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  • Cannes 2019 : Les 60 ans du Marché International du Film

    Cannes 2019 : Les 60 ans du Marché International du Film

    En retraçant l’histoire du Marché du Film de ses débuts à aujourd’hui, on comprend la place majeur de ce dernier pour le Festival International du Film. Célébrer les 60 ans du Marché du Film qui est devenu, au fil de ses éditions, un atout majeur de la manifestation cannoise apparait comme naturel à votre serviteur, né à Cannes, et petit neveu de l’ancien Directeur des Média pour le Festival pendant plus de 20 ans, Paul Ceuzin.

     Les prémices : un Marché informel

    Dès la première édition du Festival de Cannes en 1946, les représentants des maisons de production y sont invités. Lors des premières années, aucun espace ne leur est réservé, ils se réunissent dans des salles de cinéma de la rue d’Antibes louées pour l’occasion. Ces professionnels se rencontrent et nouent les premiers liens de collaboration afin d’organiser la vente et l’acquisition des droits cinématographiques.

    Robert Favre Le Bret, Délégué Général du Festival, soumet, dès 1950, l’idée d’incorporer ce marché informel et parallèle dans l’organisation de la manifestation. Le Comité du Festival rejette ce projet craignant que les projections nécessaires à l’instauration du Marché aux films fassent de l’ombre à celles du Festival. De plus, il considère que le rôle du Festival est d’ordre purement culturel et artistique et ne souhaite donc pas que le Festival prenne une part directe à l’organisation de tractations économiques.

    Robert Favre Le Bret a très tôt conscience des enjeux de l’industrie du cinéma dans le développement de la manifestation. En 1953, le Règlement du Festival intègre dans son article premier, qui ne notifiait jusqu’alors que les dates de la manifestation, une mention très explicite sur la double mission du Festival qui « a pour objet de favoriser le développement de l’art cinématographique et les progrès de l’industrie du film dans le monde ».

     Création du Marché du Film 

    En 1959, ce marché parallèle entre représentants de l’industrie du cinéma appelé « le Festival de la rue d’Antibes » faisait parfois concurrence aux projections du Festival de Cannes. Au regard de son essor, André Malraux, Ministre de la Culture, et Robert Favre Le Bret décident d’officialiser celui-ci au sein de la manifestation cannoise.

     

    Le 1er mars 1960, le Conseil d’Administration du Festival évoque le Marché aux films qui évolue en marge du Festival. Face à la foire de Milan qui se professionnalise, le Conseil se rallie à l’idée de donner des facilités aux producteurs et acheteurs. Le Conseil décide alors de créer un bureau de liaison dans le Palais des Festivals afin d’accompagner les échanges entre les producteurs étrangers et les services des douanes, dont un représentant est également au Palais afin de faciliter l’entrée des copies des films du Marché.

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    Ce Marché débute de façon artisanale avec quelques dizaines de participants et une seule salle de projection d’une vingtaine de places, construite en bois et en toile sur le toit de l’ancien Palais.

     

    Le lancement du Marché du Film déplaît à certains, notamment des critiques de cinéma qui accusent le Festival d’être devenu « une foire aux films » qui ne s’intéresse qu’à l’aspect commercial du cinéma. Heureusement, d’autres journalistes reconnaissent dans l’essor de ce Marché aux films un axe indispensable au développement du Festival.

     

    A Cannes, comme d’usage, la presse polémique et affirme tout et son contraire.

     

    Le Rapport Moral du XIIIe Festival tire les premières conclusions de ce Marché encore peu structuré et appréhende comme « une force vive » la dimension économique de l’industrie cinématographique. La Direction du Festival ne se laisse pas impressionner par les critiques et déclare « Ce Marché constitue maintenant, qu’on le veuille ou non, un des atouts majeurs du rendez-vous de Cannes. » Robert Favre Le Bret soutient alors l’idée qu’il faut développer et mieux organiser le Marché aux films afin de répondre aux demandes des professionnels et de faire face à la concurrence de la Foire aux Films de Milan (MIFED), créée en 1960, plus structurée et aux ambitions internationales. Il souhaite que le Festival prenne une part directe à l’organisation de ce Marché « en sollicitant le concours des syndicats professionnels intéressés. »

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    En 1961, La Chambre Syndicale de la Production Cinématographique Française se propose pour organiser le Marché aux films. Robert Favre Le Bret apporte son soutien à cette initiative auprès du CNC (Centre National de la Cinématographie) et sollicite une petite subvention qui leur sera accordée. Deux membres de la Chambre Syndicale des Producteurs de Films Français, Emile Natan et Bertrand Bagge se chargent alors des questions d’organisation.

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    Après une première édition empirique en 1960, le Marché International du Film, né en 1961, suscite rapidement un vif intérêt.

     

    Le Festival de Cannes a alors atteint une renommée internationale, rapidement des associations étrangères de producteurs, distributeurs et exportateurs souhaitent que ce Marché devienne international.

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    Le Festival en créant le Marché du Film affirme son rôle dans le développement de l’industrie du film et sa place unique comme lieu de rencontre des professionnels du cinéma mondial.

    Beki Probst, qui a créé et dirigé l’EFM (European Film Market) du Festival de Berlin, et est aujourd’hui toujours présente au Marché du Film, se remémore ses premières années au Festival : « Je suis venue au Festival comme journaliste pour la première fois en 1958 mais dans les années 60 et 70, j’y venais aussi comme exploitante. J’accompagnais la délégation de distributeurs et exploitants de Suisse romande. Cette nombreuse délégation, très assidue au Marché du Film, avait des moyens financiers importants et intéressait de nombreux vendeurs de films ».

     

    Robert Favre Le Bret, interviewé par François Chalais en 1966, évoque ses souvenirs du premier Festival et l’importance grandissante du Marché du Film qui fait la force du Festival de Cannes et le rend unique.

    Une rapide expansion, une dimension internationale

    A chaque édition, le Marché du Film devient de plus en plus important ce qui incite la municipalité de Cannes à construire, dans le prolongement du Palais, une première aile permettant d’accueillir quelques stands et trois petites salles peu confortables. Cette extension, vite insuffisante, conduit la municipalité, à la fin des années 1970, à construire une seconde aile provisoire entre le Palais et « La Malmaison » permettant de disposer de quatre salles de projections, d’une salle de vérification de films et d’une salle vidéo qui commençait à se développer.

     

    Les transactions entre producteurs, exportateurs ou exploitants ne se déroulent pas uniquement dans le Palais. Les bars, les restaurants, les palaces et les plages deviennent des lieux propices aux négociations.

