Le dollar est une énigme. Les États-Unis sont confrontés à une croissance de plus en plus évanescente et à une crise bancaire régionale. Durant des semaines, faute d’accord entre Démocrates et Républicains, le pays était menacé d’un nouveau shutdown. Or le dollar, au lieu de se déprécier par rapport aux autres devises, s’est au contraire apprécié.
En ce printemps 2023, tous les ingrédients étaient réunis pour que le dollar s’affaiblisse. La croissance se situe désormais entre 1 et 2 % pour 2023. Pour 2024, les instituts de conjoncture ne sont guère optimistes même si les incertitudes demeurent importantes. Les indicateurs économiques avancés (PMI) laissent suggérer qu’une récession n’est, à court terme, pas impossible. Depuis des semaines, un risque de défaut sur la dette publique en raison du non-relèvement de la dette publique (31 400 milliards de dollars) a causé une hausse nette du CDS (credit default swap) sur la dette souveraine des États-Unis (assurance contre le risque de défaut). Celui-ci est passé de 0,010 % à 0,200 % de fin 2022 au mois de mai 2023. Ce risque a été levé au dernier moment.
Ni la dette publique, ni l’imposant déficit public, n’influent sur la valeur du dollar
La réduction de dépenses prévue dans le cadre de l’accord devrait peser un peu plus sur la croissance. Ni la dette publique qui représente plus de 100 % du PIB, ni l’imposant déficit public, pas d’avantage que l’absence de consensus au sein du Congrès entre Démocrates et Républicains au sujet des finances publiques, n’influent sur la valeur du dollar.
Le système bancaire a montré d’inquiétants signes de faiblesse face à la hausse des taux d’intérêt. La crise des banques régionales qui a touché Silicon Valley Bank, Signature Bank, Silvergate Bank, First Republic Bank, etc., a obligé les autorités et les autres banques de la place à intervenir rapidement pour éviter la réédition d’une crise financière. Cette crise qui reste cantonnée pourrait néanmoins concerner près de 200 banques régionales aux États-Unis. Les spreads de crédit de l’ensemble des banques américaines ont progressé mais sans avoir d’effets sur le dollar.
Le dollar semble échapper à la règle commune
La forte baisse de la confiance des ménages américains et la chute de l’épargne n’ont pas eu de conséquence sur le billet vert. Il en est de même pour le déficit de la balance qui a atteint un niveau record, soit plus de 570 milliards de dollars. Un tel déficit dans tout autre pays devrait provoquer une dépréciation de la monnaie mais le dollar semble échapper à la règle commune.
La volonté de plusieurs pays émergents – dont la Chine – d’être moins dépendants du dollar devrait par ailleurs réduire le poids de ce dernier et donc contribuer à sa dépréciation. Malgré ces facteurs qui devraient affaiblir le dollar, celui-ci s’apprécie depuis plus d’un an. Le taux de change de l’euro par rapport au dollar qui était de 1,2 avant la crise sanitaire est passé à la parité au troisième trimestre 2022. Il est repassé à 1,10 au début du printemps mais tend à diminuer depuis le début du mois de mai.
Le dollar joue à plein son rôle de valeur refuge depuis 2020. Ce rôle est accru depuis la guerre en Ukraine, la zone euro étant plus exposée à ce conflit que les États-Unis. Ces derniers attirent des capitaux en provenance de toutes les zones économiques et cela d’autant plus facilement que leur politique monétaire restrictive conduit à une hausse des taux d’intérêt.
Puissance économique et militaire, profondeur du marché financier
La FED a durci sa politique monétaire bien plus vite et bien plus fortement que la BCE et les autres grandes banques centrales au sein de l’OCDE. La baisse de l’inflation plus rapide aux États-Unis qu’en zone euro est un facteur qui incite les investisseurs à opter pour les premiers. Ils estiment, par ailleurs, que la croissance américaine dans les prochaines années sera supérieure à celle de la zone euro et du Japon.
Les États-Unis ont comme atouts d’avoir une productivité élevée et une croissance de leur population active, ce qui n’est pas le cas au sein de nombreux pays de l’OCDE. Le dollar bénéficie de la puissance économique et militaire des États-Unis ainsi que de la profondeur de leur vaste marché financier. Si de nombreux établissements financiers ont proposé à leurs clients des couvertures pour couvrir le risque de dépréciation du dollar, ils se sont pour le moment trompés. À leur décharge, tous les facteurs convergaient en faveur de cette dépréciation.
La 5G est encore loin d’être la norme auprès de tous les utilisateurs et pourtant, le développement de la 6G avance à grands pas. La Finlande et les États-Unis ont signé vendredi 2 juin à Helsinki une déclaration commune sur la coopération dans le domaine des communications 6G, marquant selon eux une réponse du « monde libre » face à la technologie chinoise.
Qu’est-ce que la 6G ?
