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  • L’acte 22 : Calme à Paris, heurts à Toulouse, « capitale des gilets jaunes »

    Si la manifestation a été calme dans la capitale, de nombreux heurts ont été constatés à Toulouse, où les gilets jaunes ont investi le centre-ville pendant plus de huit heures d’affilée.

    Les manifestations des gilets jaunes en France ont rassemblé 31.000 personnes, dont 5000 à Paris, lors du 22e samedi consécutif de mobilisation, selon un décompte du ministère de l’Intérieur régulièrement contesté par les manifestants.

    Un léger regain par rapport à la semaine précédente. En effet, samedi dernier 22.300 manifestants avaient été recensés par le ministère de l’Intérieur dans tout le pays, soit la plus faible participation depuis le début du mouvement, qui a débuté mi-novembre.

    A Paris, où la préfecture de police a décompté 27 interpellations et 9473 contrôles préventifs à 18h30, le cortège a rejoint en début d’après-midi, Place de la République, la marche pour « la liberté de manifester ». Organisée par plusieurs associations (dont LDH, Amnesty, Attac, Unef, SOS Racisme…), ce défilé visait à dénoncer la loi anti-casseurs, partiellement retoquée par le Conseil constitutionnel.

    Affrontements à Toulouse

    A Toulouse, des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont émaillé le rassemblement. Avec deux blessés « en urgence relative » et 23 personnes interpellées signalées par la préfecture à 18 heures, la tension est montée très vite, moins d’une heure après le début du cortège sur une grande avenue menant au centre historique. Les manifestants s’y sont heurté à des barrages des forces de l’ordre, qui ont avancé pour les cantonner, tirant gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Des « individus habillés en noir, masqués ou cagoulés, équipés, ont pris à partie les forces de l’ordre avec de multiples jets de projectiles et feux d’artifices », a affirmé la préfecture, chiffrant à « plusieurs centaines de personnes les profils violents ». Parmi les interpellés, « dans le cadre de la loi anti casseurs, plusieurs l’ont été pour dissimulation volontaire de visage », a précisé la préfecture.

    Sans parcours défini, les manifestants ont pendant plusieurs heures après les premiers incidents circulé en ville, resserrant régulièrement leurs rangs pour être alors dispersés par la police, qui a notamment fait usage de canons à eau. Des affrontements sporadiques ont aussi opposé les forces de l’ordre à des petits groupes isolés de fauteurs de trouble. Une remorque de chantier puis plus tard une camionnette et un scooter ont été incendiés, tandis qu’une moto de police, du mobilier urbain et des vitres ont été dégradés. A 18 heures, le calme était globalement revenu mais avec encore des groupes de manifestants refusant de quitter la rue, et des échauffourées sporadiques.

    Un millier de personnes à Lille

    Des manifestations ont également eu lieu ailleurs en France. Plus d’un millier de gilets jaunes ont manifesté samedi à Lille, empruntant un parcours alternatif, les défilés ayant été interdits en centre-ville. Ils étaient 950 selon une source policière. Des gilets jaunes toujours moins nombreux ont également déambulé samedi sans incident majeur dans les rues de Bordeaux, encadrés par un important dispositif policier dès le départ du défilé. En début de soirée, un communiqué de la préfecture ne déplorait « aucune dégradation ni destruction matérielle » et précisait qu’il avait été procédé à « six interpellations ».

  • Rapport de l’OCDE sur la France : « la route est longue, mais la pente est forte»

    Dans leur rapport annuel sur la France publié le 8 avril 2019, les experts de l’OCDE demandent au Gouvernement de maintenir le cap des réformes et de les amplifier afin de rattraper le retard de croissance accumulé.

    Dans la première partie du rapport, l’OCDE souligne que la France a connu un décrochage depuis la crise de 2008 en matière de pouvoir d’achat par rapport à la moyenne des États membres. Cette situation est imputable à un faible taux d’emploi, au poids des prélèvements et à une rigidité du marché du travail ainsi qu’à un faible niveau de concurrence.

    Une situation économique contrastée

    Si la France a renoué avec la croissance depuis 2016, cette dernière reste entravée par un faible taux d’emploi et par la situation dégradée des finances publiques. En outre, elle pointe du doigt le fait que la progression des salaires réels et les gains de productivité n’ont pas retrouvé leurs niveaux d’avant la crise, malgré un léger rebond en 2017-2018. La croissance du PIB devrait se maintenir pour l’organisation autour de 1,3 % en 2019-2020. La France subira le ralentissement attendu chez ses principaux partenaires commerciaux conduisant à une moindre croissance des exportations et de l’investissement des entreprises.

    En revanche, le pays devrait profiter de la progression de l’emploi, de la hausse des salaires réels, des baisses d’impôts et de la diminution des prix du pétrole. Les mesures sociales prises à la fin de 2018 accroîtront, elles aussi, le revenu disponible et la consommation des retraités et des personnes percevant de bas salaires.

