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  • Législatives : les propositions fiscales pour baisser les factures d’énergie à l’épreuve du droit européen

    Législatives : les propositions fiscales pour baisser les factures d’énergie à l’épreuve du droit européen

    Tous les partis candidats aux législatives promettent des rabais sur les factures d’énergie des Français. La plupart des mesures envisagées sont compatibles avec le droit européen, mais sous certaines conditions.  

    Au 1er juillet, la facture de gaz des ménages français devrait augmenter en moyenne d’un peu plus de 11 %. Une mauvaise nouvelle qui tombe en pleine campagne des législatives anticipées, consécutives de la dissolution de l’Assemblée nationale provoquée par Emmanuel Macron, et qui n’a pas manqué d’interpeller les candidats. 

    Le programme commun de la gauche et de l’extrême gauche réunies au sein du Front populaire, et celui de l’extrême droite, unie derrière le Rassemblement national (RN), proposent tous deux de prendre des mesures pour combattre la hausse des prix, dans une période où l’inflation reste importante et durant laquelle le pouvoir d’achat est redevenu la principale préoccupation des Français

    Certaines mesures proposées par les candidats se heurtent toutefois au droit européen et au droit français.  

    Le RN veut baisser la TVA

    En cas de majorité à l’Assemblée nationale, le RN promet d’abaisser de 20 % à 5,5 % la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les carburants, l’énergie, l’électricité, le gaz et le fioul.

    Selon la directive européenne sur la TVA, abaisser la taxe sur l’électricité et les énergies bas carbone ne pose pas de problème, jusqu’à un minimum de 5 %. 

    Pour acter cette baisse, «  il faudra la faire voter par une loi de finance, afin de modifier le code général des impôts », précise pour Euractiv Maître Matthieu Toret, avocat spécialiste de la fiscalité énergétique au cabinet Enerlex.  

    S’il est désigné Premier ministre, Jordan Bardella devrait donc solliciter le président de la République pour tenir une assemblée parlementaire exceptionnelle durant l’été, afin de faire voter un projet de loi de finance rectificatif. 

    En revanche, abaisser la taxe sur le carburant en dessous de 15 % est interdit par la même directive. En 2022, les États membres de l’UE ont même expressément rejeté la possibilité de réduire le taux ou d’exonérer de TVA les carburants et autres produits ayant des effets néfastes sur l’environnement.  

    Il faudrait donc négocier avec la Commission européenne, ce que Jordan Bardella s’engage à faire, soit pour demander une dérogation temporaire et circonstanciée au droit communautaire, comme celle qu’avait obtenu la Pologne en février 2022, soit une modification de la directive, ce qui prendrait plusieurs années. À défaut, d’agir illégalement et s’exposer à une amende.  

    Au 1er juillet, la facture de gaz des ménages français devrait augmenter en moyenne d’un peu plus de 11 %. ©EPA-EFE/NEIL HALL

    Le « Front populaire » veut bloquer les prix

    Pour faire baisser les factures, le Front populaire prévoit plutôt de bloquer les prix de l’énergie et des carburants. En somme, d’acter le retour du bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement au plus fort de la crise énergétique entre fin 2021 et début 2023.

    En droit français, un blocage des prix ne peut être que de six mois renouvelable et être circonstancié : situations «  exceptionnelle  », de «  crise  » , ou «  manifestement anormale du marché  ».  

    Pour le professeur de droit public à l’Université Paris-Saclay, Jean-Paul Markus, « l’inflation généralisée actuelle ne répond pas à ces critères », écrit-il sur le site internet de vérification juridique Les surligneurs

    Hadrien Clouet, député sortant LFI chargé des questions « énergie », fait le pari inverse. « Je n’imagine pas le conseil d’Etat [cour suprême en droit public, NDLR] estimer que le pays n’est pas en crise, quand les gens ont des difficultés pour se chauffer  », explique-t-il à Euractiv.  

    Jean-Paul Markus estime cependant qu’il ne serait pas totalement impossible de recourir au blocage des prix. Faut-il encore que celui-ci ne contrevienne pas au droit européen de la concurrence, c’est-à-dire « ne pénalise pas trop les importations des autres États membres », note-t-il.   

    L’autre mesure préconisée par le Front populaire, comme d’ailleurs par le RN, vise à «  abolir la taxe Macron de 10 % sur les factures d’énergie  », c’est-à-dire le rehaussement du montant de l’accise sur l’électricité  (CSPE), actée par le gouvernement en janvier, précise Hadrien Clouet.

    Au plus fort de la crise, la CSPE avait été abaissée à son niveau le plus bas autorisé par le droit européen (1 euro par mégawattheures, MWh), avant d’être rehaussé (21 euros / MWh) près de son taux normal en janvier, entraînant une hausse de la facture d’électricité d’environ 10 %. Abaisser la CSPE n’est pas interdit par le droit européen.

    D’une façon générale, les mesures préconisées par le RN et le Front populaire « semblent juridiquement faisables, mais pas dans la minute  », précise Maître Matthieu Toret. Les deux blocs semblent pourtant vouloir agir dans l’urgence.  

