C’est une idée simple : faire jouer tout le monde partout pendant une journée pour célébrer la musique dans la joie et la bonne humeur a traversé le temps, mais aussi les frontières et les océans. En 42 ans, de 1982 à 2024, la fête de la Musique n’a cessé de grandir et de se diffuser dans le monde, pour le plaisir des enfants comme des adultes, des amateurs comme des professionnels. Et pour nous rassembler sans d’autre ambition que celle de partager un moment joyeux. En France, le match des Bleus et les tensions politiques ont eclipsé la célébration mais en dehors de l’hexagone et en particulier chez les Français de l’étranger, la fête a battu son plein et parfois elle continue à faire danser tout le week-end.
Au Pérou, premier 21 juin musical
Depuis le 15 et jusqu’à vendredi prochain, le 28 juin, la musique est à l’honneur, grâce aux Alliances françaises du pays. Elles ont réuni sur plus de 25 scènes dans tout le pays, plus de 500 artistes et 58 groupes de musique. Avec des genres musicaux variés et plein de talent, ils ont ravi les participants et continueront donc encore pendant une semaine. Les concerts y sont totalement gratuits !
Les incontournables de la chanson française en Corée du Sud
En Corée du Sud, on ne rigole plus avec la Fête de la musique. Depuis samedi dernier (15 juin 2024) et jusqu’à demain (dimanche 23 juin 2024), les animations étaient importantes. Que ce soit à Séoul, Busan, Incheon, Daejeon, Gwangju ou Gongju, le Service Culturel de l’Ambassade de France en République de Corée s’est mobilisé comme rarement, un exemple pour les autres postes diplomatiques.
En effet, pendant une semaine dédiée à la Fête de la Musique, pas moins de 14 événements ont été sélectionnés à la suite d’un appel à projet. Ainsi on a pu écouter des incontournables de la chanson française sans oublier la musique électronique et la fameuse « French Touch » des années 2000 , en passant par la musique classique et le jazz.
Les spectateurs, qu’ils soient expatriés ou nationaux, ont pu s’immerger dans cette célébration du patrimoine musical français passé, présent et futur. Et comme chaque année, l’arrondissement de Seodameun au coeur de la capitale coréenne s’est transformé en quartier parisien le temps d’une journée ce samedi 22 juin. Grâce à la piétonnisation entière de la Rue de Yonsei, les spectateurs ont découvert notre culture en pleine immersion. Pour cela, ils ont même pu flanné dans marché d’artisanat français.
Aux 4 coins du monde
Si au Pérou comme en Corée, la fête se prolonge encore un peu.. Ailleurs, elle est bien finie mais quel succès ! A Bangkok, on a pu aussi découvrir les petites prodiges du cours de danse en français que propose l’Alliance française sur place.
A Budapest, c’etait une fête de la musique itinétante que vous a proposé l’Alliance francaise Varna -Bulgarie. Les participants furent particulièrement enchanté par la prestation de solistes emblématiques de la ville (Jana Kostova, Sylvia Anguélova, Ilina Mihaylova, Plamen Raykov et Guéo Tchobanov.). Depuis le balcon de l’Opéra de Varna les artistes ont ravi toutes les oreilles avec une sélection de leurs solos.
Dans la capitale, des concerts gratuits ont eu lieu à l’Olympia, au Louvre, au Palais Royal, sur les Quais de Seine… Du côté de l’Institut du monde arabe, situé dans le 5ème arrondissement, les Parisiens ont pu assister à l’arrivée d’une flamme musicale imaginée dans le cadre de l’Olympiade culturelle de Paris 2024, et à un live de Ibrahim Maalouf & The Trumpets of Michel-Ange, suivi d’une soirée « IMA x Konbini ».
A Lyon cette occasion, dans le cadre de l’ouverture de l’exposition Connecter les mondes, le musée des beaux-Arts de Lyon a organisé plusieurs concerts, toute la journée du 21 juin, dans ses jardins. Chant choral, rumba congolaise, musique orientale, folk, pop, électro, la programmation musicale en partenariat avec le Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes s’esy voulue ouverte et variée. En parallèle des concerts, tout le musée était également ouvert à tous gratuitement, toute la journée.
Du côté de la cité phocéenne, Marseille, un programme musical dense était prévu ! La place Jean Jaurès et l’Eglise Notre-Dame du Mont ont accueilli bien entendu des événements musicaux. Le collectif Les jardins suspendus lui, a investi le château d’If pour une soirée. Le DJ Leo Pol, qui transgresse les codes de la house et de la techno, a assuré un set live exclusif de 3 heures, qui marquait le début de sa première tournée.
L’Union européenne est une union sui generis de vingt-sept États européens qui délèguent ou transmettent, par traité, l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires selon des modalités fixées par avance. L’Union ne s’apparente pas une structure fédérale, n’étant pas dotée d’un pouvoir législatif direct.
Certaines fonctions peuvent néanmoins être considérées comme fédérales. Figurent parmi celles-ci, la politique monétaire, les opérations de la Banque européenne d’investissement, la politique douanière et le plan Next Generation. Le budget européen est en partie fédéral mais sa répartition donne lieu à d’importantes négociations entre les États, ces derniers mettant en avant le concept de retour sur investissement.
Faible degré de fédéralisme en Europe
Le degré de fédéralisme est faible en Europe. Contrairement à ce qui est communément admis, les moyens de l’Union et plus particulièrement de la Commission sont limités. Le budget européen représente 1 % du PIB quand les dépenses publiques en Europe s’élèvent à 49 % du PIB.
