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  • La féerie des marchés de Noël au Québec

    La féerie des marchés de Noël au Québec

    Nous voici en plein compte à rebours pour le temps des fêtes à Montréal comme dans le reste du Québec. Les décorations scintillent, la magie des fêtes s’installe doucement. Même la neige est arrivée avec la première tempête il y a quelques jours à Montréal ou en nature. Une poussière d’étoiles qui met petits et grands dans l’esprit des fêtes. Cette première « bordée » de neige a déjà permis l’ouverture de plusieurs stations de ski dont Saint-Sauveur dans les Laurentides ou la sublime station du Massif dans Charlevoix qui donne sur le fleuve. Puis ce sera au tour de nombreuses stations ce week-end comme Sutton dans les Cantons de l’Est. Les amateurs de plein air sont aux anges, comme les enfants. Les conditions seront fantastiques pour le ski ou la raquette… Bref, l’hiver est bien là !

    Pour préparer vos cadeaux et régaler les petits

    La tradition des marchés de Noël s’est installée depuis quelques années au Québec pour le plus grand bonheur de tous, les visiteurs, les artisans. Une très jolie manière de partager des moments de qualité tout en préparant les festivités. Bref, la féérie du temps des fêtes.

    Marché Atwater

    Depuis 7 ans déjà, le Marché Atwater est devenu l’un des lieux incontournables pour faire ses emplettes de bouche mais aussi visiter les chalets du marché de Noël, choisir son sapin ou ses décorations. Jusqu’au 24 décembre, vous pourrez découvrir des produits éco-responsables et éthiques proposés par des artisans locaux et régionaux mais aussi assister à une programmation pour toute la famille dont le Royaume magique des lutins, les activités pour tous, les lutins…

    marchés de Noël au Québec
    Les Alsaciens de Montréal – Fabien Kunzmann et Isabelle Baumann Lenot

    Un petit coin d’Alsace à Montréal

    Parmi les adorables petits chalets, vous aurez la chance de découvrir les Alsaciens de Montréal qui vous proposent Bredele, Knack et Saint Nicolas.

    Vous pourrez déguster des spécialités alsaciennes comme les Bredele, Bradala, Manele, Manala, Bretzels…. durant les deux premiers week-ends. Le dimanche 10 décembre, le Saint Nicolas viendra récompenser les enfants sages.

    L’association des Alsaciens de Montréal a sélectionné directement en Alsace des biscuits-apéro à tester, des cœurs en tissu kelsch, des torchons-recettes à la touche alsacienne, des emporte-pièces pour vos bredele et des décorations en bois pour le sapin !

    Ecouter le podcast avec Isabelle Baumann-Lenot, vice présidente de l’association des Alsaciens de Montréal

    Le grand marché de Noël du Quartier des spectacles de Montréal

    Au cœur même de la ville, le Quartier des spectacles se pare de ses beaux atours sur la Place des Festivals et ce jusqu’au 30 décembre. Vous pourrez découvrir l’un des 40 chalets d’artisans locaux ou régionaux avec une programmation musicale et théâtrale destinée à la famille. De quoi trouver vos cadeaux ou encore profiter du vin chaud. Avec 54 artisans du Québec et plus de 150 animations gratuites, vous devriez trouver votre bonheur.

    Un spectacle original, Noël à Montréal, sera présenté pendant une semaine, du 18 au 24 décembre. Venez découvrir chaque soir la fabuleuse histoire du Royaume des lutins, dans un spectacle original enchanteur qui vous plongera dans la magie de Noël.  Lundi-Mercredi de 19h à 20h, Jeudi-Samedi de 20h à 21h et Dimanche de 18h à 19h

    Salon des métiers d’art

    Plus scintillant que les paillettes et le Père Noël, c’est votre chance de découvrir des artisans d’art de partout au Québec. Vous allez trouver des merveilles pour tous les goûts et de tous les styles. Du 7 au 17 décembre 2023, se tiendra la 67e édition du Salon des métiers d’art du Québec (SMAQ) au Palais des congrès de Montréal. Vous pourrez découvrir plus de 215 artisans professionnels de la création québécoise.

    marchés de Noël au Québec

    Sur la Rive Sud du fleuve, le Marché de Noël et des traditions à Longueil

    Vieux-Longueuil accueil le charme et l’ambiance du Marché de Noël et des traditions de Longueuil. Pour rappeler un petit village d’antan, une cinquantaine de chalets vous attendent au parc St-Mark. Vous aurez le plaisir de découvrir des artisans et producteurs locaux et il ne faudra pas manquer les visites du Père Noël et le P’tit train du Nord. Des activités pour les enfants et de la musique seront aussi prévues pour enchanter votre visite jusqu’au 17 décembre 2023.

