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  • Gilets jaunes : l’acte 20 – Tour des préparatifs à Paris et en régions

    Gilets jaunes : l’acte 20 – Tour des préparatifs à Paris et en régions

    Après un 20 des gilets jaunes où 40 500 personnes ont manifesté en France, dont 5000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur, un acte 20 devrait à nouveau mobiliser des milliers voire des dizaines de milliers de manifestants. A Paris, le rassemblement sur les Champs-Elysées est interdit ; un cortège pourrait être lancé depuis la gare de l’Est pour rejoindre le Trocadéro. Un appel à manifester à Avignon a été lancé, mais la préfecture du Vaucluse a interdit tout rassemblement « revendicatif du mouvement des gilets jaunes » de 9h à minuit, « en intra-muros ».

    Les Champs-Elysées étaient un périmètre interdit à la manifestation samedi dernier, une demande officielle a été faite pour que soit organisée légalement une nouvelle mobilisation pour l’acte 20 des gilets jaunes, le 30 mars 2019. Mais la préfecture a décidé d’interdire toute manifestation sur les Champs-Elysées ce samedi. Lors de l’acte 18, des casseurs avaient fait d’importants dégâts.

    En plus des Champs-Elysées, les gilets jaunes n’auront pas le droit, ce samedi pour l’acte 20, de manifester dans le secteur du palais de l’Elysée. La préfecture de police de Paris a précisé qu’ailleurs, « le droit de manifester pourra s’exercer librement, dans le respect de l’ordre public.

    C’est donc, selon CNews, deux manifestations pour l’acte 20 des gilets jaunes ont été déclarées en préfecture à Paris. Un des cortèges devrait se rassembler à Châteler et le deuxième Gare de l’Est. Toujours selon le média, les deux manifestations devraient ensuite se rejoindre pour converger vers la place du Trocadéro et la place de Varsovie.

    En régions, ce jeudi, la préfecture du Vaucluse a pris un arrêté interdisant « toute manifestation ou rassemblement revendicatif du mouvement des gilets jaunes », durant la journée de samedi 23 mars, à partir de 9h et jusqu’à minuit, « en intra-muros ». Les manifestants ont également interdiction de gêner plusieurs axes périphériques de la ville. Le préfet a justifie cette décision par « la présence prévisible de personnes appartenant à des groupes activistes violents ».

    Alors qu’à Toulouse (Haute-Garonne), en prévision de l’acte 20 des gilets jaunes samedi 30 mars, la préfecture a pris des mesures. Comme pour la manifestation de la semaine dernière, la place du Capitole devrait être interdite d’accès. Entre 12h et 21h, les manifestants ne pourront pas pénétrer dans l’enceinte de la place ni se rendre à l’Hôtel de ville, précise 20 Minutes. Les forces de l’ordre entoureront la place et les rues à proximité. « Toute personne manifestant dans la zone d’interdiction s’exposera à une contravention de 4e classe, soit 135 € d’amende », a indiqué le préfet.

    Je n’arrêterai pas tant que le système politique ne changera pas

    Politiquement.. peu d’avenir

    Interrogés par LCI, des gilets jaunes ont confié les raisons de leur mobilisation et surtout de leur volonté à poursuivre le mouvement. Pour Gaylord, qui est gilet jaune depuis les débuts en novembre, les mesures du gouvernement sont « contre-productives ». « Ils font ce genre de choses en pensant nous essouffler, nous fatiguer, sauf qu’ils nous remontent à bloc », explique cet homme de 36 ans, originaire de Picardie. Pour lui, c’est simple : « Je n’arrêterai pas tant que le système politique ne changera pas. »

    Cependant les manifestants n’ont pas vraiment structuré leur mouvement, ce qui rend difficile l’expression de revendications formulées au nom de tous ses membres. Néanmoins, tous semblent s’accorder sur la nécessité de réduire la pression fiscale en France et de la rendre plus équitable. Au début du mouvement, une liste de requêtes avait été établie par quelques gilets jaunes, mais celle-ci a émergé de manière spontanée et non coordonnée. On y trouvait des demandes très éclectiques : « zéro SDF », « un impôt sur le revenu davantage progressif », « un Smic à 1300 euros net », « un grand plan isolation », « la fin des taxes sur le carburant », « pas de retraite en dessous de 1200 euros »…

     

  • La Lune (de Miel), un objectif franco-chinois ?

