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  • La Députée Paula Forteza, quitte LRM et l’Amérique.

    La Députée Paula Forteza, quitte LRM et l’Amérique.

    Paula Forteza, députée des Français de l’étranger, circonscription d’Amérique latine, avait annoncé sa candidature aux élections municipales à Paris. Beaucoup y voyaient un désintérêt pour les Français de l’étranger et ses critiques en avaient profité pour lancer une pétition demandant sa démission de son mandat parlementaire.

    Engagée auprès de Cedric Villani, la députée confirme non seulement sa candidature à Paris mais sa démission du groupe LRM à l’Assemblée nationale auquel elle appartenait jusqu’alors. Elle critique un  mouvement, «  La République en marche », « verrouillé, qui récompense les amitiés plus que les compétences et suit une dynamique d’exclusion, de rétrécissement, plus que de rassemblement ».

    Elle rejoint un dizaine d’autres députés qui ont quitté LRM et espère la création d’un « groupe écologiste et progressiste». « De nombreux départs ont exprimé à quel point notre action n’est pas à la hauteur. L’écoloprogressisme, que nous sommes plusieurs collègues à défendre, est une voie crédible et prometteuse », dit elle. « Nous voulions combattre les appareils : nous en avons recréé un de toutes pièces » explique Paula Forteza».

    De nombreux départs sont liés aux élections municipales. Beaucoup d’élus LRM mécontents des investitures ont claqué la porte, comme à Lille, Paris, Annecy, etc… La dissidence est une constante de la vie des partis, dans l’ancien comme le nouveau monde. A la différence dans le cas de LRM que ce sont pourtant par ces investitures que ces quasi inconnus, novices en politique, comme Paula Forteza, avaient été élus, remarque un proche du gouvernement.

    Cédric Villani, reçu par Emmanuel Macron, a refusé de retirer sa candidature. Paula Forteza sera sa tête de liste le 19ème arrondissement de Paris. Nul doute que cette décision relancera la pétition. Les uns y verront du courage, les autres de la politicaillerie.

     

  • Le Portugal taxera les futurs retraités européens

    La Portugal a attiré ces dernières années des milliers de retraités européens, attirés par le climat, le pays et … les exonérations d’impôt sur le revenu pour les nouveaux résidents. Dix ans d’exonérations avant de passer au régime d’imposition normal sur le revenu.

    Décidée en 20009 après la crise financière, cette exonération a attiré des dizaines de milliers d’expatriés de toute l’Europe, notamment de France. Le pays en a profité, car ces retraités, qui ont un pouvoir d’achat relativement important, ont dépensé au Portugal et contribué à la relance économique.

    « Les étrangers ayant le statut de Résident non habituel cessent d’être exonérés d’impôts et seront soumis à un statut d’imposition de 10% sur leurs revenus » – Projet de loi portugaise

    Après un plan de sauvetage en 2011, et un prêt de 78 milliards d’euros de l’Union Européenne, le Portugal a surmonté la crise financière et est reparti vers une croissance économique et un budget excédentaire. La croissance dépasse 3% et le chômage est inférieur à  7%. Moins qu’en France.

    Comme l’indiquait la French Radio Portugal dès le 18 janvier, hier, le Parti socialiste au pouvoir a décidé de mettre fin à cette exonération.

    Un amendement à la loi de Finances 2020 a été déposé dans ce sens. « Les étrangers ayant le statut de Résident non habituel cessent d’être exonérés d’impôts et seront soumis à un statut d’imposition de 10% sur leurs revenus ». Cette mesure ne s’appliquerait qu’aux nouveaux arrivants.

    Il y aurait aujourd’hui 30.000 retraités bénéficiant de cet avantage au Portugal, dont plus d’un tiers de Français. En tout, la communauté française serait forte de 50.000 expatriés. Elle fut animée depuis des mois par un débat en pro RNH et anti RNH. Un de nos compatriotes, Marc Lenot, prônait une taxation forfaitaire sur l’antenne de la French Radio, depuis le mois de septembre.. Il fût entendu !

    Cette mesure ne doit s’appliquer qu’aux nouveaux arrivants, mais des modifications sont toujours possibles. Il s’agit vraisemblablement d’une nouvelle orientation. On remarque donc que le barème d’imposition n’est pas le barème habituel, puisqu’il s’agit bien d’une taxe forfaitaire de 10%.

