a pas eu lieu ce mardi, bridant sans doute Donald Trump et ses velléités de reconquête de la Maison Blanche.

    Ce mercredi soir, la chaîne NBC News projetait un total de 220 élus à la chambre basse pour le parti républicain, soit une majorité de deux sièges seulement et un gain de 11 élus par rapport à la législature précédente. D’autres grands médias se montraient plus prudents.

    Le partage du pouvoir à Washington augmentera mécaniquement le poids de la Cour suprême, à majorité nettement conservatrice, celle-ci pouvant être appelée à trancher toutes les grandes questions sociétales, comme elle l’a fait sur le droit à l’avortement ou le port d’arme.

    Le retour de Trump ?

    Battu par Joe Biden il y a deux ans, même s’il continue de refuser de reconnaître son échec, l’ancien président républicain Donald Trump a laissé entendre à ses partisans qu’il pourrait repartir en campagne, en leur promettant lundi soir dans l’Ohio une « grande annonce » le 15 novembre.

    Des centaines de Républicains qui adhèrent à la théorie infondée de « l’élection volée » martelée par Donald Trump étaient en lice cette année pour des postes qui leur permettraient de peser sur l’issue du scrutin présidentiel de 2024 dans les « swing states », les Etats susceptibles de basculer dans un camp ou dans l’autre.

    La diversité à l’honneur

    Avec des premières tant au niveau national que local, la diversité était l’un des autres enseignements de la soirée électorale.

    La démocrate Maura Healey est ainsi devenue la première gouverneure ouvertement lesbienne aux Etats-Unis, élue dans l’Etat du Massachusetts (nord-est), tandis que dans le New Hampshire (nord-est), James Roesener est devenu le premier homme transgenre à entrer dans un parlement local. Plusieurs femmes transgenres avaient déjà été élues auparavant.

    En Floride, c’est la « génération Z », celle des adolescents et jeunes adultes d’aujourd’hui, qui met un pied à la Chambre des représentants, avec le Démocrate Maxwell Frost, 25 ans.

    Le soutien à l’Ukraine en question ?

    La Chambre – chargée du budget – a jusqu’ici voté de larges enveloppes pour soutenir l’armée ukrainienne, mais désormais aux mains des Républicains, l’aide peut être remise en question. Les Républicains ont promis d’être plus regardants.

    Le chef des élus républicains à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a réitéré dans une interview diffusée lundi sur CNN sa volonté de «ne pas faire de chèque en blanc» à Kiev si son parti s’emparait de la majorité à l’issue des élections de mi-mandat, mardi.

    Même s’il dit «soutenir très fortement l’Ukraine», «il faudra faire plus attention à l’avenir» et «s’assurer que les moyens sont dirigés vers là où ils sont nécessaires», a ajouté Kevin McCarthy, qui pourrait devenir à l’issue du scrutin le «speaker» de la Chambre des représentants, en remplacement de la démocrate Nancy Pelosi.

    Pas question, donc, d’abandonner Kiev. Le chef de l’opposition républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a d’ailleurs appelé l’administration Biden à «faire davantage pour fournir les outils dont l’Ukraine a besoin pour contrecarrer l’agression russe». 

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 10.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 10.11.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash du 10 novembre dédié aux Français de l’étranger, pour vous on revient sur la campagne du STAFE, on décrypte les élections américaines avec Olivier Piton, et on vous annonce que le RN va être en charge de la lutte contre l’antisémitisme et le Sida. 

    Derniers jours pour déposer son dossier STAFE 

    Les associations de Français de l’étranger qui ont des projets à financer ont jusqu’au 14 novembre pour déposer le dossier au consulat dont elles dépendent. Cette année une attention toute particulière sera portée aux projets d’associations bénéficiant à des entrepreneurs ou auto-entrepreneurs. 2 millions seront distribués sur une centaine de projets. 

    campagne STAFE

    Pas de vague rouge aux USA 

    Olivier Piton, élu des Français de Washington et écrivain-journaliste, analyse pour nous les élections américains. On l’écoute :

    Le RN en charge de la lutte contre l’antisémitisme et le SIDA

    Le Rassemblement national a des chances de prendre la tête d’une dizaine de groupes d’études au Palais-Bourbon dont celui sur la lutte contre l’antisémitisme ou la séropositivité. Alors que le bureau de l’Assemblée nationale doit encore se prononcer, Renaissance et la Nupes y sont farouchement opposés. Au sein de la majorité présidentielle, les réticences sont vives. En cause notamment: l’histoire du mouvement. Jean-Marie Le Pen, le cofondateur du FN/RN a par exemple été condamné pour « provocation à la haine », « contestation de crimes contre l’humanité » ou encore « injure publique raciale ».