     

    Alain Vannier, Président d’Orly Films, Producteur et exportateur de films, fréquente le Marché du Film depuis 60 ans. « Mon premier Festival, 1959 ! J’y ai fait un aller-retour pour apporter la copie d’Hiroshima mon amour d’Alain Resnais car la projection d’un film russe avait été annulée. A l’époque, le Marché du Film, dont c’était les balbutiements, se tenait essentiellement entre l’ancien Palais des Festivals et le Carlton dont le bar était, entre 11h00 et 13h00, le point de rencontre où l’on parlait affaires. Le Blue Bar, autre endroit mythique, était également un lieu de rendez-vous. Nous nous retrouvions aussi sur les plages, nous savions où allez pour savoir qui rencontrer. Au Carlton, les grands producteurs, les américains, les anglais et les bureaux du Film Français. Au Majestic, les industries techniques et au Martinez, les italiens ! Nous louions des salles rue d’Antibes pour montrer les films. J’y ai connu des soirées très mouvementées, comme en 1973 à la sortie du film La grande bouffe de Marco Ferreri, j’étais l’exportateur du film à l’étranger. Le Marché était alors fait de bric et de broc mais il était aussi beaucoup plus festif. »

     

    Jacques-Eric Strauss, également producteur et vendeur de films français à l’étranger, témoigne de ses premières années au Marché du Film « Au début des années 60, le Marché était beaucoup plus décontracté, on se voyait pour discuter affaires dans les hôtels pendant le déjeuner ou sur les plages. Le Marché se passait autour du Palais Croisette et rue d’Antibes où les films étaient projetés dans les cinémas de la ville. Il n’y avait que des affiches de films sur toute la Croisette. Dans les années 70, je vendais à l’étranger mes propres productions, l’ambiance du Marché était alors très conviviale. »

     

    L’attention du Festival pour améliorer l’organisation du Marché du Film sera constante.

     

    Des projections sont organisées dans les salles de cinéma de Cannes. Les infrastructures, le nombre de salles, l’espace pour les stands… s’adaptent peu à peu à l’expansion du Marché, devenu un rendez-vous annuel capital pour les professionnels du monde entier. Le Marché ne cesse de voir progresser le nombre de participants, de pays et de projections.

  • François-Xavier Bellamy à la rencontre des Français de l’étranger

    C’est sous un format inédit que Les Républicains ont organisé une rencontre entre François-Xavier Bellamy, tête de liste aux européennes, et les Français de l’étranger. C’est en effet par vidéoconférence que M. Bellamy a échangé durant une heure avec des Français de 12 sections LR à travers le monde, du Liban à l’Argentine en passant par le Portugal et la Belgique.

    « l’élection européenne sera la première étape de la reconquête ».

    Une rencontre vaste donc, qui montre l’étendue du réseau du parti de droite, avec notamment ses nombreux élus consulaires, mais avec un public parfois clairsemé, qui rappelle que la droite ne s’est pas encore entièrement remise de la défaite de François Fillon. Pour le délégué LR des Français de Belgique Anthony Bisch, « l’élection européenne sera la première étape de la reconquête ».

    Un refus de la simplification du scrutin à un match LREM/RN

    M. Bellamy, qui semblait enthousiaste de son échange avec les militants hors de France, a commencé par rappeler que les Français de l’étranger sont la voix de l’Hexagone à l’international, « une richesse et une chance pour notre pays » et notamment les Français du Royaume-Uni dont il a appelé à défendre les intérêts dans le contexte compliqué du Brexit.

    Un fond européen de défense et une stratégie européenne pour guérir Alzheimer

    Sur les questions européennes, il estime la France discréditée et de ce fait peu crédible sur le champ européen. Pour M.  Bellamy, la France doit se réformer pour redevenir crédible. Quant à l’Europe, il la juge trop bureaucratique, avec trop d’élargissements et une attention trop forte par la Commission portée à de nouveaux règlements et directives. Celui qui vante « l’Europe d’Airbus » souhaite faire évoluer les institutions européennes en une Europe de projets avant tout. Parmi ceux-ci, plusieurs propositions concrètes et notamment une mutualisation européenne des efforts de recherche contre par exemple la maladie d’Alzheimer et les maladies dégénératives.

    Autre proposition, concernant la politique de la défense, un fond européen de défense qui porterait une partie du poids des opérations extérieures françaises qui, aussi, protègent l’ensemble de l’UE. M. Bellamy en revanche n’est pas favorable au projet d’une armée européenne, pointant en particulier la difficulté d’avoir une crédibilité pour un chef des armées qui n’est pas un Chef d’Etat. En revanche, il souhaite une plus grande coopération avec quelques pays, en particulier le Royaume-Uni, l’Italie, et l’Allemagne.

    Protéger le réseau des Lycées français à l’étranger

    A propos des Lycées français à l’étranger, M. Bellamy a reconnu qu’il s’agit d’une question majeure pour les Français hors de France. Il a vanté l’étendue tentaculaire du réseau et son importance dans le rayonnement de la culture et de la langue française. Relayant les inquiétudes de certains parents d’élèves et organisations syndicales, concernant la baisse de moyens et le non-renouvellement de certains détachements, il a émis le souhait de la non-baisse des subventions à l’AEFE et d’une plus grande autonomie des Lycées, notamment via les conseils de gestion. Autre proposition, celle de la création d’un rectorat spécifique au réseau international.

    Un combat européen souhaité par M. Bellamy contre le salafisme

    Répondant à une question du Sénateur des Français de l’étranger Frassa, M. Bellamy a décrit l’Europe comme un « archipel de communautés » qui permet parfois à l’islamisme radical de prospérer. Rappelant la porosité des frontières européennes et l’existence d’une internationale djihadiste, il a souhaité la mise en place d’un bouclier européen contre le radicalisme, la fermeture de mosquées salafistes et l’expulsion du territoire européen d’imams incitant à la radicalisation. Il a souhaité également lutter contre les flux migratoires qu’il estime incontrôlés et que la répartition des quotas de migrants ne fonctionne pas.

    M. Bellamy a par ailleurs assuré son regret que les racines de l’Europe, gréco-romaine, judéo-chrétienne et des lumières, ne soient inscrites dans les traités européens.

    Le libre-échange, un outil en cas de réciprocité

    M. Bellamy est par ailleurs revenu sur la question du libre-échange. Il considère que les accords de libre-echange peuvent être bénéfiques à partir du moment où une réciprocité équitable est assurée et où l’on s’assure qu’ils sont positifs pour l’économie française et européenne. Il pointé ainsi une faiblesse et une inquiétude, faiblesse de la réciprocité donc pour certaines relations bilatérales en particulier avec les Etats-Unis et la Chine, et une inquiétude pour l’agriculture française en cas d’accord avec les pays du MERCOSUR.

