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  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.01.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.01.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash du dernier jour de la première semaine de cette année 2023. Aujourd’hui, on parle de l’armée américaine qui traverse l’Europe, d’ Emmanuel Macron qui demande aux fournisseurs d’énergies un effort, et pour finir une idée d’excursion pour les Français en Asie, à qui Paris manquerait, à Tiandu Cheng en Chine. 

    L’US Army a débarqué aux Pays-Bas 

    Des centaines de véhicules américains ont débarqué hier soir à Flessingue, au sud-est des Pays-Bas. Ils vont désormais continuer leur route, tout le week-end, vers l’Europe de l’Est, où ils renforceront la présence militaire américaine sur le flanc est du territoire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). La Belgique, l’Allemagne, la Tchèque, la Slovaquie, la Pologne ainsi que la Roumanie et la Hongrie sont concernées. 

    armée américaine
    ©Armée américaine

    Macron met la pression aux opérateurs électriques 

    Devant les représentants de la fillière boulangerie-pâtisserie, réunis pour la cérémonie de la galette à l’Elysée, le chef de l’Etat annonce que ces fournisseurs d’énergie vont « revenir vers chacun de ces artisans » dont les contrats dépassent acutellement les 280 euros du mégawattheure, et ce, dès janvier. Pour l’instant, aucune mesure contraignante n’est prévue. Peut-être un voeu pieux ? 

    Notre capitale est copiée en Chine 

    Connaissez-vous Tiandu Cheng, la copie de Paris en Chine ? En effet, une ville chinoise a décidé que prendre le nom de notre Ville Lumière bien-aimée serait trop facile. À la place, la commune a créé une véritable reproduction de Paris. Au menu, la deuxième plus grande réplique de la Tour Eiffel au monde après celle de Las Vegas, à plus de 9 600 km de la Ville Lumière, des bâtiments à l’architecture haussmannienne, des fontaines comme dans les Jardins du Luxembourg… Un sens du détail bluffant ! 

    C’est tout pour aujourd’hui, je vous retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle édition dédiée aux Français de l’étranger. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Tiandu Cheng, la copie de Paris en Chine !

    Tiandu Cheng, la copie de Paris en Chine !

    Connaissez-vous Tiandu Cheng, la copie de Paris en Chine ? En effet, une ville chinoise a décidé que prendre le nom de notre Ville Lumière bien-aimée serait trop facile. À la place, la commune a créé une véritable reproduction de Paris. Au menu, la deuxième plus grande réplique de la Tour Eiffel au monde après celle de Las Vegas, à plus de 9 600 km de la Ville Lumière, des bâtiments à l’architecture haussmannienne, des fontaines comme dans les Jardins du Luxembourg… Un sens du détail bluffant, pour cette ville qui attire de plus en plus d’habitants et de touristes en Chine. L’impossibilité de voyager cette année passée a-t-elle accéléré la tendance ? Il faut croire, étant donné que ce Paris bis, Tiandu Cheng, existe depuis plus de 10 ans et avait auparavant des airs de ville fantôme.

    Un métro connecté au quartier

    Sur certaines photos, si l’on ne prête pas attention aux éléments de décor comme les inscriptions chinoises sur les devantures de magasins ou les voitures asiatiques caractéristiques, on pourrait presque croire voir un cliché pris dans la capitale. Banlieue de la ville de Hangzhou, le quartier de Tiandu Cheng est même desservi par la ligne de métro de la ville depuis 2021. L’occasion d’ajouter une véritable station de métro parisienne à cette panoplie de copies de la capitale !

    Le phénomène de la « duplitecture »

    En Chine, Tianducheng n’est pas la seule ville à paraître familière.

    En banlieue de Pékin, parmi les cowboys et une Route 66, vous trouverez une réplique du Jackson Hole du Wyoming. Près de Shanghai, les cabines téléphones rouges, les pubs et les statues de Winston Churchill ont investi les quatre coins de la ville de Thames.

