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  • Ronan Le Gleut fait le point sur la résidence d’attache

    Ronan Le Gleut fait le point sur la résidence d’attache

    La résidence d’attache est une idée qui fait du chemin depuis de nombreuses années, en effet celle-ci est évoquée depuis la présidence de Nicolas Sarkozy. Reprise et développée par le sénateur Les Républicains Ronan Le Gleut, elle fut aussi proposée par Frédéric Petit (député Modem des Français d’Europe centrale) et fut, donc, incluse au programme d’Emmanuel Macron lors de la présidentielle.

    Ce mardi 4 avril 2023, le Sénat a adopté la proposition de loi, portée par M. Ronan Le Gleut, créant une résidence d’attache pour les Français établis hors de France. Pourtant le gouvernement par la voix de Gabriel Attal s’y opposait, tout en précisant « accueillir favorablement la proposition« . Ce dernier désire mettre en place un groupe de travail afin de déminer les écueils juridiques possibles, redéfinissant au passage le périmètre d’application du projet de loi.

    Ce mercredi 12 avril, nous recevons le sénateur Ronan Le Gleut pour faire le point sur cette disposition, particulièrement attendue par nos compatriotes et ce où qu’ils soient, comme nous le révèle la consultation menée du vendredi 07 avril au mardi 11 avril. Vous avez été 1187 à vous prononcer.

    Ecoutez le podcast avec Ronan Le Gleut

    Quels objectifs pour ce projet ?

    Depuis la suppression de la taxe d’habitation, la résidence conservée ou acquise ou reçue en héritage par un(e) Français(e) subit, selon le sénateur Ronan Le Gleut, « un matraquage fiscal ». En effet, pour les autorités fiscales, ce domicile maintenu en France, est considéré comme une résidence secondaire et est donc soumis aux taxes complémentaires liées à ce statut. L’idée du texte étant de rétablir une égalité de traitement fiscal, tant pour les taxes mais aussi pour accéder aux aides à la rénovation, à la transition énergétique et autres.

    Et pourtant, comme le rappelle le sénateur Ronan Le Gleut dans l’interview, ce bien immobilier représente plus qu’un simple lieu de villégiature, il est aussi un refuge et une opportunité pour maintenir le lien entre le citoyen expatrié et son, notre, pays, la France.

    « Pour les Français d’Ukraine, disposer d’un pied-à-terre en France est bien plus qu’un lieu de villégiature, c’est aussi un refuge »

    Le sénateur Ronan Le Gleut

    Et les cas sont plus nombreux que les autorités ne l’imaginent, en dehors de conflits ou de catastrophes, des événements considérés comme banals peuvent conduire à un retour précipité en France. Ronan Le Gleut nous donne l’exemple des Français salariés dans des pays du Golfe, en effet, quand on est licencié, on perd de fait le visa pour rester sur le territoire, et les citoyens concernés doivent rentrer en France en quelques semaines, souvent en moins d’un mois. Comment faire si on a dû se séparer de son domicile en France ?

    C’est donc face à ces situations qu’est née l’idée de créer un statut entre la résidence principale et la résidence secondaire, qui serait donc la fameuse résidence d’attache (ou de repli pour le parti présidentiel).

    Ronan Le Gleut

    Les Français de l’étranger et l’immobilier en France

    Car comme nous le révèle la consultation menée par Lesfrancais.press, les expatriés ont conservé dans 30% des cas leur logement sans le mettre en location (ils sont 9,65% à l’avoir conservé en le mettant en location). Près de la moitié des Français de l’étranger ont, donc, toujours un ancrage en France. Et ils seraient plus nombreux si une telle disposition était mise en place, ainsi 14% des personnes ayant répondu indiquent qu’ils achèteraient un bien en France sous ce régime de la résidence d’attache. Une bonne nouvelle, alors que l’immobilier patine au pays depuis l’augmentation des taux de crédit.

    Une réforme soutenue

    Malgré le fait qu’un 1/4 des répondants ne connaissaient pas le projet, le soutien des expatriés à la proposition de M. Le Gleut est massif. Ainsi, 56% soutiennent sans réserve le texte et ils seraient près de 70% si la proposition de loi s’appliquait sans distinction entre les Français de l’étranger.

    Un texte attaqué de toutes parts ?

    Malgré l’intérêt évident que peut avoir une telle loi, l’accueil fut mitigé lors des premiers travaux parlementaires. La gauche, par la voix de la sénatrice des Français de l’étranger, Mélanie Vogel, assimile une telle disposition à un cadeau fiscal, tandis que le gouvernement s’inquiète du coût d’une telle disposition qui concernerait 300 000 résidences selon Gabriel Attal, qui alerte sur une contrainte juridique qui obligerait le gouvernement à étendre une telle mesure a minima à tous les Européens ayant un bien en France. C’est la fameuse égalité de traitement entre Européens qui l’imposerait.

    Pour autant, le gouvernement a mis en place un groupe de travail avec les parlementaires. La première réunion était prévue le 11 avril puis finalement décalée à la semaine prochaine, signe de l’embarras des élus et de l’exécutif ?

    En tout cas, Ronan Le Gleut a décidé d’y participer, avec une idée précise. Pour lui, comme il l’avait fait avec le fonds d’urgence, il compte à travers ces ateliers de travail avec le groupe mis en place, convaincre de la pertinence du texte alors que le gouvernement veut réduire son champ d’application.