    La Lune (de Miel), un objectif franco-chinois ?

    La France, à travers son agence spatiale (le Cnes) est le plus grand contributeur au budget de l’Agence spatiale européenne. Une participation financière importante qui ne l’empêche pas de nouer des partenariats avec d’autres agences spatiales comme celles des États-Unis (Nasa) et la Chine (CNSA), par exemple. Hier, lors de la visite du président de la République populaire de Chine Xi Jinping, le Cnes et la CNSA ont annoncé de nouveaux partenariats dans l’exploration robotique de la Lune et des programmes liés à l’observation de la Terre.

    À l’occasion de la visite d’État en France du président de la République populaire de Chine Xi Jinping, le Cnes et la CNSA (China National Space Administration) ont annoncé plusieurs accords dans les domaines de l’exploration planétaire et de la lutte contre le changement climatique.

    Dans le domaine de l’exploration robotique lunaire, les deux agences spatiales sont convenues que la Chine intégrera des expériences françaises à bord de la mission Chang’e 6, pour recueillir des échantillons lunaires en 2023-2024. Concrètement, « nous allons embarquer 15 kg d’expériences à bord de la future mission Chang’e 6 qui ira recueillir des échantillons lunaires en 2023-2024 », a précisé à l’AFP Jean-Yves Le Gall, président du Cnes. Dans le détail, le Cnes prévoit de « mettre une caméra et un analyseur de façon à faire de la chimie du minerai lunaire », a-t-il confirmé à l’AFP. Un partenariat qui laisse à penser que la France pourrait récupérer quelques grammes d’échantillons lunaires à analyser dans ses propres laboratoires !

    Plusieurs kilogrammes d’échantillons lunaires rapportés sur Terre

    Chang’e 6 ne sera pas la première mission de retour d’échantillons lunaires de la Chine. Auparavant, elle prévoit d’envoyer fin 2019-début 2020 la mission Chang’e 5 qui se posera sur la face visible, dans l’océan des Tempêtes. Elle collectera quelque deux kilogrammes de roches et matériaux lunaires.

    À propos de la lutte contre le changement climatique, les deux agences ont renforcé leur coopération. Après le satellite d’océanographie CFOSat, lancé en octobre 2018, elles ont officialisé l’étude de leur prochaine mission conjointe d’observation de la Terre, axée sur la salinité des océans et l’humidité des sols. En parallèle, les deux nations poursuivent le déploiement du Space Climate Observatory (SCO) afin d’intégrer les données spatiales dans la lutte contre le changement climatique et ses impacts.

  • Révolution algérienne et révolutions de palais.

    Révolution algérienne et révolutions de palais.

    Des millions d’Algériens, malgré l’interdiction des manifestations depuis 2001, ayant protesté contre un cinquième mandat du pauvre Président Bouteflika, un communiqué de celui-ci a annoncé qu’il n’avait jamais été question pour lui de se représenter, qu’une Conférence nationale serait convoquée et que les élections seraient repoussées à la fin de l’année. Tel fut le message du Palais, une façon de gagner du temps.

    Mais la manœuvre n’a pas marché.

    La rue l’a emporté. Elle a osé : Révolution ! Elle n’a plus peur. Le chantage à la guerre civile, au sang, aux Islamistes, qui avait fondé la légitimité du Président Bouteflika ne fonctionne plus sur une population dont la majorité a moins de 25 ans et n’a pas connu la guerre civile.

    Révolution il y a, la peur change de camp. Les jeunes, bien sûr, sont en première ligne.  Les femmes aussi. Cette fois, ce ne sont pas les Islamistes qui tiennent le haut du pavé. Pour l’instant en tout cas. Et l’armée sonne le sauve qui peut. Le chef d’Etat Major  a demandé que le Conseil Constitutionnel soit convoqué pour que le Parlement puisse constater l’empêchement de Bouteflika.

