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  • La cérémonie, une belle image de la France pour les expatriés

    La cérémonie, une belle image de la France pour les expatriés

    Les Français de l’étranger s’étaient fortement mobilisés pour les élections législatives pour faire barrage aux extrêmes. Des idéologies, que ce soit celle du Rassemblement National ou celle de la France insoumise, qui sont difficilement compréhensibles en dehors de la scène politique hexagonale. Cette séquence avait plombé l’image de la France à l’international. Cette cérémonie est venue gommer les 4 dernières semaines, donnant une image, de notre pays, moderne tout en démontrant qu’il est ouvert sur le monde et à tous. Un message qui ravit les expatriés.

    S’ouvrir à toute la francophonie

    Le sentiment qui se dégage des réactions des élus des Français de l’étranger, toutes familles confondues, c’est la fierté ! La cérémonie des Jeux Olympiques de Paris a « fait le job » partageant une image de modernité et d’ouverture vers le monde.

    Franck Riester, l’actuel Ministre des Français de l’étranger, a d’ailleurs choisi un extrait emblématique de ces 4 heures de parade. En effet, sur X, le ministre démissionnaire a choisi de relayer le tableau combinant l’Académie française, la Garde républicaine et Aya Nakamura. Pied de nez aux conservateurs et message d’amitié envers les peuples francophones !

    C’est d’ailleurs sans surprise, le moment que les partisans du Nouveau Front Populaire ont le plus partagé sur les réseaux sociaux à l’instar de Charlotte Minvielle, élue EELV à Londres et candidate en 2022 et 2024 à la députation. Aya Nakamura réussit à réunir tous les Français de l’étranger, car si la gauche applaudit, les élus de l’ancienne majorité acquiescent comme Marc Ferracci, député des Français de Suisse.

    L’amitié des peuples

    L’autre message qui a été retenu par les Français de l’étranger, c’est l’ouverture de la cérémonie à des acteurs du monde sportif non français. Paris accueille les JO cet été, mais notre capitale est l’hôte chaque année de tournois majeurs du sport mondial comme Roland Garros. L’organisation a décidé de rappeler que le monde entier joue à Paris. Et c’est ainsi que les « Légendes » internationales ont participé aux 4 heures de spectacle, un véritable hymne à l’amitié des peuples autour du sport.

    Un message qu’a martelé sur les réseaux sociaux, le député indépendant des Français de la péninsule ibérique, Stéphane Vojetta. Il faut dire qu’avec l’arrivée surprise de Rafael Nadal à qui Zinédine Zidane remet la flamme olympique, l’Espagne était à la fête.

    Une France sublimée

    Enfin, il y a cette France sublimée à travers ces nombreux tableaux au fil du fleuve de la capitale millénaire. Au-delà de la politique, des enjeux et des messages, vous avez été nombreux à applaudir l’organisation et le génie du metteur en scène Thomas Jolly, comme la députée des Français de la Xième circonscription, Anne Genetet.

    Et si les grincheux dans l’hexagone trouvaient que le show avait fait trop de place au « wokisme », hors de France, même les élus de droite, comme Bertrand Dupont, élu consulaire au Brésil, ont célébré cette mise en image de notre histoire. Une page de modernité qui s’ajoute aux longs chapitres qui ont forgé la France et qui permet à notre pays de retrouver son pouvoir de séduction sur les Nations du monde.

    Enfin pour finir, on ne peut pas évoquer la cérémonie sans parler de celle qui est venue plomber le ciel, vous l’avez compris, on parle de la pluie !!! Des conditions météorologiques qui auraient pu, partout ailleurs, mettre à terre une telle organisation. Mais ce fut au final la démonstration de la résilience et du professionnalisme des Français comme le salue en dessin Plantu. Une planche que la députée des Français de l’Afrique de l’Ouest et du Moyen Orient, Amelia Lakrafi a partagée avec ses followers.

  • Tout simplement, « La meilleure cérémonie de l’histoire » 

    Tout simplement, « La meilleure cérémonie de l’histoire » 

    Les Français de l’étranger comme tous nos compatriotes ont été fiers de la cérémonie qu’a offerte la France au monde pour l’ouverture des Jeux Olympiques 2024 à Paris. En images, on revient sur les moments forts avant de se pencher sur les réactions de la presse étrangère sans oublier celle des expatriés. Premier article de notre série : la presse internationale !

    La presse internationale sous le charme

    Le reporter du New York Times à Paris, Andrew Keh, a parfaitement résumé l’engouement qu’a suscité la cérémonie d’ouverture, vendredi, au sein de la presse internationale. Ce dernier a salué la prouesse des organisateurs français qui « ont passé des années à planifier ce moment phare du pays, et ce fut un chef-d’oeuvre d’histoire et de surprise, de kitsch et de sport, d’art et de mode – le tout mis en valeur par un vaste défilé de bateaux qui a transporté près de 7 000 athlètes le long d’un parcours de près de six kilomètres de long. »

    Même son de cloche pour l’envoyée spéciale du Guardian, Angelique Chrisafis : « La France avait promis que sa cérémonie d’ouverture serait le plus grand spectacle en plein air au monde. Plus de 300 000 personnes ont regardé depuis les berges de la rivière et des ponts – et des centaines d’autres se tenaient aux fenêtres et aux balcons – le spectacle de danse, de musique live et d’acrobaties se déroulant le long de plus de six kilomètres de rivière, du Pont d’Austerlitz à la Tour Eiffel. » Son collègue de la BBC parle, lui, d’un « spectacle brillamment frénétique au style particulier. »

    En Espagne, la presse se montre encore plus dithyrambique. Marca évoque la « meilleure cérémonie de l’histoire ». De son côté, El Pais reconnaît que « Paris a émerveillé le monde sous le déluge ». Un enthousiasme largement partagé, malgré leur enclin naturel à critiquer les réalisations française, par le quotidien belge Le Soir, qui fait sa une samedi avec une photo de la Tour Eiffel illuminée et le titre « Paris est magique ».