    « Je veux exercer une pression maximale sur le gouvernement »

    Le sénateur Ronan Le Gleut

    Réserver les dispositions fiscales à certains expatriés ?

    Car si le projet de loi a été adopté au Sénat, c’est au prix de l’exclusion d’une partie des Français de l’étranger. En effet, Gabriel Attal, le ministre du Budget, voudrait limiter l’application d’une telle disposition aux seuls Français résidant dans des pays classés rouge ou orange par le ministère des Affaires étrangères et européennes.

    Pourtant, Ronan Le Gleut déclare qu’il ira au bout, et en exerçant une pression continue sur le gouvernement, il espère pouvoir amender le projet de loi de finance 2024 pour inscrire sa proposition dans la loi et en la gardant ouverte à tous nos compatriotes résidant hors de France. Il pourra compter sur le soutien des Français de l’étranger qui souhaitent à 69%, selon notre consultation, se voir considérés comme des Français à part entière, en étant libérés du « matraquage fiscal » que dénonce le sénateur Les Républicains.

    « Ma position de départ est toujours la même, je souhaite que la résidence d’attache s’applique à tous les Français de l’étranger »

    Le sénateur Ronan Le Gleut

    Désormais le destin de cette proposition est dans les mains du groupe du travail, avant d’être présentée à l’Assemblée nationale. Afin de compléter l’analyse des conséquences d’une telle loi, Ronan Le Gleut désire voir se créer une commission temporaire qui présenterait ses conclusions lors de l’examen du budget 2024 à l’automne aux deux assemblées constituant notre parlement.

  • 12ème de journée de mobilisation contre la réforme des retraites : à quoi s’attendre ?

    12ème de journée de mobilisation contre la réforme des retraites : à quoi s’attendre ?

    Ce jeudi 13 avril 2023, l’intersyndicale appelle de nouveau les Français opposés à la réforme des retraites à se mobiliser, dans leurs entreprises ou administrations mais aussi bien sûr dans les rues de France.

    Pour la douzième fois depuis mi-janvier, des manifestations auront donc lieu dans de nombreuses villes de l’Hexagone, et des grèves vont perturber l’activité dans plusieurs secteurs dont certains établissements scolaires hors de France. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    Secteur aérien

    Dans un communiqué transmis ce mardi, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) indique avoir demandé aux compagnies aériennes d’annuler 20% des vols prévus «sur les aéroports de Toulouse, Bordeaux et Nantes». Pour l’heure, les aéroports parisiens ne sont donc pas concernés. «En dépit de ces mesures préventives, des perturbations et des retards sont néanmoins à prévoir», précise l’administration.

    Vous devriez donc pouvoir voyager vers la France sans encombre malgré les mouvements contre la réforme des retraites. Bordeaux et Nantes étant rarement des points d’entrée pour la France lors de voyages internationaux. Par contre, après, il faudra rejoindre votre destination finale et là les problèmes pourraient commencer.

    Secteur transports ferrés

    La grève contre la réforme des retraites sera-t-elle suivie ce jeudi 13 avril à la SNCF ? L’entreprise s’attend à un trafic à nouveau «perturbé» sur son réseau, mais moins que lors des premières journées interprofessionnelles du mouvement social. Dans le détail, sur les grandes lignes, quatre TGV Inoui et trains Ouigo sur cinq devraient circuler. De même, à l’international, «les circulations Eurostar et Thalys seront quasi-normales», précise le groupe ferroviaire. La SNCF s’attend à proposer trois TER sur cinq, ainsi qu’un Intercités sur cinq la journée, mais aucun la nuit.

    ©NUPES

    En Île-de-France, Transilien s’attend à des difficultés sur plusieurs lignes. «La circulation des trains sera perturbée sur les RER A, C, D et E ainsi que sur les lignes Transilien H, L, N, P et R», précise l’entreprise sur son site. Dans le détail, selon la SNCF, trois trains sur quatre circuleront sur les lignes N et P, ainsi que sur le RER A, et deux sur trois sur les RER C, E et les lignes H, L et R. De même, trois RER D sur cinq circuleront.

    Tandis que la RATP s’attend à peu de perturbations dans l’ensemble sur son réseau, le trafic devrait ainsi être «quasi normal» sur le RER, ainsi que sur le métro, «à l’exception de quelques lignes», note l’entreprise, sans préciser encore quels axes seront concernés. En outre, aucune perturbation n’est attendue sur les réseaux bus et tramways.

    AEFE et administration consulaire

    Chez les Français de l’étranger, la mobilisation contre la réforme des retraites s’essouffle. Déjà 3 journées auxquelles les fonctionnaires de l’administration consulaire ne participent plus au mouvement.

    Dans les établissements scolaires français hors de France, l’intersyndicale espère un sursaut pour cette 12ème journée après le relatif échec de jeudi dernier. Les caisses de grève, la fin des vacances, et la proximité de l’avis du Conseil constitutionnel vont-elles redonner un nouveau souffle à la mobilisation ?

    Réponse demain jeudi 13 avril en fin de journée sur Lesfrancais.press.

  • La France, terre d’accueil ? 

    La France, terre d’accueil ? 