    Un général de 79 ans, Ahmed Gaïd Salah confie donc au Président du Conseil constitutionnel de 70 ans la mise à la retraite d’un Président malade de 82 ans, qui serait remplacé par un Président du Conseil national de 78 ans, Abdelkader Bensalah, chargé d’organiser les élections.  

    Déjà, l’allié du FLN, le Rassemblement National Démocratique, de l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, démis de ses fonctions il y a quinze jours à peine pour calmer la rue, sans succès, demande lui aussi la démission de Bouteflika. Revanche ou précaution. Son successeur, le nouveau Premier ministre, qui a du mal à former son gouvernement, avait pour première mission de tout lui mettre sur le dos.

    « Bouteflika, quand tu partiras, emmène Gaïd Salah avec toi »

    Les révolutions passent par une série de révolutions de palais. Il n’est pas sûr que le clan familial ait perdu. C’est peut-être lui, qui, parant au plus pressé, met l’armée en avant. Il n’est pas sûr non plus qu’une démocratie véritable naisse en Algérie. L’espérance est grande, l’incertitude plus grande encore. La foule crie son pacifisme. L’armée son amour du peuple. Soit.

    L’armée est-elle unie? La meilleure façon de rester unie serait de prendre directement le pouvoir. C’est ce que craignent nombre d’Algériens, alors que d’autres s’en rassureraient. A tel point que certains se demandaient si l’annonce du Chef d’Etat Major des Armées n’était pas déjà un Coup d’Etat. Le fruit d’intrigues en essayant de calmer le jeu, sans aucun doute. Dans une crise, on navigue au jour le jour, et chaque jour voit s’abattre une idole ou une certitude. Bouteflika était un paravent pour ceux qui gouvernaient vraiment. Le paravent inutile, il vaut mieux s’en séparer. Le pauvre ne s’en rend sans doute pas compte. Personne ne sait ce qui se passe en Algérie, pas même ceux qui tiennent les manettes, ni même les manettes, ou marionnettes, ne savent qui les actionnent. Les fidèles de Bouteflika, ont choisi de s’en débarrasser. Il ya cependant peu de chances qu’il y ait des lions parmi ces moutons. La foule, elle, voudrait moins se débarrasser de  Bouteflika que du régime. Un des derniers slogans entendus n’était-il pas : « Bouteflika, quand tu partiras, emmène Gaïd Salah avec toi ». Pas sûr que Bouteflika ait entendu.

    Si l’armée est unie, elle prendra le pouvoir. Si elle est divisée, qui sait.

     

     

  • 22 consuls voient leur nomination compromise.. par le Conseil d’Etat

    22 consuls voient leur nomination compromise.. par le Conseil d’Etat

    En annulant un décret d’août 2018, qui permettait au gouvernement de nommer les titulaires de 22 postes de consul, le Conseil d’État annule la nomination de l’écrivain Philippe Besson, proche d’Emmanuel Macron.

    Le Conseil d’État a annulé un décret d’août 2018 qui permettait notamment la nomination de l’écrivain Philippe Besson, ami d’Emmanuel et Brigitte Macron, au poste de consul général à Los Angeles.

    Le décret du 3 août 2018 est annulé en tant qu’il ajoute à la liste des emplois supérieurs pour lesquels la nomination est laissée à la décision du gouvernement les emplois de consul général de France à Barcelone, Bombay, Boston, au Cap, à Djeddah, Dubaï, Edimbourg, Erbil, Francfort, Hong-Kong, Istanbul, Kyoto, Los Angeles, Marrakech, Milan, Munich, Québec, Saint-Pétersbourg, Sao Paulo, Shanghaï et Sydney », écrit la plus haute juridiction administrative dans l’article 1er de sa décision.

    Emmanuel Macron s’était défendu de tout « copinage ».