Le terme de 6G renvoie à la sixième génération de technologies de communication sans fil. L’évolution des générations dans le domaine de la téléphonie mobile est aussi celle des normes technologiques qui les régissent. La 1 G correspond aux appels téléphoniques uniquement vocaux des premiers portables des années 80. La 2G a introduit le SMS/MMS dans les années 90 avec des débits de l’ordre de quelques kilobits par seconde. La 3G encadre dans les années 2000 le développement de l’Internet mobile à un débit qui atteint les quelques mégabits par seconde. La 4G des années 2010 introduit l’Internet mobile haut débit, la lecture et le transfert de fichiers haute définition et la gestion des objets connectés. Enfin, la 5G qui va dominer les années 2020 sera avant tout une révolution à l’échelle industrielle grâce à la fibre optique sans fil et ses débits moyens à plusieurs centaines de mégabits par seconde. Au-delà de l’effet de décennie, chaque génération nécessite l’exploitation de nouvelles fréquences auparavant inutilisées, mais aussi le développement de terminaux plus performants pour les exploiter.
Quelle technologie pour la 6G ?
Le térahertz (THz) est une technologie candidate pour la 6G. En décembre 2022, l’organisme européen de normalisation ETSI a créé un groupe de travail sur le térahertz afin d’entamer sa normalisation. Le groupe de travail se concentrera dans un premier temps sur deux usages : les applications mobiles avec d’importants débits de données, comme la réalité virtuelle et augmentée, et les applications nécessitant à la fois des fonctionnalités de communication et de détection, telles que la télé-présence holographique et la robotique interactive et coopérative.
Qu’est-ce que la 6G changera ?
La 6G n’en est encore qu’à ses premiers développements théoriques, mais son premier axe de réflexion tourne principalement autour de la stabilité et de la robustesse des réseaux, là où la 4G a favorisé la vitesse de connexion et la 5G la gestion de la latence et de la consommation énergétique. Le développement d’un Internet satellitaire par exemple pourrait permettre une réduction des disparités de couverture réseau. Les débits moyens de la 5G actuelle, situés autour de 20 gigabits par seconde, pourraient également bondir jusqu’à plus de 1 000 gigabits par seconde. Enfin, des pistes de recherche viendraient lier le développement de la 5G aux progrès de la science en matière d’immersion et d’intelligence artificielle. La 6G devrait par exemple particulièrement suivre les évolutions du métavers ainsi que de la réalité augmentée, afin de proposer de nouveaux horizons en termes de convergence entre réalité et virtualité.
6G : la Chine atteint un débit de 100 Gb/s
Les promesses de la 6G sont en effet nombreuses. LG, notamment, est parvenu à tripler la distance de transmission de données grâce à la technologie. Mais, bien entendu, c’est surtout sur la vitesse de transfert que celle-ci est attendue au tournant. Qu’à cela ne tienne, des chercheurs chinois de la China Aerospace Science and Industry Corporation viennent d’annoncer un nouveau cap historique dans l’histoire des télécoms.
Ces derniers sont ainsi parvenus à utiliser la fréquence 1 THz pour effectuer un transfert de données. Cette avancée est loin d’être anodine, puisque cette fréquence permet de profiter d’une bande passante bien plus large et, de fait, augmente la vitesse de téléchargement. Ce que confirment d’ailleurs les ingénieurs chinois, qui affirment avoir obtenu un débit de 100 Gb/s en téléchargement. À titre de comparaison, la 5G permet théoriquement d’obtenir un débit de 1 Gb/s en téléchargement.
L’accord Finlande – USA
L’accord a été signé par le ministre finlandais des Affaires étrangères, Pekka Haavisto (Verts), et le secrétaire d’État américain, Antony Blinken.
« En collaboration avec leurs alliés et partenaires », les États-Unis mobiliseront « des centaines de milliards de dollars pour financer des infrastructures de haute qualité dans les pays qui en ont le plus besoin », a déclaré M. Blinken.
Ces infrastructures seront construites « de manière transparente », a-t-il ajouté.
La coopération entre la Finlande et les États-Unis dans le domaine de la recherche scientifique, de la normalisation et du développement technologique vise à « créer une approche mondiale commune vers des technologies durables, compétitives, sûres, fiables et des technologies 6G neutres du point de vue des fournisseurs », peut-on lire dans la déclaration officielle.
S’adressant à Helsingin Sanomat dans un grand entretien, M. Haavisto n’a pas hésité à mentionner la Chine — une mention omise dans la déclaration officielle cependant, qui se concentre plutôt sur la coopération entre les États-Unis et la Finlande.
Les États-Unis et la Finlande souhaitent un système 6G « démocratique, transparent et respectueux des droits de l’homme », a indiqué M. Haavisto.
« La Chine est un partenaire commercial important tant pour les États-Unis que pour la Finlande, mais nous avons été témoins de ses dépendances négatives, en particulier tout au long de la crise du coronavirus », a-t-il ajouté.
De son côté, Risto E.J. Penttilä, PDG de Nordic West Office, un groupe de réflexion et de conseil en affaires internationales, a souligné la portée mondiale de l’accord.
« La 6G fait partie de la stratégie globale de l’OTAN et de sa vision de l’avenir. Selon cette stratégie, le monde libre et les démocraties doivent disposer d’une technologie fiable et d’un réseau 6G fiable », a-t-il déclaré, notant que cette technologie « peut être fournie par les Finlandais et les Suédois, ce qui signifie qu’il ne serait pas nécessaire de s’appuyer sur la technologie chinoise ».