    M. Bellamy a conclu cet échange avec une invitation aux Français hors de France à participer massivement au scrutin, ce qui n’est généralement pas le cas. Les différentes formations ont désormais moins de deux semaines pour convaincre.

  • Uniformisation fiscale et sociale en UE après les élections ?

    La campagne des élections européennes arrive dans sa dernière ligne droite. A moins de deux semaines du scrutin, qui traditionnellement ne mobilise pas les foules, les différentes écuries cherchent à enthousiasmer leur électorat.

    Si les Français de l’étranger sont quelque peu oubliés, le seul candidat sur la liste Renaissance est 40ème, une position non éligible, plusieurs problématiques sont également curieusement peu présentes.

    Parmi celles-ci, la question notamment de la fiscalité, cependant quelques idées ont été inscrites en catimini dans les programmes. Tour d’horizon 

    La coopération européenne au cœur du programme de la liste  Renaissance

    Si la liste représentant les soutiens d’Emmanuel Macron met particulièrement l’accent sur la transition écologique avec notamment la présence de Pascal Canfin, elle a également quelques propositions concernant la fiscalité. La récente rencontre entre Emmanuel Macron et Mark Zuckerberg rappelle sa volonté d’échanger avec des entreprises souvent accusées de pratiquer une optimisation fiscale outrancière.

    L’Europe n’est pas, sur cette question, à l’unisson, l’Irlande notamment usant de la non-uniformité de l’UE pour attirer les géants du web.

    la liste Renaissance souhaite, comment cela se met en place en France, une taxe GAFA au niveau européen qui épargnerait les start-up.

    Parmi les autres propositions de la liste Renaissance, l’instauration d’un SMIC européen. Une proposition qui fait polémique mais qui vise à contourner le cas des travailleurs détachés.

    En effet, le Smic ne représente pas la même chose pour tous les citoyens européens. Au sein de l’Union européenne (UE), le salaire minimum varie fortement. Ainsi, en 2019, il oscille entre 286,33 euros brut par mois en Bulgarie et 2 071,10 euros au Luxembourg selon les données d’Eurostat. Mais en tenant compte du niveau de vie, le fossé est évidemment moindre.

    Dans seulement huit pays (en France, en Allemagne, au Benelux et dans les îles britanniques), le Smic mensuel dépasse 1 000 euros. Si le salaire minimum luxembourgeois reste bien au-dessus des autres, les Smic de Belgique, des Pays-Bas, d’Irlande, d’Allemagne et de France se tiennent dans une fourchette d’une centaine d’euros.

    Le montant du Smic dans l’Union européenne  en 2018
    Pays Smic mensuel brut
    Source : Eurostat
    Allemagne 1 557 €
    Belgique 1 593,81 €
    Bulgarie 286,33 €
    Croatie 505,90 €
    Espagne 1 050 €
    Estonie 540 €
    France 1 521,22 €
    Grèce 683,76 €
    Hongrie 464,20 €
    Irlande 1 656,20 €
    Lettonie 430 €
    Lituanie 555 €
    Luxembourg 2 071,10 €
    Malte 757,64 €
    Pays-Bas 1 615,80 €
    Pologne 523,09 €
    Portugal 700 €
    République tchèque 518,97 €
    Roumanie 446,02 €
    Royaume-Uni 1453,28 €
    Slovaquie 520 €
    Slovénie 886,63 €

    La taxation des entreprises et des grandes fortunes, solution proposée par la gauche

    Manon Aubry, tête de liste La France Insoumise, est une spécialiste de la lutte contre l’optimisation et l’évasion fiscale. La taxation des grandes entreprises et des grandes fortunes est au cœur naturellement de son programme, tout comme dans les programmes de Raphaël Glucksmann (PS/ Place Publique) et du Parti communiste. Il désire s’appuer sur un hypothétique budget européen comme il l’a expliqué à nos confrères du Nouvel Obs

     « budget européen pour le climat et la biodiversité de 500 milliards d’euros sur les cinq prochaines années, financés notamment par un impôt européen sur les bénéfices des sociétés ».

    Ce budget, imagine-t-il, permettra de financer « un plan ambitieux de rénovation des logements et des bâtiments publics et privés » qui, d’après eux, réduira les émissions de gaz à effet de serre et pourra faire économiser 1 000 euros par an de chauffage aux ménages.

    Cependant Aujourd’hui, l’Union Européenne n’a pas la compétence fiscale pour lever un impôt. Cette compétence n’existe pas au niveau de l’Union Européenne. Ce sont les Etats membres qui ont la réalité de l’imposition. Il ne faut pas mentir à la population. Bien sûr qu’on doit faire contribuer ceux qui ont les épaules les plus larges dans notre société, en les incitant aussi à investir dans des projets de lutte contre le réchauffement climatique, des projets de PME. S’ils ne réinvestissent pas au niveau de l’Union Européenne, il doit y avoir une taxation. Les partis de Gauche imaginent de faire en sorte que chacun contribue, sous la pression de la taxation des entreprises, à l’emploi dans les territoires et peut-être ainsi se dégagera des projets qui créeront de l’emploi pour tout le monde.

    Les écologistes, eux, souhaitent avant tout l’instauration d’une fiscalité écologique qui serait relativement indolore pour les particuliers mais qu’il frapperait fortement les grands groupes.

    Les Republicains dénoncent un matraquage fiscal et social

    Sans surprise, les Républicains tout comme le Rassemblement National, dénoncent la politique et le programme du parti présidentiel.

    François Xavier Bellamy, lors d’un échange avec les Français de l’étranger, a fustigé un projet de budget de la zone euro qui, selon lui, apporterait de nouvelles taxes.

    Car pour lui, la priorité est aux problèmes de dumping à l’intérieur de l’UE, il considère comme une fiction l’idée un SMIC européen. Les Républicains prennent donc de faire payer aux travailleurs détachés les cotisations sociales du pays dans lequel ils travaillent. Ce grand retour en arrière, pourtant anti-concurrence et anti-libéral repose sur une vision d’une concurrence déloyale, comme dans le transport routier ou encore en traitant les taux d’impôt sur les sociétés anormalement faibles pratiqués par certains Etats (notamment l’Irlande). Les Républicains veulent que l’UE considère ces dispositif comme des aides d’Etat illégales.

    Pour eux, la fiscalité reste très largement une compétence nationale. Républicains, euro-sceptique??