    À Québec, le Marché de Noël allemand, une vraie réussite

    Résolument tourné vers l’authentique tradition allemande, le Marché de Québec offre une expérience captivante. Le village de chalets de bois traditionnels offre des animations gratuites pour toute la famille. Vous aurez le choix avec plus de 90 exposants du Québec, de l’Allemagne et de l’Europe. C’est une ambiance festive et chaleureuse qui rappelle à s’y méprendre les marchés d’Europe dans le cadre féérique du Vieux Québec. Ne manquez pas votre chance de déguster pains d’épices allemands, marrons chaud, vin de Noël ou encore saucisses…Vous pourrez faire vos emplettes pour Noël avec des cadeaux originaux, des dégustations de produits allemand et du terroir, de la musique de Noël et du chant choral. Bref, vous serez enchantés et prêts pour les Fêtes durant cet événement tenu jusqu’au 23 décembre.

  • Rencontre avec Vincent Perez et Karine Silla à Hong-Kong 

    Rencontre avec Vincent Perez et Karine Silla à Hong-Kong 

    Cette année marque le retour du festival du film français de Hong-Kong, avec une large sélection de 54 films dont 36 films de cette année. Présents dans la mégalopole du delta de la rivière des Perles à cette occasion, Vincent Perez et Karine Silla, venus présenter leur film « Une affaire d’honneur » (The edge of blade), ont accepté de répondre aux questions d’Alma Brami pour Lesfrancais.press et La French Radio Hong-Kong !

    Ecouter le podcast avec Vincent Perez et Karine Silla

    Le festival du film français

    Présenté par l’Alliance Française de Hong Kong, le Hong Kong French Film Festival (French Cinepanorama) est le plus ancien festival du film à Hong Kong. Cette année avec sa 52ème édition, le festival célèbre également les 70 ans de l’Alliance Française. L’occasion de recevoir à Hong Kong de grands noms du cinéma Français, à l’image de Vincent Perez, venu présenter en avant-première son film « Une affaire d’honneur », accompagné de son épouse, Karine Silla, co-scénariste du film. On écoute.

    Chaque année, le Festival sélectionne des films autour d’un thème. Cette année, la sélection de nouveaux films peut être classée en deux thèmes principaux : la justice sociale et institutionnelle, la complexité et les luttes de relation.

    Des invités exceptionnels pour ce Festival, qui célèbre également les 70 ans de l’Alliance française de Hong Kong, avec la réalisatrice Karine Silla, le réalisateur et acteur Vincent Perez, la réalisatrice Brigitte Sy, l’acteur Damien Bonnard, la compositrice Brigitte Thiriet, le photographe et rédacteur en chef de Studio Magazine, Luc Roux, et Jean-Pierre Lavoignat.

    La sélection comprend également deux animations, quatre documentaires et une rétrospective de dix-huit films 70 ans de cinéma français.

    Pour les cinéphiles qui souhaitent se remémorer l’histoire du cinéma, 18 films français classiques – de Et Dieu créa la femme, Les 400 coups, Les choses de la vie, à La reine Margot ou encore Amélie Poulain – sont projetés dans le cadre d’une rétrospective spéciale célébrant l’origine du festival aux côtés de l’Alliance française de Hong Kong en 1953.

    Vincent Perez et Karine Silla
    Une affaire d’honneur

    « Une affaire d’honneur »

    Paris, 1887. Dans une société en pleine mutation, où le duel est la dernière issue pour faire respecter son honneur, Clément Lacaze, charismatique maître d’armes et Marie-Rose Astié de Valsayre, féministe en avance sur son époque, vont se battre côte à côte, faisant fi des menaces et des dangers qui les guettent …

    Réalisateur : Vincent Perez – Co-scénariste : Karine Silla

    Distribution : Vincent Perez, Roschdy Zem, Doria Tillier, Guillaume Galienne, Damien Bonnard


    Informations sur le programme et les billets

  • Comment passer du brun au vert ? 