« Cela fait partie du grand jeu mondial entre la Chine et les États-Unis, dans lequel la Finlande et la Suède auront un rôle important à jouer », a conclu M. Penttilä.
Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du mardi 06 juin, on revient évidemment sur les grèves contre la réforme des retraites avant de suivre le chef de l’Etat sur les plages de Normandie.
Continuer de faire pression sur le Parlement
C’est la mission que se donnent les opposants à la réforme des retraites, promulguée le 15 avril dernier. Pour cela ils se donnent rendez-vous pour la quatorzième fois dans la rue ce mardi 6 juin, à deux jours de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi pour l’abrogation de la réforme. Au total, environ 250 actions sont prévues à travers le pays, avec notamment une manifestation au départ des Invalides à Paris aux alentours de 14 heures. Plus de 600 000 personnes sont attendues.
Actions hors de France
Bien que les expatriés seront moins nombreux, la mobilisation s’annonce importante, à notre échelle. En particulier dans quelques bastions au sein des réseaux homologués par l’AEFE, comme Madrid, Barcelone, Rabat, Bangkok, etc., et de fait soyez attentifs aux conséquences alors que quelques épreuves du Baccalauréat et du Brevet des collèges étaient programmés ce jour. Pour ceux qui veulent manifester, des actions sont prévues à Madrid, Londres et Berlin.
79ème anniversaire du débarquement
Emmanuel Macron s’est rendu ce lundi en Normandie pour commémorer les mille ans de l’abbaye du Mont Saint-Michel avant de se rendre, aujourd’hui, sur les traces des soldats français pour le 79ème anniversaire du débarquement. Auprès de de Léon Gautier, 100 ans, dernier Français vivant à avoir participé au débarquement, il remettra les bérets verts aux élèves qui viennent de réussir leur stage commando. Sa présence se veut aussi un hommage aux 177 Français qui débarquèrent le 6 juin 1944 aux côtés de centaines de milliers d’alliés, avant une visite au musée du Débarquement.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin dédié aux Français de l’étranger.
Alors que les syndicats se préparent pour une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites et ce alors que l’Assemblée nationale doit voter pour ou contre une proposition de loi abrogeant le nouvel âge légal, 64 ans, ce jeudi 08 juin, le gouvernement a publié ce dimanche 04 juin de nouveaux décrets sur la réforme. Le message est clair, Emmanuel Macron et ses partisans restent décidés à faire appliquer ce texte adopté au forceps.
Mise à jour le 05 juin à 16H30
Deux décrets publiés ce dimanche
Deux premiers décrets d’application de la réforme des retraites sont parus ce dimanche au Journal officiel, dont celui portant progressivement l’âge légal de 62 à 64 ans, la mesure la plus controversée du texte.
Les décrets publiés déclinent les modalités d’application des articles 10, 11 et 17 de la loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 « relatifs, d’une part, à l’augmentation progressive de l’âge d’ouverture des droits à la retraite de 62 à 64 ans et à l’accélération du rythme de montée en charge de la durée d’assurance requise pour le taux plein, et, d’autre part, aux départs anticipés, notamment s’agissant des carrières longues et au titre du handicap », explique le gouvernement dans un communiqué.
Sont notamment précisées les dispositions relatives aux « catégories actives » de la fonction publique (pompiers, policiers, contrôleurs aériens…), qui pourront toujours partir avant 64 ans mais dont l’âge légal de départ sera lui aussi relevé, et aux départs anticipés pour les personnes qui ont commencé à travailler tôt et ont cotisé les 43 années requises.
Pour les carrières longues, le dispositif « prévoit désormais quatre bornes d’âge d’entrée dans le dispositif (16, 18, 20 et 21 ans), en permettant un départ anticipé à la retraite selon quatre bornes d’ouverture des droits à la retraite (respectivement 58 ans, 60 ans, 62 ans et 63 ans) », indique le communiqué.
Ce mardi, à l’occasion de la nouvelle journée de manifestations contre la réforme des retraites, 11.000 policiers et gendarmes seront déployés, dont 4000 à Paris « pour assurer la sécurité des manifestations et garantir le droit de manifester », a indiqué Gérald Darmanin sur Twitter.
« Les services de renseignement anticipent la participation à la journée nationale d’action de mardi de membres de l’ultra gauche venus de l’étranger. Conformément à mes instructions, 17 interdictions administratives du territoire ont déjà été prises afin d’empêcher ces individus de rejoindre les cortèges et le cas échéant de faciliter leur interpellation »
Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur
À l’échelle nationale, entre 400.000 et 600.000 manifestants sont attendus dans les rues mardi prochain pour protester contre la réforme des retraites, selon une note du renseignement territorial que BFMTV a pu consulter. Parmi ces manifestants, entre 40.000 et 70.000 personnes sont attendues dans la capitale, dont 1000 éléments radicaux (200 à 300 d’ »ultra gauche » et de gilets jaunes « ultra »).
Mobilisation chez les expatriés
Du côté des Français de l’étranger, en Europe, des rassemblements citoyens sont organisés devant les ambassades à Berlin, Londres, devant les consulats à Madrid, Barcelone.