    Une réplique de Stratford-upon-Avon est en construction à Fuzhou en hommage à Shakespeare, tandis que Fuyang a érigé son propre Capitole américain et que la ville autrichienne de Hallstatt, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, a une soeur jumelle à Guangdong.

  • Les Gilets jaunes tentent leur come-back

    Les Gilets jaunes tentent leur come-back

    « Contre l’inflation, le prix de l’énergie qui explose, l’utilisation abusive du 49.3 et les différentes réformes (celle des retraites, du chômage, du RSA et celle de l’apprentissage) ». C’est sur la base de ces colères qu’un collectif se réclamant des Gilets jaunes appelle à manifester à Paris, ce samedi 7 janvier. De quoi fédérer suffisamment pour faire reprendre le mouvement?

    L’appel a, en tout cas, été relayé par « de grands groupes Gilets jaunes » et jusqu’à 2.000 personnes étaient, pour le moment, attendues à Paris ce samedi d’après de premières estimations.

    Si le plus grand flou entoure encore la manifestation, l’ambition est bien de relancer le mouvement des Gilets jaunes qui avait vu le jour en 2018 d’abord sur les ronds-points puis dans les centres-villes au cours de longues semaines de revendications sociales souvent émaillées de heurts avec les forces de l’ordre.

    Le gouvernement inquiet

    Ces derniers jours, certains voient dans la précipitation du gouvernement à prendre des mesures très rapides et fortes pour éteindre les foyers de potentielles colères, la crainte d’un effet boule de neige qui avait largement contribué au succès des Gilets jaunes en 2018.

    Le premier quinquennat Macron avait été rythmé par les manifestations et nul doute que l’exécutif veut éviter un retour des hommes et femmes en jaune sur le bord des routes.

    Toutefois, ce n’est pas le premier retour que tentent les Gilets jaunes mais jusqu’ici, il n’y avait pas eu de mobilisation suffisante pour redonner de la flamme au mouvement au-delà du cercle des irréductibles.

    Gilet Jaunes en 2019 à Paris ©AFP

    Pas de reprise sur les réseaux sociaux ?

    L’appel pour ce 7 janvier dérogera-t-il à la règle? Lancé par le collectif de « Gilets Jaunes et de Citoyens en colère », ce rendez-vous du 7 janvier semble bénéficier d’un engouement particulier.

    « Notre appel a pris beaucoup d’ampleur dans les médias ainsi que sur les réseaux sociaux grâce à des gens que nous ne connaissons pas », indiquait ainsi un responsable à BFM TV qui tempère l’enthousiasme de ce dernier en indiquant que les différentes pages Facebook reprenant l’appel ne semblent pas très fournies en « followers ».

    C’est à 11 heures samedi, place de Breteuil dans le 7e arrondissement de Paris, que rendez-vous a été pris avec un cortège qui s’élancera à 14h30.

    La Préfecture de police de Paris indiquait ces dernières heures ne pas avoir reçu de demande d’organisation de manifestation et ne semblait pas particulièrement inquiète.

    Les Gilets jaunes, eux, abattent sans doute leur dernière carte pour tenter de relancer le mouvement. Parviendront-ils à leurs fins? Réponse ce samedi.

  • Au chevet de la croissance des pays occidentaux

    Au chevet de la croissance des pays occidentaux

    Après un rebond mécanique en 2021 succédant à la récession liée à la crise sanitaire en 2020, la croissance des pays occidentaux retrouve son rythme faible et chaotique en vigueur depuis une dizaine d’années. 

    Ces derniers sont rejoints par la Chine qui traverse l’une de ses périodes de croissance les plus faibles depuis le président Mao. Au cours de l’année précédant la covid-19, le PIB des économies avancées a augmenté de moins de 2 %. La productivité des pays riches qui est la source clef de l’amélioration du niveau de vie, est stagnante voire en déclin. Les prévisions officielles suggèrent que d’ici 2027, la croissance du PIB par habitant dans le pays riche médian sera inférieure à 1,5 % par an.