Il y a moins de fonctionnaires à la Commission européenne (32 000) qu’au ministère de l’Agriculture français (36 000) quand l’Union compte 447 millions d’habitants et la France 416 000 exploitations agricoles. Les investissements de la Banque européenne d’investissement sont réduits, autour de 50 milliards d’euros par an.
En 2021, de manière exceptionnelle, l’Union a décidé dans le cadre du plan Next Generation EU de financer des investissements à hauteur de 800 milliards d’euros, sans prendre en compte le poids relatif du PIB des États membres. Les capacités d’orientation de la Commission en matière d’industrie sont réduites.
@Adobestock
Les États, surtout depuis le début de la crise sanitaire, subventionnent de plus en plus l’installation d’usines que ce soit pour produire des batteries ou des microprocesseurs. La surenchère actuelle ne permet pas une allocation optimale des ressources en fonction des avantages comparatifs des États. En prenant en compte ces derniers, les usines devraient être majoritairement implantées en Allemagne, en République tchèque ou Slovénie. Ces pays disposent, en effet, d’un tissu industriel dense, d’un nombre élevé de techniciens et d’infrastructures performantes. Le poids de l’industrie dans le PIB atteint 25 % en République tchèque, 20 % en Allemagne, et 20 % en Slovénie.
Une compétition des États membres néfaste ?
Dans une configuration fédérale, les autres pays ne seraient pas pénalisés par l’absence d’implantations industrielle sur leurs territoires car ils pourraient bénéficier de la redistribution des gains dont bénéficieraient les pays d’accueil.
Dans le système actuel marqué par une compétition des États membres, trois risques majeurs existent : un gaspillage des ressources publiques, une inégalité croissante entre petits et grands États, une surproduction. La multiplication des aides à la création d’usines génère des effets d’aubaine. Les entreprises qui ont décidé de toute façon l’intention d’en construire sont tentées de faire monter les enchères entre les États membres. À ce jeu, les États les plus importants disposent de moyens financiers plus importants ce qui pénalise les petits États même si ces derniers peuvent être dotés d’avantages comparatifs.
Comme chaque État souhaite avoir ses usines de batteries, de microprocesseurs ou de médicaments, une surproduction n’est pas à exclure. La rentabilité des projets pourrait alors s’avérer décevante voire inexistante. Les contribuables après avoir acquitté les subventions d’implantation pourraient avoir à supporter les pertes. Les implantations ne tenant pas compte des avantages comparatifs sont susceptibles d’être inflationnistes, les coûts de production ayant tendance à être plus élevés que si les usines avaient été installées dans des pays disposant d’atouts dans les domaines de production concernés.
Portant les couleurs du Nouveau front populaire, Asma Rharmaoui-Claquin a répondu aux questions Lesfrancais.press. Elle concourt pour l’élection législative dans la 7eme circonscription des Français établis hors de France. La candidate connaît bien ce territoire qui regroupe nos compatriotes d’Allemagne, d’Europe centrale et des Balkans. En effet, elle s’était présentée à leurs suffrages en 2022. Pour autant, cette campagne très courte lui permettra-t-elle de l’emporter ? Quels discours privilégier, celui national ou bien local ? Quelle attitude face au RN ? Et quelles propositions ? Nous avons interrogé Asma Rharmaoui-Claquin pour (presque) tout savoir.
Écouter le podcast avec la candidate du Nouveau Front Populaire
L’utilisation du 49.3 a mis à mal le travail des députés
Membre de La France Insoumise (LFI), la candidate est une « enfant de la génération Erasmus » nous dit-elle. En effet après ses études dans différentes villes allemandes, elle s’est installée dans ce pays. Elle y habite depuis dix ans. Asma Rharmaoui-Claquin travaille dans le secteur de l’environnement. Elle est aussi active au sein de l’association Français du monde (ADFE).
Asma Rharmaoui-Claquin et sa suppléante Audrey Leclerc
Évoquant la situation politique, la porte-drapeau du Nouveau Front Populaire porte ce constat : « nous sommes dans un chaos parlementaire sans nom » déclare-t-elle. En tout cas, c’est le reflet des conversations qu’elle peut avoir avec des binationaux Franco-Allemands. Ces personnes sont « attachées au travail des députés ». Or, depuis « la réforme des retraites et l’utilisation du 49.3 » indique-t-elle, beaucoup pensent que « le travail des parlementaires a été mis à mal » par cette procédure.
En répondant à l’extrême droite par la dissolution, Macron met à mal notre démocratie
Au cours de son interview, Asma Rharmaoui-Claquin dénonce la décision du Président de la République de convoquer ces élections anticipées. Elle est sans ambages. En effet, pour elle, « répondre à l’extrême droite avec la dissolution de l’Assemblée nationale, c’est mettre à mal notre démocratie » ! De plus, « les gens ne comprennent pas pourquoi cette dissolution arrive maintenant ».
Asma Rharmaoui-Claquin
« Je suis avant tout militante, et je ne fais pas mon agenda en fonction des échéances » explique-t-elle en réponse à la question « étiez-vous prête à faire campagne ? ». Nonobstant le calendrier électoral, depuis 2022, elle entreprend différentes actions. Elle en énumère quelques-unes à notre micro, comme par exemple celle permettant de reloger en urgence certaines personnes victimes de violence.
