La cour d’assises de Bruxelles a entamé, ce lundi 05 décembre, les débats au procès des attentats djihadistes qui ont fait 32 morts en 2016 dans la capitale belge.
Après la constitution du jury populaire mercredi, la cour entre enfin dans le vif du sujet dans ce qui s’annonce comme le plus grand procès jamais organisé aux assises en Belgique. Les débats devraient durer jusqu’en juin.
Explosions à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem
Le matin du 22 mars 2016, deux djihadistes s’étaient fait exploser dans le hall des départs de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, et un troisième une grosse heure plus tard dans une station de métro du quartier européen, causant 32 morts et plusieurs centaines de blessés.
Ces attentats-suicides, revendiqués par le groupe Etat islamique (EI), ont été perpétrés par la cellule djihadiste déjà à l’origine des attaques du 13 novembre 2015 (130 morts à Paris et Saint-Denis).
Face aux neuf accusés dont le Français Salah Abdeslam – seul membre encore en vie des commandos du 13-Novembre, arrêté à Bruxelles quatre jours avant ces attentats -, plus d’un millier de personnes réclament la réparation d’un préjudice, selon le parquet fédéral.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné la nécessité d’adapter les règles de l’UE en matière d’aides d’État et a plaidé en faveur d’un financement européen pour une politique industrielle européenne. Elle a également insisté sur le maintien de relations cordiales avec les États-Unis en amont des consultations semestrielles. L’ensemble devrait se retrouver au sein de l’Inflation Reduction Act.
Un forum UE/USA
Depuis son lancement en juin 2021, le Conseil du commerce et des technologies (CCT), qui se tient deux fois par an, constitue un forum d’échanges sur les questions commerciales entre l’UE et les États-Unis.
Les relations entre les partenaires, qui se rencontreront dans le cadre du CCT lundi (5 décembre) sont au plus bas suite à l’indignation de l’UE face à la loi sur la réduction de l’inflation (Inflation Reduction Act – IRA). Cette loi prévoit un ensemble de mesures pour soutenir une politique industrielle américaine « propre » d’un montant de 369 milliards de dollars.
« La loi sur la réduction de l’inflation suscite également des inquiétudes ici en Europe, dans un contexte très particulier pour notre industrie et notre économie », a déclaré Mme von der Leyen aux étudiants du Collège d’Europe dimanche (4 décembre).
Elle a souligné trois aspects de l’IRA : la logique d’« acheter américain » qui sous-tend certaines parties du système de subventions, les allègements fiscaux pour les entreprises produisant en Amérique, et « les subventions à la production qui pourraient conduire à une course aux subventions. »
Une telle « course » aurait des effets réels sur le choix du lieu de production des entreprises. « Nous avons tous entendu parler de producteurs qui envisagent de délocaliser leurs futurs investissements de l’Europe vers les États-Unis », a-t-elle ajouté.
Le défi semble si considérable que la Commission pourrait à nouveau renoncer à limiter les aides d’État. « Nous devons adapter nos propres règles pour faciliter la transition des investissements publics », a-t-elle souligné.
L’assouplissement des règles relatives aux aides d’État est depuis longtemps une priorité pour les intérêts commerciaux et les pays aux ressources financières importantes. Il y a peu de temps, Bruxelles a quadruplé, à la demande de Berlin, le plafond des aides d’État non conditionnelles via l’« encadrement temporaire de crise » — lequel est passé de 500 000 à 2 millions d’euros.
« Les aides d’État sont un outil qui a fait ses preuves ici en Europe », a affirmé Mme von der Leyen.
Toutefois, bien qu’elle reconnaisse la nécessité d’augmenter les aides d’État, elle a également mis en garde contre les distorsions que des aides d’État encore plus nombreuses accordées par les États membres individuels entraîneraient au niveau des conditions de concurrence au sein du marché unique de l’UE.
De nouveaux fonds européens ?
« L’objectif de notre politique industrielle européenne est de faire de l’industrie européenne le leader dans la transition écologique », a ajouté la présidente de la Commission. Cela impliquerait de renforcer la recherche et le développement, mais aussi « des financements nouveaux et supplémentaires au niveau de l’UE. »
Lors d’un entretien avec le Journal du Dimanche, publié le 3 décembre, le commissaire européen au Marché unique, Thierry Breton, a souligné que l’UE « doit aussi avancer dans la conception d’un plan de soutien massif à l’industrie ».
M. Breton plaide depuis longtemps en faveur d’un nouveau cycle de dette commune de l’UE. « Puisque tous les États européens n’ont pas des capacités d’endettement identiques, nous devons faire en sorte qu’ils puissent s’endetter aux mêmes conditions. », a-t-il ajouté. Le montant qu’il suggère est de 350 milliards d’euros, soit 2 % du PIB de l’UE, de manière à s’aligner sur l’IRA.
« Nous n’avons pas le choix. Les États-Unis ont voté l’IRA. La Chine aide massivement ses entreprises et s’efforce d’attirer les nôtres. C’est à nous seuls, et à personne d’autre, d’imaginer notre réponse. Le destin de l’Europe est entre nos mains », a souligné M. Breton.
Lors de son intervention, Mme von der Leyen a défendu l’idée d’un « Fonds de souveraineté », sans toutefois entrer dans les détails, et en omettant de préciser les montants alloués.
