Discutée le 15 février 2024 au Sénat, une proposition de loi dite de Santé et Bien-être des femmes au travail (5) souhaite que la dysménorrhée soit prise en compte en milieu professionnel, pour les personnes qui en sont victimes.
La sénatrice des Français de l’étranger Hélène Conway (PS) est cosignataire du texte déposé à la haute assemblée.
Pour rappel, la dysménorrhée est le terme médical désignant les douleurs menstruelles. C’est le cas, par exemple, de l’endométriose, maladie chronique, touchant 1 femme sur 10 selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) (6).
Voici les mesures contenues dans cette loi, qui, si elles sont votées et ne sont pas modifiées lors des discussions parlementaires, devront être respectées par l’employeur lors de sa promulgation.
Mesure n°1 : un arrêt de travail en cas de règles douloureuses
La salariée souffrant de dysménorrhée (dont l’endométriose), sous constat d’un médecin ou d’une sage-femme, pourrait se voir établir une prescription d’arrêt de travail.
Cette prescription serait valable 1 an et permettrait à la salariée d’interrompre son travail, pour une durée de 2 jours maximum par mois, chaque fois qu’elle se trouve dans l’incapacité physique de continuer le travail.
Dans ce cas, la salariée aurait droit au versement d’indemnités journalières, sans délai de carence.
Enfin, l’indemnité journalière devrait être égale à la totalité des revenus d’activité antérieurs soumis à cotisations à la date de l’interruption du travail (dans la limite d’un plafond). L’idée sous-jacente est que la salariée ne subisse pas de perte de revenu en raison de son arrêt de travail.
Mesure n°2 : un accès au télétravail pour les salariées souffrant de dysménorrhée
La proposition de loi souhaite inscrire, au sein du Code du travail, la possibilité pour les femmes souffrant de dysménorrhée, d’avoir accès au télétravail.
Plus précisément, il serait inscrit dans l’actuel article dédié au télétravail (7), que l’accord collectif applicable ou, à défaut, la charte télétravail élaborée par l’employeur précise les modalités d’accès des salariées souffrant de dysménorrhée invalidante à une organisation en télétravail.
L’idée serait de permettre aux salariées, lorsqu’elles connaissent des périodes de douleur, de travailler depuis chez elles, et ce, dans des conditions préétablies avec leur employeur.
Et dans le monde
Si le congé menstruel n’est qu’au stade de projet législatif, d’autres États l’ont d’ores et déjà reconnu.
L’Espagne
Il s’agit du premier pays européen à avoir légiféré sur la question. La loi, votée le 16 février 2023, a été prise dans le but de réduire les inégalités entre les femmes et les hommes.
Le Japon
Le congé menstruel est inscrit dans la loi japonaise depuis 1947. Les entreprises japonaises ne peuvent forcer une salariée à travailler si elle demande un congé menstruel. La salariée peut prendre autant de jours que nécessaire. Ils ne seront en revanche pas rémunérés pour 70 % des cas. Seules 30 % des entreprises proposent une prise en charge partielle ou complète de ces congés, ce qui explique en partie la faible part de femmes profitant de ce congé. Selon une étude menée par le ministère du Travail japonais en 2020, seules 0,9 % des femmes en auraient profité.
La Corée du Sud
Les salariées coréennes bénéficient de 1 jour par mois, depuis 2001. Cependant, ce congé n’est pas rémunéré. Mais les entreprises doivent malgré tout respecter l’absence de la salariée, sous peine d’une amende.
L’Indonésie
Dans ce pays, les salariées disposent de 1 ou 2 jours de congés menstruels par mois. Effectivement, depuis 2003, en cas de douleurs de règles, les salariées peuvent prendre 1 ou 2 jours de congé, payé(s) par l’entreprise, mais seulement en début de cycle et avec l’obligation d’anticiper la date et de la notifier à son employeur. Cela peut donc s’avérer difficilement applicable en cas de cycles irréguliers.
On le sait pour les non-résidents, la volonté d’acquérir un bien en France peut se heurter à des défis de taille comme nous le rapporte le site Seloger.com, dans une étude publiée le 2 février 2024.
En effet, pour un Français de l’étranger, l’obtention d’un prêt immobilier peut s’avérer plus complexe que pour les résidents nationaux. Les institutions financières estiment le risque de non-remboursement plus élevé, entraînant ainsi des conditions d’emprunt plus strictes avec des taux d’intérêt plus élevés et la nécessité d’un apport financier initial important.
Avec nos partenaires, France Pay, la nouvelle banque des Expatriés, et Carte financement, le spécialiste du crédit pour les non-résidents, nous avons listé quelques conseils pour anticiper au mieux votre demande de financement pour un bien en France.
Vérifier son statut fiscal
Certains statuts, tels que la résidence à l’étranger ou une profession incompatible avec des revenus stables, sont considérés comme plus risqués par les banques. Dans ces situations, il est vivement recommandé de faire appel à un expert spécialisé dans l’accompagnement des investisseurs immobiliers résidant à l’étranger, comme l’équipe d’experts de Carte financement ou de France Pay. Leur expertise permet d’obtenir un financement optimal tout en évitant les écueils potentiels.
Les banques peuvent, aussi, demander à leur client non-résident de répondre à de nombreuses conditions. L’une de ces exigences est de remettre un apport évalué à 20 % de la valeur du bien, en plus de couvrir les frais annexes (frais de notaire et de garantie), évalués à un peu moins de 10 % du prix du bien.
