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  • Antoine Lemarié un footballeur atypique expatrié au Cambodge

    Antoine Lemarié un footballeur atypique expatrié au Cambodge

    podcast foot - FC EXPAT

    FC EXPAT

    Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
    Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
    Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.

    Notre invité du jour incarne à la perfection le FC Expat. Véritable globe-trotter, Antoine Lemarié a signé son premier contrat de footballeur professionnel au Cambodge. C’est au sein du club de Boeung Ket, situé à Phnom Penh, que le Français évolue cette année. Auparavant, il a connu le sport amateur en Australie, en Angleterre, en Grèce et en Finlande.

    Un Français, footballeur professionnel en Asie

    Notre compatriote se confie en toute franchise au cours de cette interview. Antoine a réalisé son rêve de devenir un joueur pro. Mais est-ce aussi bien qu’il l’imaginait ? Le « non » qu’il prononce en réponse à cette question est tout à fait étonnant. En écoutant ce numéro du FC Expat, vous découvrirez pourquoi le milieu de terrain s’exprime ainsi. « C’est paradoxalement ma saison la plus compliquée » nous dit-il.

    Antoine Lemarié et sa chaîne Youtube : qu’en pense son club ?

    Pourquoi Antoine Lemarié construit-il sa carrière de sportif de haut niveau en dehors de la France ? Le footballeur, qui compte près de 25.000 abonnés sur Youtube, nous explique, sans tabou, son itinéraire atypique. Un chemin avec « des opportunités que je n’aurai pas pu avoir » dans l’hexagone nous partage-t-il. 

    #11 FC Expat
    Antoine Lemarié, joueur du Boeung Ket

    Très présent sur les médias sociaux, son club actuel est-il d’ailleurs en phase avec cette communication sans filtre ? Sur ce point, le natif de Thiais ne nous cache rien sur les commentaires de ses actuels dirigeants. Pour autant, « cette chaîne fait partie de moi » déclare-t-il à notre micro.

    De Thiais à Phnom Penh, Antoine Lemarié : un parcours inspirant ?

    « Le côté Cambodge » du championnat national rappelle « l’aventure » du parcours de notre expatrié. Sa vie en Asie et les liens qu’il a pu tisser avec la communauté française sont aussi abordés au cours de cet entretien. Certains de nos compatriotes sont d’ailleurs déjà venus au stade pour soutenir notre invité footballeur. Nous les encourageons à revenir. 

    #11FC Expat
    Antoine Lemarié

    Et de partout dans le monde, nous vous invitons à suivre les aventures d’Antoine Lemarié. Un joueur professionnel très sympathique, au vécu des plus instructifs. Sa trajectoire et son partage d’expérience pourraient bien donner des idées à des jeunes. « Prendre son courage à deux mains et se lancer » donne-t-il comme premier conseil. Pour connaître les autres, il vous suffit d’écouter ce podcast. 

    Le club préféré d’Antoine Lemarié : un ténor de la Ligue 1

    En conclusion, le numéro 96 (son année de naissance) de Boeung Ket nous dévoile le maillot qu’il aurait aimé porter. Il est possible que le nom de ce club corresponde à celui mis à l’honneur en deuxième mi-temps de ce FC Expat.

    2ème mi-temps avec le PSG à Madrid : un fan-club dynamique

    Le FC Expat vous emmène à Madrid, non pas pour déjà parler de la vie de Kylian Mbappé, mais bien pour échanger avec Christophe, fidèle supporter du PSG. « Ici c’est Paris » résonne dans les bars et les rues de la capitale espagnole grâce aux actions menées par le fan-club local très mobilisé. 

    Au PSG, les joueurs passent, les supporters restent

    Le palmarès du club parisien s’est étoffé ces dernières années. L’actionnaire qatari en est une des raisons. Notre supporter fidèle du Paris-Saint-Germain se positionne sur l’arrivée du Qatar et évoque une certaine « nostalgie ». Très attaché aux valeurs du club, notre invité le déclare sans détour : « C’est rouge et bleu, et ce n’est rien d’autre ». 

    #11 FC Expat
    Christophe Merieux – Champions League Madrid – PSG féminines

    Boulanger de profession, Christophe n’a pas du tout envie de retenir l’attaquant actuel du PSG en partance, semble-t-il, pour le Real et son stade du Santiago Bernabéu. 

    « Le Café des Sports – Cascorro : notre Parc des Princes »

    Expatrié depuis une dizaine d’années en Espagne, au-delà des considérations footballistiques, « Madrid, c’est une ville géniale » pour y vivre nous révèle-t-il. Notre invité a aussi « la chance », de connaître Pierre qui tient le Café des Sports – Cascorro. Ce lieu est le fief du fan-club parisien. « C’est notre maison, c’est notre Parc des Princes à nous » ! 

    #11 FC Expat
    Fan club du PSG à Madrid

    Raí, à jamais le premier dans les cœurs des fans du PSG

    Les 3 questions supporters viennent conclure notre échange. En écoutant le podcast vous découvrirez quel joueur du PSG a le plus marqué notre compatriote. Quel match retient-il dans l’histoire du club (sa réponse est très surprenante !). Et vous saurez, pour Christophe, en quelle année le club de la porte d’Auteuil gagnera-t-il (enfin) la Ligue des Champions ? 