     

    Des problèmes structurels connus

    La croissance de la productivité a diminué au cours des dix dernières années, comme dans la plupart des pays de l’OCDE. De plus, même à un niveau historiquement élevé, les taux d’emploi restent comparativement faibles, en particulier pour les personnes peu qualifiées, les jeunes et les travailleurs âgés. Les travailleurs sont trop nombreux à avoir des qualifications en inadéquation avec les besoins du marché du travail, et les résultats en matière d’éducation dépendent fortement du milieu familial. Un accès inégal à la formation continue complique l’insertion professionnelle des jeunes.

    L’OCDE indique que le haut niveau de prélèvements constitue un frein à la progression de la rémunération directe des résidents. Elle s’inquiète de la montée de la dette publique qui se rapproche des 100 % du PIB. Elle note que les pouvoirs publics ont été dans l’incapacité de réduire le niveau de dépenses publiques.

    L’OCDE réclame des économies et un report de l’âge effectif de départ à la retraite.

    L’OCDE préconise un effort important de régulation des dépenses publiques à travers notamment un changement de répartition des compétences entre les collectivités territoriales. Une remise à plat des dépenses d’éducation est demandée d’autant plus que l’efficacité du système de formation est perfectible. L’organisation souligne que « les résultats éducatifs reflètent en grande partie le milieu familial et la formation professionnelle a jusqu’à présent peu profité aux moins qualifiés».

    Elle souhaite une accélération du programme de réformes du Gouvernement visant à maîtriser les dépenses publiques. Elle souhaite la fusion des minima sociaux et des aides au logement. En matière de retraite, elle demande le report de l’âge effectif du départ à la retraite.

    Une réforme fiscale jugée indispensable

    L’OCDE pointe du doigt la complexité du système fiscal composé d’un grand nombre de prélèvements dont certains ont des assiettes très étroites et de ce fait rapportent peu de recettes. Contrairement aux demandes émanant du Grand Débat, elle considère qu’il faudrait supprimer les exonérations de TVA ainsi que les taux réduits qui, dans les faits, bénéficient plus aux ménages aisés qu’aux ménages modestes. Les régimes dérogatoires de TVA concernent notamment les activités culturelles, la restauration, la santé. La suppression des exonérations offrirait la possibilité de rendre plus progressif d’autres impôts comme celui sur le revenu. Les taxes environnementales devraient mieux refléter les coûts environnementaux et sociaux.

    L’OCDE souhaite une remise à plat de la fiscalité de l’épargne. Elle considère qu’il existe trop de produits réglementés bénéficiant de conditions exorbitantes du droit commun et dont l’intérêt économique et social est discutable. Ainsi, elle cite le Livret A, le LDDs, le PEL, le CEL, le Livret Jeune, le Livret d’Épargne populaire, le PEA, l’assurance vie. En tout, elle dénombre 126 dispositifs d’incitation en vue d’épargner ou d’investir dans l’immobilier. Des regroupements permettraient, selon l’OCDE, une plus grande lisibilité. En outre, il faudrait réduire le coût de ces régimes dérogatoires. Elle épingle également les mesures en faveur de l’immobilier (Pinel, Censi-Bouvard, Scellier, Malraux). Celles-ci sont accusées d’avantager les contribuables les plus aisés, de contribuer à la hausse des prix de l’immobilier et de ne pas résoudre la crise immobilière que le pays connaît depuis de nombreuses années. Les auteurs du rapport estiment qu’une action des pouvoirs publics devrait être engagée afin de réduire le coût des transactions immobilières.

    La poursuite de la libéralisation du marché du travail

    L’OCDE réclame la poursuite de la libéralisation du marché du travail avec notamment une ouverture accrue des professions réglementées (les professions de comptable, de notaire et de pharmacien) afin de favoriser la concurrence et l’emploi. Aux yeux des experts de l’organisation internationale, le système de formation reste peu performant. Ils s’alarment de la faiblesse du niveau de qualification d’une partie de la population active et des jeunes d’autant plus qu’une dégradation est constatée depuis plusieurs années. Ils appellent au renforcement des relations entre les entreprises et le système éducatif, et à la poursuite des efforts en faveur de la réduction des taux de décrochage scolaire.

    Afin d’améliorer les revenus salariaux, l’OCDE considère qu’il conviendrait de réduire l’usage de contrats à durée déterminée en augmentant leur coût relatif. Par ailleurs, le système d’assurance chômage devrait être réformé afin qu’il n’incite pas à enchaîner de façon récurrente les courtes périodes d’emploi et de chômage.

    Des infrastructures déclinantes

    L’OCDE souligne la vétusté des infrastructures ferroviaires et hospitalières. Elle note que le choix des investissements à réaliser devrait tenir compte de leurs intérêts socioéconomiques. Étant donné que trois quarts des investissements publics relèvent des collectivités territoriales, les rapporteurs signalent qu’une clarification des responsabilités entre les différents échelons permettrait la réalisation d’économies. Ils appellent de leurs vœux une refonte des concours financiers de l’État aux collectivités locales afin de mieux prendre en compte les disparités de recettes fiscales et charges supportées. La qualité des infrastructures numériques pourrait être considérablement améliorée. La diffusion du haut débit et la vitesse des connexions Internet sont en retard par rapport aux pays les plus performants.

