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  • Election cherche électeurs

    Election cherche électeurs

    Les élections consulaires sont en cours. 1,360 000 inscrits sur les listes électorales consulaires, d’après la porte parole du Quai d’Orsay. 1.082.858 SMS envoyés, 841.379 SMS reçus,  241.212 non reçus. Personne n’est parfait. 

    1.195.532 courriels envoyés par l’administration, 1.129.108 mails reçus, 66.424 non distribués. Un ratio qui n’est pas si mal pour un début. 

    179.124 clics sur le lien contenant l’identifiant. 24.607 de demandes réussies de renouvellement d’identifiant.

    Le vote est en cours 

    83 223 votants su 1.360.000 inscrits (à dimanche 23 mai 18h – CET) 

    Actuellement (dimanche 23 à 18h), on décompte 83 223 votants. Peu de chances, d’atteindre la participation de l’élection présidentielle (44% au premier tour).  Selon un rapport du Sénat le vote internet représentait la moitié des votes des Français de l’étranger, il s’est substitué au vote par correspondance, hélas supprimé. 

    Il reste jusqu’à mercredi 26 à midi pour voter par internet. Sinon, les Français de l’étranger pourront se précipiter pour aller voter à l’urne, le 29, pour le continent américain, le 30 pour le reste du monde. 

    On s’oriente donc vers une très faible participation, d’autant que 20% des bureaux des bureaux de vote ont été supprimés, (60% aux Etats-Unis, 80% en Suisse !) et pourtant, le ministre se félicite…

    Si l’on avait voulu favoriser le vote, au lieu de supprimer les bureaux de vote, afin d’éviter « l’afflux » à cause de la pandémie, on aurait du doubler le nombre de bureaux de vote, et non en supprimer. Au lieu de cela on ferme. Manque de moyens, dit-on. 3 Millions d’euros pour le vote électronique. Avec la même somme pour les bureaux de vote, on doublerait effectivement le nombre de site, avec 10.000 euros par site, une manne !

    Une question de moyens ou d’attention ?

    Mais est-ce une question de moyens ? Si, par exemple, l’administration se trompe de liste électorale et envoie ses courriers à la LEC arrêtée au 1er janvier 2021, conservant quelques morts et oubliant quelques inscrits, est-ce un manque de moyen ou une faute d’inattention ? Des dizaines de recours possibles. Et quelques frais. 

    Si, en raison d’une pandémie imprévisible, (qui n’a pas empêché les Indiens, les Américains, les Portugais, les Anglais,  et tant d’autres de voter), on reporte, le jour même du début du vote, les élections en Inde et à Madagascar, est-ce panique, imprévoyance, ou manque d’attention ?

    Peu importe, finalement. La réponse est là : les élections intéressent peu de monde : ni le gouvernement, ni le ministère, ni, hélas, les électeurs.

    Voter pour des élus sans pouvoir ? 

    Pourquoi ? Inutile de rabâcher que si les élections ne sont pas la démocratie, rares sont les démocraties sans élections. Plus rares encore les démocraties sans citoyens. Mais peut-être ces derniers sont-ils clairvoyants : pourquoi voter pour des élus sans pouvoir ?

    Car il faut l’avouer : les conseillers et délégués des Français de l’étranger ont peu de pouvoir. Certains -pas tous-  iront siéger à une Assemblée consultative, peu écoutée, ni sur la fiscalité, ni sur les subventions, ni sur l’enseignement, ni sur les bourses- et auront à élire des sénateurs. Pour le reste, il s’agit plus d’influence et de représentation qu’autre chose. Or faire entendre sa voix, sur place ou à Paris, c’est important.

    Donner de vrais pouvoirs aux élus consulaires  

    La crise du Covid l’a montré. Il a fallu le Conseil d’état pour corriger les erreurs du gouvernement. Plus les élus parleront fort, plus ils auront une chance d’être écouté : ne serait ce que sur l’organisation des élections, les bourses, l’enseignement, des effectifs dans les Consulats, dans les lycées, la fiscalité, la CSG, la distribution des aides  sociales, le soutien au « made in France »…

    Mais, avec si peu de participation, pourquoi confier aux élus de nouveaux pouvoirs ? C’est un peu le chat qui se mord la queue : peu de votants, peu de légitimité ; peu de légitimité, peu de pouvoirs, peu de pouvoirs, peu de votants. Rien ne mine plus la démocratie que l’apparence de celle-ci. Des élus sans pouvoir, c’est une anomalie. 

    Plus d’électeurs, plus de poids pour se faire entendre

    Au risque d’horrifier l’administration, les élus consulaires méritent d’être considérés comme les élus locaux des Français de l’étranger, et avoir les mêmes pouvoirs. Le maire est bien Officier d’étai civil. Il a un budget. Le conseil municipal vote les subventions et les aides. Pourquoi pas le Conseil consulaire ? De consultatif, il devrait être responsable. Les délégués consulaires devraient être Consuls. Ou l’un d’entre eux. Donnez aux Conseillers consulaires du pouvoir, alors vous aurez des électeurs.

    Votez plus nombreux pour les conseillers et délégués des Français établis hors de France, alors ils pourront faire entendre leurs voix et réclamer de vrais pouvoirs.  