    FC Expat est en écoute sur plusieurs plateformes












  • Hommage unanime à Monique Dejeans

    Hommage unanime à Monique Dejeans

    Cette semaine la communauté des Français du Luxembourg a perdu une, si ce n’est la plus engagée de ses membres, Monique Dejeans. Ses mandats démontrent d’eux-mêmes l’attachement qu’elle portait à son pays de naissance mais aussi à celui qui l’accueillait de 1968. Elle était, en effet, ancienne membre de l’Assemblée des Français de l’étranger et conseillère des Français du Luxembourg, ancienne responsable communication de l’Office des publications de la Commission européenne mais aussi membre de la section grand-ducale du Parti socialiste français comme du LSAP luxembourgeois. Elle était d’ailleurs candidate sur les listes socialistes aux élections communales dans la capitale en 2023, comme en 2017.

    La soudaineté du décès de Monique Dejeans fut un choc immense pour tous les membres de la communauté des Français de l’étranger. Mais bien sûr, nos pensées vont avant tout à sa famille qui a partagé avec pudeur sa douleur sur les réseaux sociaux.

    Un grand merci

    À la rédaction, nous sommes aussi particulièrement attristés par cette disparition. Et nous tenions à lui dire « Merci madame ». Car Monique Dejeans nous a accompagnés tout au long de notre aventure. Et en particulier à la fondation de notre journal, il y a maintenant 6 ans.

    Par sa générosité, sa patience, son goût du partage, elle nous a permis de faire progresser la qualité de nos contenus. Respectueuse de la liberté de la presse et grande défenseuse de la pluralité comme de la laïcité, nous partagions de nombreuses valeurs même si aussi nous pouvions avoir des avis différents. Mais Monique Dejeans aimait le débat, les échanges d’idées, et ce fut, pour chacun d’entre nous, un immense privilège de partager ces moments avec elle.

    Une socialiste européenne

    Monique Dejeans s’est installée au Luxembourg dès 1968, où elle est arrivée avec ses parents à l’âge de 13 ans. Après ses études, elle reste au Grand-Duché où elle consacra une grande partie de sa carrière à l’Office des publications de l’Union européenne, l’institution de la Commission européenne établie dans le pays.

    Militante dans l’âme, elle s’engagea auprès de la communauté française expatriée au Luxembourg. Cette femme de gauche, socialiste, a représenté le PS sur le territoire luxembourgeois, en particulier lors de l’élection présidentielle en 2017, où elle soutenait le candidat Benoît Hamon. En 2022, elle était encore sur le terrain mobilisant sur la candidature d’Anne Hidalgo.

    Dans le Grand-Duché, à deux reprises d’ailleurs, en 2017 puis en 2023, Monique Dejeans s’était portée candidate sous les couleurs du LSAP aux élections communales à Luxembourg-Ville. En 2017, elle avait récolté 2.228 suffrages sur la liste de Marc Angel et de Cathy Fayot. L’an passé, sur la liste de Gabriel Boisante et Maxime Miltgen, elle avait recueilli 3.083 voix. Insuffisant à chaque tentative pour siéger au conseil communal.

    Au service des autres

    Conseillère consulaire pour les Français du Luxembourg, mais également membre de l’assemblée des Français de l’étranger (2014-2021), elle était l’une des voix de la communauté française au Grand-Duché, souvent impliquée dans la défense de ses intérêts et dans l’organisation d’événements culturels.

    Sa place, souvent centrale, était aussi et peut-être dû à son caractère et à sa bonne humeur permanente qui nous manquera beaucoup. Une philosophie qu’elle garda jusqu’au bout comme le confient ses 3 filles, là encore sur Facebook : « Fidèle à elle-même, elle a été forte, souriante et drôle jusqu’au bout ».

    Cet engagement est aujourd’hui, spontanément saluait par tous. Évidemment à gauche, comme avec la sénatrice Hélène Conway-Mouret qui déclare : « Immense tristesse à l’annonce du décès soudain de Monique Dejeans, une femme exceptionnelle, pleine de vie et d’énergie et qui incarnait la joie de vivre et l’amitié. Sa disparition laisse un grand vide. Pensées affectueuses à sa famille et ses proches.) ». Même Ségolène Royal (elles ont travaillé ensemble lors des sénatoriales de 2021) a voulu lui rendre hommage avec ces quelques mots : « Moi aussi je n’oublie pas son soutien et son engagement, son idéal et sa gentillesse. On a fait une belle campagne, honnête et sincère Repose en paix chère Monique ».