    La croissance économique est passée de mode

    Les pays de l’OCDE ont un rapport à la croissance de plus en plus complexe. Ils la souhaitent ardemment afin d’améliorer le pouvoir d’achat des ménages et de financer les dépenses publiques en forte hausse, mais dans le même temps, ils la rejettent. Face au déclin de la population active, à la différence des années 1950/1970, les populations sont de plus en plus opposées à l’arrivée d’immigrés. Le progrès est également vilipendé. La multiplication des contraintes réglementaires pèse sur la création de richesses. Les thèses en faveur de la décroissance trouvent un nombre croissant d’adeptes. La croissance économique est passée de mode. 

    Selon une enquête réalisée par Manifesto Projet et relayée par The Economist, 30 % de la population des Etats membres de l’OCDE seraient en faveur de la décroissance, soit deux fois plus que dans les années 1980. 

    La croissance, victime de l’inflation réglementaire 

    L’envie de croissance s’étiole tout comme l’esprit de réforme ; or les deux sont liés. Pour retrouver des gains de productivité et des marges de manœuvre, il est souvent nécessaire de libéraliser et de réduire les prélèvements obligatoires. Mais les gouvernements des Etats membres de l’OCDE réalisent de moins en moins de réformes structurelles, deux fois moins ces dernières années que dans les années 1980/1990. Ces réformes ont des effets sur la croissance faible car elles sont limitées et s’accompagnent de fortes compensations (étude publiée en 2020 par Alberto Alesina, économiste à l’Université de Harvard).

    L’atonie de la croissance proviendrait en partie d’une surproduction réglementaire. Aux Etats-Unis, en 2021, le gouvernement a introduit 12 000 nouvelles réglementations. En France, au 25 janvier 2022 le stock net de mots juridiques dans les textes répertoriés par Legifrance s’élève à 44,1 millions, en hausse de 93,8 % par rapport à 2002. 

    Une surproduction réglementaire 

    Les contraintes urbanistiques freinent la construction de logements, ce qui induit des augmentations de prix. L’immobilier capte une part croissante de l’épargne au détriment des autres activités. Cette captation s’inscrit en outre dans un processus de diminution de la construction. Selon une étude de Knut Are Aastveit, Bruno Albuquerque et André Anundsen, trois économistes, le nombre de projets immobiliers répondant aux normes a diminué de moitié depuis le début des années 2000. Cette diminution est en phase avec la décision de raréfier le foncier constructible. Au sein de l’OCDE, la construction de logements est inférieure de 33 % du niveau de la précédente décennie. 

    L’arbitrage en faveur du social pèse-t-il sur la croissance ? Ces dernières années, les gouvernements ont privilégié les dépenses sociales comme les retraites, la santé ou les aides sociales. Aux Etats-Unis, en 2018, les revenus avant impôts des 20 % des salariés étaient constitués à hauteur des deux tiers d’aides sociales contre un tiers en 1970, selon le Congressional Budget Office. En France, la progression est identique. Les dépenses de santé par habitant au sein de l’OCDE devraient augmenter de 3 % par an pour atteindre 10 % du PIB d’ici 2030, contre 9 % en 2018. La demande intérieure s’oriente de plus en plus vers des services à faible productivité (santé, services à la personne, tourisme). Le partage des revenus s’effectue de plus en plus en faveur des inactifs ce qui induit des charges accrues sur les actifs. 

    Plusieurs études soulignent que les pays enregistrant un faible niveau d’inégalités sont performants sur le plan de la croissance. A contrario, les Etats-Unis où des années 1980 à 2010, les inégalités se sont creusées, ont connu un taux de croissance supérieure à celle de l’Europe. La succession de crises a conduit les gouvernements à multiplier les mesures de soutien et de protection des populations. 

    Les effets de la crise sanitaire comme ceux liés à la guerre en Ukraine ont été mutualisés à plus de 75 % au sein des pays européens grâce à l’intervention de la puissance publique. Les Etats se portent de plus en plus garants des entreprises. Ainsi, en France, l’Etat avec les banques est le payeur en dernier ressort en cas d’incapacité des entreprises à rembourser les prêts souscrits durant l’épidémie de covid (PGE). 