    La majorité fait sienne la mécanique du marché

    De son côté, le camp du président de la République s’appuie sur la mécanique du marché européen de l’électricité. Le Premier ministre Gabriel Attal parie ainsi sur une diminution des factures d’électricité de 10 % à 15 % « dès l’hiver prochain », malgré le retour vers la normale du niveau des taxes comme la CSPE, en raison de l’accalmie des prix sur le marché de gros de l’électricité européen. 

    Cette baisse des prix promise par la majorité ne nécessite aucune intervention juridique ou administrative puisqu’elle résulte de l’évolution du marché. « Les prix de l’électricité ont baissé et donc, mécaniquement, les tarifs payés par les consommateurs vont aussi baisser », explique Nicolas Goldberg, responsable du pôle énergie au sein du think tank progressiste Terra Nova, sur TF1 lundi (16 juin).  

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.06.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.06.24

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 20 juin et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Aujourd’hui, on revient sur un terrible fait divers qui s’invite dans la campagne électorale, on fait le point sur le vote en ligne, avant de se pencher sur le programme de la Fête de la musique, car oui c’est demain ! 

    Un « crime odieux »

    De nombreuses personnalités et institutions dénoncent ce mercredi 19 juin le viol collectif d’une jeune adolescente à Courbevoie, adressant leur soutien à la victime âgée de 12 ans. Un acte à caractère antisémite, la jeune fille ayant été victime d’insultes et de menaces de mort en raison de sa confession juive. Les tortionnaires sont aussi des jeunes de 12 ans. De droite à gauche, les dénonciations furent nombreuses et unanimes. Sur son compte X, Marine Le Pen rappelle une « explosion des actes antisémites, en hausse de 300% par rapport aux trois premiers mois de l’année 2023 ». 

    ©BFMTV

    Avez-vous reçu votre convocation ?

    Hier, l’administration consulaire a envoyé une notice détaillant le protocole à suivre pour voter en ligne du mardi 25 juin (12h, heure de Paris) au jeudi 27 juin 2024 (12h, heure de Paris) pour le premier tour. Il est indiqué que vous recevrez les codes d’accès pour participer au premier tour à partir du 20 juin. Si vous n’avez rien reçu lundi, contactez votre section consulaire. Pensez à vérifier vos spams avant de prendre attache avec France Consulaire. Pour le second tour, vous recevrez de nouveaux codes à partir du 1er juillet. 

    Place à la musique 

    Car si la politique a envahi les rues de France, c’est une autre création française qui va faire vibrer les rues du monde entier, la Fête de la musique. Désormais célébrez dans de nombreux pays, vous ne manquerez pas d’occasions pour découvrir les sonorités locales. Mais sinon les Alliances françaises comme de nombreuses associations d’expatriés organisent des soirées. Quelques-unes sont répertoriées sur le site Lesfrancais.press dans un article dédié

    Fête de la musique 2024

    C’est ainsi que s’achève ce flash quotidien des expatriés. Retrouvez toutes les informations pour les élections législatives et les interviews des candidats sur Lesfrancais.press, comme sur toutes les plateformes de streaming (Spotify, Deezer, Apple, etc) ou sur la chaîne Youtube

    Belle journée où que vous soyez et à demain 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Charlotte Minvielle :  » Parler du risque du Rassemblement National au pouvoir est absolument essentiel dans cette élection « 

    Charlotte Minvielle :  » Parler du risque du Rassemblement National au pouvoir est absolument essentiel dans cette élection « 

    Charlotte Minvielle est la candidate Europe Ecologie Les Verts du Nouveau Front Populaire. Elle était déjà candidate en 2022. Elle se présente donc pour la 3ème circonscription des Français de l’étranger, comprenant les îles britanniques et les pays d’Europe du Nord. Lesfrançais.press l’a rencontrée. 

    Écouter le podcast avec la candidate du Nouveau Front Populaire sur la IIIème

    Pour la candidate,la “campagne se passe vraiment bien. Plus de 300 personnes se sont mobilisées en un temps record. On a réussi à rassembler les militants de gauche en pleins de pays comme la Suède, au Royaume-Uni, en Irlande. Il y a un sursaut de mobilisation et d’espoir par rapport au risque de la situation dans laquelle on est. La décision du président de la république d’annoncer une dissolution a vraiment plongé le pays dans le doute, dans la crainte et place au Rassemblement National aux portes de la victoire et c’est vraiment très dangereux. Tous les partis de gauche se sont rassemblés pour créer le Nouveau Front Populaire et je suis super ravi de pouvoir être la représentante et pour essayer de gagner cette circonscription.”

    Peu de temps pour convaincre

    Selon Charlotte Minvielle, ces 3 semaines sont faisables. “Oui je pense qu’on peut faire campagne en si peu de temps. Ce soir on organise une réunion de lancement de campagne. On va organiser des webinars jeudi et en présence des sénateurs et des eurodéputés socialistes et dimanche on organise aussi un autre webinar sur les questions de la paix et de l’international, un sujet hautement important pour les Français d’Europe du Nord et on va aussi organiser des cafés citoyens à Londres et on a plein de choses de prévu déjà donc je pense qu’il est possible de faire une campagne éclair avec juste quelques semaines mais on est très mobilisés pour gagner.” 