    Mais les hommages sont aussi venus de la droite, avec, par exemple, Thierry Consigny (élu au Japon) qui publie : « Mon cœur pleure à l’annonce du décès de Monique Dejeans  avec qui j’ai siégé à l’Assemblée des Français de l’étranger à la Commission des Affaires sociales pendant 5 ans. Je présente mes condoléances à sa,famille. ». Ses anciens « opposants » saluent tous son sens de l’écoute comme nous le rappelle l’ancienne sénatrice des Français de l’étranger et Présidente de l’assemblée des parlementaires de l’OTAN, Joëlle Garriaud-Maylam avec cette publication : « Nous ne partagions pas les mêmes opinions politiques mais elle n’avait aucun sectarisme et j’avais un très grand respect pour la sincérité de son engagement. C’était une très belle personne et son départ laissera un grand vide. RIP »

    Seul grand absent des réseaux sociaux, le député des Français du Bénélux (dont le Luxembourg), Pieyre-Alexandre Anglade mais qui a écrit dans le cadre privé à la famille de Monique Dejeans. On note, aussi, la réaction publique d’un membre du camp présidentiel, Jerémy Michel, président du conseil consulaire des Français de Belgique, élu sur une liste commune au titre du parti d’Edouard Phillipe, qui a commenté ainsi cette disparition : « Triste nouvelle, mes sincères condoléances. J’appréciais la volonté de Monique de faire avancer les choses. J’aimais le respect qu’elle avait avec celles et ceux qui, comme moi, ne pensaient pas comme elle. Elle essayait bien de me convaincre avec son éternel sourire, mais elle écoutait aussi les différents arguments. La politique perd une dame comme il n’y en a plus beaucoup. Puisse trouver maintenant son idéal là où elle repose dorénavant. » 

    Pour tous ceux qui veulent lui rendre hommage et qui sont au Luxembourg le 12 avril 2024, jour de son anniversaire, un hommage lui sera rendu à 16h, à l’hôtel Parc Belair.

  • UFE crée son App pour les Français expatriés

    UFE crée son App pour les Français expatriés

    Écouter l’interview de Benoit Mayrand

    Établi à Bucarest, conseiller des Français de Roumanie et de Moldavie, membre de l’Assemblée des Français de l’étranger, Benoît Mayrand répond aux questions lesfrancais.press. Il est aussi administrateur de l’UFE, l’Union des Français de l’Étranger.

    UFE c’est 140 représentations dans le monde

    Créé en 1927, l’UFE vient en « aide à l’expatriation », et aussi « au retour à la vie en France » explique notre invité. Cette association, poursuit-il à notre micro, a aussi une action « d’animation de la vie locale » de nos compatriotes expatriés « au travers des 140 représentations dans le monde ». 

    L’UFE rejoint le monde des Apps

    Reconnue d’utilité publique, l’UFE est présente dans différentes commissions officielles, comme celles des « bourses scolaires ou du STAFE ». Pour vivre avec son temps, dans « cette nouvelle ère technologique », une nouvelle application numérique vient d’être lancée par l’Union des Français de l’étranger. Au cours de ce podcast, Benoit Mayrand nous présente la vocation de ce nouvel outil et la façon de l’utiliser. L’objectif affiché est, selon le membre du conseil d’administration, d’avoir de l’« info et une vie associative plus dynamique ».

    Benoit Mayrand, administrateur de l’UFE (@Benoit Mayrand)

    L’application de l’UFE est gratuite

    L’application est gratuite et elle est ouverte à tous, « même si ‘il est recommandé de devenir membre » de l’UFE nous propose l’élu consulaire. Elle est téléchargeable sur toutes les plateformes, AppleGoogle PlayAndroid. On y trouve une liste de partenaires. Des informations officielles provenant des consulats français, pays par pays, sont aussi disponibles.   

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    Les Français de l’étranger soutenus par le gouvernement Attal ?

    En conclusion de cette interview, Benoît Mayrand nous parle de son rôle d’élu local pour les Français de l’étranger. Des enjeux liés à la sécurité des familles et aussi au fonctionnement des établissements français situés dans sa circonscription sont évoqués. Dans son action politique, le représentant, à l’AFE, des Français d’Europe centrale et orientale (y compris Russie) s’estime-t-il soutenu actuellement par le gouvernement Attal ? Vous le saurez en écoutant ce podcast.

    En toute confidence est en écoute sur plusieurs plateformes










  • Qui va pouvoir profiter de l’éclipse solaire totale du 8 avril ? 

    Qui va pouvoir profiter de l’éclipse solaire totale du 8 avril ? 

    Les habitants du continent américain pourront assister le 8 avril prochain à une éclipse solaire. En effet, la Lune sera parfaitement alignée avec la Terre et le Soleil, produisant une éclipse solaire totale. Lesfrancais.press vous explique tout ce que vous devez savoir sur ce spectacle céleste ! Si vous êtes expatrié(e) au Canada, aux USA ou au Mexique marquez la date d’une pierre blanche. 

    Une éclipse totale

    Le dernier alignement de la Lune avec la Terre et le Soleil, également visible depuis le continent américain, s’est produit le 14 octobre 2023. L’éclipse n’avait cependant pas été totale, car la Lune, alors située sur un point de son orbite proche de la Terre, apparaissait légèrement plus petite que le disque solaire dans la voûte céleste, ne le cachant que partiellement. Les observateurs du ciel ont alors pu admirer la formation d’un anneau de feu autour du disque lunaire (on parle ici d’éclipse annulaire), et une baisse de luminosité du Soleil atteignant par endroits jusqu’à 10 % de sa luminosité habituelle, au pic de l’éclipse.