    Ce ne sont pas les journalistes Claire Parker et Rick Noack du Washington Post qui diront le contraire : « Paris s’est transformée en une scène spectaculaire et a démontré qu’une réflexion audacieuse pouvait redonner un certain éclat à un événement sportif mondial qui a vu sa popularité chuter ces dernières années », commentent-ils avant de saluer un « renouveau triomphal du spectacle des Jeux, coloré, convivial, tape-à-l’oeil et étrange, un mélange dynamique de patriotisme ardent et d’internationalisme clinquant ».

    Une pluie digne du déluge

    Si certains journaux se sont montrés plus critiques, c’est surtout la pluie qui a été pointée du doigt. « La météo a donné lieu à des scènes étranges lors du spectacle, combinant des performances préenregistrées et en direct. (…) Certains athlètes en chemises colorées semblaient habillés pour la plage, pas pour un déluge », note ainsi le quotidien japonais Asahi Shimbun.

    Du côté de la presse allemande, la journaliste du Zeit ne gardera pas un souvenir impérissable de la cérémonie, regrettant un « coup d’épée dans l’eau » pour les 320 000 spectateurs présents sur place : « C’était probablement un grand spectacle sur les écrans du monde entier mais nous, témoins oculaires ayant une vue sur la Tour Eiffel, n’avons rien fait d’autre que de regarder l’un des 71 écrans géants. »

    Même son de cloche pour le journal brésilien O Globo : « Le public, qui était sous la pluie, a vu le défilé nautique et les spectacles qui se déroulaient à proximité. Mais pour voir l’ensemble du spectacle, il fallait regarder la télé ou les écrans géants répartis dans la Ville Lumière. Il y avait 340 000 personnes sur place et quelques milliards chez elles à travers la planète, le plus grand nombre a gagné. » Le quotidien basé à Rio de Janeiro, qui a accueilli les JO en 2016, parle toutefois d’« une fête inclusive et amusante, pleine de références ».

    Enfin, de l’autre côté du globe, The Australian a consacré un article – « Sacre bleu ! » en français dans le texte – à la performance étonnante de Philippe Katherine, « l’homme nu et bleu qui a volé la vedette à la cérémonie d’ouverture ». Une cérémonie pas comme les autres, en effet.

  • Sabotages à la SNCF :  les expatriés comme les autres à la peine

    Sabotages à la SNCF :  les expatriés comme les autres à la peine

    Dans la nuit du 25 au 26 juillet, autour de 4 heures du matin, à quelques heures du lancement de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, le réseau ferroviaire français a été victime de trois actes de sabotage concomitants sur trois tronçons. Un quatrième acte a quant à lui finalement été déjoué. Les conséquences sont majeures, désorganisant tous les transports dans l’hexagone alors que ce vendredi marqué le deuxième round des juillettistes. Les liaisons internationales n’ont pas été épargnées, sauf depuis et vers l’Italie. Touristes comme expatriés se retrouvent bloqués alors que la SNCF annonce qu’il faudra plusieurs jours pour rétablir une circulation normale. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    Attaques matinales coordonnées

    Tout s’est passé vers quatre heures du matin, quand les responsables du réseau grandes lignes de la SNCF constatent des accidents simultanés. La signalisation est soudainement coupée dans trois zones : vers Arras, sur la ligne Paris-Lille-Calais ; vers Pagny-en-Moselle, sur la ligne reliant la capitale à l’est de la France, juste avant la fourche vers Metz et Strasbourg ; et à Courtalain, avant Le Mans, sur la ligne de l’ouest, peu avant la fourche Rennes-Bordeaux.

    Un quatrième « acte de malveillance » a été déjoué vers Gigny, près de Dijon. Là-bas, des cheminots travaillant la nuit ont surpris des personnes près des voies « qui n’auraient pas dû être là » et ont appelé les gendarmes. Repérées, ces personnes ont fui.

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    Carte des 3 lignes grandes vitesses victimes des sabotages et entraînant ces paralysies ©SNCF

    Des camionnettes ont été retrouvées à côté des zones attaquées, où des câbles dans des armoires ont été coupés puis brûlés, d’autres volés, détruisant la signalisation. Des engins incendiaires ont été retrouvés sur place. Les équipes de police enquêtent pour déterminer qui sont les coupables, pour les retrouver et les arrêter.

    Aucune revendication n’a pour l’instant été faite. Gabriel Attal, le premier ministre pour les affaires courantes, appelle à rester prudent sur les auteurs. «L’enquête commence», dit-il, précisant que lesdits auteurs avaient «connaissance du réseau» et de l’emplacement de ses «points névralgiques».

    Des destructions importantes

    Ce sont les câbles de fibre optique commandant les signaux des voies ou les moteurs des aiguillages qui ont été touchés. Les voies sont intactes, mais sans signalisation, les TGV ne peuvent pas rouler. La France abrite quelque 30.000 kilomètres de voies ferrées, un volume qui rend très complexe la surveillance.

    « Les endroits attaqués correspondent à des bifurcations, donc touchent plus de destinations, précise le patron du groupe ferroviaire. Les dégâts sont importants, surtout sur Montparnasse. Les cheminots attendent le départ des policiers pour commencer à travailler. » Il faut réparer câble par câble, fibre par fibre. « Il y en a au moins pour deux jours. Les grands départs en vacances sont menacés et abîmés », déplore la direction de la SNCF lors d’une conférence de presse.