Quand on est Français de l’étranger, on est soit même immigré
Alors que le RN a fait 5,91 % aux dernières européennes dans cette 7e circonscription, parler de ce parti sur ce territoire, n’est-ce pas le faire évoluer auprès des électeurs ? Pour notre invitée, « quand on est français de l’étranger, on est soit même immigré ». Alors « ce score du RN », poursuit-elle, est déjà « un paradoxe » entre ce que sont les expatriés et ce qu’est ce parti, analyse-t-elle. Elle parle aussi de la genèse de la formation politique de Marine Le Pen, et de l’histoire vécue en Allemagne. Toujours est-il que ce pays a été « tant touché par les dérives autoritaires ». Rappelant cela, « on ne s’abstient pas face à l’extrême droite, on doit voter contre » assure Asma Rharmaoui-Claquin.
Laissons les parlementaires faire leur travail
La membre du parti de Jean-Luc Melenchon répond aussi au député sortant, Frédéric Petit. Sur nos antennes, celui qui représente les Français de cette circonscription depuis 2017 a dit souhaiter « un « parlement fort, pluriel et cohérent ». Pour la militante LFI, l’utilisation multiple du 49.3 ne permet pas d’avoir ce parlement fort. À la « différence de Monsieur Petit, (…) nous considérons que le 49.3 n’est pas un outil démocratique » précise-t-elle. C’est pour cela qu’elle suggère : « laissons les parlementaires faire leur travail ». En écoutant ce podcast vous saurez également comment elle justifie le comportement de certains députés de son camp qui, pourtant, ont défrayé la chronique.
Enfin, en conclusion de cette interview, la candidate Nouveau front populaire présente ses propositions pour les expatriés : notamment un « Erasmus inclusif » avec un rehaussement des bourses Crous, une hausse du budget des lycées français à l’étranger, et aussi une mobilité verte, pour ne prendre que ces exemples.
Les candidats de la 7eme circonscription des
Français établis hors de France sont (par ordre du tirage au sort) :
1. M. PETIT Frédéric, remplaçante Mme STAUDENMAYER Claire ;
2. Mme HUQUET Isabelle, remplaçante Mme GOLAMHOSSEN Ivana ;
3. Mme RICHARD Cécile, remplaçant M. ROMARY Laurent ;
Élections législatives sur la 11ᵉ circonscription des Français de l’étranger. Suite de nos rencontres avec les candidats. Aujourd’hui, Pierre Brochet, candidat du Rassemblement national pour cette 11ᵉ circonscription. Installé en Malaisie, Pierre Brochet se présente avec Eric Miné, conseiller des Français de l’étranger pour la Thaïlande et la Birmanie.
Écouter l’interview du candidat du RN dans la 11ème circonscription
Q : Comment pensez vraiment pouvoir faire une campagne en si peu de temps ?
Nous avons le bénéfice d’un élan patriotique indéniable et le support d’une union nationale officielle reconnue qui a été forgée entre Jordan Bardella et Mr Ciotti, président des Républicains, avec l’appui de Marion Maréchal.
Il est indéniable que l’élan électoral est là. La campagne électorale est très, très courte. Cependant, grâce à des médias comme le vôtre, nous avons la possibilité d’expliquer ma candidature et notre programme. C’est à confirmer, mais j’envisage aussi des voyages dans les pays, les plus proches de moi en début de semaine, le plus rapidement possible, pour aller à la rencontre de nos compatriotes et leur expliquer les grands enjeux de ces élections.
Q : Alors vous parliez, D’accord. Donc aujourd’hui, votre candidature, elle s’affiche sous la bannière du Rassemblement national, sous la bannière de LR version Ciotti et avec le soutien de Marion Maréchal. Tout à fait. C’est une candidature pour un gouvernement d’union nationale qui est le fruit d’un accord explicite entre le Rassemblement national et le président Eric Ciotti, président des Républicains, avec le soutien de Marion Maréchal. C’est la seule union nationale qui permettra à Monsieur Bardella de constituer, avec une majorité absolue au Parlement, un gouvernement qui sera capable de mettre en place immédiatement des réformes urgentes, pour alléger en particulier le poids financier de l’énergie sur le dos de nos compatriotes, immigration et sécurité également. Ensuite, à la rentrée, le temps des réformes viendra où nous pourrons commencer à travailler sur le fond de toutes les réformes qu’il faut mettre en place.
« C’est la seule union nationale qui permettra à Monsieur Bardella de constituer, avec une majorité absolue au Parlement »
Q : Alors vous nous parlez effectivement d’union des droites avec les soutiens que vous avez sur la circonscription. Quinze candidats sur la circonscription. Sur les quinze candidats, un grand nombre de candidats qui se réfèrent au patriotisme, à la droite nationale. Qu’est-ce que vous avez à dire ?
Vous avez totalement raison. La dispersion du vote est un grand risque. Il y a un grand nombre de candidats aussi bien à gauche qu’à droite. Il n’y a qu’un seul candidat qui représente l’Union nationale et qui permettra une majorité à l’Assemblée nationale.
Ne perdons pas de vue que si on arrive à une majorité absolue serrée, par exemple à 289 députés, y compris des députés électron libre qui se permettent de dire à la fois qu’ils n’aiment pas les partis mais qu’ils s’engagent à voter avec les partis et qu’à chaque vote ils feront non pas un chantage, mais ils négocieront leur vote à chaque occasion.
Ce serait absolument contraire aux désirs des Français qui veulent véritablement un changement majeur dans l’orientation de la politique du pays. Et ce serait donc totalement contre-productif.