    Selon le rapport de l’INSEE « Immigrés et descendants d’immigrés en France » de 2023, 10,3 % de la population vivant en France en 2021 est immigrée, contre 6,5 % en 1968. Les origines de la population immigrée se sont diversifiées en cinquante ans, les nouveaux immigrés arrivant en France étant nés dans des pays de plus en plus variés. 

    Les statistiques de l’immigration donnent lieu à de nombreuses polémiques sur fond d’amalgames avec, à la clef, des erreurs. Ainsi, de nombreux immigrés ne sont que de passage : il s’agit en premier lieu des étudiants étrangers qui peuvent rester quelques mois à quelques années en France. Il faut également tenir compte des flux croisés, des étrangers arrivent en France et d’autres en repartent. Enfin, pour effectuer des comparaisons internationales, il faut prendre en compte le poids démographique respectif des différents pays. 

    Une augmentation modérée du nombre d’immigrés en France 

    En matière d’immigration, la France est proche de la moyenne européenne. Selon l’INSEE, cette part est de 18,2 % en Allemagne, de 15,2 % en Espagne et de 10,6 % en Italie. Entre 1968 et 2021, le nombre d’immigrés en France a été multiplié par 2,2, tandis que la population française l’a été par 1,4. Entre 1968 et le milieu des années 1970, la part des immigrés dans la population française est passée de 6,5 % à 7,4 %. Cette part s’est ensuite stabilisée entre 1975 et la fin des années 1990, notamment à la suite des chocs pétroliers et du ralentissement de l’immigration de travail. Depuis le début des années 2000, le nombre d’immigrés croît à nouveau un peu plus rapidement que la population totale. Entre 1999 et 2021, le nombre d’immigrés a été multiplié par 1,6, tandis que la population totale a été multipliée par 1,1. 

    Sur la même période, les origines des immigrés se diversifient. La part de ceux originaires d’Europe du Sud, en particulier d’Espagne et d’Italie, baisse, tandis que la part de ceux venant du Maghreb, notamment du Maroc, augmente. En 1968, 72 % des immigrés vivant en France étaient originaires de ces deux grandes régions, contre 50 % en 2011 et 45 % en 2021. 

    Dans le même temps, l’immigration en provenance d’Asie (notamment de Turquie et d’Asie du Sud-Est jusqu’en 1990, et de Chine plus récemment) et d’Afrique hors Maghreb se développe. 32 % des immigrés sont originaires de ces régions en 2021, contre 4 % en 1968. 

    La poursuite des études, première cause d’immigration 

    En 2007, plus de la moitié (51 %) des premiers titres de séjour délivrés à des ressortissants de pays tiers, toutes durées confondues, l’étaient pour motif familial. Ils ne sont plus que 32 % en 2021. Les titres sont dorénavant accordés au titre du travail, de la demande d’asile et au titre de la poursuite d’études en France. 

    En 2021, l’immigration étudiante représente, pour la première fois, le premier motif de venue en France pour les ressortissants de pays tiers bénéficiant d’un titre de séjour (87 700 premiers titres de séjour délivrés pour ce motif, soit près du tiers), légèrement devant l’immigration familiale (85 800 premiers titres).

    La France en retrait en matière d’accueil des réfugiés 

    Comme le souligne François Héran dans son ouvrage « Immigration, le grand déni », ces dernières années, la France a été en retrait en ce qui concerne l’accueil des réfugiés. Ainsi, de 2014 à 2020, le nombre de Syriens entrés en France pour déposer une première demande d’asile ou être admis au titre d’une relocalisation s’est élevé à 36 860, contre 645 520 pour l’Allemagne. Pour les Irakiens, le constat est le même. 400 100 ont déposé une demande auprès d’un des États membres de l’Union européenne entre 2014 et 2020. 193 300 l’ont fait en Allemagne, contre 14 100 en France. Sur la même période, 588 900 Afghans ont déposé une demande d’asile ou de relocalisation dont 213 300 en Allemagne et 49 300 en France. 

    ©France terre d’asile

    Au total, la France a traité, de 2014 à 2020, 106 000 demandes de ressortissants en provenance de ces trois pays sur un total pour l’Union européenne de 2,33 millions. La France s’est plutôt alignée sur les pays opposés à l’arrivée de réfugiés (pays du groupe de Višegrad – Hongrie – Pologne – République tchèque – Slovaquie). 

    Les consignes de l’administration française ont freiné les arrivées des réfugiés en France. Leur faible nombre s’explique également par le caractère peu attractif de la France sur le plan économique. La faible croissance et le chômage qui était durant des années élevé ont dissuadé de nombreux étrangers à déposer leur demande d’installation en France. 

    Les immigrés en France, de plus en plus de femmes et de diplômés 

    52 % des immigrés vivant en France en 2021 sont des femmes, contre 44 % en 1968. La moitié des immigrés arrivant en France en 2019 ont moins de 26 ans. Ils sont de plus en plus diplômés. 43 % des nouveaux arrivants âgés de 15 ans ou plus sont diplômés de l’enseignement supérieur, contre 38 % des immigrés de 15 ans ou plus arrivés en France en 2006. 

    Une répartition inégale des immigrés sur le territoire 

    La répartition des immigrés sur le territoire français est très inégale, ceux-ci étant surreprésentés dans les agglomérations urbaines en raison de leur attractivité économique, notamment en Ile-de-France, et dans les agglomérations lyonnaise et marseillaise. Si à l’échelle nationale, 10 % de la population française est immigrée en 2020/2021, cette proportion atteint 20 % à Paris et 32 % en Seine-Saint-Denis. 