    La plateforme ferroviaire de Courtalain, sur la commune de Vald’Yerre, a été victime de dégradations affectant le trafic des TGV. Photo Quentin Reix © L’Echo Républicain

    La Belgique touchée

    Certains trains à grande vitesse (TGV) prévus au départ de Bruxelles-Midi et à destination de l’aéroport de Paris Charles de Gaulle sont supprimés, a prévenu la SNCB vendredi midi.

    La circulation des trains vers l’Hexagone restera perturbée toute la journée au moins, a ajouté la compagnie belge des chemins de fer. Les voyageurs à destination de Lille Europe au départ de Bruxelles-Midi sont invités à se rendre à Tournai, où ils pourront attraper une correspondance pour la gare de Lille Flandres.

    Pour rejoindre Paris Nord depuis la gare du Midi, les usagers peuvent se rabattre sur les trains EuroCity. Dans le sens des départs, un train a quitté Bruxelles-Midi à 13h38 pour arriver dans la Ville Lumière à 16h30, par exemple. Depuis Marseille, les trains qui devaient prendre le chemin de la capitale européenne affichés jusqu’à 06h de retard.

    25% des trains annulés entre Paris et Londres, indique Eurostar

    Quelque « 25% » des trains qui relient Paris à Londres seront annulés vendredi, mais aussi samedi et dimanche, après les sabotages sur le réseau TGV de trains à grande vitesse, qui provoquent de graves perturbations sur l’ensemble du réseau ferré français, a indiqué la compagnie Eurostar.

    « Aujourd’hui (vendredi), Eurostar annulera 25% de ses trains. Ce sera également le cas samedi 27 et dimanche 28 », a déclaré le groupe dans un communiqué. Eurostar « prévoit » des perturbations « jusqu’à lundi matin (non inclus) ».

    La Suisse et l’Allemagne moins touchées

    Si les trains Lyria au départ de France vers la Suisse sont légèrement retardés, dans le sens inverse, la circulation a pu être maintenue.  Il est en de même pour les trains allemands se dirigeant vers la France. Par contre, le réseau Est permettant de circuler par exemple de Paris vers Strasbourg est lui aussi frappé d’annulations ou de retards importants. Là aussi, il faudra attendre jusqu’à lundi pour retrouver des conditions de circulation optimum.

    L’Espagne touchée par effet domino

    Alors que le secteur Sud-est est préservé suite à l’intervention des agents SNCF en pleine nuit empêchant la destruction comme ailleurs en France, le Sud-Ouest est particulièrement frappé. Ainsi, au départ de Barcelone, les voyageurs ont rencontré uniquement de légers retards, les rames pouvant circuler sur l’arc méditerranéen puis remonter sur Paris via Marseille. Mais pour ceux venant de Bilbao ou de Madrid, le périple va être plus contraignant. En effet, depuis ses villes, c’est par le réseau de Bordeaux, que les trains venant de la péninsule ibérique rejoignent le reste du continent.

    À Montparnasse, la gare parisienne de départ ou d’arrivée pour cette région, aucun train n’a pu circuler jusqu’à 13h. Depuis, c’est au compte-gouttes que ces derniers s’engagent sur les rails.

    «À travers la SNCF, c’est un bout de la France que l’on attaque»

    «Aujourd’hui, ce sont les grands départs qui sont attaqués. À travers la SNCF, c’est un bout de la France que l’on attaque et ce sont les Français qu’on attaque», a dénoncé Jean-Pierre Farandou,le pdg du groupe, dénonçant l’action d’«une bande d’illuminés, d’irresponsables».

    «Ça aurait dû être une fête, c’était aujourd’hui les grands départs, les départs en vacances, c’était aussi bien sûr l’ouverture des Jeux olympiques, avec aussi beaucoup de Français qui allaient monter à Paris, qui allaient se faire plaisir, (…) tout ça est gâché», a-t-il regretté.

    L’ensemble des services de renseignement est mobilisé pour déterminer l’origine des actes de sabotage dont a été victime vendredi le réseau des lignes à grande vitesse de la SNCF, a assuré une source sécuritaire à l’AFP. Le mode opératoire, des incendies volontaires sur des installations, ressemble à celui utilisé par l’ultragauche par le passé, a-t-on ajouté de même source.

  • À Casablanca : l’USEP organise leurs Jeux Olympiques avec l’aide du STAFE 

    À Casablanca : l’USEP organise leurs Jeux Olympiques avec l’aide du STAFE 

    Écouter le podcast de Pierre-Emmnauel Boccard

    Le podcast « Initiatives Expats » part aujourd’hui pour le Maroc. C’est en effet à Casablanca que vit notre invité. Pierre-Emmanuel Boccard y est enseignant. Il préside la section de l’USEP, l’Union sportive de l’enseignement du premier degré. Et quelques semaines avant les Jeux Olympiques de Paris, il a organisé les USEPiades. Ainsi, pendant une semaine, il a pu réunir des élèves allant du CP au CM2. Comment cet événement a vu le jour ? Le sport et la culture ont-ils fait bon ménage ? Et quels ont été les rôles du STAFE et du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères ? Notre invité dévoile tout cela, et bien plus encore, pour Lesfrancais.press. 

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    Pierre-Emmanuel Boccard

    Pierre-Emmanuel Boccard s’est installé au Maroc en 2009. Il est professeur des écoles au sein de l’établissement Claude Bernard. Celui-ci est intégré au Lycée Lyautey, membre du réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). C’est l’un des plus grands lycées français au monde. Notre invité préside également l’USEP au Maroc. Il nous donne au cours de ce podcast toutes les explications sur ce qui se cache derrière cette appellation. Dans le cadre des activités de cet organisme, il a créé un évènement spécifique à destination des jeunes, les USEPiades.

