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  • Découvrez les coulisses du Quai d’Orsay avec l’Académie diplomatique d’été

    Découvrez les coulisses du Quai d’Orsay avec l’Académie diplomatique d’été

    Depuis 2021, chaque été, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères organise l’Académie diplomatique d’été (ADE). Cet événement, placé sous le haut patronage du ministre en personne, Jean-Noël Barrot, rassemble une centaine de jeunes issus de parcours divers. Objectif ? Dévoiler les coulisses du Quai d’Orsay, découvrir les métiers de la diplomatie française et participer, et aussi, participer à des ateliers de simulation. Intéréssé(e) par ce programme ? Lesfrancais.press vous dit comment postuler. 

    L’Académie diplomatique d’été : les dates et le programme

    Pour l’édition 2025 de l’Académie diplomatique d’été (ADE), celle-ci se tiendra du 30 juin au 4 juillet 2025 entre La Courneuve et Paris, avec notamment une visite privée du Quai d’Orsay. Organisée par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, cette initiative poursuit deux objectifs majeurs : promouvoir la diversité sociale et faire émerger de nouvelles vocations dans le domaine des relations internationales.

    L’ADE offre une immersion totale dans le monde de la diplomatie française, avec au programme :

    • La découverte du Quai d’Orsay : avec, peut-être, une visite du bureau de l’actuel ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot ?
    • Les grands enjeux internationaux : gestion de crise, diplomatie d’influence, négociations internationales, ou encore les questions liées au climat,
    • Les métiers couverts par la diplomatie, avec également des informations sur le service public en faveur de la communauté française à l’étranger,
    • Des ateliers interactifs : prise de parole en public, une simulation de négociations, …
    • L’intervention d’acteurs extérieurs au ministère des affaires étrangères à travers, par exemple, l’articulation de la diplomatie économique.
    Page d'accueil France Diplomatie
    Page d’accueil France Diplomatie

    À l’issue de cette semaine, un certificat « les talents de la diplomatie » sera délivré à chaque participant. Ainsi, un programme captivant attend donc les futurs participants élus. Mais alors, comment s’inscrire ?

    Les critères d’inscription : une sélection basée sur l’excellence et la diversité

    Les candidatures pour l’ADE sont ouvertes à tous les lycéens et étudiants français jusqu’à 28 ans. Bien évidemment les Français(es) résidant à l’étranger peuvent postuler. Bien que les élèves boursiers bénéficient d’une priorité, le programme reste accessible à tous. Alors, n’hésitez pas : tentez votre chance et déposez votre dossier !

    Voici la liste des documents qui vous seront demandés :  

    • Un relevé de notes
    • Un justificatif de niveau de langue (facultatif)
    • Un CV
    • Une lettre de motivation
    • Un justificatif de bourse pour les boursiers
    • Et, en fonction de votre situation, un justificatif de handicap (facultatif)

    Et si la sélection pour entrer à l’Académie diplomatique d’été peut sembler exigeante, avec 1500 candidatures pour seulement 100 places l’an dernier, Lesfrancais.press vous propose quelques conseils pratiques. Ces astuces, notamment partagées lors d’un Live Instagram organisé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pourraient faire la différence.

    Les conseils des alumni de l’ADE

    Quand on est passionné, on atteint ses objectifs ! C’est le message essentiel partagé par Sephora Benmira Oulebsir, qui est active au sein du réseau des alumni de l’Académie diplomatique d’été (ADE). Lors d’un live Instagram, elle a également prodigué de précieux conseils pour constituer un dossier de candidature efficace.

    Outre votre curriculum vitae, votre lettre de motivation sera décisive. « À l’heure ou avec l’intelligence artificielle toutes les lettres se ressemblent, parlez de vous, soyez-vous même » a notamment indiqué Sephora au cours de cet échange sur le réseau social .

    La lettre de motivation, clé de voûte de la candidature

    Aussi, dans votre lettre de motivation, laissez avant tout transparaître votre personnalité et vos aspirations ! Parlez de vos expériences, évoquez vos rencontres inspirantes et/ou mettez en lumière vos centres d’intérêt, le tout en lien avec la diplomatie. Diana, une ancienne participante de l’ADE, partage aussi un précieux conseil : « Ne vous limitez pas aux clichés. Expliquez ce qui vous pousse à vouloir contribuer aux relations internationales. Votre authenticité sera votre plus grande force. ». Une seule limite à respecter : veillez à ne pas dépasser une page et demie.

    « Ne vous limitez pas aux clichés. Expliquez ce qui vous pousse à vouloir contribuer aux relations internationales »

    Mettez également en avant votre attirance avec les langues étrangères. Même si toutes les sessions de l’ADE se déroulent en français, n’hésitez pas à exprimer votre envie d’apprendre de nouvelles langues, ou déjà d’être en capacité de s’exprimer dans l’une d’entre elles. Pas besoin d’être déjà bilingue ou trilingue ! Si vous avez assisté à des conférences sur la diplomatie, mentionnez-le. De même, vous pouvez parler des livres que vous avez lus en lien avec ce domaine.