Pour les petits Français de l’étranger, les mouvements s’annoncent suivis alors que mardi est une des dernières journées d’examens pour le Brevet des collèges et le Baccalauréat. Il faudra donc être attentif aux modifications d’organisations annoncées ce lundi 05 juin dans les établissements AEFE concernés.
Conséquences en France
Roissy protégé
La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé jeudi dernier aux compagnies aériennes d’annuler un tiers de leurs vols à Paris-Orly, en raison de la participation de contrôleurs aériens à la grève du 6 juin.
Des suppressions préventives ont également été requises pour un vol sur cinq en provenance ou à destination des aéroports de Lyon, Marseille, Nice, Toulouse, Bordeaux et Nantes, a précisé la DGAC dans un communiqué, en prévenant que des «perturbations et des retards» supplémentaires étaient probables. Le premier aéroport français, Paris-Charles-de-Gaulle, n’est, à ce stade, pas concerné.
A la SNCF, à la RATP et à la Direction générale de l’aviation civile, ainsi que dans la fonction publique, plusieurs syndicats vont suivre le mot d’ordre lancé par l’intersyndicale qui souhaite que les députés votent le 8 juin prochain, la proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites. Pour autant ce lundi, il a été annoncé que les perturbations seront minimes.
Les écoles mobilisées
Enfin, concernant le secteur de l’éducation, plusieurs syndicats d’enseignants ont déjà appelé à la grève le 6 juin, dont la FSU, l’Unsa, SUD Education, Solidaires, CGT Educ’action, Sgen CFDT, FNEC FP-FO et le SNALC. Cet appel, comme indiqué plus haut, est relayé dans les réseaux affiliés à l’AEFE.
Standard and Poor’s n’a pas suivi l’agence Fitch qui avait, le 28 avril dernier, décidé de dégrader la note française. Cette décision était intervenue dix ans après la perte, par la France, de son triple A, la meilleure note possible. Seuls onze pays en bénéficient encore en 2023 : l’Allemagne, l’Australie, le Canada, le Danemark, le Lichtenstein, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, Singapour, la Suède et la Suisse.
Même sans son triple A, l’État français demeure une bonne signature sur les marchés. Il emprunte des sommes conséquentes (270 milliards d’euros cette année) à des taux encore raisonnables. L’écart de taux avec l’Allemagne est, en effet, stable depuis des mois à 0,5 point. Le niveau élevé de l’épargne, la capacité à lever l’impôt, la croissance de la population – gage de croissance à venir – sont autant de points positifs qui sont pris en compte par les investisseurs.
Les dépenses publiques représentent 58,2 % du PIB en 2022
Les dépenses publiques sont en constante augmentation au point de représenter 58,2 % du PIB en 2022, soit trois points de plus qu’en 2019, avant l’épidémie de covid-19. A chaque crise, le déficit atteint un niveau record et sa réduction prend toujours plus de temps que chez nos partenaires. Trois ans après la crise sanitaire, il s’élevait en 2022 à 4,7 % du PIB, contre 3,6 % en moyenne au sein de la zone euro et 2,60 % du PIB en Allemagne.
En France, toute réalisation d’économies budgétaires tourne au psychodrame. Avec un taux de prélèvements obligatoires de 45,4 % du PIB, le plus élevé, les marges de manœuvre dans ce domaine des pouvoirs publics sont faibles. Elles le sont d’autant plus que les gouvernements rencontrent les pires difficultés à mener des réformes structurelles comme l’a prouvé récemment celle concernant les retraites.
Sans gain de productivité, pas de croissance, ce qui induit des problèmes de financement, des dépenses publiques
La disparition des gains de productivité constitue une menace pour les années à venir si elle venait à perdurer. Sans gain de productivité, pas de croissance, ce qui induit des problèmes de financement, à terme, des dépenses publiques, celles-ci étant amenées à augmenter avec la transition énergétique, le vieillissement ou la remise à niveau de la défense nationale.
Selon le rapport Pisani-Ferry, la décarbonation de l’économie serait susceptible d’accroître la dette publique, d’ici 2050, de 280 milliards d’euros. Le problème de l’endettement ne se pose pas en 2023 mais pourrait gagner en acuité d’ici la fin de la décennie en cas de stagnation de l’économie.
Si les Français sont inquiets de la progression de la dette publique, ils sont partagés sur les moyens de la résoudre. Pour certains, le principe d’une dette sans limite s’était imposé en lien avec la politique du « quoi qu’il en coûte ». Pour d’’autres, la monétisation par les banques centrales est la solution magique. Or, l’histoire est sévère avec les pays qui ont tenté de s’affranchir durablement des règles de bonne gestion. Après cinquante ans de déficits publics consécutifs, l’heure des choix se rapproche pour la France. Nul n’en connaît la date exacte.
Pour éviter le précipice, la France a l’obligation de renouer avec une croissance pérenne
Ce qui est certain c’est qu’en cas d’absence de changement dans la trajectoire prise, en urgence et dans la douleur, il faudrait prendre des mesures drastiques pour éviter une banqueroute, synonyme de ruine financière pour de nombreuses personnes. Les Grecs ont ainsi dû accepter des sacrifices financiers pour éviter le défaut de paiement de leur État entre 2012 et 2015.