    Les épreuves de l’USEP, l’alliance de la culture et du sport

    Pendant une semaine, 450 élèves ont été impliqués dans ces jeux olympiques à la saveur locale. Ces participants venaient de plusieurs établissements du Maroc, à laquelle s’est jointe une classe de Noironte, une ville du département du Doubs en France. Diverses activités furent proposées aux personnes présentes. C’est ainsi qu’elles ont pu visiter des lieux symboliques de Casablanca, et, en parallèle s’adonner à quelques épreuves sportives. « Ça s’est très bien passé » déclare Pierre-Emmanuel Boccard à notre micro. 

    Les USEPiades : sport, citoyenneté et motricité

    Les adultes n’ont pas été oubliés, puisque plusieurs conférences ont été organisées. Ce fut aussi « un temps de réflexion » comme le dit notre invité. Pendant ces USEPiades, la parole a été donnée à Fabrice Delsahut, maître de conférences en STAPS, historien du sport et référent au sein de l’institut national supérieur du professorat et de l’éducation (INSPE) à Paris

    Casablanca Usepiades ceremonie d_ouverture
    Casablanca Usepiades cérémonie d’ouverture
    Casablanca Usepiades cloture avec Fabrice Delsahut
    Casablanca Usepiades cérémonie de clôture avec Fabrice Delsahut

    Il est ainsi intervenu sur deux sujets : d’une part en abordant l’histoire des Jeux Olympiques en référence à l’exposition présentée à la Casden au Palais de la Porte Dorée sur les liens entre sport et citoyenneté. Et, d’autre part, il a planché sur un second thème. Celui de l’importance de la motricité dès le cycle 1 chez les enfants.

    Le STAFE : une aide pour les associations animées par les expatriés Français

    Ces journées ont notamment été rendues possibles grâce à l’apport du STAFE. Ce programme vient effectivement en aide aux associations animées par nos expatriés hors de France. STAFE signifie « Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger ». Il est piloté par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. 13.300 € ont ainsi été attribués aux USEPiades. Cependant, pour obtenir cela, il faut déposer un dossier et respecter un certain nombre de critères. Était-ce aussi une véritable épreuve sportive ? Pierre-Emmanuel Boccard nous décrit tout cela dans ce podcast.

    En conclusion de ce podcast, Pierre-Emmanuel Boccard nous parle de sa vie au Maroc et conseille nos compatriotes à venir s’installer à Casablanca, ou dans ses environs. Découvrez tout cela, et bien plus encore, en écoutant l’intégralité de son interview « Initiatives Expats », la série qui met en avant nos expatriés engagés. 

  • Petite histoire de la couleur des passeports !

    Petite histoire de la couleur des passeports !

    Le passeport, c’est la pièce d’identité indispensable à tous Français de l’étranger. Aviez-vous remarqué que votre petit livret n’avait pas forcément la même couleur que ceux des nationaux de votre pays de résidence. Pour les expatriés, on fait le point sur la couleur des passeports.

    Officiellement, il existe quatre couleurs de passeport dans le monde : bleu, rouge, vert et noir. Si certaines couvertures sont rosées, gris foncé ou bordeaux, rien d’anormal. Ces coloris sont simplement des variantes des quatre grandes catégories de teintes. La palette de couleurs est d’ailleurs large, comme on peut le constater sur le site Passeport Index qui répertorie les différents modèles de passeports à travers le monde.

    Pourquoi des couleurs différentes ? Les pays adoptent les couleurs de leurs passeports pour des raisons historiques, religieuses ou politiques.

    Le passeport rouge et sa nuance bordeaux marron, la couleur la plus courante

    La couleur rouge, et sa nuance bordeaux marron, est la plus répandue dans le monde. Le bordeaux est utilisé par l’ensemble des pays de l’Union européenne, à l’exception près de la Croatie, qui se distingue par un livret bleu foncé. Et en 2020, à la suite du Brexit, le Royaume-Uni a aussi adopté le bleu. La couleur bordeaux est pour l’Europe symbole de solidarité. Cette couleur est devenue un marqueur fort d’appartenance à l’Europe. À tel point que des pays candidats pour rejoindre l’UE ont modifié la couleur de leur petit livret. C’est le cas par exemple de la Turquie, qui a, depuis 1999, le statut de pays candidats à l’intégration européenne.

    La couleur rouge plus franche, symbolise aussi le passé – ou l’actualité – communiste d’un État. Les passeports chinois et russe sont rouges ou tirent sur le rouge par exemple. En Amérique latine, c’est le cas aussi de ceux de la Bolivie, de la Colombie, de l’Équateur, du Pérou et du Venezuela.

    Le passeport bleu, couleur des Amériques

    Si cette couleur rappelle le ciel et la mer, on l’identifie aussi aux pays du « Nouveau Monde », soit les pays d’Amérique, qui l’arborent avec fierté dans leurs drapeaux, leurs logos et leurs passeports. Les États-Unis ont adopté le bleu comme couleur de passeport en 1976 à l’occasion du bicentenaire de l’adoption de la Déclaration d’indépendance des États-Unis.

    Les citoyens des pays du Mercosur (l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et la Bolivie) possèdent aussi un passeport bleu. En Afrique, le Soudan du Sud imprime des passeports bleus, en référence cette fois à son positionnement géographique, proche de l’océan.