    La France n’est pas un bon élève dans la lutte contre le réchauffement climatique

    Si la France émet moins de CO2 que de nombreux autres pays européens, cela est dû à l’importance de son parc nucléaire. En revanche, ces dernières années, notre pays a été en retard dans l’atteinte des objectifs de réduction des gaz à effet de serre. L’OCDE estime ainsi que la France prend du retard en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre sont, dans notre pays, en grande partie imputables aux secteurs des transports et de l’énergie. Par rapport à certains de nos partenaires, la réduction de la pollution urbaine est lente. La planification des infrastructures doit mieux refléter les coûts pour l’environnement et pour la santé.

    Une indispensable réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche

    L’OCDE souhaite que les universités françaises soient plus autonomes. Une hausse ciblée des financements alloués à la recherche publique devrait s’accompagner de réformes visant à accroître la liberté de choix des universités en ce qui concerne les enseignants, les chercheurs et les étudiants. Les liens avec le privé devraient être accrus afin de favoriser l’innovation et la diffusion de celle-ci.

    L’accélération des réformes et une refonte du système fiscal permettrait, selon l’OCDE, de dégager un supplément de revenus pour les ménages de 3,3 à 5 % du PIB d’ici dix ans. Pour éviter des tensions sociales au sein de la population, les auteurs du rapport jugent indispensables la mise en œuvre de compensations au profit des catégories de personnes qui seront pénalisées par le processus de libéralisation.

     Philippe Crevel, économiste et Président lettre d’information économique 

     

  • ROBLOX, le jeu qui a conquis les enfants (et les adultes) du monde entier – le connaissiez-vous?

    Quinze ans après son lancement, le service collaboratif à mi-chemin entre Lego, YouTube et « Minecraft » souhaite se développer en Europe, où de nombreux jeunes joueurs ont déjà succombé à ses charmes.

    Créé en 2006, Roblox est encore peu connu en France. La société n’a que récemment traduit sa plateforme de jeu en français, et sa levée de fonds vise à accélérer son expansion internationale. Mais la situation est bien différente dans les pays anglo-saxons. Roblox revendique 90 millions d’utilisateurs mensuels, avec des pointes à 2 millions de joueurs connectés simultanément. La très grande partie de ces internautes sont des enfants et des adolescents, avec un âge moyen inférieur à 15 ans. Roblox reprend la philosophie des Lego: laisser les petits créer leurs propres aventures. Le design des avatars des joueurs s’inspire d’ailleurs largement des figurines en plastiques de la société danoise de jouets.

    « Roblox, c’est une institution à la maison ! » Laurent Parlur a 34 ans, français de Miami. Il est le père de trois enfants de respectivement 11, 8 et 5 ans. Tous les trois sont tombés les uns après les autres dans cette plate-forme Internet regorgeant de jeux vidéo pour enfants, conçus par la communauté. « Ils ont commencé parce qu’une nounou avait Roblox sur son téléphone, elle l’a montré à la grande, qui s’est mise à jouer, puis l’a ensuite montré à ses frères, et c’était parti. »

    A son origine?  David Baszucki, un ingénieur et entrepreneur américain spécialiste des programmes interactifs de vulgarisation de la physique. « Il s’est rendu compte que ce qui intéressait le plus les enfants, c’était de jouer avec les possibilités ouvertes par ces programmes », relate Chris Misner, PDG de Roblox International. En 2004, Baszucki lance Dynablocks, une sorte de jeu de Lego en 3D rudimentaire, qui sert de prototype au Roblox que l’on connaît.

    Plus qu’un jeu, Roblox est une plateforme de création. Une fois inscrit sur son PC, son mobile ou sa console Xbox One, l’internaute peut se prendre pour un développeur en herbe. Roblox lui met à disposition des outils très simples pour composer rapidement un jeu à l’aspect graphique plutôt sommaire. Il peut piocher dans une bibliothèque d’univers déjà bâtis (une ville moderne ou de Far West, un château, une prison….), d’objets déjà modélisés (voitures, arbres, trains…) et choisir son style de jeu (jeu de tir, de courses de voitures, de sport, de survie etc).

    Peu médiatique, Roblox se fait vite une place sur Internet grâce à une fonctionnalité dans l’air du temps : la possibilité pour les utilisateurs de créer leur propre petit jeu sommaire et de le mettre à la disposition des autres usagers. En effet, sur le même principe que MySpace, Facebook ou YouTube, Roblox est basé sur la collaboration et l’échange de contenus. L’une des originalités du service est notamment de permettre à des enfants de partager une partie en même temps, y compris s’ils sont à l’autre bout de la planète.