  • Tour d’horizon des zones considérées comme dangereuses par le Quai d’Orsay

    À l’instar de la zone transfrontalière entre le Bénin et le Burkina Faso, où les deux otages Français libérés avaient été enlevés au début du mois de mai, des zones à travers le monde font l’objet d’alertes spécifiques de la part des services diplomatiques.

    Ce samedi matin sur Europe 1, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déploré les « risques majeurs » pris par les otages français capturés au début du mois au Bénin et libérés vendredi au Burkina Faso lors d’une opération militaire soldée par le décès de deux commandos marine. Selon lui, les deux otages ont été capturés le 1er mai dans une «zone rouge » au nord du Bénin, mais il semble toutefois que cette zone n’était pas classée en risque maximal au début de leur séjour.

    Le Quai d’Orsay met en effet régulièrement à jour des conseils aux voyageurs français, indiquant des zones sûres et des zones plus à risques. Etat des lieux en ce mois de mai 2019.

    L’Eurasie

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    /diplomatie.gouv.fr Sans surprise, l’Europe occidentale, et l’intégralité des Etats membres de l’UE sont en vigilance normale. Une « grande prudence » est recommandée en Ukraine, la Crimée est fortement déconseillée et la ligne de front avec la Russie formellement déconseillée. En rouge donc. L’Arménie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan sont tous en vigilance renforcée, et les zones frontalières avec la Russie sont également à exclure. Même situation pour la Turquie, en vigilance renforcée mais dont la frontière syrienne est évidemment « formellement déconseillée ».

    L’Afrique du Nord et le moyen-Orient

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    /diplomatie.gouv.fr Rares sont les zones jugées apaisées en Afrique du Nord. Les deux tiers nord du Maroc sont la seule zone verte dans la région. La frontière mauritanienne, tout le pourtour de l’Algérie, l’intégralité de la Libye, la rive occidentale du Nil et le Sinaï, en Égypte, sont des zones où les déplacements sont « formellement déconseillés ». Au Moyen Orient, le Yémen, la Syrie, l’Irak et le sud de l’Iran sont également en zone rouge en raison de conflits. Seuls le Koweït, le Qatar, les Émirats, et le sultanat d’Oman sont considérés comme des destinations sécurisées.

    L’Afrique

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    /diplomatie.gouv.fr Aucun pays d’Afrique (mis à part le nord du Maroc, donc), n’est en zone « normale » selon le Quai d’Orsay. Les zones à risques majeurs sont toutefois concentrées au centre du continent, au Mali, au Niger, au Nigeria, au Tchad, en République Centrafricaine, au Soudan et en Somalie. Et le Bénin alors ? La zone frontalière avec le Burkina Faso, où les deux Français ont été enlevés, est effectivement classée en zone rouge. La fiche du pays indique qu’« en raison d’activités possibles de groupes armés et du risque d’enlèvement, il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières du Burkina Faso, y compris les parcs nationaux de la Pendjari et du W, et les zones cynégétiques mitoyennes du parc de la Pendjari et de l’Atakora. »

    L’Asie orientale et l’Océanie

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    /diplomatie.gouv.fr L’Afghanistan, le Pakistan, la région du Cachemire, l’Est de l’Inde et le sud des Philippines sont également classées en zone rouge. À titre de comparaison, le Timor oriental et la Corée du Nord sont en orange, un cran en dessous en termes de dangerosité.

    Les Amériques

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    /diplomatie.gouv.fr Du côté des Amériques, les Etats-Unis, et le Canada sont sans surprise des destinations sans risque. Le Mexique est divisé en confettis de zones à trois degrés de risques différents. Idem, plus au sud, pour le Venezuela et la Colombie. En Amérique du Sud, seuls l’Argentine et le Paraguay ne présentent aucun souci de sécurité particulier.

  • Bénin : le parc de la Pendjari n’était pas classé «en zone rouge»

    Les deux ex-otages français, libérés par une opération militaire qui a coûté la vie à deux soldats au Burkina-Faso, sont aujourd’hui critiqués pour leur imprudence. Pourtant, peu de temps avant leur enlèvement, la zone du parc de la Pendjari n’était pas ciblée comme dangereuse par le Quai d’Orsay.

    Les ex-otages ont-ils été imprudents en se rendant dans le parc de la Pendjari dans le nord du Bénin ? Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, nous répond par l’affirmative ainsi que sur Europe 1, ce samedi : « La zone où étaient nos compatriotes était considérée depuis déjà pas mal de temps comme une zone rouge, c’est-à-dire une zone où il ne faut pas aller, où on prend des risques majeurs en allant ».

    Mais les archives du site du Quai d’Orsay disent le contraire. Certes, ce secteur est aujourd’hui bel et bien rouge vif sur la carte censée informer les touristes quant à leurs déplacements, mais depuis fort peu de temps.

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    La carte du Quai d’Orsay datée du 27 avril puis celle actualisée, avec le parc entouré en noir. /Quai d’Orsay D’après nos recherches, le 27 avril, soit trois jours avant l’enlèvement des deux enseignants français, les « conseils aux voyageurs » ne mentionnaient pas le parc de la Pendjari, où ils ont été enlevés, comme zone à éviter. Seul le parc W, situé bien plus au nord-est, était englobé par la zone rouge de la carte du Quai d’Orsay. Depuis la prise d’otages, sur le site www.diplomatie.gouv.fr, le message a été réactualisé. « Une large part du parc de la Pendjari et une importante zone du nord du Bénin sont déconseillées sauf raison impérative. Ce niveau de vigilance est incompatible avec les activités touristiques », est-il précisé. Joint sur ce point ce samedi, le ministère des Affaires étrangères n’a pas répondu à notre sollicitation.

    «Le Bénin est un territoire difficile à sécuriser»

    « Que l’on soit bien clair. Dans certaines zones de l’Afrique subsaharienne, le touriste constitue une valeur marchande, un coffre-fort ambulant, soutient Didier Arino, directeur du cabinet spécialiste des études et du conseil dans le secteur du tourisme, Protourisme. Qui plus est, le Bénin est un territoire immense, difficile à sécuriser et qui a des frontières avec le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria et le Togo où le risque terroriste est réel. Mais vous aurez toujours des passionnés de l’Afrique qui vous diront que le risque est partout. » Et d’ajouter : « Ils n’ont pas tort. Le risque était là, à Saint-Denis, en 2015, aux abords du Stade de France où se jouait un match de football, il était là aussi, la même année, sur une plage de Tunisie où un homme a semé la mort avec un fusil-mitrailleur… »

    Il ne condamne donc pas les deux Français, libérés par l’opération militaire qui a coûté la vie à deux soldats français, et qui font aujourd’hui l’objet de critiques acerbes, notamment sur les réseaux sociaux. « Ils étaient dans un parc national avec un guide (NDLR, qui a été tué lors de l’enlèvement). Ils ne sont pas partis à l’aventure sur les routes, comme des têtes brûlées. Toutefois, si vous êtes actuellement à la recherche de paysages sensationnels en Afrique, je conseillerai plutôt un pays plus calme comme la Tanzanie », précise l’expert. En 2017, un peu plus de 280 000 touristes s’étaient rendus au Bénin. Un chiffre qui était en progression. Ce pays de l’Afrique de l’Ouest ne tire toutefois que 0,7 % de son PIB du secteur du tourisme.