    Comment passer du brun au vert ? 

    La bataille de la décarbonation des activités s’intensifie en Europe, comme en Amérique du Nord ou en Chine. Jusqu’à maintenant l’accent a été mis sur la production de l’électricité, le chauffage et les moyens de transport.

    En revanche, des secteurs industriels tels que l’acier, le ciment, l’industrie manufacturière et la pétrochimie, ont échappé à un examen minutieux en raison de leur importance dans les processus économiques. Il est en outre difficile et coûteux de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la sidérurgie, la chimie ou dans le secteur du bâtiment. Pour la fabrication de l’acier dans les hauts fourneaux, les combustibles fossiles, comme le charbon et le gaz naturel, ne sont pas faciles à remplacer. Il en est de même pour le ciment.

    L’industrie lourde demeure le plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre

    La seule solution pour le moment passe par des équipements de capture du carbone mais celle-ci est coûteuse. Les apports fossiles pour la fabrication de l’acier peuvent être remplacés par de l’hydrogène et de l’ammoniac produits à partir d’énergie propre, mais ceux-ci sont également coûteux et ne sont pas encore disponibles en grande quantité.

    L’industrie lourde demeure, de ce fait, le plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES), au même titre que le secteur de l’électricité.

    Les industries du ciment et de l’acier contribuent chacune à 5 % des émissions mondiales, contre 1 % pour l’aviation. Selon Bloomberg, les capacités de réduction des émissions d’ici 2050 pour l’industrie lourde sont, en l’état, assez limitées. Néanmoins, plusieurs initiatives ont été prises afin de modifier la donne sur ce sujet. La coalition de grandes entreprises, First Movers Coalition (FMC), lancée lors de la COP26 a ainsi décidé d’acheter des brevets visant à faciliter la décarbonation dans sept secteurs réputés fortement émetteurs dont le ciment et l’acier, pour faire baisser les prix des nouvelles technologies.

    brun au vert
    @stockadobe

    Électrifier la production d’acier et faciliter le stockage des énergies renouvelables

    D’autres partenariats public-privé, axés sur les corridors commerciaux ont pour objectifs de limiter les émissions émises par les ports et le transport maritime. Bill Gates, l’ancien dirigeant de Microsoft, est l’un des principaux investisseurs dans les domaines de décarbonation de la production du ciment et de l’acier. Il finance des études visant à électrifier la production d’acier et à faciliter le stockage des énergies renouvelables.

    La multiplication des taxes carbones constitue également un important levier pour inciter les industriels à innover pour y échapper. En 2024, l’Union européenne imposera sa taxe carbone aux frontières.

    En Amérique du Nord, le débat est plus chaotique. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a été contraint de décider l’exemption de taxe carbone pour les habitants de l’Est du Canada qui se chauffent au fioul. Aux États-Unis, dans le prolongement de son mandat de 2016 à 2020, le retour de Donald Trump au pouvoir en 2024 sur fond de climato-scepticisme pourrait se traduire par une diminution des efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et par l’abandon de l’instauration d’une taxe carbone.

    Taxe carbone et tendances protectionnistes

    L’absence de coordination mondiale sur la taxe carbone est problématique et peut déboucher sur des pratiques protectionnistes qui pénaliseront la croissance.

    Sur le terrain financier, deux logiques s’opposent. La première vise à exclure des labels « ISR » ou « ESG » les entreprises dont l’activité dépend des énergies fossiles. Cela aboutit à exclure l’ensemble des compagnies pétrolières et des producteurs de gaz. La seconde a pour objectif de les inciter à décarboner leurs activités. BlackRock, le premier gestionnaire d’actifs mondial, semble opter pour cette dernière en acceptant de financer des entreprises qui s’engagent de passer du brun au vert.

  • L’Allemagne suspend ses projets de légalisation du cannabis

    L’Allemagne suspend ses projets de légalisation du cannabis

    Les projets allemands de légalisation du cannabis semblent avoir été mis en suspens après que le parti social-démocrate, et son patron Olaf Scholz, a annoncé mardi (5 décembre) que la loi ne serait pas adoptée cette année comme prévu initialement.