    @Adobestock
    @Adobestock

    Évitez de répéter ce qui figure déjà dans votre CV. Utilisez plutôt la lettre de motivation pour développer des points personnels qui vous semblent pertinents, notamment par rapport aux ateliers proposés au cours de cette semaine d’immersion dans la diplomatie française. Si vous êtes passionné(e) par un pays, une région ou une thématique particulière, même sans expérience concrète, n’hésitez pas également à le faire ressortir. Comme l’a rappelé Sephora Benmira Oulebsir lors d’un live Instagram réunissant plus de 160 participants : « Ne vous interdisez rien. »

    Le calendrier à respecter pour postuler

    Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 18 avril 2025, et vous recevrez une réponse avant le 5 mai. Les candidats sélectionnés pourront bénéficier d’un accompagnement logistique : un partenariat avec la Cité Universitaire est en place, et le petit-déjeuner ainsi que le déjeuner sont pris en charge. Par ailleurs, une aide spécifique pourrait être accordée à certaines personnes en fonction des besoins.

    Alors, lycéens et étudiants, finalement, le meilleur conseil à vous donner est de postuler ! Et, outre votre participation à l’Académie diplomatique d’été, vous pourrez ensuite rejoindre les Alumni, et, qui sait, intégrer par la suite le monde de la diplomatie française.

    Pour postuler à l’ADE c’est ici


    Bandeau Académie diplomatique d'été


    Postuler à l’ADE

  • La Commission va fixer un objectif climatique pour 2040 malgré le manque d’entrain des États membres 

    La Commission va fixer un objectif climatique pour 2040 malgré le manque d’entrain des États membres 

    La Commission européenne est sous pression pour proposer un objectif climatique pour l’horizon 2040. Un objectif qui soit conforme à la faible volonté des pays de l’UE d’agir en faveur du climat.

    Malgré le retard pris dans la proposition, la Commission « maintient le cap » et proposerait dans un « avenir proche » de réduire de 90 % d’ici à 2040 les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre de 1990, a déclaré la commissaire à l’Environnement, Jessika Roswall, à l’issue d’une réunion des ministres de l’UE jeudi.

    Pendant ce temps, la France et la Pologne – censée jouer un rôle d’intermédiaire impartial durant ses six mois de présidence de l’UE – ont annoncé d’autres projets.

    « L’objectif de 2040 doit être basé sur des mesures réalistes », a réagi Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique. Pour elle, l’énergie nucléaire devrait être ajoutée à « toutes les initiatives et tous les textes législatifs lorsque nous parlons de politique énergétique ».

    Les pays réticents en position dominante ?

    La République tchèque s’est montrée « critique » à l’égard de la vision des 90 %. Tandis que les Hongrois et les Slovaques veulent retarder la proposition jusqu’à ce que les dirigeants de l’UE — qui doivent se mettre d’accord à l’unanimité — se coordonnent sur la voie à suivre. Cela retarderait le processus de plusieurs mois.

    La commissaire européenne à l'Environnement, à l'Eau, à la Résilience et à une Économie circulaire compétitive, Jessika Roswall, assiste à une conférence de presse sur les négociations de la COP16 sur la biodiversité qui se tiennent à Rome, à la Commission européenne à Bruxelles, le 25 février 2025. [EPA-EFE/OLIVIER MATTHYS]
    La commissaire européenne à l’Environnement, à l’Eau, à la Résilience et à une Économie circulaire compétitive, Jessika Roswall, assiste à une conférence de presse sur les négociations de la COP16 sur la biodiversité qui se tiennent à Rome, à la Commission européenne à Bruxelles, le 25 février 2025. [EPA-EFE/OLIVIER MATTHYS]

    L’Italie a indiqué qu’elle préférerait un objectif plus bas.

    Quant à l’Allemagne étant incapable d’exprimer une position claire – l’objectif de 90 % est controversé dans les négociations entre les chrétiens-démocrates et le SPD formant un gouvernement – la coalition des pays réticents semble être en position dominante.

    Le temps joue en leur faveur. En quelques mois, l’Autriche, qui était un fervent défenseur d’une action climatique ambitieuse, est devenue un spectateur neutre.

    Et la coalition anti-90 % sait qu’elle n’a pas besoin de convaincre tout le monde, mais juste assez.

    « Nous n’avons pas l’unanimité au Conseil », a annoncé la ministre polonaise de l’Environnement, Paulina Hennig-Kloska, aux côtés de Jessika Roswall.

    L’Espagne est le plus grand pays à continuer de soutenir les 90 %. Avec le soutien de la Finlande et d’autres.

  • Quels taux d’intérêt à long terme ?

    Quels taux d’intérêt à long terme ?

    Depuis quelques semaines, les taux directeurs des banques centrales diminuent, mais, dans le même temps, les taux d’intérêt à long terme sont orientés à la hausse. Ces derniers dépendent certes de l’évolution anticipée des taux d’intérêt à court terme. Mais aussi des prévisions d’inflation à long terme, des besoins de financement et du degré de perception du risque par les investisseurs.

    La fixation des taux d’intérêt à long terme au niveau mondial dépend principalement de ceux des États-Unis. Les taux américains pourraient augmenter dans les prochains mois pour plusieurs raisons : les perspectives d’inflation, l’évolution du déficit public et de la dette publique.

