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  • Frontaliers, travailleurs, fiscalisés en France, vous avez le droit au chèque carburant

    Frontaliers, travailleurs, fiscalisés en France, vous avez le droit au chèque carburant

    Le gouvernement d’Elisabeth Borne a mis fin à la réduction des taxes sur les prix des carburants dès le premier janvier. Logiquement, les tarifs à la pompe ont tout de suite flambé, mais une « indemnité carburant » a été mise en place pour aider les actifs les plus modestes, ceux qui ne peuvent faire autrement que de prendre leur voiture pour aller travailler. Les frontaliers qui travaillent et payent leurs impôts en France tout en résidant hors de France sont éligibles au dispositif mais une condition peut poser problème.

    10 millions de Français

    Selon la Première ministre Élisabeth Borne, près de 10 millions de Français pourront bénéficier de ce nouveau chèque carburant d’un montant de 100 euros. Les personnes éligibles doivent en faire la demande sur le site des impôts à compter de ce lundi 16 janvier, et jusqu’au 28 février. À noter que les premiers versements tomberont sur les comptes des bénéficiaires à partir de fin janvier.

    Démarches simplifiées

    Le gouvernement souhaite simplifier les démarches : interrogée ce matin par nos confrères de RTL, la Première ministre Elisabeth Borne a précisé que pour toucher les 100 euros, « il suffira de se rendre sur le site des impôts pour fournir une déclaration sur l’honneur attestant que vous avez bien besoin de votre véhicule pour aller au travail ».

    En plus de cette déclaration, il faudra également renseigner sur le site le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule utilisé. Une fois la démarche accomplie, les 100 euros seront ensuite directement versés sur votre compte en banque. Pour les frontaliers, l’écueil peut se présenter à ce moment.

    Immatriculation en France obligatoire

    En effet, si votre voiture n’est pas immatriculée en France, le dispositif rejettera votre demande. Et malheureusement, le droit européen est clair, il faut immatriculer sa voiture dans le pays où on vit, en dehors de tous liens avec la résidence fiscale.

    De nombreux frontaliers risquent donc d’être confrontés à ce problème. Interrogé ce lundi 16 janvier, le cabinet de Gabriel Attal indique qu’une connexion au réseau européen des immatriculations est en cours de déploiement.

    Affaire à suivre, n’hésitez pas à partager vos expériences avec la rédaction.

  • Les « groupes d’amitié » entre eurodéputés et pays tiers seront interdits

    Les « groupes d’amitié » entre eurodéputés et pays tiers seront interdits

    En raison du scandale de corruption du Qatargate, les « groupes d’amitié » entre eurodéputés et pays tiers seront désormais interdits dans le cadre d’un nouveau projet visant à améliorer la transparence du Parlement européen.

    Il existe actuellement des dizaines de groupes d’amitié et autres groupes de travail politiques sans statut officiel au sein du Parlement. Leurs activités sont souvent financées par des lobbyistes ou des gouvernements étrangers.

    Les dirigeants du Parlement européen, dont la présidente Roberta Metsola, ont récemment convenu d’un plan en 14 points élaboré en réponse au scandale du Qatargate. EURACTIV a pu consulter le document.

    En décembre dernier, plusieurs eurodéputés et membres du personnel de l’institution ont été arrêtés et inculpés pour avoir reçu des pots-de-vin en échange d’un soutien politique au Qatar. Le pays émirati a toutefois nié toute implication dans cette affaire.

    Emmanuel Macron et le Roi du Qatar pendant la Coupe du Monde 2022 ©AFP

    D’autres pays, notamment le Maroc, auraient offert des incitations financières à des eurodéputés en échange de faveurs politiques. Rabat a également réfuté ces accusations.

    Une transparence accrue au parlement européen

    Dans ses propositions, le Parlement prévoit d’introduire des contrôles réguliers pour tous les lobbyistes inscrits dans le registre de transparence, notamment en exigeant la vérification de leurs liens avec des pays tiers. Par ailleurs, les eurodéputés pourraient être tenus de publier toutes les réunions avec de tierces parties liées à un rapport ou à une résolution du Parlement ainsi que de déclarer tout voyage à l’étranger.

    « Les événements du mois dernier ont conduit à la nécessité de restaurer la confiance des citoyens européens que nous représentons », peut-on lire dans une note. Les propositions constituent « la première étape pour renforcer la confiance dans le processus décisionnel européen ».

    Cependant, pour certains, de nombreuses propositions du projet ne s’attaquent qu’à des problèmes de surface. Par exemple, même si les eurodéputés ont déjà demandé la création d’un nouvel organe d’éthique indépendant, ce dernier nécessiterait des propositions de la Commission européenne. En outre, le plan ne prévoit pas d’obliger les lobbyistes à publier leurs contrats et leurs activités avec les gouvernements et les acteurs étrangers.

    Parmi les autres mesures prévues figure l’obligation pour les eurodéputés de déclarer tout conflit d’intérêts avant de devenir rapporteurs ou rapporteurs fictifs sur un dossier.

    En outre, les anciens eurodéputés devront respecter une période de « transition » avant de pouvoir commencer à exercer des activités de lobbying auprès du Parlement, et ils ne disposeront plus de laissez-passer permanents pour l’institution et ne pourront plus autoriser l’entrée à d’autres personnes.

    Il faut en faire davantage

    Un porte-parole de Mme Metsola a indiqué à EURACTIV que les propositions de la présidente bénéficiaient d’un « soutien total ».

    Cependant, les négociations n’en sont qu’à leurs débuts et les groupes politiques du Parlement attendent des mesures additionnelles.