Obtenir des garanties en France
Avant de signer votre prêt immobilier, la banque demande une garantie en cas de litige de remboursement du crédit immobilier. La garantie permet le remboursement de l’emprunt en cas de défaut de remboursement, en dehors des clauses couvertes par l’assurance emprunteur.
Pour les non-résidents, comme pour tout prêt immobilier, la banque se tourne vers un organisme de caution.
Dans certains cas, elles peuvent demander une garantie réelle. C’est une garantie prise directement sur le bien immobilier. C’est-à-dire soit la souscription à une inscription de privilège prêteur de deniers (IPPD) soit une hypothèque conventionnelle.
L’IPPD est une garantie pour la banque. En cas de non-remboursement, elle vendra votre bien aux enchères afin d’être remboursée. Elle coûte entre 0,7 et 0,8 % du capital. Elle est valable uniquement sur des biens anciens.
L’hypothèque ressemble à l’IPPD. Elle est valable sur l’achat de biens neufs, l’achat en VEFA, la construction. Contrairement au privilège prêteur de deniers, l’hypothèque coûte plus.
Une fois le bien acquis attention aux normes
Une fois l’acquisition réalisée, la mise en location du bien ou la réalisation de travaux de rénovation peuvent se révéler nécessaires. Les déplacements fréquents en avion pour rencontrer des locataires potentiels et superviser les travaux ne sont pas toujours envisageables.
C’est ici que l’appui d’un partenaire de confiance local devient essentiel. Par ailleurs, la résidence fiscale de l’investisseur français entraîne l’application de normes différentes en matière d’impôt sur le revenu, d’impôt sur la fortune et de plus-value immobilière. La fiscalité des revenus locatifs varie également en fonction du statut de résidence. Opter pour la location meublée (LMNP) peut s’avérer avantageux. Cela permet de bénéficier d’un régime fiscal générant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) plutôt que des revenus fonciers, plus lourdement taxés.
Vous l’aurez compris, se faire accompagner pour investir dans l’immobilier depuis l’étranger peut être très utile à de nombreux niveaux. Des experts spécialisés comme ceux de France Pay ou de Carte financement proposent des programmes dédiés aux expatriés pour maximiser leurs chances de mener à bien leur projet et leur éviter des erreurs qui pourraient leur coûter cher !
La France compte désormais plus de 50 années de déficits publics successifs à son passif. L’année dernière, le solde public a été négatif de 5 points du PIB, plaçant la France loin derrière la moyenne européenne. Cette accumulation de déficits a amené la dette publique à plus de 110 points de PIB quand elle ne dépassait pas 25 % du PIB dans les années 1970. La France est désormais le troisième pays d’Europe, après la Grèce et l’Italie, le plus endetté et le neuvième au monde.
Depuis plus de vingt ans, la France n’a respecté aucun des plans de réduction des déficits votés par le Parlement. Le déficit semble être vécu comme une fatalité qui émeut de moins en moins. Depuis la campagne présidentielle de 2007, il n’est plus un sujet réel de polémique, l’idée étant de s’en accommoder plutôt que de tenter de le réduire.
56 % de son PIB aux dépenses publiques, un record européen.
Avec le « quoi qu’il en coûte », les faibles taux d’intérêt et l’épidémie covid ont donné l’illusion d’un endettement sans limite. La France consacre plus de 56 % de son PIB aux dépenses publiques, un record européen. Près de la moitié des richesses créées en une année est captée pour les financer. Or, l’état des services publics ne finit pas de se dégrader. Les systèmes de santé et d’éducation sont en état de crise permanente. Les transports publics sont bien souvent vétustes. Après des années de sous-investissement, le pays découvre qu’il pourrait manquer d’électricité et doit procéder à la construction de nouvelles centrales nucléaires. Après des années de disette, la défense nationale apparaît incapable de faire face à la multiplication des crises internationales.
Face aux besoins, tous légitimes, de la santé, de la dépendance, des retraites, de l’éducation, de la défense, de l’agriculture, des entreprises de la haute technologie, la réponse semble indubitablement passer par l’augmentation des dépenses publiques.
Un système d’intervention publique s’accompagne, logiquement, d’une surenchère normative
Si le pays se porte mal, ce serait en raison d’une supposée rigueur et de l’avarice des gouvernements qui se sont succédé depuis cinquante ans. La préférence donnée à un large système d’intervention publique s’accompagne, fort logiquement, d’une surenchère normative. Pour distribuer aides et prestations, pour veiller à leur bon usage, pour éviter la fraude, les administrations sont contraintes de multiplier les règlements et les circulaires. Leur accumulation est une source de déresponsabilisation et de paralysie. Au fur et à mesure de leur édiction, les pouvoirs publics contrôlent de moins en moins la situation.
Le déclin des pays provient souvent de l’incapacité des administrations à faire respecter l’état de droit et à faire fonctionner les différents réseaux. Au XVe siècle, Angkor qui fut longtemps la ville la plus peuplée du monde connut un inexorable déclin en raison de l’incapacité de l’administration à gérer son système d’alimentation en eau d’une rare complexité.
Si la France avait un taux de croissance et un taux d’emploi élevés, la question du poids de ses dépenses publiques ne se poserait pas dans les mêmes termes. Toute chose étant égale par ailleurs, si le pays avait le même taux d’emploi que les pays d’Europe du Nord, le PIB serait supérieur de 10 points à son niveau actuel et nos finances publiques seraient à l’équilibre. Cela suppose l’insertion d’une grande partie des jeunes qui ne sont actuellement ni en emploi, ni en formation, soit environ 16 % des 18/25 ans, ainsi qu’une augmentation du taux d’emploi des seniors.