    Une hausse de l’inflation est attendue avec la mise en place de droits de douane, qui sont en fait des taxes sur la consommation. La réduction de l’immigration aurait également pour conséquence une hausse des salaires et donc des prix. La Banque centrale américaine pourrait, de ce fait, reporter ses baisses de taux directeurs. Ce qui aurait un impact sur les taux longs.

    Une inflation autour de 3%

    Les anticipations d’inflation à court terme sont en hausse depuis le mois d’octobre 2024. L’inflation sous-jacente a cessé de diminuer et s’est stabilisée autour de 3 %. L’inflation anticipée à long terme, représentée par les swaps d’inflation à 10 ans, a légèrement remonté (de 2,25 % à 2,45 %) depuis l’été 2024.

    Une inflation autour de 3%
    Une inflation autour de 3%

    La persistance d’un déficit public élevé aux États-Unis conduit également à la hausse des taux d’intérêt. D’autant plus qu’au niveau mondial, les besoins de financement pour les administrations publiques sont en progression. Le niveau de la demande d’obligations du Trésor des États-Unis, mesuré par la comparaison entre le taux d’intérêt à 10 ans sur la dette publique des États-Unis et le taux d’intérêt à 10 ans sur les swaps en dollars, est influencé par le swap spread.

    Une perte de qualité de la dette publique des États-Unis

    Le swap spread est l’écart entre le taux d’intérêt des swaps et le taux d’intérêt sur la dette publique. Il diminue si le risque lié à la détérioration de la dette publique augmente par rapport au risque lié à la détention d’obligations du secteur privé ou bancaire. Une baisse significative du swap spread est constatée depuis l’été 2023. Ce qui est compatible avec une perte de qualité de la dette publique des États-Unis.

    Le niveau élevé des incertitudes, tant sur le plan national qu’international, conduit également à l’augmentation des taux, les investisseurs réclamant une prime de risque plus importante.

    L’incertitude accrue sur les politiques économiques menées aux États-Unis, apparue depuis l’élection de Donald Trump, a conduit à une variabilité forte des taux d’intérêt à 10 ans et des taux d’intérêt à court terme anticipés. À l’inverse, la croissance anticipée et la confiance des consommateurs reculent en raison des perspectives d’inflation. Ce qui pourrait faire baisser les taux d’intérêt à long terme.

    La perception du risque est devenue élevée, avec l’incertitude concernant la politique de droits de douane, la politique migratoire, la politique étrangère et les institutions aux États-Unis. Habituellement, une perception élevée du risque pousse les investisseurs vers les titres publics et fait baisser les taux d’intérêt à long terme. Cependant, si la perception du risque concerne la politique économique et budgétaire des États-Unis, on peut, au contraire, observer une hausse des taux d’intérêt à long terme.

    Une influence sur l’économie mondiale

    Les taux d’intérêt à long terme américains influencent les taux des autres États. Que ce soit ceux des membres de l’OCDE ou ceux des pays émergents comme le Mexique et le Brésil. L’influence des taux américains s’explique par le poids élevé du dollar dans les émissions obligataires internationales (70 %) et dans les prêts bancaires (60 %). Le dollar demeure de loin la première monnaie de réserve (58 %), loin devant l’euro (20 %).

    Le titre à long terme de référence, à l’échelle mondiale, est une obligation en dollar. Ce rôle est conforté par le poids important de la dette publique américaine. Alimentée par un déficit élevé qui s’élève à plus de 6 % du PIB ces dernières années.

    Tandis que les taux directeurs des banques centrales diminuent, la hausse des taux à long terme reflète les incertitudes persistantes liées à l’inflation, au déficit public et à l’évolution des politiques économiques, notamment aux États-Unis.

    La situation actuelle souligne l’importance de la perception du risque par les investisseurs qui, face à des incertitudes croissantes, exigent une prime de risque plus élevée, ce qui conduit à des taux plus élevés. À long terme, ces dynamiques devraient continuer à façonner l’environnement économique mondial. Avec des impacts sur les financements publics, l’investissement et les stratégies monétaires des banques centrales.

  • Parcoursup : fin des vœux le 2 avril

    Parcoursup : fin des vœux le 2 avril

    Futurs bacheliers, la fin des vœux sur Parcoursup c’est ce 2 avril à 23h59. Ainsi vous avez jusqu’à cette date à 23h59 heure de Paris pour confirmer l’ensemble de vos choix pour vos études supérieures en France sur la plateforme d’orientation post-bac. Ensuite, ce sera au tour des établissements sollicités d’examiner soigneusement vos dossiers et de vous répondre.

    Parcoursup : un passage obligé pour étudier en France

    Lancé en 2018, Parcoursup est une plateforme incontournable pour les élèves français de Terminale qui souhaitent intégrer des études supérieures en France. Bien que le système puisse sembler parfois complexe ou peu intuitif, il joue un rôle fondamental dans le processus d’admission post-bac. Les élèves français expatriés qui envisagent un retour dans l’Hexagone pour leurs études sont concernés directement par ce processus.