    Les plans visant à organiser un vote sur une loi mi-décembre, comme convenu cet été entre les membres de la coalition, le SPD, les Verts et le FDP libéral, ont été suspendus.

    Le groupe parlementaire du SPD souhaitait « d’abord clarifier les questions budgétaires », afin d’éviter de donner l’impression « que la [coalition] se préoccupe avant tout de la légalisation du cannabis », a déclaré le secrétaire général du SPD, Kevin Kühnert, à Berlin.

    Cependant, la suspension du vote semble avoir été principalement le résultat de tensions internes, plusieurs députés du SPD menaçant de voter contre la légalisation parce qu’ils estimaient que leurs préoccupations n’avaient pas été prises en compte.

    « Si la loi sur la légalisation du cannabis devait être votée maintenant, il y aurait un nombre considérable de votes contre au sein du groupe parlementaire du SPD, y compris le mien », a déclaré Sebastian Fiedler, membre du SPD, à Spiegel lundi (4 décembre).

    La législation prévue ne dit rien sur le crime organisé, manquant ainsi une cible essentielle, et les dispositions visant à protéger les mineurs sont également inadéquates, a-t-il ajouté.

    légalisation du cannabis

    Cette nouvelle porte un coup à l’agenda du gouvernement de coalition allemand, qui souffre d’une réelle crise interne après que la Cour constitutionnelle du pays a laissé un trou de 60 milliards d’euros dans les finances du pays, que les responsables politiques s’efforcent aujourd’hui de combler.

    La loi initiale de légalisation du cannabis aurait autorisé la culture personnelle et la possession de certaines quantités pour les adultes à partir du 1er avril 2024, et les Cannabis social Clubs pour la culture collective auraient pu être autorisés à partir du 1er juillet.

    Les principaux députés de la coalition ont salué la réforme en la qualifiant de « changement de paradigme » dans un communiqué de presse commun publié la semaine dernière, suite à la négociation réussie de plusieurs amendements dans le cadre du processus de consultation parlementaire.

    « Nous (…) reconnaissons explicitement la réalité sociale de la situation. Nous l’avons vu : une interdiction exclusive [du cannabis] ne fonctionne pas », peut-on lire dans la déclaration.

    Alors que le SPD n’a pas précisé la date à laquelle il souhaite que le vote soit reporté, les Verts et le FDP sont convaincus que le début du mois de janvier serait suffisant pour atteindre les objectifs initiaux, selon le quotidien FAZ.

    légalisation du cannabis

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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.12.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.12.23

    Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du jeudi 07 décembre 2023, aujourd’hui dans nos titres : Le Mali et le Niger dénoncent les conventions fiscales avec la France – Le dernier sondage pour les élections européennes 2024 – les LR veulent remettre à plat l’immigration depuis l’Algérie.

    Retour de la double imposition au Mali et au Niger 

    Dans un communiqué conjoint publié mardi soir, les gouvernements de transition du Niger et du Mali ont rappelé que la conclusion et la signature de traité bilatéral entre les Etats visent à renforcer la coopération internationale et les liens d’amitié. Or, ont estimé les autorités non reconnues des deux pays, « l’attitude hostile persistante contre nos Etats, contrevient à cette raison, ajoutée au caractère déséquilibré de ces conventions causant un manque à gagner considérable pour le Mali et le Niger ». Les Français qui travaillent dans un de ces pays, les membres des diasporas installés en France, comme les entreprises qui ont des filiales dans ces pays, sont face à l’inconnu et dans l’incertitude !

    double imposition
    Les deux chefs des juntes militaires au Mali et au Niger ©AFP

    Du vert au brun en 2024 ?

    Dans les derniers sondages pour les élections européennes dans la circonscription France, Marine Le Pen, Jordan Bardella et les leurs sont crédités d’environ 28 % d’intentions de vote, devant les libéraux unifiés d’Emmanuel Macron (Renaissance) en perte de vitesse (19 %, contre 22,4 % en 2019), les insoumis de Manon Aubry sur une bonne lancée (8 %, contre 6,3 % en 2019) et des Verts qui accusent le coup (9 %, contre 13,5 % en 2019).