    « J’ai toujours rêvé d’aller dans ce parc de la Pendjari, mais ma belle-famille qui vit dans le pays m’a toujours interdit formellement de le faire », témoigne Eric, marié à une Béninoise. Pour quelle raison ? « C’est un lieu de passage pour les terroristes qui viennent du sud Niger, explique l’AFP. Les Béninois ne vous le diront jamais officiellement mais la dangerosité de ce secteur est très connue des locaux. »

  • Gilets Jaunes : Dernier acte ? – VIDEO

    Après bientôt six mois de mobilisation, le mouvement des « gilets jaunes » semble s’essouffler avec un acte 26 qui peine à mobiliser, même à Lyon ou Nantes censés être les épicentres nationaux du jour.

    A Lyon ou Nantes, les cortèges ont réuni moins de 2.500 personnes chaque fois selon l’AFP et des sources sécuritaires, dans une ambiance qui s’est rapidement tendue.

    A Nantes, où Maxime Nicolle dit « Fly Rider » avait fait le déplacement, une équipe de la Brigade anti-criminalité (BAC) a été la cible de jets de projectiles par des manifestants, conduisant à une intervention des forces de l’ordre et des tirs de LBD.

    Un journaliste reporter d’images (JRI) de la chaîne d’information CNews a dit avoir été touché par un tir de LBD au niveau du bas ventre, assurant toutefois aller « bien », sa « ceinture abdominale ayant permis d’atténuer le choc ».

    A Lyon, la gendarmerie mobile et les CRS, qui encadraient de très près la tête du cortège, étaient l’objet de jets de bouteilles, pierres ou pétards. Ils ripostaient par de nombreux tirs de gaz lacrymogène, a constaté un journaliste de l’AFP.

    Ailleurs en France, ils étaient plusieurs centaines à Paris ou Toulouse, 1.300 à Montpellier selon la préfecture. A Bordeaux, longtemps bastion du mouvement, la manifestation est passé sous le cap des 1.000 participants avec 700 personnes recensées par la préfecture.

    Et les premiers chiffres du ministère de l’Intérieur, systématiquement contestés par les « gilets jaunes », confirmaient un repli. A 14H00, ils étaient 2.700 à manifester en France, dont 600 à Paris, selon la place Beauvau; contre 3.600 manifestants dont 1.000 à Paris le 4 mai à la même heure.

    L’acte 25 avait été le moins suivi depuis le début du mouvement le 17 novembre puisqu’il avait réuni moins de 19.000 manifestants dans l’Hexagone selon les autorités, plus de 40.000 pour les organisateurs. Des chiffres bien inférieurs à ceux du 1er mai ou de la mobilisation des fonctionnaires jeudi.

    « Tant en nombre qu’en motivation, ça n’a rien à voir avec les manifs du début, ça a marché un temps mais il y a de la lassitude. Aussi, beaucoup de gens ont peur des violences policières », reconnaît Mo, un Bordelais de 32 ans et militant La France Insoumise.

    « Il va falloir repartir sur les rond-points et penser à d’autres actions. Cet été, on pourrait peut-être aller sur les parkings des plages », propose-t-il.

    « Je commence à penser que ça ne sert à rien », soupire à Paris Christine Sawicki, 51 ans, comptable.

    Pour elle, Emmanuel Macron « ne prend pas les bonnes décisions. La baisse des impôts en 2020 alors que l’ISF il l’a supprimé tout de suite. J’aimerais une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. Et qu il supprime le CICE », réclame-t-elle, se demandant aussi « comment frapper économiquement le pays ».

    – « Ca va, ça vient » –

    D’autres ne voulaient pas croire à un déclin. « Ca va, ça vient, ça dépend des jours », assure Laurence, 57 ans, à Paris.

    « Il y a eu un bel éveil des consciences. Il y a de plus en plus de gens qui nous rejoignent et qui comprennent que le +gilet jaune+ c’est pas une idéologie politique ou terroriste et que en-dessous il y a des citoyens et que les revendications qu’on apporte sont des revendications citoyennes », veut croire Jérôme Rodrigues, depuis Lyon.

    Et il promet que si Emmanuel Macron « ne veut pas nous écouter, on continuera jusqu’à ce qu’il nous entende, quitte à lui foutre en l’air son quinquennat ».

    A Paris, la manifestation, dans le calme, avait été placée sous le signe du « soutien aux enseignants » et contre la loi Blanquer.

    L’accès aux Champs-Élysées avait été fermé au sein d’un périmètre d’interdiction comprenant le palais présidentiel et l’Assemblée nationale, de même que le secteur de Notre-Dame.

    A Lyon, Lille, Dijon, Toulouse ou Orléans, les autorités avaient également mis en place des zones interdites aux manifestations.

    Enfin, à Strasbourg, ils étaient une soixantaine aux abords du meeting de LREM au Palais de la musique et des congrès avec sur une banderole bleu-blanc-rouge le slogan: « Vivre pas survivre, justice fiscale ».

  • Un Français de Bahreïn au chevet des banlieues françaises

    Arnaud lacheret est l’ex-chef de cabinet d’Alexandre Vincendet, qui a 31 ans est devenu le maire de Rillieux-la-Pape en 2014. Après plusieurs années à ses côtés, Arnaud Lacheret a pris le chemin du Bahreïn ou il office comme directeur de la French Arabian Business School (ESSEC). Malgré sa riche activité à former l’élite des monarchies pétrolières, il a eu envie d’apporter sa pierre au lourd combat contre la ghettoïsation des banlieues. Il raconte.