    Alors que la première phase de Parcoursup s’est ouverte le 15 janvier dernier, c’est bien ce 2 avril à 23h59, heure de Paris, que se termine celle-ci. C’est donc la dernière ligne droite pour finaliser vos dossiers, et confirmer l’ensemble de vos vœux. Pour les formations en apprentissage, il sera toujours possible de formuler des vœux après cette date.

    La phase d’admission : je refuse ou j’accepte

    Après ce 2 avril, débutera la phase d’admission, commencera la phase d’admission. Les établissements (écoles, universités…) examineront alors les candidatures reçues. Mais, c’est à partir du 2 juin que les élèves commenceront à recevoir les réponses, selon le calendrier établit par Parcoursup. En fonction de celles-ci les futurs bacheliers pourront :

    • Accepter une proposition et intégrer un établissement.
    • Refuser une proposition, ce qui libérera une place pour un autre candidat.
    • Garder un délai de réflexion, mais attention, la procédure s’achèvera définitivement le 10 juillet

    Si vous êtes certains de ne pas répondre positivement à une acceptation venue d’un établissement situé en France, nous vous conseillons de la refuser sans attendre. Ainsi votre réponse négative libérera une place pour une autre personne. C’est aussi pour cette raison qu’il vous faudra surveiller votre dossier en ligne de près. Car des réponses d’autres établissements sollicités par vos soins pourront ainsi arriver à tout moment durant cette phase.

    La double nationalité un atout pour Parcoursup ?
    @Adobestock

    Autre moment à ne pas oublier. Après les résultats du Baccalauréat, si vous avez accepté une offre, vous devrez finaliser votre inscription administrative auprès de l’école ou une université choisie en France, en respectant les modalités et délais indiqués.

    Qu’en est-il des études à l’étranger ?

    Bien sûr Parcoursup ne vaut que pour effectuer des études supérieures en France. On le sait, de nombreux bacheliers de français expatriés font le choix de continuer à étudier à l’étranger. Canada, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Royaume-Uni, États-Unis, ou encore ailleurs. Les modalités d’inscription et les calendriers sont alors propres à chaque établissement situé hors de France.

    Parents : entre accompagnement et autonomie

    Enfin, nombreux disent que l’année de Terminale est de plus en plus consacrée à l’orientation. Pourtant, il ne faut pas en oublier l’objectif principal : réussir le Baccalauréat. Ce précieux sésame qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Les résultats des établissements français à l’étranger restent impressionnants (avec un taux de réussite de 98,3 % en 2024), mais cela ne doit pas dispenser chaque élève de continuer à fournir des efforts soutenus.

    « Un moment complexe durant lequel papa et/ou maman tentent de ne pas décider à la place de son ado ! »

    On sait également que souvent, durant cette période, les parents sont face à un exercice d’équilibriste : laisser à leur adolescent(e) l’autonomie dans leur choix tout en lui faisant profiter de leurs expériences. Un moment complexe durant lequel papa et/ou maman tentent de ne pas décider à sa place, tout en essayant de lui éviter certaines erreurs. Les parcours des uns et des autres montrent également que la société actuelle n’est plus celle dans laquelle chacun faisait un choix de filière cadenassé qui le menait à un métier unique et à une carrière complète au même endroit. Au contraire.

    Si des doutes persistent entre plusieurs options (formations, établissements, métiers à envisager), une question simple mais décalée pourrait l’aider à se projeter : « Si tu gagnais à l’EuroMillions et si, en plus, tu étais qui tu voulais être, est-ce que tu choisirais cette orientation ou ce métier ? Une réflexion ludique, mais qui peut l’amener à recentrer ses priorités… sans pour autant l’inciter à aller jouer !

    Bon courage à tous les futurs bacheliers (et à leurs parents) dans cette étape importante !

  • Deux Français tués au cours du séisme en Birmanie

    Deux Français tués au cours du séisme en Birmanie

    C’est une terrible nouvelle que celle du décès de deux de nos compatriotes français tués au cours du Séisme qu’a connu la Birmanie. En effet, Carol et Bertrand Louveau ont trouvé la mort alors qu’ils étaient en train de déjeuner dans un restaurant de Naypyidaw, la capitale. Visitant le pays, ils ont été pris au piège du tremblement de terre qui est survenu à 12 h 50 (7 h 20 en France) heure locale ce vendredi 28 mars.

    Un couple passionné par l’Asie du Sud-Est

    Selon la famille de nos deux ressortissants, Carol et Bertrand Louveau parcouraient très souvent cette région du monde qui a été touché par le Séisme. « À toutes les vacances scolaires, ils partaient à l’étranger. Leur zone privilégiée était l’Asie. Ils ont d’ailleurs passé deux ans au Vietnam, et sont revenus au mois de juillet l’année dernière. Et ils y étaient repartis le 7 janvier cette année, pour graviter dans les pays autour : Chine, Laos, Thaïlande… C’était leur plaisir de voyager en Asie du Sud-Est », a notamment partagé Henri-Michel Raude, le père de Carol Louveau.