    Avenir de l’UE
    Élections européennes ©LFP

    Le statut des Algériens en France mis en cause par les LR 

    Ce jeudi,  les Républicains ont la main sur l’agenda de l’assemblée nationale, le patron du mouvement Éric Ciotti a décidé de mettre au vote une proposition de loi mettant fin à l’accord entre l’Algérie et la France sur l’immigration. Si certains à Renaissance reconnaissent que cet accord n’est plus « opérationnel », à l’instar de la vice-présidente du groupe Marie Lebec, le choix a été fait de ne pas toucher à cet accord, d’autant plus qu’après une période de froid, les relations avec Alger se sont améliorées ces derniers mois. La diplomatie est également le « domaine réservé » du chef de l’État dans les us et coutumes politiques.

    Eric Ciotti
    Eric Ciotti ©AFP

    C’est tout pour ce jeudi 07 décembre, on se retrouve demain pour le dernier bulletin des Français de l’étranger de la semaine. 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Peut-on vraiment se passer du pétrole?

    Peut-on vraiment se passer du pétrole?

    Responsable de 30 % des émissions de CO2 dans le monde (hors UTCATF – Utilisation des Terres, Changement d’Affectation des Terres et Foresterie), le pétrole est dans le viseur des politiques énergétiques. En France, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2019-2028 vise à réduire de 35 % la consommation primaire d’énergies fossiles en 2028 par rapport à 2012.

    L’objectif annoncé est d’atteindre la neutralité carbone en 2050 pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique. Il est aussi urgent de réduire la dépendance à cette ressource polluante menacée par le risque d’épuisement.

    Mais peut-on réellement se passer du pétrole ? Les statistiques mondiales laissent à penser que non. Depuis 1970, la consommation ne cesse d’augmenter.

    pétrole
    Mix énergétique primaire dans le monde (sources AIE-2020)

    Demande record en 2023

    Pour 2023, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) tire la sonnette d’alarme. Dans un rapport publié en février, elle prévoit un nouveau record de la demande de pétrole, estimée à 101,9 millions de barils par jour, soit une hausse de 2 millions par rapport à 2022.

    En cause ? La croissance économique, portée par la Chine. Le pétrole est l’énergie la plus consommée dans le monde. « L’or noir » reste indispensable dans de nombreux secteurs économiques, comme les transports, les industries ou l’agriculture. Il répond aujourd’hui à plus de 30 % des besoins énergétiques dans le monde.

    Sortir du tout pétrole nécessite d’agir à deux niveaux : remplacer le pétrole par des ressources inépuisables et réduire les besoins énergétiques à la source.

    Énergies renouvelables, solutions industrielles décarbonées et sobriété énergétique sont-elles le trio gagnant pour se passer réellement de pétrole un jour ?

    Décryptage avec Élise NACCARATO, experte des conséquences sociales du changement climatique, responsable de campagne Climat chez Oxfam France, et Samuele FURFARI, professeur de géopolitique de l’énergie à l’Université libre de Bruxelles, président de la Société européenne des Ingénieurs et Industriels.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Expat malgré lui – un Français en Thaïlande 

    Expat malgré lui – un Français en Thaïlande 

    Aujourd’hui, on va à la rencontre d’un Français bloqué en Thaïlande. Il nous explique pourquoi et comment il est devenu un « Expat malgré lui ».

    La pandémie

    Il s’appelle Romain et à cinquante ans. Son aventure initiale ressemble à une des nombreuses galères des Français de l’étranger pendant l’épidémie du Covid.

    Nous sommes en 2019 et notre compatriote se retrouve coincé en Thaïlande. Toutes les frontières se sont fermées et Romain se voit dans l’impossibilité de revenir vers son lieu de résidence indonésien.  

    expat malgré lui
    Romain, expat malgré lui

    La pampa thaïlandaise

    Loin de Bali, au lieu de désespérer gentiment, il a alors l’idée de filmer ses déplacements en Thaïlande et de les retransmettre en direct sur Twitch. Son véhicule : Un modeste scooter de 125 Cm3 qu’il nomme d’emblée « l’expat mobile ». Ni les pannes ni les ennuis mécaniques n’empêcheront Romain de couvrir plusieurs dizaines de milliers de kilomètres à travers ce qu’il nomme « la pampa thaïlandaise » constituée d’itinéraires non balisés à l’écart du tourisme de masse. L’histoire d’amour avec la Thaïlande dure jusqu’à ce jour. L’aventurier des temps modernes s’est donné pour règle de ne pas avoir de GPS et de partir à la rencontre des Thaïlandais ordinaires et extraordinaires qui croisent sa route. Echangeant en direct sut Twitch avec des auditeurs, il leur laisse souvent le choix de l’itinéraire, traçant sa route de façon interactive.  