    Ces 22 postes étaient auparavant dévolus au personnel sous statut des agents diplomatiques et consulaires et la nomination d’un proche du président de la République, non diplomate, au poste prestigieux de Los Angeles avait suscité de vives critiques. Interrogé sur la question, Emmanuel Macron avait déclaré : « Il n’y a chez moi aucun copinage pour services rendus ».

    Un roman de Besson raconte l’ascension d’Emmanuel Macron. Réputé proche du couple présidentiel, Philippe Besson, également scénariste, est l’auteur d’une vingtaine de romans dont l’un, intitulé Un personnage de roman, narre la conquête de l’Élysée par Emmanuel Macron, dont il a suivi la campagne en tant que témoin privilégié. La CFDT avait réagi à la publication de ce décret, en date du 3 août, publié le 4, par un communiqué titré de la question : « Une réforme au service d’intérêts particuliers ? »

    L’éditeur de Philippe Besson, Julliard, avait fait savoir au mois de septembre qu’il attendrait l’issue du recours avant de se rendre dans la ville américaine pour prendre le poste qui avait, en son temps, été occupé par l’écrivain Romain Gary.

    La rédaction avec l’AFP

  • Renault veut-il acquérir Fiat-Chrysler ?

    Renault veut-il acquérir Fiat-Chrysler ?

    Selon le Financial Times, le constructeur français veut relancer « dès que possible » les discussions avec Nissan pour le projet de fusion, afin de rendre irréversible l’Alliance.

    Carlos Ghosn travaillait sur ce projet, c’est d’ailleurs pour cela que l’État français l’avait poussé à rempiler pour un nouveau mandat à la tête de Renault et de l’Alliance en 2018. Le processus a été stoppé net avec son arrestation en novembre dernier. Certains ont d’ailleurs lié les deux faits, les japonais étant soupçonnés d’avoir mis sur la touche Ghosn pour que la fusion ne se fasse pas.

    Jean-Dominique Sénard, nouveau président de Renault, va-t-il y arriver ? Il va devoir être très convaincant, car Hiroto Saikawa, l’actuel patron de Nissan, n’est toujours pas ouvert à l’idée de la fusion. Les japonais veulent toutefois mettre fin au déséquilibre entre les deux parties. Renault détient 43 % de Nissan, Nissan détient 15 % de Renault, mais sans droit de vote. Il y a quand même eu une première étape : la mise en place d’un nouveau conseil opérationnel de l’Alliance.

    Le Financial Times révèle que si la fusion aboutit, la société créée aimerait par la suite faire une acquisition afin d’être plus forte pour lutter avec Volkswagen et Nissan. Le quotidien économique indique que FCA (Fiat Chrysler Automobile) fait partie des cibles privilégiées ! Il cite des sources qui expliquent que Carlos Ghosn avait déjà approché le groupe italo-américain, mais le gouvernement français avait montré son opposition. Une telle acquisition donnerait naissance à un géant mondial de l’automobile, l’Alliance sous sa forme actuelle étant déjà numéro 1 en matière de ventes de voitures particulières.

    Un article du site

  • Le Parlement européen approuve la fin du changement d’heure saisonnier en 2021

    Le Parlement européen approuve la fin du changement d’heure saisonnier en 2021

    Les eurodéputés ont voté mardi 26 mars en faveur de la suppression du changement d’heure saisonnier, au printemps et en automne, à compter de 2021.

    Le projet législatif adopté par les députés européens par 410 voix (192 contre et 51 abstentions) et appelle les pays de l’Union européenne à se coordonner pour garantir que le fonctionnement du marché intérieur ne sera pas perturbé. Une demande reprise par le député des Républicains, Renaud Muselier.

    Les États membres de l’UE qui décident de garder l’heure d’été de façon permanente devront ajuster leurs montres une dernière fois le dernier dimanche de mars 2021, précise le projet de position du Parlement. Les pays qui préfèrent garder l’heure d’hiver pourraient procéder à un ultime changement d’heure le dernier dimanche d’octobre 2021.