Donc, toutes les candidatures que j’appellerais des candidatures de division sont de grands risques pour obtenir l’alternance que les Français demandent, également un risque évident de laisser la place à la députée sortante et aux députés représentant l’extrême gauche et ses alliés.
Q : Je reviens sur cette campagne express. N’avez-vous pas le sentiment de priver un peu les Français de débat pour faire un choix de société ? Le tempo de ces élections législatives anticipées n’est pas de notre fait. C’est ce qui a été décidé par le président Macron pour des raisons qui lui sont propres et qui ne sont pas forcément dans l’intérêt du pays, en tout cas de l’intérêt de la paix sociale.
Ceci dit, l’élan et l’alternance sont en préparation depuis longtemps, depuis au moins un an, sinon plus. Il est évident que les Français, à travers les consultations précédentes, ont exprimé le souhait de voir un changement radical dans l’orientation politique du pays. Et donc oui, la campagne est courte, difficile, mais je pense que les Français sont bien au courant des propositions et des enjeux. Nous sommes là pour les rappeler et les expliquer.
Q : Concrètement, sur cette élection. Si vous êtes élu député de cette circonscription, quelle est la réforme principale ou prioritaire pour les expatriés que vous allez proposer ou mettre en avant ?
Les réformes dont les Français de l’étranger ont besoin sont dans la pratique un peu différente, mais dans l’esprit totalement en accord avec les changements nécessaires à la politique en faveur des Français de métropole, c’est à dire une fiscalité plus juste, le rétablissement des services publics et le soutien à l’activité économique qui sont absolument importants.
« Sans croissance, il n’y a pas d’enrichissement du pays. «
Donc, pour ce qui concerne les Français de l’étranger, comme vous le savez, il y a quelques années, la députée sortante a été à l’origine de changements drastiques dans la fiscalité des Français de l’étranger qui ont mené à une sur fiscalisation des Français de l’étranger. Il faut absolument revoir cela et trouver des solutions fiscales beaucoup plus juste. Et de la même manière, sur la taxation de l’immobilier et des résidences de repli.
Concernant les services publics, les priorités ne sont pas exactement les mêmes. Mais tout Français, même à travers le monde, a affaire au service public de l’État. Pour nous, ce sont essentiellement les services publics consulaires et les écoles françaises agréées ou dépendant du ministère. Là encore, il y a beaucoup d’efforts à faire. Il y a beaucoup de changements ou de révision à faire de ce qui a été fait pendant sept ans.
J’ai récemment assisté à la commission des bourses scolaires pour le lycée français de Malaisie et j’ai été frappé de voir à quel point les bourses se contractaient, des gens qui, pendant la scolarité de leurs enfants jusqu’à présent, avaient le bénéfice de bourses, même parfois pas très grandes, qui tout à coup disparaissent. Ce sont des gens qui sont là pour plusieurs années au long terme, qui ont peut-être bénéficié de bourses pendant trois ou quatre ans, et tout à coup, coup d’arrêt, il n’y a plus rien.
C’est tout à fait dommageable et je pense que nous devons restaurer l’équité des Français de l’étranger avec l’équité des Français de France. L’École publique est publique et quasiment gratuite, à part les frais de scolarité, ce n’est pas du tout le cas, bien entendu, comme vous le savez, pour les Français de l’étranger, en particulier ceux de la 11ᵉ circonscription, le traitement fiscal et le traitement de financement des études pour l’enseignement de leurs enfants me semble injuste par rapport aux Français de France.
Q : Localement sur la 11ᵉ circonscription. Est ce qu’il y a des sujets, des dossiers que vous souhaitez vraiment mettre en avant ?
La 11ᵉ circonscription a une particularité, elle est très grande, mais aussi très éloignée de la métropole. Et j’ai constaté au fil des années que nos compatriotes, qui sont tous des pionniers à leur manière. Quand tout va bien, tout va bien. Quand les choses difficiles commencent, la précarité tend à aller de manière exponentielle et les coûts pour résoudre les difficultés sont très grands. C’est le cas de retraités qui ont du mal à percevoir leur retraite. C’est le cas de conjoint qui arrive, marié en expatriation et malheureusement le divorce intervient et il se retrouve soit coincé dans la 11ᵉ, soit obligé de retourner en France dans des situations de logement et professionnelles précaires. Donc il y a énormément de choses à faire que je pense.
Nos expatriés d’Europe au sens le plus large, sont peut-être moins exposés à ce genre de risque et donc nous devons avoir une attention toute particulière pour les Français qui sont loin de la métropole, qui sont dans des grands pays et parfois très loin des consulats.
Je crois que la solidarité nationale doit s’exprimer plus pleinement pour tous ces Français qui sont, qui ont fait des grands efforts pour s’expatrier et qui méritent, au même titre que tous les autres, la protection de l’État.
Q : Votre candidature va-t-elle avoir un impact sur votre action associative et sur votre activité professionnelle ? J’ai la chance de pouvoir travailler à mon propre compte et donc d’être capable de moduler mon engagement professionnel selon les besoins de mes autres engagements. Il est évident qu’une fois député à l’Assemblée nationale, je mettrai, sinon en sourdine, peut être complètement à l’arrêt, mes activités professionnelles d’avocat.
Et pour ce qui concerne mes activités dans la vie associative au service des Français, je ne pense pas. C’est quelque chose dont je discuterai avec cette association en particulier. Mais dans la manière dont je travaille, on ne mélange pas la politique et le travail social.