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une édition consacrée au 11 novembre ! Bonne journée à tous…

    Ecouter le flash des expatriés

  • Derniers jours pour votre dossier STAFE 2023

    Derniers jours pour votre dossier STAFE 2023

    Plus que quelques jours pour les responsables d’associations de Français hors de France pour déposer leur dossier STAFE auprès du consulat dont ils dépendent. La date limite est fixée au 14 novembre minuit.

    L’aide aux associations de Français de l’étranger

    Le STAFE est un dispositif permettant l’attribution de subventions à des projets dont l’objet est de nature éducative, caritative, culturelle ou d’insertion socio-économique et qui contribuent au soutien des Français à l’étranger. Il a été institué par le gouvernement d’Emmanuel Macron en 2017 lors de l’abrogation de la fameuse enveloppe parlementaire qui permettait à sénateurs et députés de soutenir des associations ou des initiatives locales.

    L’engagement d’Olivier Becht

    Si au cours des dernières années, le process a été rodé, des leçons en ont aussi été tirées. En effet, l’enveloppe du STAFE était souvent, in fine, versée aux administrations ou à leurs associations filles.

    Mais après une interpellation par les élus consulaires, le ministère, sous l’impulsion de Jean-Baptiste Lemoyne, a changé son fusil d’épaule. Et désormais c’est à l’actuel Ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht, qu’il revient de veiller à une meilleure répartition des fonds. En tout c’est plus de 2 millions d’euros qui sont consacrés à ce programme.

    Dans son interview exclusive sur Lesfrancais.press, donnée lors de sa prise de fonction, Olivier Becht est longuement revenu sur cette épisode. Il a promis une refonte des règles du dispositif afin que l’accès à ce programme de subventions soit plus simple et à la portée de tout acteur du tissu associatif des Français de l’étranger.

    2023 : soutien aux entrepreneurs

    Si les règles n’ont pu être modifiées pour cette campagne, l’esprit a changé. Preuve en est le thème de prédilection de cette année : le « soutien aux entrepreneurs ».

    Ainsi, cette année une attention toute particulière sera portée sur les projets d’associations bénéficiant à des entrepreneurs ou autoentrepreneurs. Est- ce que cela impliquera que tous les autres thèmes seront rejetés ? On ne le sait pas mais à l’annonce de cette recommandation, nombres d’associations se sont inquiétées car elles sont peu nombreuses à accompagner les chefs d’entreprises, qui par essence, sont souvent autonomes.

    Les règles usuelles, elles, continuent de s’appliquer :

    • La subvention ne doit pas être la seule source de financement du projet. Le maximum est fixé à 50%. De manière exceptionnelle, ce taux est plafonné à 80% pour les petites associations dont le budget global n’excède pas 10 000 € et qui sollicitent une subvention inférieure à 2 000 € au titre du projet.
    • Le montant sollicité doit être inférieur à 20 000€.
    • Le budget annuel global (recettes totales 2020) de l’association ne devra pas excéder 1 M€.

    Si vous êtes porteur d’un projet pour les Français de l’étranger via une association de droit local ou français, ne tardez plus et tentez de défendre votre projet en participant à la campagne STAFE 2023

  • Apple et la Chine, un divorce tout relatif 

    Apple et la Chine, un divorce tout relatif 

    Apple entend réduire sa dépendance à la Chine. Avec plusieurs partenaires, la firme américaine a décidé d’investir dans la région de Bangalore en Inde. Foxconn, un fabricant taïwanais de microprocesseurs, Pegatron, une autre entreprise technologique taïwanaise, l’entreprise indienne Tata, ont installé de nouvelles usines. Apple, leur principal client, porte le nom de code « the fruit company ».