    expat malgré lui
    Romain, expat malgré lui

    Soutenir Romain

    Romain ne possède pas de sponsor ni de mécène et l’aventure ne fonctionne que grâce aux dons des personnes qui le suivent et interagissent avec lui. Écoutez Romain nous narrer les moments les plus originaux ou les galères les plus retentissantes de son périple : « Expat malgré lui ». Et n’hésitez pas à soutenir son aventure ! 

    Écouter le podcast avec Romain l’Expat malgré lui

  • Le dollar plus fort que les États-Unis 

    Le dollar plus fort que les États-Unis 

    Le dollar demeure un des principaux atouts de l’économie américaine. La fin de son règne, annoncée à maintes reprises depuis de nombreuses décennies, ne semble pas d’actualité malgré les souhaits de nombreux pays dont la Chine et la Russie.

    En 1945, les États-Unis sortent renforcés de la Seconde Guerre mondiale, leur économie représentant 50 % du PIB mondial. Ils détiennent alors deux tiers des réserves d’or du monde. Les accords de Bretton Wood entérinent la puissance sans partage des États-Unis. Le dollar est la seule monnaie convertible directement à l’or, le cours des autres monnaies étant défini par rapport au dollar. La dollarisation de l’économie mondiale à partir des années 1950 est facilitée par l’existence d’un déficit commercial américain et par le rôle de valeur refuge que joue la place financière de New York.

    60 % des réserves mondiales de change

    Le déclin relatif des États-Unis avec la reconstruction de l’Europe et du Japon ainsi qu’avec l’émergence de la Chine ne modifie pas réellement la position du dollar. En 2022, les États-Unis représentaient 25 % du PIB mondial, contre 26 % en 1990 et 35 % en 1986. Cette baisse ne s’est par traduite par le recul du dollar dans la facturation des échanges commerciaux, dans les réserves de change, dans les émissions obligataires internationales ou dans les transactions de change.

    Le dollar reste de loin la première monnaie de réserve mondiale. En 2023, il pèse 60 % des réserves mondiales de change. Certes, depuis la création de l’euro en 1999, son poids relatif en tant que monnaie de réserve baisse (70 % en 1998) ; le dollar continue néanmoins de devancer l’euro de près de 40 points.

    La monnaie chinoise n’arrive qu’en cinquième position comme monnaie de réserve (3 %) juste derrière le yen et la livre sterling. Dans les transactions de change, le dollar reste donc dominant. 88 % des transactions sur ce marché sont libellées en dollar.

    Le dollar
    ©Stockadobe

    40 % des émissions de titres de dettes internationales

    Près de la moitié des obligations internationales sont en dollars, traduisant le rôle clef joué par le marché financier américain. Le dollar dans les émissions de titres de dettes internationales devance l’euro en adjugent près de 40 %, la livre sterling (8 %) et le yen (2 %).

    En ce qui concerne les échanges commerciaux, le dollar est également en tête. Il assurait près de 43 % des transactions en 2022, contre 56 % en 1980. La dédollarisation des échanges reste modeste malgré la volonté affirmée des Chinois et des Russes en la matière.

    Près de 80 ans après les Accords de Bretton Woods, le dollar demeure la monnaie de référence mondiale en lien avec le rôle de valeur refuge des États-Unis. Ces derniers demeurent la seule grande puissance militaire capable d’intervenir aux quatre coins de la planète.

    Même si leur poids relatif a diminué, les États-Unis restent la première puissance économique qui continue à attirer les capitaux internationaux.

    S’il y avait deux monnaies de références, les arbitrages entre les deux seraient des sources de spéculation

    Le système international monétaire ne peut, par ailleurs, fonctionner qu’avec une seule monnaie de référence. Si deux monnaies arrivaient à avoir des poids équivalents, les arbitrages entre les deux seraient des sources de spéculation.