    éclipse solaire totale
    © Stockadobe

    L’éclipse solaire du 8 avril 2024 plongera quant à elle certaines régions dans une nuit totale durant plusieurs minutes : cette fois-ci, la Lune sera légèrement plus éloignée de la Terre, et le disque lunaire pourra ainsi totalement éclipser le disque solaire. On parle alors d’éclipse solaire totale.

    Du Canada au Mexique

    Si le phénomène sera sans aucun doute sensationnel, il ne sera aisément observable que depuis le Mexique, les États-Unis et le Canada. La bande de totalité de l’éclipse (qui correspond, sur la surface de la Terre, aux régions où la totalité de l’éclipse sera visible), relativement étroite, s’étirera dans une direction nord-est de la côte pacifique du Mexique vers la côte atlantique du sud du Canada.

    éclipse solaire totale
    © Stockadobe

    Elle traversera notamment les villes de Mazatlan et Torreon au Mexique, de Kerville, Dallas ou encore Cleveland aux États-Unis, et de Montréal au Canada. Dans les régions bordant la bande de totalité de l’éclipse, le disque solaire ne sera que partiellement caché par la Lune. La baisse de luminosité sera alors de moins en moins intense au fur et à mesure que l’on s’en éloigne : la ville de Seattle, au nord-ouest des États-Unis, ne subira par exemple une perte de luminosité que d’environ 25 %. 

    La Nasa a mis à disposition une carte interactive permettant d’estimer l’intensité de l’éclipse depuis un point d’observation donné.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 05.04.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 05.04.24

    Bonjour à toutes et tous, vous écoutez le dernier bulletin des Français de l’étranger de la semaine. Ce vendredi 05 avril dans nos titres : La Mission Laïque : gardez le cap pendant la tempête – Où payer sa plus-value immobilière ? – La France impliquée dans l’attentat de Moscou ? 

    Le DG de la MLF livre sa vérité 

    Dans une interview exclusive, Jean-Marc Merriaux, le directeur général de la Mission Laïque française a indiqué que le réseau scolarisant plus de 60 000 élèves dans une dizaine de pays avait dû demander à son créancier principal, l’AEFE, des modalités de paiement. Lessivé par la Covid, le réseau est plombé par un déficit de 3 millions d’euros et une montagne de dette. Si l’AEFE va aider, tant qu’elle le peut, Jean-Marc Merriaux avoue que le redressement passera par une hausse importante des frais d’écolage. Retrouvez le podcast sur toutes les plateformes de streaming ou sur le site Lesfrancais.press.

    Mission laique française
    Mission laique française

    Vous vendez un bien en France ?

    Normalement, on est soumis à la taxation de droit commun à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux dudit pays. C’est ce qui est prévu par la quasi-totalité des conventions fiscales. Toutefois, en France en tant qu’expatrié, vous pouvez bénéficier d’une exonération dans certains cas. Vous pouvez vendre plusieurs biens sans la payer. Découvrez les modalités dans l’article dédié sur Lesfrancais.press.

    Plus-value immobilière
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    Emmanuel Macron les propos du ministre des Affaires étrangères russe

    Le Président  a dénoncé ce jeudi 4 avril des propos « baroques et menaçants » de la Russie, au lendemain d’un entretien téléphonique entre le ministre de la Défense français Sébastien Lecornu et son homologue russe Sergueï Choïgou, à l’issue duquel les versions entre les deux pays divergent. Dans son viseur notamment: le fait que la Russie a laissé entendre que les services secrets français pourraient être impliqués dans l’attentat de Moscou, alors même que cet échange avait pour but de transmettre à la Russie « des informations utiles » sur les origines de cet attentat, selon le chef de l’État.

    C’est ainsi que se termine la première semaine du mois d’avril, on se retrouve lundi pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Beau week-end à toutes et à tous !

    Écouter le flash quotidien des expatriés

  • « En toute confidence » :  retour sur le voyage d’Emmanuel Macron avec Éléonore Caroit

    « En toute confidence » : retour sur le voyage d’Emmanuel Macron avec Éléonore Caroit

    En toute confidence - podcast politique

    En toute confidence

    En toute confidence » est un podcast dédié à 100 % aux Françaises et Français de l’étranger. Aujourd’hui, nous recevons Éléonore Caroit.

    Tous ceux et celles qui façonnent la France dans le monde viennent répondre à nos questions. Ils nous partagent leur vision de l’expatriation et apportent leurs idées nouvelles et concrètes pour faciliter notre vie au quotidien. « En toute confidence », c’est votre espace de débat qui relie la France à ses compatriotes vivant à l’étranger.

    Animé par Caroline Ettori.
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    Députée de la 2eme circonscription des Français établis hors de France (Amérique centrale, Amérique du Sud et Caraïbes),

    Éléonore Caroit est l’invitée politique de notre podcast « En toute confidence ». La parlementaire, membre du groupe de la majorité présidentielle, Renaissance, était il y a quelques jours aux côtés du Président Emmanuel Macron en visite d’Etat au Brésil. Elle nous dresse un bilan de ces rencontres officielles. Environnement, Ukraine, Mercosur, et aussi coupes budgétaires pour nos compatriotes expatriés sont notamment au menu de cette interview.