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A.Député de Paris

    Président de la société éditrice du site « Lesfrancais.press »

  • Un avenir incertain pour des milliers de ressortissants de l’Union européenne au Royaume-uni .

    Un avenir incertain pour des milliers de ressortissants de l’Union européenne au Royaume-uni .

    Depuis le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni est un pays tiers à l’Union Européenne. Le droit de l’Union a cessé de s’appliquer au Royaume-Uni. Bien qu’un accord ait été signé, le Brexit a entrainé des changements importants. Pour les expatriés le principal changement est lié à la décision du gouvernement britannique d’imposer une nouvelle politique migratoire

    Une période transitoire

    C’est pourquoi le délai accordé entre la fin de la période de transition (le 31 décembre 2020) et la date limite de dépôt des demandes du régime de règlement de l’UE (30 juin 2021) est appelé « délai de grâce ». Pendant cette période, les expatriés sont considéré comme résidant légalement au Royaume-Uni.

    De ce fait, les ressortissants européens vivants déjà au Royaume-Uni avant le 31 décembre 2020 et qui se sont enregistrés pour avoir la résidence permanente (le EU settlement scheme), conservent les mêmes droits que les Britanniques. Vous garderez vos droits de travailler, de résider et d’accéder à la sécurité sociale, malgré le sortie du pays de l’Union européenne. 

     Si vous n’avez pas encore effectué les démarches, vous pouvez encore le faire !  

    Des incertitudes sur la procédure

    Et pourtant cette procédure, le Settled Statut, soulève beaucoup d’incertitudes auprès des ressortissants européens. Ce qui a conduit un citoyen de l’UE sur dix vivant en Grande-Bretagne, de quitter le pays après la fin du mois de juin. C’est la date limite pour que les citoyens de l’Union européenne puissent continuer à vivre et à travailler légalement au Royaume-Uni.

    Aujourd’hui, nous avons laissé la parole à quelques ressortissants afin de connaître leurs inquiétudes.

    Un couple franco-britannique

    Un directeur de produit français (qui a voulu conserver son anonymat) habite à Londres avec sa femme britannique. Auparavant, ils vivaient au Canada et ils sont venus vivre au Royaume-Uni. Celui-ci a obtenu une offre d’emploi à Londres et ils sont arrivés en 2018. Juste après le référendum sur le Brexit où les négociations avaient encore lieu avec l’Union Européenne. 

    Celles-ci allaient dans un sens assez soft (douces). Les observateurs pensaient que la liberté de mouvement serait préservée. Et qu’ainsi le statut du Royaume-Uni soit proche de celui de la Norvège ou de la Suisse. Pour eux, la nouvelle politique migratoire les a décidé à quitter le territoire britannique.

    « J’ai fait ma demande de Settled Status (résidence permanente) qui a été accepté. C’était assez rapide, mais le fait de passer par ce genre de chose pour justifier ma demande m’inquiète énormément parce que je ne me sens pas du tout en sécurité au niveau du droit de vivre dans le pays.”

    Un expatrié français sur le départ

    Une colère froide contre les politiques

    “Le Brexit et le climat général nationaliste font partie des raisons principales. La direction générale des principaux partis politiques s’éloigne vraiment de l’alignement avec l’Union européenne. Il y a un discours très nationaliste même au niveau du Labour (Parti Travailliste)ce qui me fait penser que notre situation n’est pas forcément sûre et que les choses vont avoir tendance à s’empirer sur le droit du travail. Nous sommes repartis du Canada. On préfère les modèles plus européens, plus sociaux démocrates avec une protection des citoyens et environnementale. Et aujourd’hui le Royaume-Uni a l’air de s’aligner vers les États-Unis. Ma situation ne semble pas du tout acquise parce qu’il faut que je reste encore plusieurs années avant d’avoir le Settled Status et je suis très hostile de pouvoir justifier ma présence dans un pays. La liberté de mouvement a été enlevée. Je pensais que ça allait être gardé. On songe repartir dans un pays de l’Union européenne et ça ne rend pas encore les choses encore plus simples. À l’inverse ça va être ma femme qui va avoir les mêmes problèmes. Nous sommes absolument furieux contre les courants politiques qui ne se sont pas assez battus pour préserver les droits des personnes, furieux de voir ce qui se passe en ce moment pour les citoyens européens qui viennent à la frontière et qui sont mis dans des centres de détention par exemple. Je trouve ces genres de choses absolument terrifiants.”

    Un expatrié français sur le départ

    Une Française devenue britannique

    Une Française (souhaitant, elle aussi, conserver son anonymat), a pris la décision de prendre la nationalité britannique après le vote du Brexit.

    “Je ne l’aurais jamais envisagé avant, mais je ne faisais pas confiance au gouvernement britannique. Et, je craignais que mes droits au travail et que la prise en charge du NHS (système de santé) cessent à long terme. Je suis britannique depuis 3 ans pour avoir cette tranquillité… et la flexibilité !”