    À défaut d’avoir une monnaie de substitution, le dollar est donc incontournable. Ni l’euro qui ne bénéficie pas d’un État structuré, ni le yuan qui ne peut pas compter sur un marché transparent et stable ne peuvent concurrencer, pour le moment, le dollar.

  • Européennes 2024 : le Green Deal, coeur battant d’élections cruciales

    Européennes 2024 : le Green Deal, coeur battant d’élections cruciales

    Entre les sceptiques et ceux qui veulent aller plus loin, le Green Deal concentrera les débats lors de la campagne des élections européennes à venir. La montée des droites radicales pourrait bien réduire considérablement ses ambitions.

    En 2019, la Commission « Ursula von der Leyen » lançait en grande pompe le pacte Vert pour l’Europe (EU Green Deal, en anglais), somme de règlements, directives et initiatives visant à ce que les 27 atteignent collectivement la neutralité carbone en 2050.

    Pour la gauche et les écologistes, les objectifs poursuivis sont insuffisants compte tenu de l’urgence climatique. Pour la droite et l’extrême droite, les ambitions sont trop attentatoires aux libertés et à l’économie.

    Le 24 novembre, l’événement organisé par Euractiv France sur « le protectionnisme européen à l’aube des élections européennes » a préfiguré le débat majeur à venir lors de la campagne des élections européennes qui débutera officiellement début 2024 : l’avenir du Green deal européen.

    Victoire culturelle des Verts

    « Le Green deal européen est une bataille culturelle que les Verts ont gagnée », s’est félicitée en ouverture des débats Karima Delli, eurodéputée française du groupe Les Verts/ALE. Une victoire d’autant plus savoureuse qu’Ursula von der Leyen est issue de la droite (Parti populaire européen, PPE), de prime abord hostile au Pacte vert.

    Ceci étant dit, le Green Deal en l’état n’est « pas suffisant pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris », plaide l’élue. À cette fin, l’UE devrait encore rehausser les objectifs de réductions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, juge-t-elle avec sa collègue et co-présidente de La Gauche au Parlement européen, Manon Aubry, également présente lors de l’événement.

    Au demeurant, plusieurs législations clés, comme le développement d’une stratégie industrielle européenne, n’ont pas encore été adoptées, tandis que l’heure de la mise en œuvre globale se rapproche, a rappelé Terry Reintke, co-présidente des Verts au Parlement, à Euractiv.

    Sauf que porter de telles ambitions pourrait s’avérer plus difficile qu’escompté. Les derniers sondages révèlent en effet un effondrement des forces écologistes et progressistes dans nombre d’États membres au bénéfice des conservateurs et des radicaux de droite.

    Climat d’extrême droite

    Samedi (2 décembre), deux partis politiques tchèques de droite radicale, l’un déjà membre du groupe européen Identité et démocratie (ID) et l’autre issu des rangs des Réformistes et conservateurs européens (ECR), ont clairement annoncé qu’ils s’allieront pour « renverser l’ensemble du Pacte vert » après les élections européennes.

    Aux Pays-Bas fin novembre, lors des dernières grandes élections européennes en date, le parti d’extrême droite Parti de la liberté (PVV) a remporté les élections législatives. Son leader, Geert Wilders, a surpassé, et de loin, l’ancien commissaire européen au Climat, Frans Timmermans, rentré au pays pour mener la bataille derrière les socialistes et les écologistes coalisés.

    Manifestement, l’architecte du Green Deal a subi un échec en forme de désaveu, puisque le « Trump batave » a fait campagne contre les politiques européennes, surtout climatiques et migratoires.

    D’ailleurs, le RN ne serait pas étranger à sa victoire. Selon Gerof Annemans, leader de l’extrême droite belge (Vlaams Belang), la victoire de Geert Wilders, tant dans le style déployé que les thèmes de campagne évoqués, « c’est le marinisme qui s’exporte », en référence à Marine Le Pen, leader politique du RN.

    Sans aucun doute, la focale que déploie le parti à la flamme contre le Green Deal, fait donc florès en Europe à mesure qu’elle se précise en France.