    Les immigrés sont également surreprésentés dans les départements frontaliers de pays étrangers, comme en Guyane (28 % de la population), dans les Alpes-Maritimes (15 %) ou encore dans le Haut-Rhin (13 %). 50 % de la population immigrée est concentrée dans 13 départements. La répartition territoriale des descendants d’immigrés est tout aussi concentrée : 12 départements regroupent la moitié de la population des descendants d’immigrés. 

    Un taux de chômage et un taux de pauvreté plus importants que la moyenne 

    En 2021, les hommes immigrés âgés de 15 à 64 ans ont un taux d’activité de 80 %, supérieur à celui de leurs homologues ni immigrés ni descendants d’immigrés (76 %). Le taux d’activité des femmes immigrées (62 %) est, en revanche, inférieur de 10 points à celui des femmes sans ascendance migratoire (72 %). 14 % des femmes immigrées et 12 % des hommes immigrés sont au chômage, contre 7 % des femmes et hommes ni immigrés ni descendants d’immigrés. 

    Les immigrés occupent également plus souvent des emplois moins qualifiés, associés à des rémunérations moindres et des conditions de travail plus difficiles. 39 % des hommes immigrés en emploi sont ouvriers, contre 29 % des hommes ni immigrés ni descendants d’immigrés. 

    Les immigrés sont deux fois plus fréquemment en situation de pauvreté monétaire que l’ensemble de la population. Les salaires moindres des immigrés contribuent à des niveaux de vie plus faibles : en 2019, avec 20 520 euros de revenu annuel par unité de consommation, le niveau de vie moyen des immigrés est inférieur de 22 % à celui des personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés (26 170 euros). Le taux de pauvreté monétaire des immigrés est de 32 %, soit plus de deux fois plus que pour l’ensemble de la population (15 %). 

    Dans l’ensemble, en 2019/2020, 44 % des immigrés âgés de 18 à 59 ans considèrent que leur position actuelle sur l’échelle sociale en France est meilleure que celle qu’ils avaient dans leur pays d’origine avant la migration, 27 % qu’elle est la même, et 29 % qu’elle est moins bonne. 

    Un état de santé dégradé chez les immigrés 

    L’état de santé général déclaré par les immigrés est en moyenne moins bon que celui des personnes qui ne sont ni immigrées ni descendantes d’immigrés. Parmi les immigrés, 11 % des femmes et 10 % des hommes déclarent être en mauvaise ou très mauvaise santé en 2019, contre 7 % de la population ni immigrée ni descendante d’immigrés. La santé mentale déclarée par les femmes immigrées est plus dégradée que celle des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés : 7 % des femmes immigrées déclarent souffrir d’un syndrome dépressif majeur (contre 4 % des femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés) et 11 % d’un syndrome dépressif mineur (contre 7 %). 

    Les immigrés arrivés en France pour motif humanitaire souffrent plus fréquemment de problèmes de santé mentale. 45 % des personnes ayant obtenu leur premier titre de séjour en 2018 pour ce motif présentent une santé mentale fragile un an après l’obtention de ce titre, contre 31 % de celles arrivées pour d’autres motifs. 

    Les descendants d’immigrés sont autant diplômés que le reste de la population 

    Plus d’un descendant d’immigrés sur deux a un parent non immigré. En 2021, 7,3 millions de personnes en France hors Mayotte sont des descendants d’immigrés de deuxième génération, c’est-à-dire des personnes nées en France d’au moins un parent immigré. Elles représentent 10,9 % de la population totale. La mixité des unions augmente au fil des générations : en 2019-2020, 27 % des immigrés vivent en couple avec une personne ni immigrée ni descendante d’immigrés, contre 66 % des descendants d’immigrés. 

    Le lien à l’immigration se distend encore à la troisième génération : parmi les 10,2 % de personnes de moins de 60 ans (soit 4,8 millions de personnes) descendantes d’immigrés de troisième génération – c’est-à-dire nées en France de deux parents non immigrés mais ayant au moins un de leurs grands-parents immigré, plus d’une sur deux n’a qu’un seul grand-parent immigré, et 90 % ont au plus deux grands-parents immigrés. Moins de 1 % des personnes de moins de 60 ans ont quatre grands-parents immigrés. 

    Les descendants d’immigrés atteignent des niveaux de diplômes comparables à ceux de la population sans ascendance migratoire. Nés en France et ayant pour la plupart effectué leur scolarité en France, les descendants d’immigrés de deuxième génération de 30 à 64 ans ont des niveaux d’éducation similaires à ceux de la population ni immigrée ni descendante d’immigrés. 

    40 % des descendants d’un seul parent immigré et 36 % des descendants de deux immigrés sont diplômés du supérieur en 2021, contre 41 % des personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés. Le taux d’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur est plus élevé pour les descendantes d’immigrés (42 %) que pour leurs homologues masculins (33 %). 

    Une intégration professionnelle relative des descendants 

    Les emplois des descendants d’immigrés se rapprochent de ceux des personnes sans ascendance migratoire. Pour les descendants d’immigrés, comme pour les immigrés, les taux d’activité sont plus faibles (67 %) et les taux de chômage plus élevés (12 %) que pour l’ensemble de la population (respectivement 73 % et 8 %). Le taux d’activité des descendants d’un seul parent immigré (65 %) est inférieur de 4 points à celui des descendants de deux immigrés (69 %). 