    Malgré la frontière de la langue, de nombreux Français connaissent déjà Roblox. Pierre, jeune français de Marrakech, 19 ans, a fait sa découverte dès 2009, un peu par hasard. « A l’époque, j’étais fan du dessin animé Beyblade, je cherchais un jeu flash Beyblade sur Internet, il y en avait un sur Roblox, et voilà ! » Les hommages libres à des séries populaires y sont, en effet, très communs. De plus, Roblox est particulièrement commode pour un geek en culottes courtes : rondelet, gratuit d’accès, peu gourmand, il ne demande aucun équipement spécial, aucun cadeau de la part du Père Noël. « Ça a un peu été ma première machine de jeu », relate Pierre.

    Et puis, surtout, Roblox permet à l’enfant de se transformer en apprenti développeur, grâce à une interface graphique très imagée, à défaut d’être vraiment instinctive. « Quand ma grande a compris qu’elle pouvait créer son jeu, elle m’a fait installer l’éditeur et a conçu le truc le plus simple qui soit, un jeu d’obstacle à traverser, narre Laurent Parlur. Puis elle l’a publié, et elle était très fière, ses frères pouvaient jouer à sa création ! »

    La carotte pour les adultes : Les Robux, la Monnaie Virtuelle

    Du côté des adultes, beaucoup s’y sont mis grâce à la carotte agitée par Roblox : pour personnaliser son personnage, acheter certains jeux ou débloquer des bonus, la plate-forme utilise, en effet, une monnaie virtuelle, les Robux.

    Pour en acquérir, deux solutions : sortir la carte bleue (coucou les parents), ou s’inscrire comme créateur. En 2018, après un an de tâtonnement, il lance ainsi Runners’Path, un jeu de parkour – une course acrobatique dans un cadre urbain – ouvertement inspiré du jeu vidéo à grand budget Mirror’s Edge.

    Côté créateur, une fois fini, le jeu se retrouve sur la plateforme de distribution de Roblox. Il n’est d’ailleurs pas obligatoire d’être créatif pour s’amuser. Roblox affirme qu’un peu plus d’un million de personnes ont créé des dizaines de millions de titres, accessibles en un simple clic sur son site. Mais dans l’immense majorité, ces jeux ne sont pas finis, peu fonctionnels, voire totalement inintéressants. Beaucoup se contentent de reproduire, avec beaucoup moins de moyens, des succès déjà existants, comme Mario ou Pokémon. Mais certaines créations ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Jailbreak, qui permet d’incarner un prisonnier en fuite ou un policier à sa poursuite, est l’un des titres les plus populaires de la plateforme. Il a rapporté à son créateur, âgé de 18 ans, «de quoi payer quatre ans d’études universitaires».

    En passant côté producteurs, les utilisateurs de Roblox découvrent, donc, un nouveau monde, où règnent course à l’audience et soif de Robux trébuchants.  Selon les chiffres de l’entreprise, l’ensemble des créateurs européens ont gagné 18 millions de dollars (soit 16 millions d’euros) en 2018. « Certains utilisateurs sont désormais à l’université et gagnent leur vie grâce aux productions qu’ils ont créées, et je suis sûr qu’il y en a plein qui travaillent désormais dans l’industrie du jeu vidéo », déclare Chris Misner à nos confrères du Monde.

    Au final, on retient que si elle est d’accès gratuit, la plateforme Roblox regorge de micropaiements. L’avatar du joueur, qui sera le même dans tous les jeux, est personnalisable contre la monnaie virtuelle de la plateforme, les Robux (400 Robux valent 5 dollars, un peu plus de 4 euros). Les créateurs peuvent aussi rendre l’accès à leur jeu payant – ce qui est rare -, ou bien intégrer des mécanismes qui obligent les joueurs à dépenser des Robux. Et ça marche. Au premier semestre 2018, la seule version mobile de Roblox aurait généré 210 millions de dollars. L’application oscille entre la 15e et la 30e place des jeux vidéo les plus lucratifs sur smartphone aux États-Unis, selon l’institut AppAnnie. La plateforme indique reverser une partie de ses revenus aux créateurs: cette somme devrait atteindre 70 millions de dollars cette année. Mais pour devenir millionnaires avant leur bac, les développeurs en herbe doivent mettre la main à la poche. Les Robux qu’ils ont gagnés via leurs créations ne sont en effet convertibles en vrais dollars que s’ils souscrivent à un programme coûtant 20 dollars par mois…

    Plus un jeu Roblox est beau et original, plus il est susceptible de devenir populaire et donc de générer de l’argent. C’est ainsi que la plateforme regorge de petites mains, qui proposent aux apprentis développeurs de s’occuper du design de leur jeu contre rémunération. La plupart de ces freelances sont des lycéens ou de jeunes étudiants qui s’exercent sur des projets simples. Sous couvert d’une plateforme sécurisée où les enfants peuvent jouer et créer en toute quiétude, Roblox est aussi une redoutable initiation au monde de l’entreprenariat.

