Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Le vote électronique définitivement confirmé pour les consulaires 2020

    La nouvelle a été confirmée par le Quai d’Orsay , elle était attendue : le vote électronique est validé pour les élections consulaires des 16 et 17 mai prochains.

    Deux possibilités s’offrent donc au près de 2 millions de Français inscrits sur les registres consulaires : soit de voter dans les urnes, soit de voter électroniquement.

    Une manière de faciliter le vote pour tous. Certaines catégories d’expatriés, et notamment les personnes âgées, ne sont pas à l’aise avec les outils informatiques et souhaitent continuer à avoir la possibilité de se déplacer. D’autres, notamment parce qu’ils peuvent vivre très loin des consulats et donc potentiellement des bureaux de vote, apprécieront au contraire de pouvoir, et contrairement à 2014, en quelques clics participer à ce scrutin citoyen.

    Objectif : l’augmentation de la participation

    L’objectif est clair et assumé : augmenter la participation à ce scrutin habituellement boudé par les Français de l’étranger. Cette décision fait suite à un test grandeur nature effectué pour minimiser autant que possible les risques de cyber-piratage. Cette menace fut la raison principale pour laquelle le vote électronique ne fut pas introduit pendant les présidentielles et législatives de 2017 chez les Français de l’étranger malgré des demandes récurrentes. Pour ce scrutin, en cas d’attaque ou de risque accru, le bureau de vote electronique pourra cependant être appelé a décider de ne pas l’utiliser et  conseiller au  gouvernement la suspension. Pendant le scrutin en tant que tel, et comme nous l’a indiqué Martine Schoeppner, Membre titulaire du bureau de vote électronique, il pourra être suspendu ( portail fermé)  pour une ou plusieurs circonscriptions ( les électeurs concernés seraient alors informés que leur vote est annulé et qu’ils doivent procéder au vote papier ( ou procuration)). Hypothèse que l’on espère cependant improbable.

    Un paysage politique bouleversé depuis 2014

    L’Assemblée des Français de l’étranger

    Plus de 440 conseillers remettent leur mandat en jeu, et ce alors que le paysage politique depuis 2014 a été bouleversé. Si une grande partie des élus actuels viennent des rangs de la droite et de la gauche, l’arrivée en 2017 de la République en marche et la présence de plus en plus importante d’associations apolitiques et fédératrices pourraient changer la donne. L’Assemblée des Français de l’Etranger composée des élus désignés par leurs pairs issus de cette élection était majoritairement à gauche au début de cette mandature. Aujourd’hui, le camp des indépendants s’est vu étoffer au fil des victoires d’Emmanuel Macron, affaiblissant les Républicains et le Parti socialiste. La recomposition a donc commencé dans les états-majors des Français de l’Etranger. Pour autant, et notamment pendant l’élection partielle à Shanghai, ce furent des associations purement locales qui ont remporté le scrutin. La situation semble très ouverte.

    Le vote électronique contribuera-t-il à une modification des rapports de force ? La réponse après le scrutin de mai.

  • Au Sahel comme en Libye, la solution est la Méditerranée.

    Emmanuel Macron a convoqué à Pau, dans une posture toute coloniale, les chefs d’Etat du G5 Sahel, pour qu’ils renouvellent leur soutien à l’intervention française.

    Ils n’ont pas le choix :sans les forces françaises, les Etats du Sahel plongeraient dans un chaos meurtrier encore plus grand. Ils n’ont jamais trouvé leur équilibre politique, entre les peuples du nord et ceux du sud, entre les affiliations tribales et les votesdémocratiques. Que dire aux Touaregs qui seront toujours minoritaires et donc écartés du pouvoir par le vote? Emmanuel Macron a donc annoncé l’envoi de troupes supplémentaires, sans illusion sur cette guerre qui risque de ne jamais finir, selon les propos du chef d’Etat-major des Armées. Il n’a malheureusement toujours pas réussi à engager les autres pays européens dans cette guerre contre « le terrorisme », et tente de convaincre les Américains de maintenir leur appui, alors qu’ils ont annoncé leur désengagement.

