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  • Acte 21 : Le chant du cygne des Gilets Jaunes ? – VIDEO

    Acte 21 : Le chant du cygne des Gilets Jaunes ? – VIDEO

    Pour leur 21ème samedi de mobilisation contre la politique sociale et fiscale du gouvernement, les « gilets jaunes » ont enregistré la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement, selon le ministère de l’Intérieur, à deux jours du compte-rendu du grand débat national.

    Selon l’Intérieur, dont les chiffres sont contestés chaque semaine par le mouvement, les manifestations ont rassemblé 22.300 personnes en France, dont 3.500 à Paris. Le ministère avait comptabilisé 33.700 participants la semaine dernière, dont 4.000 à Paris.

    C’est, selon la même source, le plus faible niveau de participation depuis le premier samedi de revendications, le 17 novembre. 282.000 personnes avaient alors manifesté dans toute la France, un chiffre jamais dépassé.

    Sur la page Facebook du « Nombre jaune » qui décompte les manifestants, les « gilets jaunes » ont revendiqué une « première estimation basse » de 73.420 participants en France.

    Partout sur le territoire, les manifestations se sont déroulées sans incident majeur.

    A Paris, le principal cortège, parti de la place de la République, a rallié l’esplanade du quartier d’affaires de la Défense, à l’ouest. Les manifestants venus dénoncer « l’art de l’optimisation fiscale » se sont rassemblés sur les marches de la Grande arche avant de se disperser, dans le calme, en fin d’après-midi.

    « La Défense, c’est le symbole du capitalisme à outrance, le siège des grandes entreprises qui s’en mettent plein les poches sur notre dos et grâce à nous », a résumé Valérie, 50 ans, qui souhaite « un retour de l’ISF », l’impôt sur la fortune. « C’est la fin du système capitaliste. Il est mort. Nous le célébrons », a commenté sur place le chanteur Francis Lalanne, vêtu d’un gilet jaune.

    En chemin, quelques manifestants avaient brièvement tenté de descendre sur le périphérique, avant d’être rapidement repoussés par les forces de l’ordre à l’aide de tirs de gaz lacrymogène.

    L’appel à cette manifestation avait été relayé notamment par Eric Drouet, l’une des figures du mouvement. Ce chauffeur routier a été verbalisé samedi matin à proximité des Champs-Elysées pour « participation à une manifestation interdite », selon une source policière. Une amende « due à ma notoriété et ma présence sur les Champs », a-t-il affirmé sur Facebook.

    – 15.000 contrôles préventifs à Paris –

    Les interdictions de manifester sur les Champs-Elysées, la place de l’Etoile, ainsi que dans un vaste périmètre comprenant l’Elysée et l’Assemblée nationale, avaient été reconduites après les violences du samedi 16 mars.

    A 18H30, la Préfecture de police de Paris recensait 43 interpellations, 14.919 contrôles préventifs et neuf verbalisations dans le périmètre interdit.

    Un autre cortège parisien, au parcours déclaré comme le premier et composé d’une centaine de personnes selon l’AFP, de 400 personnes selon une organisatrice, Sophie Tissier, a rejoint dans le calme le bassin de la Villette, au nord-est.

    « On veut une démocratie un peu plus ouverte », y explique Thomas Fleury, 28 ans et auto-entrepreneur dans l’immobilier, venu en famille. Pour lui, le grand débat était « une bonne idée de Macron » mais « ça a été mal fait », « Macron était trop ambigu dans ses réponses ».

    A Rouen, où un appel à un rassemblement national avait été lancé, moins d’un millier de personnes ont manifesté et des échauffourées ont éclaté entre CRS et manifestants cagoulés et vêtus de noir, du mobilier urbain a notamment été dégradé.

    D’autres cortèges de « gilets jaunes » ont défilé dans plusieurs villes, comme à Nice, Forbach ou Nantes, où la manifestation – environ 400 personnes, a constaté l’AFP – a été dispersée à l’aide de gaz lacrymogène au niveau d’une fête foraine dont les manèges ont momentanément fermé.

    A Toulouse, où le cortège était moins fourni que les semaines précédentes, l’AFP a recensé entre 1.200 et 1.500 manifestants, qui ont défilé dans le calme. Ils étaient 1.300 à Montpellier selon la préfecture, ou entre 1.000 et 2.000 à Lille où le cortège a été émaillé d’incidents.