     

  • Résidence principale : exonération à la vente même en cas d’expatriation

    Une nouveauté fiscale, positive pour une fois, pour les Français de l’étranger, ou plutôt ceux qui préparent leur expatriation.

    Jusqu’à présent, les personnes qui vendaient leur résidence principale et qui quittaient le logement avant cette vente pouvaient, si l’écart entre le départ et la vente ne dépassaient pas un « délai normal » fixé à un an, bénéficier de l’exonération de l’impôt attaché à cette vente. Cela était même étendu au-delà si la personne apportait la preuve qu’il avait mis en œuvre des mesures pour faciliter la vente, comme le recours à plusieurs agences. Mais cela ne s’appliquait que pour les personnes qui restaient vivre en France.

    Impossible donc, jusqu’en 2019, pour les Français partant à l’étranger d’en bénéficier et ce alors que les départs sont parfois précipités. Seul les exonérations partielles limitées aux plus-values inférieures à 150 000 euros s’appliquaient. C’est désormais fini ! Les Français de l’étranger pourront, eux aussi, bénéficier de cette tolérance avantageuse.

    Des conditions d’éligibilité

    Cette disposition, qui résulte d’un jugement du tribunal administratif de Versailles qui jugeait la différence de traitement en infraction des principes sur la liberté de circulation des mouvements de capitaux établis au sein de l’Union européenne.

    L’exemption s’applique à deux catégories d’expatriation : à destination des pays de l’Union européenne et des pays avec lesquels la France dispose d’une  convention fiscale 

    Cette convention doit être établie “en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales”. Il s’agit d’éviter la fuite vers les paradis fiscaux.

    Une autre condition: ne pas avoir loué le bien dans l’intervalle ni l’avoir prêté à un membre de la famille où un proche.

    Un délai jusque deux ans

    Concernant les délais, les conditions sont précises. L’exemption concerne les ventes qui surviennent avant le 31 décembre de l’année suivante. En pratique, si une personne déménage le 1er janvier 2020, il a jusqu’au 31 décembre 2021 pour procéder à la vente et bénéficier de l’exemption.

    Une manière d’apaiser les futurs expatriés et de leur permettre de se concentrer sur d’autres aspects de leur départ.

     

  • COMMENT LES 0,001 % LES PLUS RICHES GÈRENT LEUR ARGENT ?

    Vous avez gagné le gros lot de l’Euromillions, plus de 100 millions d’euros par exemple ou par concours de circonstance, vous apprenez qu’un vieil oncle sans enfant était multimillionnaire et qu’il vous cède tout son patrimoine. Si dans le premier cas, les impôts ne prennent pas, dans l’immédiat, leur commission, il en sera tout autrement pour l’héritage. Vous risquez de faire un cadeau à Bercy de près de 60 % de sa valeur. Que faire de l’agent ainsi récupéré ?

    Comment les très riches gèrent leur patrimoine ? Au XIXe et au XXe siècle, ils se rendaient dans des établissements chics et discrets à Londres ou en Suisse. Depuis, la tendance est au « family office ». Ces derniers sont devenus des acteurs importants de la sphère financière. Leurs actifs représentent 6% de la valeur des marchés boursiers mondiaux. Les premiers « family offices » ne datent pas du XXIe siècle. Ainsi, John D. Rockefeller a créé le sien en 1882. Plusieurs centaines d’entre eux sont en activité depuis au moins trois générations. Certains servent les intérêts de l’ensemble des membres d’une même famille. En France, c’est le cas de la famille Mulliez dont 600 membres sont gérés par le même family office. Le « family office » Téthys gère les affaires financières des Bettencourt Meyers.

    Aujourd’hui, plus d’un millier de « family offices » existent. Plus des deux tiers ont été créés après 2000. Ils emploient près de 10 000 personnes basées essentiellement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suisse, en France, aux Pays-Bas ou à Singapour et Hong Kong. La montée en puissance des «family offices » est évidemment imputable à l’augmentation du nombre de milliardaires dans le monde et de la richesse qu’ils contrôlent. 9000 milliards de dollars seraient en jeu.

    Deux catégories de « family offices » doivent être distinguées. Les « family offices » gérant les intérêts d’une seule famille. Ils constituent la forme originelle du modèle. Par ailleurs, afin de réduire les coûts, des « multi-family offices » qui gèrent plusieurs familles sont apparus. La plupart gèrent les affaires de quelques familles. Les plus importants peuvent en gérer une centaine. Certains « multi-family offices » géraient au départ une seule famille. Ils se sont diversifiés en cours de route à la recherche d’une croissance externe et afin de mutualiser les coûts de gestion. D’autres ont été créées en tant qu’entreprises multi-clients par des gestionnaires de fonds tiers. Ainsi, la société londonienne Stonehage Fleming a été créée en 2014 quand le bureau de la famille britannique Fleming (la famille d’Ian Fleming, créateur de James Bond) a fusionné avec un cabinet fiduciaire au service de familles sud-africaines qui comptait 250 familles.