« La nouvelle politique industrielle assumée de nos concurrents nécessite une réponse structurelle de la part de l’Union européenne », a-t-elle soutenu, affirmant que l’UE avait besoin d’une « politique industrielle européenne commune, et cette politique industrielle européenne commune nécessite un financement européen commun. »
Mme Von der Leyen a également évoqué des mesures à court terme via REPowerEU, le plan de l’Union européenne destiné à se débarrasser des combustibles fossiles russes, qui pourrait être renforcé. « Nous travaillons actuellement à la consolidation de REPowerEU ».
Une approche cordiale
Dans son discours, Mme Von der Leyen a choisi de ne pas mentionner l’OMC, organisme mondial du commerce. Cela représente une rupture avec le langage employé par Berlin et Paris. Dans son entretien, M. Breton a insisté sur le fait que l’IRA violait les règles de l’OMC. Fin novembre, M. Habeck a dénoncé les règles de « contenu local » comme étant en violation des règles de l’OMC.
« La coopération plutôt que la confrontation », a souligné Mme von der Leyen.
L’UE a entamé des discussions avec les États-Unis, tant au niveau des groupes de travail qu’à un niveau plus élevé, le commissaire au commerce Valdis Dombrovkis prenant le relais. M. Breton s’est largement retiré, choisissant de ne pas participer à la réunion du 5 décembre.
L’« UE répondra de manière adéquate et bien calibrée à l’IRA », a souligné la présidente de la Commission, tout en excluant une « guerre commerciale coûteuse ». Il est encore difficile de savoir si une guerre commerciale coûteuse est envisagée.
Elle a plutôt souligné toutes les avancées de la coopération transatlantique au cours de l’année écoulée.
Parmi celles-ci figurent pour l’instant « des livraisons supplémentaires de 15 milliards de m3 de GNL cette année », la fin des différends « de longue date » sur les droits de douane sur l’acier — une politique mise en place par l’administration Trump, le différend entre Airbus et Boeing, et la sécurisation des flux de données.
En matière de climat, Mme von der Leyen a salué l’efficacité de l’action conjointe sur le climat, évoquant l’engagement mondial en faveur de la réduction des émissions de méthane (Global Methane Pledge). Il s’agit d’un accord visant à réduire de 30 % les émissions de méthane, un gaz à très fort effet de serre, d’ici à la fin de la décennie.
La taxe carbone aux frontières de l’UE (MACF), destinée à pénaliser les pays dont l’action en matière de climat est moins ambitieuse que celle de l’Union, se profile déjà à l’horizon (elle devrait débuter dans la seconde moitié des années 2020) — suscitant l’inquiétude des milieux d’affaires.
La proposition finale de Mme von der Leyen aux États-Unis repose sur l’idée de dominer conjointement l’élaboration des normes mondiales.
« Prenez, par exemple, l’infrastructure de recharge pour les véhicules électriques : si l’Europe et les États-Unis se mettent d’accord sur des normes communes, nous façonnerons les normes mondiales et ne les laisserons pas à d’autres », a-t-elle précisé.
Bonjour à tous, ce mardi 06 décembre, dans le flash des expatriés, on parle de la 9ème vague Covid qui s’abat sur la France, des Etats généraux de la diplomatie et du youtubeur Norman Thavaud accusé de viols et corruption de mineurs.
Plus de 50 000 nouveaux cas par jour
C’est le chiffre révélé ce week-end par Santé Publique France. Une hausse importante qui inquiète les responsables politiques. Après de nombreux appels au civisme, invitant les Français à reporter le masque, force est de constater qu’ils sont peu suivis. En conséquence, le gouvernement a demandé aux experts de plancher sur une nouvelle obligation de port du masque dans les lieux clos. Côté frontière, le gouvernement ne compte pas rétablir les dispositifs que nous avions connus en 2020 et 2021. Une bonne nouvelle à quelques jours des vacances de fin d’année.
9ème vague Covid
Et si vous participiez aux Etats généraux de la diplomatie ?
C’est ce que vous propose le secrétaire général de ces Etats généraux, le représentant permanent auprès des institutions onusiennes basées à Genève, Jérôme Bonnafont, dans un podcast à découvrir sur le site Lesfrancais.press. Plus qu’une consultation des agents du Ministère des Affaires étrangères sur l’avenir du corps diplomatique, les Etats généraux sont l’occasion pour les usagers, et en premier lieu les Français de l’étranger, de partager leur ressenti mais aussi leurs idées pour un meilleur service consulaire. les modalités sont à découvrir sur Lesfrancais.press.
Etats généraux de la diplomatie
Un Youtubeur accusé de viol
Norman Thavaud a été placé en garde à vue ce lundi matin à la brigade de protection des mineurs dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour viols et corruption de mineurs, a appris BFMTV.com, confirmant les informations de Libération. Six femmes ont à ce jour porté plainte contre l’influenceur aux 11 millions d’abonnés.
Norman Thavaud
C’est tout pour ce mardi, on se retrouve demain pour un nouveau flash.
La ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a lancé vendredi 28 octobre les “États généraux de la diplomatie”. Le Président de la République, Emmanuel Macron, les avait annoncés à la fin de l’été. L’objectif de la tenue de ces États généraux de la diplomatie est de répondre aux attentes de la profession alors qu’une réforme ouvrant les métiers de la diplomatie à des personnalités publiques sème la discorde entre le corps diplomatique et le gouvernement.