    Le bourg de Rillieux La Pape est une ville moyenne de la banlieue lyonnaise, avec son lot de problèmes, ni moins ni plus que ceux qu’on rencontre dans les départements limitrophes de Paris. Des problèmes de mixité sociale, de pauvreté, d’intégration, de sécurité, de présence d’un islam qui empiète sur l’espace publique.  En 2014, lors de leur prise de fonction, l’équipe a constaté que depuis des années au nom d’un « vivre ensemble », proche du clientélisme, des écarts avec les fondamentaux de la République ont été acceptés. Le Cabinet du nouveau maire, de droite, que dirige Arnaud Lacheret débarque donc avec des principes plein la tête. Dès les premiers jours, elle découvre que le terrain a sa propre réalité…  Comme l’évoque le titre, cette équipe, animée par la volonté de rétablir la République dans ses droits tout en tendant la main à tous les français qui habitent dans leur ville. Comme l’auteur l’évoque, ils entrent dans une phase de « bricolage », pendant laquelle il faudra négocier, lâcher du lest quitte à se retrouver en porte-à-faux avec leurs propres valeurs.

    Mais ce chemin qui passa aussi par des interprétations personnelles de certaines lois, a-t-il eu le succès espéré ?

    Tout au long du livre, il nous conte les péripéties qu’ils ont dû surmonter. Les conflits autours des usages religieux comme à la cantine ou s’était imposé le clivage selon les coutumes alimentaires, des réseaux qui essaient de pénétrer la jeunesse française, etc.

    On découvre ainsi que les mairies sont souvent désarmées juridiquement, allongeant les procédures, créant des tensions entre « factions » sans oublier le cout important que doit supporter la commune donc les citoyens.

    Le salut est venu de cette population, parfois caricaturé, qu’on a longtemps cru acquise à une certaine gauche, généreuse et communautaire. C’est avec le soutien de leur concitoyen, qui les avaient élus, qu’ils ont pu récréer petit à petit un territoire intégré à la république.

    Le défi n’est pas totalement relevé, le plus dur, sera de diffuser les valeurs de la République auprès de tous. Et pour cela, on comprend à la lecture de ce livre, que les grands absents que sont l’État et la Justice, et que c’est l’union citoyenne des gens de droite comme de gauche qui peuvent conjointement créer un véritable espace prêt pour un mieux « vivre-ensemble ».

    Résumé de l’oeuvre :

    RILLIEUX-LA-PAPE EST UNE BANLIEUE POPULAIRE DE LA MÉTROPOLE DE LYON, avec son quartier prioritaire de 18 000 habitants, ses plus de 50 nationalités différentes, sa pauvreté, sa précarité.
    Comme dans toutes les banlieues de ce type, les questions religieuses et communautaires sont omniprésentes. Quand un jeune maire de 30 ans, parachuté, se retrouve aux commandes en 2014, poussé par une vague bleue, il va devoir adapter tous ses grands principes. Il devra ainsi se lancer dans un « bricolage » permanent pour gérer le fait religieux dans une période mar quée par les attentats, la montée des populismes et une poussée de fi èvre identitaire.
    Pour la première fois, un témoin direct de cette période, acteur situé au coeur du pro cessus de décision, livre un tableau sans concession d’une navigation à vue, souvent à la frontière de la légalité. Ce mode d’action s’est fi nalement révélé nécessaire afi n de rétablir un semblant d’harmonie et de concorde dans cette banlieue sensible. Ce pragmatisme, ce tâtonnement permanent, cette indispensable souplesse avec la règle républicaine sont-ils le prix à payer pour regagner les « territoires perdus » ?
    Plus qu’un simple récit sur la laïcité et la République, ce livre se veut d’abord un plaidoyer en faveur des pouvoirs locaux, souvent en première ligne face à des problèmes que l’État ne veut ni ne peut traiter lui-même.

    Biographie de l’auteur

    Arnaud Lacheret, docteur en science politique, chercheur associé au laboratoire Pacte/Sciences Po Grenoble, a notamment mené une carrière de collaborateur d’élus locaux et nationaux pendant 12 ans en alternance (et parfois en parallèle) avec une carrière d’enseignant-chercheur.
    Il est actuellement directeur de la French Arabian Business School, département de l’Arabian GulfUniversity située au Bahreïn au cœur du Golfe Arabo-Persique.

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  • Du football professionnel à l’entrepreneuriat, rencontre avec un Français de New York

    Du football professionnel à l’entrepreneuriat, rencontre avec un Français de New York

    Peguy Luyindula est une figure bien connue des amateurs du ballon rond hexagonal. Vainqueur de la coupe de France à deux reprises, en 2001 avec le RC Strasbourg et en 2010 avec le PSG, il remporta aussi, sous le maillot de l’Olympique Lyonnais, 3 championnats de France.

    Il rejoint par la suite en 2013 les Red Bulls de New York auprès notamment de Thierry Henry et de Juninho. La grosse pomme qu’il n’a pas quitté après sa carrière footballistique, un Français de l’étranger bien dans sa ville et sa carrière post joueur professionnel. Rencontre

     

     

    Lesfrancais.press : Comment s’est passée votre intégration à New-York, un choc culturel ?

    Peguy Luyindula : L’arrivée fut plutôt facile, je venais déjà tous les ans à New York je connaissais bien la ville. Cependant il ne faut pas s’y tromper, la vie à New York est bien entendu très différente. C’est une ville où les gens n’ont pas le temps mais du coup cela a un grand avantage, on ne perd pas de temps.

    New York a une forme de brutalité, avec une pression économique, du travail, de la performance. C’est vraiment le meilleur du meilleur, il faut toujours être au top.

    Quel est votre quotidien et celui de votre famille à New York, les enfants sont au Lycée français ?

    Au départ nous vivions à Manhattan. C’est un endroit passionnant mais frénétique, le coût délirant de l’immobilier fait que les voisins changent tout le temps. Depuis, nous avons traversé l’East River et nous sommes installés à Brooklyn, un quartier plus familial, avec des parcs, un endroit idéal pour élever des enfants.

    Le Lycée français est parfait pour ceux qui ont comme optique de rentrer en France, ce qui n’est pas nécessairement notre cas, nous avons donc privilégié l’enseignement américain. Celui-ci est plus adapté pour intégrer les universités américaines, et qui sait, peut-être une de l’Ivy League. Nos enfants feront ce qui les rendra heureux mais autant leur donner le maximum de chances au départ. La compétition en la matière est importante ici, regardez ce scandale des pots de vins donnés par des célébrités hollywoodiennes pour le cursus de leurs enfants, c’est fou !

    Et l’après foot, comment cela s’est-il passé ?