    À structure de classe d’âge similaire, les écarts de situation entre descendants d’immigrés et population sans ascendance migratoire sont moindres que ceux entre immigrés et population sans ascendance migratoire. 

    Les descendants d’immigrés qui rencontrent le plus de problèmes sont ceux qui sont originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Les emplois occupés par les descendants d’immigrés diffèrent peu de ceux de la population sans ascendance migratoire directe. La rémunération moyenne des descendants d’immigrés reste légèrement plus faible mais cet écart disparaît à niveau de qualification équivalent. Leur niveau de vie moyen (23 150 euros par an) est inférieur de 12 % à celui de la population sans ascendance migratoire. 

    Le sentiment de discrimination demeure prégnant chez les descendants d’immigrés 

    Le sentiment de discrimination est moindre pour les descendants d’un seul parent immigré (20 %) que pour ceux de deux parents immigrés (29 %), mais reste supérieur à celui de la population sans ascendance migratoire ou ultramarine (14 %). Dans 69 % des cas, les descendants d’immigrés ayant vécu des discriminations citent l’origine, la nationalité ou la couleur de peau comme un des motifs. 

    L’intégration des immigrés dans la société française s’effectue toujours notamment grâce aux mariages mixtes et à l’école. Dans les années 1930, 1950 ou 1960, l’intégration des Polonais, des Italiens ou des Portugais ne s’étaient pas effectués sans heurts. Les difficultés du système éducatif expliquent en partie celles que rencontrent les jeunes immigrés ou leurs descendants. En la matière, l’Allemagne ou les Etats d’Europe du Nord ont mis en place des programmes spécifiques afin de faciliter l’apprentissage de la langue et la formation des réfugiés. Il convient de souligner que la France l’a fait pour les Ukrainiens mais à une échelle réduite.

  • Énergie, industrie : Emmanuel Macron aux Pays-Bas pour la « souveraineté européenne »

    Énergie, industrie : Emmanuel Macron aux Pays-Bas pour la « souveraineté européenne »

    Emmanuel Macron s’est rendu mardi 11 avril aux Pays-Bas pour une visite d’État de deux jours. Au programme : industrie, énergie et technologie pour la souveraineté européenne.

    À peine rentré de Chine, Emmanuel Macron s’est rendu hier aux Pays-Bas pour rencontrer le couple royal, le Premier ministre Mark Rutte, des chercheurs et des entrepreneurs néerlandais. 

    Il s’agit de la première visite d’État d’un président français au Royaume des Pays-Bas depuis celle du président Jacques Chirac en 2000. En conséquence, Emmanuel Macron est accompagné d’un large panel de représentants du monde politique – les ministres de l’Energie, de l’Intérieure, des Affaires étrangères et européennes, de l’Armée, de la Recherche, de l’Industrie et du Transport – et économique – entre autres, la PDG d’Engie et le DG d’Air France/KLM. 

    Les haltes à Amsterdam et La Haye sont placées sous le signe de la « souveraineté européenne dans sa dimension économique et industrielle », a indiqué l’Élysée lors d’une conférence de presse précédent le voyage. 

    Le président français pousse en effet pour la constitution d’un plan d’investissement massif au niveau européen, dans la lignée du Net-Zero Industry act proposé par la Commission européenne mi-mars.

    Déjà lors d’une conférence de presse conjointe le 30 janvier dernier à La Haye, M. Macron et M. Rutte avaient avancé que le séjour d’avril serait l’occasion de discuter des subventions en faveur de l’industrie verte de l’UE.

    Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte (R) et le président français Emmanuel Macron donnent une conférence de presse au Binnenhof à La Haye, aux Pays-Bas, le 30 janvier 2023. [EPA-EFE/LEX VAN LIESHOUT]

    Rapprochement économique et énergétique

    La France et les Pays-Bas devraient en profiter pour rapprocher leurs positions dans les matières énergétique et scientifique. 

    Devrait ainsi être signé un pacte pour l’innovation et la croissance durable, a indiqué l’Élysée. Ce « sera l’occasion d’annoncer de nouvelles coopérations dans un certain nombre de domaines : semi-conducteurs, quantique, énergie et d’autres domaines », a souligné le Palais. 

    En matière d’énergie, M. Rutte et M. Macron devraient signer une « déclaration conjointe qui contiendra une partie spécifique sur le nucléaire ». Sur ce point, les deux pays sont « très alignés », a confié l’Élysée. 

    En amont de la visite, Julie Laernoes, députée écologiste (EELV – NUPES) qui fera partie du voyage, avait déclaré à EURACTIV France que « Emmanuel Macron [cherchait] des alliés très libéraux », comme les Pays-Bas, pour avancer ses pions dans le nucléaire. 

    Le Royaume est déjà « observateur » de l’ « alliance du nucléaire » menée par la France pour faire valoir les atours du nucléaire au niveau européen. Il souhaite également construire deux réacteurs nucléaires.

    À ce sujet, l’Élysée précise que les Bataves n’auraient pas encore choisi leur opérateur. M. Macron pourrait donc profiter du séjour pour positionner le nucléariste français EDF.