Pour les Français de l’étranger, nous avons reçu Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève, rapporteur général de ces États généraux de la diplomatie, et le secrétaire général Florian Escudié.
Ecoutez le podcast avec Jérôme Bonnafont et Florian Escudié
Retour sur une grève inédite
Le 02 juin 2022, une grève a eu lieu au sein du ministère des Affaires étrangères. Son objectif ? S’opposer à la réforme de la haute hiérarchie du corps diplomatique. Celle-ci, actée par décret, entre les deux tours du scrutin présidentiel, met fin au corps diplomatique.
Plus qu’une simple disposition administrative, les fonctionnaires formés à la diplomatie pourraient être non seulement contraints de la quitter pour poursuivre leur carrière, éventuellement dans d’autres ministères, mais aussi faire face à la concurrence, pour des postes en ambassade, de non-diplomates. Une décision qui fut mal comprise par les concernés.
« C’est pour répondre à ce trouble que le Président de la République a lancé ces « Etats généraux »
Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève, et rapporteur général des États généraux de la diplomatie
En réponse, sous l’impulsion du Président de la République, Catherine Colonna a organisé ces États généraux de la diplomatie, ouverts le 28 octobre 2022.
Au sein de ces Etats généraux se retrouvent fonctionnaires, politiques, mais aussi personnalités qualifiées, parties prenantes de notre diplomatie, comme les usagers du système, catégorie au sein de laquelle les Français de l’étranger trouvent naturellement leur place.
« L’expression d’une quête de sens, qu’est-ce qu’être diplomate aujourd’hui ?«
Florian Escudié, Secrétaire général des États généraux de la diplomatie
A travers des ateliers, des questionnaires écrits, l’ensemble des membres du réseau diplomatique et consulaire, comme leurs confrères à Paris, peuvent participer. Mais l’exercice n’est pas limité aux agents du ministère, les personnalités comme les usagers sont sollicités. On le sait peu, mais évidemment, au titre des usagers, les Français de l’étranger sont invités à contribuer à cette réflexion. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous ou d’écrire à l’adresse email suivante : [email protected]
Trois groupes de travail ont été constitués sur la base des premiers éléments transmis par les contributeurs.
Comment le métier de diplomate peut-il évoluer ? Martin Briens , ancien directeur du cabinet de la ministre de la Défense, dirige ce groupe.
Gestion de la carrièredes agents. A la tête de cet atelier, Cyrille Pierre, conseiller maître de la Cour des comptes, ancien directeur général adjoint de la mondialisation.
Le Ministère des Affaires étrangères dans l’Etat et ses relations avec la sphère publique et parapublique. Pour ce troisième et dernier thème, c’est Eva NGuyen, présidente de l’Institut français, qui a la charge d’animer les réflexions.
Un thème transversal parcourt les 3 groupes : la gestion humaine et financière ! Le ministère des Affaires étrangères ayant pendant des décennies subi une diminution de ses crédits dont la sortie n’a été actée qu’en 2021 par le ministre Le Drian et confirmée par Mme Colonna.
Depuis fin octobre, ils sont plus de 2000 agents à avoir répondu au questionnaire qui leur a été envoyé, et de l’aveu de Florian Escudié, « ce n’est pas une mince affaire, avec plus de 100 questions ».
Florian Escudié, Secrétaire général des États généraux de la diplomatie
La politique consulaire
Contre-pied de la réforme voulue par le Président de la République, des premiers résultats connus il se dégage une volonté des agents de voir leur « métier » de diplomates se professionnaliser.
L’occasion pour nous de revenir sur la place des élus consulaires, qui ne sont pas des professionnels, mais sont des acteurs de la politique consulaire, qui est une part entière de la diplomatie. Des personnalités qui n’ont pas été oubliées dans le dispositif des États généraux de la diplomatie. Des interviews des parlementaires et des membres de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) sont prévues. Sûrement l’occasion, à travers leurs conclusions, d’éclaircir les prérogatives et les champs d’action de chacun.
Diplomate, pour quoi faire ?
On conclut ce podcast en nous intéressant au livre publié à la rentrée par Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève et rapporteur général de ces États généraux de la diplomatie : « Diplomate, pour quoi faire ? »
Doit-on y voir les conclusions des « États généraux de la diplomatie », c’est la question qu’on pose à Jérôme Bonnafont. Qui nous répond en nous expliquant la genèse de son oeuvre et en détaillant la méthodologie qui rythme la construction des États généraux de la diplomatie, dont la conclusion sera connue au cours du premier trimestre 2023. Le rendez-vous est pris !
En France, à trois semaines de Noël, la pandémie de Covid-19 fait son retour. Tous les voyants sont au rouge. Ainsi, la circulation du virus s’accélère de nouveau avec des taux d’incidence et de positivité calculés à partir des tests qui sont, eux-aussi, en hausse, selon Santé publique France. La 9ème vague Covid s’abat donc sur la France. Quelles conséquences alors que les Français de l’étranger s’apprêtent à rejoindre l’hexagone pour les fêtes de fin d’année ?