    Emmanuel Macron au Brésil : « une excellente visite d’Etat »

    En sept ans de mandat, c’est la première fois que le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron se rendait officiellement dans un des pays d’Amérique Latine. Ce déplacement au Brésil « était très attendu » nous confie la députée. « Une excellente visite d’Etat », ce sont les mots employés par Eléonore Caroit pour qualifier ces trois jours d’échanges du Président de la République en compagnie de son homologue, Lula. En écoutant le podcast avec Éléonore Caroit, vous saurez pour quelles raisons la vice-présidente de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale s’exprime ainsi.

     

    Lula – Macron : l’Ukraine comme discorde

    Des convergences entre les deux pays ont permis de faire avancer certains dossiers, notamment environnementaux avec un partenariat pour l’Amazonie. Pour autant, cette lune de miel – comme certains ont qualifié ces trois jours passés entre les deux chefs d’États – ne fait pas oublier certaines divergences. Par exemple, le dirigeant brésilien refuse de prendre parti contre la Russie de Vladimir Poutine. Notre invitée, qui, pendant cette visite officielle, était aux côtés des 2 Présidents, a-t-elle pu pour autant percevoir une inflexion de Lula en faveur de l’Ukraine ? Écoutez son interview pour le savoir.

    Mercosur, un accord trouvé ! Celui de continuer à négocier

    L’accord commercial entre l’Union européenne et l’Amérique du Sud appelé « Mercosur » fait aussi l’objet d’une vision différente entre la France et le Brésil. Au cours de cette visite officielle, le président Macron a déclaré que le texte actuel « tel qu’il est aujourd’hui négocié est un très mauvais accord, pour vous et pour nous». Quelle a été la réaction côte brésilien après les propos tenus par le locataire de l’Elysée ? Quelle issue reste possible pour ce traité commercial ? sont des questions que nous avons posées à Eléonore Caroit. 

    Dans sa réponse, la parlementaire parle d’un accord, mais pas sur le libellé actuel ! France et Brésil sont en effet alignés, à ce stade, pour continuer à négocier. Des explications sur les différences existantes entre nos deux nations sont données par notre invitée au cours de notre entretien. D’ailleurs, « il n’y a pas eu de tabou » sur ce dossier entre nos deux pays, nous déclare-t-elle. 

    Des conseillers des Français du Brésil interpellent le Président Macron

    Au cours de ce déplacement, la communauté française vivant au Brésil a pu rencontrer le président de la République. Une délégation d’élus, conseillers des Français de l’étranger de l’opposition, plutôt marquée à gauche, en a profité pour remettre un courrier à Emmanuel Macron. Lesfrancais.press a publié cette lettre ouverte

    Dans ce document, les membres du conseil consulaire local font référence aux coupes budgétaires annoncées par Bercy. Ils s’inquiètent ainsi d’une possible baisse de la qualité des services publics pour nos compatriotes hors de France. Ces mêmes élus partagent aussi leur crainte de devoir faire face à une baisse des crédits pour les bourses scolaires. Le coût des soins de santé est aussi abordé dans cet appel, pour ne prendre que ces exemples. Quelle a été la réaction de la députée à cette démarche ? Comprend-elle les revendications présentées dans ce texte ? Nous vous invitions à écouter le podcast pour le savoir.

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  • La Mission laïque française face à la “multitude des crises” – Jean-Marc Merriaux nous répond.

    La Mission laïque française face à la “multitude des crises” – Jean-Marc Merriaux nous répond.

    Implantée dans 37 pays, la Mission laïque française représente un réseau de 108 établissements scolaires allant de la maternelle à la terminale et fréquentés par 61.000 élèves. Partie intégrante du réseau d’enseignement français à l’étranger la MLF connaît aujourd’hui des difficultés économiques.

    Avec nous pour en parler, le directeur général, Jean-Marc Merriaux.

    Écouter l’interview de Jean-Marc Merriaux

    Un soutien de l’AEFE 

    À la suite du rejet de L’amendement n°1249 au projet de loi de finances pour 2024, qui proposait l’attribution de 2 millions d’euros supplémentaires à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) pour renforcer son soutien financier à la Mission Laïque Française (MLF) conformément à l’accord-cadre, a été rejeté, la MLF se trouve confrontée à des difficultés financières menaçant la pérennité de l’association. Avec un déficit s’élevant à près de 3 millions d’euros, l’association mère des établissements dont le siège social est en France se prépare à se déclarer en cessation de paiements.

    Pour autant, la direction a un plan qui se peut se targuer de recevoir le soutien de son principal débiteur et contributeur l’AEFE. Dans le podcast, Jean-Marc Merriaux revient en détail sur les perspectives et modalités du rebond de la Mission Laïque Française.