    Le président du Parti populaire européen (PPE), Manfred Weber, a déclaré à EURACTIV que les propositions représentent « un pas dans la bonne direction ». Cependant, « il en faut plus pour que le Parlement puisse gérer pleinement les conséquences du Qatargate », a-t-il expliqué.

    M. Weber a également attaqué le groupe des Socialistes et Démocrates (S&D), dont plusieurs membres sont impliqués dans le scandale, affirmant qu’ils n’appliquaient pas la « politique de tolérance zéro contre la corruption ».

    Toutefois, la présidente du S&D, Iratxe Garcia Perez, a déclaré dans un communiqué de presse que les discussions se sont très bien déroulées et que le groupe collabore avec la justice dans le cadre de l’enquête.

    « Nous sommes déterminés à travailler avec le reste des groupes pour rétablir la confiance des citoyens et réparer les dégâts causés par quelques-uns à la crédibilité de l’institution dans son ensemble », a-t-elle ajouté.

    Parallèlement, une source du groupe libéral Renew Europe a confié à EURACTIV que le groupe politique soutenait les propositions de réforme. « Nous insistons sur l’amélioration de l’organe éthique », a déclaré la source.

    D’après Renew, il existe une volonté politique de « résoudre le problème avant l’été » du côté du Parlement européen.

    Toutefois, l’agenda n’est pas fixé par le Parlement européen uniquement, car d’autres institutions sont impliquées dans le processus.

  • 2023 et la soutenabilité des dettes publiques 

    2023 et la soutenabilité des dettes publiques 

    Après quelques hésitations, la Banque Centrale Européenne s’est engagée dans la bataille contre l’inflation. Depuis le mois de juillet 2022, l’augmentation cumulée des taux directeurs s’élève à 250 points de base. Cette progression est la plus forte constatée depuis la création de l’euro en 1999 sur une période aussi courte. Ce processus devrait se poursuivre durant le premier semestre 2023. 

    Cette hausse de taux pourrait poser la question de la soutenabilité des dettes publiques pour certains États membres. À la fin du mois de décembre 2022, la BCE a clairement indiqué sa volonté de lutter contre l’inflation, provoquant un rebond des taux des obligations d’État. Ce choix est justifié par le maintien d’un taux d’inflation au-dessus de 10 % et par la progression de l’inflation sous-jacente qui dépasse désormais 6 %. Les taux des obligations d’État à dix ans qui ont été en territoire négatif de 2010 à 2021 sont remontés à plus de 2,5 % en 2022.

    5000 milliards d’obligations d’Etat et d’entreprises 

    En parallèle aux relèvements des taux directeurs, la Banque centrale a réduit puis supprimé ses rachats d’obligations publiques, ce qui conduit à la hausse des taux. Durant la crise sanitaire, la moitié des obligations des États pouvait être acquise par la banque centrale. En dix ans, la BCE a acheté ainsi pour plus de 5 000 milliards d’obligations d’État et d’entreprises. Son bilan total consolidé est d’environ 8 800 milliards d’euros, contre 1 200 milliards d’euros en 2000. 

    En 2022, le taux de l’Obligation Assimilable du Trésor français est passé de 0,2 % à 3,1 %. Pour le titre équivalent, le taux a atteint en Allemagne, 2,5 % contre -0,1 %, en Italie 4,7 % contre 1,4 %, en Espagne 3,6 % contre 0,7 %. Le risque pour la zone euro est la divergence des taux avec la constitution de deux groupes et donc une fragmentation. 

    La croissance doit être supérieure au taux d’intérêt réel

    La remontée des taux pose pour certains États, notamment ceux d’Europe du Sud, la question de la soutenabilité de leur dette publique. Celle-ci est assurée quand le taux d’intérêt réel à long terme, calculé avec le prix du PIB, est inférieur à la croissance potentielle. 

    L’écart entre la croissance potentielle et le taux d’intérêt réel à long terme est positif pour les Pays-Bas (3,10), la Belgique (2,55) l’Allemagne (1,92) et la France (1,16). Il est négatif pour l’Italie (-1,49), la Grèce (-0,28) et pour l’Espagne (-0,05). Il convient de souligner qu’il est positif pour le Portugal (1,47). La poursuite de la hausse des taux par la BCE pourrait donc poser des problèmes pour l’Italie et la Grèce. Ces dernières devront dégager des excédents primaires importants (solde budgétaire avant imputation des intérêts de la dette publique) pour éviter une dérive des taux, ce qui limitera leurs marges de manœuvres pour compenser les effets de la guerre en Ukraine sur leur population. 

    A contrario, les États comme la France ou l’Allemagne pourront conserver des soldes primaires positifs. Ils devraient être en Allemagne comme en France supérieurs à 2 points du PIB. Il serait négatif de 4 points en Belgique quand il ne le sera que de 0,5 point de PIB en Italie.

    Risque de fragmentation 

    Plus les taux progresseront, plus les pays confrontés à un problème de solvabilité de leurs dette publique devront réduire leur déficit primaire voire dégager des excédents primaires. Ils seront contraints de mettre en œuvre des politiques budgétaires restrictives. Cette situation ne pourra qu’alimenter des tensions politiques au sein de la zone euro.

    Face à un risque de fragmentation, les autorités européennes n’auront pas d’autre solution que de s’engager dans la voie d’une mutualisation des dettes publiques afin par exemple d’égaliser les taux d’intérêt à long terme que payent les différents pays. Cette mutualisation permettra de réduire les écarts entre les capacités budgétaires des différents États membres. Elle suppose que les États de l’Europe du Nord acceptent de soutenir indirectement les États de l’Europe du Sud. Elle s’inscrit dans un processus de fédéralisme budgétaire qui s’est amorcé lors de la crise sanitaire.