    Là aussi, les décisions peuvent être modifiées. Plusieurs pays européens avaient critiqué cette mesure d’exonérations (copiée par d’autres de façon diverse, comme l’Italie). Une normalisation qui est un changement de cap. A suivre.

     

     

  • Luxembourg : Nouvel avenant à la convention fiscale en cours d’élaboration

    La semaine dernière, le ministère des Finances a présenté, à la commission des finances et du budget de la chambre des députés du Luxembourg, le projet de loi modifiant la convention de non-double imposition (signée avec la France en 2018).

    Paris et Luxembourg avaient conclu en mars 2018 une nouvelle convention qui avait suscité l’inquiétude des frontaliers qui travaillent dans ce petit pays prospère de 600.000 habitants. « Le texte de 2018 laissait craindre un risque de double imposition », explique à Jean-Claude Bernardini, secrétaire central du premier syndicat au Luxembourg et auprès des frontaliers, l’OGBL.
    Avec 106.000 salariés, les résidents français représentent le plus grand contingent de travailleurs frontaliers au Luxembourg, lesquels pèsent 46% de la masse salariale du pays.

    La convention de 2018 en vigueur posait « le risque que les frontaliers soient non pas doublement taxés mais taxés une deuxième fois sur la différence entre l’impôt dû théoriquement en France pour une année et l’impôt retenu à la source au Luxembourg », explique à l’AFP une source interne au ministère luxembourgeois des Finances. Avec cet avenant, la France revient à la méthode de l’exemption qui prévalait jusqu’à présent pour éliminer la double imposition des revenus des salariés.

     « Nous sommes dans des situations de double imposition transfrontalière. Le droit français prévoit l’imposition de ses résidents au niveau mondial. De l’autre côté, le Luxembourg, où est la source du revenu de nombreux travailleurs français, impose aussi, car il met à disposition des infrastructures etc. Les conventions “anti” double imposition sont nécessaires pour empêcher cette surimposition. » a expliqué le rapporteur, du projet de loi, Guy Arendt (DP).

    Une révision de la méthode d’imposition

    En effet, la méthode d’imputation est celle appliquée actuellement. Le projet de loi vise à revenir à la méthode dite d’exemption, plus avantageuse pour le contribuable français.

    • La méthode d’exemption : le contribuable doit déclarer ses revenus là où il habite mais ils sont exonérés. Un travailleur français en poste au Luxembourg serait donc exonéré d’impôts français, même s’il réside en France (exceptés sur d’autres revenus qu’il aurait en France).
    • La méthode d’imputation : le travailleur doit également déclarer et payer ses impôts dans le pays de résidence (dans ce cas la France), mais peut ensuite les déduire. Cette méthode est moins favorable que l’exemption si le barème est plus élevé dans le pays de résidence.

    Suite à cette proposition formulée, le Conseil d’Etat du Luxembourg doit rendre son avis pour sa mise en application.

  • Chine- USA : Un accord peut-il masquer des désaccords ?

    L’accord commercial entre les États-Unis et la Chine a été bien perçu par les investisseurs. Il évite l’application de nouveaux droits de douane et l’enclenchement d’une nouvelle escalade qui aurait été préjudiciable au commerce international et à la croissance. L’accord lève des hypothèques concernant la croissance chinoise qui a nettement faibli en 2019 à 6%, soit son taux le plus faible depuis 1990.

    La guerre commerciale s’atténue mais laissera des traces. Elle a entraîné le report d’investissements vers d’autres pays asiatiques qui n’ont pas subi les foudres américaines. Elle a rendu encore plus nécessaire la transition d’un modèle de développement axé sur les exportations vers un modèle plus centré sur la demande intérieure. En 2019, la baisse des exportations vers les États-Unis a entraîné une forte baisse de la croissance de l’investissement, +3,1 %, ce qui constitue un des plus mauvais résultats depuis la réouverture de la Chine au monde en 1978.