    Apple fabrique plus de 90 % de ses produits en Chine 

    Jusqu’à ces dernières années, l’essor d’Apple était concomitant à l’ouverture au commerce international de la Chine. En vingt ans, le chiffre d’affaires de la « pomme » a été multiplié par 70, le cours de l’action par 600. La capitalisation dépasse 2 400 milliards de dollars. Apple fabrique plus de 90 % de ses produits en Chine et collabore avec plus de 150 sous-traitants chinois. Tim Cook, l’actuel directeur général d’Apple, a longtemps occupé la fonction de chef des opérations en Chine. Il a organisé les chaînes d’approvisionnement et a noué des relations avec les autorités politiques locales. 

    Au nom des bonnes relations avec le gouvernement chinois, Apple a obéi à ses exigences en supprimant des applications jugées contraires aux intérêts de la Chine et en fournissant les données des utilisateurs chinois aux autorités. Apple a également fait le pari des consommateurs chinois qui, certaines années, ont contribué jusqu’à un quart de ses revenus. Ce modèle est remis en cause par la montée du protectionnisme, par la progression des coûts salariaux et par la politique du zéro covid. Le changement de cap pour Apple est emblématique de l’évolution de l’économie mondiale. 

    L’élection de Donald Trump en 2016 a créé une rupture dans les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine. L’instauration d’embargos, l’interdiction de transferts de technologies, ont provoqué une remise en cause des schémas des entreprises de la Net économie. Depuis 2019, pour cause de covid mais aussi pour des raisons d’ordre politique, Tim Cook ne s’est plus rendu en Chine. En revanche, il a multiplié les déplacements au Vietnam et dans d’autres pays d’Asie. En 2024, Apple devrait ouvrir son premier magasin physique en Inde avec l’appui du Premier ministre, Narendra Modi, qui dispose d’un IPhone doré. D’ici 2025, le poids de la Chine dans la fabrication des produits américains sera en forte baisse par rapport au niveau atteint en 2019.

    Pays alternatifs : Inde et Vietnam 

    Depuis 2017, Apple a répertorié des fournisseurs alternatifs en Inde et au Vietnam. Leur nombre est passé de 18 à 37 lors des deux dernières années. Depuis le mois de septembre 2022, Apple produit une partie de ses iPhone 14 en Inde. Auparavant, seuls les anciens modèles étaient fabriqués dans ce pays. Prochainement, Apple a prévu la production de ses ordinateurs portables MacBook au Vietnam. Près de la moitié de ses écouteurs AirPod sont déjà assemblés dans ce pays. D’ici 2025, les deux tiers le seront. 

    Si aujourd’hui moins de 5 % des produits d’Apple sont fabriqués hors de Chine, d’ici 2025, ce chiffre sera de 25 %. La firme américaine entend ne plus être dépendante d’un seul pays. La politique du zéro covid pratiquée en Chine met en danger permanent l’approvisionnement en produits. Elle amène des retards dans la production, retards dont les coûts peuvent dépasser plusieurs centaines de milliards de dollars. L’arrêt début novembre de l’usine de Shanghai, avec interdiction du personnel d’en sortir, a conforté les décisions d’Apple de trouver de nouveaux pays de production.

    Employés en Inde sur la nouvelle ligne de production. © Karen Dias/Bloomberg/AFP

    Les salaires moyens en Chine ont doublé en dix ans

    L’achat de produits d’Apple est en partie impulsif et obéit aux règles de la mode. Les clients doivent pouvoir accéder rapidement aux nouveautés, faute de quoi ils peuvent opter pour une autre marque. L’autre motivation d’Apple dans la diversification de ses zones d’approvisionnement et de production est la maîtrise des coûts. Les salaires moyens en Chine ont doublé au cours de la dernière décennie. En 2020, un ouvrier chinois de l’industrie gagnait généralement 530 dollars par mois, soit environ deux fois plus qu’un ouvrier basé en Inde ou au Vietnam. 

    Pendant des années, les infrastructures défectueuses de l’Inde ont pénalisé son économie et dissuadé les entreprises étrangères de s’y installer. Les efforts entrepris depuis une décennie et le niveau relativement peu élevé des salaires, changent la donne. Par ailleurs, les autorités indiennes qui autrefois étaient méfiantes à l’égard des investisseurs étrangers sont désormais plus accueillantes et multiplient les subventions et les aides fiscales. 