« Une neuvième vague est en train de se former en France et plus généralement en Europe, en Asie du Sud-Est, et en Amérique du Nord »
L’épidémiologiste Antoine Flahault
Frontières toujours ouvertes
A ce jour, le gouvernement ne prévoit pas de réactiver les dispositifs à la frontière qui avaient conduit à la fermeture du pays. La loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la Covid-19 a été promulguée le 31 juillet 2022, après sa validation intégrale par le Conseil Constitutionnel.
En conséquence, depuis le 1er août 2022, les règles précédemment appliquées aux voyageurs à destination de la France ne s’appliquent plus :
les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme en outre-mer, et la présentation du « passe sanitaire » ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance ;
plus aucune justification de voyage (le « motif impérieux ») ne peut être exigée ;
les voyageurs n’ont plus à présenter d’attestation sur l’honneur de non contamination et d’engagement à se soumettre à un test antigénique ou à un examen biologique à l’arrivée sur le territoire national.
Le retour du masque ?
Selon nos confrères de RMC, le gouvernement aurait demandé au Covars (comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires) de juger de l’utilité d’un retour obligatoire du masque dans certains lieux. Il s’agirait notamment des transports et des établissements recevant du public. Depuis mai pourtant, il n’était plus obligatoire que dans les établissements de santé.
« Cette nouvelle vague nous le rappelle : l’épidémie n’a pas disparu, le virus tue encore et frappe encore »
La première ministre Elisabeth Borne, mardi 29 novembre 2022 à l’Assemblée nationale
Pour autant, à l’orée de la neuvième vague de l’épidémie de Covid-19, la question d’un retour du masque se pose. Contacté par Lesfrancais.press, le cabinet de la Première ministre Elisabeth Borne répond laconiquement : « Comme depuis le début de l’épidémie, le gouvernement suivra les recommandations scientifiques. »
Toutefois, à Matignon, l’on tient à rappeler que la situation est difficile pour certains services hospitaliers, « en tension », qui doivent composer avec la Covid, mais aussi le début d’une épidémie de grippe, et une bronchiolite particulièrement virulente. Sur le front de la Covid, le cabinet d’Elisabeth Borne rappelle que la semaine dernière, « plus de 50 000 cas ont été détectés par jour, avec une progression de près de 10 % des hospitalisations sur une semaine. »
L’idée du déclin de la zone euro et plus globalement de l’Europe et de l’Occident est une antienne régulièrement remise au goût du jour. Les statistiques économiques semblent néanmoins souligner un réel recul de l’Europe depuis vingt ans. Si durant les années 1960/1990, les États européens avaient en grande partie comblé leur retard sur les États-Unis, depuis une génération, ils décrochent de manière substantielle.
Le PIB ainsi augmenté de 70 % de 2002 à 2022 aux États-Unis, contre moins de 40 % pour la zone euro. Le poids de cette dernière au sein de l’économie mondiale est passé de 23 à 14 % du PIB de 2007 à 2022, quand les États-Unis ont réussi à maintenir le leur autour de 24 %. Sur le plan économique, plusieurs facteurs concourent au déclin relatif de l’Europe, ces facteurs pouvant interférer.
L’Europe et le vieillissement accéléré de sa population
La population active de la zone euro diminue de 0,4 % par an. Cette diminution devrait s’accélérer, ce qui pèse sur la croissance potentielle. Aux États-Unis, elle devrait continuer à augmenter dans les trente prochaines années. Les pénuries de main-d’œuvre devraient se multiplier en Europe. La production sera entravée avec, en outre, des tensions sur les prix plus élevés.
L’absence de gains de productivité accroît l’acuité de ce problème.
L’insuffisance de l’effort de recherche et d’innovation
L’effort de recherche et d’innovation de la zone euro s’élève à 2,5 % du PIB. Il est désormais inférieur à celui de la Chine. Celui des États-Unis dépasse 3,5 % du PIB. L’Europe est relativement absente dans les techniques de l’information et de la communication. Son point fort, l’industrie automobile, est à la peine du fait du retard pris en matière de production de batteries. Parmi les secteurs de pointe demeurent l’aéronautique et la santé qui sont de plus en plus soumis à la concurrence des pays émergents et des États-Unis.
L’effort au travail en baisse tout comme la productivité
Le temps de travail par salarié recule fortement dans la zone euro. Il a diminué de 8 % en vingt ans, contre moins de 4 % pour les États-Unis. Cumulé à la faiblesse de l’investissement, de recherche/développement, cette diminution provoque une contraction de la productivité par tête. L’investissement total des entreprises a augmenté de 120 % de 1998 à 2022 aux États-Unis quand la hausse n’a été que de 40 % en zone euro.
Sur la même période, la productivité par tête a progressé de 60 % aux États-Unis, contre moins de 15 % en zone euro. Les États-Unis ont profité des gains de la digitalisation à la différence de l’Europe.
Les compétences faibles en Europe du Sud
Les États d’Europe du Sud, France comprise, se caractérisent par un niveau moyen à faible des compétences des actifs. Selon le classement PIAAC de l’OCDE, la France est 21e, la Grèce 24e, l’Italie 25e et l’Espagne 26e loin derrière les pays asiatiques ou ceux d’Europe du Nord.
Faiblesse de l’industrie et du secteur technologique
La zone euro est handicapée par la faiblesse de l’industrie et du secteur technologique. Le poids de l’industrie est faible en moyenne pour la zone euro : 15 % du PIB, contre 21 % au Japon. Certes ce poids est encore plus faible aux États-Unis (12 % du PIB) mais ce pays dispose d’un secteur technologique important. En 2022, ce secteur concentre plus de 4,5 % des emplois salariés aux États-Unis, contre 3 % au Japon et zone euro.