    Les missions des « family office » sont de gérer non seulement les actifs de leurs clients mais aussi de faciliter leur vie au quotidien. Elles peuvent ainsi gérer le personnel, régler les problèmes juridiques ou faciliter les déplacements. Elles remplissent des fonctions de gestionnaire de patrimoine et de conciergerie. Ces structures interviennent essentiellement pour les patrimoines dépassant 100 millions de dollars.

    Les plus grands « family offices » occidentaux, comme celui créé par George Soros, investisseur et philanthrope, contrôlent des dizaines de milliards de dollars. Le recours à de telles structures est lié à l’augmentation du nombre de personnes à fort patrimoine ces trente dernières années. Depuis 1980, la part de la richesse mondiale détenue par les 0,01 % les plus riches est passée de 3 % à 8 %. Les personnes du haut du panier ont opté pour des « family offices » afin de s’affranchir des banques et des établissements financiers. Ces structures ont l’avantage d’être contrôlées directement par leur propriétaire. La recherche d’économies dans les coûts de gestion est souvent mise en avant par leurs initiateurs.

    Le nombre de milliardaires est censé continuer d’augmenter en raison de la croissance des pays émergents, ce qui devrait permettre la multiplication des « family offices ». Ces structures constituent-elles une menace pour les marchés financiers ? En règle générale, ce sont des acteurs relativement rationnels, gérant sur le long terme et ayant un faible taux d’endettement. Ils sont jugés plutôt sécurisants. En revanche, certains considèrent qu’ils contribuent à l’opacité des marchés et favorisent la consanguinité des décisions, le cénacle des riches pourrait imposer ses vues aux autres actionnaires sans aucune transparence. Cette crainte est un peu exagérée, car les « family offices » privilégient la diversification et recherchent plus le rendement de long terme que le pouvoir au sein de quelques entreprises.

    Du fait de leur constitution reliée à une ou plusieurs personnes bien implantées dans le milieu des affaires, il est reproché aux « family offices » d’avoir un accès privilégié à l’information, aux transactions et aux régimes fiscaux, leur permettant d’obtenir des rendements élevés. Elles pourraient être poursuivies pour délits d’initiés ou être en conflits d’intérêts. Jusqu’à présent, si des rumeurs existent, peu de preuves ont été fournies. En moyenne, le rendement des « family office » était de 16 % en 2017, mais il était de 7 % en 2016, selon Campden Wealth, un cabinet américain de conseil. Les « family offices » deviennent des structures de plus en plus complexes. Un tiers d’entre eux ont au moins deux succursales permettant des montages fiscaux parfois performants. Cette professionnalisation commence à attirer l’attention des régulateurs qui exigent dans de nombreux pays plus de transparence afin de mieux identifier le risque de délits d’initiés.

    Philip Crevel

  • Les Français aiment l’armée, mais à la diète.

    Les résultats du grand débat sont en ligne. On attend les propositions du gouvernement, mais les Français, si l’on considère que les réponses apportées sont représentatives, ce qui n’est scientifiquement pas le cas, reflètent néanmoins de fortes contradictions.

    Les Français sont d’accord pour réduire la dépense publique (75%) et avant tout les dépenses de l’Etat (56%). Et dans les dépenses de l’Etat, d’abord les dépenses militaires (28%, première réponse). Cela ne correspond pas aux réalités budgétaires puisque les dépenses de l’Etat sont très largement inférieures aux dépenses sociales, et les dépenses régaliennes, dont celle de la défense, très réduites par rapport à l’ensemble des dépenses (6% seulement).

    Mais les Français, avec un certain bon sens, veulent bien que l’on réduise les dépenses, quand elles ne les touchent pas directement. Ils ont remarqué que, malgré la guerre contre le terrorisme, les menaces d’une guerre classique sont faibles, à tel point que le gouvernement utilise l’armée pour surveiller des bâtiments publics, en supplétifs de policiers épuisés par les casseurs des Gilets jaunes. Drôle de guerre.

    Rarement le budget militaire n’a été aussi faible par rapport aux dépenses publiques.  Pourtant la France est un des pays qui dépense, en Europe, le plus pour son armée. L’armée française intervient sur de très nombreux théâtres d’opérations, la France est une des puissances les plus interventionnistes du monde.

    141 militaires ont perdu la vie au cours d’une opération extérieure au cours des dix dernières années. Ce n’est le cas pour aucun autre pays européen. Afghanistan, Mali, Côte d’Ivoire, Centrafrique, Syrie, Liban, Mozambique, les théâtres d’opération sont multiples. Les blessés nombreux, 8000 hommes sont en mission en moyenne chaque année. Au delà de leur nécessité ou de leur utilité, la France se donne-t-elle les moyens de ses interventions ?