    Une française à Londres

    Un français serein

    Pour Guillaume, qui habite à Londres, “quand le Brexit était acté”, il était inquiet quant aux démarches administratives qu’il faudrait faire pour recevoir le Settled Status. Et il fut agréablement surpris

    “Cela a été plutôt simple à effectuer puisqu’il suffit de prouver que l’on a résidé au Royaume-Uni pendant plus de cinq ans. Les preuves à fournir sont plutôt faciles à obtenir. Une fois que j’ai reçu ce titre de séjour, j’étais bien évidemment soulagé et depuis je suis complètement serein. Je sais que les droits des ressortissants ayant ce titre de séjour sont protégés par le droit international. Je n’ai aucune raison que le Royaume-Uni ne revienne sur ses acquis”

    Guillaume, Français restant à Londres

    Une française dans le doute

    Émilie, elle, est venue à Londres en octobre 2020 dans l’espoir de devenir jeune fille au pair et n’a pas pensé au Brexit.

    “Je suis arrivée au Royaume-Uni en octobre. Je suis comptable. Pendant le premier confinement, j’ai beaucoup réfléchi à ma vie. J’ai toujours voulu voyager. Avec mes études je n’ai pas eu l’occasion de le faire et j’ai toujours voulu être jeune fille au pair. L’été dernier j’ai donc décidé de quitter mon travail et j’ai tout organisé. J’ai trouvé une famille. Je suis partie mi-octobre.Et,je n’ai pas vraiment pensé au Brexit lorsque je suis partie. Quand je suis arrivée à Londres, ma famille d’accueil m’a aidé à faire les démarches pour avoir le pre settled status. J’ai trouvé ça assez facile à faire. En deux semaines j’ai eu mon statut. J’espère avoir fait tout ce qu’il fallait. Je ne suis pas très papiers administratifs et je n’ai pas non plus fait beaucoup de recherches sur les démarches à faire.  Donc je ne sais pas si ça suffit, ce que j’ai fait. Ce qui me fait peur, c’est qu’ une de mes amies qui n’a pas pu venir avant le 31 décembre ne puisse pas obtenir son visa et ne puisse pas venir travailler ici.”

    Émilie, jeune fille au pair en Angleterre

    Les expats ont beaucoup de craintes, mais ils sont en mode keep calm and carry on malgré le Brexit.

  • Pourquoi l’inflation reste faible en Europe ?

    Pourquoi l’inflation reste faible en Europe ?

    Depuis la crise des subprimes en 2008, la Banque centrale tente, par une politique monétaire accommodante, de faire remonter l’inflation sous-jacente à 2 %. Cet objectif n’a pas été atteint avant la crise sanitaire malgré plusieurs opérations de rachats d’obligations et le maintien de taux directeurs à des niveaux historiquement bas. 

    La faiblesse de la demande constitue un des facteurs clefs de la faible inflation. Le partage des revenus depuis le début du siècle s’est effectué au détriment des salariés, sauf en France et en Italie. La demande en biens et services a été freinée par une hausse du taux d’épargne surtout en France et en Allemagne. 

    Si les prix de l’immobilier se sont accrus au sein de la zone euro, en revanche, les dépenses en construction ont fortement baissé passant de 7 à 5,5 % du PIB de 2007 à 2019. Les logements coûtant de plus en plus chers, ils réduisent, par ailleurs, les dépenses autres des ménages. Les prix élevés de l’immobilier qui est une des conséquences des faibles taux d’intérêt empêchent une part croissante de la population d’accéder à la propriété, ce qui pèse également sur la demande.

    Une maitrise des dépenses publiques est logiquement anti-inflationniste 

    L’investissement des entreprises n’a retrouvé au sein de la zone euro son niveau d’avant crise qu’en 2018 avant de rechuter avec la crise sanitaire. En ce qui concerne l’investissement, les stimuli monétaires ont mis beaucoup plus de temps à produire leurs effets qu’aux États-Unis. La demande extérieure adressée à la zone euro est également restée faible depuis une dizaine d’années. Les exportations n’ont pas pesé sur les prix.

    Les États européens ont mené des politiques d’assainissement de leurs comptes publics. Au sein de la zone euro, le déficit public est passé de -6 % à -0,5 % de 2007 à 2019. Une maitrise des dépenses publiques est logiquement anti-inflationniste. La France et l’Italie qui ont été les moins enclines à adopter des politiques de rigueur, n’ont pas enregistré une inflation plus élevée. Il n’en demeure pas moins que les dépenses de l’État ont moins porté la croissance ces dernières années que dans le passé. 

    Une inflation faible peut être occasionnée par une offre structurellement abondante. La mondialisation a accru l’offre surtout entre 1990 et 2008. Les importations en provenance des pays d’Asie du Sud-Est ont pesé sur les prix en particulier pour les biens manufacturés. Depuis une dizaine d’années, cet effet tend à s’amoindrir. En revanche, le numérique a accru la concurrence. Un nouveau canal de distribution s’est imposé. Les plateformes permettent à un plus grand nombre de personnes d’offrir leurs services. Cette augmentation de l’offre pèse sur les prix.

    la politique monétaire a favorisé l’augmentation des prix de l’immobilier et des actions 

    La faible progression de la population active ne conduit pas à une augmentation de la production. Le vieillissement de la population est supposé être inflationniste même si le Japon, depuis les années 1990, prouve le contraire. De même, le caractère étale des gains de productivité devrait au contraire être inflationniste; or, tel n’est pas le cas. 