    Le changement d’heure unifié en Europe depuis 1980

    En réponse à une initiative citoyenne, en février 2018, le Parlement européen avait appelé la Commission à évaluer la directive sur les dispositions relatives à l’heure d’été. Après une consultation nationale qui a reçu plus de 4,6 millions de réponses, dont 84 % étaient en faveur de la fin du changement d’heure, l’exécutif européen a présenté une proposition qui doit désormais faire l’objet d’un accord entre le Parlement et les ministres de l’UE.

    Un article de la rédaction avec l’AFP

  • Une ombre à Berlin sur la défense européenne

    Une ombre à Berlin sur la défense européenne

    Lors de la signature du Traité d’Aix la Chapelle en janvier dernier, l’heure était à l’optimiste concernant la création d’une Europe de la défense, dont l’embryon était nécessairement franco-allemand. Angela Merkel soulignait la nécessité d’une « approche commune », pour les programmes d’armement. Pourtant « l’approche commune » se heurte à des impératifs singuliers. Au point de provoquer une tribune, signée par l’Ambassadrice de France en Allemagne, Anne-Marie Descôtes, publiée par l’Institut Fédéral des Hautes Etudes de Sécurité à Berlin.

    « La question des exportations d’armes est souvent traitée comme une affaire intérieure en Allemagne, ce qui a de graves conséquences pour notre coopération bilatérale en matière de défense et pour le renforcement de la souveraineté de l’Europe » s’inquiète la diplomate. En effet, CDU et SPD, partenaires au gouvernement, n’ont pas les mêmes exigences concernant les exportations d’armes. L’affaire Kashoggi et l’embargo qui a suivi sur les exportations d’armes vers l’Arabie saoudite, illustrent les blocages possibles pour les industriels. Tout matériel exporté avec une pièce fabriquée en Allemagne doit attendre l’autorisation de l’Allemagne pour être envoyée à son destinataire. Ainsi les Eurofighter Typhoon britanniques sont-ils bloqués, comme les missiles Meteor français, vendus à l’aviation saoudienne mais fabriqués avec certains composants allemands.

    L’Ambassadrice de France explique que les restrictions allemandes s’imposent pour tous les pays et que cela crée une incertitude pour les pays clients, et donc les industriels.

    « Si cette tendance se confirmait, cela aurait des conséquences graves et durables sur notre capacité à rapprocher les entreprises et à mettre en œuvre des programmes communs » écrit l’Ambassadrice.  « A court terme, ajoute-t-elle,  l’autonomie de l’Europe et ses moyens de lutter contre les menaces et de défendre sa sécurité et ses intérêts peuvent être menacés. » Enfin, lance-t-elle « Les relations franco-allemandes sont en jeu ».

    A quoi pense-t-on: à l’avion du futur, -Système de combat aérien du futur (SCAF)-, le nouveau char de combat franco-allemand, le nouveau drone Malerpas. Tous  sont conçus comme des produits d’exportations. L’Ambassadrice avertit: « Si les exportations hors de l’UE sont bloquées par principe ou placées dans l’arbitraire des débats nationaux en cours dans l’un des pays partenaires, cela remet en question la viabilité à long terme de ces programmes. »

    Ce qui est en jeu, au delà de la coopération industrielle franco-allemande, c’est tout simplement la création de l’Europe de la défense. Car elle ne peut exister sans autonomie industrielle. Imagine-t-on que chaque pays exige la même chose que les Allemands ? Faudrait-il attendre le feu vert de chaque gouvernement ?

    Ce qui intrigue, au delà de la problématique soulevée par la diplomate, c’est le procédé employé. L’Ambassadrice n’écrit pas sans l’accord du gouvernement français. Celui-ci a suffisamment de liens avec l’Allemagne pour faire passer les messages directement. A moins que ce ne soit le gouvernement allemand qui ait suggéré à l’Ambassadrice de plaider sa cause. Ce qui signifie des débats intenses au sein de la coalition.

  • Lycées français de l’étranger : le salut via des fondations privées ?

    Lycées français de l’étranger : le salut via des fondations privées ?