    Le Vietnam propose également des dégrèvements fiscaux. Ce pays a signé dernièrement un accord de libre-échange avec l’Union européenne pour favoriser l’implantation d’entreprises. Le marché chinois pâlit après avoir été un eldorado pour toute entreprise occidentale, au début des années 2010. Les mesures protectionnistes rendent plus difficiles les ventes et la moindre progression du pouvoir d’achat de la population se fait ressentir. En 2015, la Chine représentait 25 % des ventes annuelles d’Apple, soit plus que l’Europe. Ce taux est depuis revenu à 19 %. 

    Tensions géopolitiques et protectionnistes

    Xi Jinping, le président chinois, aurait déclaré qu’il espérait que le poids des ventes d’Apple continue à baisser dans son pays. Il demande à ses concitoyens de privilégier les achats de smartphones de marques chinoises. 

    Les tensions géopolitiques expliquent aussi la volonté de la Chine de trouver de nouveaux pays de production. Au-delà des mesures protectionnistes, les autorités chinoises demandent de manière de plus en plus insistante que les biens achetés à Taïwan soient étiquetés « Made in Chinese Taipei », ce que les Taïwanais refusent. 

    Le gouvernement américain a de son côté interdit à Apple de se fournir auprès de certains fabricants chinois de microprocesseurs. Apple a été ainsi obligée de suspendre un contrat avec YMTC, une société chinoise de microprocesseurs, accusée d’être subventionnée par l’État chinois. 

    Le déplacement de la production hors de Chine ne réduit pas totalement la dépendance vis à vis de ce pays. Les fabricants chinois tels que Luxshare, Goertek et Wingtech sont parties prenantes dans la construction des nouvelles unités de production au Vietnam et ailleurs. Ironie de l’histoire, si la production made in China baisse, celle effectuée par des entreprises chinoises augmente. L’apparition de sociétés indiennes ou vietnamiennes capables de fournir des composants de qualité à faible prix nécessitera du temps.

  • Etats-Unis : Trump revient en force dans le jeu politique

    Etats-Unis : Trump revient en force dans le jeu politique

    Equipé d’une casquette rouge floquée « Make America Great Again », Donald Trump a multiplié les meetings avant les élections de mi-mandat qui se sont déroulées ce mardi 8 novembre. S’il entretient le suspense quant à une possible candidature aux élections présidentielles de 2024, l’ancien président s’est montré plus explicite à l’occasion d’un meeting lundi 7 novembre. « Je ferai une très grosse annonce mardi prochain, le 15 novembre », a-t-il déclaré.

    La Maison Blanche

    Donald Trump avait la semaine précédente affirmé à ses partisans : « Je vais très probablement y retourner. Tenez-vous prêts ». Les militants de l’ancien locataire de la Maison Blanche sont conquis par le retour en fanfare de Donald Trump. « Le monde est meilleur avec Trump à la barre », réagit une supportrice de l’ancien président tandis qu’un autre partisan ajoute : « J’ai l’impression que ça a été le meilleur président depuis que je suis né. »

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Prague exhorte l’UE à contrer la propagande russe en Afrique

    Prague exhorte l’UE à contrer la propagande russe en Afrique

    L’Union européenne doit contrer activement la propagande russe en Afrique, a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Jan Lipavský (Pirates, Verts/ALE) lors de la réunion des représentants spéciaux pour le Sahel, lundi à Prague.

    Sahel et sécurité européenne

    La réunion, organisée par la présidence tchèque du Conseil de l’UE, était présidée par la représentante spéciale de l’UE pour le Sahel, Emanuela Del Re, qui estime que la Russie mène en Afrique une campagne de désinformation contre l’Europe et l’Occident.

    « Nous devons collectivement contrer plus activement la propagande russe »

    M. Lipavský lors de la réunion, comme le rapporte l’Agence de presse tchèque.

    M. Lipavský a également souligné l’importance du Sahel pour la sécurité européenne et internationale en général, tout en mettant en garde contre la machine de désinformation russe qui tente de nuire à l’image de l’UE en Afrique.

    « Nous devons collectivement contrer plus activement la propagande russe », a déclaré M. Lipavský lors de la réunion, comme le rapporte l’Agence de presse tchèque. [EPA-EFE/MILAN JAROS]

    La promotion de la paix, de la stabilité, de la bonne gouvernance et du développement dans la région du Sahel fait partie des efforts à long terme de la République tchèque, a ajouté M. Lipavský.

    Le Kremlin y diffuse des narratifs pro-russes depuis le début de la guerre en Ukraine. Au Nigeria, les comptes de médias sociaux d’éminents journalistes ont été piratés et utilisés pour la diffusion d’informations biaisées.