    A Bordeaux, les manifestants étaient également moins nombreux que d’habitude, 1.500 selon une source proche du dossier. A Lyon, quelques centaines de « gilets jaunes » ont défilé dans un parcours contenu par les forces de l’ordre, qui ont tiré « quelques gaz lacrymogènes », selon la préfecture. A Dijon où des dégradations ont été constatées, « des billes d’acier » ont été tirées sur les forces de l’ordre et des « projectiles » sur le tram, a dit la préfecture.

    En Corrèze, quelque 300 personnes ont manifesté dans le calme sur le barrage hydro-électrique de Bort-les-Orgues, afin de dénoncer ce qu’ils estiment être une possible privatisation des barrages français et « la vente de la France à la découpe ».

    A Saint-Nazaire enfin, en Loire-Atlantique, plusieurs dizaines de délégués venus de toute la France se sont retrouvés pour la seconde « Assemblée des assemblées ». Ils y ont évoqué l’idée – loin de faire l’unanimité parmi eux – de construire des listes pour les municipales d’ici 2020.Lundi est prévu le compte-rendu du grand débat national, sur la base de l’immense masse de contributions des citoyens, sur laquelle travaillent depuis des semaines plusieurs organismes.

  • Sécurité alimentaire et médicaments: deux priorités en cas de «no deal»

    Sécurité alimentaire et médicaments: deux priorités en cas de «no deal»

    L’approvisionnement en médicaments et les normes de sécurité alimentaire sont essentiels. L’UE ne peut pas donner la priorité à l’un au détriment de l’autre en cas d’échec du Brexit, a déclaré le vice-président de la Commission, Jyrki Katainen.

    Jyrki Katainen a cherché à apaiser les inquiétudes concernant la préparation de l’UE au Brexit dans le domaine de la santé et de la sécurité alimentaire, une responsabilité dont il a hérité temporairement du commissaire à la santé Vytenis Andriukaitis, actuellement en congé sans solde pour participer aux élections présidentielles en Lituanie.

    « Un scénario sans accord serait très perturbant pour les deux parties », a déclaré le vice-président de la Commission, ajoutant que les domaines de la santé et de la sécurité alimentaire étaient aussi au cœur des préoccupations générales.

    Il a toutefois répété à plusieurs reprises que l’UE était bien préparée, un leitmotiv commun à toutes les conférences de presse sur un potentiel Brexit sans accord que la Commission a organisé cette semaine.

    Récemment, le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock, a déclaré lors d’une audition parlementaire que les médicaments seraient prioritaires sur les aliments en cas de sortie sans accord.

    Aucun risque pour l’approvisionnement en médicaments

    Interrogé par Euractiv sur un tel classement, le commissaire s’est opposé à toute concurrence entre les deux secteurs.

    « Nous ne pouvons pas donner la priorité aux médicaments aux dépens de la sécurité alimentaire, car les deux sont importants », a-t-il déclaré, ajoutant que l’UE dispose de bons moyens pour relever ces deux défis.

    « En ce qui concerne les médicaments, nous avons travaillé très dur ces deux dernières années avec l’Agence européenne des médicaments et les autorités nationales pour veiller à ce que tout le monde soit prêt, en particulier l’industrie », a-t-il ajouté.

    L’octroi des mêmes transferts administratifs pour tester la production de lots de médicaments, normalement effectués dans l’UE, est particulièrement préoccupant.

    L’UE accordera au Royaume-Uni une certaine flexibilité, comme dans le cas des mises en circulation transitoires de lots produits au Royaume-Uni qui, pour de bonnes raisons, ne peuvent être transférés dans l’UE pour y être testés.

    Le commissaire a également ajouté qu’il n’y avait aucune raison pour que l’UE ait des problèmes avec la disponibilité des médicaments et que, même si les États membres devraient de temps en temps avoir des problèmes de ce genre, ceux-ci ne seraient pas causés par le Brexit.

    Interrogé sur les risques pour l’approvisionnement en médicaments de l’UE vers le Royaume-Uni dans le cadre d’un Brexit sans accord, Jyrki Katainen a déclaré qu’il appartenait aux autorités britanniques d’informer leurs citoyens sur cette question, ce que, selon lui, elles font déjà.

    « Nous souhaitons au Royaume-Uni le meilleur pour la suite, mais nous nous concentrons sur la protection des citoyens de l’UE », a-t-il déclaré.

    Sécurité alimentaire

    « Lorsque le Royaume-Uni quittera l’UE, il sera confronté à un obstacle dont nous nous sommes débarrassés il y a longtemps : les frontières », a averti le commissaire finlandais.

    Le principe des « frontières » consiste à rétablir les contrôles et les inspections des denrées alimentaires entrant dans l’UE, afin de se conformer aux normes de sécurité du bloc, considérées comme les plus élevées au monde.

