Suspension du proviseur du Lycée français de Marrakech sur des accusations de harcèlement sexuel

Suspension du proviseur du Lycée français de Marrakech sur des accusations de harcèlement sexuel

mai 17, 2019 0 Par Francois Lestanguet

Hervé Magot, proviseur du Lycée français Victor Hugo de Marrakech aurait été suspendu le 15 mai pour harcèlement sexuel selon les informations du magazine francophone marocain TelQuel. Une quinzaine d’élèves accusent le proviseur de ce prestigieux lycée. Tout serait partie d’un email envoyé par une élève en Terminale à différents parents d’élèves qui aurait libéré la parole.

« De nombreuses personnes ont souffert, majoritairement des jeunes femmes : des élèves et des professeures. Aujourd’hui je dis non »

Cette élève dit « Non aux mains qui se baladent, les mains qui touchent le haut de votre poitrine, le bas de vos reins, non aux anecdotes sexuelles, non aux convocations sans réels motifs, non aux allusions sexuelles, non aux questions déplacées, non aux remarques déplacées, non à l’inaction, non à cette demi-mesure, non au silence ».

Un comportement reproché depuis plusieurs mois

Le proviseur, en place depuis 4 ans, aurait déjà fait l’objet d’un signalement en 2018. Cela n’avait pas été pris au sérieux selon des représentants du Conseil de Vie Lycéenne (CVL). L’Union du Conseil des Parents d’Elèves (UCPE) rappelle qu’à ce stade il s’agit de la parole de l’un contre l’autre et la présomption d’innocence demeure naturellement.

Le Président du CVL pense qu’il est possible que M. Magot ait quitté le Maroc. Son véhicule n’est plus stationné dans le lycée dans lequel il réside par ailleurs.

Manifestation lycéenne devant le lycée et intervention de l’Ambassade

Une manifestation de lycéennes s’est déroulée devant l’établissement. L’UCPE appelle au calme et les élèves à reprendre les cours. L’Ambassade, via son conseiller culturel, s’est rendue sur place pour « discuter et utiliser tous les moyens démocratiques pour éclaircir et régler cette affaire ».

Affaire à prendre avec prudence, et à suivre donc.

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