    La politique monétaire de la banque centrale serait-elle trop rigide au regard de la situation économique ? La Banque centrale européenne a retenu pour ses taux directeurs des niveaux extrêmement bas. Depuis 2011, le taux repo réel est constamment négatif et le taux de dépôts est à -0,5 %. La question de l’efficacité de la politique monétaire pour redresser l’inflation se pose. Ces dernières années, cette politique a favorisé avant tout l’augmentation des prix de l’immobilier et ceux des actions. 

    Faiblesse de l’investissement

    La faible inflation au sein de la zone euro proviendrait essentiellement de la faiblesse de l’investissement des entreprises comme des particuliers. Ce faible investissement s’explique par une demande contrainte en lien avec le vieillissement de la population qui incite la population à épargner. 

    La consommation est logiquement portée par les ménages de 30 à 40 ans qui acquièrent leur logement et qui s’équipent. Or, en Europe, le poids démographique des trentenaires tend à diminuer au profit des plus de 60 ans. Les prix élevés de l’immobilier et les difficultés d’insertion professionnelle pèsent également sur la demande des jeunes ménages. L’investissement des entreprises est en retrait au sein de la zone euro du fait de la tertiarisation de l’économie. Par ailleurs, les entreprises européennes, à la différence de leurs concurrentes asiatiques ou américaines, ont tardé à investir dans les robots ou dans les nouvelles techniques de l’information.

    Note

    La zone euro suit les Etats-Unis à distance.  Le taux d’inflation annuel de la zone euro s’est établi à 1,6 % en avril 2021, contre 1,3 % en mars. Un an auparavant, il était de 0,3 %. Les taux annuels les plus faibles ont été observés en Grèce (-1,1 %), au Portugal (-0,1 %) et à Malte (0,1 %). Les taux annuels les plus élevés ont quant à eux été enregistrés en Hongrie (5,2 %), en Pologne (5,1 %) et au Luxembourg (3,3 %). En avril les plus fortes contributions au taux d’inflation annuel de la zone euro proviennent de l’énergie (+0,96 points de pourcentage, pp), suivis des services (+0,37 pp), de l’alimentation, alcool & tabac (+0,16 pp) et des biens industriels hors énergie (+0,12 pp).

  • Le certificat numérique européen Covid : mode d’emploi

    Le certificat numérique européen Covid : mode d’emploi

    Expatriés, touristes, voyageurs d’affaires, simple citoyen, plus de 500 millions de personnes attendaient de connaitre les modalités du certificat numérique européen pour la Covid-19 promis par la commission européenne depuis le début de l’année. C’est chose faite ! On détaille pour vous les règles qui régissent le sésame pour l’Union européenne et donc la France.

    Un certificat qui valide votre état sanitaire

    Le « certificat numérique européen Covid », de son vrai nom, est un document gratuit qui intègre un code QR. Il doit aider les voyageurs à franchir plus aisément les frontières européennes en période de coronavirus, en vue de la saison estivale.

    D’un point de vue pratique, il sera disponible sous format papier ou numérique (c’est-à-dire qu’il sera accessible depuis n’importe quel appareil mobile).

    Il revient aux États membres de décider s’ils intègrent ce certificat dans leur application de traçage nationale – comme en France – ou s’ils utilisent une application distincte.

    Qui peut en bénéficier ?

    Il sera « facilement » accessible aux personnes vaccinées contre le Covid-19, à celles disposant d’un test PCR négatif daté de moins de 72 heures ou d’un test antigénique négatif réalisé moins de 48 heures auparavant, ainsi qu’aux personnes disposent d’anticorps parce qu’elles ont été contaminées jusqu’à six mois auparavant.

    Ils se présenteront donc sous la forme de trois certificats distinctsdélivrés notamment par les centres de test ou de vaccination. Ceux-ci reprendront plusieurs renseignements. Dans le cas d’un certificat lié à une vaccination, il sera question du type de vaccin, du nombre de doses administrées, des dates, etc. Selon les informations d’Euronews, les pays membres auront l’interdiction de refouler une personne qui a reçu sa double dose de vaccin (ou la dose unique du Johnson & Johnson). En revanche, « chaque pays pourra décider s’il autorise l’entrée aux voyageurs ayant reçu une seule dose« .

    L’émission d’un certificat dans un État membre s’imposera à tous les autres États membres. 

    Quels vaccins sont pris en compte ?

    Les États membres auront l’obligation d’accepter les personnes qui ont été vaccinées par les vaccins autorisés par l’Agence européenne des médicaments, à savoir: Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson (dont une seule dose est nécessaire, NDLR).

    Cependant, ils seront libres d’en accepter d’autres, comme les vaccins russe Spoutnik ou chinois Sinopharm, utilisés en Hongrie. La France n’a pas prévu de valider ces deux derniers vaccins, pour ceux qui habitent sur place, il faudra donc se résigner aux tests PCR ou anti-géniques réguliers où à se refaire vacciner en France avec un vaccin homologué.

    Fin des contraintes grâce aux certificats ?

    Pas forcément. Le Parlement européen avait demandé au départ que les détenteurs de certificat ne puissent pas se voir imposer de mesures restrictives, telle une quarantaine à leur arrivée dans un pays. Mais les Vingt-Sept, soulignant qu’il s’agit d’une compétence nationale, voulaient se garder cette possibilité, par exemple, en cas d’apparition d’un variant.