    La Commission semble toutefois moins « préparée » sur la question des inspections alimentaires aux frontières, puisqu’aucun fonctionnaire n’a pu expliquer où ces contrôles auraient lieu, reconnaissant que « les décisions unilatérales sont trop difficiles à mettre en œuvre ».

    Le Royaume-Uni doit figurer sur la liste des pays tiers autorisés à exporter par la Commission, faute de quoi aucun produit alimentaire britannique ne pourra être commercialisé dans l’UE.

    En ce qui concerne la sécurité alimentaire, le Royaume-Uni sera écarté de tout système d’alerte aux risques tel que le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) et le système de fraude alimentaire de l’Assistance administrative et de coopération (AAC).

    « Le Royaume-Uni n’aura plus accès à aucun système d’alerte et sera déconnecté de toutes les bases de données en cas de Brexit sans accord  », a déclaré un responsable européen.

    Une autre source de l’UE a précisé que le fait d’être exclu du régime ne signifie pas que le Royaume-Uni ne peut pas y avoir accès en tant que pays tiers. « S’il y a un problème de sécurité alimentaire, il existe d’autres moyens de communication adaptés aux pays tiers. »

    Gerardo Fortuna

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • La France rechigne à ouvrir des négociations commerciales UE-États-Unis

    La France rechigne à ouvrir des négociations commerciales UE-États-Unis

    Les États membres ne sont pas parvenus à convaincre la France de soutenir les mandats de négociations commerciales avec les États-Unis. Ils espèrent pouvoir trouver un compromis dans les prochaines semaines.

    Le gouvernement français craint que l’élimination des droits de douane sur les biens industriels soit une porte ouverte au Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP). Le Président français Emmanuel Macron a souligné La nécessité d’inclure des normes environnementales dans les accords commerciaux : « Je ne suis pas favorable à ce qu’on ait des nouveaux accords commerciaux, qu’elle qu’en soit la forme, avec qui que ce soit, si on le fait avec des partenaires qui n’ont pas les mêmes exigences climatiques que nous », a rappelé le Président français après le sommet européen.

    Les deux mandats de négociation visent à éliminer les droits de douane sur les biens industriels, sauf sur les produits agricoles, ainsi que certaines barrières non tarifaires en facilitant la communication d’informations relatives aux critères techniques (évaluation de la conformité).

    Selon certaines sources, les États membres seraient prêts à répondre aux inquiétudes de la France et à s’assurer que les mandats de négociation n’ouvrent pas la voie au TTIP. La présidence roumaine du Conseil devra élaborer un nouveau texte reprenant ces questions.

    « Il faut trouver les mots justes pour répondre aux importantes préoccupations de la France », a déclaré un diplomate, ajoutant que « nous voulons tous parvenir à un consensus… mais Paris ne devrait pas tester les limites de la patience des autres États membres ».

    Selon un autre haut-représentant national, les États membres se seraient déjà montrés très flexibles en acceptant d’adopter un langage plus clair au sujet du TTIP.

    «Les tensions entre Chine et États-Unis ne vont pas perdurer»

    L’économie mondiale ralentit plus rapidement que prévu, a prévenu le Fonds monétaire international le 21 janvier quelques heures avant l’ouverture du Forum économique de Davos. Mais selon le président de PwC, les relations Etats-Unis-Chine devraient détendre la situation.

    Avant Pâques

    À en croire les hauts-représentants et diplomates de l’UE, la plupart des délégations voudraient parvenir à un accord avant les vacances de Pâques. L’un d’entre eux espérait même que l’accord puisse être conclu pour le 10 avril. Un haut représentant national a conjuré les diplomates de finaliser le travail rapidement afin de « donner un signal clair » aux États-Unis « bien avant les élections européennes » de la fin du mois de mai. Ces arguments n’ont toutefois pas convaincu le Parlement européen.

    En mars, les législateurs européens ne sont pas parvenus à approuver un règlement pour le lancement des négociations commerciales à cause des droits de douane sur l’acier et l’aluminium toujours en vigueur. Pourtant, tout accord conclu entre l’UE et les négociateurs américains devra être approuvé par les eurodéputés. En juillet dernier, l’UE et les États-Unis avaient entamé des pourparlers exploratoires visant à réduire les droits de douane et les barrières non tarifaires dans les relations commerciales bilatérale.

    L’objectif principal pour l’UE était d’éviter de nouveaux droits de douane sur les exportations de voitures vers les États-Unis. Cette inquiétude persiste encore aujourd’hui, après que le département du Commerce des États-Unis a qualifié les importations de voiture de menace à la sécurité nationale.