    Aux Etats-Unis, le gouvernement fédéral a décidé de garantir également des volumes croissants de prêts (prêts étudiants, prêts entreprises, prêts aux collectivités locales). L’Etat garantirait ainsi un passif d’une valeur supérieure à six fois le PIB américain. L’Allemagne, qui était classée parmi les Etats les plus vertueux, a décidé d’allouer des crédits pour compenser la hausse des prix à hauteur de 7 % du PIB. 

    Le vieillissement, un facteur important pour expliquer le déclin de la croissance 

    Le vieillissement des populations se traduit par une stagnation et une diminution de la population active, par une diffusion plus lente du progrès technique et par un partage de la création de la richesse en faveur des inactifs. La demande est en outre orientée vers les services domestiques qui génèrent peu ou pas de gains de productivité. L’état d’esprit des gouvernements et des populations contre la croissance n’est pas sans lien avec le vieillissement de ces dernières. Elles entendent avant tout conserver leur niveau de vie et ne pas subir des changements qui pourraient le remettre en cause. Les mesures qui sont censées générer des avantages à moyen et long terme ne leur apparaissent pas opportunes car elles n’en sont pas les bénéficiaires immédiats. Les préoccupations de court terme ont tendance à l’emporter.

    Les gouvernements sont par ailleurs tétanisés face à la réédition d’une crise financière. La progression sans précédent en période de paix de l’endettement réduit leurs marges de manœuvre. La dette privée au sein de l’OCDE a depuis l’an 2000 augmenté de 30 points de PIB, la dette publique de plus de 25 points. Les facteurs de stagnation sont connus, en revanche les moyens de surmonter les blocages et les conservatismes au sein des différents ne le sont pas. 

    La fragmentation des sociétés rend toute réforme difficile. Sans changement de direction, l’économie mondiale est menacée d’une réelle régression. Celle-ci est-elle inévitable et faudra-t-il attendre la disparition des baby-boomers pour passer à une nouvelle étape de l’histoire économique ? Faut-il une nouvelle crise financière permettant d’effacer tout ou partie des dettes ? Certains l’imaginent. D’autres estiment que la croissance potentielle pourrait être accrue en renforçant la concurrence, en luttant contre les situations de monopoles ou d’oligopoles, en réduisant les coûts de logement exorbitants, en réduisant les contraintes qui pèsent sur la construction, en facilitant l’accueil de migrants pour remplacer les travailleurs qui partent à la retraite, et en augmentant la formation.

  • Covid-19 : les hôpitaux chinois submergés

    Covid-19 : les hôpitaux chinois submergés

    La Chine est toujours incapable de contrôler l’explosion des cas de Covid-19 et de prendre en charge décemment les malades. Un organisme indépendant britannique évoque 11 000 morts par jour dans les hôpitaux chinois.

    Sur des brancards, sont couchés des corps sans vie à l’hôpital de Pékin (Chine), mardi 3 janvier. Les images ont été tournées par une télévision espagnole, dans l’après-midi. Selon les estimations d’une société britannique, 11 000 malades de la Covid-19 décèderaient chaque jour en Chine. L’épidémie semble hors de contrôle. Dans un établissement de Chongqing, le nombre d’hospitalisations a été multiplié par cinq, ces derniers jours. 