La France a choisi de manière insidieuse la décroissance
Au-delà du taux d’emploi, la croissance restera faible tant que la productivité ne se redressera pas. L’écart de croissance de la France et plus globalement de l’Europe vis-à-vis des États-Unis s’explique par l’évolution divergente des gains de productivité. La France a choisi de manière insidieuse la décroissance. Le malthusianisme s’est instillé dans tous les pores de l’économie. L’interdiction d’ouverture de gisements et de mines, la raréfaction réglementaire du foncier, la lourdeur des contraintes pour l’obtention de permis de construire, les contraintes pesant sur l’industrie au nom d’une application zélée du principe de précaution, la préférence donnée à la société de loisirs au détriment du travail, la baisse du niveau scolaire – en particulier en mathématiques et en sciences – sont autant de facteurs qui nuisent à la productivité et à la croissance.
La maîtrise des dépenses publiques et, plus encore, leur diminution sont des tabous. Elles sont perçues comme des régressions. Toute baisse génère des réactions d’hostilité immédiates, susceptibles sur le court terme de réduire la croissance. Les avantages s’apprécient sur la durée, durée dont les gouvernements ne disposent pas ou peu. Les dépenses publiques sont une drogue dont il est difficile de se sevrer.
La réalisation d’économies prend de ce fait la forme d’un bonneteau. Quand l’État réduit ses dépenses, c’est pour mieux augmenter celles des collectivités locales, des régimes sociaux ou des complémentaires santé. La succession rapide des crises – bonnets rouges, gilets jaunes, réforme des retraites, agriculteurs – souligne la rigidification du corps social. Si ce constat est partagé, en revanche, les solutions ne le sont pas. Faute de consensus, toute réforme est une épreuve.
Depuis des années, les gouvernements donnent du temps au temps en espérant que celui-ci résolve par enchantement les problèmes. Quel électrochoc pourrait changer le cours de l’histoire ? Faudra-t-il que les investisseurs commencent à douter de la capacité de l’État à rembourser ses dettes pour qu’il s’engage dans une modernisation des structures publiques ?
Dans le passé, la France arrivait à se redresser d’autant plus facilement que la situation apparaissait désespérée. Ce fut le cas après la Seconde Guerre mondiale et après 1958 quand l’adhésion à la Communauté économique européenne nécessita de profondes réformes. Il serait évidemment préférable d’éviter une telle extrémité.
Le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ont réussi l’assainissement de leurs finances publiques sans drames
Ces dernières années, des pays comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ont réussi l’assainissement de leurs finances publiques sans trop de drames. Ils ont préféré jouer sur les dépenses plus que sur les impôts. Ils ont appliqué le principe de subsidiarité et ont accepté la mise en concurrence d’activités auparavant réglementées. Les deux conditions sine qua non sont la confiance dans l’avenir et le rejet du repli sur soi.
Donald Trump s’est attiré lundi les foudres des chefs de gouvernement et des ministres des Affaires étrangères du « Triangle de Weimar », composé de la France, de l’Allemagne et de la Pologne, pour avoir affirmé qu’il n’interviendrait pas si un membre de l’OTAN était attaqué par la Russie.
Le nouveau Premier ministre polonais Donald Tusk (Coalition civique/KO, Parti populaire européen/PPE) a rendu visite à Emmanuel Macron et au chancelier allemand Olaf Scholz lundi (12 février).
En parallèle, le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné, la ministre allemande Annalena Baerbock et le ministre polonais Radosław Sikorski se sont retrouvés dans la banlieue parisienne pour une réunion dédiée au « Triangle de Weimar », discutant surtout de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, ainsi que de l’avenir d’une « union de la défense » de l’UE.
Le «Triangle de Weimar » a été créé en 1991 comme forum de dialogue entre Varsovie, Berlin et Paris, mais il est devenu pratiquement inactif après l’arrivée au pouvoir du parti eurosceptique Droit et Justice (PiS) en Pologne en 2016.
Avec le retour de M. Tusk, pro-UE, les espoirs renaissent et le «Triangle de Weimar » est de retour sur le devant de la scène de l’UE.
« L’interaction entre nos trois pays est fondamentale », a déclaré Mme Baerbock à Paris.
Ces réunions étaient également censées mettre un terme aux affirmations selon lesquelles le tandem franco-allemand et les relations des deux pays avec la Pologne sont tendus.
Paris, Berlin et Varsovie ne sont peut-être pas toujours d’accord, mais « il ne s’agit pas de jouer du même instrument de musique. Il faut plutôt essayer de trouver l’harmonie en jouant de différents instruments », a expliqué la ministre allemande des Affaires étrangères.
Les derniers propos de Donald Trump sur l’avenir de l’OTAN semblent avoir contribué à ce que les ministres des Affaires étrangères affichent clairement un front uni. [EPA-EFE/SARAH MEYSSONNIER / POOL MAXPPP OUT]
Les commentaires de Donald Trump ne servent « que les intérêts de la Russie »
Les derniers propos de Donald Trump sur l’avenir de l’OTAN semblent avoir contribué à l’unité des ministres des Affaires étrangères.