A tort, les Français pensent que cela ne peut pas arriver à la France dont la dernière banqueroute date de 1797. Elle a pu compter jusqu’à maintenant sur la mansuétude de ses partenaires, mais celle-ci n’est pas sans limite. Sa situation est d’autant plus fragile qu’elle cumule son déficit public avec celui de la balance des paiements courants. Elle a donc besoin de faire appel à l’épargne étrangère pour couvrir ses besoins.
Pour éviter le précipice vers lequel elle avance d’année en année, la France a l’ardente obligation de renouer avec une croissance pérenne, ce qui suppose une augmentation du volume de travail et de l’investissement.
La France s’est dite « extrêmement préoccupée » vendredi par les violences ayant éclaté jeudi au Sénégal, qui ont causé la mort de neuf personnes après la condamnation à deux ans de prison ferme de l’opposant Ousmane Sonko. Paris « appelle à la retenue, à cesser les violences et à résoudre cette crise, dans le respect de la longue tradition démocratique du Sénégal », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Depuis février 2021, les Sénégalais vivent au rythme du feuilleton qui met en scène Ousmane Sonko, l’un des chefs de file de l’opposition, une jeune employée d’un salon de massage qui l’accuse de l’avoir violée à cinq reprises, et un certain nombre d’autres acteurs, y compris du pouvoir.
Campus fermé
Ainsi, pour la deuxième journée consécutive, des heurts ont repris ce vendredi dans plusieurs quartiers de Dakar. Ce week-end, des échauffourées se sont produites aux 4 coins de la capitale. Ainsi, l’université Cheikh Anta Diop a été le théâtre de violents affrontements jeudi. Le campus est fermé jusqu’à nouvel ordre.
La France a fait de la sobriété énergétique un pilier de sa stratégie de décarbonation. À Bruxelles et dans les autres capitales européennes, aucun programme de ce type n’est aussi structuré.
En octobre dernier, afin de répondre aux craintes de l’hiver marqué par une pénurie de gaz russe et l’indisponibilité d’une partie du parc nucléaire, le gouvernement français avait présenté un plan de sobriété énergétique. Objectif : réduire de 10 % la consommation énergétique d’ici à fin 2024.
Il s’agissait d’une « première marche vers l’objectif de réduction de 40 % de la consommation d’énergie finale d’ici à 2050 » par rapport à 2022, a déclaré la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, lors d’une audition au Sénat le 24 mai dernier.
C’était aussi un pas important dans la réalisation des objectifs européens de baisse de la consommation énergétique d’ici à 2030 de 11,7 %, tels qu’inscrit dans la directive sur l’efficacité énergétique, a-t-elle ajouté.
Selon la directive, l’économie d’énergie est « la quantité d’énergie économisée, déterminée en mesurant et/ou en estimant la consommation avant et après la mise en œuvre d’une mesure visant à améliorer l’efficacité énergétique ».
Est-ce donc à dire que la sobriété énergétique est un pans des mesures d’efficacité énergétique ? Selon le GIEC, la sobriété se définit comme le fait d’ « éviter dès le départ la demande en énergie, en matériaux, en terres, en eau, tout en assurant le bien-être de tous ».
À l’inverse, l’efficacité énergétique consiste à réduire la consommation d’énergie pour un bien ou un service donné. Les deux concepts concourent donc au même objectif de réduction de la consommation d’énergie. Il y a, en revanche, une différence fondamentale d’approche dans les modes de consommation. Quand l’efficacité consiste à remplacer une voiture thermique par une voiture électrique, la sobriété consiste à prendre le vélo, expliquent les experts de l’Institut Jacques Delors.
Le mot de sobriété énergétique ne connait pas de véritable traduction littérale dans les textes européens.
Même si elle n’en fait pas mention explicitement, la Commission européenne défend auprès d’EURACTIV France l’intégration du concept dans les politiques européennes. Notamment parce que l’UE soutient les mesures que peuvent prendre les États membres en matière d’isolation des bâtiments et de meilleure gestion des températures en été et en hiver par exemple.
La Commission rappelle également qu’elle a pris des mesures l’hiver dernier pour réduire la consommation d’énergie en Europe. L’exécutif européen avait en effet prévu des objectifs contraignants et incitatifs de réduction de la demande en gaz et en électricité pour faire face à la pénurie de gaz russe.
En revanche, ceux-ci n’étaient que provisoires et ne fixaient pas de mesures précises pour atteindre ces objectifs.
À Berlin, l’approche est similaire. En avril, l’Allemagne a en effet entériné une loi sur l’efficacité énergétique avec des objectifs de réduction de la consommation d’énergie.
Face à la crise du gaz l’hiver dernier, le gouvernement allemand a également pris des mesures de réduction de la consommation d’énergie temporaires.
Il s’agissait donc de « sobriété de court terme, de réponse à la crise, qui ne résulte pas d’un changement d’approche structurelle, juridique et économique de la baisse de la consommation énergétique », explique à EURACTIV France un fonctionnaire du ministère de l’Économie et du Climat allemand.