  • Plus d’Anti-France appelle plus de France.

    Plus d’Anti-France appelle plus de France.

    Il y a dix ans, l’opération Serval s’engageait au Mali sous les applaudissements de la communauté internationale, des Africains, des Maliens. Vive la France. Aujourd’hui, la junte a appelé les mercenaires russes, les attaques terroristes ont augmenté de 30%, La France est rejetée, du moins par le régime et ses affidés. 

    Il y a soixante ans, le traité de l’Elysée fondait l’amitié franco-allemande, et, de fait, la direction politique de l’Europe. Le prochain conseil des ministres franco-allemand, qui fut reporté, traitera des faux semblants : coopération militaire industrielle, énergie, vision de l’Europe. 

    France-Afrique, France-Allemagne, ces deux piliers de la politique étrangère française vacillent. Ils devraient se compléter.

    Comme en écho, Catherine Colonna et Annalena Baerbock, les ministres des Affaires étrangères françaises et allemandes vont ensemble en Éthiopie : 120 millions d’habitants, trois guerres civiles, 2 millions de déplacés et 600.000 victimes. Elles apportent du blé ukrainien. 

    Faut-il s’impliquer dans les guerres d’Afrique ?  

    A Paris, l’acteur Omar Sy, une des personnalités préférées des Français, déclenche une polémique à propos de la sortie de son film « Tirailleurs », non parce qu’il remet en mémoire ces soldats africains venus défendre la « mère patrie » -plusieurs monuments ont été érigés en leur honneur- mais parce qu’il reproche aux Français de se préoccuper de la guerre d’Ukraine alors que les guerres africaines les laisseraient indifférents. Faut-il s’impliquer dans les guerres d’Afrique ? 58 soldats ont été tués au Sahel ces dernières années. Sur les 39 Etats du monde connaissant des conflits, 27 se situent en Afrique.

    Au Burkina Faso, Chrysoula Zacharopoulou, la secrétaire d’état au développement, a tenté de raccommoder des relations illustrées par la demande de rappeler l’ambassadeur de France. La représentante de l’ONU a déjà été renvoyée, les hélicoptères de la PAM, le programme alimentaire mondial de l’ONU, sont bloqués. Il reste 300 militaires français de l’opération Sabre au Burkina. Faut-il les laisser, combien de temps ?

    Tandis que le Président Macron invite le président algérien Tebboune à Paris et vante le renouveau des relations algériennes, Xavier Driencourt, deux fois ambassadeur de France en Algérie, tant il était en cours à Alger comme à Paris, explique que le gouvernement fait fausse route : jamais, selon lui, les Algériens ne renonceront au « fonds de commerce anti français ». Sabotage ou lucidité ?

    Le french bashing est ancien : il est bien partagé en France 

    Le sentiment anti français se répand en Afrique. Alimenté par les tyranneaux, les mercenaires Wagner. Le french bashing est ancien : il est bien partagé en France, bien diffusé par nos médias, par notre discours. Les néo nationalistes d’extrême droite disent tout le mal qu’ils pensent de leur pays et donnent toujours raison à Poutine, Trump, Erdogan contre leur pays. Les Internationalistes de l’ultragauche ne voient d’avenir que dans la repentance, vantent Maduro, Ortega, et trouvent aux islamistes des airs de lumpenprolétariat. Étrange concours d’autodénigrement, à la pointe de cette caractéristique occidentale, le sentiment de culpabilité, hérité du Mont du Temple et du confessionnal : « Croyez-vous qu’une seule civilisation, avant la nôtre, ait connu la mauvaise conscience ? Aucune n’a été à ce point étrangère à ses valeurs. Pourquoi conquérir la lune, si c’est pour s’y suicider ? » disait Malraux. 

    Mali 2022 ©AFP

    Mauvaise conscience, suicide, simple aveuglement ? Pourquoi chercher à se faire aimer d’un régime algérien mal aimé par les pays arabes, méprisé par les Algériens ? Pourquoi abandonner la Francophonie à Kagame, qui arme les rebelles en Centrafrique ? Pourquoi vexer le Maroc, le Congo, le Gabon ? Que la France intervienne, qu’elle n’intervienne pas, elle est accusée. Accuser l’ancienne puissance coloniale est un dérivatif, en forme d’impasse. La vérité est autre, la faute est ailleurs : la France se désengage de l’Afrique, c’est un fait, c’est un tort, elle le sait. 

    L’Europe ne peut avoir d’autre politique étrangère que celle des pays qui ont une politique étrangère.

    Un tort parce que bientôt, déjà, la francophonie est plus africaine que française. Encore Malraux :« Au XIXe siècle a eu lieu la colonisation de ceux qui ne savaient pas lire par ceux qui savaient lire : un siècle d’instruction gratuite a pesé plus lourd que trois siècles d’imprimerie. » La puissance est un effet de l’instruction, de la connaissance. Après tout, si les puissances européennes ont amplifié la traite, elles ont, par la colonisation, aboli l’esclavage. N’est-il pas en train de renaitre, avec la nouvelle traite et les réseaux de passeurs, organisés par le crime international, poussés par les régimes et les nettoyages ethniques ? N’est-ce pas le comble du cynisme, de l’affrontement idéologique, cette déclaration de Kagame à New York : « L’Occident parle beaucoup de liberté, mais le fait d’imposer la façon dont ils devraient vivre revient justement à nier la liberté des peuples ». C’est la doctrine chinoise, qui permet d’assurer la tranquillité des dirigeants et l’accumulation des dettes. L’Europe reste le premier partenaire de l’Afrique, le premier donateur (150 milliards € pour les sept prochaines années. La France donne 0.55% de son Revenu national brut en aide et coopération, alors que le continent représente 3% de son commerce, moins que la Suisse et que la part de marché des entreprises françaises n’est que de 5%.)  