Je serai tout à fait disponible à continuer ma mission au sein de cette représentation en Malaisie.
Dès ma candidature, j’ai pris contact avec l’association et de manière volontaire. Je pense que c’était tout à fait normal. Je me suis engagé à me mettre en retrait de mes fonctions de président de la représentation ici en Malaisie, et j’ai même mis un coup d’arrêt aux événements que j’étais en train de préparer pour cette période électorale. Ça me paraissait être tout à fait normal et la moindre des choses.
Q : Si vous aviez aujourd’hui. Un message à transmettre aux électeurs de la 11ᵉ circonscription pour qu’ils votent pour vous. Quel serait ce message ?
Le message est simple, les Français, d’une certaine manière, ont commencé à traverser la rivière. Ils l’ont fait à travers leur vote pour les élections européennes. Nous avons l’avantage d’avoir des élections législatives qui sont, d’une certaine manière, en tout cas, le premier tour sera presque le deuxième tour des élections européennes et donc la traversée du gué est entamée. Il faut aller jusqu’au bout et il faut prendre garde à ne pas être divisés et ne pas donner crédit aux candidats qui, sous prétexte de parler à untel ou untel, prétendent avoir leur soutien. Alors voilà, je mets en garde nos compatriotes. Comprenez bien que, à défaut d’une majorité qui permettra à un gouvernement de prendre les mesures d’urgence et d’entamer les réformes nécessaires, il n’y aura pas de changement et même il y a un risque sérieux et imminent de chaos avec possiblement un Premier ministre qui s’appellerait Monsieur Mélenchon.
Bonjour et bienvenue dans le flash quotidien des expatriés, aujourd’hui, c’est le solstice d’été ou d’hiver selon l’hémisphère mais aussi la Fête de la Musique en France mais aussi un peu partout dans le monde. N’oubliez pas notre article dédié pour retrouver les festivités organisées par les Alliances françaises ou les associations. Mais l’actualité est-elle encore et toujours marquée par les élections. Dans nos titres ce 21 juin : Le parti d’Eric Zemmour prêt pour le 30 juin – Le Conseil constitutionnel valide le scrutin – Hommage à François Hardy
Reconquête ! présent dans toutes les circonscriptions
Sur les 577 circonscriptions à pourvoir, Reconquête ! a investi 330 personnes pour porter leurs couleurs. Si dans l’hexagone, il pouvait manquer de volontaires, c’est en revanche un carton plein chez les expatriés. En effet le parti d’Eric Zemmour présente autant de candidatures qu’il y a de territoires électoraux, à savoir 11. Quant aux propositions pour les Français de l’étranger, on retrouve pêle-mêle la dématérialisation, les résidences de repli, les bourses scolaires mais aussi la lutte contre le wokisme.
Le Conseil constitutionnel valide les dates des élections
Pour la plus haute juridiction en France, la décision de dissoudre a bien été prise en tenant « compte des contraintes matérielles que représentent l’établissement des listes électorales pour les communes et la nécessité d’en disposer au plus tôt ». Pour justifier sa décision, le Conseil constitutionnel rappelle aussi que les électeurs qui estiment « avoir été omis de la liste électorale de leur commune en raison d’une erreur purement matérielle ou avoir été irrégulièrement radiés peuvent saisir le tribunal judiciaire ».
Derniers adieux à Françoise Hardy
En ce jour de la fête de la musique, on finit par la cérémonie tenue hier à Paris en hommage à la chanteuse décédée en début de semaine Françoise Hardy. La foule était compacte aux abords de la salle de la Coupole, et s’est répandue en applaudissements lorsque le cercueil de la chanteuse a été porté jusqu’à l’intérieur. Les fans ont fait part de leur admiration pour la chanteuse avec de nombreux messages personnels.
C’est ainsi que s’achève cette semaine d’actualités dédiées aux expatriés, on se retrouve lundi dernier jour avant l’ouverture du vote en ligne. Belle fête de la musique où que vous soyez !
Au micro Lesfrancais.press, nous recevons Johana Maurel, candidate du Rassemblement national dans la 5eme circonscription des Français établis hors de France. Nos concitoyens vivant à Andorre, en Espagne, à Monaco ou au Portugal sont appelés aux urnes pour choisir leur député. Au cours de ce podcast, celle qui porte le drapeau du RN, nous parle de sa connaissance de ce territoire électoral, ainsi que des enjeux de l’élection.
Écouter l’interview avec Johana Maurel
Elue régionale en Occitanie pour le parti de Jordan Bardella, Johana Maurel explique ce qui la lie avec les expatriés. En effet, notre invitée rappelle qu’au sein de sa formation politique elle est « déléguée » pour la circonscription dans laquelle elle se présente. Elle précise aussi que depuis deux ans le Rassemblement national a créé ces pôles pour « accompagner et représenter » les Français de l’étranger.
Johana Maurel est passée des LR au RN
En outre, sans les nommer, elle parle du travail qu’elle effectue avec des « conseillers consulaires » du Portugal et d’Espagne. Ce soutien de Marine Le Pen nous indique également qu’elle a vécu « pendant cinq ans à Lisbonne ». Engagée en politique depuis une dizaine d’années, Johanna Maurel a été auparavant membre des LR. Elle rejoint le RN en 2021 « avec beaucoup d’enthousiasme » nous confie-t-elle.