    Un sujet a été largement débattu lors des Grands Débats organisés, souvent par les élus consulaires, chez les Français de l’étranger, c’est celui du coût des Lycées Français.  Une hausse de 2,8% des frais pour les parents au Lycée français international Louis Massignon à Casablanca, au Maroc, a mené il y a quelques jours certains parents à publier un courrier d’indignation.

    Les frais de scolarité varient énormément selon les établissements et selon les pays. Plus de 12 000€ par an, dès la maternelle et en hausse annoncée de 7%, dans l’établissement de Shanghai, plus de 22000€ au Lycée de Washington, 3500€ à Dakar…

    Le privé au secours des Lycées français ?

    Selon nos informations, une fondation des amis du Lycée Français de Madrid est en cours de création. Son objectif, dans un établissement très marqué par les clivages politiques et où les syndicats d’enseignants sont très revendicatifs, serait de compléter l’action et l’offre du Lycée français.

    Ce modèle, économique et idéologique, existe dans d’autres établissements dans le monde. C’est le cas par exemple du Lycée Français de Los Angeles. Il bénéficie d’un partenariat avec l’Agence pour l’Enseignement du Français à l’étranger (AEFE). Il fut, par ailleurs fondé par des particuliers et fonctionne comme une association à but non lucratif.

    L’AEFE cherche des alternatives économiques

    L’AEFE, elle-même, est consciente des enjeux et des difficultés. Elle ne souhaite pas, pour le moment, s’exprimer sur les conclusions du grand débat, et des réformes qui devraient être annoncées en juillet. Elle admet, en revanche, via une représentante que nous avons contactée, la nécessité de trouver un nouveau modèle économique.

    la nécessité de trouver un nouveau modèle économique selon l’AEFE

    C’est d’autant plus vrai que le Président de la République a annoncé son ambition de doubler le nombre d’élèves alors qu’une hausse des subventions à l’AEFE n’est pas prévue. Seul la hausse des frais de scolarité, où le recours à des partenaires privés, pourraient pallier ces difficultés.

    La cogestion au cœur des échanges

    Parmi les questions qui font globalement consensus parmi les parents d’élèves, il y a celle de la cogestion. Pour Stéphane Vojetta, parent d’élève à Madrid et par ailleurs suppléant de la députée LREM Samantha Cazebonne, c’est un enjeu important. Sans aller jusqu’à la participation aux ressources humaines, il estime que les associations de parents d’élèves devraient pouvoir être plus impliquées dans le processus de décisions concernant les aspects importants des Lycées Français. Citons par exemple les projets d’agrandissements. Une opinion qui fait plutôt consensus chez les parents d’élèves, et qui est reprise dans le rapport de Mme Cazebonne. Il fut évoquée dans d’autres régions du monde lors du grand débat.

    Co-gestion parents d’élèves / administration, participation du privé dans le développement, voici des pistes envisageables pour l’avenir de l’enseignement français à l’étranger. Un enseignement qui se doit d’être ambitieux.  Les objectifs présidentiels sont affichés et le nombre de locuteurs francophone est amené, dans les prochaines décennies, à augmenter fortement.

  • Européennes : la campagne enfin lancée

    Européennes : la campagne enfin lancée

    A deux mois du scrutin, et alors que l’Europe entière vit le feuilleton anxiogène du Brexit, la campagne des européennes semble enfin lancée.

    Marine Le Pen, qui en a finalement peu parlé lors de son grand oral à l’émission politique, et dont la formation ambitionne la première place, est désormais en campagne. Le RN, porté par le jeune, 23 ans, Jordan Bardella, milite, comme toujours, pour une Europe des nations, mais ne parle plus, et c’est une différence avec l’ère Philippot, d’une sortie de l’Euro où d’un frexit.

    Une liste hétéroclite chez LREM et ses alliés

    Du côté des soutiens à Emmanuel Macron, les 30 premiers noms ont été dévoilés mardi 26 mars. Sans surprise, ce sera la désormais ex ministre Nathalie Loiseau qui conduira la liste. Pour cette proche d’Alain Juppé, passée par la présidence de l’ENA, ce sera le batême du feu électoral. Un challenge d’autant plus important que LREM et le Président de la République ont fait de cette élection un enjeu majeur.