    Ouverte au débat

    La candidate a déjà été candidate en 2022 et pour l’union de la gauche.  “La dernière campagne était un petit peu plus longue donc au moins j’ai eu l’occasion de rencontrer des Français en Suède, en Norvège, au Danemark, en Irlande, en Écosse et bien sûr Royaume-Uni. Samy et moi on habite sur la circonscription  depuis des années donc on est au fait des préoccupations des Français de l’étranger que ce soit l’accès à la mobilité verte, notamment le développement des trains de nuit, un tarif plus abordable en Eurostar, et le soutien aux petites écoles FLAM, et le moyen de renforcer les services consulaires. Et j’ai l’occasion de débattre avec le député sortant Alexandre Holroyd, qui sera le suppléant du candidat actuel. Et bien sûr on est ouvert à la possibilité d’un autre débat et bien sûr pour répondre à toutes les questions que les Français pourront avoir.

    Le Rassemblement National pas populaire 

    Charlotte Minvielle explique que les Français de l’étranger sont très au fait de cette menace pour le pays et pour la France. “On a vu l’ascension de l’extrême droite dans d’autre pays d’Europe.  En Italie et aux pays bas. Et on a un gouvernement très conservateur au Royaume-Uni. Mais je pense qu’en fait les électeurs justement sont très inquiets de cette menace de l’extrême droite. Et je pense que c’est important de dire qu’en fait nous l’union de la gauche on est la coalition qui peut réellement réussir à faire en sorte que le Rassemblement National n’arrive pas au pouvoir. Donc les gens peuvent nous aider en envoyant le plus de députés possible du Nouveau Front Populaire et ça, je pense que c’est vraiment important et on a vu même sur les sujets par exemple comme la loi immigration qui a beaucoup choqué et je pense que ça c’est vraiment quelque chose qui est une loi qui a été soutenu par le Rassemblement National. Certains députés Renaissance se sont abstenus ou ont voté contre. Nous notre député Alexandre Holroyd a choisi de voter pour et ça a choqué beaucoup de gens dans cette circonscription qui sont pour plus d’inclusion, pour vivre et travailler et d’étudier dans d’autres pays. De parler du risque du Rassemblement National au pouvoir, de parler du fait de contrer leur mesure et leur rhétorique du xénophobe et leur politique, est absolument essentiel dans cette élection.” 

    Des idées pour les Français de l’étranger

    Charlotte Minvielle a plusieurs projets qu’elle partage avec nous dans le podcast. Le premier, la mobilité verte, elle est écologiste, mais aussi le soutien aux écoles du réseau FLAM et bien d’autres que vous pourrez découvrir dans le podcast disponible ci-dessus ou sur toutes les plateformes de streaming.

  • Vincent Caure :  » Il y a une nouvelle page qui s’ouvre au service des Français « 

    Vincent Caure :  » Il y a une nouvelle page qui s’ouvre au service des Français « 

    Pendant 7 ans, Alexandre Holroyd a représenté les Français d’Europe du Nord. Cette mission a été l’honneur de sa vie cependant il ne représente pas pour les élections législatives en France du 30 juin et du 7 juillet. Pour reprendre le flambeau, c’est Vincent Caure qui a été désigné. Passage de relais sur Lesfrançais.press.

    Écouter le podcast avec le candidat Renaissance

    Retour sur le mandat d’Alexandre Holroyd

    Le député sortant de Renaissance explique que son choix était difficile. « Il faut toujours rappeler les engagements qu’on a pris devant les électeurs. Quand je me suis présenté en 2017 je me suis présenté en étant très clair que l’engagement politique était un moment de la vie qu’il fallait s’y engager pleinement et ensuite de passer la main à quelqu’un qui éventuellement était capable pour remplir le rôle. Tout simplement parce que la vie politique est exigeante. Je considérai après 7 ans passé au service des Français en Europe du Nord était le privilège de ma vie. Il était temps de passer le témoin et je suis ravi que ça soit Vincent Caure qui reprenne le flambeau. Je le connais depuis de longue date et je sais qu’il sera parfaitement capable de remplir cette mission. »

    « Ce que je retiens c’est que le pays c’est un pays merveilleux », a déclaré Alexandre Holroyd. « On le critique beaucoup et souvent et on a tendance à oublier ce qui se passe dans nos pays. En 7 ans de mandat j’ai eu deux privilèges. Le premier c’est de sillonner l’Europe du Nord à la rencontre des Français de l’étranger. Le deuxième en tant que président de la caisse des dépôts, en tant que responsable des budgets c’était de sillonner la France à la rencontre des Français. Ce que je vois partout ne correspond pas au débat public que l’on voit nationalement. C’est plein de gens avec de bonnes idées, plein d’optimisme. Ça ne se retranscrit pas dans le débat national. Je prends une part de responsabilité de limiter la montée du Rassemblement National et de l’extrême gauche. Aujourd’hui il y a une radicalisation du débat public qui ne correspond pas à la réalité du pays. » 

    Alexandre Holroyd et Vincent Caure ©Renaissance

    Qui est Vincent Caure ?