    Car derrière le « terrorisme », il y a la millénaire guerre du Sahel entre des peuples différents qui sont forcés à vivre dans des Etats qui ne sont pas les leurs, avec des modèles économiquescontradictoires, des rivalités religieuses, internes à l’islam, qui justifient la violence, les razzias et les contrebandes. Au Sahel, la croissance démographique devrait porter la population à près de 150 millions dans une zone sansstructures étatiques ni économiques solides, dans un écosystème fragile. Personne n’a envie de se mêler de cela, et la France ne peut s’en retirer. Le chaos au Sahel, c’est le chaos dans toute l’Afrique, y compris l’Afrique du nord, et la Méditerranée, c’est-à-dire l’Europe.

    Plus au nord, peut-être, serait la solution. Déjà en Lybie, pays en proie à une guerre civile depuis la révolte de Benghazi contre Kadhafi. Depuislintervention militaire franco-britannique qui provoqua la mort du dictateur, le pays est divisé et en proie à une guerre civile dans laquelle interviennent bien des acteurs externes. La conférence de Berlin a été organisée pour trouver une solution impossible, faire admettre un cessez le feu qui ne serait qu’un temps de répit, bloquer les interventions russes, turques, égyptiennes, saoudiennes, qataris, etc

    On ne peut résoudre la question du Sahel sans résoudre la question libyenne. On ne peut non plus la résoudre sans l’Algérie, ni l’Egypte, la Tunisie, absente de la conférence. Bref : il faut que les Européens aient une claire vision de leur politique méditerranéenne, mais ils n’en ont pas.  Le pays qui peut avoir cette vision, qui a lesmoyens, militaires et diplomatiques, de convaincre, c’est la France.

    La France est au Sahel, mais ne propose pas de solution politique aux conflits en cours. Car il ne s’agit pas d’une guerre contre le terrorisme, mais de plusieurs conflits entremêlés. Sans objectif, il est impossible de réussir. L’intervention française est aussi indispensable qu’incompréhensible aux yeux des populations.

    La France est aussi partie prenante en Lybie. Elle reconnait le gouvernement de Tripoli, mais considère sans malveillance le Maréchal Haftar. Elle n’a pas tort : Le gouvernement de Tripoli s’est mis dans les mains des Turcs et des Frèresmusulmans, contre l’Algérie et l’Egypte.

    Les Turcs ont un objectif avoué : empêcher la conclusion du gazoduc Eastmed, qui concerne les champs gaziers cyprio-israéliens et qui arriverait en Europe via l’Italie et la Grèce. D’où la visite d’Haftar en Grèce avant la conférence de Berlin.

    La réalisation de ce gazoduc serait une pierre dans le jardin russe, puisque l’Europe serait moins dépendante du gaz russe. Russes et Turcscherchent donc un accord, ayant joué leurs atouts. Ils ont, eux, une politique globale en Méditerranée. Ils défendent leurs intérêts. Ils identifient alliés, adversaires, et négocient quand ils sont en désaccord.

    La France, avec sa force, bien supérieure à cellesde la Turquie et de la Russie, avec l’Union européenne, avec l’Italie, la Grèce, sans compter son poids au Sahel, au Maghreb, devrait avoir un rôle qui, non seulement permettrait de préserver ses intérêts, – et ceux des Européens – mais aussi ramènerait la paix.

    Une politique méditerranéenne ne se construit pas au coup par coup. Elle est globale. Chypre, Maghreb, Sahel, tout est lié. Gaz, trafic maritime, trafic d’armes et d’êtres humains aussi. Tout est danger, tout est opportunité. Il est incroyable de voir qu’avec tant de dépenses, tant de soldats, la France n’arrive pas à faire ce qu’obtiennent la Russie et la Turquie avec quelques mercenaires et commissions. Comme si nous ne savions décider, pris par nos amitiés contradictoires entre qatari et saoudiens. Faut-il répéter que la politique extérieure ne se limite pas aux ventes d’armes et achats de gaz et de pétrole ?

    La bonne nouvelle de la Conférence de Berlin est qu’elle a eu lieu à Berlin. Comme si l’Allemagne acceptait de s’intéresser au monde qui est le sien, alors qu’elle a refusé par deux fois à la France de s’impliquer davantage en Afrique et au Sahel. Ce refus s’explique : pas d’engagement sans vision à long terme, sans plan de sortie. Voilà pourquoi la France doit imaginer une politique méditerranéenne pour l’Europe entière, si elle veut avoir une chance de ne pas rester au Sahel, dans une posture post coloniale, ou néocoloniale, sans avenir.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

  • Big Xi Jinping Brother

    Un contrôle social expérimenté depuis 2014 et qui devrait être généralisé dans tout le pays en 2020.