Le soutien de Charles Millon pour la candidate du RN
Pour diverses raisons, Les Républicains (LR) ne présentent pas de candidat dans cette circonscription. Au cours de ce podcast, cette ancienne encartée du parti conservateur, nous l’affirme : elle « se réjouit » de cette situation. Et elle n’est d’ailleurs pas étonnée, elle pose la question : « que reste-t-il des LR ? ». Elle évoque aussi ses soutiens pour sa campagne électorale. Elle informe que Charles Millon, ancien ministre de la défense, longtemps membre de l’UDF (Union pour la démocratie française), souhaite sa victoire.
Entre son investiture par le Rassemblement national et le premier jour du vote, le temps est compté. Dans ce délai très court les compatriotes qu’elle rencontre ont-ils l’impression d’être privés de débat ? Pour l’élue régionale, ce n’est pas le cas. Elle estime que « les Français ont compris que le Rassemblement national était capable de gouverner ».
Pour Johana Maurel, candidate du RN, « les Français de l’étranger sont liés à jamais avec leur pays ».
Dans cette optique de conduire les affaires du pays, quelle est justement l’ambition du RN pour les Français de l’étranger ? Est-ce uniquement de vouloir les faire revenir vivre sur le territoire national ? Pour entendre la réponse de Johana Maurel, vous pouvez écouter en intégralité son interview. Cependant, nous partageons dans cet article une des convictions de notre invitée sur ce sujet. Elle déclare : « c’est une richesse de s’expatrier ». Et estime que les Français établis hors de France sont « liés à jamais avec leur pays d’origine ».
Enfin, pour conclure cet échange, il est question de propositions pour nos compatriotes de l’étranger. Johana Maurel s’inquiète de la complexité des services publics consulaire. Elle parle aussi des frais de scolarité trop importants, et également de la sécurité dans les écoles. Elle souhaite aussi œuvrer pour « la promotion de la langue française » pour ne prendre que ces exemples. Pour entendre les autres éléments de son programme, écoutez son interview.
Les candidats de la 5eme circonscription
des Français établis hors de France sont (par ordre du tirage au sort) :
1. Mme MILLOT Sarah, remplaçant M. MONTJOIE Christophe ;
2. M. DA SILVA Maxime, remplaçante Mme CHEVALIER Inès ;
3. M. CALVET Jean-François, remplaçante Mme HELAINE Bénédicte ;
4. Mme MAZEL Béatrice, remplaçant M. WILMAN François ;
5. M. BRENIER Christopher, remplaçant M. ASADOV Vadim ;
6. M. SANCHEZ PEREZ José, remplaçante Mme ROMAN-GONZALEZ Maria ;
7. M. NATAF David, remplaçant M. EGGER Clément ;
8. M. VOJETTA Stéphane, remplaçante Mme COGGIA Nathalie ;
9. M. CASTRO Yohann, remplaçant M. BATUT Clément ;
10. M. FOSSE Jeremie, remplaçant M. THERME Raphael ;
11. Mme MAUREL Johana, remplaçant M. LAVARDE Alain ;
12. M. MARIE Alexandre, remplaçant M. FONTAINE Robin ;
Les Républicains (LR) ont connu quelques soubresauts au lendemain de la dissolution. En effet, entre l’annonce par Eric Ciotti d’une alliance avec l’extrême droite, et le démenti par l’état-major des LR, les électeurs ont pu être décontenancés. Aussi une mise au point semble nécessaire. C’est ce que nous propose Bertrand Dupont, qui est membre de ce parti. Il le représente également en tant que candidat aux élections législatives dans la 2eme circonscription des Français établis hors de France (Amérique Latine et Caraïbes). Il répond aux questions Lesfrancais.press
Écouter l’interview de Bertrand Dupont
« Eric Ciotti a fait une aventure personnelle » en voulant se rapprocher du RN
Des le début de cette interview, Bertrand Dupont souhaite « être extrêmement clair » sur les LR. À notre micro il affirme ainsi qu’« Eric Ciotti a fait une aventure solitaire, personnelle ». Notre invité rappelle qu’il a « dénoncé dès le premier jour cette manœuvre absolument absurde ». De surcroît nous dit le candidat des LR pour les Français d’Amérique Latine et des Caraïbes, il a aussi demandé « la démission » de celui qui présidait sa formation politique depuis décembre 2022.
Dans ce podcast, Bertrand Dupont s’attaque à la majorité présidentielle sortante. Il évoque notamment « le chaos dans lequel la macronie a mis la France ». Il partage également les « deux buts » qui sont les siens : « défendre la France et ses valeurs, ainsi que les Français de l’étranger ».
Bertrand Dupont
« Eléonore Caroit, la députée sortante se cache » pour Bertrand Dupont (LR)
Quinze jours de campagne pour un engagement de cinq ans, y a-t-il assez de temps pour un débat avec les électeurs ? Le candidat LR pense, dès lors, qu’il faut « être clair, précis et parler de son bilan » pour faire face à ce calendrier serré entre la dissolution et le vote du premier tour. Concernant la « députée sortante », Eléonore Caroit, Bertrand Dupont estime qu’elle « se cache ». Et il ajoute « depuis 2022 rien n’a été fait ». Vous entendrez son analyse en écoutant l’intégralité de son interview en podcast.