    Ce que devrait transmettre une idéologie de la Francophonie, aujourd’hui gommée par la confusion des intérêts et de la culpabilité, c’est une culture de l’émancipation. Former un réseau d’intelligences entre l’Europe et l’Afrique passe par la France. Pour se désengluer d’un passé noirci à dessein, la France veut que l’Afrique s’inscrive dans une vision plus large qui concerne l’ensemble de l’Europe. D’où ce voyage conjoint en Éthiopie. En retour, quand l’Azerbaïdjan demande des excuses à la France (pour son soutien à l’Arménie), forte de son gaz, comme l’Algérie ou la Turquie, pourquoi l’Europe l’accepte-t-elle ? L’Europe ne peut avoir d’autre politique étrangère que celle des pays qui ont une politique étrangère.

    Peut-il y avoir une politique européenne au Maroc, en Tunisie, en Algérie, en Afrique, sans la France ? Peut-il y avoir une alternative française, face aux mercenaires russes, face aux loups chinois, face aux réseaux djihadistes, sans l’Europe ? L’échec de Barkhane est un échec européen. Plus que la bataille tactique au Sahel, économique ou politique, l’Europe perd la bataille idéologique. Alors que toutes les constitutions et traités africains proclament les droits de l’homme, la démocratie recule. Toujours Malraux, toujours la culture : « La démocratie en France a été fondée, en fait, sur la création de l’instruction publique obligatoire ». Ni Serval, ni Barkhane, ne peuvent réussir sans un projet politique supporté par l’Europe entière, mobilisée comme elle l’est pour l’Ukraine. Omar Sy n’a pas tout à fait tort, mais ce n’est pas à la France qu’il faut le reprocher. 

    Quelle politique franco-allemande (européenne) en Afrique ? Et en Méditerranée ?

    Au menu du prochain conseil des ministres franco-allemand, cette question aussi importante que celle de l’Ukraine : quelle politique franco-allemande (européenne) en Afrique ? Et pour commencer en Méditerranée, là où passent le gaz, les migrants, les porte-avions, les terroristes, les drogues, les criminels et les déchets. La politique étrangère est, finalement, ce qui fera ou ne fera pas l’Europe. 

    Elle n’est pas qu’une question de pouvoir, encore moins d’intérêt (la politique privilégie toujours le pouvoir à l’intérêt) : c’est une question de civilisation. L’Anti-France honore la France : ceux qui l’animent se rangent toujours du côté de médiocres tyranneaux, ennemis de toute forme d’émancipation, d’instruction, de liberté. Plus d’Anti-France appelle plus de France, avec l’Europe (c’est-à-dire l’Allemagne). Ne pas le comprendre, c’est abandonner l’Afrique, et l’Europe.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.01.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.01.23

    Bonjour à tous, nous revoilà partis pour une nouvelle semaine sur la Radio des Français dans le monde, dans le flash dédié aux expatriés, réalisé avec la rédaction du site Lesfrancais.press, on parle ce lundi 16 janvier 2023 du bug qui a empêché le vote des socialistes expatriés d’être pris en compte pour le congrès du PS en France, de la mobilisation en France contre le projet de réforme des retraites et on finit avec la 13ème édition du My French Film Festival. 

    Voter pour rien 

    C’est ce qui vient d’arriver aux 300 militants socialistes qui résident hors de France. Jeudi soir alors que le scrutin se clôturait, la direction nationale a annoncé l’annulation des votes de ces derniers. La raison ? Les identifiants et les mots de passe permettant aux électeurs de participer étaient accessibles par des tiers. Cécilia Gondard se défend de toute négligence, ramenant la faute sur le prestataire qui l’a d’ailleurs reconnu. Cependant une simple vérification de la société sélectionnée aurait permis d’éviter cet écueil, en effet, le numéro de SIRET présent sur son site indique que la société est radiée depuis 2018… Finalement, via la plateforme intégrée au site du PS, les Français de l’étranger ont pu voter mais leurs bulletins ne seront pas pris en compte car le scrutin est clos. Espérons que pour le deuxième tour prévu ce dimanche et pour les élections internes organisées en février une solution pérenne sera trouvée. 

    Olivier Faure – Premier secrétaire du PS

    1 million de Français dans les rues ce jeudi 

    C’est en tout cas ce qu’annoncent les syndicats. « Ce sera une très forte mobilisation. Il faut que ce soit du niveau de 1995, même de 2010 », a déclaré dimanche sur France 3 le secrétaire général de la CGT, qui « fait tout pour » qu’il y ait plus d’un million de Français dans la rue jeudi, à l’appel de l’intersyndicale. Le ministre du Travail Olivier Dussopt s’attend également à ce qu’il y ait « du monde dans la rue » jeudi 19 janvier. 

    Manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 28 décembre 2019. © DR.

    My French Film Festival : 1 mois de cinéma francophone 

    La 13e édition, qui se déroule du 13 janvier au 13 février 2023, propose à nouveau aux internautes du monde entier de découvrir 10 courts-métrages et 10 longs-métrages en compétition, ainsi qu’une sélection de films présentés hors compétition, le tout sous-titré en 12 langues. Les courts-métrages seront gratuits dans le monde entier, et les longs-métrages accessibles à l’unité pour 1,99 € ou dans leur totalité* pour 7,99 € le pack. Les films sont aussi disponibles dans certains régions gratuitement sur TV5MONDEplus, sinon vous pouvez retrouver toute la sélection sur le site Myfrenchfilmfestival.com 

    My French Festival 2023
    My French Film Festival 2023

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition !

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • La convention citoyenne sur la fin de vie

    La convention citoyenne sur la fin de vie

    Vendredi 9 décembre dernier, la première ministre, Elisabeth Borne, a lancé la convention citoyenne sur la fin de vie. 170 citoyens tirés au sort et illustrant l’ensemble de la société française se réuniront à neuf reprises pour faire un état des lieux de la fin de vie en France. Aucun Français de l’étranger n’a été tiré au sort. Et ce alors que les expatriés sont confrontés à d’autres cultures, valeurs et approches de la mort. Et riches de leurs expériences, ils auraient pu nourrir le débat en l’extirpant d’un débat franco-français pris d’un côté par un corps médical, qui refuse d’intégrer la mort dans son champ professionnel et de l’autre, une Église catholique et consorts qui refusent que l’homme puisse intervenir sur une « décision divine ».

    Une convention pour quoi faire ?

    La convention citoyenne est une réunion de citoyens pour étudier un sujet, dialoguer avec des experts de ce sujet et entre eux, puis faire émerger un consensus autour d’un plan d’action. Si la convention actuelle porte sur la fin de vie, une autre convention avait été réunie en 2019-2020 pour le climat. Au terme de neuf mois de travail, elle avait rendu 149 propositions.

    Si officiellement, il n’est pas question que les citoyens tirés au sort se prononcent seulement sur l’ouverture ou non de l’euthanasie ou du suicide assisté en France, il apparaît trois issues possibles à ce débat. La première serait un maintien de la situation actuelle, sans « aide active à mourir », avec des recommandations pour améliorer les dispositifs existants, notamment l’accès aux soins palliatifs.

    Si, au contraire, la convention recommandait d’aller plus loin, cela pourrait prendre deux formes principales, dont il restera à préciser les contours et les fonctionnements précis. La première est l’euthanasie, sur le modèle de ce qui se fait en Belgique : c’est un médecin qui administre des substances qui finissent par provoquer la mort du patient. La seconde est le suicide médicalement assisté, à l’image de la Suisse : une équipe médicale prépare la solution létale – un produit à ingérer ou une perfusion – mais c’est le patient qui accomplit le geste – boire ou actionner la perfusion.

    Tirage au sort et méthodologie

    Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), chargé du pilotage de la convention, a mandaté l’institut Harris Interactive pour constituer le panel. Les volontaires ont été joints à 85 % par téléphone portable et à 15 % par téléphone fixe.

    Six critères de recrutement ont été retenus pour constituer un panel représentatif de la diversité de la société : sexe, âge, type de lieu de vie, région d’origine, niveau de diplôme et catégorie socioprofessionnelle. Les participants seront indemnisés.

    Leurs travaux, supervisés par le CESE (Conseil économique, social et environnemental), aboutiront en mars 2023 avec la rédaction d’un rapport qui répondra à la question : « Le cadre de l’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? »

    Sans représentant des 3 millions de Français de l’étranger, Frédéric Petit, député (MODEM) des Français d’Allemagne, d’Europe centrale et des Balkans, a décidé de mener des débats en distanciel et en présentiel pour ses compatriotes résidant dans un des pays qui couvrent sa circonscription.

    Conférences pour les Français d’Europe centrale

    Frédéric Petit organise donc à destination de ses administrés une conférence digitale sur la fin de vie qui aura lieu le 18 janvier 2023. Pour contribuer au débat sur la fin de vie, avec l’espoir que cette parole libérée contribue, à sa mesure, à ce qu’on meure moins mal en France, le député a invité Catherine Vincent afin d’animer les rencontres et partager le fruit des ses enquêtes et recherches.

    Ancienne journaliste au Monde, Catherine Vincent travaille désormais en indépendante. Elle se consacre notamment aux sujets relatifs à l’éthique clinique médicale, au vieillissement et au grand âge. Elle fait partie des membres fondateurs du CNaV (Conseil national autoproclamé de la vieillesse).

    Après cette première expérience en distanciel, le binôme vous donne rendez-vous dans 6 villes au coeur de l’Europe.

    • 27 février à Berlin
    • 28 février à Francfort 
    • 1er mars à Munich
    • 6 mars à Varsovie
    • 7 mars à Prague
    • 8 mars à Vienne

    La conférence sera aussi disponible, pour tous les Français de l’étranger, quel que soit leur pays de résidence, dès le 19 janvier sur notre site et notre chaîne YouTube.

    Ecoutez le podcast avec Frédéric Petit

  • My French Film Festival 2023

    My French Film Festival 2023

    Organisé depuis 2010 par Unifrance – organisme chargé de la promotion et de l’exportation du cinéma français à l’étranger –, « My French Film Festival » est un rendez-vous annuel consacré au cinéma francophone. Il se tient cette année sur plus de soixante-dix plateformes de VOD partout dans le monde du 13 janvier au 13 février 2023 dont TV5MONDEplus.

    11 millions de visionnages en 2022

    Avec plus de 11 millions de visionnages enregistrés l’année dernière à travers 200 territoires, MyFrenchFilmFestival est le premier festival de cinéma francophone en ligne. 

    La 13e édition, qui se déroule du 13 janvier au 13 février 2023, propose à nouveau aux internautes du monde entier de découvrir 10 courts-métrages et 10 longs-métrages en compétition, ainsi qu’une sélection de films présentés hors compétition, le tout sous-titré en 12 langues.

    Plusieurs récompenses seront décernées à l’issue du festival, on y reviendra en fin d’article.

    Une sélection haut de gamme accessible à petits prix

    Les courts-métrages seront gratuits dans le monde entier, et les longs-métrages accessibles à l’unité pour 1,99 € ou dans leur totalité* pour 7,99 € le pack.