M. Trump, candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, a réaffirmé samedi (10 février) qu’il n’interviendrait pas si la Russie attaquait les membres de l’OTAN qui n’atteignaient pas les objectifs de dépenses de l’alliance en matière de défense, à savoir au moins 2 % du PIB.
« Je ne me résigne pas de mon côté à convaincre tous les dirigeants de la pertinence de notre alliance [transatlantique], qui fonctionne d’ailleurs au bénéfice des États-Unis », a déclaré M. Séjourné lors d’une conférence de presse à Paris.
« Toutefois, chaque minute compte pour préparer les Européens à absorber le choc d’un scénario [invasion d’un État membre de l’UE par la Russie] qui a été décrit parfaitement par Donald Trump. »
« Il n’y a pas d’autre alternative que l’UE et l’OTAN », avait déclaré quelques heures plus tôt M. Tusk aux côtés de M. Macron, à Paris, faisant référence à la devise emblématique des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas : « Un pour tous, tous pour un ! »
Il a réitéré ce message plus tard à Berlin, M. Scholz s’en prenant également à M. Trump de façon à peine voilée.
« Toute relativisation de la garantie d’assistance de l’OTAN est irresponsable et dangereuse et ne sert que les intérêts de la Russie », a déclaré M. Scholz « à la lumière des événements récents ».
Le Triangle de Weimar comme rempart de défense
Si les ministres des Affaires étrangères ont insisté sur le fait que l’OTAN telle qu’elle existe aujourd’hui profite aux États-Unis, tous les trois, ainsi que M. Tusk, M. Scholz et M. Macron, ont convenu qu’il était grand temps pour l’UE d’accroître ses capacités de défense.
« Il est essentiel que nous devenions plus indépendants en matière de défense », a déclaré Mme Baerbock lors de la conférence de presse, en complément de l’OTAN, qu’elle a qualifiée d’« assurance-vie et de colonne vertébrale ».
Les trois pays ont déjà considérablement augmenté leurs dépenses en matière de défense en réponse à l’invasion russe en Ukraine. M. Scholz avait parlé en 2022 de « Zeitenwende » (« tournant historique ») pour le budget de la défense de l’Allemagne, tandis que les dépenses militaires de la France pour 2024-2030 prévoient une augmentation de 40 % par rapport à ces dernières années.
En parallèle, la Pologne devrait consacrer plus de 3 % de son PIB à la défense en 2024, a déclaré Radosław Sikorski.
Le choc de l’agression russe contre l’Ukraine en février 2022 a incité les pays de l’UE à créer une « union européenne de la défense », a déclaré Mme Baerbock.
« Tous les quatre ans, l’Europe ne peut pas se payer le luxe de réfléchir à sa propre sécurité et d’être dépendant d’une élection [étasunienne] », a expliqué M. Séjourné.
Les discussions entre les trois ministres des Affaires étrangères devraient également porter sur les moyens d’accroître le soutien militaire collectif à l’Ukraine, y compris une réforme de la Facilité européenne pour la paix (FEP), le mécanisme de financement hors budget de l’UE utilisé pour rembourser les États membres pour leurs livraisons d’armes à l’Ukraine.
En outre, les trois ministres ont présenté un nouveau plan de coordination pour lutter contre l’ingérence étrangère avant les élections européennes. Ils se sont également mis d’accord pour demander un cessez-le-feu dans le cadre de l’attaque incessante d’Israël contre Gaza.
Tandis que la France fait pression pour un arrêt « durable » des hostilités, Mme Baerbock n’a appelé qu’à des « cessez-le-feu humanitaires ».
Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés, dans les titres : Pression fiscale sur les locations courte durée – Une carte unique pour les handicapés en Europe – Nouveau divorce entre la SNCF et les Français
Abattement réduit à 30%
La mesure la plus emblématique de cette proposition de loi transpartisane entend réduire à 30% le taux d’abattement fiscal en France dont bénéficient les revenus issus des locations des meublés de tourisme, contre 71% ou 50% actuellement, avec une exception en « zone rurale très peu dense » où l’abattement resterait à 71%. Découvrez les autres surprises dans l’article dédié sur lesfrancais.press.
Délivrée et renouvelée gratuitement, la nouvelle « carte européenne du handicap » sera en format physique, et quand c’est possible en format numérique. En effet, l’UE s’est accordée sur la mise en place d’une carte européenne du handicap qui donnera accès, dans les 27 pays de l’Union, au même traitement préférentiel dans les transports, manifestations culturelles, musées ou centres sportifs, a annoncé vendredi 9 février le Parlement européen.
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Vacances et grève au programme en France
Les représentants syndicaux qui se pressent sur les plateaux depuis quelques jours savaient que cette grève ne serait pas populaire. À quelques heures du mouvement qui devrait priver les voyageurs d’un train sur deux sur les réseaux TGV et Intercités, l’enquête Elabe* pour BFMTV confirme la très faible adhésion au mouvement des contrôleurs. Alors que 64% des personnes interrogées ont entendu parler de la grève des 16, 17 et 18 février prochain, elles ne sont qu’une petite minorité, 27%, à exprimer une opinion positive sur cette énième grève.
C’est tout aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier bulletin d’informations des Français de l’étranger de la semaine.
Le texte, visant à durcir la réglementation qui encadre les meublés de tourisme, c’est-à-dire les biens en locations sur Airbnb ou Booking, a finalement été adopté lundi 29 janvier. Le texte transpartisan (PS-Renaissance) qui devra encore être examiné au Sénat, a été adopté par 100 voix contre 25. En cas de rejet, il sera présenté de nouveau à l’Assemblée nationale où les adoptés devraient à nouveau l’adopter, permettant ainsi son application.