    Séisme en Birmanie
    Séisme en Birmanie

    Et c’est alors qu’ils effectuaient ce parcours touristique en Birmanie que le drame s’est produit. Toujours selon le père de Carol Louveau « Ma fille et mon gendre ont quitté l’hôtel pour aller au restaurant, et il y a eu le tremblement de terre. Tout est tombé sur eux, ils étaient sous les gravats. »

    Tous deux engagés auprès de leur communauté

    Originaires du Var, ils s’étaient, entre autres expatriés au Vietnam. Engagée pour la communauté française, Carol Louveau avait été conseillère municipale en charge des écoles du Beausset, commune de son département, située près de Toulon (83) sous la mandature de Jean-Claude Richard (2008-2014). Diplômée en histoire-géographie, elle avait, entre autres, travaillé pour France Télévisions.

    « Ma fille et mon gendre ont quitté l’hôtel pour aller au restaurant, et il y a eu le tremblement de terre. Tout est tombé sur eux. »

    Henri-Michel Raude, père d’une des victimes

    Quant à son époux, Bertrand Louveau avait fait ses études à l’Ipag, une école de commerce à Nice. Il avait, par la suite, crée son entreprise dans le domaine de l’informatique, appelée Khanopee. Il s’était également dernièrement engagé au sein du parti Horizons, présidé par Édouard Philippe, dont il animait le comité au Vietnam. Parents de deux filles, elles avaient aussi une appétence pour l’étranger. Londres et sa City pour l’aînée, et Montréal et le Canada pour la seconde.

    Selon nos confrères de Var-Matin, les corps des deux victimes françaises ont été récupérés et admis à la morgue. Mais d’après l’entourage des victimes, « l’ambassade de France a demandé à conserver les corps afin de les rapatrier dans le Var, mais la junte a refusé. ». Et si les autorités françaises sur place ont, semble-t-il ou récupérer leurs effets personnels restés à l’hôtel, les corps devraient donc être incinérés sur place.

    Toute la rédaction Lesfrancais.press présente ses sincères condoléances à la famille de Carol et Bertrand Louveau, ainsi qu’à leurs proches.

  • Le retour de la JDC pour les jeunes français au Maroc : un exemple à suivre ?

    Le retour de la JDC pour les jeunes français au Maroc : un exemple à suivre ?

    Longtemps disparue des radars pour les Français résidant à l’étranger, l’organisation en présentiel de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) fait son grand retour au Maroc. Ainsi, ce 2 avril, plus de 300 jeunes auront l’opportunité de participer à cette journée, et de repartir munis de ce précieux sésame attestant de leur engagement citoyen. Au-delà du lien symbolique avec la France, cette initiative vise également à faire découvrir les forces armées françaises à la jeunesse française expatriée. Le retour de la JDC pour les jeunes français au Maroc pourrait-il être un exemple à suivre ?

    Mais comment cette journée en présentiel a-t-elle été rendue possible ? Pour comprendre la genèse de ce projet et sa réalisation, nous avons pu plonger dans les coulisses de l’organisation de cette JDC. Lesfrancais.press a ainsi rencontré Pascale Trimbach, Consule Générale de France à Casablanca, ainsi que le Capitaine de Vaisseau Damien Lopez, Attaché de Défense à l’Ambassade de France au Maroc.

    Qui est concernée par la Journée défense et citoyenneté ?

    Tout d’abord, faisons un petit rappel : la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) est une étape obligatoire pour tous les jeunes citoyens français, y compris ceux résidant à l’étranger. Dès l’âge de 16 ans, il est impératif de se faire recenser auprès du consulat de résidence, une démarche qui nécessite le plus souvent d’être inscrit au Registre des Français établis hors de France. La JDC est généralement organisée l’année suivant ce recensement. Mais, dans la majorité des cas, elle n’est plus proposée aux jeunes Français expatriés.

    JDC à l’étranger
    JDC à l’étranger

    Alors, dans cette situation, les consulats délivrent une attestation d’exemption, accompagnée d’un identifiant de défense, à conserver précieusement. Si le jeune revient en France avant l’âge de 25 ans, il devra alors informer les autorités militaires, qui l’affecteront à une session de JDC sur le territoire national. Depuis plusieurs mois, un projet visant à mettre en place une JDC en ligne pour les jeunes Français vivant à l’étranger est en cours de réflexion. L’exemple de cette journée organisée en présentiel au Maroc reviendra-t-il battre les cartes et se pencher sur d’autres expériences sans privilégier uniquement la voie numérique ?

    Au Maroc, le consulat de France propose une JDC en présentiel

    Comment le consulat de France à Casablanca a-t-il relevé le défi de réorganiser la Journée Défense et Citoyenneté en présentiel, alors qu’elle a presque disparu pour les jeunes expatriés dans la plupart des pays ? C’est ce que nous avons, entre autres, voulu savoir en interrogeant Pascale Trimbach, Consule Générale de France à Casablanca.

    Pascale Trimbach, Consule Générale de France à Casablanca
    Pascale Trimbach, Consule Générale de France à Casablanca
    Lesfrançais.press : « Quel est le modèle d’organisation prévu pour la Journée Défense et citoyenneté qui se déroulera au Maroc, à Casablanca, le mardi 2 avril 2025 ? »

    Pascale Trimbach : « A Casablanca comme partout à travers le monde, les consulats convoquent les jeunes concernés pour cette journée qui a lieu dans les établissements scolaires volontaires.