Agnès Pannier-Runacher, juin 2022. [Conseil de l’UE / Union européenne]
Quelle différence ?
Plutôt que de simples mesures de réduction de la consommation d’énergie, le cas échéant temporaires, la sobriété serait donc une approche accompagnée et structurelle de changement dans les modes de consommation pour baisser la consommation d’énergie ?
Le cabinet de la ministre de l’Énergie française présente en effet la sobriété à la française comme une « méthode » singulière.
« Nous avons effectué un travail descendant, en demandant à chaque partie prenante (administration publique, entreprise, société civile) de faire le bilan de leur consommation et de la faire remonter au gouvernement, plutôt que de définir directement des mesures qui se calquent à tout le monde arbitrairement », a-t-il expliqué à EURACTIV France.
Ce concept est d’ailleurs l’un des trois piliers énoncés par le président de la République, Emmanuel Macron, pour atteindre la neutralité carbone en 2050, au côté du développement des énergies renouvelables et du nucléaire.
Pour construire cette sobriété structurelle, la France se base sur des scénarios énergétiques à 2050 dont la baisse de consommation d’énergie est une métrique majeure. Or, il n’existe pas de tels travaux au niveau européen.
Par exemple, « je l’ai vu au sein de la direction générale au transport de la Commission européenne qui, dans ses travaux (2018) sur les scénarios climatiques à horizon 2050, n’a pas prévu de scénario prenant en compte une baisse du nombre de kilomètres parcouru par un citoyen européen », illustre pour EURACTIV France Thomas Pellerin-Carlin, chercheur en politique énergétique européenne à l’Institut de l’économie pour le climat.
Sous cet angle, les autres États membres de l’UE « n’ont pas forcément porté la vision qui consiste à dire que la sobriété est une brique incontournable de la transition énergétique », a expliqué Mme Pannier-Runacher, lors de son audition. « S’interroger collectivement sur le modèle de consommation parait plus discutable », a-t-elle résumé.
Leadership français
Sur ce point, la France dispose donc d’une « forme de leadership politique, avec un niveau d’appropriation technico-administratif du concept de sobriété que je n’ai pas encore vu dans d’autres pays de l’UE », complète M. Pellerin-Carlin.
Aujourd’hui encore, « la sobriété comme levier pour la lutte contre le réchauffement climatique est un concept émergent. Beaucoup de travaux de recherche visent à informer le décideur européen à ce sujet », ajoute le chercheur.
C’est ainsi le cas du projet FULFILL, financé par l’UE et en cours de développement. Le projet vise à informer les décideurs européens sur la sobriété et les leviers de mise en place.
Dès lors, Mme Pannier-Runacher ne perd pas espoir : « il y a un intérêt de la Commission européenne », a-t-elle avancé, même si, pour l’heure, et comme au sein des autres États membres, la sobriété « n’est pas […] un élément incontournable » des politiques européennes.
En conséquence, comme pour l’hiver 2022-2023, la mise en place de mesures européennes temporaires de sobriété pour l’hiver prochain devrait être « le plus probable », avance M. Pellerin-Carlin.
Mais le cabinet de Mme Pannier-Runacher prévient : « sur le long terme, nous n’atteindrons pas nos objectifs de réduction de la consommation énergétique en nous reposant uniquement sur l’efficacité énergétique ».
La guerre d’Ukraine n’en finit pas ses ravages, destructions, crimes et sacrifices. Ses effets géopolitiques n’en sont qu’à leurs débuts. Ils dépendront de l’issue de la guerre. Certains sont évidents : la Russie a perdu de sa superbe, il n’est pas sûr qu’elle reste dans le cercle des grandes puissances. L’Otan s’est élargie. L’Europe s’est rassemblée. Le récent sommet de la Communauté Politique Européenne, créée à l’initiative d’Emmanuel Macron, a réuni 48 chefs d’Etat et de gouvernement qui ont réaffirmé leur soutien à l’Ukraine.
Pourtant, ce serait une erreur de croire que l’Europe, son unité, son influence, son avenir, sort renforcée de ce conflit. Non pas à cause des conséquences économiques, mais à cause de ses contradictions politiques.
Le partenaire naturel de la Russie, ce devrait être l’Europe. La vassalisation promise à la Chine est un triste cheminement.
En premier lieu, a été repoussé, au moins jusqu’à l’après Poutine, l’évidente complémentarité stratégique entre la Russie et l’Europe. On peut critiquer l’aveuglement des dirigeants européens, les compromissions, les illusions. Au fond, l’idée d’un partenariat stratégique, économique, financier, énergétique, politique, englobant les questions de sécurité commune, étaient prometteurs. Ils étaient même une évidence, en tout cas pour la Russie. Le partenaire naturel de la Russie, ce devrait être l’Europe. La vassalisation promise à la Chine est un triste cheminement pour les Russes (Vladivostok devient un port chinois). La destinée naturelle des Russes est de se tourner vers l’Europe : la « Russie éternelle » est européenne. C’est la « voie romaine », dirait le Pape.