Que vous réservent donc les experts de Bercy ? Pour les Français de l’étranger, on fait le point !
Abattement réduit à 30%
La mesure la plus emblématique de cette proposition de loi transpartisane entend réduire à 30% le taux d’abattement fiscal dont bénéficient les revenus issus des locations des meublés de tourisme, contre 71% ou 50% actuellement, avec une exception en « zone rurale très peu dense » où l’abattement resterait à 71%.
La mesure était réclamée depuis longtemps par les professionnels de l’hôtellerie, dénonçant un « parc de location échappant complètement à l’État ». Thierry Marx, président confédéral de l’Umih (Union des Métiers et des Industries Hôtelières) évoquait il y a quelques mois « une concurrence totalement déloyale pour les gens dont c’est le métier de faire de l’hôtellerie-restauration ». Pour lui, les « locations, quasiment sous le manteau et sans protection » exposent les touristes à des « risques sanitaires mais aussi de sûreté ».
Autre mesure visant à remettre les meublés de tourisme sur un pied d’égalité avec tous les autres biens mis en location dans le parc français : l’obligation pour les meublés de tourisme de se soumettre au diagnostic de performance énergétique avant d’être mis sur le marché. Jusqu’à présent, les propriétaires qui louaient leur bien en location saisonnière étaient les seuls à être exonérés de la réalisation de ce diagnostic.
Réduction à 3 mois du droit de louer voire interdiction pour les non-résidents !
Enfin, le texte prévoit de redonner des pouvoirs aux communes, souvent démunies face à l’explosion des Airbnb. Les maires pourraient ainsi obtenir le droit d’abaisser de 120 à 90 jours par an la durée maximale pendant laquelle une résidence principale peut être louée et instaurer des quotas de location saisonnière.
Aussi, et pour tous, l’enregistrement d’un meublé auprès de la municipalité pourrait devenir obligatoire, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Paris.
En France, on estime le nombre de logements mis en location touristique de courte durée à 800 000 pour l’année 2021, contre 300 000 pour 2016. Le 23 novembre, la mairie de Paris a exprimé son souhait que l’arsenal législatif soit renforcé pour lutter contre les locations touristiques illégales et annonçait une multiplication des contrôles à l’approche des JO-2024.
Dans la capitale, il n’est autorisé de mettre son logement sur des plateformes comme Airbnb ou Booking que 120 jours par an et uniquement s’il s’agit de sa résidence principale. Eh oui, beaucoup l’ignorent mais il est interdit aux non-résidents de louer sur ce type de plateformes leurs biens situés à Paris.
Deuxième épisode de la série 2024 consacrée à la Saint Valentin. On continue ensemble à découvrir des traditions insolites ou rustiques comme en Finlande et on s’étonnera (ou pas) que l’Arabie Saoudite interdise cette célébration de l’Amour. Mais d’autres pays ont aussi choisi d’autres dates pour honorer les amoureux. En tant qu’expatrié(e) cela peut vous éviter de faire un impair avec votre valentine ou valentin !
Finlande : « Porter de femme »
Plus rustique, en Finlande, chaque année est organisée le championnat du « porter de femme ». C’est une course d’obstacles dans laquelle le mari porte sa femme. Celui qui termine la course le plus vite se voit gagner le poids de sa femme en bière…
Congo : Choisir sa ou son préféré(e) !
La fête cartonne également au Congo, avec une petite différence dans un pays ou la polygamie est légale ! Le 14 février est une réelle gageure pour ceux et celles qui vivent plusieurs relations en même temps. Cependant, l’usage est de revendiquer sa monogamie et de mettre à l’honneur sa ou son partenaire préféré(e).
En Inde : L’amour au sens large
Si, dans la plupart des pays du monde, la Saint-Valentin est une fête bon enfant et plutôt commerciale, en Inde, elle est vue d’un très mauvais œil ! Vous n’êtes pas sans savoir qu’ici en Inde, les relations – sous toutes les formes que ce soit – sont proscrites avant le mariage.
Au quotidien, les Indiens ne montrent pas leur affection en public ; ils ne s’embrassent jamais et évitent même de se tenir la main. Il n’est donc pas très étonnant qu’une fête prônant l’amour ne soit pas très bien accueillie en Inde. Si les jeunes générations commencent doucement à oser fêter la Saint-Valentin en couple, on préfère célébrer l’amour au sens le plus large du thème en remerciant ses amis et sa famille.
La Saint-Valentin est ainsi davantage vue comme un moment convivial avec les gens que l’on aime qu’une fête commerciale comme on la connaît dans bien d’autres pays.
Vous pouvez découvrir encore plus de traditions insolites en cliquant ICI.
En Russie : Une alternative orthodoxe à la Saint-Valentin
Depuis quelques années seulement, la Russie a lancé une fête que certains interprètent comme une alternative à la Saint-Valentin. La « journée de la famille, de l’amour et de la fidélité », comme elle est appelée, satisfait davantage la religion orthodoxe et récompense à l’aide d’une médaille les couples dont la longévité a atteint les 25 ans ou plus. Les couples les plus récents, eux, s’offrent mutuellement des bijoux pour marquer le coup. Célébrée pour la première fois le 8 juillet 2008, elle est l’occasion de remettre au goût du jour une ancienne tradition de l’époque soviétique et remporte chaque année toujours plus d’engouement. Les Russes ne résistent cependant pas à la tentation de s’offrir des chocolats et autres petits cadeaux le 14 février.