    « A l’issue de la JDC, les jeunes reçoivent une attestation de participation qui leur est demandée pour passer le permis de conduire ou pour entrer dans l’enseignement supérieur »

    Pascale Trimbach, Consule Générale de France à Casablanca

    Sont attendus les jeunes garçons et jeunes filles qui assistent alors à des présentations relatives aux questions de défense et de citoyenneté et peuvent s’entretenir avec des représentants des forces armées qui présentent les enjeux de défense et de sécurité, et également apporter des réponses aux questions des jeunes (Les armées sont au nombre de 3 : Air, Marine et Terre. Les forces armées sont au nombre de quatre, aux trois armées précédentes, on y ajoute la Gendarmerie.)

    « Outre la connaissance des enjeux, c’est aussi le maintien du lien entre les jeunes et les représentants des armées et forces armées et de sécurité intérieure que permet la JDC. »

    Pascale Trimbach, Consule Générale de France à Casablanca

    Deux sessions en février ont permis de présenter ces enjeux à quelque 300 jeunes. C’est environ le même nombre qui est attendu le 2 avril pour deux séances composées de 150 jeunes (une le matin et une l’après-midi). »

    Lesfrancais.press : « Au niveau de l’organisation, y a-t-il une ou des différences entre la JDC proposée en France, et celle à destination des Français de l’étranger ? »

    Pascale Trimbach : « La présentation est la même en France et à l’étranger. Il s’agit de sensibiliser les jeunes aux enjeux de la défense nationale et de la sécurité. À l’issue, les jeunes reçoivent une attestation de participation qui leur est demandée pour passer le permis de conduire ou pour entrer dans l’enseignement supérieur. Ceux qui ne suivent pas cette journée au Maroc peuvent aussi la suivre en France.

    Lesfrancais.press : « Est-ce que la communauté française résidente à Casablanca (parents et surtout les jeunes concernés) se sont montrés intéressés à cet appel ? »

    Pascale Trimbach : « Les jeunes sont sensibilisés au devoir de Mémoire. Des classes participent aux cérémonies au cimetière de Ben M’Sick. Le contexte actuel conduit à une sensibilité à ces enjeux et les jeunes posent beaucoup de questions à l’issue des interventions. Outre la connaissance des enjeux, c’est aussi le maintien du lien entre les jeunes et les représentants des armées et forces armées et de sécurité intérieure que permet la JDC.»

    L’implication du ministère des Armées dans l’organisation de la JDC

    Si la Journée défense et citoyenneté pour nos jeunes expatriés est orchestrée par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, les représentants du Ministère des Armées sont aussi impliquées. Ils interviennent d’ailleurs au cours de cette JDC.

    Capitaine de Vaisseau Damien Lopez, Attaché de Défense à l'Ambassade de France au Maroc
    Capitaine de Vaisseau Damien Lopez, Attaché de Défense à l’Ambassade de France au Maroc

    Nous avons ainsi interviewé le capitaine de Vaisseau Damien Lopez, attaché de Défense à l’Ambassade de France au Maroc pour connaître sa position sur cette JDC.

    Lesfrancais.press : « Que représente pour vous cette Journée Défense et de Citoyenneté qui se déroule au Maroc, et à Casablanca en particulier ? »

    Capitaine de Vaisseau Damien Lopez : « Cette journée est importante à plusieurs titres, elle permet de conforter l’esprit de défense, de renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté nationale et de maintenir le lien entre l’armée et la jeunesse. C’est une étape clé du parcours de citoyenneté qui permet de faire prendre conscience aux jeunes de leurs responsabilités et de leur présenter les possibilités d’engagement personnel (militaire et civique). »

    Lesfrançais.press : Quelle sera votre contribution au cours de cette JDC ? »

    Capitaine de Vaisseau Damien Lopez : « La mission de Défense se charge du contenu pédagogique en lien avec les bureaux nationaux. Nous dispensons un enseignement sur les enjeux et les objectifs généraux de la Défense nationale, du modèle français de sécurité civile, des moyens militaires et civils de la défense.

    « La JDC est une étape clé du parcours de citoyenneté. Elle permet aussi de maintenir le lien entre l’armée et la jeunesse »

    Capitaine de Vaisseau Damien Lopez

    Nous présentons également le service civique et les autres formes de volontariat ainsi que les possibilités d’engagement dans les forces armées et de réserve. Enfin, nous partageons à cette fin notre expérience de militaire et nous sensibilisons enfin les jeunes aux droits et aux devoirs liés à la citoyenneté. »

    Ainsi une JDC est donc organisée en présentiel. Récemment, un appel a été lancé pour que la Journée Défense et Citoyenneté puisse à nouveau être organisée sous ce format dans les différents pays où résident nos jeunes compatriotes expatriés. Le cas du Maroc pourrait alors inspirer d’autres postes consulaires ou ambassades à travers le monde. En effet, si cela est possible dans le Royaume chérifien, pourquoi ne pas envisager également une réintroduction dans d’autres ?