Contrecarrer les facteurs déclinistes
Pour contrecarrer les facteurs déclinistes, l’Europe doit jouer tout à la fois sur la démographie, en acceptant une augmentation de l’immigration, la recherche, en accroissant le niveau de dépenses avec une meilleure acceptation de la part de la population du progrès, l’augmentation du volume de travail et le développement des secteurs de pointe. Une intégration plus poussée des États membres avec la mise en place d’un marché unifié des capitaux et notamment du private equity tout comme l’élaboration de politiques de soutien à la recherche et à l’innovation communautaire seraient souhaitables. Les États-Unis bénéficient d’une profondeur de marché bien plus importante avec des politiques fédérales qui jouent un rôle important dans l’émergence des nouvelles technologies.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que l’Occident devrait réfléchir à la manière de répondre aux besoins de Moscou en matière de garanties de sécurité pour mettre fin à la guerre en Ukraine, mais son idée a suscité de vives critiques de la part de Kiev et de plusieurs partisans de la ligne dure de l’UE vis-à-vis de la Russie.
Les considérations du président français, prononcées lors d’une interview accordée à TF1 samedi (3 décembre), sont intervenues après les discussions de M. Macron avec son homologue américain Joe Biden à Washington, au cours desquels les deux dirigeants ont discuté de l’agression de la Russie en Ukraine et de la manière dont ils peuvent continuer à soutenir l’Ukraine.
« C’est-à-dire qu’un des points essentiels que nous devons aborder, comme le président [russe] [Vladimir] Poutine l’a d’ailleurs toujours dit, c’est la peur que l’OTAN vienne jusqu’à ses portes, c’est le déploiement d’armes qui peuvent menacer la Russie », a déclaré M. Macron.
« Ce sujet fera partie des facteurs pour la paix, et donc il faut aussi le préparer : qu’est-ce qu’on est prêts à faire, comment nous protégeons nos alliés et les États membres, tout en donnant des garanties pour sa propre sécurité à la Russie le jour où elle reviendra à la table des négociations ? »,
Emmanuel Macron
Entre-temps, les commentaires de M. Biden, jeudi, selon lesquels il serait ouvert à la diplomatie avec le président russe Vladimir Poutine sur la guerre en Ukraine, visaient peut-être davantage à signaler la solidarité occidentale et à renforcer les relations des États-Unis avec la France qu’à entamer un dialogue imminent avec la Russie.
« Je suis prêt à parler avec M. Poutine s’il a l’intention de décider qu’il cherche un moyen de mettre fin à la guerre », a déclaré M. Biden jeudi. Avant d’ajouter : « Il ne l’a pas encore fait. »
Le chancelier allemand Olaf Scholz a suggéré jeudi (1er décembre) que l’Europe pourrait revenir à « l’ordre de paix » d’avant-guerre avec la Russie et résoudre « toutes les questions de sécurité commune » si M. Poutine était prêt à renoncer à l’agression contre ses voisins.
Les responsables ukrainiens, quant à eux, ont immédiatement rejeté l’idée de M. Macron selon laquelle l’Occident devrait réfléchir à la manière de répondre à la demande russe de garanties de sécurité si Moscou accepte de négocier la fin de la guerre.
Oleksiy Danilov, secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, a remis en question, dimanche (4 décembre), le fait de fournir de telles garanties « à un État terroriste et meurtrier ».
« Au lieu de Nuremberg — signer un accord avec [la Russie] et se serrer la main ? », a tweeté M. Danilov en référence aux procès des criminels de guerre nazis après la Seconde Guerre mondiale.
« Le sang ukrainien sur les mains de M. Poutine ne gênera pas le business as usual ? », a-t-il écrit.
Mykhailo Podolyak, conseiller au cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a déclaré le même jour qu’au lieu de garanties à Moscou, le monde a besoin de garanties de sécurité « contre les intentions barbares de la Russie post-Poutine ».
Toutefois, a ajouté M. Podolyak, cela ne sera possible qu’après la mise en place de tribunaux pour crimes de guerre, la condamnation des responsables de la guerre contre l’Ukraine et l’imposition de réparations.
C’est la deuxième fois en neuf mois qu’une discussion sur des négociations potentielles pour mettre fin à la guerre a provoqué des tensions entre Paris et Kiev.
En mai, M. Zelensky avait laissé entendre que M. Macron avait demandé à l’Ukraine de faire des concessions sur sa souveraineté pour aider M. Poutine à sauver les apparences. Toutefois, à l’époque, l’Élysée avait rejeté les accusations ukrainiennes.
Avant l’invasion, M. Poutine a déclaré lors d’un point presse commun avec M. Macron à Moscou que la Russie chercherait à obtenir des réponses de l’Occident à ses trois principales demandes en matière de sécurité.
Il réclame l’arrêt de tout élargissement futur de l’OTAN, l’absence de déploiement de missiles à proximité de ses frontières et la réduction de l’infrastructure militaire de l’OTAN en Europe pour la ramener aux niveaux de 1997.
Toutefois, à l’époque, les États-Unis et leurs alliés occidentaux avaient qualifié les demandes russes de « non fondées ».