    Big Brother est chinois. Il s’appelle Xi Jinping.  Sa pensée géniale, inscrite dans la Constitution chinoise, montre La Voie. En contrepartie, il surveille la vie du milliard et quelques centaines de millions de Chinois par un système de contrôle social expérimenté depuis 2014 et qui devrait être généralisé dans tout le pays en 2020.

    Le « système de crédit social » note déjà, à titre expérimental, le comportement des citoyens et des entreprises dans une quarantaine de gouvernements locaux. Le système collecte des milliers de données notant les comportements et attribuant des points à chacun. Pour l’instant, chaque autorité locale a établi sa propre réglementation. Mais celle-ci devrait être progressivement unifiée quand le système deviendra national. Qu’en sera-t-il des croyances religieuses, groupes sanguins, code génétique, consultations médicales, pour l’instant collectés dans certaines régions et pas dans d’autres ? Big Xi le dira.

    Reconnaissance faciale et vidéosurveillance

    Le gouvernement veut conjuguer la reconnaissance faciale qui fonctionne grâce à la vidéosurveillance dans les rues pour alimenter son système : le comportement des piétons dans la rue et pas seulement des automobilistes avec le code de la route. Traversez, vous êtes filmé, et noté.

    Le système de notation permettra d’inscrire sur une liste noire les mauvais citoyens ou les mauvaises entreprises. Une liste rouge recensera les bons citoyens, ceux qui paient leurs factures, traversent dans les clous ou font des travaux d’intérêt public. Pour les Noirs, interdiction d’accéder à un emploi public, d’accéder aux bonnes écoles, aux bonnes universités  ou aux bonnes places dans les trains ou le savions. Pour les Rouges, accès prioritaires, bons de réduction, cadeaux commerciaux pour des achats ou des locations.

    Le Dang’an, du temps de Mao, était un carnet individuel qui notait chaque citoyen et servit pendant la Révolution culturelle à faire le tri entre ceux qui devaient être rééduqués à la campagne ( comme XI Jinping) et les autres. Il fut supprimé en 1996. Xi Jinping et le PCC en font une version moderne, Intelligence Artificielle en plus et bons d’achat. L’objectif est le même : contrôler la population, anticiper les déviances, repérer les individus récalcitrants, les punir, récompenser les bons. Le système doit permettre de « renforcer les valeurs socialistes et la morale citoyenne ».

    23 millions de Chinois auraient été empêchés de voyager

    Le système, encore embryonnaire, fonctionne : près de 23 millions de Chinois auraient été empêchés de voyager parce que mal notés. Le test fonctionne déjà au Xinjiang, et qu’il permet de contrôler la population ouïghour et de faciliter son tri et l’internement dans les camps.

    Du coté des Occidentaux, on s’inquiète de la surveillance des entreprises. La Chambre de Commerce Européenne craint de voir la liste noire décider de la vie commerciale des entreprises qui ne joueraient pas le jeu avec les autorités chinoises. Même inquiétude aux Etats-Unis.

    Ainsi, ce ne sera pas forcément à cause de son travers totalitaire que le système chinois serait critiqué, mais pour ses conséquences économiques dans la rivalité sino-américaine. Tant mieux, tous les appuis sont nécessaires. Cela étant, on se demande comment une population à ce point contrôlée pourrait rester à la pointe du progrès et de l’innovation. Sans esprit critique, quelles sont les remises en cause possibles ? A Taïwan et Hong Kong, malgré les cadeaux financiers, on ne veut pas de Big Brother.

  • Nouveau record de surface pour la forêt française

    La forêt continue de s’étendre en France, selon les chiffres de la filière. Mais le secteur pourrait créer davantage d’emplois et d’activités.

    16,8 millions d’hectares, soit 31 % du territoire, contre 19 % en 1908 : la forêt métropolitaine continue de gagner du terrain dans l’Hexagone.

    Mais la filière bois française veut bouger. Le secteur, qui représente une des premières ressources en bois en Europe, présente pour l’instant un paysage morcelé. A titre d’exemple, l’Allemagne, qui a une surface forestière inférieure, génère trois fois plus d’emplois.