En réveillant l’Otan, en renforçant l’Otan par l’adhésion de la Suède et de la Finlande, elle a réaffirmé l’influence américaine en Europe. La France a beau claironner « l’autonomie stratégique européenne », elle est bien obligée de constater que les pays européens, plus que jamais, comptent sur les Américains pour leur défense. Si tous augmentent leur budget de défense, ils se tournent vers les États-Unis. D’où l’importance des programmes conjoints franco-allemands en matière d’industrie de défense.
Tout cela peut évoluer, avec le temps, avec d’autres gouvernements, aux États-Unis ou en Russie. Un Trump imposerait à nouveau un isolationnisme qui ferait réfléchir nombre de pays européens. Un nouveau dirigeant en Russie, pourrait tourner le dos à une politique qui a réduit la Russie.
Emmanuel Macron a changé d’avis. La France soutient désormais un nouvel élargissement aux pays des Balkans.
Ce qui ne changera pas, c’est l’esprit européen, ou plutôt le manque d’esprit européen. L’Ukraine, par son courage, a forcé le respect et obtenu sa candidature à l’intégration dans l’Union européenne. Dans son sillage, les pays des Balkans ont renouvelé leurs demandes. Emmanuel Macron, qui en en 2019, s’était opposé à l’ouverture de négociations avec l’Albanie et la Macédoine du nord, a changé d’avis. La France soutient donc désormais un nouvel élargissement. Jusqu’où : Ukraine, Moldavie, Albanie, Macédoine du nord, ensuite, Monténégro, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo ?
Certes les négociations seront longues, les critères exigeants. Mais avec 33 ou 35 pays, que deviendrait l’Union Européenne ? Une bureaucratie de traducteurs ? On annonce qu’on changera les règles, qu’on abandonnera celles de l’unanimité, y compris en politique étrangère, comme le propose l’Allemagne. C’est un leurre. Aucun pays ne se soumettra à « Bruxelles » comme le démontre la Pologne, la Hongrie, demain n’importe quel autre. Ils n’ont pas la même conception de l’Europe que la « vieille Europe », les pays balkaniques encore moins. Ils attendent les subventions, pas l’Etat de droit. On peut les aider, pas les faire entrer.
Si l’on veut détruire l’Europe, il suffit de l’élargir.L’élargissement, c’est construire l’Europe à l’envers.
C’était une erreur d’accepter l’élargissement des anciens pays communistes sans avoir réformé auparavant l’Union Européenne : si l’on veut détruire l’Europe, il suffit de l’élargir.
Une des justifications de la volte-face de la France est d’arrimer les Balkans à l’Europe, plutôt que d’y voir grandir l’influence russe ou chinoise. Comme s’il n’y avait que ces moyens là pour y faire face. Il y aura donc, en plus des pays sous influence directe américaine comme c’est le cas aujourd’hui, des pays sous influence russe ou chinoise, au sein de l’Union. Remarquable stratégie.
La Communauté Politique Européenne imaginée par le Président de la République, a remporté un franc succès lors de son dernier Forum : voilà un sommet où les chefs d’Etat se rencontrent, parlent de tout, et manifestent cette unité « civilisationnelle » qu’est l’Europe. Pourquoi pas, les rencontres sont utiles. Parler de tout, ne décider de rien. Une mini assemblée des Nations-Unies ne résout pas plus les conflits que ne le fait la grande assemblée des Nations-Unies, qui n’a jamais résolu un conflit. Son utilité est ailleurs.
Est-ce que l’adhésion des pays des Balkans et de l’Ukraine régleront ces défis : migrations, crime organisé, défense européenne, défi énergétique, révolution digitale, robotique, vieillissement, fatigue démocratique ? Cela renforcera-t-il l’euro, ou le dollar ? L’esprit européen ou l’esprit du mal, c’est-à-dire le crime organisé, qui les gangrène ?
Une direction politique ne peut être assurée que par l’alliance franco-allemande. Celle-ci est déséquilibrée par la faiblesse de la France.
Ce qui manque à l’Europe, c’est une direction politique. Elle ne peut être assurée que par l’alliance franco-allemande. Celle-ci est déséquilibrée par la faiblesse économique et financière de la France.
Si l’on comprend bien le devoir « moral » vis-à-vis de l’Ukraine, comme existait un devoir « moral » vis-à-vis des anciens pays du bloc communiste, il ne doit pas contrecarrer le projet européen, alliance fondamentale sur des principes et intérêts proprement européens.
La vieille idée de l’Europe des cercles revient. Il faut une alliance européenne entre les pays qui veulent une « Europe européenne ». France, Allemagne, Italie, Espagne et quelques autres, doivent se regrouper autrement que dans une large Europe soumise aux influences étrangères contradictoires, à des intérêts nationaux conflictuels, notamment dans les Balkans.
Une alliance européenne entre les pays qui veulent une « Europe européenne ».
La France a signé le Traité de l’Elysée avec l’Allemagne, qui a fondé l’alliance franco-allemande en 1963. Elle a signé, de façon symbolique, le même type de traité, récemment, avec l’Espagne et l’Italie. Ce sont ces pays (et quelques autres) qui peuvent donner une impulsion politique à l’Europe. Il faut une initiative européenne pour que l’Union ne disparaisse pas, soit sous forme de bureaucratie impuissante et dépensière, soit sous forme de Concile perpétuel.