    Pour les États-Unis, les annonces concernant un volume supplémentaire de 200 milliards de dollars d’importations américaines en Chine devraient satisfaire le monde agricole. Selon plusieurs études, dont celle réalisée par le conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, la guerre commerciale a eu des impacts négatifs sur la croissance : « Les industries manufacturières américaines, les plus exposées à la hausse des droits de douane, enregistrent une diminution relative de l’emploi, l’effet positif lié à la protection contre les importations étant compensé par des effets négatifs plus importants, dus à la hausse des coûts des intrants et à la mise en place de tarifs en représailles. Les hausses de droits de douane s’accompagnent également de l’augmentation relative des prix à la production via le renchérissement du coût des intrants ». La poursuite de la guerre commerciale n’était donc pas souhaitable pour l’économie américaine.

    Un accord pour gagner du temps

    Donald Trump et Xi Jinping avaient besoin de signer un accord commercial, le premier afin de conforter la croissance d’ici l’élection américaine au mois de novembre, le second pour empêcher un passage en-dessous de 6 % du taux de croissance. De nombreuses ambiguïtés demeurent cependant. Ainsi, l’engagement de la Chine à accroître ses achats de produits américains ne porte que sur les deux prochaines années, l’engagement au-delà n’étant pas très clair. Le vice-Premier ministre chinois aurait indiqué que les achats de la Chine seraient fondés sur la demande du marché.

    Plusieurs chausse-trapes

    Les États-Unis ont décidé de démanteler les majorations intervenues en septembre et de ne pas en apposer de nouvelles. En revanche, la suppression des anciennes est renvoyée à « l’accord de phase 2 » qui reste à dessiner.

    Le Président Donald Trump a déclaré que la conclusion de la phase « 2 » avec la Chine pourrait être reportée après les élections de 2020, dans l’idée que cela lui permettrait de négocier un meilleur accord pour les États-Unis. Les pays non parties-prenantes à l’accord pourraient être les premiers perdants.

    La Chine pourrait diminuer les importations en provenance de l’Europe et des autres pays émergents. En matière agricole, des pays comme la France ou le Brésil pourraient en souffrir. Donald Trump, heureux de son accord avec la Chine, est tenté d’appliquer la même méthode avec les pays dégageant de forts excédents commerciaux avec les États-Unis. La zone euro est évidemment dans le collimateur des Américains. Les exportations allemandes, les exportations aéronautiques de voitures ou celles liées à l’agriculture sont les premières concernées.

    Donald Trump a indiqué également son souhait de lancer une réforme l’Organisation Mondiale du Commerce. L’accord commercial entre la Chine et les États-Unis marque la victoire du bilatéralisme sur le multilatéralisme et du rapport de force, soulevant plus de questions qu’il n’en résout.

    Il traduit également la reconnaissance d’un duopole au niveau de l’économie mondiale, les pays tiers étant contraints d’accepter les décisions des deux grandes puissances. L’Europe paie chère ses divisions et sa faible capacité à s’imposer au niveau international.

  • Dernière ligne droite pour la ratification européenne de l’accord sur le Brexit

    Les présidents de la Commission européenne et du Conseil ont signé ce 24 janvier l’accord sur le Brexit approuvé par le Royaume-Uni pour permettre sa ratification par le Parlement européen, a annoncé Ursula von der Leyen.

    « Nous avons, avec Charles Michel, signé l’accord pour la sortie du Royaume-Uni, ouvrant la voie à sa ratification par le Parlement européen », a annoncé la présidente de la Commission européenne dans un message sur son compte tweeter.

    Avec l’aval formel d’Ursula von der Leyen et de Charles Michel, le texte va maintenant être soumis au Parlement européen le 29 janvier pour ratification. Puis, jeudi prochain, les diplomates des États membres de l’UE approuveront par écrit l’accord, assurant ainsi le départ en bon ordre de la Grande-Bretagne le 31 janvier à minuit.

    « Les choses vont inévitablement changer, mais notre amitié restera. Nous entamons un nouveau chapitre en tant que partenaires et alliés », a souligné le président du Conseil dans un tweet sur son compte officiel. Et il a ajouté, en français: « Je tiens à écrire cette nouvelle page ensemble. »

    Le négociateur de l’UE, le Français Michel Barnier, a assisté à cette signature organisée tôt au siège de la Commission européenne à Bruxelles car le président du Conseil européen se rend ensuite à Tirana.