Espagne : le 23 avril
En Catalogne, plus particulièrement, la fête de l’amour se célèbre à la Saint Jordi, le 23 avril et celle-ci possède une connotation littéraire : la tradition veut que les hommes offrent des roses à leurs chéries. En retour, les femmes offrent des livres à leurs hommes. D’ailleurs, cette journée est également classée journée du livre et du droit d’auteur par L’Unesco en hommage au plus célèbre écrivain espagnol : Miguel de Cervantes.
Saint Valentin en Colombie
Colombie : A la recherche d’un amoureux secret
La Colombie rejoint la liste des pays qui ne fêtent pas la Saint-Valentin le 14 février. Ici, « El dia del amor y la amistad » (en français « le jour de l’amour et de l’amitié ») est célébré le 3ème samedi du mois de Septembre. La raison ? Simplement car le 14 février tombe en pleines vacances scolaires et serait alors synonyme de flop commercial pour le pays. La Colombie ne restreint pas la Saint-Valentin aux amoureux mais l’étend à la famille, aux collègues, aux amis, aux conjoints, … Tout le monde y passe ! A la manière d’un « Secret Santa » aux Etats-Unis, la tradition colombienne veut que l’on s’échange des mots doux et des petits cadeaux de façon anonyme. Le jeu est alors de retrouver son bienfaiteur secret !
Ceux qui interdisent la St Valentin
Parce qu’elle ne correspond pas aux valeurs et aux traditions des pays ; parce qu’elle prône, pour certains, la débauche sexuelle ; ou tout simplement parce qu’elle appartient à la culture occidentale pour d’autres, la fête de la Saint-Valentin est radiée du calendrier de plusieurs états. Parmi eux : le Pakistan, l’Indonésie, l’Arabie Saoudite ou encore l’Iran. A l’approche de cette fête, ces gouvernements interdisent la vente d’objets liés à la Saint-Valentin et sanctionnent même parfois les démonstrations d’affection en public.
C’est la Saint Valentin, la traditionnelle boîte de chocolats va faire son retour quelques semaines après Noël et avant Pâques. Mais tous les chocolats ne se valent pas. On se penche donc pour les Français de l’étranger sur une étude dédiée à la production du cacao et à son impact sur la déforestation. Une ONG a classé les producteurs, marques et magasins les plus engagés en 2023.
Consommer du chocolat : un acte pas si anodin
La consommation de chocolat n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Moins connu que la viande pour ses effets sur la planète, le mets incontournable de nos fêtes est pourtant un aliment particulièrement destructeur pour les écosystèmes. Ainsi, l’ONG Be Slavery Free dresse un classement, le Chocolate Scorecard 2023 , des fabricants et distributeurs de chocolat du monde entier en fonction de leurs méthodes de production.
En effet, la culture du cacao est l’une des principales causes de la déforestation en Afrique de l’Ouest, à l’origine de 75 % de la production mondiale. Au cours des 60 dernières années, les deux premiers pays producteurs de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana, ont perdu environ 94 % et 80 % de leurs forêts. Au moins un tiers de cette déforestation est directement liée à la production de cacao, note l’ONG Mighty Earth qui contribue à établir le Chocolate Scorecard.
Par ailleurs, la culture du cacao est à l’origine de violations des droits humains avec une précarisation des cacaoculteurs et un recours au travail forcé des enfants. Au total, seulement 11 % du prix d’une tablette vendue dans le commerce revient, en moyenne, à l’exploitant, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une grande part des producteurs vit ainsi en dessous du seuil de pauvreté, dénonce encore la FAO.
Mais tous les producteurs ne se valent pas. Ainsi, pour établir son palmarès des entreprises les plus durables, Be Slavery Free croise des données sociales et environnementales. Résultat, la marque Original Beans prend la tête du classement et décroche le « prix du bon oeuf » suivi de Tony’s Chocolonely qui est quant à lui salué pour avoir «cherché à transformer en profondeur l’ensemble du secteur ».
Les deux bons élèves sont suivis des marques Beyond Good, Alter eco, Alba ou Ritter Sport. A l’inverse, les marques Unilever, Mondelez Kruger ou General Mills sont pointées du doigt pour leurs mauvaises pratiques et leur absence de transparence. Le prix de «l’Oeuf pourri» est décerné à General Mills pour son «retard en matière de politiques publiques et manque d’engagement», pointe Be Slavery Free.
Aux États-Unis, les adversaires de Joe Biden se focalisent sur son âge en soulignant que le Président ne serait plus totalement apte pour exercer ses fonctions. Le bilan du premier mandat est pour le moment passé sous silence. Or, celui-ci peut apparaître globalement bon avec une croissance de 2,6 % en 2023, une augmentation des rémunérations, un retour rapide au plein-emploi après la crise sanitaire et une baisse du taux de pauvreté.
Les investissements dans le secteur manufacturier ont atteint un niveau record de 2000 milliards de dollars. Cette croissance soutenue a néanmoins un prix, la progression du déficit public qui a dépassé 7 % du PIB en 2023. L’argent public dépensé pourrait déboucher sur d’importants gaspillages. La dette publique a atteint 32 000 milliards de dollars. Les pouvoirs publics ont opté pour une politique d’inspiration keynésienne.