    Le festival sera entièrement gratuit en Afrique, Amérique latine, Corée du Sud, Asie du Sud-Est, Roumanie, Ukraine et Russie/CEI.

    Les internautes pourront retrouver les films de la sélection sur MyFrenchFilmFestival.com ainsi que sur plus de 70 plateformes de VAD qui relaieront le festival dans le monde entier. Sur TV5MONDEplus, 12 films sélectionnés seront exclusivement disponibles en Afrique, Amérique Latine, dans les Caraïbes et dans 5 pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte) et sous-titrés en 4 langues.

    Les films présentés

    Parmi la sélection de vingt-neuf films, dix courts métrages, de Laissé inachevé à Tokyo, tout premier film réalisé par Olivier Assayas, à Anxious Body, en lice pour le César du meilleur court métrage d’animation 2023, en passant par Belle River, documentaire fascinant dans une ville sur le point de disparaître sous les eaux, sont à retrouver gratuitement en ligne pendant toute la durée de l’évènement sur le site My French Festival et les plateformes partenaires.

    Les courts-métrages présentés :

    • Anxious Body de Yoriko Mizushiri
    • A Story for 2 Trumpets (Histoire pour 2 trompettes) d’Amandine Meyer
    • Belle River de Guillaume Fournier, Samuel Matteau et Yannick Nolin
    • Bye Bye (Partir un jour) d’Amélie Bonnin
    • Cataract de Faustine Crespy et Laetitia de Montalembert
    • King David (Le roi David) de Lila Pinell
    • Laissé inachevé à Tokyo d’Olivier Assayas
    • Let the Beast Rise (Que la bête monte) de Marthe Sébille
    • Malmousque by the Sea (Malmousque) de Dorothée Sebbagh
    • Marianne Julien Gaspar-Oliveri
    • Our Own Land (Nous n’irons plus en haut) de Simon Helloco
    • Out of the Blue (Une femme à la mer) de Céline Baril
    • Paloma de Hugo Bardin
    • Pests (Nuisibles) de Juliette Laboria
    • Please Don’t Touch de Capucine Gougelet
    • The Night Watch (Ronde de nuit) de Julien Regnard
    • Titan de Valéry Carnoy

    La liste des longs-métrages présentés :

    • About Joan (À propos de Joan) de Laurent Larivière
    • A Tale of Love and Desire (Une histoire d’amour de du désir) de Leyla Bouzid
    • Bloody Oranges (Oranges sanguines) de Jean-Christophe Meurisse
    • Bootlegger de Caroline Monnet (hors compétition)
    • Magnetic Beats (Les magnétiques) de Vincent Maël Cardona
    • Softie (Petite nature) de Samuel Theis
    • The Braves (Entre les vagues) d’Anaïs Volpé
    • The Crossing (La traversée) de Florence Miailhe
    • The World After Us (Le monde après nous) de Louda Ben Salah-Cazanas
    • To Our Loves (À nos amours) de Maurice Pialat (hors compétition)
    • We (Nous) d’Alice Diop
    • Zero Fucks Given (Rien à foutre) de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre
    À propos de Joan

    Téléchargez le catalogue des films

    Un jury au coeur de l’actualité

    En hommage au combat des femmes en Iran, c’est Emily Atef, une réalisatrice franco-iranienne, née à Berlin, qui est la présidente du jury.

    Emily Atef

    Emily Atef a étudié la réalisation à l’Académie Allemande du Cinéma de Berlin. En 2005, son premier long métrage Molly’s Way remporte le prix du meilleur scénario au Festival du film de Munich en 2005 et le Grand Prix du Jury au Festival du film de Mar del Plata. Son deuxième long-métrage L’Étranger en moi, est présenté à la Semaine de la Critique à Cannes en 2008. Une bourse de la Cinéfondation du Festival de Cannes lui est offerte pour écrire Tue-moi en 2011. Trois jours à Quiberon est présenté en compétition à la Berlinale en 2018. En 2021, Emily Atef met en scène Gaspard Ulliel et Vicky Krieps dans Plus que jamais, présenté à la 75e édition du Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard.

    En tout ce sont cinq prix qui seront décernés à l’issue du festival : le Grand Prix du jury qui récompensera un long-métrage en compétition, deux Prix de la presse internationale qui récompenseront un long et un court-métrage en compétition, et deux Prix du public, les internautes du monde entier pouvant voter pour leur(s) film(s) préféré(s) sur myfrenchfilmfestival.com afin de récompenser un long et un court-métrage en compétition. Alors n’hésitez pas et bon visionnage à tous !

    Bande annonce de My French Film Festival

  • Tunisie : 12 ème anniversaire de la Révolution

    Tunisie : 12 ème anniversaire de la Révolution

    La Tunisie fête les 12 ans de sa Révolution, en pleine contestation du Président Saïed. Hier, en ce 14 janvier, jour anniversaire de la chute de Ben Ali, ils étaient des milliers pour dénoncer la crise économique et la dérive autoritaire du pouvoir.

    Des manifestants affrontent la police lors d’une manifestation contre le président tunisien Kaïs Saïed, à Tunis, Tunisie. /Photo prise le 14 janvier 2023/REUTERS/Zoubeir Souissi

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Congrès du PS : quand le vote en ligne des expatriés bugue !

    Congrès du PS : quand le vote en ligne des expatriés bugue !