    Sur les 27 Etats membres de l’Otan, huit seulement, dont la France, approchent le seuil des 2% du PIB consacrée à la défense. S’ils respectaient ce chiffre, les Européens dépenseraient 100 milliards de plus pour leurs armées. Ce qui explique que les Américains fustigent les Européens, et notamment l’Allemagne, prétendant porter seuls le fardeau de la défense européenne, ce qui est faux.

    Les dépenses américaines pour la défense de l’Europe représentent, selon les chiffres du Pentagone, 35 milliards de dollars en 2018, soit 5.6% du budget militaire américain. Quant aux dépenses des pays européens de l’Otan, elles se montent à 264 milliards de dollars. L’Europe est donc capable de se défendre seule.

    Voilà pourquoi le thème de la défense européenne refait surface. L’Initiative européenne de défense, hors Union Européenne, mobilise 10 pays, dont le Royaume-Uni. Et la Commission a mobilisé un Fonds européen de défense qui devrait être doté de 13 milliards d’euros pour la période 2021/2027.

    Les Français anticiperaient-ils la mise en place progressive d’une « défense européenne », pensant que nos voisins, notamment les Allemands, viendraient dépenser un peu plus pour la défense commune ? Ou pensent-ils que la France intervient trop hors de ses frontières, pour des résultats incertains ? Ils applaudiraient l’armée, mais lui mesureraient ses moyens ? Plus simplement, les Français voient les services publics près de chez, et ne voient pas l’armée quand elle est au loin.

    Les budgets alloués aux missions régaliennes de l’Etat sont faibles. C’est le cas pour l’armée, compte tenu des missions qui lui sont confiées, comme pour la justice, la police ou la diplomatie. Où place-t-on l’éducation ? Ce serait une grande erreur de rogner sur ces dépenses. Cela n’a été que trop le cas. Il suffit de regarder la misère de la justice par rapport aux autres pays européens. Mais peut-être le grand débat a-t-il évité la question principale : à quoi doit servir l’Etat ? A être actionnaire de Renault et de Peugeot ou à faire voler des avions Dassault -dont il n’est pas actionnaire ? La confusion ne serait-elle pas dans les têtes avant de l’être dans les rues ?

    Laurent Dominati

    Editeur

    A.Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

     

     

  • Israël confirme Netanyahu

    Israël confirme Netanyahu

    Benjamin Netayahu dirige Israël de puis dix ans et continuera. Il est l’un des hommes les plus détestés du monde, il est en Israël sous le coup d’une inculpation pour corruption, il a gagné. Il a augmenté le nombre des députés du Likoud. Il aura bientôt dirigé Israël plus que Ben Gourion. Son rival, Benny Ganz, ancien Chef d’état-major de l’armée, a réussi à rassembler ce qui restait du centre. La gauche c’est-à-dire le Parti Travailliste, celui de Golda Meir, de Ben Gourion, de Shimon Peres, est en voie de disparition. Le Likoud sera à nouveau le pilier de la prochaine coalition et il le doit à son chef. Pourquoi ce résultat ? Parce que les Israéliens ne croient plus à la paix, celle des accords d’Oslo. Ils n’ont confiance ni dans l’Autorité palestinienne, ni dans le Hamas, ni même dans les Etats-Unis, encore moins dans l’Europe, et considèrent que seule la force peut leur permettre de survivre.

    Benjamin Netanyahou annonce l’annexion de colonies juives, maintient le Hamas à Gaza, attend le plan de paix de Trump. Celui-ci lui a déjà donné Jérusalem et le nombre de pays qui reconnaissent la ville comme la capitale d’Israël augmente tous les jours. Dernièrement Le Brésil. Les Israéliens n’ont pas voulu changer de politique, ni même risquer de changer de politique, parce que les Accords d’Oslo, en fait, sont morts. Le monde arabe est déchiré, ses guerres et ses haines internes sont plus tenaces que son hostilité à Israël. Israël a une économie moderne, ultra moderne, tandis que la rente pétrolière a ruiné l’Iran, l’Irak, la Lybie, et  rend tout le reste dépendant des Américains. Personne n’aime Netanyahou, chacun reconnait son habileté. Il est aussi cynique que Poutine, Salman, Sissi et Trump réunis, ce qui convient pour discuter avec eux. Qui reproche à la Chine son régime policier ? Et ses guerres à Poutine ? Et qui s’apprête à réintégrer Assad ? Dans ce jeu, Netanyahu a presque l’air d’un moraliste.

    Il n’empêche. Ce qui est à craindre, c’est qu’un jour, Israël ne soit plus aussi fort. Et qu’aux Etats-Unis soit élu un Pharaon qui ne connaisse plus Joseph. Le sentiment pro-palestinien l’a emporté en Europe, malgré le terrorisme. Et il se renforce aux Etats-Unis. Le parti démocrate a fait élire deux Congressistes pro palestinienne. C’est quand on est fort que l’on doit faire la paix. Begin l’avait compris. Sharon l’avait compris. Netanyahou, pour son dernier mandat, va-t-il le comprendre ? Et trouvera-t-il quelqu’un pour prendre ce risque ? Si oui, au lieu de gagner des élections, il aura vraiment gagné la guerre. Car une guerre n’est gagnée que quand on accepte la paix.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

  • Halloween Brexit, Barnier de retour

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France et A. Député de Paris

    A voir : le film « Brexit »,  de Toby Haynes, avec Benedict Cumberbatch (Sherlock Holmes) montre la campagne anti-Brexit de l’intérieur. Œuvre de fiction, mais inspirée de faits ô combien réels. Rythme à l’anglaise, excellent. Bientôt Brexit 2, le retour.