    Concernant la réforme du marché européen de l’électricité« on ne partait pas exactement du même point de vue », notamment sur le contenu et le calendrier. Mais les positions se rapprochent, « comme elles se rapprochent d’ailleurs avec Berlin », a noté l’Élysée.

    Sur l’innovation, le président de la République participera à une table ronde sur la quantique. L’UE compte investir plus de sept milliards d’euros dans ce dernier modèle.

    M. Macron fera également un discours à l’Institut culturel Nexus. L’occasion, selon l’Élysée, d’exposer sa vision de la notion de « doctrine de sécurité économique » qui préoccupe grandement les dirigeants européen dont la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui s’est exprimée sur ce thème la semaine dernière en Chine, mais aussi aux États-unis début mars. 

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.04.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.04.23

    Bonjour à tous, nous sommes déjà le mercredi 12 avril, dans le flash quotidien des expatriés aujourd’hui on revient sur les élections législatives partielles, la visite d’Emmanuel Macron aux Pays-Bas, et enfin on conclut cette édition par les pronostics sur la nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites. 

    Plus que quelques heures pour voter en ligne

    Dans les 3 circonscriptions des Français de l’étranger concernées par l’annulation des scrutins de juin 2022, les électeurs des deuxième, huitième et neuvième circonscriptions des Français de l’étranger peuvent s’exprimer en ligne via les identifiants et mots de passe reçus sur les adresses email et numéros de téléphone transmis aux consulats. Vous ne les avez pas, pas de panique vous pouvez les demander au support disponible 24/24. Toutes les infos sur le site Lesfrancais.press. Dans tous les cas, dans la IIème, des bureaux de vote seront ouverts ce samedi et dans les deux autres, c’est dimanche que ceux-ci seront à votre disposition. Faites entendre votre voix, votez ! 

    vote en ligne

    Emmanuel Macron à la conquête des Pays-Bas 

    Il s’agit de la première visite d’État d’un président français au Royaume des Pays-Bas depuis celle du président Jacques Chirac en 2000. En conséquence, Emmanuel Macron est accompagné d’un large panel de représentants du monde politique – les ministres de l’Energie, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et européennes, de l’Armée, de la Recherche, de l’Industrie et du Transport – et économique – entre autres, la PDG d’Engie et le DG d’Air France/KLM. Objectif :  vendre nos technologies et renforcer nos liens pour un meilleur fonctionnement de l’Union européenne. 

    Pays-Bas
    Emmanuel Macron arrivant aux Pays-Bas ce mardi 11 avril 2023

    En attendant la décision du Conseil Constitutionnel 

    Qui devrait intervenir vendredi, les syndicats appellent une nouvelle fois à la mobilisation contre la réforme des retraites. Pour ce 12ème jour, des débrayages seront encore nombreux dans les transports et certaines administrations ce jeudi 13 avril. Cependant, malgré les caisses de grève, le poids financier de ces journées commencent à peser sur les concernés. C’est aussi le cas chez les Français de l’étranger, comme la semaine dernière, on s’attend à un net recul de la mobilisation. 

    Grève générale
    Grève générale le 14 mars 2023 à Paris ©AFP

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin consacré aux Français hors de France. Prenez soin de vous où que vous soyez.

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Eléonore Caroit : « Les préoccupations des Français de l’étranger méritent d’être défendues »

    Eléonore Caroit : « Les préoccupations des Français de l’étranger méritent d’être défendues »

    Après un premier tour marqué par l’abstention, Eléonore Caroit (Renaissance) et Christian Rodriguez se sont qualifiés et se présentent devant les Français d’Amérique latine et des Caraïbes afin de devenir leur représentant à l’Assemblée nationale.

    Le vote en ligne pour ce deuxième tour se conclura ce mercredi 12 avril à midi (heure de Paris) soit dans la soirée du 11 avril des électeurs, décalage horaire oblige. Les bureaux de vote seront ouverts dans les lieux usuels (rendez-vous sur la page de votre consulat pour connaître les lieux et les horaires) ce samedi 15 avril. Dans tous les cas, vous avez dû recevoir une convocation par voie électronique sur l’adresse communiquée au consulat. Si vous avez changé d’adresse email, vous retrouvez toutes les informations pour récupérer vos identifiants et autres informations dans notre article.

    Ecoutez le podcast avec Eléonore Caroit

    Une élection annulée par le Conseil constitutionnel

    Le 20 janvier dernier, le Conseil Constitutionnel a procédé à l’annulation de l’élection de la députée des Français d’Amérique du Sud (II ème circonscription) Eléonore Caroit (Renaissance). Une décision motivée par les soucis rencontrés lors du déploiement du vote en ligne.

    Souvenez-vous, nous étions le 27 mai à midi, les bureaux de vote en ligne ouvraient, et pourtant de nombreux Français de l’étranger n’avaient toujours pas reçu leurs identifiants ou les avaient reçus en double (avec deux identifiants et deux mots de passe différents). La raison, des erreurs dans l’organisation mais aussi des incompatibilités avec les opérateurs de certains pays comme, dans ce cas, en Argentine.

    Des problèmes qui ont, à un moment, remis en cause la poursuite du vote en ligne alors que ce dernier est un outil majeur pour les électeurs dispersés dans des circonscriptions de la taille d’un pays. Et ils sont souvent très vastes en Amérique du Sud.