    Le vert pour les pays musulmans, mais pas que…

    Le vert, couleur de l’Islam, est majoritairement utilisé par les pays musulmans pour leurs passeports. Des États africains, comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire, utilisent aussi cette couleur, en signe d’appartenance à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

    Le noir plus rare

    L’adoption du noir est plus rare. La Nouvelle-Zélande et quelques nations africaines, comme le Botswana ou l’Angola, ont fait ce choix. Cette couleur sobre permet de faire ressortir les quelques inscriptions gravées sur la couverture.

    Quelques fantaisies

    Certaines nations s’accordent quelques rares fantaisies, à l’image de la République de Vanuatu et du Rwanda qui ont adopté des teintes plus vert d’eau ou turquoises. D’autres nations jouent sur les détails visibles à l’ultraviolet pour sécuriser leurs documents. Dans les pages de ses passeports, la Belgique a glissé des dessins de héros de bande dessinée. Mais la couverture ne change pas.

  • Lettre à la France : Christophe Lemoine « À Varsovie, on est bien lotis »

    Lettre à la France : Christophe Lemoine « À Varsovie, on est bien lotis »

    Cet été, comme en 2023, on partage avec vous des lettres d’amour de Français de l’étranger à la France. Boris Faure nous emmène pour cette seconde étape estivale à la rencontre de Christophe, installé à Varsovie, qui savoure son cadre de vie en Pologne.


    Quand je le retrouve à la terrasse de Charlotte, un bar à vin très couru assorti d’une boulangerie à la française, on ne voit que lui. Christophe c’est un homme au doux sourire à la poignée de main agréable et qui met en confiance. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix (et des poussières) il offre une présence imposante par la taille même si on le sent habitué à des relations cordiales et paisibles. Nous nous trouvons dans un des lieux emblématiques de la Varsovie jeune et festive. La place Zbawicela ou « place du sauveur », est caractérisée par une splendide église au style romantique et aérien avec à ses pieds des cafés renommés : le Plan B, rock et un peu destroy en fin de soirée, ou le café Karma, plus Arty et bobo. Ici la jeunesse rêve et conciliabule, flirte et déambule pendant que l’été continental étire sa langueur qui n’a rien de monotone.

    Nous commandons du vin blanc léger pour une fine mis en bouche. Christophe est ici comme un poisson dans l’eau…de la Vistule. Lui ,le Français d’origine polonaise dont les parents lui ont transmis la maîtrise d’une langue aux abords difficiles. La conversation est tout de suite libre et enlevée. Sans doute un effet du vin français.

    La Pologne ce n’est pas la cohue, ce n’est pas le chahut

    Boris Faure : Christophe je découvre ta « Lettre à la France » puisque c’est le principe de cet échange de débuter par une adresse à notre pays. Tu as écrit :

    « Depuis que je suis loin de toi, je me rends compte à quel point ta gastronomie me manque, tes charcuteries, ton pain frais et croustillant, tes viennoiseries… Depuis que je suis loin de toi, je vois aussi hélas tout ce qui me déplaît, tes transports bondés, tes gens stressés et ton insécurité. Ici en Pologne ce n’est pas la cohue, ce n’est pas le chahut et c’est ce qui séduit ».

    Boris Faure : On sent des réserves par rapport au mode de vie parisien qui a été le tien jadis. Pas étonnant que tu aies un profil de globe-trotter et tu aies travaillé dans des pays anglo-saxons avant que d’atterrir en Pologne.

    Christophe Lemoine : En fait, j’ai commencé à m’expatrier après avoir trouvé totalement par hasard un volontariat international à l’Ambassade de France de Varsovie. Je quittais la région parisienne et la France pour la première fois. Et cela a été une révélation. En 2006-2007 je commence alors à voir les choses avec un angle beaucoup plus large. Mon cadre restreint explose. Et à partir de là je réalise que je n’ai pas envie d’évoluer sur le long terme en France mais de multiplier les expériences internationales.

    Le retour et la ré-acclimatation hexagonales après la Pologne sont assez rudes.

    Boris Faure : Comment se passe justement ce départ vers le large ?

    Christophe Lemoine : Il y aura d’abord le retour en France : Je cherche en fait  à accumuler d’abord de l’expérience professionnelle dans mon domaine d’étude, c’est-à-dire la recherche clinique. Je vais devenir attaché de recherche clinique dans deux sociétés différentes. Le retour et la ré-acclimatation hexagonales après la Pologne sont assez rudes. Mais je tiens le coup en faisant des allers-retours avec la Pologne qui devient ma bouée de sauvetage. Tous les six à huit semaines je reviens vers Varsovie. Cela me permet de souffler. 

    Après ces trois années parisiennes je vais pouvoir travailler comme attaché de recherche clinique à Montréal. Ma manager a soutenu ma candidature. Quand j’arrive là-bas je trouve que les gens sont très aimables au premier abord, mais nouer des amitiés se révèle plus compliqué. Je sympathise avec des compatriotes ou avec des collègues du travail mais je trouve assez difficile d’aller au-delà de la simple cordialité avec les Canadiens. Je suis arrivé avec plein d’étoiles dans les yeux, j’ai l’occasion par mon travail d’aller à des meetings à Los Angeles, à Chicago ou sur la Côte est des Etats-unis. Au départ tout ce mouvement au sein de mégapoles légendaires me fait rêver.. Mais au fil des semaines et des mois je réalise que ma vie sociale est très limitée, je mets de l’argent de côté à la banque et je suis en déplacement professionnel permanent et c’est tout. Ce n’est pas la vie dont je rêve. Je décide alors de démissionner et je me mets à partir en voyage pour recharger mes batteries, entre la Floride, San Francisco et New-York avant de revenir en Europe et de me rapprocher de ma famille et de mes amis.