    “Le travail est en cours avec l’opérateur public. Dans le cadre de l’accord, on doit payer des factures à l’AEFE. Avec l’opérateur et l’Etat, on réfléchit aux modalités de paiement de celles-ci.” 

    Jean-Marc Merriaux

    Pas de fermeture d’établissement 

    Évidemment la peur pour les familles c’est de voir des établissements fermés à quelques jours du baccalauréat ou tout simplement ne pas rouvrir en septembre. Ce spectre s’éloigne, Jean-Marc Merriaux a renouvelé l’engagement de ne fermer aucun établissement. 

    “Nous nous sommes engagés auprès des parents et de leurs enfants à ne pas fermer d’établissement”.

    Jean-Marc Merriaux

    Cependant l’association a été amenée à constater des déficits importants et ne peut plus faire, ainsi, de caisse de compensation quand tous les établissements vont mal. C’est la limite d’un « système mutualiste« .

     “Il faut absolument trouver les moyens de l’équilibre de chaque établissement. (..)La tête de réseau ne peut plus compenser les pertes des uns et des autres.”

    Jean-Marc Merriaux

    La conséquence directe, comme l’explique le directeur général de la Mission laïque française dans le podcast, sera une augmentation des coûts d’écolage. 

    “On a décidé de ne pas augmenter les frais pendant la période Covid (..) Avec les crises en Ukraine, au Liban, des établissements se sont retrouvés en difficulté pire qu’avant la Covid.”

    Jean-Marc Merriaux

    En évoquant les difficultés économiques de la Mission laïque française, on peut faire l’impasse sur la situation, spécialement, déficitaire des établissements du réseau en Espagne. Ces dérapages budgétaires ont conduit la direction à mettre en place un plan de redressement avec un déconventionnement de groupes scolaires (Alicante et de Villanueva de la Cañada) à la rentrée 2024. 

    Cap sur l’avenir 

    Enfin avec Jean-Marc Merriaux, on évoque les leviers qui seront activés au cours des prochains mois. On l’a vu, soutien de l’AEFE, augmentation des frais de scolarité, mais aussi réflexion sur les coûts et sur la capacité des établissements à diversifier leurs recettes. 

    “On va trouver des solutions” 

    Jean-Marc Merriaux

    Et le rétablissement passe aussi par un développement, au menu, des nouveaux établissements en Egypte, au Maroc. Mais un changement majeur intervient dans le modèle, les nouveaux établissements seront bâtis avec des investisseurs.  

    MLF© Tiffany Amisse
    © Tiffany Amisse
  • Plus-value immobilière, où la payer ?

    Plus-value immobilière, où la payer ?

    Quand on vend un bien, normalement, on est soumis à la taxation de droit commun à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux dudit pays. C’est ce qui est prévu par la quasi-totalité des conventions fiscales. Toutefois, en France en tant qu’expatrié, vous pouvez bénéficier d’une exonération dans certains cas.

    Une fiscalité allégée ?

    Les personnes qui se sont expatriées ou qui pensent s’installer à l’étranger sont en 2024 le plus souvent exonérées d’impôt sur la plus-value lors de la vente d’un logement en France. En cas de taxation, le montant des prélèvements sociaux peut être réduit.

    Ainsi, comme les autres années, en 2024, l’imposition des plus-values immobilières des non-résidents demeure allégée puisque celles-ci continuent de bénéficier d’un régime fiscal avantageux applicable depuis le 1er janvier 2019. Ainsi :

    • La vente de l’ancienne résidence principale en France peut être exonérée ;
    • La vente d’un logement en France peut être exonérée plus fréquemment. Nous en parlerons plus en détail dans le prochain paragraphe. 

    Par ailleurs, l’assujettissement des non-résidents aux prélèvements sociaux est maintenu mais le taux peut être minoré à 7% si vous vivez dans l’Union européenne. Pour les autres, c’est bien la CSG-CRDS qui s’appliquera. 

    10 ans pour vendre un deuxième bien

    Les non-résidents ressortissants d’un État de l’Union européenne bénéficient d’un cas d’exonération spécifique. Ainsi, en 2024, un ressortissant européen (une personne qui a la nationalité de l’un des pays de l’UE) qui quitte la France pour n’importe quel pays dans le monde se trouve exonéré de taxation sur la plus-value réalisée si les deux conditions sont réunies :

    -La personne a été domiciliée fiscalement en France au moins deux ans à un moment quelconque avant la vente.

    -La vente intervient :

    – soit dans un délai de dix ans après son départ de France (contre cinq ans jusqu’à fin 2018) si la personne n’a pas la libre disposition du bien (il est loué par exemple) ;

    – soit à tout moment dès lors que la personne a la libre disposition du logement au moins depuis le 1er janvier de l’année précédant la vente. À noter : la libre disposition n’exclut pas de brèves et ponctuelles mises en location touristique.

    Cependant, l’exonération d’impôt n’est pas totale puisqu’elle est limitée à la fraction de la plus-value nette imposable qui n’excède pas 150 000 € (le surplus est imposable aux conditions normales). Toutefois, ce montant de plus-value très élevé, d’autant qu’il est calculé après abattements pour une durée de détention, permet d’exonérer de taxation la plupart des ventes… et de réduire fortement l’impôt des autres.