    Il est fier et heureux de présenter sa candidature aux côtés d’Alexandre Holroyd pour la 3ème circonscription des Français établis hors de France, à l’occasion des élections législatives de 2024.

    « En réalité j’ai accepté la demande du président de la république qui m’a demandé de changer de cap. Je me suis engagé à ses côtés depuis 7 ans. J’ai travaillé à l’Elysée et au Ministère des Affaires étrangères au service des Français. Il y a une nouvelle page qui s’ouvre au service des Français. La 3e circonscription est double. Sur la scène politique française la montée aux extrêmes, la montée des comportements anti républicains notamment au parlement est très forte. C’est un réel danger pour notre démocratie. Nous avons à apprendre sur la tradition parlementaire, sur ce qui fait la force des pays et notamment de la Grande Bretagne en matière de tradition parlementaire et du débat politique. Je suis né en 1992 donc je suis né quand le mur de Berlin est tombé, quand l’URSS a effondré, quand l’Europe réalisait un nouveau saut qualitatif vers une intégration plus forte. L’Europe c’est à la source de mes engagements politiques. Je n’oublie pas ce qui s’est passé avec le Brexit. Je le regrette à titre personnel. » 

    Vincent Caure – candidat Renaissance dans la 3ème circonscription des Français de l’étranger

    Dans l’interview, Vincent Caure explique que depuis 2017 Emmanuel Macron a toujours travaillé pour les Français de l’étranger. « Je pense que le bilan de la majorité présidentielle dont a fait partie Alexandre Holroyd et j’espère de faire partie demain c’est celui d’une majorité qui a été au service des français de l’étranger qui les a très bien représentés. Ensuite le bilan ne serait ce en matière budgétaire a été au rendez-vous. »

    « Il faut poursuivre et accélérer ce qui a été fait par Alexandre et les députés de la majorité au cours des 7 dernières années de mandat. On peut continuer à pérenniser les discussions sur la dématérialisation de l’accès au service public. Notamment en matière d’état civil. On peut aller plus loin que notamment le simple copie d’état civil. On peut aller plus loin pour la production même des pièces d’identité et d’aller plus loin dans le vote électronique. » 

    Vincent Caure – candidat Renaissance dans la 3ème circonscription des Français de l’étranger
  • Franck Pajot :  » On doit avoir une politique de gauche sociale forte, avec des réformes dès le début d’une prise de pouvoir « 

    Franck Pajot :  » On doit avoir une politique de gauche sociale forte, avec des réformes dès le début d’une prise de pouvoir « 

    Pour la campagne électorale des élections législatives du 30 juin et du 07 juillet, nous proposons aux auditeurs de la French Radio Hong-Kong et aux lecteurs du site Lesfrancais.press de rencontrer les candidats, sur la XIème circonscription des Français de l’étranger. Nos 3 invités représentent les 3 principaux mouvements en position de créer une coalition à l’Assemblée nationale et de gouverner notre pays. Après une Anne Genetet, la députée sortante qui se représente pour la majorité présidentielle sous l’étiquette Ensemble, soutenue par Horizon, nous avons reçu Franck Pajot, élu consulaire pour la Chine du Nord, la Corée du Nord et la Mongolie mais aussi candidat pour le parti socialiste au sein du Nouveau Front Populaire.

    Écouter l’interview de Franck Pajot

    Son interview

    Q : Il n ‘y a que quelques jours avant le vote. Comment pensez-vous pouvoir vraiment faire campagne en si peu de temps ? 

    Ça va être très compliqué, surtout dans notre circonscription qui représente 49 pays. 

    J’étais candidat/suppléant en 2022, et nous avons donc un réseau important sur la circonscription, d’élus, de responsables d’associations, de militants.

    Q : Vous êtes donc désigné par le Front populaire, avez-vous déjà réussi à rassembler l’ensemble des partis de gauche, des communistes aux écologistes en passant par les socialistes ?

    Ça n’a pas été simple. C’est une candidature d’union et je suis quelqu’un qui a toujours cherché à rassembler. Je pense qu’on ne peut pas tenir un discours rassembleur et au moment où on nous propose l’union, ne pas s’engouffrer dans cette union. 

    Maintenant, je me tourne vers l’avenir effectivement, il y a eu des discussions au niveau national. J’ai été désigné pour représenter ce front contre les idées de l’extrême droite et contre un parti présidentiel qui, finalement, a créé le chaos dans notre pays et le chaos depuis quelques jours, avec cette dissolution surprise.

    Q :  Justement, on parle de cette dissolution surprise, que vous disent les Français de votre circonscription sur ce délai ? Moins de quinze jours de campagne pour un engagement qui est de cinq ans. Est-ce que ça n’est pas un peu les priver de débat ?

    Certainement. Je suis quelqu’un qui suit au service des gens depuis de nombreuses années. J’aime rencontrer les gens, j’aime parler avec eux, j’aime savoir ce qu’ils font, comprendre comment ils fonctionnent. Je suis un élu de proximité et suis à l’écoute de tous.