Joe Biden n’a remis que partiellement en cause les mesures protectionnistes décidées par son prédécesseur. Les subventions accordées aux entreprises pour investir aux États-Unis suscitent l’hostilité de leurs partenaires économiques.
La population américaine doute du bien-fondé de la politique de Joe Biden. Une majorité estime que la situation économique s’est dégradée. La baisse du chômage, et la hausse des revenus ne sont pas portés au crédit du gouvernement. En revanche, celui-ci est considéré comme responsable de l’augmentation des prix.
Terminer le travail ou pas
Si Donald Trump appelle les électeurs à « rendre sa grandeur à l’Amérique en matière d’économie, d’éducation, et sociale » (« to make America great again economically, educationally, and socially »), la devise de Joe Biden est « nous pouvons terminer le travail ». Ce slogan vise à conforter les électeurs démocrates qui craignent une orientation plus droitière de la politique économique. Les équipes de Joe Biden veulent s’appuyer sur les syndicats afin que ces derniers puissent obtenir pour les salariés des augmentations de salaire. Elles entendent poursuivre la hausse des dépenses en faveur de l’éducation de la petite enfance. Elles souhaitent renforcer la concurrence en luttant contre les monopoles et les oligopoles afin de réduire le pouvoir des grandes entreprises. Elles appellent à poursuivre l’effort en faveur de l’investissement afin d’accélérer la transition écologique.
Cette politique rencontre l’hostilité des dirigeants des grandes entreprises et des contribuables aisés qui craignent une augmentation de la pression fiscale. Joe Biden estime que l’élection se joue sur les classes populaires et moyennes qui sont de plus en plus séduites par le discours populiste de son concurrent.
La poursuite de la mise en œuvre de la politique de Joe Biden suppose qu’il puisse compter sur un minimum de soutien au Congrès. Les démocrates se doivent donc de conserver la présidence et d’obtenir la majorité à la Chambre des représentants, ce qui est, en l’état des sondages, loin d’être évident. Joe Biden ne manque pas de souligner que l’application de son programme de 2019 a été freinée par les divisions au sein du Congrès et la majorité républicaine à la Chambre des Représentants depuis le début de l’année 2023.
Des subventions aux entreprises de 2 000 milliards de dollars
Les démocrates ont dû abandonner plusieurs mesures sociales afin de sauver le plan en faveur de l’aide aux entreprises. Ils ont réussi à faire adopter trois textes législatifs sur les infrastructures, les semi-conducteurs et les technologies vertes. Ces trois textes portent. Compte tenu de leur caractère pluriannuel, ces derniers devraient, quoi qu’il arrive, surmonter les élections du mois de novembre prochain. Même en cas de défaite au Congrès des démocrates, ces textes pourraient continuer à s’appliquer d’autant plus si Joe Biden est réélu. Ce dernier ne manque pas de rappeler que ces mesures ont contribué à la baisse du chômage et à la hausse des salaires. Le Congrès a néanmoins les moyens de bloquer, en partie, leur mise en œuvre.
Logiquement, dans les prochaines années, l’industrie des microprocesseurs doit bénéficier de 50 milliards de dollars de subventions et près de 200 milliards de dollars sont également prévus pour le financement de la recherche et le développement dans les technologies de pointe (matériaux composites, l’informatique quantique). Ces aides n’ont été qu’autorisées et non pas affectées, ce qui signifie que le Congrès a le dernier mot.
Les Républicains tentent par tous les moyens de limiter les crédits pour ces programmes. Ils ont ainsi réduit les enveloppes annuelles destinées aux agences fédérales de recherche. La National Science Foundation n’a reçu, en 2023, que 70 % des crédits initialement prévus. L’hostilité est moins importante en matière de financement des infrastructures et d’aides aux semi-conducteurs. Faute de nouveau vote au Congrès, les crédits disponibles seront épuisés d’ici 2028.
Les Républicains pour limiter l’ampleur du programme d’aides mettent en avant les effets d’aubaine. Ils estiment que ces mesures soutiennent des entreprises qui réalisent déjà d’importants bénéfices et qui offrent les meilleures rémunérations. Ils soulignent également le danger de la trajectoire budgétaire compte tenu de la dérive des dépenses publiques. Plusieurs membres républicains de la Chambre des représentants ont annoncé leur intention de déposer une proposition de loi abrogeant l’Inflation Reduction Act.
L’administration de Joe Biden réplique en soulignant que de plus en plus de capitaux privés financent la réindustrialisation du pays. Elle justifie les aides aux secteurs de pointe au nom de la souveraineté nationale. La concurrence de la Chine est mise en avant pour rallier des élus républicains à sa cause.
Mettre en œuvre un second mandat plus social
Un second mandat plus social « Terminer le travail » signifie pour Joe Biden de mettre en œuvre le volet social de son programme de 2019. Pour cela, il aura besoin d’une majorité démocrate à la Chambre des Représentants. Joe Biden défend l’idée de la gratuité à l’école maternelle pour les enfants de trois et quatre ans et l’attribution d’aides pour la garde d’enfants. Il souhaite améliorer la couverture sociale des personnes âgées afin de faciliter l’accès aux soins. Il a proposé l’instauration d’un crédit d’impôt élargi pour les familles avec enfants et d’un congé parental.