  • Trois défis pour l’Europe

    Trois défis pour l’Europe

    Du vieillissement démographique à la remise en cause de son alliance avec les États-Unis, en passant par la concurrence de la Chine et la transition écologique, l’Europe est amenée à relever plusieurs grands défis en ce deuxième quart de siècle.

    Les pays de la zone euro, avec le Japon et la Corée du Sud, sont ceux qui sont les plus confrontés à la baisse du taux de fécondité et à la diminution de leur population active. Au sein de la zone euro, le taux de fécondité en 2024 était inférieur à 1,5. Depuis 2012, la population active est en recul. En 2024, la baisse a atteint 0,4%.

    La zone euro connaît une érosion de sa productivité par tête depuis 2021. Depuis 2002, celle-ci n’a augmenté que de 10 %, contre 40 % aux États-Unis. La demande intérieure ne progresse que lentement dans la zone euro, en lien avec le vieillissement démographique et la préférence donnée par les ménages à l’épargne. Le taux d’épargne est, en effet, passé, au sein de la zone euro, de 12 à plus de 15 % du revenu disponible brut, de 2019 à 2024. Dans le même temps, l’investissement des entreprises a reculé, passant de 12,5 à 11,5 % du PIB.

    Avec le protectionnisme américain et la concurrence de la Chine, les exportations européennes déclinent. Les exportations de la zone euro ont reculé de 8 % de 2021 à 2024. Le renchérissement de l’énergie a pénalisé les ventes de biens, notamment allemands. Le prix du gaz naturel a été multiplié par deux depuis le début de la guerre en Ukraine. La production industrielle outre-Rhin a baissé de plus de 10 % depuis 2022.

    Le poids de la zone euro dans l’économie mondiale a diminué

    L’Europe souffre de règles environnementales strictes. D’autant plus que les États-Unis ont décidé de quitter, une nouvelle fois, les Accords de Paris. Donald Trump a pris des mesures visant à faciliter l’exploitation du gaz et du pétrole et entend remettre en cause les dispositions en faveur de la transition énergétique dans son pays. Les émissions de gaz à effet de serre, qui diminuaient aux États-Unis comme en zone euro depuis 2022, pourraient augmenter chez les premiers. Les émissions de CO2 s’élèvent, en 2024, à plus de 4 500 millions de tonnes aux États-Unis contre moins de 2 800 millions au sein de l’Union européenne.

    Ces dernières années, le poids de la zone euro dans l’économie mondiale a diminué. Il est passé de 19 à 14,3 % du PIB mondial de 2010 à 2024. Pour l’ensemble de l’Union européenne, les chiffres respectifs sont 22 et 18 %.

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    L’Europe traverse une période difficile. La transition écologique pourrait lui être néanmoins bénéfique en réduisant sa dépendance aux énergies carbonées essentiellement importées (États-Unis, Moyen-Orient, Russie). La décarbonation des activités pourrait lui donner un avantage comparatif favorisant l’implantation d’usines.

    La question du vieillissement suppose un recours à l’immigration. Or cette solution est de plus en plus récusée. En règle générale, une population âgée est peu encline au changement et à l’intégration d’étrangers. Un phénomène comparable avait été constaté en France dans l’Entre-deux-Guerres, période durant laquelle la population diminuait.

    Un recul de la population active

    Face au défi du recul de la population active, de nombreux pays agissent afin de relever leur taux d’emploi et notamment celui des seniors. En Allemagne, le taux d’emploi des 60-64 ans est ainsi passé de 32 % en 2005 à plus de 65 % en 2024. La France, la Belgique et l’Italie ont un taux d’emploi des 60 – 64 ans inférieur à 40 % ce qui leur offre des marges de manœuvre mais en France, l’hostilité au report de l’âge de la retraite est importante.

    La France pourrait également améliorer le taux d’emploi des moins de 25 ans qui demeure faible malgré la montée en puissance de l’apprentissage qui concerne désormais un million de jeunes contre 300 000 en 2017.

    Des efforts d’investissements

    En matière d’innovation industrielle et de transition énergétique, l’Europe s’est engagée à réaliser des efforts importants. Notamment en ce qui concerne la défense ou la transition écologique. L’Union européenne consacre ainsi près de 250 milliards d’euros, dans le cadre du Green Deal européen, à la transition écologique entre 2021 et 2027. La Suède est devenue leader dans l’industrie décarbonée. Notamment grâce à ses projets d’acier vert (comme l’usine Hybrit près de Luleå qui ambitionne d’être totalement neutre en carbone dès 2026).

    L’Espagne a massivement investi dans les énergies renouvelables. En 2024, plus de 50 % de son électricité provient désormais d’énergies renouvelables, essentiellement éoliennes et photovoltaïques.

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    800 milliards d’euros sont prévus dans les prochaines années pour accélérer le réarmement de l’Europe.

    Pour préserver sa compétitivité à long terme face aux États-Unis et à la Chine, l’Europe devra toutefois intensifier ses efforts en matière de numérique et d’automatisation. En effet, l’investissement européen en intelligence artificielle reste inférieur à celui des États-Unis et de la Chine. Seulement 18 milliards d’euros par an dans l’UE contre respectivement 50 milliards aux États-Unis et plus de 70 milliards en Chine en 2024.