    J’ai mes convictions, je suis affiché à gauche, je les assume pleinement, mais je suis à l’écoute de tout le monde, et notamment en tant qu’élu et je le serai en tant que député. C’est ce qui nous manque profondément dans la circonscription.

    Alors, les Français ont été surpris, dans un premier temps, de cette dissolution, mais nous sommes organisés, on a envie de faire campagne, on a envie d’apporter cette rupture que les Français attendent.

    Q :  Dans la onzième circonscription, le rassemblement national a un fort taux avec 9,48 % aux européennes. L’arrivée au pouvoir en France de ce parti et la question clé, c’est le paradoxe entre une campagne en France et une campagne à l’étranger Parler d’eux dans votre campagne, est-ce que ce n’est pas aussi faire un peu évoluer ces idées auprès de vos électeurs?

    Sur la question du vote rassemblement national, ce sont des gens en colère qui se tournent vers les extrêmes. Je l’ai observé, j’étais assesseur, toute la journée, dimanche, j’ai vu des jeunes s’exprimer pour le rassemblement national. Je le regrette, évidemment, mais cette colère, finalement, elle a été amenée encore une fois par la politique menée depuis quelques années. Je parlerais à ces gens pour leur expliquer, et notamment pour les Français de l’étranger, que la voie qu’ils ont choisie n’est pas la bonne. 

    Parce que le Rassemblement national, est un parti raciste qui a comme projet de casser le social, c’est-à-dire que pour les Français de l’étranger il n’y aura plus de CFE, il y a une remise en cause aussi du système éducatif. On pourrait débattre longuement sur le programme du Rassemblement national, il faut en avoir peur.

    Q : On est dans une campagne express, concrètement, comment est-ce que vous pouvez faciliter, le choix des électeurs à travers une réforme ou un sujet fort qui vous permette de vous engager auprès des Français de l’étranger.

    Il y a deux choses : un député, est député de tous les Français. J’ai la conviction, après toute cette violence, on a une société fracturée, il y a beaucoup de violence dans les propos, dans le débat politique, qu’on a besoin d’alternance, on a besoin d’apaisement et je pense qu’on doit avoir une politique de gauche sociale forte, avec des réformes dès le début d’une prise de pouvoir. 

    Q :  Concernant les Français de l’étranger quelle serait la réforme prioritaire que vous souhaitez soutenir ?

    Pour moi, l’école elle, est au centre des préoccupations des Français de l’étranger on l’a vu au moment de la crise du covid. L’école française, est un lieu de rassemblement.

    J’ai évoqué la crise de la Covid. Vous savez qu’elle a beaucoup impacté les Français de l’étranger notamment en Chine, où je vis. Il y a une vraie réforme qui doit amener à un service public fort dans les consulats, où on a réduit les effectifs, mais aussi à l’école et nous devons défendre ce service public, qui est l’agence pour l’enseignement français de l’étranger (AEFE) et refuser une privatisation de notre système éducatif à l’étranger. Il faut défendre le statut des écoles. Nous avons des établissements en gestion directe et conventionnés. Nous devons rester dans ce cadre, avec des personnels détachés ou recrutés localement, avec des formations. Il faut renforcer le fonctionnement de nos consulats, beaucoup de Français se sentent délaissés. Je pense que nous avons une réforme à faire à ce niveau-là. 

    Il y a aussi la question de la fiscalité, de l’accompagnement il y a beaucoup de choses à faire pour les Français de l’étranger. Aussi la question de la représentation des élus locaux, même s’il y a des choses qui ont été faites, mais on a encore beaucoup de sujets à travailler.

    Q : Là, on est sur une configuration globale des Français de l’étranger on revient sur la onzième circonscription, là où vous êtes candidat. Quelles seraient pour vous les deux principales actions à mener pour les Français de la onzième circonscription?

    La onzième circonscription est complexe avec 49 pays et la population française dans chaque pays n’est pas la même. Il faut en tenir compte. 

    Par exemple, si je prends la Thaïlande, où on a un grand nombre de retraités, qui sont maltraités, délaissés par leurs représentants, notamment sur la question de la fiscalité. Les représentants de la France devraient être là, à leur service pour régler ce problème qui dure depuis quelques mois. Finalement, ce sont des gens qui touchent une petite retraite, sont modestes, ils font venir leur retraite en Thaïlande. Ils ont fait ce choix et on les taxe alors même qu’il y a des accords fiscaux entre les deux pays. C’est finalement un problème technique qui devrait être réglé tout de suite. 

    Q : Demain, vous êtes élu député de la onzième circonscription. Qu’est-ce que vous allez faire en premier ?

    Je serais, dans un premier temps à l’écoute des gens. J’ai mes convictions, je suis capable de prendre des décisions, de trancher, mais j’aime bien écouter.
    Il y a deux questions pour moi essentielles : la question de l’école et la question des inégalités, notamment des inégalités sociales. 

    Je n’ai pas parlé de la CFE qui vit des problèmes de fonctionnement en ce moment, parce qu’elle n’est pas soutenue. Mais c’est quelque chose d’extraordinaire, on peut continuer à avoir une sécurité sociale quand on est Français de l’étranger et on peut continuer à cotiser à la retraite. 