    Compte tenu des comportements imprévisibles du Président américain, certaines délégations craignent les conséquences négatives que pourrait entrainer une signature tardive de l’accord et une montée des tensions entre les deux parties. « Tout le monde à Washington s’oppose ce que la situation dégénère, à part lui », a déclaré un diplomate faisant référence à Donald Trump.

    L’UE s’attendait d’abord à ce que l’administration américaine retire les droits de douane punitifs sur l’acier et l’aluminium avant que les négociations puissent commencer, mais la Commission demande à présent la levée de ces droits « injustes », et ce avant de conclure le processus d’élimination des droits de douane sur les biens industriels.

    Même si les mandats étaient prêts d’ici la semaine prochaine, les négociations avec les représentants américains pourraient être reportées à la fin du mois de mai voire au début du mois de juin, selon des diplomates.

    Les États-Unis sont actuellement en pleines négociations avec la Chine afin de limiter et mettre fin à la guerre commerciale opposant les deux plus grandes économies mondiales. Washington a reporté ses négociations avec Tokyo, accordant toute la priorité à Pékin.

    Jorge Valero

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Loi anticasseurs censurée – Fin du Grand Débat – Toujours des Gilets Jaunes

    Loi anticasseurs censurée – Fin du Grand Débat – Toujours des Gilets Jaunes

    La loi anticasseurs en partie censurée

    L’actualité de la semaine a été marquée par le rejet de l’article phare de loi anticasseurs. L’interdiction administrative de manifester a en effet été retoquée par le Conseil constitutionnel. Le gouvernement avait fait de cette mesure un des piliers de son arsenal sécuritaire face aux « gilets jaunes ».

    Adoptée le 12 mars après un débat parlementaire sous haute tension, cette disposition controversée permettait notamment auxpréfets de prononcer des interdictions administratives de manifesterpassibles de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.

    Clap de fin pour le grand débat

    C’est en Corse, dans le village montagnard de Cozzano, à une heure de route d’Ajaccio, qu’Emmanuel Macron a bouclé son tour de France des régions, dans le cadre du grand débat, jeudi 4 avril. Au total, le chef de l’État aura échangé durant près d’une centaine d’heures avec des maires et élus locaux de tout le pays.

    Interdiction de manifester ? Mobilisation renouvelée

    A Paris, deux manifestations sont prévues – et déclarées en préfecture : leurs deux parcours forment une croix sur la capitale. L’une, relayée notamment par Eric Drouet, l’une des figures du mouvement, va du centre est de Paris, place de la République, jusqu’à au quartier des Affaires de la Défense, tout à l’ouest, et veut dénoncer « l’art de l’optimisation fiscale ». L’autre, à l’appel notamment de Sophie Tissier, autre personnalité des « gilets jaunes », part du sud, de la gare Montparnasse, et doit rallier le bassin de la Villette, au nord-est.

    Les interdictions de manifester sur les Champs-Elysées, la place de l’Etoile, ainsi que dans un vaste périmètre comprenant l’Elysée et l’Assemblée nationale, ont été reconduites par le préfet de police pour la troisième semaine de suite, après les débordements du samedi 16 mars, qui avait vu 1.500 « ultra violents », selon le gouvernement, saccager la célèbre avenue et ses abords

    Ailleurs en France, d’autres manifestations sont relayées sur les réseaux sociaux, comme à Rouen, Lyon, Dijon, Nice, Nantes, Montpellier, Bordeaux ou encore Toulouse.

    A Bort-les-Orgues en Corrèze, une manifestation est prévue pour protester contre la privatisation de barrages dans la région. Des arrêtés d’interdiction de manifester dans les centres-villes d’Auxerre et de Bourg-en-Bresse ont par ailleurs été pris.

    A Saint-Nazaire enfin, en Loire-Atlantique, 500 « gilets jaunes » venus de toute la France, selon les organisateurs, sont attendus de vendredi à dimanche pour la seconde « Assemblée des assemblées ».

    La semaine dernière, 33.700 personnes ont défilé dans tout le pays, selon le ministère de l’Intérieur, dont 4.000 à Paris. Les « gilets jaunes », eux, ont comptabilisé 102.713 participants. Ces chiffres sont en baisse par rapport à l’acte 19, durant lequel ils étaient 40.500 selon Beauvau (dont 5.000 à Paris), contre 127.212 selon la page Facebook du « Nombre jaune ».