    Contaminations en hausse

    À Chengdu, comme à Shangai, les médecins doivent désormais trier les patients. « Nous divisons les patients en plusieurs catégories : ceux qui sont dans l’incapacité de respirer, et dont le cœur ne bat plus, sont évidemment les plus urgents », explique Tang Shiyun, médecin à l’hôpital de Chengdu. Le pic de contaminations pourrait avoir été atteint. Certains spécialistes parlent de près de deux millions de personnes contaminées chaque jour dans le pays.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • L’armée américaine traverse les Pays-Bas pour rejoindre l’Europe de l’Est

    L’armée américaine traverse les Pays-Bas pour rejoindre l’Europe de l’Est

    Des centaines de véhicules américains sont attendus à Flessingue, au sud-est des Pays-Bas. Ils doivent ensuite continuer leur route vers l’Europe de l’Est, où ils renforceront la présence militaire américaine sur le flanc est du territoire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

    Selon un communiqué de presse du ministère néerlandais de la Défense, des soldats néerlandais contribueront au transport de la brigade de l’armée américaine à travers le pays de début janvier à début février, avant que celle-ci ne poursuive sa route vers la Pologne et la Lituanie.

    La brigade de l’armée américaine qui traversera le pays comprend 1 275 véhicules, dont de nombreux chars M1 Abrams, des véhicules de combat d’infanterie Bradley et d’autres équipements, qui seront ensuite acheminés vers l’Europe de l’Est.

    La brigade de l’armée américaine qui traversera le pays comprend 1 275 véhicules, dont de nombreux chars M1 Abrams, des véhicules de combat d’infanterie Bradley et d’autres équipements, qui seront ensuite acheminés vers l’Europe de l’Est. [EPA-EFE/ROBERT GHEMENT]

    La brigade américaine devrait rester en Pologne et en Lituanie durant six mois.

    En décembre, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avait appelé les États membres de l’Alliance à fournir davantage d’armes à l’Ukraine.

    « J’appelle les alliés à faire davantage. Il est dans tous nos intérêts de sécurité de faire en sorte que l’Ukraine l’emporte et que [le président russe Vladimir] Poutine ne gagne pas. »

    Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN

    Une semaine auparavant, les États-Unis avaient annoncé près de 2 milliards de dollars d’aide militaire supplémentaire pour l’Ukraine, comprenant notamment le système de défense aérienne Patriot, qui offre une protection contre les avions, les missiles de croisière et les missiles balistiques.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 05.01.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 05.01.23

    Bonjour à tous, on se retrouve pour l’édition dédiée aux Français de l’étranger du jeudi 05 janvier 2023. Aujourd’hui, on parle des élections présidentielles en Afrique, des pensions alimentaires prises en charge par la CAF et du retour des Gilets jaunes en France qui fait craindre le pire au gouvernement. 

    2023, l’année des présidentielles en Afrique 

    Se dirige-t-on vers plus ou moins de démocratie en Afrique cette année ? C’est la grande question, alors que des élections nationales doivent se dérouler dans une série de pays du continent.  Du Nigeria à la RDC, en passant par le Gabon et Madagascar, les peuples africains seront appelés aux urnes cette année. Des situations que les Français expatriés dans ces pays regardent avec beaucoup d’attention. 

    Présidentielles en Afrique
    Présidentielles en Afrique

    Fin des impayés pour les pensions alimentaires ?

    Depuis le 1er janvier 2023, l’automaticité du versement des pensions alimentaires sera élargie à l’ensemble des séparations pour éviter les impayés. Si vous divorcez en France (il est possible d’invoquer l’article 1070 du code de procédure civile ou les articles 14 et 15 du code civil qui définissent un privilège de nationalité lorsque le demandeur ou le défendeur a la nationalité française) ou que vous faites transposer par un juge la décision prononcée dans un autre Etat européen, vous pourrez accéder à cette nouvelle disposition.

    Une rentrée très chaude 

    À quelques jours de la présentation de la réforme des retraites et d’un appel à manifester des Gilets jaunes, la majorité présidentielle doit gérer un contexte social explosif. Autant dire que si Élisabeth Borne continue de recevoir les partenaires sociaux pour les convaincre sur l’allongement de l’âge de départ à la retraite, ces derniers semblent de plus en plus dépassés par ces mobilisations hybrides. Les prochaines semaines seront chaudes en France. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau flash dédié aux expatriés. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Bénéficiaire d’une pension alimentaire ? Un nouveau dispositif garantie son paiement