    Par conséquent, le texte prévoit que les États membres « s’abstiennent d’imposer des restrictions de voyage supplémentaires » comme des tests ou quarantaines, « à moins qu’elles ne soient nécessaires et proportionnées pour protéger la santé publique ». Concrètement, sauf nouvelle flambée localisée et temporaire, il ne devrait plus avoir d’autres restrictions entre les membres de l’Union européenne.

    Un certificat pour voyager et… ?

    « Nous visons uniquement la libre circulation, mais les États membres peuvent décider d’utiliser le même certificat à d’autres fins, par exemple l’accès à des festivals, à des concerts, certains parlent des restaurants, pour cela il faudra une loi nationale »

    Le commissaire européen belge en charge du dossier : Didier Reynders.

    En France, le Pass sanitaire national sera indispensable pour de nombreuses activités sociales (concerts, manifestations sportives, etc), il intégra le certificat européen permettant ainsi la validation du pass français automatiquement. D’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, le Portugal, etc. ont annoncé vouloir suivre la même démarche.

  • Blockchain : l’Allemagne veut se démarquer à l’échelle mondiale

    Blockchain : l’Allemagne veut se démarquer à l’échelle mondiale

    En septembre 2019 déjà, l’Allemagne adoptait la première stratégie blockchain au monde. Dans un rapport publié mardi (18 mai), il apparaît que le gouvernement souhaite porter le pays au rang de leader mondial en la matière. Un article d’Euractiv Allemagne.

    40 mesures pour les blockchains

    Si la technologie blockchain est largement perçue comme l’architecture informatique sur laquelle reposent les cryptomonnaies, Berlin tente désormais d’en exploiter son fort potentiel afin de se démarquer sur la scène internationale. Dans ce cadre, la stratégie imaginée en 2019 propose un catalogue d’une quarantaine de mesures pour ce faire.

    En raison de son caractère décentralisé et de son degré élevé de cryptage, la technologie blockchain est particulièrement solide face à toute manipulation de tiers. De plus, la suppression des intermédiaires pourrait entraîner une révolution dans le transfert des données.

    La Commission européenne a d’ailleurs mis en avant sa fiabilité, comme en témoigne un document informatif sur la stratégie blockchain européenne, publié en mars de cette année. Pour Bruxelles, cette technologie joue un rôle essentiel dans la transition numérique du bloc.

    Les champs d’application de la blockchain sont multiples. Si elle est surtout connue pour son utilisation dans les cryptomonnaies, on la retrouve aussi dans l’administration publique, l’industrie et le commerce.

    Blockchain : les initiatives d’outre-Rhin

    En septembre de l’année dernière, l’association numérique Bitkom saluait les progrès positifs effectués dans la mise en œuvre de la stratégie allemande. Une tendance également inscrite dans le rapport d’évaluation du ministère de l’Économie. En effet, des 44 mesures prévues, 41 ont déjà été finalisées ou du moins vont bon train.

    En avril, le Bundestag a adopté une loi visant à autoriser les investissements en cryptomonnaies dans le secteur financier. Dans la même veine, le gouvernement planifie d’aborder les risques éventuels grâce à un décret contre l’utilisation criminelle des cryptomonnaies.

    De plus, les autorités esquissent non seulement de nombreux projets pour la filière financière, notamment en matière d’intelligence artificielle (IA) ou de Big data, mais également pour le secteur énergétique et l’industrie 4.0.

    Par ailleurs, le dossier du ministère met en évidence la création « d’identités numériques » fondées sur la blockchain comme l’un des moteurs d’innovation les plus importants. Les différents champs d’application sont actuellement testés à l’échelle nationale et des Länder.

    Capacités d’innovation

    Les identités numériques constituaient l’un des points clés lors du sommet sur le numérique organisé en Allemagne mardi (18 mai). À cette occasion, lors d’une discussion avec la chancelière allemande Angela Merkel, le PDG de Bitkom Achim Berg a appuyé l’importance de celles-ci pour la capacité d’innovation de l’Allemagne. D’après lui, elles constituent les technologies du futur qui changeront le plus l’économie d’ici à 2030.

    Ce n’était pas la première que Bitkom faisait l’éloge des identités numériques. En septembre 2020, l’association déclarait qu’elles jetteraient les bases de l’écosystème numérique et étaient donc cruciales pour la transition.

    Mme Merkel a également profité de l’occasion qui lui était donnée pour souligner le caractère primordial des identités numériques dans l’avenir de l’Europe. Dans ce contexte, la dirigeante allemande a appelé à une approche européenne commune à ce propos.

  • Rencontre avec l’ambassadeur à Madagascar

    Rencontre avec l’ambassadeur à Madagascar

    Madagascar est au coeur de la crise épidémiologique actuelle. C’est un des pays les plus touchés, au point, que le gouvernement a du renoncer d’y tenir les élections consulaires.

    Avec Christophe Bouchard, l’ambassadeur de France à Tananarive la capitale, nous faisons le point sur la situation de la communauté française sur l’ile.