     

     

  • Un professeur français de Singapour arrêté en France pour pédophilie dans 3 pays asiatiques – VIDEO

    Un professeur français de Singapour arrêté en France pour pédophilie dans 3 pays asiatiques – VIDEO

    « Âgé de 51 ans, Jean-Christophe Q. a été mis en examen le 1er avril pour« viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans », « détention, acquisition et captation en vue de sa diffusion d’images à caractère pornographique sur un mineur », « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « corruption de mineur de plus de 15 ans », confirme une source judiciaire » .

    Le récit de nos confrères du Parisien.fr fait froid dans le dos. Un homme de 51 ans,professeur de français expatrié en Asie a été arrêté à Besançon, alors qu’il rendait visite à ses parents, le 30 mars. Ce sont les enquêteurs de l’Office central de répression des violences aux personnes qui l’ont interpellé à son arrivée.

    Il est soupçonné d’avoir abusé sexuellement d’une cinquantaine d’enfants, notamment en Thaïlande, Inde, Philippines et Malaisie. Une source judiciaire a confirmé l’information. Selon une source policière à Franceinfo, l’homme a reconnu la plupart des faits en garde à vue. Il a été placé en détention provisoire.

    Certains médias thaïlandais avait d’ailleurs diffusé son interpellation en intégralité dans leurs journaux télévisés, alors que l’homme se trouvait dans une chambre d’hôtel de Bangkok, en compagnie de deux jeunes de 13 et 14 ans. Des préservatifs et du viagra ont également été retrouvés.

    « Âgé de 51 ans, Jean-Christophe Q. a été mis en examen le 1er avril pour« viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans », « détention, acquisition et captation en vue de sa diffusion d’images à caractère pornographique sur un mineur », « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « corruption de mineur de plus de 15 ans », confirme une source judiciaire » expliquent nos confrères.

    L’homme installé en Malaisie depuis les années 2000 enseignait dans un centre de langues à Singapour. La presse locale thaïlandaise, qui avait médiatisé l’affaire en février 2019, précise que le suspect aurait entraîné des garçons âgés de 13 à 15 ans trouvés dans les parages du stade Huay Kwang pour faire l’amour. Un père de famille, inquiet de ne pas avoir de nouvelles de son aurait prévenu la police.

    Jean-Christophe Q avait été interpellé le 4 février par la police thaïlandaise. Il possédait la véritable panoplie du touriste sexuel : ordinateur, disques durs, clés USB et plusieurs caméras ainsi qu’un trépied. Pour l’instant, on ignore les raisons pour lesquelles il a été relâché en Thaïlande.

    L’homme soupçonné de multiples viols avait fait ses études à Limoges, puis au lycée Pasteur à Besançon.

     

  • Fortes tensions chez les élus des Français de l’étranger autour du rapport Cazebonne

    Fortes tensions chez les élus des Français de l’étranger autour du rapport Cazebonne

    « Il ne sait pas lire, ne comprend rien et analyse de travers: ça explique pourquoi le sénateur Frassa n’a rien su faire quand il était dans la majorité ! ».

    C’est en ces termes peu flatteurs pour l’intéressé qu’Anne Genetet, députée des Français de l’étranger de la 11ème circonscription (Russie – Asie -Océanie) a qualifiée sur les réseaux sociaux le Sénateur des Français de l’étranger Christophe Frassa.

    Cette réaction faisait suite à une lettre ouverte que la députée Samantha Cazebonne (péninsule ibérique et Monaco) adressait M. Frassa ainsi qu’aux autres députés et sénateurs des Français de l’étranger dont notamment les sénatrices LR Jacky Deromédi et Joëlle Garriaud-Maylam.

    Le rapport Cazebonne à l’origine de la polémique avec le Sénateur Frassa

    A l’origine de la polémique, la newsletter du Sénateur de mars 2019 qui repris les éléments inclus dans le rapport Cazebonne. Celui-ci, remis au Premier Ministre le 4 février au Premier Ministre se concentre sur l’enseignement français à l’étranger. Le rapport commence par un état des lieux et M. Frassa reconnait à cet égard à Mme Cazebonne d’avoir associé l’ensemble des acteurs de l’enseignement français à l’étranger et d’avoir apporté un diagnostic pertinent.

    Mme Cazebonne y indique que le but est que le développement du réseau, et le Président de la République souhaite doubler le nombre d’élèves, s’appuie sur un budget suffisant. C’est une des principales pierres dans le jardin de cet enseignement, suite en particulier aux baisses régulières des subvention à l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE).

    Le rapport met en avant la volonté d’avoir une gestion plus agile et plus autonome. Une manière sans doute de faire écho aux revendications de nombreux parents d’élèves, dont le suppléant de Mme Cazebonne pour le Lycée Français de Madrid, de voir les associations de parents d’élèves pouvoir être plus impliquées dans la gestion des Lycées Français comme par exemple en ce qui concerne les développements immobiliers.