    Plus-value immobilière
    ©Stockadobe

    Comment calculer la plus-value ?

    La plus-value est égale à la différence entre le prix de vente et le prix d’achat du bien immobilier.

    Le prix de vente dans le calcul de la plus-value de cession

    Il faut retenir celui qui est porté dans l’acte de cession. Vous pouvez cependant déduire certains frais :

    • Les dépenses liées à la réalisation des diagnostics obligatoires ou la TVA ;
    • Les commissions versées à un intermédiaire (agent immobilier par exemple) ;
    • Les honoraires d’un architecte ;
    • Les frais liés à la mainlevée d’une hypothèque sur le bien et qui ont été mis à votre charge.

    À l’inverse, vous devez majorer le prix de vente des sommes versées par l’acquéreur, par exemple une indemnité d’éviction au locataire.

    Le prix d’achat est aussi celui qui est porté dans l’acte d’acquisition. Toutefois, vous pouvez l’augmenter, sur justificatifs :

    • Des frais d’acquisition (frais de notaire, droits d’enregistrement). Si vous ne disposez d’aucun document justificatif, alors vous déduirez un forfait de 7.5 % du prix d’acquisition ;
    • Les charges et indemnités que vous avez versées au vendeur ;
    • Les dépenses de travaux : si le logement a plus de 5 ans, vous pouvez déduire les frais pour leur montant réel, ou sans justificatif, déduire 15 % du prix d’achat ;
    • Les frais de voirie, réseaux et distributions.

    Puis on procède au calcul de la plus-value du non-résident qui relève du régime des particuliers. Ainsi le taux de droit commun applicable est fixé à 19%. Toutefois, vous bénéficiez d’un abattement en fonction de la durée de détention, à partir de la 6ème année. Il est fixé à 6 % par année de détention jusqu’à la 21ème année, à 4 % pour la 22ème année. Vous profiterez donc d’une exonération totale de taxation après 22 ans de détention.

    Plus-value immobilière

  • Le pétrole face à son destin 

    Le pétrole face à son destin 

    En 1977, le Président américain, Jimmy Carter déclara qu’il était temps de « parler désagréablement de la crise énergétique à la population ». Quatre ans après le premier choc pétrolier, il souhaitait attirer l’attention de ses concitoyens sur les conséquences de la dépendance énergétique de leur pays. Il estimait que le pays serait amené à se préparer à l’après-pétrole en raison de l’épuisement rapide des réserves. Ses craintes se sont avérées infondées. La réalisation de l’oléoduc trans-Alaska et la fracturation hydraulique ont permis une augmentation rapide de la production pétrolière, les États-Unis redevenant le premier producteur mondial et exportateur. Depuis, le souhait de Jimmy Carter d’un monde sans pétrole est devenu un objectif environnemental majeur. 

    Dans les années 1970, pour réduire leur dépendance aux hydrocarbures, les États occidentaux ont choisi de développer l’électricité en ayant recours en particulier au nucléaire. Ce fut le cas des États-Unis, de la France, du Japon et de la Suède. Aux États-Unis, la réponse dictée par le marché fut également une utilisation accrue du charbon, en raison de l’abondance des approvisionnements et à cause des coûts plus élevés des autres énergies alternatives. L’Allemagne a également fait ce choix.

    Pour obtenir 1000 dollars de PIB, la quantité d’énergie nécessaire a reculé de 1 % par an

    Les gouvernements ont, à l’époque, joué la carte de la réduction de la consommation. En France, de nombreuses campagnes (antigaspi) ont été menées. Aux États-Unis, des normes pour la réalisation d’économies ont été imposées par le Congrès en 1975 aux entreprises. La consommation pétrolière américaine a baissé de 17 % entre 1977 et 1985, quand le PIB du pays augmentait de 27 %. L’efficacité énergétique s’est considérablement améliorée. Pour obtenir 1000 dollars de PIB, la quantité d’énergie nécessaire a reculé de 1 % par an des années 1980 aux années 2010. L’ensemble des politiques mises en œuvre après les chocs pétroliers ont conduit à la chute des cours du pétrole en 1986 et à la diminution du poids de l’OPEP sur le marché. Dans les années 1990, la contrainte énergétique a disparu. L’abondance de pétrole a conduit à un relâchement des efforts. 

    Avec la croissance rapide des pays émergents au début des années 2000, le cours du pétrole brut augmente à nouveau jusqu’à dépasser 120 dollars le baril avant la crise des subprimes. De 2010 à 2014, le cours du Brent reste autour de 100 dollars poussant les États à remettre au goût du jour des énergies de substitution. Avec l’arrivée sur le marché du pétrole de schiste et des pétroles bitumineux, le prix du pétrole s’effondre entre 2014 et 2016. Le baril de Brent s’échange alors à moins de 40 dollars. Les pays de l’OPEP rejoints par la Russie et quelques autres États pétroliers décident de mettre en place un accord de régulation de la production afin de permettre la restauration des prix au-delà de 60 dollars (décembre 2016). Depuis, à l’exception de la période covid et de celle du mois de février à septembre 2022 (en lien avec le déclenchement de la guerre en Ukraine), le cours du baril évolue autour de 80 dollars.

    pétrole
    ©AFP

    Le prix de l’essence est aujourd’hui bien moins élevé qu’en 1973 ou qu’en 1980

    En le rapportant au niveau de vie des populations, le prix de l’essence est aujourd’hui bien moins élevé qu’en 1973 ou qu’en 1980 mais le ressenti de la part des consommateurs est tout différent. 