  • Handicapés français en Belgique : chronique d’un désastre annoncé ?

    Des milliers de handicapés français, polyhandicapés, trisomiques, autistes vivent en Belgique.

    Parmi eux, une dame, avec un autisme lourd, résidente en Belgique depuis 30 ans et qui est sous la tutelle d’un organisme français. Selon les informations de l’AFrESHEB (l’association pour les Français en situation de handicap en Belgique), cette personne va, avec l’aval de son organisme de tutelle, être déplacée dans un établissement en France. Une situation préoccupante, en particulier pour les autistes qui sont très sensibles aux changements de leur environnement et spécialement quand ils sont depuis si longtemps habitués à une vie cadré dans un climat connu.

    Les familles des Français en Belgique interloquées selon l’AFrESHEB

    Cela pose la question, plus large, du handicap et de l’accueil des handicapés français à l’étranger et en particulier en Belgique.

    En effet, 6500 adultes français sont dans des centres en Belgique ainsi que 1500 enfants auquel il faut ajouter, selon l’AFrESHEB, 1000 enfants qui font la navette chaque jour et 300 autres dans des internats belges et donc non-inscrits dans les statistiques officielles.

    Selon les informations d’Isabelle Resplendino, présidente de l’AFrESHEB, que nous avons contacté, les personnes en charge, sous le régime de la tutelle, des personnes handicapées françaises en Belgique, ont reçu un courrier leur demandant si ils souhaitent toujours que la personne accompagnée reste outre-quiévrain. Elles seraient particulièrement inquiètes, dans l’hypothèse où elles souhaitent que leur proche reste dans les institutions belges, que cela ait un impact sur les aides dont elles bénéficient de la part de la France.

    Par ailleurs, et toujours selon l’AFrESHEB, 50% des personnes françaises en situation de handicap en Belgique sont sous tutelle d’agences de la même nature que celle de cette personne qui va devoir revenir en France. Une inquiétude donc, celle que cet exemple ne devienne la norme.

    Des pratiques différentes entre les deux pays

    Outre une capacité d’accueil importante en Belgique, ce qui attire les Français dans ce pays pour leurs proches, est souvent une approche médicale et éducative différente.

    La Belgique privilégie une approche éducative et non pas seulement médicale. Une façon, mais le sujet est complexe, de permettre aux personnes handicapées de mieux être insérées et de moins vivre leur handicap au quotidien. C’est une des raisons de l’attrait du Royaume pour les Français, outre bien sûr la proximité géographique.

    Un calendrier à établir, une politique et une stratégie à définir

    La question des personnes françaises handicapées en Belgique est un sujet de longue date. Ce fut notamment un élément durant la campagne des législatives pour les Français du Benelux. Il est important, si rapatriement il y a, d’établir un calendrier précis. Egalement de s’assurer de la capacité des nouvelles structures d’accueil.

    Le ministère en charge et l’Agence de l’enseignement du français à l’étranger n’ont pas, pour le moment, répondu à nos questions malgré nos sollicitations, mais il ne fait nul doute que ce sujet sensible sera suivi de près à Paris.

  • En France, manifestation des retraités pour sauvegarder leur pouvoir d’achat

    En France, manifestation des retraités pour sauvegarder leur pouvoir d’achat

    Les retraités sont dans la rue ce jeudi 11 avril, à l’appel de plusieurs associations et syndicats. Leurs revendications : suppression totale de la hausse de la CSG et revalorisation des pensions.  A l’initiative du mouvement « Printemps des retraités », soutenu par plusieurs syndicats et associations dont la CGT, FSU et FO, les retraités manifestent ce jeudi 11 avril, un peu partout en France. Les seniors entendent protester contre la suppression totale de la hausse de la CSG et souhaitent obtenir une revalorisation des pensions. Ils dénoncent un gouvernement « sourd et dingue » face à leurs revendications. 

    Dans le détail, les retraités sont en colère contre le gel des pensions, le manque de pouvoir d’achat, la menace de l’autonomie de la Sécurité sociale. « Dès son arrivée à la présidence de la République M. Macron a attaqué les retraité-e-s », « des revendications qui peuvent et doivent être satisfaites », peut-on notamment lire sur le tract de la manifestation. Le 15 mars 2018, lors de la précédente manifestation de retraités, quelque 200 000 manifestants avaient été recensés.

    La rédaction avec l’AFP

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