    À Cambridge il y a une forte communauté polonaise présente

    Boris Faure : Tu as toujours la Pologne en tête j’imagine ?

    Christophe Lemoine : Oui, je suis toujours en recherche d’un poste en Pologne mais je n’en trouve pas. Et je finis en Angleterre à Cambridge. Je cohabite avec le monde étudiant et universitaire. Dans les parcs au printemps et en Automne on voit tous les étudiants sur les pelouses. Il y a une effervescence. C’est un lieu de savoir et d’étude puissant.

    Ce qui me plaît à ce moment-là c’est qu’il y a une forte communauté polonaise qui est présente. Le Polonais est d’ailleurs la deuxième langue en Angleterre. Mes parents sont polonais, je connais cette langue, et cela me donne une énergie en plus pour aller vers les autres, pour m’intégrer plus facilement.

    Au bout de trois ans j’ai cependant envie de voir autre chose. Je pars alors faire des études cliniques en septembre 2018 et je m’installe à Cork en Irlande. Je ne côtoie pas énormément d’irlandais car on est dans un département professionnel très international. Il y a des Allemands, des Italiens, des Ukrainiens, des Hongrois et des Slovaques, en fait tous les pays d’Europe sont représentés au travail à part le Portugal et la Grèce. Je vis un Erasmus à un âge avancé. Je fais du théâtre et de la danse irlandaise en parallèle, la vie est agréable… La ville est sereine et calme voire parfois un peu trop calme parfois mais ça me va.  Le Covid va remettre hélas tout cela en question. 

    Avec l’épidémie on est autorisé à quitter l’Irlande et à travailler où l’on veut. Donc mes collègues et moi allons travailler à tous les coins d’Europe. Je quitte l’Irlande pour la France puis pour la Pologne où je trouverai un job à Varsovie.

    La Pologne est loin des clichés et stéréotypes 

    Boris Faure : C’est ton deuxième séjour à Varsovie. Il y a quelques clichés et stéréotypes qui ont cours sur la Pologne. Est-ce que tu fais figure d’Ambassadeur ou de guide pour faire connaître aux Français et aux étrangers la Pologne de l’intérieur ?

    Christophe Lemoine : Mes amis que j’accueille se rendent compte que la Pologne est loin des clichés et des stéréotypes. Des amis d’Angleterre sont venus me rendre visite et ils se sont aperçus que le schéma économique est beaucoup plus moderne que ce que les gens peuvent penser.

    Boris Faure : Il y a des stéréotypes aussi sur les femmes slaves, non ?

    Christophe Lemoine : La polonaise n’est plus comme avant. C’est une femme indépendante. Cela a beaucoup évolué par rapport aux années 80 et 90. Avec tous les gens qui voyagent grâce aux Low cost, la femme polonaise ne correspond plus au cliché de la femme traditionnelle et soumise. Les gens ici voyagent et bougent partout en Europe. Ils travaillent à l’étranger et font des études. Ils vivent et se marient. On est dans le mouvement et les polonaises y participent largement.

    Boris Faure : Et dans 10 ans tu te vois où ?

    Christophe Lemoine : Idéalement je me verrais bien père de famille avec un ou deux enfants, installé avec une femme polonaise ou une franco polonaise dans une grande ville de Pologne.

    En Pologne politiquement on est sur la logique du moins pire

    Boris Faure : Tu ressens ce clivage politique qui existe  en Pologne ?

    Christophe Lemoine : Je le ressens en effet. Il y a des électeurs de PO (libéraux) et de PIS (conservateurs populistes) autour de moi. On est parfois sur la Logique du moins pire. Pas forcément sur un vote d’adhésion forte. Certains pensent que le PIS est moins pire. Je n’ai pas constaté en ville ici à Varsovie une écrasante majorité pour les libéraux de PO. Malgré ce clivage on arrive à le dépasser. On reste amis même si les avis sont tranchés au plan électoral.

    Boris Faure : Varsovie avait l’image d’une capitale ennuyeuse il y a une quinzaine d’années et désormais au contraire c’est une ville pleine de ressources de divertissement.

    Christophe Lemoine : À Varsovie on a en effet une offre extraordinaire en termes de sorties. L’animation des quais sur les bords de la Vistule est incroyable. Tout est fait pour attirer la jeunesse polonaise et les gens qui veulent s’amuser. Au plan musique il y a l’été des soirées électros, des afters, du jazz et des concerts pops, on a une gamme impressionnante avec des gros concerts de groupes de niveau international comme ACDC bientôt. On est plus du tout avec une offre restreinte. C’est une ville qui se remanie en permanence. On est bien lotis à Varsovie.

    Dans tous les cas je reviendrais en Pologne

    Boris Faure : Et si tu devais un jour revenir malgré tout dans la société française ?

    Christophe Lemoine : La seule chose qui me pousserait à revenir en France serait une rencontre amoureuse même si j’essayerai de pousser ma compagne à aller s’installer dans le sud ouest de la France et pas à Paris où j’ai grandi. Il y aurait une meilleure qualité de vie là-bas. J’aime d’ailleurs particulièrement Biarritz où je me sens bien. Mais ce serait douloureux de vivre en France à cause des problèmes de transport et d’incivilité

    Je pense que pour avaler la pilule je reviendrais en Pologne de temps à autre… Prendre ma dose, histoire de me recharger les batteries.