Nombreux sont ceux qui, en Ukraine et à l’Ouest, ont exprimé une forte opposition à des négociations avec M. Poutine qui récompenseraient la Russie par des concessions, en particulier après que Kiev, lors d’une récente campagne militaire, a réussi à repousser les forces russes de vastes zones au cours des trois derniers mois.
De même, les alliés occidentaux de l’Ukraine, dont les États-Unis et la France, ont déclaré à plusieurs reprises que c’était à Kiev de décider des conditions que le pays accepterait.
Mais alors que la guerre de Russie entre dans son dixième mois, les commentaires de M. Macron suscitent de plus en plus de doutes chez les Européens de l’Est quant aux intentions de la France.
Non seulement les États membres les plus hostiles, mais aussi de nombreux experts russes ont accusé le président français d’être trop indulgent envers Moscou après ses déclarations selon lesquelles l’Occident « ne devrait pas humilier la Russie » à propos de la guerre, puisqu’après la fin de celle-ci, le pays resterait un voisin avec lequel il faudrait traiter.
« La tactique consistant à laisser la Russie invaincue et prête pour un futur partenariat est toxique », car elle « conduirait à des appels à mettre fin à la guerre par la négociation au lieu de la terminer par une victoire ukrainienne », a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrelius Landsbergis, sur Twitter.
Après la défaite de la Russie, a déclaré M. Landsbergis, l’architecture de sécurité actuelle des organisations multilatérales régionales et mondiales devra changer.
« Notre stratégie doit être repensée et se traduire par une nouvelle architecture de sécurité qui garantirait la sécurité du continent pour les décennies à venir. Et nous devrions commencer à créer ce nouveau système avec l’Ukraine, et non avec la Russie de M. Poutine », a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères.
Pendant ce temps, le vice-premier ministre letton, Artis Pabriks, a déclaré au Financial Times dimanche (4 décembre) que « l’idée que l’invasion russe [de] l’Ukraine puisse prendre fin si l’Occident donne des garanties de sécurité à la Russie revient à tomber dans le piège du récit de M. Poutine, selon lequel l’Occident et l’Ukraine sont responsables de cette guerre et la Russie est [une] victime innocente ».
Les commentaires de M. Macron ont également déclenché une réaction en Suède et en Finlande, qui avaient toutes deux abandonné leur neutralité militaire et demandé à adhérer à l’OTAN plus tôt cette année en raison de l’invasion russe en Ukraine.
Le ministre suédois des Affaires étrangères, Tobias Billström, a déclaré qu’il était notamment d’accord avec M. Landsbergis « sur la nécessité de vaincre la Russie sur le champ de bataille et d’aider l’Ukraine à remporter la victoire ».
Pendant ce temps, l’ancien premier ministre finlandais Alexander Stubb a déclaré qu’il était fondamentalement en désaccord avec Emmanuel Macron.
« Les seules garanties de sécurité sur lesquelles nous devrions nous concentrer sont essentiellement non russes », a-t-il tweeté, ajoutant que « la Russie doit d’abord garantir qu’elle n’attaque pas les autres. Ce n’est qu’ensuite que nous pourrons entamer des discussions sur la sécurité européenne ».
Comment arrêter la guerre ? Macron, de retour des Etats-Unis, accentue le soutien de la France et veut parler à Poutine. Tout dépend de ce que l’on dit. Parler ne peut être un signe de faiblesse. Aussi faut-il parler fort et accompagner les mots avec des actes.
Dire que l’on augmentera notre présence en Ukraine. Que les Ukrainiens auront de plus en plus les moyens de se défendre. Les Etats-Unis vont envoyer des armes capables de bombarder à 150 km, l’Allemagne des défenses aériennes.
Dire que plus tôt il retirera ses troupes, moins elles devront battre en retraite. Qu’à renforcer notre présence, y compris, si cela est nécessaire, par des troupes, s’ajouteront des actions en Russie, ne serait-ce que pour conforter le mouvement de la société civile. Donner aux Russes exilés les moyens d’envoyer des messages à toute la population.
Bref, annoncer une intensification de l’effort de guerre, faire comprendre que la force n’est plus de son coté, que le temps fragilisera son régime. L’hiver pourrait lui être fatal. Le PIB russe chute. L’Europe a réussi à se passer du pétrole et du gaz à 70%. Le soutien à la guerre, en Russie, chute.
Le Pape n’est pas chrétien, la paix c’est la guerre, le crime la vertu.
Les « Comités des mères de soldats » se reconstituent. Vladimir Poutine reçoit donc des mères triées sur le volet dans une mise en scène télévisuelle. Il ressuscite la « médaille des mères héroïques » créée par Staline en 1944 : la première récipiendaire est la femme de Kadyrov le massacreur tchétchène. Quatorze enfants avec lui : héroïque. Le Pape a dénoncé la cruauté de la brigade tchétchène, ce à quoi Lavrov répond que les propos du Pape ne sont « pas chrétiens ». Et le Vatican a subi une cyberattaque. Le Pape n’est pas chrétien, la paix c’est la guerre, le crime la vertu.
La société civile commencerait-elle à bouger ? Les babouchkas se dresseraient-elles contre le pouvoir ? Le gouverneur d’Irkourst explique qu’un enfant n’appartient pas à sa mère mais à l’Etat, définition même d’un Etat totalitaire.