    Un communauté qui s’effrite

    Malgré les liens historiques, le nombre de Français présents à Madagascar diminue régulièrement. Aujourd’hui les 20 000 Français sur place sont confrontés à la crise sanitaire, les tensions politiques et les difficultés économiques.

    Christophe Bouchard revient sur les raisons de cet effritement, peut être renforcé par le sentiment d’isolement lié aux restrictions de circulation. C’est l’occasion de faire un point sur le dispositif maintenu par Air France.

    L’ambassade vaccine les expatriés

    Alors que la politique de vaccination se met doucement en place à Madagascar, la France s’implique en créant sa propre campagne.

    Lancée la semaine dernière, la campagne de vaccination de l’ambassade a pris son essor. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, a par ailleurs visité le dispositif vendredi 14 mai, se félicitant de la réussite de cette opération.

    Et les européens

    Avec son réseau diplomatique et consulaire, la France est le pays qui couvre le plus de pays parmi les membres de l’Union européenne. Dans l’esprit de coopération ente les nations européennes, notre pays joue régulièrement le rôle de nation pilote. Et sur l’ile, c’est donc le seul Etat du vieux continent a disposé d’un service consulaire. Ainsi, M. Christophe Bouchard, sous l’impulsion du gouvernement, a donc décidé d’ouvrir la campagne de vaccination française à tous les européens.

    Le vaccin Janssen

    Plusieurs milliers de personnes ont donc reçu ou recevront, si elle le désire, une dose du vaccin Janssen, provenant de France. Pourquoi ? Car une seule dose est suffisante avec le produit de Johnson & Johnson pour être protégé. Ce choix s’explique par la volonté de l’ambassade de maintenir le niveau de qualité de prestation et de sécurité qui existe en France.

    C’est donc avec l’Institut Pasteur et une équipe de médecins que les protocoles français ont été adaptés à Madagascar. Et la mission est réussie, car nos compatriotes verront leur vaccination reconnue dans le cadre du certificat numérique européen. Futur sésame pour accéder au territoire national !

    Ecoutez le podcast avec Christophe Bouchard

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  • Eurovision : Une soirée qui signe le retour de la Francophonie

    Eurovision : Une soirée qui signe le retour de la Francophonie

    Un peu partout dans le monde, l’Eurovision a été suivi avec assiduité. Signe d’un retour à la normale, alors que l’édition 2020 fût annulée, en 2021, les Pays-Bas sont au centre du monde… Et un monde francophone.

    Cette édition fût aussi marquée par la Covid. En effet, les 3000 spectateurs et les 1000 professionnels sur place ont été dépistés avant de se rendre à la cérémonie. C’était donc un espace « Free Covid » .

    Arrivée seconde Barbara Pradi a frôlé la victoire, concédé à l’Italie. Cependant, la Francophonie fût à l’honneur, et c’est historique. C’est la première fois de la longue histoire de l’Eurovision que de deux chansons en français récoltent autant de suffrages. Avec TV5MONDE, les expatriés français et tous les francophones ont participe au vote ou via les dispositifs de vote de leur pays de résidence. Le système ne permet pas de donner sa voix au candidat de son pays..à partir du moment qu’on participe à partir du territoire de celui-ci. Les Français du Mexique, ceux de Tokyo ou de Belgique ont pu ainsi voter pour la France. Seule inconnue, qu’ont voté les expatriés en Suisse ?

    Mais une victoire italienne

    Depuis 1991, la France n’avait pas eu un si beau résultat, en étant seconde sur le podium Barbara Pradi relance notre pays sur la scène de l’Eurovision. Il reste, aussi, l’Eurovision junior 202 que Valentina avait remporté pour la France.

    Mais au final, c’est l’Italie qui remporte cette édition avec le groupe Maneskin. Leur performance lors des répétitions leur a permis de grappiller encore quelques points dans le classement des bookmakers. Le guitariste Thomas Raggi, le chanteur Damiano David, la bassiste Victoria De Angelis et le batteur Ethan Torchio, les quatre membres du groupe romain, avaient décroché leur ticket d’entrée à l’Eurovision grâce à leur victoire au festival de Sanremo. Leur hymne Zitti e Buoni (« Taisez-vous et restez sages ») ferait presque renouer les Italiens avec le glam-rock et le punk.

    le groupe italien avait tout pour plaire aux fans de l’Eurovision et ce fût le cas. Leur Zitti e Buoni culmine déjà à 22 millions de vues sur YouTube. « Nous lisons tous les commentaires, cette positivité nous motive et nous donne de belles perspectives – peut-être pas pour la victoire – mais plus pour l’attention que nous pourrions avoir après le concours« , estimait Damiano David lors d’une interview à l’AFP.

  • Bonne fête Mère ou bonne fête Maman ?

    Bonne fête Mère ou bonne fête Maman ?

    La mère, la maman, le maternel, le maternage … Que de signifiants reliés à cet être qui par nature donne la vie, mais qu’est ce qui tient de la position sociale et de la dimension psychique ? 

    Enfanter

    La mère socialement c’est celle qui enfante, c’est sa fonction dans la nature et la société. C’est elle qui est disposée d’un appareil génital offrant la gestation. Mais enfanter signifie t’il que l’on est une maman ? 