    Les critiques du Sénateur (LR) Frassa

    Le Sénateur, dans son long courrier, porte notamment des critiques sur l’ignorance, qu’il suppose mais qu’elle réfute, de la députée sur la formation M@gistère. Il indique ainsi que « Madame CAZEBONNE semble totalement ignorer l’existence de la plateforme M@gistère, qui propose aux enseignants des modules d’auto-formation dont la qualité n’est plus à démontrer. Là aussi les outils existent déjà, il suffit simplement de les exploiter à bon escient. »

    Mme Cazebonne rétorque au contraire qu’elle la cite à plusieurs reprises dans son rapport mais recommande d’en faire un usage plus large dans le réseau.

    Contextualisation, gestion partagée et initiatives de tous au cœur du rapport

    Parmi les éléments phares et les objectifs du rapport Cazebonne, citons ceux de la contextualisation des attentes locales, une meilleure gestion des ressources humaines, sujet sensible notamment avec les formations syndicales, une gestion par ailleurs plus participative comme nous l’avons évoqué précédemment. Mme Cazebonne souhaite que les initiatives soient prises par tous, y compris, par exemple, les anciens élèves.

    L’enseignement français à l’étranger s’inscrit de nos jours dans un contexte hautement concurrentiel. De nombreux établissements, souvent privés, ouvrent partout dans le monde et offrent des formations souvent dans de nombreuses langues.

    Il est crucial à cet égard, et cela doit prendre en considération les considérations du Président, que chacun, y compris les parlementaires, fasse preuve de bonne volonté. Il n’est pas en revanche certain que les derniers échanges entre Mme la députée et M. le Sénateur aillent dans ce sens.

  • 52ème édition ! 52 semaines avec vous ! Joyeux Anniversaire

    52ème édition ! 52 semaines avec vous ! Joyeux Anniversaire

    Bon anniversaire. 52 numéros. Lesfrancais.pressont un an,  vous remercient, et vous annoncent la création en mai de leur Club.

    Informer les Français de l’étranger,

    Refléter leurs préoccupations et ambitions spécifiques,

    Renforcer les liens entre eux, comparer les modes de vie et les expériences,

    Apporter un éclairage sur la politique nationale, hors hexagone,

    Analyser les tendances et les événements à travers le monde,

    Faire connaitre les solutions des différents pays aux questions qui se posent en France, donner la parole aux élus de toute tendance,

    Participer au rayonnement de la France et des initiatives culturelles, économiques ou politiques des Français à travers le monde,

    Voilà ce que nous essayons de réaliser à travers notre lettre hebdomadaire et notre site. Et ce que nous entendons développer avec le Club lesfrancais.press

    En un an, nous avons grandi. Sur les six derniers mois, nous avons recensé 75.000 visiteurs uniques par moi sur notre site. Nous arrivons à plus de 240.000 abonnés à notre lettre hebdomadaire. Notre taux de lecture dépasse les 20%, ce qui fait près de cinquante mille lecteurs réguliers par semaine. Sur l’année, nous comptabilisons 296.000 visiteurs uniques, qui constituent un socle représentatif des deux millions de Français vivant à l’étranger.

    Nos lecteurs vivent dans tous les pays du monde, en premier lieu au Canada, aux Etats-Unis, en Belgique et en Espagne. Nous souhaitons conserver une large diffusion et nous savons qu’un abonnement payant nous couperait d’une partie de nos lecteurs. Nous continuerons à être un media gratuit, en comptant sur les recettes publicitaires.

    Nous avons noué des relations avec des partenaires d’horizons différents : La French radio, première radio des Français de l’étranger, installée à Lisbonne ;  Euractiv, premier site d’information spécialisé sur l’Europe, à Bruxelles ;  Lorello Ecodata,société d’analyses et d’informations économiques, The Curators, galerie en ligne de New York ; « Entreprendre »,qui met en valeur les réussites des Français à l’étranger. Nous voulons d’autres associations, plus locales. C’est pourquoi nous créons le Club. Pour être complètement local et global à la fois.

    Nous entendons nous développer, avec plus de correspondants, de rubriques et de réactivité. C’est l’objet du Club. Les membres du Club seront associés à la création d’événements, comme ceux que nous avons déjà organisés, par exemple pour les élections européennes ou la Coupe du Monde et cet été à Bruxelles pour le Tour de France. Nous souhaitons créer des animations locales avec les membres du club, compter sur des correspondants pour le journal, lancer des consultations par pays. Plus il y aura d’adhérents, plus il y aura d’initiatives.