    Je n’ai pas totalement quitté le foot. Tout d’abord j’ai repris la gestion du club local de la ville, Gien dans le Loiret, où j’ai grandi. C’est une ville avec une population assez précarisé, et notamment chez les enfants issus de l’immigration. J’espère, et j’essaye, leur transmettre certaines valeurs, au-delà de la question du football, de tolérance et d’ouverture d’esprit.

    Et puis par ailleurs avec des associés, nous avons monté Sofive . C’est un réseau, aux Etats Unis, de salles de foot en intérieur. Nous avons 5 salles pour le moment dans le Maryland, la Pennsylvanie et New York. Le « soccer » commence très sérieusement à prendre aux Etats Unis, c’est un secteur d’avenir !

  • Cannes 2019 : J-3 – Zoom sur le Jury du 72ème Festival

    Cannes 2019 : J-3 – Zoom sur le Jury du 72ème Festival

    Face à une compétition prestigieuse, saluée par la presse lors de sa présentation le 18 avril dernier, faite de cinéastes de haut niveau ainsi que de réalisatrices et réalisateurs qui y accèdent pour la première fois, le Jury de la prochaine édition du Festival de Cannes (14-25 mai 2019) convie, sous la première présidence d’un cinéaste latino-américain, Alejandro Gonzalez Iñárritu, quatre femmes, et quatre hommes venant de quatre continents et issus de sept nationalités différentes.

    Pierre Lescure et Thierry Frémaux : « Le Jury de Cannes est invité à voir des films réalisés parmi les plus grands cinéastes de l’époque – c’est encore le cas cette année. Toutes celles et ceux qui figurent en Compétition doivent aussi se savoir regardés  par de grands artistes – c’est également le cas ! »

    Le Jury dévoilera son palmarès le samedi 25 mai au cours de la cérémonie de Clôture.

    LE JURY 2019

    Président

    Alejandro Gonzalez Iñárritu

    Réalisateur, producteur & scénariste / Mexique

    Alejandro González Iñárritu est un réalisateur, scénariste et producteur mexicain, né le à Mexico.

    Dès son premier film sorti en 2000, Amours chiennes, qui révèle Gael Garcia Bernal, Iñárritu impose un style et une réalisation singuliers qui tapent dans l’œil d’Hollywood, qui le considère comme un réalisateur à surveiller. Après le succès de son premier film, il tourne deux suites aux États-Unis, 21 grammes en 2003 et Babel en 2006, qui auront tous deux un succès commercial inattendu, mais surtout un succès critique. Il reçoit, pour Babel, le Golden Globe du meilleur réalisateur, le Prix de la mise en scène du Festival de Cannes et deux nominations aux Oscars.

    Après le succès mondial de ce que l’on baptisera la « trilogie de la mort », en 2010 il tourne à Barcelone, un film sombre et fresque de l’arrière fond de la ville catalane, Biutiful, avec Javier Bardem prix d’interprétation à Cannes. En 2014 sort Birdman. Le film décroche de nombreuses récompenses, et Iñárritu reçoit en 2015 trois Oscars dont celui du meilleur réalisateur et du meilleur film (il est également producteur). En 2015 sort The Revenant, intégralement tourné en lumière naturelle avec Leonardo DiCaprio et Tom Hardy. Le film est une nouvelle fois un pari technique et Iñárritu réalise l’exploit de recevoir une deuxième année de suite l’Oscar du meilleur réalisateur.

    Elle Fanning – Actrice / États-Unis

    Mondialement connue, Elle Fanning fait ses débuts d’actrice dès l’enfance avec des films tels que Winn Dixie mon meilleur ami en 2005, Babel d’Alejandro Gonzalez Iñárritu en Compétition à Cannes en 2006, Phoebe in Wonderland en 2008 et Somewherede Sofia Coppola en 2010. Révélée au grand public en 2011 grâce à son rôle dans Super 8 de J. J. Abrams qui lui vaut un Spotlight Award au Festival du Film de Hollywood, elle a depuis incarné les rôles principaux dans Nouveau Départ (2011), Ginger & Rosa (2012), Maléfique (2014), 3 Generations (2015), 20th Century Women (2016) et Mary Shelley (2017). Elle revient en Compétition au Festival de Cannes en 2016 avec The Neon Demon de Nicolas Winding Refn puis l’année suivante avec Les Proies de Sofia Coppola. Elle a récemment tourné dans Galveston de Mélanie Laurent et dans Teen Spirit de Max Minghella.

    Maimouna N’Diaye – Actrice, réalisatrice / Burkina Faso

    Lauréate au FESPACO et Trophées francophones en 2015 pour son rôle dans L’Œil du Cyclone de Sékou Traoré, Maimouna N’Diaye grandit en Guinée-Conakry avant d’étudier en France et de devenir actrice sous la direction d’Otar Iosseliani dans La Chasse aux papillons (1992) et de Michel Ocelot à qui elle prête sa voix dans Kirikou (1996). Elle s‘installe ensuite en Côte d’Ivoire où elle rejoint la troupe de théâtre Ymako Teatri et réalise en parallèle des documentaires parmi lesquels Warbassanga (1998) et Tranches de Vie présenté au FESPACO en 2009 à partir de portraits faits pendant les drames qu’a connus le pays. Elle alterne en tant qu’actrice des rôles à la télévision, dans des courts et longs métrages : Bol d’amour de Jacques Trabi (2001), Jardin en automne (2005) d’Ottar Iosseliani, Une femme pas comme les autres de Abdoulaye Dao (2008) et récemment Ça tourne à Ouaga de Irene Tassembedo. Elle a aussi fondé l’association Maimoundi.

    Kelly Reichardt – Réalisatrice, scénariste & monteuse / États-Unis

    Figure du cinéma indépendant américain encensée par la critique, Kelly Reichardt fait ses débuts en 1994 avec River of Grass. En 2006, son film Old Joyest le premier film américain à remporter un Tiger Award au Festival International du Film de Rotterdam. Elle réalise ensuite Wendy et Lucy, présenté au Certain Regard au Festival de Cannes en 2008, et nommé dans les catégories Meilleur film et Meilleure Actrice aux Independent Spirit Awards. Ses films suivants, La Dernière Piste et Night Moves, sont présentés tous deux à la Mostra de Venise en 2010 et 2013. Son dernier long métrage Certaines Femmes, projeté en avant-première au Festival du Film de Sundance en 2016, remporte le prix du Meilleur film au Festival du Film de Londres. Kelly Reichardt travaille en ce moment sur la post-production de son prochain film, First Cow.