    Je suis pour soutenir la CFE, pour maintenir ce système par répartition, ce système social qui est quand même important pour tous les Français de l’étranger en tant que député, j’aurai une parole forte sur ces questions sociales : sécurité sociale, CFE, et la question des retraites.
    C’est vrai que ce sont des problématiques complexes, les Français de l’étranger sont dans des pays différents, sont des populations de différentes, et ils sont dans des pays avec des lois et des accords différents avec la France. C’est pour ça que c’est complexe. Il faut aller sur le terrain. Je le fais en tant que petite élu de proximité. L’AEFE parle beaucoup d’écoles inclusives, de l’égalité homme femme. Ce sont des sujets que je porte quotidiennement, il faut avoir des résultats.
    Malheureusement, j’aurais peu de temps pour me déplacer. Je ne me déplacerai pas que dans les grands bureaux de la circonscription. Je veux aller voir tous les Français.
    L’Europe orientale. On a un conflit, on a une guerre qui dure depuis des années. Notre circonscription est au centre de beaucoup de choses, des problématiques géopolitiques mondiaux. On a eu le covid, on a eu la guerre. Et un député des Français de l’étranger, il connaît sa circonscription, il connaît les problématiques géopolitique, géographique, écologique de sa circonscription et il doit apporter son expertise. Il est là pour ça. C’est ce qui a manqué avec nos députés actuels.

    C’est un bilan. Il faudra quand même parler du bilan à un moment donné. Si je suis au deuxième tour.

    Je serai le député qui apportera l’expertise de la circonscription, dans une région géographique essentielle pour la paix dans le monde.

    Je vis en Chine depuis 17 ans. C’est complexe. Au moment du Covid, j’ai écrit au président Macron, j’ai écrit au ministre des Français de l’étranger pour la question de la vaccination. J’ai fait des webinaires avec Shanghai, avec les parents d’élèves, avec les collègues du lycée de Shanghai qui étaient en souffrance pendant un confinement épouvantable. J’ai soutenu les parents, les collègues, les enfants. Très vite, je suis intervenu pour militer pour cette question du contrôle continu pour le baccalauréat et finalement on a été entendu. On a été abandonné sur la question du covid. Je ne veux pas revenir là-dessus, mais ça a quand même marqué la population et j’en reparlerai quand même pendant ma campagne. Nous étions dans un pays pendant trois ans enfermés, on ne pouvait pas sortir et à 10.000 kilomètres de la France et on n’a rien fait. 

    Q : Qu’avez-vous envie de dire aujourd’hui en une phrase aux électeurs de la 11 circonscription pour qu’ils vous fassent confiance? 

    Je suis quelqu’un qui veut rassembler. Je souhaite qu’on fasse front contre le danger du Rassemblement national et je veux qu’on soit unis pour une France fraternelle. 

    Donc j’invite tous les Français de l’étranger, sans distinction, à voter pour moi et pour ma suppléante 

    Q : Qui est votre suppléante ?

    Florence La Carbona, elle est en Australie. Elle n’appartient pas à un parti politique. C’est quelqu’un de très engagée pour l’école, pour l’écologie. 

  • Effets néfastes des écrans sur la vie quotidienne

    Effets néfastes des écrans sur la vie quotidienne

    En 2023, 34 % des internautes de 15 à 74 ans déclarent avoir été confrontés à au moins un effet néfaste lié à l’usage des écrans dans la vie courante, en dehors des temps d’étude ou de travail. Les plus jeunes sont particulièrement concernés : 57 % chez les moins de 20 ans et 49 % chez les 20-34 ans, contre 23 % des 50-64 ans et 16 % des 65-74 ans.

    Ces chiffres révèlent une tendance inquiétante quant à l’impact croissant des écrans sur notre quotidien, en particulier la santé et l’équilibre de vie familiale.

    Réduction du temps de sommeil et autres effets néfastes

    L’effet néfaste le plus fréquemment rapporté est, de loin, la réduction du temps de sommeil, suivi par la négligence d’autres loisirs. L’obsession vis-à-vis des écrans se classe en troisième position des effets ressentis par les Français. Il apparaît que les écrans influencent non seulement notre bien-être physique, mais aussi notre équilibre entre vie privée et activités de loisirs.

    L’impact des écrans sur le sommeil est particulièrement préoccupant. En 2023, 37 % des 15-19 ans déclarent limiter leur temps de sommeil au moins une fois par semaine pour rester sur les écrans, contre 25 % parmi l’ensemble de la population. Ce phénomène touche également 43 % des 20-29 ans. Après 30 ans, les individus limitent de moins en moins leur temps de sommeil pour rester sur les écrans : 34 % pour les 30-34 ans, 17 % pour les 50-64 ans, et 10 % pour les 65-74 ans.