  • Les Bleus défendront leur titre olympique en handball acquis à Tokyo

    Les Bleus défendront leur titre olympique en handball acquis à Tokyo

    Quatre jours après son revers contre l’Allemagne (35-30), samedi dernier à Dortmund, l’équipe de France de handball disputait, mercredi dernier à Chartres, son second et dernier match de préparation aux JO de Paris, face à la Croatie, elle aussi de la grande fête estivale mais pas dans le même groupe que les Bleus lors du tour préliminaire.

    Les Français, champions olympiques et d’Europe en titre d’handball, débuteront les JO face au Danemark, vice-champion d’Europe, le 27 juillet, à l’Arena Paris Sud 6. Une enceinte que les joueurs de Guillaume Gille découvriront lors d’une rencontre de « familiarisation » contre la Slovénie, mardi 23 juillet.

    Une équipe expérimentée

    De retour, Remili a ainsi repris logiquement son poste de titulaire en tant que demi-centre et Lenne le sien sur l’aile droite.

    Côté défense, c’était appliqué également avec Vincent Gérard (37 ans) en forme olympique (11 arrêts sur 25 tirs en première période, à 44 %), à dix jours de sa dernière compétition puisque le meilleur gardien des JO 2021 tirera le rideau après Paris 2024. Ce sérieux défensif a été idéal pour user du jeu rapide.

    Sur le poste d’arrière gauche, la France dispose de pas mal de munitions avec notamment Elohim Prandi et de l’autre côté, au relais de Melvyn Richardson, Aymeric Minne.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Le QI, une question d’alimentation ?

    Le QI, une question d’alimentation ?

    Les résultats de l’enquête PISA semblent sous-entendre que le niveau des élèves baisse depuis plusieurs années mais, dans les faits, nous sommes aujourd’hui beaucoup plus intelligents que ne l’étaient les générations précédentes. Mais, une étude portant sur 72 pays a révélé que le QI moyen a augmenté de 2,2 points par décennie entre 1948 et 2020.

    Ce changement étonnant est connu sous le nom d’« effet Flynn », du nom de James Flynn, le scientifique qui l’a remarqué le premier. Flynn a d’abord été déconcerté par sa découverte. Il considérait que ces progrès n’étaient pas en ligne avec les évolutions passées. Durant des millions d’années, la progression du QI avait été relativement faible. L’élévation du QI après la Seconde Guerre mondiale est avant tout liée à l’accès à une alimentation plus riche et variée.

    Tout comme les muscles ont besoin de nourriture et d’exercice pour se développer, le cerveau a besoin des nutriments et de l’activité appropriés pour se développer. Les enfants d’aujourd’hui sont beaucoup moins susceptibles de souffrir de malnutrition qu’ils ne l’étaient dans les siècles passés. Cette meilleure alimentation s’est accompagnée par une scolarisation de plus en plus importante des jeunes. Que ce soit en matière d’alimentation ou d’accès à l’école des progrès restent à réaliser.

    Une mauvaise alimentation et un manque de stimulation peuvent se traduire par une perte pouvant aller jusqu’à 15 points de QI

    À l’échelle mondiale, 22 % des enfants de moins de 5 ans, soit environ 150 millions d’enfants, souffrent de malnutrition au point de souffrir d’un retard de croissance. Cela signifie que leur cerveau risque également d’être retardé. La moitié des enfants dans le monde souffrent de carences en micronutriments, ce qui peut également entraver le développement intellectuel. Une mauvaise alimentation et un manque de stimulation peuvent se traduire par une perte pouvant aller jusqu’à 15 points de QI. Un retard de croissance entraînerait une baisse des revenus de 25 %.

    Les capacités intellectuelles des enfants dépendent des conditions de vie des 1 000 premiers jours après la conception. En cas de carence, les dommages sont susceptibles d’être permanents.

    Le monde produit suffisamment de nourriture, mais plusieurs facteurs empêchent que tous les enfants y aient accès. La guerre constitue un des facteurs importants. Elle empêche les pays de cultiver leurs terres et les récoltes peuvent se perdre faute de main-d’œuvre et de moyens de transports.

    La mauvaise alimentation ne concerne pas que les enfants les plus pauvres. 

    La pauvreté, notamment au sein notamment des pays en développement, ne permet pas à de nombreuses familles de nourrir convenablement leurs enfants. La mauvaise alimentation ne concerne pas que les enfants les plus pauvres. Une étude de l’Unicef souligne que si la moitié des enfants ayant un régime alimentaire très restreint sont effectivement issus de familles pauvres, l’autre moitié ne l’est pas.

    Dans les pays occidentaux, la malnutrition s’amplifie, au point de générer de nombreuses maladies (diabètes, obésité, etc.). Dans de nombreux pays, les inégalités dont sont victimes les femmes jouent contre leur QI. Dans les sociétés patriarcales, les hommes bénéficient des meilleures rations alimentaires. Ils reçoivent en priorité les protéines et laissent leurs femmes enceintes avec une carence en fer. Les femmes peuvent souffrir d’interdits alimentaires. En Éthiopie, par exemple, elles sont censées ne pas manger d’œufs.

    Pour endiguer la malnutrition, seulement 12 milliards de dollars par an sont nécessaires.

    Pour endiguer la malnutrition, la Banque mondiale estime que seulement 12 milliards de dollars par an sont nécessaires. En limitant les subventions inutiles à l’agriculture au sein de l’OCDE et en luttant contre le gaspillage, cette somme pourrait être facilement réunie.