    Les raison de ce décalage sont diverses. Sur les 55.000 forêts identifiées en France, un bonne partie est à l’abandon, une autre partie gérée de façon très stricte par l’Etat, et le solde connait des situations variées. Exploitation avec une seule essence ou deux essences, exploitation épisodique.

    Les trois quarts des forêts sont privées, surtout dans l’Ouest de la France, avec des essences de bois de qualités divers. La forêt des départements d’Outre-Mer représente de son côté 8,25 millions d’hectares de plus, soit la moitié de l’Hexagone, en raison de la forêt tropicale guyanaise.

    Pour progresser, la filière scrute désormais de façon plus précise sa propre organisation : une veille économique mutualisée a été mise en place en 2016 par les inter-professions du bois, et vient de publier un premier rapport, qui souligne le hiatus entre l’espace occupé par la forêt française et son poids économique.

    Le résultat est sans appel, car la forêt ne pèse que 1,1% du PIB français, soit 25 milliards d’euros. Et la France importe plus de bois qu’elle n’en exporte.

    Objectif construction

    La filière veut surtout s’orienter vers la construction, une filière qui produit à la fois valeur ajoutée et emploi, et devrait être encouragée par la stratégie bas-carbone française.

    Car les projets s’accumulent, le futur village olympique pour 2024 devant aussi être bâti en bois. Reste que la construction contemporaine nécessite des produits bien spécifiques : non pas de simples poutres, mais un matériau de construction appelé lamellé croisé, où les lamelles de bois sont collées entre elles et croisée pour former des panneaux ultra-résistants.

  • Oscars 2020: un film français nominé

    Un article de notre partenaire

    Nous y voila. Les nominations pour les Oscars sont connues. Les paris sont lancés. Qui sera l’heureux élu le dimanche 9 février? Aucune surprise dans les nominations. Les favoris sont “The Irishman”, “1917”, ““Once Upon a Time in Hollywood” et “Parasite”. Pour une fois les Oscars sont très ouvert. Il n’y a pas de favoris. On notera la grande présence de Netflix dans les différents catégories. C’est la première fois qu’un film Sud-Coréen est nominé pour Meilleur film et Réalisateur et sinon on notera la grand absence de personnes de couleurs dans les differents catégories d’acteurs à part Cynthia Erivo. Pas de femme nominée pour meilleur réalisatrice. Barack Obama a été nominé pour un documentaire American Factory”.

    Le court-métrage “Une soeur” avec Veerle Baetens représentera la Belgique alors que le film français « Les misérables » de Ladj Ly est nominé pour le meilleur film étranger. Film policier se passant après la victoire de la France à la coupe du monde de football, les misérables suit des policiers de la BAC pendant 48 heures en banlieue parisienne. C’est la 8ème réalisation de Ladj Ly, jusqu’ici principalement connu pour ses documentaires et ses court-métrages. Bonne chance à ce film!

    Dans le passé, les oscars ont parfois fait le bonheur des Français comme des oscarisés Mario  Cotillard, Juliette Binoche et Jean Dujardin, l’oscar du meilleur film pour The Artist ou encore l’oscar d’honneur pour la réalisatrice Agnès Varda.

    Rendez-vous le dimanche 9 février à Los Angeles. La cérémonie n’aura pas de présentateur comme l’année dernière.

     

    La Liste:

    Best Picture

     “Ford v Ferrari”

    “The Irishman”

    “Jojo Rabbit”

    “Joker”

    “Little Women”

    “Marriage Story”

    “1917”

    “Once Upon a Time in Hollywood”

    “Parasite”

    Lead Actor:

    Antonio Banderas “Pain and Glory”

    Leonardo DiCaprio “Once Upon a Time in Hollywood”

    Adam Driver “Marriage Story”

    Joaquin Phoenix “Joker”

    Jonathan Pryce “The Two Popes”

    Lead Actress:

    Cynthia Erivo “Harriet”

    Scarlett Johansson “Marriage Story”

    Saoirse Ronan “Little Women”

    Charlize Theron “Bombshell”

    Renee Zellweger “Judy”

    Supporting Actor:

    Tom Hanks, “A Beautiful Day in the Neighborhood”
    Anthony Hopkins, “The Two Popes”
    Al Pacino, “The Irishman”
    Joe Pesci, “The Irishman”
    Brad Pitt, “Once Upon a Time in Hollywood”

    Supporting Actress:

    Kathy Bates, “Richard Jewell”
    Laura Dern, “Marriage Story”
    Scarlett Johannson, “Jojo Rabbit”
    Florence Pugh, “Little Women”
    Margot Robbie, “Bombshell”

    Director:

    Martin Scorsese, “The Irishman”
    Todd Phillips, “Joker”
    Sam Mendes, “1917”
    Quentin Tarantino, “Once Upon a Time in Hollywood”
    Bong Joon Ho, “Parasite”

    Animated Feature:

    “How to Train Your Dragon: The Hidden World” Dean DeBlois

    “I Lost My Body” Jeremy Clapin

    “Klaus” Sergio Pablos

    “Missing Link” Chris Butler

    “Toy Story 4”  Josh Cooley

    Animated Short:

    “Dcera,” Daria Kashcheeva
    “Hair Love,” Matthew A. Cherry
    “Kitbull,” Rosana Sullivan
    “Memorable,” Bruno Collet
    “Sister,” Siqi Song

    Adapted Screenplay:

    “The Irishman,” Steven Zaillian

    “Jojo Rabbit,” Taika Waititi

    “Joker,” Todd Phillips, Scott Silver

    “Just Mercy” Destin Daniel Cretton and Andrew Lanham

    “Little Women,” Greta Gerwig

    “The Two Popes,” Anthony McCarten

    Original Screenplay:

    “Knives Out,” Rian Johnson

    “Marriage Story,” Noah Baumbach

    “1917,” Sam Mendes and Krysty Wilson-Cairns

    “Once Upon a Time in Hollywood,” Quentin Tarantino

    “Parasite,” Bong Joon-ho, Jin Won Han

    Cinematography:

    “The Irishman,” Rodrigo Prieto

    “Joker,” Lawrence Sher

    “The Lighthouse,” Jarin Blaschke

    “1917,” Roger Deakins

    “Once Upon a Time in Hollywood,” Robert Richardson

    Best Documentary Feature:

    American Factory,” Julia Rieichert, Steven Bognar

    “The Cave,” Feras Fayyad

    “The Edge of Democracy,” Petra Costa

    “For Sama,” Waad Al-Kateab, Edward Watts

    “Honeyland,” Tamara Kotevska, Ljubo Stefanov

    Best Documentary Short Subject:

    “In the Absence”

    “Learning to Skateboard in a Warzone,” Carol Dysinger

    “Life Overtakes Me,” Kristine Samuelson, John Haptas

    “St. Louis Superman”

    “Walk Run Cha-Cha,” Laura Nix

    Best Live Action Short Film:

    “Brotherhood,” Meryam Joobeur
    “Nefta Football Club,” Yves Piat
    “The Neighbors’ Window,” Marshall Curry
    “Saria,” Bryan Buckley
    “A Sister,” Delphine Girard

    Best Foreign Language Film:

    “Corpus Christi,” Jan Komasa

    “Honeyland,” Tamara Kotevska, Ljubo Stefanov

    “Les Miserables,” Ladj Ly

    “Pain and Glory,” Pedro Almodovar

    “Parasite,” Bong Joon Ho

    Film Editing:

    “Ford v Ferrari,” Michael McCusker, Andrew Buckland

    “The Irishman,” Thelma Schoonmaker

    “Jojo Rabbit,” Tom Eagles

    “Joker,” Jeff Groth

    “Parasite,” Jinmo Yang

    Sound Editing:

    “Ford v Ferrari,” Don Sylvester“Joker,” Alan Robert Murray
    “1917,” Oliver Tarney, Rachel Tate
    “Once Upon a Time in Hollywood,” Wylie Stateman
    “Star Wars: The Rise of SkyWalker,” Matthew Wood, David Acord

    Sound Mixing:

    “Ad Astra”
    “Ford v Ferrari”
    “Joker”
    “1917”
    “Once Upon a Time in Hollywood”

    Production Design:

    “The Irishman,” Bob Shaw and Regina Graves

    “Jojo Rabbit,” Ra Vincent and Nora Sopkova

    “1917,” Dennis Gassner and Lee Sandales

    “Once Upon a Time in Hollywood,” Barbara Ling and Nancy Haigh

    “Parasite,” Lee Ha-Jun and Cho Won Woo, Han Ga Ram, and Cho Hee

    Original Score:

    “Joker,” Hildur Guðnadóttir
    “Little Women,” Alexandre Desplat
    “Marriage Story,”Randy Newman
    “1917,” Thomas Newman
    “Star Wars: The Rise of Skywalker,” John Williams*“The King,” Nicholas Britell

    Original Song:

    “I Can’t Let You Throw Yourself Away”

    “I’m Gonna Love Me Again,” “Rocketman”

    “I’m Standing With You,” “Breakthrough”

    “Into the Unknown,” “Frozen 2”

    “Stand Up,” “Harriet”

    Makeup and Hair:

    “Bombshell”

    “Joker”

    “Judy”

    “Maleficent: Mistress of Evil”

    “1917”

    Costume Design:

    ”The Irishman,” Sandy Powell, Christopher Peterson
    “Jojo Rabbit,” Mayes C. Rubeo
    “Joker,” Mark Bridges
    “Little Women,” Jacqueline Durran
    “Once Upon a Time in Hollywood,” Arianne Phillips

    Visual Effects:

    “Avengers Endgame”

    “The Irishman”

    “1917”

    “The Lion King”

    “Star Wars: The Rise of Skywalker”

  • 30 ans AEFE, 2 outils d’exception : ADN-AEFE et L’AGORA

    Quand un réseau éducatif unique au monde donne naissance au plus vaste dispositif d’échanges scolaires informatisé du monde : ADN-AEFE.

    L’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) compte 522 établissements scolaires, répartis dans 139 pays. Le réseau propose un enseignement conforme à l’exigence des programmes de l’Éducation Nationale française. Ces établissements permettent de suivre une scolarité sans rupture, de la maternelle au baccalauréat.

    QU’EST-CE QU’ADN-AEFE ?

    Il s’agit d’un dispositif d’échanges scolaires. Il permet à des élèves volontaires d’intégrer durant 4 à 12 semaines un autre établissement du réseau AEFE participant à l’opération. En s’immergeant pendant plusieurs semaines dans un nouvelle environnement familial, culturel et linguistique, les élèves enrichissent leur parcours éducatif tout en bénéficiant d’une continuité dans les apprentissages.

    À QUI S’ADRESSE CE DISPOSITIF ?

    À des élèves volontaires scolarisés en classe de Seconde dans un établissement participant au programme, soit plus d’une centaine d’établissements du réseau AEFE dans le monde, et une dizaine de lycées en France.

    Pourquoi en classe de Seconde uniquement ? D’une part parce que les élèves sont suffisamment matures pour s’adapter à un nouvel environnement, et d’autre part la Seconde n’étant pas une classe à examen (contrairement aux classes de Première et Terminale), la mise en oeuvre de l’échange s’en trouve facilitée.

    EN QUOI CONSISTE-T-IL ?

    Il s’agit d’un programme en milieu scolaire : les élèves continuent à suivre leur scolarité dans un autre établissement, situé dans un pays différent. Les élèves fonctionnent en binômes et sont accueillis dans des familles.

    Deux formules possibles :

    1. Formule solo : L’élève du lycée Claudel va dans la famille et l’établissement de son correspondant et dans le même temps, le correspondant est accueilli au lycée Claudel et dans sa nouvelle famille. Les deux élèves se croisent et ne se rencontrent pas.
    2. Formule Duo : Les deux élèves sont ensemble dans la famille et l’établissement de l’un, puis de l’autre. C’est la formule qui sera privilégiée au lycée Claudel.

    QUELLE EST LA PLATEFORME SUPPORT D’ADN-AEFE ?

    AGORA Monde, déjà déployée sur l’ensemble du réseau scolaire mondial, est la plateforme-support du dispositif d’échange. C’est là que les candidatures sont saisies et que les propositions de binômes sont constituées.

    Aller plus loin avec AGORA monde :

    Il s’agit d’un espace mondial pour échanger avec d’autres élèves ou anciens élèves du réseau AEFE, partout dans le monde. Chacun peut y poser des questions, consulter les conseils ou témoignages laissés par des étudiants (leur quotidien, les cours qu’ils suivent, comment ils ont accédé à cette formation,…). Tout pour accompagner chaque élève dans la construction de son parcours d’orientation.