    Finalement, Docapost, le prestataire, a réussi à trouver une disposition qui devrait assurer la bonne tenue du vote cette fois malgré quelques anicroches rencontrées lors du premier tour, en particulier sur les Bahamas. Pour tous, électeurs, contrôleurs ou candidats, le vote en ligne a été mieux maîtrisé qu’en juin 2022, une bonne nouvelle pour la démocratie.

    Une participation faible

    La participation au premier tour, malgré une nette augmentation de la qualité du service d’identification au vote en ligne, a été particulièrement faible, même pour une partielle, à moins de 10%. Vous trouverez dans cet article toutes les informations nécessaires pour prendre part au scrutin sur internet. Participez à la vie démocratique et citoyenne de votre pays, la France, en saisissant l’opportunité qu’il vous est donnée de faire entendre votre voix.

    Télécharger la présentation du portail de vote en ligne

    Qui est Eléonore Caroit ?

    Née à Paris en juillet 1985 d’un père français et d’une mère dominicaine, Éléonore Caroit part à l’âge de trois ans vivre à Saint-Domingue en République Dominicaine où elle y fera toute sa scolarité. À 17 ans, elle rentre à Paris et intègre Sciences Po. Elle se dirige ensuite vers des études de droit international et sera diplômée de l’école de droit de Sciences-Po / Paris I.

    ©Eléonore Caroit

    Elle passera d’ailleurs son premier barreau à New York et devient avocate spécialisée en contentieux international. Après quelques années passées à Paris, la Française décide de partir pour Genève en 2015, accompagnée de son mari franco-suisse et de leur jeune enfant. Sur place, elle est d’abord recrutée par un cabinet d’avocat spécialisé en arbitrage avant de rejoindre une structure en tant qu’associée.

    En 2021, elle est d’ailleurs élue au Conseil consulaire de Genève, où elle se fait repérer par les instances dirigeantes du camp présidentiel qui lui proposent de représenter « Renaissance » dans la circonscription où elle a passé toute son enfance, l’Amérique latine et les Caraïbes.

    7 mois de mandat

    Eléonore Caroit a été élue lors des élections législatives de juin 2022. Logiquement, elle a donc tiré un premier bilan de ses 7 mois de mandat que vous pouvez consulter dans une brochure mise à disposition par la candidate, ci-dessous.

    Une interview autour de 3 thèmes

    Avec la candidate du parti Renaissance, Eléonore Caroit, nous avons articulé notre entretien autour de 3 thèmes :

    • La fiscalité et les aides sociales
    • L’accès aux services consulaires 
    • Les enjeux politiques  

    Découvrez les positions de la candidate en écoutant le podcast en haut de cet article.

    Un rendez-vous à Sao Paulo au Brésil et en ligne le 12 avril

    Vous pouvez rencontrer la candidate à Sao Paulo au Brésil ce mercredi 12 avril à 19h (heure locale). Olivier Becht, le ministre délégué aux Français de l’étranger, sera présent en vidéoconférence à 20h. Eléonore Caroit invite tous les Français de la circonscription à les rejoindre via le système de visioconférence ZOOM dès 20h (heure locale).

    Au cours de cet échange, les entreprises françaises à l’étranger seront au coeur du débat que lance la candidate. Pour y participer, il suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous.

  • Avec Laplace, on découvre les placements anti-inflation

    Avec Laplace, on découvre les placements anti-inflation

    Depuis l’année dernière, on assiste à un retour de l’inflation. Longtemps considérée comme un vestige de l’Histoire, l’inflation a fait son grand retour au premier plan économique après avoir joué les seconds rôles pendant plus de 30 ans. Avec Kevin Eparvier, le directeur général délégué pour l’international de Laplace, une marque du groupe Crystal, la référence de l’investissement pour les expatriés, on fait le point sur les opportunités à saisir et les réflexes à avoir.

    Mais pour commencer, Kevin Eparvier décrypte pour nous la situation économique mondiale et nous expose naturellement les solutions que Laplace peut apporter et les modalités d’accès à celles-ci.

    Perdu(e) dans cet univers économique en mutation ? Appuyez-vous sur l’expert national de l’investissement pour les Français de l’étranger !

    Illustration ©Stockadobe

    Ecoutez le podcast avec Kevin Eparvier

    Laplace, un conseil à votre écoute

    Chaque client est unique. Chaque besoin est unique. C’est la politique des experts de Laplace. Leur service, leur accompagnement, leur conseils se doivent d’être uniques.

    Kevin Eparvier

    Grâce à la complémentarité des expertises regroupées au sein de Laplace, ils réservent à chaque client un accompagnement et une stratégie d’actions sur-mesure, en toute confidentialité et en parfaite maîtrise de toutes les potentialités de son patrimoine à court, moyen et long-terme.

    Ainsi, Laplace accompagne chaque client dans la construction et la réalisation de sa stratégie patrimoniale personnalisée. Ils mettent à disposition de leurs clients une gamme complète de prestations et des expertises complémentaires accessibles à tous les patrimoines !