    Si cela vous intéresse, une adhésion- un abonnement- de fidélité ou de soutien suffira nous vous informerons très prochainement plus en détail.

    Pour un anniversaire, un petit cadeau fait toujours plaisir. Pour nous c’est le Club. Pour vous c’est votre fidélité. Bon anniversaire.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

     

     

     

     

     

  • Londres, trois artistes français à l’honneur.

    Londres, trois artistes français à l’honneur.

    Troisième édition du Programme Radical residency, et trois jeunes artistes français à l’honneur. Le programme Radical Residency sélectionne de jeunes artistes à travers le monde, les accueille dans un espace studio de 180m² et les fait travailler ensemble, côte à côte, ce qui permet échanges, critiques, soutiens et dope la créativité. A la fin du séjour, une exposition leur est consacrée. Fondé en 2015 par Stacie MCCormick, l’Unit 1 Gallery/ Workshop soutient les artistes dans son espace d’exposition. Cette année, dix artistes ont été sélectionnés. Ils ont travaillé ensemble – et séparément- pendant un mois et expose maintenant les œuvres créées.

    Parmi ce panel international, trois artistes français : Jean- Baptiste Lagadec, Juliette Dominati et Lucille Ulrich.

     Jean Baptiste Lagadec consacre son art à la peinture, une action selon lui de résistance contre un avenir numérique de la création.

    Juliette Dominatiest diplômée de l’Ecole Nationale d’Art de Paris en 2017. Installée à Buenos Aires, artiste plasticienne, elle est aussi réalisatrice de films. Elle créée des installations basées sur l’esthétique du collage, en alliant peinture, vidéo, performance et objets trouvés.

    Lucille Uhlricha étudié la littérature moderne avant une maîtrise aux Beaux-Arts de Lyon en 2009. Ses œuvres sont créées à partir de fragments de matériaux suspendus et scotchés.

    D’autres artistes très talentueux sont également à découvrir, les sept autres sélectionnés de ce programme Residency. L’exposition a lieu du 5 au 25 avril. ( plus de renseignements sur le site Ici Londres, qui a inspiré ce coup de projecteur)

  • L’Armée dépose les Bouteflika, la jeunesse espère, les anciens du FLN s’inquiètent.

    L’Armée dépose les Bouteflika, la jeunesse espère, les anciens du FLN s’inquiètent.

    Bouteflika a démissionné. Une longue réunion des chefs de l’Armée au siège de l’Etat-major, convoquée par le général Salah, en a décidé ainsi. Les frères du Président, Saïd et Nacer, qui dirigent l’Algérie, ont cédé. Il a peut-être fallu leur expliquer qu’ils pouvaient aussi être arrêtés. Le ton était monté. Le général Salah a dénoncé « une bande », mis en cause « une poignée de personnes d’amasser des richesses immenses par des voies illégales et dans un court laps de temps, en toute impunité, profitant de leur accointance avec certains centres de décision douteux et qui tentent ces derniers jours de faire fuir ces capitaux volés et s’enfuir à l’étranger ». Une mise en cause directe de l’ancien patron du patronat Ali Haddad, arrêté à la frontière tunisienne. Un avertissement à tous. Une façon de se mettre du coté des manifestants.

    Comment l’armée a-telle pu faire son unité ? Parce que les frères Bouteflika ont réveillé la grande ennemie de l’armée, l’ancienne direction des services de renseignement. Saïd a demandé à l’ancien chef de cette direction,  le général Mohamed Mediene, « Toufik », de prendre contact avec l’ancien Président Liamine Zeroual, pour lui proposer de revenir à la Présidence. Zeroual a refusé. Mais le général Salah l’a appris. Or Salah est l’ennemi de Toufik. il a donc considéré que cette démarche était une trahison de la part de Saïd Bouteflika, et a rassemblé les chefs de l’armée autour de lui en agitant la menace d’un retour sur le devant de la scène de l’ancien Département de Surveillance et de sécurité (DRS) dissous en 2016 à travers sa branche, le DSS, rattaché à la Présidence.

    Deux options sont ouvertes. Soit le processus « normal »  et constitutionnel. Le Président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, devient Président par interim, le gouvernement de Noureddine Bedoui, à peine nommé, est chargé d’organiser les élections présidentielles dans 90 jours au plus tard.

    Soit, ce que demandent certains manifestants, un gouvernement d’union nationale pour organiser les élections.