« Une dissolution suicidaire » d’Emmanuel Macron
Au cours de cet échange, Bertrand Dupont nous dit qu’il s’attendait à cette dissolution, « mais en fin d’année ». Il qualifie de « suicidaire » celle décidée par le Président Emmanuel Macron le 9 juin dernier. « Il rajoute du chaos », poursuit-il. Le candidat de la droite aborde aussi la participation des électeurs dans sa circonscription. Elle est l’une des plus faibles chez les expatriés. Pour lui, il y a plusieurs raisons, notamment géographique. Néanmoins, le vote par internet pourrait améliorer ce score. Toutefois, en « espérant que ce système fonctionne » nous confie-t-il.
Enfin, celui qui porte les couleurs LR dans cette circonscription se demande quel est le bilan de la parlementaire Renaissance sortante. Il déclare : « si c’est pour avoir un député aux ordres de son parti qui confond mandat et agence de voyages… ». N’est-ce pas un peu caricatural, demande notre journaliste ? Bertrand Dupont répond, en parlant d’Eléonore Caroit, que celle qui était élue à l’Assemblée nationale « a été présente sur le terrain, mais n’a résolu aucun problème ». Pour connaître les arguments de notre invité, écoutez l’intégralité de l’interview du candidat LR.
Les candidatures pour la 2eme circonscription des
Français établis hors de France sont (par ordre de tirage) :
1. Mme AGOSTINI Jessica, remplaçant M. FRANCISCO Xavier ;
2. Mme GONCALVES Marie-Nathalie, remplaçant M. VANDAMME Marlon ;
3. M. DUPONT Bertrand, remplaçante Mme MARTIQUET Frédérique ;
4. Mme MERCIER Camille, remplaçant M. BROSSOLET Théodore ;
5. Mme COURMONTAGNE Nora, remplaçant M. COURMONTAGNE Charles-Edouard ;
6. Mme CAROIT Eléonore, remplaçant M. LARROUQUIS Benoît ;
7. M. CORONADO Sergio, remplaçante Mme GUIBRUNET Louise.
Notre invitée pour Lesfrancais.press est la candidate « Ensemble » de la majorité présidentielle sortante pour la 8eme circonscription des Français de l’étranger. Caroline Yadan est membre de l’Assemblée nationale depuis 2022, où elle a remplacé Stanislas Guerini devenu ministre. Pour autant, c’est à Paris qu’elle est pour le moment élue. Alors pourquoi se présente-t-elle chez les expatriés ? Vous le saurez en écoutant cette interview.
Écouter l’interview de Caroline Yadan
Le chemin de Paris à la 8eme circonscription des Français établis hors de France
Engagée dans le monde associatif, Caroline Yadan a rejoint le parti d’Emmanuel Macron en 2017 « sans avoir de plan de carrière », nous confie-t-elle. À notre micro, elle parle de son expérience au Palais Bourbon. Cependant, c’est dorénavant dans la 8eme circonscription des Français établis hors de France qu’elle s’engage. Ce territoire électoral comprend notamment nos ressortissants vivant en Grèce, en Italie, en Israël ou bien encore en Turquie.
Caroline Yadan
De plus, dans un délai si court entre la dissolution et le jour du vote, comment organiser une campagne ? « Je ne dors pas beaucoup et je travaille » nous dit-elle. Via son « histoire personnelle » elle « est très attachée à Israël » nous explique-t-elle. Et ses équipes sont déjà déployées sur le terrain, comme en Italie et en Grèce. Le problème de la double imposition est, entre autres, abordé au cours de cet échange.
Combattre « la nazification d’Israël »
La situation en Israël et à Gaza est incontournable dans le débat politique de cette circonscription. Quelles sont les propositions de Caroline Yadan ? L’avocate de profession nous parle de sa « proposition de résolution visant à mettre fin à l’éducation à la haine dans les manuels scolaires palestiniens». Ce texte a déjà été déposé à l’Assemblée nationale. Mais la dissolution a interrompu son examen. En outre, elle délivre un autre projet que vous pouvez découvrir en écoutant son interview. Il concerne la lutte contre des slogans qui suggèrent à la « nazification d’Israël ».
Une élection historique face au populisme
La simplification de toutes les démarches administratives individuelles pour les expatriés, notamment par la dématérialisation, est mise en avant par la candidate.
Caroline Yadan
Mais, au-delà du programme, elle présente cette élection comme « un moment historique face au populisme ». Caroline Yadan nous donne alors sa lecture de la situation. Elle affirme son positionnement et partage ses arguments vis-à-vis de l’extrême droite et de l’extrême gauche « stalinienne » assure-t-elle. Enfin, la membre du groupe Renaissance parle de son adversaire politique, député sortant de cette circonscription, Meyer Habib. Concernant cet homme politique, notre invité déclare : il « est le candidat de l’extrême droite ». Pour savoir sur quel élément se base sa déclaration, écouter en intégralité l’interview de Caroline Yadan en podcast Lesfrancais.press
Les candidatures pour la 8eme circonscription
des Français établis hors de France sont (par ordre de tirage) :
1. Mme CHARTRAIN Valérie, remplaçant M. EVAIN Charles ;
2. M. LERER Yaël, remplaçant M. ISMAIL Salam ;
3. M. HABABOU SOLOMON Philippe, remplaçante Mme CASANOVA Alexandra ;
4. M. SPITALAS Nicolas, remplaçant M. TRONCIN Philippe ;
5. M. HABIB Meyer, remplaçant M. BEZARDIN Alexandre ;
6. Mme YADAN Caroline, remplaçant M. LEBEL Olivier ;
7. M. BIZET David, remplaçant M. AZERGUI Nagib ;
8. M. SIGOURA Benjamin, remplaçant M. BENHAMOU Ruben ;
9. M. NEFFATI Gilles, remplaçante Mme FUCHS Barbara ;
10. Mme ASSOULINE Aurelie, remplaçant M. MIOTTO Mickael ;
11. M. BENSOUSSAN Guillaume, remplaçant M. BENSOUSSAN Alexandre
Pour ces élections législatives anticipées, sur les 577 circonscriptions à pourvoir, Reconquête ! a investi 330 personnes pour porter leurs couleurs. Si dans l’hexagone, il pouvait manquer de volontaires, c’est en revanche un carton plein chez les expatriés. En effet le parti d’Eric Zemmour présente autant de candidatures qu’il y a de territoires électoraux, à savoir 11. Quelle est l’ambition de ce maillage ? Et pour quels objectifs politiques ? Lesfrancais.press a souhaité le savoir en interrogeant Romain Boquillon, le délégué de la Fédération des Français de l’étranger de Reconquête !