    La limitation du temps de sommeil semble perçue différemment par les femmes et les hommes. Ainsi, 44 % des hommes de moins de 20 ans, contre 29 % des femmes du même âge, déclarent limiter leur temps de sommeil à cause des écrans. Au sein des 20-24 ans, 51 % des hommes contre 35 % des femmes reportent le début de leur nuit. Toutefois, cette différence de comportement disparaît après 25 ans. Il est également à noter que les personnes de 20 ans ou plus limitent davantage leur sommeil pour rester sur les écrans lorsque des enfants mineurs sont présents dans le ménage : 28 % en présence d’enfants mineurs, contre 22 % sans.

    La limitation du temps de sommeil augmente aussi avec le niveau de diplôme. Parmi les 20 ans ou plus, 31 % des internautes titulaires d’un bac+3 déclarent limiter leur sommeil, contre 17 % des personnes sans diplôme ou titulaires d’un diplôme inférieur au baccalauréat. Cela peut s’expliquer par le fait que ces derniers sont généralement soumis à des horaires plus contraignants et des journées de travail qui commencent plus tôt.

    ©Stockadobe

    Négligence des autres activités de loisirs

    Outre la réduction du temps de sommeil, le temps d’écran se fait au détriment des autres activités de loisirs. En 2023, 10 % des personnes déclarent avoir négligé au moins une fois par semaine leurs loisirs pour rester sur des écrans. Ce phénomène touche 18 % des 20-24 ans, 15 % des 15-19 ans, et 13 % des 25-29 ans.

    Les femmes négligent un peu moins leurs loisirs que les hommes pour rester sur les écrans (9 % contre 11 %). Par ailleurs, vivre en couple semble influencer le temps passé devant un écran. Les célibataires et les personnes en couple qui déclarent ne pas vivre sous le même toit ont une plus forte propension à réduire leurs loisirs pour rester devant un écran : 11 % et 16 % respectivement, contre 8 % pour les personnes vivant en couple dans le même logement que leur conjoint.

    Conflits familiaux liés aux écrans

    L’usage excessif des écrans peut également générer des conflits familiaux. En effet, 5 % des internautes déclarent avoir des conflits avec leur entourage en raison de leur usage des écrans. Ceci est encore plus vrai au sein des ménages avec enfants : 9 % des personnes vivant dans un ménage comportant au moins un mineur déclarent avoir des conflits avec leurs proches au moins une fois par semaine en raison de leur utilisation des écrans, contre seulement 3 % pour les autres personnes. La présence d’enfants dans le foyer peut donc accentuer les tensions liées aux écrans.

    L’obsession des écrans et ses conséquences

    L’obsession des écrans a également des conséquences psychologiques significatives. 4 % de l’ensemble de la population déclare se sentir déprimée à cause des écrans. C’est parmi les plus jeunes que l’usage des écrans a le plus d’effet sur l’équilibre psychique : 11 % des 15-19 ans et 7 % des 20-34 ans déclarent se sentir déprimés après utilisation des écrans.

    De même, les plus jeunes sont les plus sujets au risque de dépendance à l’écran au moins une fois par semaine : 19 % des 15-19 ans et 14 % des 20-34 ans, contre 9 % de l’ensemble de la population.

    Ces chiffres mettent en lumière l’importance de sensibiliser les jeunes aux risques associés à une utilisation excessive des écrans.

    L’usage des écrans : une limitation compliquée

    Limiter l’usage des écrans semble être un défi pour de nombreuses personnes. En 2023, 35 % des internautes déclarent avoir déjà tenté de limiter leur propre usage. Cette part atteint même la moitié parmi ceux âgés de moins de 30 ans. Chez les personnes qui se sentent déprimées en raison de leur usage des écrans, ce taux atteint 73 %, tandis que 51 % des personnes déclarant une envie obsédante liée aux écrans ont tenté de limiter leur usage.

    Malgré une prise de conscience croissante des effets néfastes des écrans, beaucoup peinent encore à en réduire l’utilisation. Le taux d’échec est plus élevé chez les moins de 20 ans (10 %) et les 25-29 ans (9 %) que chez les autres classes d’âge (7 %). Les écrans ont des impacts significatifs sur la vie quotidienne des Français, touchant à la fois le sommeil, les loisirs, les relations familiales et la santé mentale.

    Une prise de conscience collective et des mesures adaptées semblent nécessaires pour réduire ces effets néfastes et promouvoir un usage plus sain et équilibré des écrans.

  • Législatives : un tiers des eurodéputés RN candidats

    Législatives : un tiers des eurodéputés RN candidats

    Huit eurodéputés du Rassemblement national (RN) sur les 30 élus le 9 juin au Parlement européen repartent en campagne pour les législatives anticipées en France. Ils sont donc susceptibles de quitter leurs fonctions à Strasbourg avant même d’avoir atterri. 

    Après la victoire écrasante du RN aux élections du 9 juin, qui a emporté 31,4 % des suffrages exprimés et obtenu 30 sièges au Parlement européen, le président Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale.

    Les partis politiques français n’ont donc eu qu’une semaine (9 au 16 juin) pour désigner leurs candidats aux législatives des 30 juin et 7 juillet prochains. Surfant sur sa dynamique des Européennes, le RN a investi 8 députés européens sur les 30 membres du parti d’extrême droite fraîchement élus à Strasbourg.