Janet Yellen, la secrétaire au Trésor, souligne qu’un effort accru en faveur de l’éducation augmenterait la productivité des travailleurs américains. Les investissements dans les soins et les aides aux familles augmenteraient le taux d’emploi notamment des femmes. Or, les États-Unis, malgré un solde migratoire positif, connaissent d’importantes pénuries de main-d’œuvre.
Un programme social de cent milliards par an
Le programme social de Joe Biden a l’inconvénient d’être coûteux, plus de 100 milliards de dollars par an, soit l’équivalent de 0,5 point de PIB qui se rajouterait au montant du déficit (7,5 % du PIB). Le développement des services de gardes et de soins fait craindre d’importants problèmes de recrutement et une hausse des salaires.
Durant son premier mandat, Joe Biden s’est montré sensible aux thèses défendues par les syndicats. Il a ainsi soutenu les travailleurs de l’automobile en grève près de Détroit en septembre dernier. Il s’est prononcé en faveur d’une subordination des aides aux entreprises aux emplois créés. Pour son éventuel second mandat, Joe Biden pourrait reprendre la proposition des syndicats visant à promouvoir la négociation collective en réduisant le pouvoir des employeurs.
Les opposants de Joe Biden craignent que les mesures suggérées par les syndicats remettent en cause la flexibilité du marché du travail qui est une source de résilience pour l’économie américaine. L’administration démocrate est accusée d’être anti-entreprises. Or, depuis quatre ans, les sociétés américaines ont réalisé des bénéfices sans précédent et ont créé un nombre important d’emplois depuis 2021. Les dirigeants d’entreprise sont surtout hostiles au programme visant à favoriser la concurrence. Les contrôles de la Federal Trade Commission (FTC) sont mal vécus. Les pouvoirs de la FTC pourraient être accrus en ce qui concerne la réglementation sur les fusions d’entreprises. Les équipes de Joe Biden réfléchissent à la création d’une banque nationale de développement, visant à faciliter le financement de la politique industrielle décidée par le Gouvernement. L’État fédéral se doterait ainsi de l’équivalent de la Caisse des Dépôts et Consignations française. Les élus républicains estiment qu’une telle mesure contribuerait à accentuer le dirigisme économique.
Une politique commerciale protectionniste
L’administration démocrate n’a pas réellement remis en cause la politique protectionniste de Donald Trump. Les tensions commerciales avec la Chine sont restées fortes et les négociations commerciales avec l’Union européenne sur les minéraux critiques (minéraux indispensables pour la fabrication des batteries) n’ont pas avancé. La décision du Président, le 26 janvier, de suspendre les autorisations de création de nouveaux terminaux pour les exportations de gaz naturel liquéfié a été perçue comme une illustration des tendances protectionnistes des États-Unis. Cette décision aurait été prise au nom de considérations écologiques mais dans les faits elle vise à peser sur le prix de l’énergie dans le pays.
Pour son éventuel second mandat, les Démocrates pourraient réduire les droits de douane sur les biens de consommation de base chinois, tout en les augmentant sur les produits de haute technologie. Donald Trump entend de son côté instituer une taxe de 10 % sur tous les produits importés et dénoncer certains accords commerciaux.
L’immigration, thème de conflit majeur
Donald Trump accuse Joe Biden d’avoir remis en cause sa politique et d’être ainsi responsable de l’insécurité dans le pays. Les Républicains à la Chambre américaine des Représentants ont échoué, le mardi 6 février dernier, à inculper le ministre de Joe Biden chargé de l’immigration, Alejandro Mayorkas. Ils l’accusent d’avoir provoqué une crise migratoire à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. «C’est l’architecte en chef de la catastrophe», a souligné Mike Johnson, le chef de la Chambre des représentants. Joe Biden s’en est pris à son prédécesseur jugeant ses positions sur l’immigration irrationnelles et indiquant que les États-Unis avaient besoin de travailleurs étrangers. Donald Trump entend faire du thème de l’immigration un des axes majeurs de sa campagne.
Le problème du financement
Le programme de Joe Biden se chiffre en centaines de milliards de dollars. Or, le déficit actuel dépasse 7 % du PIB. Pour financer les nouvelles dépenses, Joe Biden a indiqué qu’il souhaitait augmenter les impôts des contribuables les plus aisés, en particulier ceux gagnant plus de 400 000 dollars par an. Il est également favorable au relèvement des impôts sur les entreprises. En parallèle, l’équipe démocrate se prononce pour une réduction en dix ans du déficit de 3 000 milliards de dollars soit de 0,75 % de PIB par an.
Comme au sein de nombreux pays occidentaux, la population américaine se radicalise et apparaît de plus en plus segmentée. Joe Biden souhaite mobiliser l’aile gauche de son électorat potentiel qui pourrait être tentée par l’abstention avec le risque de perdre des électeurs modérés.
Les enquêtes d’opinion semblent indiquer que les pertes en ligne sont plus importantes à gauche qu’au centre. Les équipes démocrates estiment que leur parti doit reconquérir les ménages modestes pour espérer l’emporter. Donald Trump, avec son programme anti-impôts, anti-immigration, anti-mondialisation, a réussi à capter des électeurs au profil disparates. Ils trouvent de larges soutiens chez les ouvriers, les cadres moyens, les descendants d’immigrés et chez les personnes aisées.
Le défi des Démocrates est de réussir à rallier certains des électeurs séduits par le discours basique de Donald Trump, sachant qu’ils doivent tout à la fois expliquer le bilan du Président sortant et gérer les différents courants de leur parti (wokiste en particulier).