    L’accord doit être envoyé à Londres pour être paraphé par le Premier ministre, Boris Johnson.
    Elizabeth II a donné jeudi son consentement royal au texte réglant les modalités de la rupture après 47 ans d’un mariage tumultueux avec l’Union européenne. Le texte avait été adopté définitivement mercredi soir par le Parlement britannique.

    Le Parlement européen sera la dernière instance à se prononcer. Les élus membres de la commission des Affaires constitutionnelles ont recommandé jeudi soir à une très large majorité de 23 voix contre 3 de l’approuver lors du vote en plénière le 29 janvier.

    Le travailliste britanniques Richard Corbett, un des trois élus européens ayant voté contre la recommandation en faveur du vote de l’accord par le Parlement européen, a dénoncé un « Brexit qui n’est plus depuis longtemps la volonté du peuple britannique ». Il a assuré qu’il voterait à nouveau contre lors du vote le 29 janvier.

    Le départ officiel s’accompagne d’une période de transition jusqu’à la fin de l’année 2020. Le Royaume-Uni continuera d’appliquer les règles de l’UE durant cette période, sans toutefois prendre part aux décisions communautaires.

    Il s’agit de permettre une sortie en douceur. Ce laps de temps doit aussi permettre aux deux parties de négocier leur future relation, en particulier un accord de commerce. Mais il est jugé particulièrement court pour une telle négociation.

  • Forte baisse du nombre de chômeurs en France au 4e trimestre, -3,1 % sur 2019

    Pôle emploi a publié ce lundi à midi le nombre de demandeurs d’emploi inscrits sur ses listes au 4e trimestre 2019. Et comme le gouvernement l’avait laissé dire, ils confirment l’embellie sur le front du chômage observée tout au long de l’année.

    En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans aucune activité) a baissé de 1,7 % (–55 700) ce trimestre, une diminution jamais vue depuis le 4e trimestre 2007.

    Sur l’année, la baisse est de 3,1 %, une première depuis 2007 également. Fin 2019, il y avait donc 3 308 800 personnes sans emploi. Il s’agit du chiffre le plus bas depuis le 4e trimestre 2013.

    « Mon objectif, c’est le plein-emploi. Je ne sais pas à quelle échéance, si c’est en 2025 ou un peu plus loin. C’est-à-dire autour de 5 %, ça doit être ça notre objectif partagé » Bruno Le Maire (Ministre de l’économie français)

    Des baisses dans toutes les catégories

    Les autres catégories sont également en forte baisse. Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (catégorie B) diminue lui de 3,3 % par rapport au trimestre précédent et celui des personnes en activité réduite longue (catégorie C) recule de 0,5 %. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C diminue de 1,6 % ce trimestre (–87 700) et de 2,9 % sur un an pour s’établir à 5 442 900 personnes. En y ajoutant les départements-régions d’outre-mer, hors Mayotte, le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 553 700 pour la catégorie A et diminue de 1,7 % sur le trimestre (–3,3 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 740 200. Il diminue de 1,6 % ce trimestre et recule de 3 % sur un an.

    Objectif : 7 % de chômeurs

    Pour le premier semestre 2020, l’Insee prévoit une progression moins forte des créations d’emploi mais toujours supérieure à celle de la population active. Selon de récentes projections, le taux de chômage pourrait diminuer à 8,2 % mi-2020, son plus bas niveau depuis la fin 2008.

    Rappelant lundi que le président Emmanuel Macron avait fixé l’objectif d’arriver à 7 % à la fin de son quinquennat, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a souhaité sur Franceinfo être « encore plus ambitieux ». « Mon objectif, c’est le plein-emploi. Je ne sais pas à quelle échéance, si c’est en 2025 ou un peu plus loin. C’est-à-dire autour de 5 %, ça doit être ça notre objectif partagé », a-t-il insisté.

  • 56 millions de Chinois en quarantaine !

    Face au virus, une réaction en chaîne.

    56 millions de Chinois en quarantaine et seulement 56 morts (au dimanche 26) ? Les marchés fermés, la circulation interdite, Xi Jinping à la télé, il se passe quelque chose d’autre : soit l’épidémie est plus grave qu’on ne le dit, soit elle attire l’attention pour cacher autre chose.