    Derrière le signifiant « maman » il y a quelque chose de moins strict, de plus doux dans la pensée commune. La maman c’est l’un des premiers mots qu’évoque l’enfant, c’est l’interjonction par instinct lors de douleurs ou de tristesse ressenties sans que celle-ci soit forcément présente. La maman c’est une posture fantasmée de la femme qui inspire tendresse, beauté et respect. 
    Cela sous-tend qu’une maman est aimante et développe pour son enfant tout un tas de sentiments qui viendront le border et l’élever. 

    C’est ce que Winnicott, psychanalyste, élabore au travers de sa clinique. Il nous offre la perspective de prendre en compte le corps et la relation précoce mère-enfant de ce qu’est la fonction maternelle. 
    L’idée est que toutes les personnes y compris les animaux vont remplir le rôle (plutôt dévoué à la mère) de nourrissage, de portage, de soin, et de protection du self de l’enfant. Ce sont ces mêmes personnes qui vont organiser les premières interactions entre le bébé et son environnement. 

    Est évoquée a priori la mère car elle est le mieux placée pour continuer ce qu’elle a fait à l’intérieur du ventre. Mais cette place peut être occupée par tout autre membre de la famille qui viendra faire exister cette « préoccupation maternelle primaire »[1], lien indispensable à la survie physique et psychique de l’enfant. 

    Bonne fête maman
    Bonne fête maman

    Maman en 3D

    La mère ne se limite pas à des gestes techniques. Winnicott met en exergue 3 dimensions : 

    – Le Holding (correspond au portage du bébé, le fait de le tenir mais aussi la contenance psychique). 
    C’est la façon dont la maman tient ou porte son bébé, l’assurance d’une peau contre une autre peau, ce sont les émotions appartenant à la mère qui seront véhiculées et retransmises à l’enfant.    

    – Le Handling (correspond aux soins prodigués à l’enfant).
    Il permet que l’enfant se constitue « une peau » et découvre les limites de son corps distincts de ceux de la mère.

    – L’object presenting (correspond à la façon dont la mère permet à l’enfant de découvrir le monde). 
    Cette dimension a par la suite fait valoir l’importance tout aussi égale du rôle du père dans sa fonction de tiers. La fusion/confusion à la mère serait l’impossibilité pour l’enfant de se différencier de l’autre. La fonction du tiers permet à l’enfant de se mouvoir et penser en tant qu’être à part entière. 

    Si les 2 premières dimensions existent c’est que les gestes sont imprégnés d’expressivité et d’affectivité et réagissent et se modifient quand le bébé va envoyer des gestes et des affects vers la mère. 
    Il est essentiel de ne pas aborder ces gestes techniques de façon robotique sinon on est dans le complexe de « la mère morte »d’André Green, autre grand psychanalyste.
    Les gestes techniques doivent être imprégnés et vitalités par l’émotivité, l’affectivité et donc la fonction maternante. 

    « On peut aider à mieux faire les mères qui ont en elles la capacité de donner des soins suffisamment bons ; il suffit de s’occuper d’elles d’une manière qui reconnaît la nature essentielle de leur tâche. Pour les mères qui n’ont pas cela en elles, ce n’est pas en les instruisant qu’on les rendra aptes à le faire. »

    D.W. Winnicott, La théorie de la relation parents-nourrissons



    Karine Miquelis
    psychologue clinicienne – psychothérapeute
    www.seancedepsy.com

    https://seancedepsy.com/
    https://seancedepsy.com/

    [1] c’est l’attention que développe la mère envers son enfant dès ses premiers mois de vie. 

  • Début du vote pour les consulaires

    Début du vote pour les consulaires

    Mise à jour dimanche 23 mai à 11h (CET)

    Ce vendredi 21 mai se sont ouvertes les élections consulaires. Tous les Français de l’étranger sont appelés à choisir leurs élus locaux. C’est donc 1,5 millions d’expatriés qui sont invités à participer au scrutin soit par voie électronique du 21 mai au 26 mai soit à l’urne, classiquement, le 30 mai.

    Le vote électronique, un succès ?

    A 11h ce dimanche 23 mai, 65 000 personnes avaient voté. Un démarrage prudent voir décevant mais qui s’explique. Ce mode de participation auquel les Français ne sont pas habitués et ils sont nombreux à ne pas maîtriser encore les arcanes de la mécanique du vote sur internet.

    Techniquement, malgré le changement de prestataire, du fait de la faillite de la première société, le vote électronique est un succès. Le portail fonctionne bien et le vote est rapide, moins de 3 minutes.

    Un autre écueil qui est remonté à la commission en charge du suivi du vote électronique, ce sont des problèmes d’identification liés à la non-transmission de coordonnées actualisées soit par les électeurs soit suite à des défaillances dans l’administration consulaire.

    élections consulaires

    L’Inde et Madagascar privées d’élections

    Au JO de ce vendredi 21 mai, le gouvernement a publié les décret permettant le report des élections des deux circonscriptions en Inde et de celle de l’île de Madagascar.