    Le 19 janvier prochain, le congrès du Parti socialiste va dévoiler la nouvelle équipe en charge de la destinée de ce mouvement politique. Les 300 Français de l’étranger, membres de la fédération dirigée par l’élue des Français de Belgique, Cécilia Gondard, ont été invités à participer, eux aussi, au vote militant. Du fait de leur éclatement, comme pour les législatives, le mode de participation choisi fut celui du vote en ligne. Mais patatras, ce jeudi 12 janvier, le vote des socialistes établis à l’étranger a été annulé après qu’un fichier contenant les identifiants de tous les adhérents a circulé parmi les scrutateurs. 

    Olivier Faure en tête mais…

    Le premier secrétaire sortant est arrivé en tête du premier tour du congrès du Parti socialiste (PS), où il joue sa réélection pour les trois prochaines années. Le député de Seine-et-Marne, titulaire du poste depuis 2018, a obtenu autour de 50 % des voix des militants à l’issue de ce scrutin interne, selon des résultats communiqués par le parti, jeudi 12 janvier, à 23 h 30.

    Olivier Faure ©AFP

    Derrière lui, Nicolas Mayer-Rossignol est crédité de 30,5 % des voix, et Hélène Geoffroy de 19 %. Ces chiffres sont issus du dépouillement d’environ 14 000 bulletins. Censés être représentatifs de la tendance finale, ils sont cependant contestés par les équipes de Nicolas Mayer-Rossignol, qui octroient au premier secrétaire 48,2 % des voix, 31,4 % au maire de Rouen et 20,5 % à la maire de Vaulx-en-Velin (Rhône).

    On le voit, les scores sont serrés et contestés, même si la fédération des Français de l’étranger ne compte que 300 votants, ils pouvaient faire la différence.

    Hypermaster, en défaut !

    Car oui les Français de l’étranger ont finalement pu voter, comment ? En utilisant la plateforme intégrée au site du Parti socialiste français, mais alors que les scores nationaux sont connus, ces résultats ne devraient pas être pris en compte.

    Une situation qui s’explique par une bourde de l’opérateur externe choisi par Cécilia Gondard, la présidente de la fédération et son bureau, pour mener à bien ce vote. Dans un courrier d’excuses que notre rédaction a pu consulter, la plateforme internet de vote en ligne évoque une option créée pour un autre client qui aurait été étendue par erreur à l’ensemble des votes en cours.

    « Une fonction de la liste des participants consiste à permettre de l’exporter, pour une utilisation en dehors de la plateforme de vote. Afin de répondre à une demande spécifique d’une organisation utilisatrice de la plateforme, ces mots de passe étaient affichés en clair sur cet export. Cette exigence a été propagée à l’ensemble de la plateforme, et non à la seule opération concernée, comme cela aurait dû être fait.« 

    Lionel Guetta, gérant d’Hypermaster

    Concrètement, les scrutateurs avaient donc accès, via une manipulation, pas si complexe, à l’ensemble des identifiants et mots de passe des votants. Ainsi, avec de mauvaises attentions, il était donc possible de voter en lieu et place des militants. Même si aucun cas avéré n’a été démontré, la sincérité du vote n’étant plus garantie, la direction nationale du PS a préféré annuler ces résultats.

    Dans la précipitation, ce vendredi 13 janvier à minuit, un système intégré au site du Parti socialiste a été ouvert pour permettre de voter aux militants résidant hors de France. Cependant, à l’heure où nous écrivons ces lignes, il nous est indiqué qu’ils ne seront pas comptabilisés.

    Une organisation défaillante ?

    A quelques semaines du renouvellement des instances de la fédération socialiste des Français de l’étranger (15 février), la gestion de celle-ci par Cécilia Gondard et son équipe est remise en cause par ses opposants, dont Boris Faure (son prédécesseur) et Mehdi Benlahcen (candidat malheureux au Sénat en 2021 comme numéro 2 de Ségolène Royal).

    Pour l’ancien président de la « fédé », Boris Faure (aussi journaliste pour Lesfrancais.press), ce couac informatique peut remettre en cause l’utilisation du vote en ligne pourtant indispensable pour permettre aux Français de l’étranger dont les lieux de résidence sont éclatés sur la planète de participer.

    « On s’est battu pour le vote électronique et cette erreur risque de décrédibiliser le choix du mode de scrutin alors qu’il est indispensable« 

    Boris Faure, ancien président de la fédération socialiste des Français de l’étranger

    Même constat pour Mehdi Benlahcen qui invite les dirigeants de la fédération a recréer un lien de confiance tant avec la direction nationale qu’avec les militants.

    « On a besoin de rétablir le lien de confiance dans cette fédération »

    Mehdi Benlahcen, membre du CA Français du monde-adfe, mandataire du mouvement Eurofondation

    De son côté, la présidente de la fédération socialiste des Français de l’étranger, Cécilia Gondard, réfute tout défaut d’organisation. En effet, cette dernière avait fait le choix d’Hypermaster, une société qui affiche sur son site une longue ancienneté mais après quelques recherches, on constate que le numéro de SIRET communiqué sur son site est celui d’une société désormais radiée. En continuant les investigations, on finit par identifier une nouvelle société mais dont les garanties sont bien moins importantes.

    Alors pourquoi être allé chercher un tel opérateur alors qu’il existe une solution intégrée et déployée par le Parti socialiste sur son site ? Car tout simplement, de l’aveu de tous, membres de la fédération des Français de l’étranger, ancienne direction, opposants ou bureau actuel, l’information ne leur avait pas été communiquée.

    Le second tour et les élections internes

    Cecilia Gondard
    Cécilia Gondard

    Cette option ouvre donc un nouveau champ des possibles pour la fédération socialiste des Français de l’étranger. Officiellement, aucune décision n’a encore été prise pour le second tour, mais comme l’indique Cécilia Gondard, ce vote ne sera pas géré par Hypermaster. Vu les délais, la seule solution est de privilégier la plateforme du PS. Mais encore faut-il qu’elle fonctionne ? A midi, ce vendredi 13 janvier, tous les votants n’avaient pas reçu leur identifiant ou leur mot de passe.