    Depuis dix ans, la recherche d’économies énergétiques obéit avant tout à des impératifs d’ordre écologique. Grâce aux engagements pris lors des différentes COP dont celle de Dubaï en 2023, le taux moyen d’amélioration de l’efficacité énergétique est censé passer de 2 % par an actuellement à plus de 4 % d’ici 2030. Les changements provoqués par la lutte contre le réchauffement climatique génèrent au sein des populations de nombreuses oppositions mais sont indéniables. 

    En 2016, les ventes mondiales annuelles de véhicules électriques et hybrides étaient inférieures à un million au niveau mondial. En 2023, elles ont atteint près de 14 millions. En France, près de 500 000 véhicules électriques et hybrides ont été vendus en 2023. Ils représentent 23 % du marché, contre 9 % en 2020. L’augmentation de l’offre conduit à des baisses de prix permettant d’espérer une progression plus rapide que prévue du renouvellement du parc automobile.

    Une contraction de la demande de pétrole de 25 % est possible d’ici 2030

    La mutation économique en cours pèserait sur la demande de pétrole dans les prochaines années. Les prévisions en la matière sont variables d’un institut à un autre. En 2021, selon le rapport « Net Zero – 2050 » de l’Agence Internationale de l’Énergie, une contraction de la demande de pétrole de 25 % est possible d’ici 2030, cette baisse atteindrait 75 % d’ici 2050. Cette prévision ne semble pas se confirmer. La demande de pétrole continuant à augmenter même si la progression se fait à un rythme moins rapide que prévu en lien avec le ralentissement de la croissance économique en Chine et en Europe. 

    L’électrification du parc automobile soulève de nombreuses interrogations. En 2023, seuls 2 % des véhicules sont électriques. Compte tenu de la durée de vie de plus en plus longue des voitures, le renouvellement du parc mettra plus de vingt ans. Le coût élevé des véhicules électriques et le problème de l’autonomie dissuadent de nombreux ménages d’en acquérir une. Les véhicules de tourisme ne représentent qu’une partie de la demande de pétrole, environ 25 %. De leur côté, les transports maritimes et aériens en croissance ne disposent pas, en l’état actuel, de techniques d’alternatives au pétrole compétitives.

    L’industrie du pétrole pèse plus de 100 000 milliards de dollars

    L’OPEP estime, dans ces conditions, que la demande de pétrole augmentera au moins jusque dans les années 2030 et qu’elle ne diminuera que lentement au-delà. Un quart de siècle pour supprimer l’industrie du pétrole qui pèse plus de 100 000 milliards de dollars apparaît bien court. 

    Même à marche forcée, la substitution mondiale d’une énergie par une autre est une opération complexe sachant que jusqu’à maintenant, l’arrivée de nouvelles énergies n’a jamais provoqué l’arrêt des précédentes. Les énergies ont tendance à s’ajouter les unes aux autres et non à se remplacer. 

    Avec l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le pari de la suppression des hydrocarbures et du charbon est ambitieux et révolutionnaire. Compte tenu des difficultés de l’électrification de l’ensemble des activités, la recherche d’une meilleure efficacité énergétique est prônée par un nombre croissant d’experts. L’électrification suppose le développement de réseaux sophistiqués qui sont pour le moment hors de portée des pays en développement ou émergents. Or, dans les prochaines années, la croissance des besoins en énergie émanera essentiellement de ces pays.

    Toutes les prévisions concernant l’énergie, et en particulier le pétrole, ont été contredites

    La demande de pétrole augmentera d’ici le milieu du siècle en Afrique et en Inde. Les pays en développement consommeraient 70 % du pétrole vendu en 2050 contre 50% à l’heure actuelle. Le respect des objectifs des Accords de Paris suppose une limitation de la progression de la demande sans pour autant entraver la croissance de ces pays. Il nécessite des efforts importants pour faciliter la réalisation d’infrastructures permettant la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays émergents et en développement. 

    Ces quarante dernières années, toutes les prévisions concernant l’énergie, et en particulier le pétrole, ont été contredites. Les politiques d’économie, la montée en puissance du nucléaire ou l’arrivée du pétrole de schiste et de nouveaux producteurs ont modifié les équilibres du marché de l’énergie. 

    Plusieurs forces contradictoires sont aujourd’hui à l’œuvre. D’un côté, un vaste mouvement de décarbonation s’opère quand d’un autre côté, les besoins en hydrocarbures demeurent élevés en raison du décollage économique de l’Inde et de certains États africains. La réussite de la lutte contre le réchauffement climatique passera par le soutien au processus de décarbonation des activités dans les pays émergents et en développement.

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