    Selon le secrétaire d’État du ministère des Affaires étrangères tchèque, Radek Rubeš, l’UE devrait soutenir les chaînes de radio dans la région, notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso, car les médias indépendants pourraient diffuser des informations objectives au public.

    Sur le front intérieur, cependant, le projet de proposition du budget tchèque 2023 ne prévoit pas de ressources pour le « Programme Afrique » qui offre une aide humanitaire et de développement au continent. Le ministère des Affaires étrangères espère toujours pouvoir financer la région sur son propre budget.

    La France en ligne de mire

    En Afrique, la propagande du Kremlin cible en priorité des pays issus de l’ancien empire colonial français, c’est d’abord pour y exploiter un imaginaire politique datant de la guerre froide, qui infuse encore parmi certains courants d’opinions.

    Mais les actions de déstabilisation menées par le Kremlin concernent en priorité les pays les plus fragiles parmi ces derniers : ceux dont les Etats sont déjà en lambeaux et dont les populations peinent à survivre. C’était le cas en République centrafricaine, au Mali et maintenant au Burkina Faso, pays enclavé du Sahel sans accès à la mer, très vulnérable au réchauffement climatique et qui compte parmi les plus pauvres du continent.

    Sa situation sécuritaire s’est fortement dégradée, notamment depuis les putschs à répétition au Mali voisin (et depuis l’arrivée de Wagner, qui a contribué à fragiliser davantage la frontière Mali/Burkina), et sa situation économique a empiré, notamment du fait du blocus russe des denrées alimentaires ukrainiennes en mer Noire, dont une partie n’a pas pu être exportée auprès des populations sahéliennes.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 09.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 09.11.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition dédiée aux expatriés du mercredi 09 novembre. En ce jour des enfants, on parle des frais de scolarité en France, mais aussi de la fin des visas dorés en Europe, et de la ministre de la transition énergétique au coeur d’un scandale de corruption.

    Payer plus chère son école car ses parents vivent à l’étranger 

    C’est en quelques mots la situation des étudiants Français de l’étranger qui rejoignent l’hexagone pour leurs études supérieurs. En effet, les tarifs des grandes écoles françaises sont lies à la situation fiscale des parents. Mais dans certains cas, ceux dont les parents résident hors de France se voient appliqués d’office les tarifs réservés aux non-nationaux. Une discrimination que le conseiller consulaire Nicolas Arnulf a dénoncée dans un courrier à l’AFE afin qu’il soit transmis aux autorités compétentes. Espérons qu’il soit entendu ! 

    L’UE veut mettre fin aux visas dorés 

    Le Parlement européen a voté une résolution indiquant que les programmes de « citoyenneté par investissement », grâce auxquels des ressortissants de pays tiers peuvent obtenir des droits de nationalité en échange d’un investissement, sapent l’essence de la citoyenneté européenne. Un premier pas vers l’interdiction de ses pratiques qui permettent d’échanger du cash contre un passeport Schengen. Anticipant les décisions européennes, le Portugal a déjà annoncé l’abandon de cette pratique en 2023 ou 2024. D’autres pays comme Chypre ou Malte s’y refusent, il est vrai que pour ces deux petits îles, c’est un vrai business lucratif pour les caisses des Etats. 

    visas dorés

    Les enfants d’Agnès Pannier-Runacher arrosés par l’industrie pétrolière

    Selon les médias Disclose et Investigate Europe, la ministre de la Transition énergétique a vu son père, dirigeant de Perenco, un géant du pétrole, créer une société pour le compte de ses petits-enfants. Jean-Michel Runacher, père de la ministre et proche d’Emmanuel Macron, a créé une société baptisée Arjunem et dotée d’1,2 million d’euros, à destination de ses petits-enfants. Les trois enfants d’Agnès Pannier-Runacher, mineurs, et l’un de leur cousin, sont actionnaires aux côtés du patriarche. Problème les fonds viennent directement d’entreprises pétrolières, la société est logée au Luxembourg et rien n’a été déclaré à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique alors que les enfants mineurs sont toujours sous la tutelle de la ministre. Une affaire qui plombe la crédibilité d’Agnès Pannier-Runacher en pleine COP27. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le flash du jeudi 10 novembre.

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

● Radio en direct
En pause