    En attendant de savoir quel est le drame que les autorités annoncent vouloir éviter, quelle est la situation qui attend les Français de l’étranger ?En Chine, la communauté française a peur. A l’image des Chinois, elle est cernée par la panique. On ne construit pas un hôpital en dix jours (un mouroir, pense-t-on), on ne barricade pas les routes si l’on ne s’attend pas à voir passer le cortège de la mort.

    En Europe, dans les campagnes médiévales on appelait cette hantise la  Chasse sauvage ou la Mesnie Hellequin, chevauchées de macchabées, de maudits, qui happaient les vivants. En Chine, pour empêcher les esprits subtils de traverser lesrivières et d’atteindre les villages, on construisait les ponts en Z, afin que, la nuit, déroutés, ils tombent à l’eau. On peut se moquer. Mais quand l’épidémie est annoncée, tout le monde se barricade, chacun porte un masque, et celui qui n’obéit pas sera dénoncé voire lynché, comme à Hong Kong.

    A Wuhan, cœur de l’épidémie, les Français commencent à partir. Le groupe PSA transfert ses salariés (38 personnes en comptant les familles). PSA emploie 800 personnes en Chine dont une centaine de Français. Le groupe songe à les renvoyer en France.

    L’Ambassade organise avec les autorités chinoises un système de bus pour les Français qui veulent quitter les zones à risque. Ils pourraient être rapatriés en France et mis en quarantaine quatorze jours. Un numéro d’urgence a été mis en place. La rubrique « Conseils aux voyageurs » est actualisée en permanence. Des messages aux Françaises et Français inscrits sur le dispositif Ariane sont régulièrement diffusés. Le Centre de crise, à Paris, est en alerte. Il devrait le rester longtemps, car le coronavirus est déjà répandu à travers le monde. Ainsi, tous les Consulats doivent se mobiliser et étudient pour les copier les mesures prises dans les consulats en Chine.

    En France, trois cas sont déjà traités, une dizaine attendue. D’autres sont signalés un peu partout dans le monde : Corée, Japon, Népal, Singapour, Taïwan, Thaïlande, Viêt-Nam, Hong Kong, Macao, Australie, Canada, Etats-Unis, sont atteints.

    Le premier effet de ce risque d’épidémie est de renforcer les contrôles aux frontières et de bloquer les échanges. C’est ce qui va se passer dans un premier temps. Dans un deuxième temps, parce que le monde n’a jamais été aussi bien équipé qu’aujourd’hui, en matière d’hygiène, d’informations, de recherche, de coopération, lespays vont collaborer pour juguler l’épidémie.

    En Chine, l’Ambassadeur de France, Laurent Bili, vient de signer avec les autorités chinoises de Pékin un mémorandum d’entente établissant un nouveau cadre de coopération en matière de santé entre les deux pays, qui concerne notamment les questions de formation, de prévention, et de contrôle des maladies infectieuses et chroniques. Une délégation chinoise devait se rendre en France au mois defévrier. Qu’elle puisse ou non y aller, c’est le moment d’accélérer les coopérations et les échanges.

    De même que les Consulats doivent échanger entre eux pour être les plus efficaces possiblesdans la prévention, l’assistance, l’information ;les autorités sanitaires des différents pays vont observer, apprendre et collaborer pour savoir comment répondre à la menace. Comme lesmédecins, les services consulaires doivent essayer d’être les meilleurs, s’entraider, reproduire les meilleures initiatives.

    Ce ne sera ni la première, ni la dernière menace virale. Au vingtième siècle, la grippe dite espagnole (en fait américano-chinoise) avait fait entre 50 et 100 millions de morts, soit entre 3 et 5% de la population mondiale. Une telle proportion, rapportée à la population mondiale actuelle, provoquerait un désastre de  210 et 350 millions.

    Les spécialistes français considèrent que la dangerosité du virus n’est pas comparable. Les systèmes sanitaires sont efficaces. Les règles d’hygiène bien connues. Les protocoles révisés. Jamais le monde n’a été aussi bien préparé à ce type de danger.