    Pour rappel, la marque « Laplace » est issue du groupe Crystal qui est une référence du secteur avec :

    • 100 M€ de chiffre d’affaires
    • 380 collaborateurs
    • 22 implantations en France et 7 à l’international
    • Une collecte de 1,8 Md€ 
    • 6,8 Mds€ d’encours administrés 
    • 50.000 familles clientes dont 5.000 à l’étranger
    • 600 partenaires du droit et du chiffre
    • 20 opérations de croissance externe réussies depuis 2020

    Des bureaux dans le monde et à distance

    Avec 6 antennes dans le monde, 2 entre Outre-mer et 21 agences en France métropolitaine, vous pourrez facilement et rapidement rencontrer un expert. Si vous n’êtes pas à proximité, toutes les démarches peuvent aussi se faire en ligne via leur site.

  • Irlande du Nord : l’héritage des accords du Vendredi saint, 25 ans après

    Irlande du Nord : l’héritage des accords du Vendredi saint, 25 ans après

    25 ans après la signature de l’accord du Vendredi saint, qu’en reste-t-il ? Est-ce que le Brexit a laissé des traces en Irlande du nord ? Réponses avec Christophe Gillissen, professeur d’études irlandaises à l’université de Caen.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

    Après 3 décennies de violences

    L’Irlande du Nord marque lundi dans la sobriété le 25e anniversaire de l’accord de paix du Vendredi saint, qui a mis fin à trois décennies de violences, et s’apprête à recevoir le président américain Joe Biden qui fait le déplacement pour l’occasion.

    Le 10 avril 1998, le jour du Vendredi saint précédant Pâques chez les chrétiens, les républicains favorables à une réunification avec l’Irlande et les unionistes attachés au maintien au sein du Royaume-Uni décrochaient un accord de paix inespéré après d’intenses négociations impliquant Londres, Dublin et Washington.

    L’accord mit fin à trois décennies de violences qui ont fait 3500 morts, entre unionistes, surtout protestants, et républicains en majorité catholiques, avec l’implication de l’armée britannique. Un quart de siècle plus tard, l’heure n’est pas à la fête, entre blocage politique et inquiétudes sécuritaires.

    Aucun événement majeur n’est prévu lundi mais de nombreuses personnalités politiques sont attendues dans la semaine, au premier rang desquelles le président américain Joe Biden, qui a des origines irlandaises et qui arrive mardi soir à Belfast, où il sera accueilli sur le tarmac par le Premier ministre britannique Rishi Sunak.

    « Nous nous souvenons aujourd’hui du début d’un nouveau chapitre pour l’histoire du peuple nord-irlandais »

    Communiqué du Prémier Ministre Rishi Sunak, qui n’avait que 17 ans au moment de la signature de l’accord.
    © Charles McQuillan / Getty Images

    Une majorité de catholiques irlandais

    C’est une petite révolution. Pour la première fois, les catholiques sont sortis majoritaires du dernier recensement en Irlande du Nord , meurtrie par des décennies de violences intercommunautaires. Cette province britannique a vu le jour il y a 101 ans avec un découpage géographique y assurant une majorité protestante et ainsi le pouvoir aux unionistes, partisans du rattachement avec le Royaume-Uni. Dans le reste de l’île, aujourd’hui la République d’Irlande, les catholiques sont majoritaires.

    Selon les résultats publiés en septembre 2022 par l’Agence de statistiques et de recherches d’Irlande du Nord (Nisra), 42,3 % de la population nord-irlandaise s’identifie comme catholique, contre 37,3 % comme protestante ou d’autres religions chrétiennes. Plus largement, 45,7 % des Nord-Irlandais se disent catholiques ou élevés dans la religion catholique, quand 43,5 % se disent protestants ou élevés dans cette religion. Le nombre de personnes ne revendiquant aucune appartenance religieuse personnelle ou dans leur éducation a quant à lui bondi à 9,3 %.

  • Loi hongroise anti-LGBT : Paris et Berlin s’associent au recours de la Commission

    Loi hongroise anti-LGBT : Paris et Berlin s’associent au recours de la Commission

    Paris et Berlin se sont associés au recours introduit par la Commission européenne contre une loi hongroise jugée discriminatoire à l’égard des personnes LGBT+, a annoncé jeudi soir (6 avril) l’Elysée.

    « La France, en coordination avec l’Allemagne, a décidé de soutenir la Commission européenne dans son recours contre la loi anti-LGBT en vigueur en Hongrie depuis juin 2021 »

    Communiqué de l’Elysée
    La Hongrie a adopté en juin 2021 une loi interdisant « la représentation ou la promotion » de l’homosexualité et du changement de sexe auprès des mineurs. [Raketir/Shutterstock]

    8 Etats, le parlement et la Commission européenne

    Au moins huit autres Etats membres, ainsi que le Parlement européen, se sont déjà joints à la procédure : la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Autriche, l’Irlande, Malte, le Danemark et le Portugal. En tout, ce sont une quinzaine d’Etats qui devraient se mobiliser contre cette loi.

    La Hongrie a adopté en juin 2021 une loi interdisant « la représentation ou la promotion » de l’homosexualité et du changement de sexe auprès des mineurs, qui avait suscité des réactions indignées, notamment de la part de dirigeants européens.

    La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait parlé de « honte », et l’exécutif européen a saisi la Cour de justice de l’UE en décembre 2022.

    La Commission estime que cette loi hongroise viole les directives sur le commerce électronique, sur les services dans le marché intérieur, sur les services de médias audiovisuels, la charte des droits fondamentaux de l’UE, mais aussi l’article 2 du Traité sur l’Union européenne portant notamment sur le respect des droits humains et la non-discrimination.

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