    Pourquoi ? Car la situation sanitaire est périlleuse dans ces deux pays. D’ailleurs, ce sont les deux régions du monde où le gouvernement français a lancé des campagnes de vaccination pour ses nationaux et les européens. Impossibilité de se déplacer, confinement, risque de contagion, les problèmes s’accumulaient tant pour les fonctionnaire et membres des bureaux électoraux, qui menaçaient de faire valoir leur droit de retrait, que pour les citoyens-électeurs.

    1 semaine de campagne et de vote

    Il reste donc un peu moins d’une semaine pour mobiliser les expatriés et finaliser cette élection. Un peu particulière, car alors que le vote est ouvert, la campagne n’est pas clôturée. Les différentes listes peuvent continuer à battre le pavé (numérique) jusqu’à vendredi 28 mai minuit. Le jeu est donc encore ouvert..

  • Un accord pour le certificat numérique européen au 1er Juillet

    Un accord pour le certificat numérique européen au 1er Juillet

    L’horizon se dégage pour les voyages au sein de l’UE cet été malgré la pandémie : les eurodéputés et les États membres sont parvenus à un accord sur le pass sanitaire européen, qui devrait entrer en vigueur à partir du 1er juillet.

    Très attendu par les pays les plus dépendants du tourisme, et initialement suggéré par la Grèce, ce certificat est destiné à fournir un cadre harmonisé pour faciliter les déplacements dans l’Union cet été.

    « Nous avons abouti sur ce nouvel instrument en un temps record pour sauvegarder la libre circulation pour tous les citoyens »

    Le commissaire européen, belge, Didier Reynders, en charge du dossier

    La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a souligné que ce « Certificat numérique européen Covid » serait « un élément clé sur la voie d’une reprise des voyages de façon sûre et aisée à travers l’UE ».

    Les représentants du Parlement européen et des Vingt-Sept sont parvenus à un compromis au terme d’une quatrième séance de négociations, menées à un rythme accéléré, sous la pression du calendrier.

    « Tests abordables »

    Ce document contiendra un code QR indiquant que son titulaire a été vacciné, qu’il a passé un test PCR ou antigénique rapide négatif ou qu’il est immunisé après avoir été infecté par le Covid-19. Il pourra être disponible sur smartphone mais aussi en version papier.

    Les États membres auront l’obligation d’accepter les vaccins autorisés par l’Agence européenne des médicaments (Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Johnson&Johnson) mais seront libres d’en accepter d’autres, comme les vaccins russe Spoutnik ou chinois Sinopharm, utilisés en Hongrie.

    Les eurodéputés réclamaient initialement la gratuité des tests, une mesure à laquelle les États membres étaient opposés. Le compromis trouvé souligne la nécessité de tests « abordables et accessibles ».

    La Commission s’est engagée à mobiliser 100 millions d’euros pour acheter des tests, en recourant à un financement européen, « l’instrument d’aide d’urgence », destinés à certaines catégories prioritaires.

    « L’idée est de faciliter l’accès d’abord à ceux qui traversent souvent la frontière, pour aller travailler, à l’école, voir leur famille, et puis on regardera les catégories qu’on peut aider, on pense aux enfants qui accompagnent leurs parents pour des voyages »

    Le commissaire européen, belge, Didier Reynders, en charge du dossier

    L’accès à des tests abordables « est important pour tous les Européens qui attendront encore d’être vaccinés dans les semaines et les mois à venir. Eux aussi doivent pouvoir voyager », a souligné le président du groupe Renew Europe (centristes et libéraux), Dacian Ciolos.

    Le Parlement européen demandait aussi au départ que les détenteurs de certificat ne puissent pas se voir imposer de mesures restrictives telles une quarantaine à leur arrivée dans un pays.

    Mais les Vingt-Sept, soulignant qu’il s’agit d’une compétence nationale, voulaient se garder cette possibilité, par exemple en cas d’apparition d’un variant.

    Pas de restrictions supplémentaires

    Le texte prévoit que les États membres « s’abstiennent d’imposer des restrictions de voyage supplémentaires » comme des tests ou quarantaine, « à moins qu’elles ne soient nécessaires et proportionnées pour protéger la santé publique ».

    Le pass sanitaire figure au menu du sommet des dirigeants européens lundi et mardi prochains (24 et 25 mai). L’accord devra être approuvé par le Parlement, dont la prochaine plénière est prévue du 7 au 10 juin à Strasbourg.

    Ce qui permettra une entrée en vigueur du règlement le 1er juillet, a indiqué l’eurodéputé espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar, négociateur du Parlement.

    Une période de six semaines de transition est toutefois prévue pour l’émission de certificats, afin de permettre aux pays d’adapter leur système.

    Parallèlement aux négociations politiques, le système de certificat européen fait l’objet de tests techniques auprès des États pour vérifier son interopérabilité.

    À partir du 1er juin, les pays membres pourront commencer à se servir du système dans des conditions réelles s’ils sont prêts, selon la Commission.

    « Nous visons uniquement la libre circulation, mais les États membres peuvent décider d’utiliser le même certificat à d’autres fins, par exemple l’accès à des festivals, à des concerts, certains parlent des restaurants, pour cela il faudra une loi nationale »

    Le commissaire européen, belge, Didier Reynders, en charge du dossier

    Il revient aussi aux États membres de décider s’ils intègrent ce certificat dans leur application de traçage nationale – comme en France – ou s’ils utilisent une application distincte.