    Bénéficiaire d’une pension alimentaire ? Un nouveau dispositif garantie son paiement

    En France, jusqu’à présent, lors d’une séparation ou d’un divorce, une pension alimentaire pouvait être attribuée à un des deux conjoints par la justice, en particulier en cas d’enfants. Après, charge à la personne intéressée de faire le nécessaire pour recouvrir cette dette judiciaire, ce qui n’était pas évident, en particulier si la ou le condamné(e) n’était pas de bonne volonté. Depuis quelques années, la justice pouvait préciser que ladite pension serait versée par la CAF et charge à cette dernière de procéder aux actions pour recouvrir la ou les sommes dues.

    Depuis le 1er janvier 2023, l’automaticité du versement des pensions alimentaires sera élargie à l’ensemble des séparations pour éviter les impayés. Si vous divorcez en France ( il est possible d’invoquer l’article 1070 du code de procédure civile ou les articles 14 et 15 du code civil qui définissent un privilège de nationalité lorsque le demandeur ou le défendeur a la nationalité française) ou que vous faites transposer par un juge la décision prononcée dans un autre Etat européen, vous pourrez accéder à cette nouvelle disposition.

    Intermédiation financière

    Grâce à l’intermédiation financière, les impayés seront désormais impossibles. La CAF interviendra dès que la pension alimentaire est fixée, sans attendre que les parents ne signalent des impayés. En effet, ces derniers signalaient les impayés, parfois après 6 à 12 mois, ce qui était très compliqué pour les parents bien évidemment, et le recouvrement était également compliqué. La CAF a donc désormais ce rôle d’intermédiaire dès la fixation de la pension alimentaire. Depuis janvier 2023, c’est possible pour tout type de séparation, tout type de divorce, y compris les divorces par consentement mutuel. A partir du moment où une pension alimentaire est fixée dans un document officiel, la CAF prend le relais.

    Apaiser les conflits

    A travers cette réforme, le gouvernement a voulu apaiser les conflits entre les ex-conjoints. On sait que la pension alimentaire est souvent une source de conflits. Mais surtout le gouvernement veut lutter contre la pauvreté des familles monoparentales. Une pension alimentaire, c’est en moyenne 170 € par mois et par enfant. Ça représente près de 20 % des revenus d’une famille monoparentale. C’est vrai que quand elle n’est pas payée, c’est loin d’être neutre. 

    Démarches ?

    Si vous faites fixer votre pension alimentaire à partir du 1ᵉʳ janvier 2023, à ce moment-là, vous n’avez rien à faire. Le professionnel de justice, qu’il soit juge, avocat, notaire, transmettra directement les données de la décision prise aux CAF et MSA qui ont des équipes spécialisées sur le sujet pour gérer la pension alimentaire. Si vous n’êtes pas résident en France, mais que le jugement a été prononcé en France ou validé par un juge français, c’est la CAF de votre dernier lieu de résidence qui sera compétente ou celle de votre conjoint(e) si il ou elle est revenu(e) s’installer en France. Si vous revenez en France, c’est votre CAF lié à votre lieu de résidence en France qui sera compétente. Tous les renseignements sont disponibles sur le site dédié.

    Les CAF mettront en place le service moyennant quand même de la part des parents un relevé d’identité bancaire et un choix de modalités de paiement. Pour ceux qui se sont déjà séparés avant le 1ᵉʳ janvier 2023 et qui avaient une ancienne pension déjà fixée, s’ils souhaitent recourir aux services, bien sûr c’est toujours possible. Il faut faire la démarche sur le site pensionalimentaire.caf.fr.

    Que se passe-t-il en cas d’impayé du conjoint concerné ?

    L’avantage de ce nouveau service, c’est que la CAF sera la première informée de l’impayé puisqu’elle ne va pas recevoir les fonds qu’elle attend pour pouvoir les reverser. Les autorités publiques vont pouvoir agir tout de suite. Elles contacteront le parent qui n’a pas payé cette pension alimentaire. Il peut y avoir un problème ponctuel. Les services essayeront de s’arranger avec ce parent pour que le paiement soit repris.