    Alice Rohrwacher – Réalisatrice, scénariste & productrice / Italie

    Figure de proue du cinéma d’auteur italien, Alice Rohrwacher suit des études de Littérature et de Philosophie à l’université de Turin. Elle écrit et réalise son premier long métrage de fiction Corpo celeste en 2011, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs où il remporte le Nastro d’argento du premier film. En 2014, Alice Rohrwacher revient à Cannes, cette fois en Compétition avec son second long métrage Les Merveilles (Le Meraviglie), dans lequel elle dirige sa sœur Alba et Monica Bellucci. Le film remporte le Grand Prix et la consacre comme une réalisatrice majeure de la nouvelle génération de cinéastes transalpins. À nouveau en Compétition avec son dernier film Heureux comme Lazzaro (Lazzaro Felice), ses talents d’écriture sont couronnés par le Prix du Scénario au Festival de Cannes en 2018.

    Enki Bilal Auteur de Bandes-dessinées, réalisateur / France

    Auteur d’une trentaine d’albums de bandes-dessinées et de livres connus dans le monde entier, Enki Bilal est aussi réalisateur et peintre. Né dans la Yougoslavie de Tito, il rejoint la France, étudie un temps aux Beaux-Arts et fait ses débuts dans le journal « Pilote ».  Il publie notamment Les Phalanges de l’Ordre noir, Partie de Chasse puis La trilogie Nikopol avec La Foire aux immortelsLa femme piège (1986)Froid Equateur (1992), La Tétralogie du Monstre (1998 -2007). Couronné au Festival d’Angoulême de bandes-dessinées en 1987, Bilal réalise lui-même trois longs métrages : Bunker Palace Hotel (1989) Tykho Moon (1996) Immortel, ad vitam (2004). Parmi ses albums récents on compte La Trilogie du coup de sang (2009-2014) et le Tome 2 de son dernier opus Bug dont il prépare une adaptation pour une série filmée.

    Robin Campillo Réalisateur scénariste & monteur / France

    Événement du Festival de Cannes 2017 avec son film 120 battements par minute, Robin Campillo est un cinéaste français né au Maroc en 1962. Dans les années 80, à l’IDHEC, il rencontre Laurent Cantet dont il co-écrit et monte plusieurs films : L’Emploi du temps en 2001, Vers le Sud en 2005 et Entre les Murs, Palme d’or au Festival de Cannes 2008, pour lequel il reçoit le César de la Meilleure Adaptation en 2009. Il réalise son premier long métrage Les Revenants en 2004. En 2013, son deuxième film Eastern Boys est présenté à la Mostra de Venise où il est récompensé du Prix Orrizzonti du Meilleur Film. Son dernier long métrage, 120 battements par minute, est présenté en Compétition au Festival de Cannes 2017 où il obtient le Grand Prix. Le film, encensé par la critique et le public, reçoit de nombreuses récompenses et fait le tour du monde.

    Yorgos Lanthimos – Réalisateur, scénariste & producteur / Grèce

    Nommé quatre fois aux Oscars, Yorgos Lanthimos est un cinéaste grec, né à Athènes. Il se lance sur la scène internationale en 2009 avec son deuxième long métrage, Canine, qui remporte le Prix Un Certain Regard au 62e Festival de Cannes avant d’être nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur Film en langue étrangère. Son premier long métrage en anglais, The Lobster, sélectionné au 68e Festival de Cannes, y remporte le Prix du Jury puis est nommé pour l’Oscar du Meilleur Scénario. Il revient en Compétition en 2017 à Cannes avec Mise à mort du cerf sacré et remporte cette fois-ci le Prix du Scénario. Son dernier film, La Favorite, a reçu dix nominations aux Oscars, notamment celles de Meilleur Film et Meilleur Réalisateur et a valu l’Oscar de la Meilleure Actrice à Olivia Colman pour sa performance.

    Paweł Pawlikowski Réalisateur & scénariste / Pologne

    Récompensé dans le monde entier, Paweł Pawlikowski est un cinéaste polonais d’abord reconnu pour ses documentaires primés dans les années 90 puis ses longs métrages Transit Palace(2001) et My Summer of Love (2004), lauréats de BAFTA et de nombreux prix. En 2011, il adapte le roman de Douglas Kennedy La Femme du Ve. En 2015, son film Ida, une œuvre très forte, obtient l’Oscar du Meilleur Film en langue étrangère, devenant ainsi le premier film polonais à remporter un Oscar. Son dernier film Cold War lui vaut le Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 2018 et des nominations dans les catégories Meilleur Réalisateur, Meilleure Photographie et Meilleur Film en langue étrangère à la 91e cérémonie des Oscars. Il a récemment reçu cinq récompenses aux European Film Awards 2018, dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleur Scénariste.

  • Forte baisse des émissions de l’UE

    Forte baisse des émissions de l’UE

    Les rejets de gaz carbonique « énergétiques » des 28 ont baissé de 2,54% entre 2017 et 2018.

    C’est une bonne nouvelle climatique. Entre 2017 et 2018, les émissions de gaz carbonique issues de la consommation d’énergie ont baissé. Dans une note publiée le 8 mai, Eurostat indique que les rejets de CO2 « énergétiques » des 28 ont baissé de 2,5% en un an.

    Les baisses les plus élevées ont été relevées par Eurostat au Portugal (-9,0%), en Bulgarie (-8,1%), en Irlande (-6,8%), en Allemagne (-5,4%), aux Pays-Bas (-4,6%) et en Croatie (-4,3%). Avec une baisse de 3,5% (la première depuis trois ans!), la France ne fait pas trop mauvaise figure.

    Hiver clément

    Des hausses ont été enregistrées dans 8 Etats membres, dont la Lettonie (+8,5%), Malte (+6,7%), l’Estonie (+4,5%), le Luxembourg (+3,7%), la Pologne (+3,5%), la Slovaquie (+2,4%), la Finlande (+1,9%) et la Lituanie (+0,6%).

    Insuffisants pour atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris, ces résultats ne sont pas le fruit des transitions énergétiques, mais plutôt de la clémence du climat. En France, les températures moyennes de cet hiver ont été de 0,6°C supérieures à la normale, indique Météo France.

    Non-document

    Sans hausse de son ambition climatique, l’Europe ne devrait pas améliorer ses performances climatiques. Signé par les gouvernements belge, danois, espagnol, français, luxembourgeois, néerlandais, portugais et suédois, un ‘non-document’ publié le 8 mai par Euractiv appelle l’UE à viser la neutralité carbone d’ici 2050. A l’origine de 42% des émissions de CO2 énergétiques de l’UE, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne n’ont pas signé ce texte qui n’a pas été débattu lors du sommet européen informel de Sibiu. Une amélioration n’est sans doute pas pour demain.

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