    Six sont des néodéputés : Anne-Sophie Frigout, Julie Rechagneux, Sylvie Josserand, Gaëtan Dussausaye, Rody Tholassy et Julien Leonardelli.

    Comme le révélait Euractiv la semaine dernière, les députées européennes sortantes Virginie Joron et Marie Dauchy sont également candidates.

    « La priorité aujourd’hui, c’est la France et les Français. Ce vote sanction contre la politique d’Emmanuel Macron [en faveur du RN aux Européennes, NDLR] et ce vote d’adhésion à notre parti doivent tous nous mobiliser », se justifie-t-elle auprès d’Euractiv.

    Si elle emporte la 2e circonscription du Bas-Rhin (Alsace), Virginie Joron devra quitter son poste à Strasbourg, laissant la place au premier non élu de la liste portée par le RN lors de la campagne des Européennes, soit André Rougé, eurodéputé sortant.

    Chaque eurodéputé qui quitte ses fonctions laisse ainsi la place au suivant sur la liste. Sur cette liste de 81 noms, plus d’une trentaine se présentent aux législatives.

    Marine Le Pen, chef du parti d’extrême droite Rassemblement national (RN) arrive pour prononcer un discours dans le cadre de la campagne pour les élections européennes à Paris, France, 2 juin 2024. [EPA-EFE/ANDRE PAIN]

    Théoriquement, si tous les candidats aux législatives sous bannière RN et figurant sur la liste des Européennes remportent leur circonscription, cela signifie que des candidats au-delà de la 50e position pourraient rentrer au Parlement européen. Du jamais vu.

    En pratique, il y a cependant très peu de chance que tous ceux qui se présentent entrent à l’Assemblée nationale. Beaucoup s’étaient présentés aux législatives de 2022, mais seules les eurodéputées Joelle Mélin et Hélène Laporte avaient réussi à entrer à l’Assemblée nationale.

    Néanmoins, la dynamique actuelle semble être plus favorable au RN qu’en 2022 encore, et certaines projections estiment que le parti pourrait emporter jusqu’à 265 sièges sur les 577 de l’Assemblée, soit pratiquement la majorité absolue (289). Plus que jamais, les sondages doivent toutefois être pris avec des pincettes, car la situation actuelle est inédite.

    En outre, les législatives de 2022 avaient montré que l’écart entre les projections d’entre deux tours et la réalité pouvait être important. Le RN était à l’époque annoncé aux alentours de 20 à 30 sièges et en avait finalement raflé 89, contre 245 pour la majorité présidentielle.

    Parmi les 14 eurodéputés RN non reconduits, trois candidatent également aux élections législatives : Patricia Chagnon, Jean-Lin Lacapelle et Dominique Bilde.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.06.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.06.24

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 19 juin et vous écoutez le flash quotidien des expatriés ! Dans les titres : 115 candidats pour 11 sièges – Bardella pose ses conditions – S’évader avec TV5MONDEplus 

    Pluie de candidats 

    Pour les Français de l’étranger, ils sont 115 à se présenter, soit un peu plus de 10 en moyenne par circonscription. Parmi eux les députés sortants, à l’exception d’Alexander Holroyd, qui a décidé de ne pas se représenter dans la 3ème. Mais aussi des challengers bien rodés, comme la secrétaire générale de la fédération des Français de l’étranger du parti socialiste, Cécilia Gondard, qui affrontera le directeur de campagne de Valérie Hayer, et député sortant Piyere-Alexandre Anglade dans la 4ème. Il y a aussi des parachutés, comme le président de l’UPR, le parti du Frexit qui va se frotter à Anne Genetet dans la XIème ou Maxime Da Silva qui bascule de Rouen à Madrid pour le compte de lFI. Tous les détails dans l’article dédié sur lesfrancais.press.

    Français de l'étranger

    Les conditions du RN pour Matignon 

    Jordan Bardella a déclaré ce mardi 18 juin vouloir une majorité absolue à l’Assemblée nationale (soit 289 députés) pour avoir les mains libres et accepter le poste de Premier Ministre. Ces déclarations n’ont pas manqué de faire réagir Gabriel Attal, qui mène la campagne pour le camp présidentiel. Chez Jordan Bardella, « il y a de moins en moins de programme et de plus en plus de conditions, ça commence à ressembler à un refus d’obstacle », a taclé le Premier ministre sur franceinfo ce mardi. 

    Jordan Bardella tête de liste Rassemblement National aux élections européennes
    Jordan Bardella tête de liste Rassemblement National ©AFP

    Si on oubliait la politique 

    C’est ce que nous propose TV5MONDEplus en ce mois de juin. L’équipe de programmation de la seule plateforme francophone, mondiale et gratuite, a gardé la tête froide malgré le 09 juin. Ainsi, ils vous proposent de plonger dans une rétrospective de l’œuvre de Claude Chabrol ou de découvrir le sens des mots avec la deuxième saison de la websérie exclusive Derrière les paroles. 

    tv5mondeplus
    tv5mondeplus

    C’est tout pour ce mercredi, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés ! Passez une belle journée où que vous soyez ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

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