    Parmi les colistiers de Mme Loiseau, la surprise vient de son numéro 2. Ce sera Pascal Canfin, ancien eurodéputé EELV, ancien ministre de François Hollande et ancien président de WWF France. Un profil résolument écolo donc, mais un ancien ministre qui démissionna car il considéra à l’époque que le nouveau Premier Ministre Manuel Valls n’était pas assez à gauche. Comment cohabitera-t-il avec 7 candidats du Modem de François Bayrou, la sénatrice Agir (centre-droit) Fabienne Keller et l’ancien directeur de campagne de M. Juppé Gilles Boyer ?

    LR en rodage, le PS en crise et LFI transparente

    Dans les rangs de l’opposition, Les Républicains semblent solidement ancrés à une troisième place forcément décevante, mais qui permettrait de sauver les meubles et les postes des eurodéputés sortant Nadine Morano, Brice Hortefeux, Arnaud Danjean et Geoffroy Didier.

    Le Parti Socialiste, lui, a dû se résoudre à une alliance avec le mouvement Place Publique de Raphaël Gluksmann. Une première pour cette formation qui pourrait, et ce serait inédit, ne pas franchir le seuil de 5% qui permet d’avoir des eurodéputés.

    La France Insoumise, quant à elle et alors qu’elle est habituellement dans des positions fortes sur l’Europe, patine dans les sondages et sa jeune tête de liste Manon Aubry ne semble pas imprimer dans les médias et dans l’opinion.

    Un débat à Bruxelles co-organisé par lesfrancais.press le 2 avril

    Nous avons décidé, en partenariat avec la French Radio et EURACTIV, de nous associer à ces questions et organisons, mardi 2 avril, un débat sur cette problématique et les questions pour les Français de l’étranger. Toutes les principales formations politiques ont accepté notre invitation et citons parmi les participants la présence de Nicolas Bay pour le RN, de l’eurodéputée sortante Karima Delli pour EELV, ou encore de la présidente de la fédération des Français de l’étranger du PS et de Laurence Saillet pour LR.

    Le débat sera retransmis en direct sur La French Radio, n’hésitez pas à vous connecter !

  • Partir étudier en Chine : Entre paperasse, grandeur et émerveillement

    Partir étudier en Chine : Entre paperasse, grandeur et émerveillement

    A l’occasion de la visite d’Etat de Xi Jinping, retour d’expérience de Quentin Dussart, ancien étudiant Français en Chine.

    Partir en Chine est déjà une aventure en soit, mais y partir pour étudier peut s’avérer parfois kafkaïen. Petit retour en arrière : après avoir terminé mon stage de fin d’étude, je voulais me confronter à une nouvelle culture. Si durant mes études j’avais déjà pu vivre en Belgique et en Espagne, mon souhait était cette fois de découvrir l’Asie, et la Chine en particulier.

    Il y a, dans l’imaginaire collectif, plus d’aspects de la Chine qui peuvent vous rebuter que vous attirer et pourtant, par sa place dans le monde et son histoire, je voulais voir et juger par moi-même ce pays mystérieux. J’ai ainsi décidé de partir étudier le mandarin pendant 6 mois, non pas dans l’une des grandes villes prisées des touristes mais bien dans une ville moyenne, côtière et face à Taiwan, Xiamen dans le Fujian.

    Xiamen, une des plus belles villes de Chine

    Xiamen est réputée pour être l’une des plus belles villes de Chine, sa côte est aménagée pour laisser place à de magnifiques plages et la qualité de vie y est très bonne. Sa position centrale entre Canton et Hong Kong d’un côté et Shanghai de l’autre en fait une ville particulièrement stratégique malgré sa petite taille, de « seulement » 4 millions d’habitants. Xiamen dispose également de l’une des meilleures universités du pays et ses cours de mandarin pour étrangers sont très réputés.