    Il est possible qu’en cas de désordre, et d’incapacité pour le gouvernement d’asseoir une autorité qu’il a de moins en moins, l’armée constitue elle-même un organe de transition pour organiser les élections. Beaucoup de décisions vont être réglées dans la précipitation. Notamment le sort des frères du Président Bouteflika. En tout cas l’avertissement du Général  Salah a été entendu par tous ceux qui ont peur du changement de régime et sont prêts à faire allégeance au nouveau pouvoir de fait pour se protéger. Ce nouveau pouvoir, ce n’est pas la rue, ni le peuple, mais l’Etat-major. Tant qu’il parvient à se mettre dans le courant des revendications des manifestants, au moins d’une partie d’entre eux. Car dans la rue, beaucoup criaient aussi contre Gaïd Salah. Ce dernier pourrait s’appuyer sur son gendre, Abdelghani Zaalane, qui avait été nommé directeur de campagne du Président Bouteflika le 19 mars dernier. Une éternité.

     

    A noter que les tentatives faites pour faire porter la responsabilité des révolutions de palais à la France ont échoué. Personne ne croit plus aux «complots de l’étranger. Jean Yves Le Drian, a déclaré à New York : « l’Algérie doit être maîtresse de son destin. Il faut donc que le processus qui va se mettre en œuvre, de transition, qui maintenant s’impose, puisse se dérouler dans les meilleurs conditions ». La France, attentive, reste en retrait et prudente. Des menaces ont été reçues. La Russie, qui fait faire régulièrement escale à sa flotte militaire, et fournit l’armée en armement, avertit contre toute ingérence. Un vrai changement en Algérie aurait d’importantes conséquences pour elle.

    La démission de Bouteflika, si elle marque la fin d’une époque, n’est pas encore la fin d’un régime. C’est le début d’un nouveau chapitre. Qui va tenir la plume, maintenant que les frères Bouteflika font leurs valises ? La rue, l’Armée, et une part d’ombres. Les Islamistes sont ils vraiment puissants ? Sont-ils au contraire sur le recul et ne servent-ils que d’excuse au régime ? Si l’Algérie suivait la voie de la démocratie, comme la Tunisie s’essaie à le faire, ce pourrait être le début d’une révolution qui dépasserait l’Algérie : la Méditerranée, le monde arabe, l’Afrique…

  • Christo se prépare à emballer l’Arc de Triomphe en 2020

    Christo se prépare à emballer l’Arc de Triomphe en 2020

    L’Arc de Triomphe, l’un des monuments emblématiques de Paris, va être entièrement emballé en 2020 par l’artiste plasticien Christo qui s’était déjà attaqué au Pont-Neuf en 1985, ont annoncé mercredi le Centre des Monuments nationaux et le Centre Pompidou.

    Cet emballage artistique qui nécessitera 25.000 mètres carrés de tissu recyclable de couleur argent bleuté et 7.000 mètres de corde rouge, sera visible pendant 14 jours, du 6 au 19 avril 2020.

    Parallèlement, le Centre Pompidou proposera du 18 mars au 15 juin 2020 une exposition retraçant la période parisienne du duo formé par Christo et Jeanne-Claude (décédée en 2009) et l’histoire du projet « Le Pont-Neuf empaqueté ».

    « L’Arc de Triomphe empaqueté sera autofinancé par Christo grâce à la vente de ses études préparatoires, dessins, collages du projet ainsi que des maquettes, œuvres des années cinquante-soixante et des lithographies originales dédiés à d’autres sujets », indique le Centre des Monuments nationaux qui précise que l’oeuvre éphémère ne bénéficiera d’aucun financement public.

    Dès 1962, Christo et Jeanne-Claude avaient signé un photomontage avec l’Arc de Triomphe empaqueté, vu depuis l’avenue Foch.

    « Près de 60 ans plus tard, ce projet sera concrétisé. Durant toute la période où l’oeuvre sera visible, comme pendant la durée des travaux d’installation, l’espace sous l’Arc de Triomphe qui surplombe la dalle sacrée où brûle en permanence depuis 1923 la Flamme de la Nation devant la tombe du Soldat Inconnu sera entièrement préservé », souligne le Centre des Monuments nationaux.

    « Associations, bénévoles et volontaires attachés aux valeurs de la République continueront à s’y relayer pour assurer la continuité du souvenir et de la mémoire et assurer les cérémonies quotidiennes du ravivage de la flamme et les hommages au Soldat inconnu dans la solennité requise », ajoute le CNM.

    « Trente-cinq ans après que Jeanne-Claude et moi avons emballé le Pont-Neuf, je suis impatient de travailler à nouveau à Paris pour réaliser notre projet pour l’Arc de Triomphe », confie Christo, 83 ans, dans un communiqué.

    La Rédaction avec l’AFP
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