Beaucoup espèrent que la construction européenne s’étiole. C’est le cas des Russes, des Américains, des Chinois. C’est le cas de de forces politiques « néo-nationalistes » au sein de l’Europe qui conduiraient à la perte de toute indépendance. Le nationalisme flatte, ronge, puis se retourne contre la Patrie, le « pays réel », comme disait Maurras, qui a bien démontré son fourvoiement. C’est la leçon historique, philosophique de tout nationalisme, que l’on confond avec le patriotisme, qu’il soit français, allemand, turc ou paraguayen.
Troisième effet néfaste de l’élargissement : le déplacement du centre de gravité de l’Europe. Cela aura pour conséquence un accroissement de l’influence de l’Allemagne et un affaiblissement de la France. Or le découplage franco-allemand est une menace mortelle pour l’Europe.
Les véritables menaces qui pèsent sur l’Europe, les défis du siècle sont en Méditerranée.
Autre conséquence : l’oubli de l’enjeu méditerranéen. Les véritables menaces qui pèsent sur l’Europe, les défis du siècle sont en Méditerranée. Migrations, démographie, traite humaine, crime organisé, défi écologique, défis humanitaires, conflits et guerres, radicalisme religieux, résurgence d’un modèle autoritaire, régressions des droits, notamment ceux des femmes, là sont mille dangers qui n’intéressent aucunement les États-Unis ni certains Etats européens, mais qui s’importent en Europe. La Tunisie, le Maroc, l’Algérie, l’Egypte sont des enjeux cruciaux pour l’Europe, sans compter l’Afrique subsaharienne.
Personne n’a commenté le revirement d’Emmanuel Macron, revirement majeur. Le modèle européen n’est pas celui d’une extension perpétuelle, mais la construction d’un modèle.
Personne n’a commenté le revirement d’Emmanuel Macron, revirement majeur. Jusqu’à présent la France refusait tout nouvel élargissement. S’il ne s’agit que de promesses d’attente, elles décevront ces pays : fausse habileté diplomatique. Sur le fond, elles accentuent le déséquilibre franco-allemand, l’absence de politique propre à l’Europe, le renoncement à l’ « autonomie stratégique ».
Evidemment, entre les États-Unis et la Russie, entre les États-Unis et la Chine, il n’y a pas équidistance : nous sommes dans l’alliance des démocraties. Le modèle européen n’est pas celui d’une extension perpétuelle, mais la construction d’un modèle. C’est ce modèle qui apparaît en panne, un modèle démocratique, le modèle européen des démocraties libérales. L’élargissement, c’est construire l’Europe à l’envers. Certains pays, en Europe, se manifestent ouvertement comme anti-européens, comme « illibéraux ». Doit-on refaire les mêmes erreurs ? Espérons que conformément aux engagements, tout élargissement fera l’objet d’un référendum.
Bonjour à tous, bienvenue dans le premier flash quotidien des expatriés de cette semaine. Ce lundi 05 dans votre édition : le Festival de la Mer, une nouvelle carte météo pour vos voyages en France et les prévisions des conséquences de la nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites ce mardi.
A Ajaccio s’est tenu le Festival de la Mer
Un événement organisé par Laurent Dominati, a. Ambassadeur de France, a. Député de Paris et Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press. Pendant 3 jours, scientifiques, professionnels et citoyens se sont réunis pour exposer les solutions pour préserver notre patrimoine maritime. Les Français de l’étranger ont aussi contribué grâce à l’appel à idées lancé sur le site. Vous avez été plus de 10 000 à répondre avec plus de 300 idées issues des 4 coins du monde. Retrouvez-les dans l’article dédié sur nos sites.
La météo des forêts, vous connaissez ?
C’est une nouvelle carte proposée depuis vendredi dernier par Météo France. Alors que la saison estivale s’annonce périlleuse pour nos massifs forestiers, ce nouveau dispositif aidera les pompiers et les autorités à prépositionner les moyens d’interventions adéquats. Mais pas seulement, les citoyens, comme les touristes, pourront aussi adapter leur comportement selon le niveau de risque, qui va du vert au rouge écarlate. Lors de vos vacances en France, n’hésitez pas à la consulter pour préparer vos itinéraires de randonnées.
Journée de mobilisation contre la réforme des retraites
Ce mardi 06 juin, les syndicats appellent les salariés à descendre dans la rue alors qu’une nouvelle loi sera mise au vote le 08 juin pour annuler la réforme tant décriée. En Europe, des rassemblements citoyens sont organisés devant les ambassades à Berlin, Londres, devant les consulats à Madrid, Barcelone. En France, les avions et les trains seront fortement perturbés a priori comme les écoles. Pour les petits Français de l’étranger les mouvements s’annoncent suivis alors que mardi est une des dernières journées d’examens pour le Brevet des collèges et le Baccalauréat. Il faudra donc être attentif aux modifications d’organisations annoncées ce jour dans les établissements AEFE concernés.