    C’est avec ces informations, et sans beaucoup plus, que je me suis lancé dans les démarches pour étudier en Chine. Tout d’abord, il faut savoir que la Chine garde une politique très restrictive dans l’accueil des étrangers et qu’il est particulièrement difficile de rester en Chine plus d’un mois sans raison valable. C’est ainsi, qu’après avoir trouvé une école de mandarin et avoir été accepté, je me suis rendu au consulat pour faire valider mon visa. Raté ! La Chine n’autorise que les écoles publiques à vous délivrer le formulaire JW202, véritable sésame pour étudier en Chine. Rebelotte donc pour trouver une université publique cette fois, à moins d’un mois de la rentrée afin d’obtenir les papiers nécessaires pour étudier en Chine.

    Des campus au milieu de nul part

    Mon choix se tourne donc finalement vers l’université de Xiamen qui m’offre l’opportunité de venir apprendre le mandarin durant 1 semestre. A moi l’université historique et somptueuse en bord de mer. Enfin, pas tout à fait. En effet, depuis des années, le gouvernement chinois a décidé de resserrer un peu les boulons sur ses étudiants. Exit donc les universités en centre-ville et place maintenant à de gigantesques complexes universitaires à 20 km de la ville. La raison : éviter toute distraction pour les étudiants chinois. Contrairement à ce que nous pourrions penser, beaucoup de jeunes Chinois aiment faire la fête et se retrouvent régulièrement en boite de nuit en pleine semaine. Conscient de ce « problème », les autorités ont donc fait construire ces immenses complexes au milieu de nulle part avec peu de logements aux alentours obligeant donc les étudiants à dormir et manger sur le campus.

    Etudier 6 mois en Chine c’est aussi accepter de n’avoir qu’une seule entrée sur son visa. Il vous est impossible de sortir de Chine et ce y compris pour Hong Kong, Taiwan et Macao. Un tampon de votre université validé par la police locale peut vous accorder exceptionnellement une sortie mais pas plus.

    Les universités chinoises compétitives sur le marché international

    Parmi les étudiants étrangers sur le campus, peu sont européens, et on trouve régulièrement des nationalités des pays limitrophes plus pauvres en quête de réussite chez le voisin chinois. Mais c’est aussi surtout une présence très forte d’étudiants africains. La raison est triple : Premièrement, les universités y sont réputées de très bonne qualité et beaucoup moins chères que leurs homologues occidentales. Deuxièmement, le marché de l’emploi en Chine ne connaît pas la crise et un apprentissage accéléré du mandarin vous ouvre les portes d’une réussite professionnelle encore particulièrement difficile à atteindre en Afrique. Enfin, la présence chinoise en Afrique offre également des opportunités pour les locaux ayant appréhendés la culture et la langue chinoise.

    La vie sur le campus est très agréable, les campus bénéficient d’installations sportives absolument époustouflantes, terrains de baskets, de football, courts de tennis et même piscine. Le sport est un vrai vecteur social et il suffit de se balader dans le campus après les cours pour s’en rendre compte. Dans le cas de Xiamen, le campus disposait en plus de ces installations sportives son propre parcours de golf et son lac lui permettant la pratique du kayak ou du paddle. Gigantesque.

    Un matériel dernier cri

    Mais au-delà du sport, ce qui frappe le plus, c’est la modernité des universités chinoises. Le matériel est ici de dernier cri avec des ordinateurs et du matériel pédagogique mis à disposition, de quoi faire pâlir nombre d’universités publiques en France. Les universités chinoises disposent d’un budget très conséquent permettant l’animation des campus de façon régulière et impressionnante avec des jeux, des sorties scolaires, des tournois sportifs ou même des concerts avec les stars locales.

    Partir étudier en Chine est in fine une aventure en soit mais à partir du moment où vous rentrez dans les cases, la Chine vous accueille les bras grands ouverts. Il est important de ne pas se décourager par les différentes étapes vous permettant enfin d’étudier en Chine. Le pays est effectivement hyper bureaucratisé mais est également paradoxalement hyper moderne. Il est évident que comme pour une bonne partie des aspects du développement d’un pays, au niveau des études, la Chine est a minima au niveau au mieux largement en avance sur nos universités.

    Quentin Dussart

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