    • 66702 utilisateurs
    • 32945 anciens élèves inscrits
    • 1624 formations
  • Le restaurant « Bocuse » va perdre sa 3ème étoile au Guide Michelin

    C’est être un petit séisme dans le monde de la restauration gastronomique. Selon une information du Point, confirmée dans la foulée, le restaurant de Paul Bocuse va perdre sa troisième étoile au Guide Michelin.

    Le palmarès de l’édition 2020 ne sera dévoilé que le 27 janvier prochain, mais l’information a déjà fuité. L’Auberge du Pont-de-Collonges, située à Collonges-au-Mont-d’Or dans la métropole de Lyon (Auvergne-Rhône-Alpes) était auréolée de ses trois étoiles depuis 1965, un record en France.

    Après plus d’un demi-siècle à figurer parmi les meilleurs restaurants de France dans le guide rouge, le coup va être dur pour les équipes de l’établissement. Cette nouvelle intervient alors que plusieurs grands chefs ont perdu leur troisième étoile l’année dernière : L’Auberge de l’Ill à Illhaeusern (Haut-Rhin) de Marc Haeberlin, L’Astrance à Paris de Pascal Barbot et La Maison des bois à Manigod en Haute Savoie de Marc Veyrat. Ce dernier avait d’ailleurs décidé de traîner le Michelin en justice, sans succès, après ce qu’il avait qualifié de décision « pire qu’injuste ». Il avait fini par être débouté.

    Pas de complaisance

    Pour ce nouveau coup de tonnerre dans le monde de la restauration, le directeur monde des guides gastronomiques Michelin, Gwendal Poullennec, se serait déplacé en personne dans le restaurant de Paul Bocuse pour annoncer la nouvelle à l’équipe, précise Le Point. L’hebdomadaire rappelle que la politique impulsée par le Michelin est désormais claire : « Les 3 étoiles sont attribuées pour un an ; les 3 étoiles ne le sont pas à vie ; tous les restaurants sont traités sans complaisance ».

    Une nouvelle ligne de conduite qui ne cesse de faire des remous dans le monde des grands chefs français. Ils sont nombreux désormais à dénoncer le manque de clarté du guide alors que Michelin revendique une méthodologie transparente. « Des inspecteurs expérimentés, dotés d’un palais extrêmement affûté et d’une solide connaissance des terroirs, passent au minimum une fois par an dans l’établissement, souvent plus, et paient leur addition, rappelle Gwendal Poullennec. Ils ne jugent que l’assiette : qualité des produits, maîtrise des cuissons, harmonie… et décident de manière collégiale ».

  • Nicolas Schmit : « Vers un Smic européen mais pas commun »

    Pas question d’imaginer un salaire minimum commun aux Vingt-Sept, mais plutôt un cadre garantissant des revenus décents aux travailleurs les plus pauvres, assure le commissaire européen à l’Emploi. Un article de notre partenaire Euractiv.

    L’idée fait tiquer les pays nordiques, qui craignent un alignement des revenus vers le bas… La Commission européenne veut rassurer : la création d’un salaire minimum européen ne vise qu’à « créer un cadre » pour garantir aux travailleurs les plus pauvres un niveau de revenu décent. Elle doit adopter, ce mardi 14 janvier 2020, à Bruxelles, un texte sur lequel les partenaires sociaux auront six semaines pour plancher. Entretien avec Nicolas Schmit, commissaire européen à l’Emploi et aux droits sociaux.

    Que va proposer la Commission européenne, cette semaine, en matière de rémunération des travailleurs européens ?

    Ce mardi 14 janvier nous allons adopter un texte, qui servira à consulter les partenaires sociaux et les employeurs sur le projet d’établir un cadre légal pour les salaires minimums en Europe.

    Les partenaires sociaux auront à peu près six semaines pour émettre leurs commentaires, leurs propositions, leurs idées. Puis la Commission reprendra sa copie, la retravaillera et lancera une nouvelle consultation des partenaires sociaux. Elle précisera alors ses intentions, sans pour autant fournir un texte définitif. Ce n’est qu’à l’issue de cette deuxième consultation, qui devrait se terminer en avril, que nous présenterons un projet ou une proposition de directive au Parlement européen – la nature du texte n’est pas définitivement arrêtée. Pourra alors s’ouvrir une consultation publique, plus large.