Beaucoup d’enfants ne pensent pas ainsi : près d’un million ont quitté la Russie, malgré les menaces d’un Kadyrov jurant qu’on les retrouvera. Le ministère de la Justice russe publie désormais le nom et les adresses des citoyens catalogués « agents de l’étranger ». Un appel à tuer, à voler, à violer sans risque pour les truands du coin.
Les dirigeants russes osent revendiquer des crimes de guerre.
Le Parlement européen classe la Russie comme un « État faisant la promotion du terrorisme ». Prigogine, ancien proxénète devenu général, patron des mercenaires Wagner, répond au Parlement par une masse ensanglantée, outil d’exécution d’un déserteur, qu’il a filmé et commenté : « J’espère qu’aucun animal n’a été blessé au cours de cette exécution ».
Le vice-président de la Douma déclare à la télévision française : « Nous renverrons l’Ukraine au XVIIIe siècle». Poutine justifie ses frappes contre les infrastructures et les villes dans un dialogue avec le chancelier allemand : « de telles mesures sont devenues nécessaires et inévitables ».
Les dirigeants russes osent donc revendiquer des crimes de guerre. Après la seconde guerre mondiale les conventions de Genève ont été signées en 1949 par 196 Etats. Elles distinguent combattants et civils, interdisent tortures, déportations, bombardements d’objectifs civils. Aujourd’hui, les crimes sont en direct. Jamais crimes ne furent aussi transparents. Jamais enquêtes ne furent aussi rapides. Tout se voit. Tout s’enregistre. Les gendarmes français sont sur place. La guerre est en cours, la justice aussi.
Bombarder les villes n’a jamais réussi : ni à Leningrad, malgré la famine (1.6 millions de morts), ni à Londres, ni contre le Reich. Sur quoi repose cette « stratégie » ? Sur l’impossibilité d’en avoir une autre.
Wagner doit être placé sur la liste des organisations terroristes.
L’armée russe a perdu toute initiative. 100.000 hommes hors de combats, presque 3000 tanks, 6000 blindés, 280 avions, c’est une armée qui a été perdue. Poutine frappe le plus fort possible pour obtenir une trêve. Il obtient l’inverse de ce qu’il recherche : les crimes de guerre empêchent toute discussion.
Que peut-on faire contre des crimes de guerre ? Apporter aux Kadyrov, Prigogine et autres généraux la certitude qu’ils seront eux aussi, rattrapés. Wagner doit être placé sur la liste des organisations terroristes. N’importe quel juge, n’importe quel tyrannicide pourrait arrêter ces « terroristes ».
L’Union Européenne a proposé la création d’un tribunal spécial pour « les crimes d’agression de la Russie ». La Cour Pénale internationale enquête, comme l’ONU.
Etrange, cette peur qu’inspire la justice au crime : Margarita Simonian, une des propagandistes du Kremlin, cauchemarde : « Si nous perdons, La Haye ira traquer jusqu’au balayeur de pavé dans une rue derrière le Kremlin ». Son compère Soloviev : « si nous perdons, La Haye ne sera pas la question, le monde entier sera réduit en cendres« .
La CIA a lancé un « appel à candidature » aux « cadres du régime et oligarques ». Une façon directe de menacer Poutine, fracturer son entourage, exacerber sa paranoïa. Les hommes de paille qui gèrent sa fortune en hériteraient s’il venait à disparaitre. De quoi miner la confiance. Beaucoup ont des accidents.
Prévenir la Biélorussie, neutraliser la Transnistrie.
La solution la plus rapide serait que les Ukrainiens l’emportent le plus vite possible, ce qui revient à leur fournir plus d’armes. Prévenir aussi les complices : toute invasion militaire de l’Ukraine venant de Biélorussie doit être empêchée. Viendra un moment où la question de la présence de troupes européennes en Ukraine, à la frontière biélorusse, se posera. La Transnistrie devrait être neutralisée, selon ce que réclame le droit international depuis tant d’années.
Poutine utilise sa capacité de frappe nucléaire pour bombarder impunément les villes ukrainiennes. Le territoire russe serait intouchable. L’un pourrait bombarder l’autre, sans que ce dernier ne puisse riposter. Ce raisonnement transforme la possession de l’arme nucléaire – défensive – en soutien à une guerre offensive. L’Ukraine, en attaquant le port de Novorossiysk, par où transitent les exportations de pétrole, est prête à franchir ces limites. Il est temps de lui donner les armes qu’elle réclame.
Mercenaires du groupe Wagner en Ukraine – Septembre 2022
Pour être entendu d’un Poutine, la France doit être à la hauteur.
Temps de s’affranchir du chantage nucléaire. Si une puissance nucléaire peut mener n’importe quelle guerre d’agression, tout Etat cherchera à obtenir l’arme nucléaire. Laisser la Russie mener ce chantage et commettre des crimes de guerre sans aucune réaction est se mettre en danger pour longtemps. Le vrai risque est là, plus encore que d’envoyer des soldats.
Au-delà de l’Ukraine, du droit international, des valeurs démocratiques, la sécurité du monde est en jeu. L’avenir de l’Europe se joue en ce moment. Ceux qui pensent que la sécurité de l’Europe doit dépendre des Européens, plus que des États-Unis, doivent s’engager plus. Pour être entendu d’un Poutine -ou de ses successeurs-, la France doit être à la hauteur.