    Tout l’intérêt de ce genre de défi, que l’humanité a été amenée à rencontrer mille fois dans son histoire, est de savoir comment elle réagit. Par l’anathème ou la coopération, la rationalité oul’incantation, la science ou le dogme ? Tout ceux qui veulent bloquer les échanges, monnayer les peurs, vivre de panique useront de tout virus pour renforcer contrôle et pouvoir. Peut-être est-ce la clé de ce qui se passe en Chine. Quoiqu’il en soit, alerte exagérée ou vraie catastrophe, voici un test mondial en grandeur réelle.

    L’Empire romain aurait été détruit par la peste plus que les barbares. La Renaissance serait née de la peste noire. Les civilisations vivent de leurs défis et meurent de leurs peurs. Comment le monde est capable de régir ? C’est une question politique plus que de médecine. C’est pourquoi il faut ausculter les réponses de chaque gouvernement, suivre les informations des ambassades, faire preuve d’esprit civique, – et toujours d’esprit critique et inventif. Etre plus alerte et agile que les virus, qui se transforment sans cesse – pour survivre.

  • Déchets Plastiques : la Malaisie regimbe, la Chine réagit, la France traine.

    La Malaisie a renvoyé 150 conteneurs de déchets plastiques illégaux provenant de 43 pays, dont la France. C’est de France que provient le plus grand nombre de conteneurs : 43. 42 viennent du Royaume-Uni, 17 des Etats-Unis, 11 du Canada. Le tout correspond à 3737 tonnes de déchets. 

    la Malaisie renvoie 110 conteneurs vers les pays d’origine

    Les autorités ont annoncé qu’elles renverraient prochainement encore 110 conteneurs vers les pays d’origine, annonçant que la Malaisie ne voulait pas être considérée comme « une  décharge ». Les déchets réexpédiés – aux frais des assurances et des expéditeurs- sont des arrivages illégaux.

    L’Indonésie a également réexpédié des conteneurs de déchets plastiques vers les pays d’origine, tout comme les Philippines.

    La Chine avait fermé ses portes à la majorité des déchets plastiques en 2018. De nombreuses entreprises chinoises de recyclage se sont alors délocalisées en Malaisie, mais les capacités de recyclage sont inférieures aux arrivées.

    La Chine, premier pollueur mondial, a décidé de bannir les sacs plastiques jetables dans les grandes villes et les pailles, dés cette année. Un plan de réduction de la consommation de plastique a été adopté, qui prévoit de réduire de 30% l’utilisation du plastique dans la restauration rapide. La Chine produit à elle seule 210 millions de tonnes de déchets et se dirige vers la production de 500 millions à l’horizon 2030. Pékin et Shanghai ont décidé d’interdire les emballages non biodégradables à partir de 2022.

    L’Asie – principale destination des déchets

    L’Asie est la principale destination des déchets de recyclage plastique, elle est aussi, et de très loin, la plus consommatrice. Les pays asiatiques ont pris conscience d’un défi de pollution gigantesque. La Chine entend y répondre en fabriquant des usines de recyclage et en limitant la production.

    Pourquoi les pays européens envoient-ils leurs déchets, et notamment le plastiques en Asie ? Souvent parce que les normes et les contrôles y sont moins élevés, et les coûts plus bas. Aujourd’hui, 80% des déchets collectés en Europe sont traités sur le Continent.

    En Europe, les déchets plastiques sont plus souvent brûlés que recyclés. Le taux de recyclage, qui est en progression constante, y atteint 32%, tandis que la mise en décharge régresse à 25%. Une bonne tendance, mais encore trop lente. Un quart des déchets plastique en décharge reste une monstruosité. Huit pays européens ont des résultats supérieurs à la moyenne pour le recyclage: 42% en Espagne, entre 35 et 39% en Allemagne, Suède, République tchèque, Danemark, Estonie, Luxembourg et Pays-Bas.

    Avec 24% de recyclage, la France est loin derrière. Moins que le taux de recyclage : 32% ! D’où l’exportation de nos déchets. L’Assemblée nationale a voté récemment une loi fixant un objectif de 100% de recyclage du plastique en 2025. Mais personne n’y croit, d’autant que l’interdiction de tous les plastiques jetables est prévue en … 2040. De quoi prendre des leçons en Chine !

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