    Faut-il craindre un alignement des salaires vers le bas ?

    Finie l’époque où l’Europe parlait de réduire les salaires minimums ! Nous voulons une convergence sociale vers le haut : rétablir la valeur du travail, avec des salaires justes. Tout l’enjeu étant de faire en sorte que les gens qui travaillent ne connaissent pas, en même temps, la pauvreté.

    Plusieurs pays, notamment les Nordiques, n’y croient pas…

    L’idée de salaire minimum légal suscite beaucoup de peur chez ceux qui n’en ont pas (Suède, Finlande, Danemark, Italie, Autriche, Chypre). Là, tout passe par des négociations collectives. Nous ne toucherons pas à ce modèle : nous allons même encourager la conclusion de conventions collectives partout. Dans les pays où le niveau de rémunération est très faible, c’est le meilleur moyen de protéger les travailleurs. Le salaire minimum est un outil par défaut : il s’appliquera notamment dans les États qui ont intégré l’Union récemment. Comme en Europe centrale, où beaucoup de salariés échappent à ces négociations collectives et où le dialogue social n’est même pas encore sérieusement établi.

    Y a-t-il trop de disparités pour envisager un salaire minimum commun ?

    Nous n’allons pas fixer un salaire minimum pour toute l’Europe, mais une méthode pour parvenir à des systèmes de salaires équitables. Il faut faire en sorte qu’ils soient adaptés au coût de la vie, mais aussi à l’évolution économique, à l’amélioration de la productivité… En Europe, vous avez un écart de productivité globale des pays de 1 à 3. L’écart, pour les salaires minimums, se situe de 1 à 5 voire 6. C’est ce fossé-là que nous voulons corriger.

    L’idée est-elle bien de fixer un cadre, avec un minimum à 60 % du salaire médian (la moitié des salaires se situant au-dessus, l’autre moitié en dessous) ?

    Oui, mais cela ne suffit pas. En France, le Smic atteint ce niveau. Dans mon pays, le Luxembourg, nous sommes en-dessous… mais c’est parce que les salaires y sont très élevés ! A l’inverse, il y a des États où ce taux est déjà atteint, mais où les gens vivent mal car les salaires y sont globalement très bas. Il faut donc prendre en considération toute l’évolution des salaires, dont le « minimum » n’est qu’un élément. En Croatie, où le « minimum » tourne autour de 400 €, les jeunes partent dans l’espoir de mieux gagner leur vie ailleurs. Même problème en Bulgarie et en Roumanie…

    Instaurer un salaire minimum européen suffira-t-il à les retenir ?

    Non, mais c’est toute une dynamique. Le salaire minimum est un déclencheur : si vous l’augmentez, les autres salaires suivent. Si un jeune peut s’assurer une vie décente dans son pays, il sera moins enclin à le quitter. Les choses bougent déjà en Pologne et au Portugal, où de fortes augmentations des salaires minimums sont annoncées.

    Est-ce la clef pour éviter une concurrence déloyale entre les États ?

    Si la divergence sociale s’accroît, la solidarité des États membres s’affaiblira. Nous avons besoin de convergence économique, mais aussi sociale. Les accusations faites à l’Europe de favoriser le dumping social, avec le détachement de travailleurs, sont dangereuses.

    Cette question du salaire minimum s’inscrit dans le cadre, plus large, du socle social européen ?

    Oui, nous allons d’ailleurs aussi adopter, cette semaine, notre feuille de route pour l’Europe sociale. La présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen, a annoncé sa volonté d’élaborer un plan d’action sur le socle des droits sociaux. Avec vingt principes clefs, dont le salaire minimum, mais aussi la question de la formation et des compétences ; la protection sociale ; l’égalité, notamment salariale… L’écart entre les salaires des hommes et des femmes demeure de 16 % en moyenne, dans l’Union européenne. Mais il est bien supérieur dans certains pays…

    Pour tous ces sujets, nous consulterons nos partenaires sociaux, le Parlement européen, mais aussi les parlements nationaux.