Chez les expatriés, Zemmour en tête des droites à la présidentielle, et après ?
Joint par téléphone, celui qui anime, depuis la Suisse, le réseau Zemmourien de nos ressortissants hors de France évoque immédiatement les plus de « 43.000 voix » obtenues par leur leader au premier tour de la présidentielle de 2022 chez les expatriés. Avec 8,67 % des suffrages exprimés chez nos compatriotes à l’étranger (contre 7,07 % au global) le théoricien du « grand remplacement » devançait d’ailleurs Marine Le Pen qui rassemblait 5,29 % (23,15 en totalité). Notre interlocuteur précisant que Reconquête ! pouvait dès lors s’affirmer comme étant « le premier parti de droite » chez les Français de l’étranger. Valérie Pécresse n’avait pas atteint la barre des 5% chez les expatriés avec 4.20%.
Romain Boquillon délégué FdE Reconquete
Aux européennes de 2024, avec une participation diminuée de moitié par rapport au premier tour de la présidentielle de 2022 – 17,34 % des Français de l’étranger ont déposé un bulletin dans l’urne le 9 juin, contre 35, 12 % au scrutin de 2022 -, le nombre de partisans de l’ancien journaliste a aussi baissé. Effectivement ils sont 19.860 à avoir voté Marion Maréchal. Jordan Bardella la dépassant avec 21.483 suffrages. Et du côté des LR, avec 8.28 % (21.423 voix), les électeurs hors de France redonnaient à François-Xavier Bellamy une petite avance sur Reconquête !
Les candidats de Reconquête ! aux législatives dans les 11 circonscriptions des Français établis hors de France
Une élection ne ressemblant pas forcément à une autre, c’est tout de même dans ce contexte que les candidats d’Eric Zemmour se sont lancés dans la campagne des législatives pour les Français établis hors de France. Ils sont « six femmes et cinq hommes résidants ou ayant résidé à l’étranger » à se présenter, nous confirme notre interlocuteur. Celui-ci précisant qu’ainsi « ils connaissent les préoccupations » des expatriés. Alors, quelles réformes sont mises en avant par ces derniers pour nos ressortissants vivant en dehors des frontières nationales ? La profession de foi n’en fait aucune mention. Pourquoi ?
À cette question précise Romain Boquillon « nous sommes un jeune parti ». Il poursuit en partageant sa conviction que les 30 juin et 7 juillet, « c’est le destin de la France qui est en jeu ». « C’est une campagne éclair, les candidats défendent des idées d’intérêt général ». Au niveau du positionnement politique, « on n’a milité pour une union des droites » partage-t-il.
Reconquête ! quelles propositions pour les Français de l’étranger ?
Quant aux propositions pour les Français de l’étranger « nous ne voulons faire des promesses démagogues » insiste-t-il. Il constate qu’il y a un « consensus avec la plupart des partis. Nous nous retrouvons sur l’essentiel quand il s’agit de dématérialisation, des résidences de repli, des bourses scolaires, … ». Or, continue-t-il au cours de notre échange, « cette élection législative, elle vise à élire des députés, des élus nationaux ». « Chaque élection a ses priorités. C’est le destin de la France qui est en jeu » revendique-t-il. Tout en présentant son parti politique comme celui qui « porte le débat sur des thèmes occultés comme l’immigration, le wokisme, l’islamisation de la France,… »
Les élections consulaires, un prochain objectif pour Reconquête !
Au sein des 11 circonscriptions situées en dehors du territoire national, c’est la 8emequi sera particulièrement observée par Reconquête ! Elle comprend notamment l’Italie, la Turquie, la Grèce, et surtout Israël. Aux dernières européennes, Marion Maréchal a fait son score le plus important dans ces pays, avec un total de 24,86 % des voix.
Enfin, d’autres scrutins se profilent chez les expatriés. Notamment les élections consulaires en 2026. « Les problématiques des Français de l’étranger seront directement abordées» nous assure Romain Boquillon. « Et on va les préparer avec sérieux pour répondre aux attentes de terrain de nos compatriotes ». Élisant les Conseillères et les Conseillers des Français de l’étranger – qui sont vos élus locaux dans vos pays d’accueil – ce scrutin des consulaires devient de plus en plus prisé par les formations politiques. Au lendemain des législatives, ce sera sans doute le sujet des prochains mois. Mais pour paraphraser le cadre de chez Reconquête ! : à chaque élection son temps !