    Dans les derniers sondages, Marine Le Pen, Jordan Bardella et les leurs sont crédités d’environ 28 % d’intentions de vote, devant les libéraux unifiés d’Emmanuel Macron (Renaissance) en perte de vitesse (19 %, contre 22,4 % en 2019), les insoumis de Manon Aubry sur une bonne lancée (8 %, contre 6,3 % en 2019) et des Verts qui accusent le coup (9 %, contre 13,5 % en 2019).

    Pour Karima Delli, c’est une catastrophe : sans les Verts, le Green Deal est « absolument » voué à mourir, a-t-elle alerté. Pour Alexandre Loubet, directeur de campagne du RN aux européennes, c’est une aubaine : le Pacte vert est une « série de mesures qui rate sa cible et accélère la sortie de l’Europe de l’Histoire », a-t-il déclaré lors de l’événement d’Euractiv France.

    Selon lui, le plan de l’UE souffre de trois écueils majeurs : un déni des réalités énergétiques, des mesures écologiques punitives et une idéologie de la décroissance.

    Européennes 2024
    En 2019, la Commission « Ursula von der Leyen » lançait en grande pompe le pacte Vert pour l’Europe (EU Green Deal, en anglais), somme de règlements, directives et initiatives visant à ce que les 27 atteignent collectivement la neutralité carbone en 2050. [Union européenne, 2021]

    Le recul du Green deal  ?

    Avec ce discours qui résonne crescendo chez les Français et les Européens, les craintes des écologistes et de la gauche se confirment. Certains textes du Green Deal sont si édulcorés par les groupes de droite (règlement sur la « restauration de la nature »), qu’ils sont abandonnés par les écologistes (règlement sur l’utilisation durable de produits phytopharmaceutiques — SUR).

    D’autres, comme le règlement sur le contrôle des pesticides (REACH), ne figurent plus à l’agenda de la Commission européenne pour 2024.

    Cette situation confirme, selon Mme Aubry, le « recul du Green deal » acté en mai par la « pause réglementaire » réclamée par Emmanuel Macron.

    Une expression qui, selon le chercheur en transition énergétique à l’IDDRI, Andreas Rüdinger, s’intègre dans un corpus au côté d’expressions comme « reprendre le contrôle des prix » de l’électricité, distillée par le chef de l’État français en septembre dernier.

    « Ce vocabulaire n’est pas anodin », note le chercheur, en amont de l’évènement. « Le gouvernement se montre de plus en plus soucieux de défendre une vision de l’écologie souveraine, pourvu qu’elle apparaisse comme la moins punitive possible ». Ainsi, « il chasse sur le terrain des extrêmes et des populistes », explique-t-il à Euractiv France, preuve s’il en est de la nécessité pour les libéraux de draguer un électorat de plus en plus séduit par la rhétorique conservatrice.

    « Le discours contre « l’écologie punitive » est un discours qui a un écho dans l’opinion depuis quelques années », a expliqué Mathieu Gallard, directeur de recherche à Ipsos France, lors de l’événement d’Euractiv France.

    De sondage en sondage, les Européens sont de moins en moins enclins à accepter des mesures écologiques contraignantes, ce qui correspond avec la montée d’un discours hostile au Green Deal, poursuit-il. En toile de fond, plane le spectre d’un mouvement « Gilet jaune européen », complète Théo Verdier, co-directeur de l’Observatoire européen à la Fondation Jean Jaurès, lors de l’évènement.

    Élections cruciales

    Sans nul doute, l’avenir du Green deal devrait donc structurer les élections européennes de 2024.

    « Nous venons d’avoir exactement la tonalité des débats à venir », confirme en ce sens M. Verdier, d’autant que, pour une fois, « les sujets sont concernant pour les européennes » et « enchevêtrent le niveau local, national et européen ».

    Ainsi, pour Karima Delli, « les européennes de 2024 sont les élections les plus importantes des 20 prochaines années », affirme-t-elle, s’insurgeant contre ce qu’elle dénonce comme un « double discours » teinté de « fake news » de l’extrême droite.

    Pour l’heure, et bien que les projections soient sans équivoque, rien n’est joué : « les européennes sont des élections particulières avec lesquelles il faut être prudent. […] Les électeurs prennent leur décision tardivement », conclut Mathieu Gallard.


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