    Pour améliorer le QI, une des solutions les plus faciles est d’enrichir les aliments de base, comme la farine, avec des micronutriments tels que le fer, le zinc et l’acide folique. Cette méthode n’est pas nouvelle. L’ajout d’iode au sel a contribué à réduire les troubles mentaux. Près des trois quarts des pays exigent qu’au moins certains aliments produits en masse soient enrichis. Cette technique suscite parfois l’hostilité de certains dirigeants. Ainsi, sous la pression de Greenpeace, les Philippines ont interdit le « riz doré », génétiquement modifié pour contenir un supplément de vitamine A. Or, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, 250 000 à 500 000 enfants dans le monde deviennent aveugles chaque année et la moitié d’entre eux meurent dans les douze mois, en raison d’un déficit en vitamine A.

    Il est préférable de distribuer de l’argent plutôt que de distribuer de la nourriture elle-même.

    La carence augmente aussi la vulnérabilité aux maladies, aux infections respiratoires, aux diarrhées, principales causes de décès chez les enfants des pays en développement. L’autre moyen pour lutter contre les retards mentaux dus à l’alimentation consiste à donner de petites sommes d’argent aux familles pauvres avec des nourrissons ou des femmes enceintes. Il est préférable de distribuer de l’argent plutôt que de distribuer de la nourriture elle-même. Cette somme d’argent peut être dépensée aussi bien en médicaments qu’en nourriture. Sa distribution coûte moins cher, puisqu’elle peut être envoyée sous forme numérique. Ce procédé est plus simple et sûr. Les dons alimentaires sont souvent volés pour être revendus. Des programmes subordonnent l’accès aux aides alimentaires à la vaccination ou au suivi de cours sur la nutrition et l’hygiène par les parents. Les organisations internationales constatent la méconnaissance des règles d’hygiène de base comme se laver régulièrement les mains.

  • Olivier Piton : Joe Biden adoube Kamala Harris la démocrate redevenue incontournable

    Olivier Piton : Joe Biden adoube Kamala Harris la démocrate redevenue incontournable

    Écouter l’interview d’Olivier Piton

    C’est sur le réseau X (anciennement Twitter) que Joe Biden a annoncé renoncer à se présenter à l’élection présidentielle aux Etats-Unis. Dès cette annonce, Lesfrancais.press a interrogé Olivier Piton. Celui-ci est non seulement élu des Français à Washington, mais aussi un expert de la vie politique américaine. Il est également l’auteur d’une biographie sur Kamala Harris. Or, l’actuelle Vice-Présidente démocrate est la favorite pour reprendre le flambeau. Elle redevient ainsi incontournable. Pour nos abonnés, il décrypte cette situation inédite. 

    Une campagne électorale aux Etats-Unis inédite

    « Il y a tellement de rebondissements » dans cette campagne électorale aux USA. C’est ce qu’observe en premier lieu notre invité. Il constate aussi que les événements de ces dernières semaines ne se sont quasiment jamais produits auparavant. En effet, l’histoire n’avait pas connu au cours d’une même séquence un candidat, Donald Trump, condamné puis victime d’une tentative d’assassinat, et, un autre, qui se retire de la course à trois mois de l’élection. Mais, l’annonce du retrait de Joe Biden est-elle réellement une surprise ? Pression politique ? Financière ? Olivier Piton répond à ces questions.

    Kamala Harris, une favorite qui sera désignée ?

    Il y a plusieurs semaines, Kamala Harris a été mise sur la touche. Or, ce 21 juillet, la Vice-Présidente est redevenue une numéro 1 chez les démocrates. En effet, l’actuel locataire de la Maison Blanche a renoncé à concourir pour un second mandat et, en même temps, délivré son message de soutien à l’ancienne procureure de Californie. Joe Biden n’a pas pu décider cela seul. Pour bien comprendre ces différents  événements, notre invité nous livre son explication. 


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    Élections aux Etats-Unis : quel ticket pour les démocrates ?

    La convention démocrate commencera le 19 août prochain à Chicago. C’est à ce moment que s’effectuera la nomination officielle. Peut-il y avoir, d’ici là, des contestations ? Toutefois, au regard de la situation, potentiellement de « panique » pour Olivier Piton, le camp qui a fait élire en son temps Barack Obama, « ne peut pas se permettre de se livrer à un jeu de lutte ». Kamala Harris sera désignée, sauf énorme retournement. Mais quel ticket sera dès lors présenté ? Qui accompagnera la candidate démocrate ? Quels noms circulent déjà ? George Clooney a-t-il une chance ? Comment sera-t-il choisi ? Écouter le podcast pour connaître le processus.

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    Joe Biden, son renoncement clos la séquence de tentative d’assassinat de Donald Trump

    La campagne pour la présidentielle est-elle alors relancée ? « Nous sommes dans un moment charnière » estime notre spécialiste de la politique américaine. « Comment va se dérouler l’atterrissage de la candidature de Kamala Harris ? » De ce moment, dépendra en effet la suite. Cependant, une chose est quasi sûre. Le renoncement de Joe Biden va clore la séquence politique de Donald Trump sur son assassinat raté. C’est une réalité, une actualité chasse rapidement l’autre. 

    La politique française aussi désordonnée que la politique américaine ?

    La course à la présidence est une campagne passionnante pour les férus de rebondissements. Mais celle-ci reste « affligeante sur le fond » pour notre invité. Malgré les vicissitudes, allant de l’âge du capitaine à la balle du tireur qui a manqué son objectif, « il n’y a pas de thématiques qui ressortent » ! Pour autant, est-ce aussi une critique qui émane de la communauté française vivant aux Etats-Unis ? Nos expatriés accusent-ils leur pays d’accueil de manquer de débats de fond ? Élu et engagé au sein d’une formation politique de l’hexagone, notre invité rappelle que la « situation française est aussi bien désordonnée » …retrouvez l’intégralité de cette interview sur les premiers effets concrets du renoncement de Joe Biden en écoutant le podcast Lesfrançais.press.

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