Rester spectateur de crimes de guerre à sa porte conduit à les subir un jour. La masse ensanglantée envoyée au Parlement européen est un message personnel. En revendiquant ses crimes, Poutine oblige à prendre des risques.
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition dédiée aux Français de l’étranger du 05 décembre. Aujourd’hui, on revient sur le parcours des Bleus, l’élection d’Eric Ciotti à la tête des LR, et d’Horizons qui veut peser chez les Français de l’étranger.
Les Bleus sont en 1/4 de finale
Après un premier tour parfaitement négocié, l’équipe de France a fait face hier à son premier match couperet, qu’elle a remporté haut la main. Face à la Pologne, 3 buts ont été marqués dont 2 par Mbappé, meilleur buteur de la compétition. Il est le premier joueur de l’histoire à inscrire 9 buts en Coupe du monde avant ses 24 ans, selon Opta. Avec 33 buts sous le maillot bleu, il fait mieux que Zinedine Zidane. Prochain match !
Virage à droite confirmé pour les LR
Il n’est pas candidat, mais son nom est au cœur de la campagne interne à droite. En diète médiatique depuis plusieurs années, Laurent Wauquiez amorce, par petites touches, son retour sur la scène nationale. « Je vais vous dire les choses très clairement et comme je les pense : en 2027, soit ce sera moi, soit ce sera Marine Le Pen », assurait-il sans se cacher, lundi dernier, dans l’Obs. Dans ce combat, le patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes est bien aidé par Eric Ciotti, candidat à la présidence Les Républicains, arrivé en tête du premier tour qu a eu lieu samedi et dimanche. Il a promis d’en faire dès 2024 le champion de la droite pour la prochaine présidentielle. Un argument de campagne loin de faire consensus au sein de la droite !
Horizons, le parti d’Edouard Philippe
Benoit Mayrand et Edouard Philippe
Alors qu’Eric Ciotti veut conduire les LR en penchant de plus en plus vers le RN, Edouard Philippe continue de développer son parti qui s’inscrit à droite mais avec une tendance libérale. Chez les Français de l’étranger, c’est Benoit Mayrand qui relève le défi. On l’écoute (retrouvez le podcast complet)
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition
Horizons est le nouveau parti de droite fondé par Edouard Philippe, l’ancien charismatique Premier ministre d’Emmanuel Macron. Entre les Républicains qui cherchent leur nouveau cap et Renaissance, Horizons tente de créer une nouvelle ligne politique, de droite, mais libérale et surtout prête à collaborer avec le camp présidentiel. Alors que dans la presse nationale Edouard Philippe ne cache pas ses ambitions pour les sénatoriales qui auront lieu en septembre 2023, nous sommes allés à la rencontre de Benoît Mayrand, Conseiller des français de l’étranger en Roumanie et Moldavie, élu à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), et responsable du comité dédié aux expatriés en Roumanie pour Horizons.
Ecoutez le podcast avec Benoît Mayrand
Un parti qui soutient Emmanuel Macron
Horizons est un jeune parti, âgé d’un an, qui s’appuie cependant sur de nombreux élus locaux en France. Avec plus de 500 comités en France, son développement est exponentiel.
Ancré dans le terrain, Benoît Mayrand nous fait part des spécificités du parti qui se distingue du camp présidentiel ou des Républicains.
« On s’inscrit dans une ligne de centre-droit »
Benoît Mayrand, responsable du comité dédié aux expatriés en Roumanie pour Horizons
S’ils défendent une ligne spécifique, Benoît Mayrand nous rappelle l’attachement à l’action du Président de la République.
Le parti s’engage déjà sur l’éducation, la retraite, la couverture sociale et accompagne les expatriés sur les changements mis en place par le gouvernement mais aussi sur des thèmes récurrents comme la fiscalité. Le parti, fidèle aux valeurs d’Edouard Philippe, apporte une attention particulières aux entrepreneurs.
« Les Français de l’étranger ne sont pas des privilégiés »
Benoît Mayrand, responsable du comité dédié aux expatriés en Roumanie pour Horizons
Benoît Mayrand à l’AFE
Horizons, un relai privilégié ?
Avec Benoît Mayrand, nous évoquons le cas de la CSG/CRDS dont les Français de l’étranger, installés hors de l’UE, sont toujours redevables. Est-ce que la proximité d’Edouard Philippe avec Emmanuel Macron peut permettre un meilleur éclairage des problématiques auxquelles sont confrontés les non-résidents ?
Benoît Mayrand
L’occasion pour nous de revenir en détails sur les blocages qui empêchent la résolution de cette « incohérence » fiscale.
Cap sur les sénatoriales
En fin de podcast on évoque, évidemment, les ambitions du jeune parti, Horizons, pour les sénatoriales. Une liste commune avec Renaissance ? Une liste composée uniquement d’élus ? La course aux votes des élus des Français de l’étranger a commencé.
« Beaucoup de choses peuvent encore arriver »
Benoît Mayrand, responsable du comité dédié aux expatriés en Roumanie pour Horizons
Mais au-delà des sénatoriales, quelles sont les ambitions d’Horizons ? Naturellement, Benoît Mayrand confirme la volonté de ce mouvement de porter Edouard Philippe à la présidence de la République.