    L’administration aura aussi un rôle de conseil et d’aide. Il peut y avoir des difficultés pour payer sa pension alimentaire. Si cela ne fonctionne pas, la CAF concernée activera ses processus de recouvrement et ira chercher les fonds là où ils se trouvent, auprès de l’employeur, auprès de Pôle emploi, auprès de la banque. On rappelle que c’est un droit pour les enfants que de percevoir cette pension alimentaire.

  • Brésil : Pelé, Lula et la visite de Becht

    Brésil : Pelé, Lula et la visite de Becht

    Le Brésil, en ce début d’année, marque l’actualité internationale. La mort du célèbre footballeur, Pelé, surnommé le « Roi » mais aussi l’investiture de Lula. Olivier Becht, le ministre des Français de l’étranger, était sur place pour représenter la France. Nous avons interviewé  Bertrand Dupont, le président des Bretons de Sao Paulo et de l’UFE du Brésil, élu des Français du Brésil, circonscription Sud, pour connaître le sentiment des Français installés dans le pays.

    Ecouter le podcast avec Bertrand Dupont

    Vague d’émotion pour la mort du roi Pelé

    De nombreuses personnes se sont recueillies devant le cercueil de Pelé en 24 heures, a annoncé mardi à l’issue de la veillée funèbre le club de Santos, où le footballeur a bâti sa légende. « Cela fait plus de 230.000 personnes, selon les chiffres transmis par la police militaire au club », a déclaré un porte-parole du club, au sujet des personnalités et supporters s’étant recueillis devant le cercueil ouvert, exposé au centre du stade de la ville du sud-est du Brésil.

    Une émotion que partagent les Français sur place comme nous le raconte Bertrand Dupont qui avait eu l’occasion, pour sa fondation, de travailler avec le « Roi » des stades.

    Pelé et Bertrand Dupont

    L’investiture du président Lula

    Avec l’investiture du nouveau président, les Français installés au Brésil, espèrent une « reprise de collaboration » tant sur le plan économique, écologique ou politique. Dans le podcast, Bertrand Dupont revient en détail sur les attentes mais aussi les craintes de nos compatriotes résidant dans le pays lusophone d’Amérique du Sud. Il nous rappelle que les Français sont les 3 ème investisseurs étrangers et les premiers employeurs non-brésiliens.

    Investiture de Lula le 02 janvier 2023 ©AFP

    Avec la nouvelle équipe du Président Lula, la France espère surtout des relations plus apaisées et une capacité de dialogue comme le souhaitent les élus de Guyane (frontalière du Brésil) sur le plan national mais aussi local.

    Olivier Becht amène un message d’amitié au Brésil

    Le sentiment des élus locaux dans le département d’outre-mer que partagent les Français du Brésil, s’est mué en message d’amitié qu’est venu porter le Ministre délégué aux Français de l’étranger et au commerce extérieur. Olivier Becht a ainsi fixé l’objectif économique de réduire le déficit commercial entre nos deux pays.

    © Olivier Becht (page Facebook)

    Mais ce n’est pas tout, les élus, présents sur place, indiquent qu’il aurait établi une feuille de route jusqu’en janvier 2024 concernant les problématiques des Français résidant hors de France. Bertrand Dupont les aborde dans le podcast et nous ne manquerons pas de revenir sur ces points avec Olivier Becht dès que l’occasion se présentera.

  • 2023 : une année de Présidentielles en Afrique

    2023 : une année de Présidentielles en Afrique

    Se dirige-t-on vers plus ou moins de démocratie en Afrique cette année ? C’est la grande question, alors que des élections nationales ou législatives doivent se dérouler dans une série de pays du continent.

    En effet, les échéances électorales présidentielles seront nombreuses en 2023 sur le continent africain. Du Nigeria à la RDC, en passant par le Gabon et Madagascar, passage en revue de quelques scrutins importants.

    Regardez le reportage de TV5MONDE