    Une problématique qui sera sûrement au coeur des préparatifs des élections internes de février. Surtout que Cécilia Gondard, si elle est réélue, s’est engagée à faire désigner la tête de liste qui représentera le Parti socialiste aux élections sénatoriales d’automne 2023.

  • Électricité : la France redevient exportatrice nette vers ses voisins européens

    Électricité : la France redevient exportatrice nette vers ses voisins européens

    Depuis le premier jour de l’année 2023, la France est de nouveau exportatrice d’électricité vers le reste de l’Europe, après une année historique d’importations.

    Mercredi (11 janvier) à 18h00, la France exportait environ 7000 mégawatts (MW) d’électricité vers ses voisins anglais, suisse, italien et espagnol. En réalité, depuis le 1er janvier, la France est de nouveau exportatrice nette d’électricité, et sans discontinuité — si ce n’est une importation nette de quelques dizaines de MW le 6 janvier dans la matinée.

    Ainsi, depuis le début de l’année, « le solde net d’exportation d’électricité s’élève à 1,4 térawattheure (TWh) », a indiqué mardi (10 janvier) le gestionnaire de réseau RTE à l’Agence française de presse (AFP).

    Les échanges transfrontaliers s’équilibrent

    Selon les données de RTE, les exportations depuis le 1er janvier se dirigent en grande majorité vers l’Italie, la Suisse et l’Angleterre, tandis que les échanges, avec une tendance importatrice, se poursuivent avec l’Espagne.

    Avec l’Allemagne et la Belgique, les échanges s’équilibrent. Fait notoire, RTE enregistre des exportations françaises sans discontinuité, si ce n’est une à la marge, entre le 6 et le 9 janvier. Une telle situation, sur trois jours, n’était pas arrivée depuis novembre 2021.

    Mercredi (11 janvier) à 18h00, la France exportait environ 7000 mégawatts (MW) d’électricité vers ses voisins anglais, suisse, italien et espagnol. En réalité, depuis le 1er janvier, la France est de nouveau exportatrice nette d’électricité, et sans discontinuité — si ce n’est une importation nette de quelques dizaines de MW le 6 janvier dans la matinée. [hpphtns / shutterstock]
    Mercredi (11 janvier) à 18h00, la France exportait environ 7000 mégawatts (MW) d’électricité vers ses voisins anglais, suisse, italien et espagnol. En réalité, depuis le 1er janvier, la France est de nouveau exportatrice nette d’électricité, et sans discontinuité — si ce n’est une importation nette de quelques dizaines de MW le 6 janvier dans la matinée. [hpphtns / shutterstock]

    La sobriété et les bonnes performances de l’éolien

    Plusieurs facteurs expliquent le retour à cette situation d’accoutumée normale pour la France.

    D’abord, la sobriété roule à plein régime. Sans prendre en compte les écarts de températures anormalement hauts de ce mois de janvier (jusqu’à +9,2°C par rapport aux moyennes de janvier entre 2014 et 2019), RTE note que la consommation d’électricité est en baisse d’environ 9% sur la première semaine de janvier, par rapport à la moyenne de la première semaine de 2014 à 2019. La baisse atteint plus de 8% en moyenne sur les quatre dernières semaines.

    Tous les secteurs sont concernés, de l’industrie au tertiaire, en passant par le résidentiel, complète RTE.

    À cela s’ajoutent les bonnes performances du parc éolien, dont la production a atteint, en moyenne, plus de 15% de la production totale du parc électrique français entre le 3 et le 10 janvier, selon les calculs de franceinfo basés sur les données de RTE. 

    Retour des réacteurs nucléaires

    Aussi et surtout, la France doit son salut à la remise en route de plusieurs réacteurs nucléaires.

    Le pays compte désormais 44 réacteurs en fonctionnement sur les 56 que compte son parc, soit une disponibilité de l’ordre de 73,4%, selon l’agrégateur — non-officiel — de données de RTE, energygraph.info.

    Avec 44,1 GW de capacité en fonctionnement, la France se rapproche de l’objectif de 45 GW de disponibilité qu’elle s’est fixé pour la mi-janvier.

    Dans le même temps, les pointes d’émissions de dioxyde de carbone (exprimées en gCO2eq/kWh) du parc électrique français sont passées d’un pic de 114 gCO2eq/kWh au 2 décembre 2022 à un pic de 51 gCO2eq/kWh le 5 janvier.

    Fin relative des importations ?

    Au départ, le président du directoire de RTE, Xavier Piechaczyk, pariait pourtant sur un hiver d’importation nette historique pour la France, dans la même tendance que pour l’année 2022. Une situation qui, d’ailleurs, n’était pas arrivée depuis 42 ans, rappelle l’AFP.

    Quoi qu’il en soit, Nicolas Goldberg, senior manager énergies chez Colombus Consulting, appelait à la prudence dans les colonnes de l’AFP. « Tout cela peut se retourner assez vite, si en février il y a un coup de froid et peu de vent », désenchante-t-il.

    D’autant qu’EDF, gestionnaire du parc nucléaire, annonçait le 16 décembre 2022 qu’elle procéderait à des maintenances anticorrosions sous contraintes sur encore six réacteurs courant 2023.

    N’en reste pas moins que la France redevient donc premier exportateur d’électricité d’Europe, après s’être fait ravir la première place par la Suède — l’Allemagne juste derrière — sur l’ensemble du premier semestre 2022.