    L’Europe se trouve face à plusieurs enjeux majeurs. Qu’il s’agisse de son vieillissement démographique, de la concurrence internationale ou de ses ambitions en matière de transition écologique. Si les défis sont considérables, ils ouvrent également des opportunités, notamment en matière de décarbonation et d’innovation industrielle. Cependant, la réponse à ces défis passe par une adaptation profonde de ses politiques économiques, sociales et environnementales. L’immigration, la modernisation des secteurs industriels et la gestion de la productivité seront des éléments clés pour permettre à l’Europe de conserver son rôle sur la scène mondiale. Le tout en assurant un avenir prospère à ses citoyens.

  • La Commission souhaite que les citoyens européens soient autonomes pendant 72 heures en cas de crise

    La Commission souhaite que les citoyens européens soient autonomes pendant 72 heures en cas de crise

    BRUXELLES – Les familles européennes devraient constituer un kit de survie de trois jours au cas où une crise frapperait leur pays, a annoncé la Commission européenne dans un nouveau plan en 30 étapes.

    La nouvelle stratégie de préparation de l’Union détaille la manière dont les États membres peuvent préparer leurs citoyens à la guerre, aux crises et aux catastrophes.

    Les nouveaux plans s’appuient sur les recommandations formulées par l’ancien président finlandais Sauli Niinistö, qui a proposé une définition large de la sécurité, allant bien au-delà de la défense militaire.

    « Aucune des crises majeures de ces dernières années n’était isolée ou de courte durée (…), et l’Europe ne peut pas se permettre de rester réactive », indique le document de 17 pages.

    La Commission a défini 30 actions clés que les États membres devront mettre en œuvre au cours des deux prochaines années, allant de la surveillance des risques de catastrophes naturelles et des menaces hybrides au risque d’un conflit armé.

    L’une des principales exigences est que les gouvernements veillent à ce que les citoyens « adoptent des mesures pratiques » pour « maintenir les approvisionnements essentiels pendant au moins 72 heures » en cas d’urgence.

    Cela impliquerait « le stockage d’équipements et de matériels essentiels », tels que des bouteilles d’eau, de la nourriture, des équipements de survie de base comme des lampes de poche et des allumettes, ainsi qu’une pochette étanche pour les documents essentiels.

    Les gouvernements sont également invités à placer leurs services nationaux, tels que les soins de santé, l’approvisionnement en eau et les télécommunications, à l’abri des crises.

    D’autres mesures comprennent la proposition d’un « système européen d’alerte à la cybersécurité » et l’introduction d’une « journée nationale de préparation » pour former la coopération entre les services publics, les entreprises et les États membres, l’UE et l’OTAN.

    Bruxelles « évaluera la nécessité et la faisabilité d’une loi européenne sur la préparation », indique le document, bien que le caractère contraignant des dispositions reste incertain.

    La Commission européenne a expliqué qu’elle réexaminerait les instruments financiers de réponse aux crises afin de les adapter aux différents types de catastrophes et de besoins dans l’UE et les pays partenaires.

  • Comment faire pour aller plus mal ?

    Comment faire pour aller plus mal ?

    Jamais l’humanité ne s’est mieux portée. En cinquante ans, La révolution industrielle avait doublé le revenu de 200 millions de personnes, essentiellement en Europe et en Amérique. En dix ans la mondialisation a doublé les revenus de 2 milliards de personnes, essentiellement dans les pays pauvres. Entre 1980 et 2015, la part de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté, avec moins de 1,90 dollar par jour (inflation comprise) est passée de 44,3% à 9,6%. Soit, 700 millions de personnes vivent encore sous ce seuil, mais ils étaient 2 milliards au début des années 1980. Le PIB mondial a plus que doublé au cours des trente dernières années, la faim a reculé, malgré l’augmentation de la population mondiale. Avec la « révolution verte »,  la surface des terres agricoles a augmenté de 12 %, la quantité de nourriture de 300 %. Le PIB ne mesure pas le bonheur.

    Jamais l’humanité ne s’est portée aussi bien.  

    Richesse, santé, éducation, violence, libertés, droits des femmes, des minorités, jamais l’humanité ne s’est portée aussi bien. En 1950, la moitié des pays étaient dotés de lois discriminatoires vis-à-vis de minorités ethniques. En 2003, un sur cinq ; c’est trop, c’est odieux, mais la tendance est claire. Idem pour le droit des femmes. Contester ces tendances lourdes est une anomalie absurde.

    Quels que soient les indicateurs, le PIB, l’indice de bonheur brut, les homicides par habitant, l’alphabétisation, la qualité de l’air, de l’eau, jamais l’esprit humain n’a atteint un tel degré de maîtrise de la vie, un tel savoir, un tel accès au savoir. À la révolution industrielle s’est ajoutée la révolution quantique, qui a permis les lasers, les transistors, les ordinateurs, qui est devenue, socialement, la révolution digitale.

    Et voilà une nouvelle révolution, à moins que ce ne soit le ressac des autres : l’intelligence artificielle, encore une révolution du savoir. La rapidité de la diffusion des nouvelles technologies, rend universelle l’accès aux sciences, aux connaissances, à tout type d’informations, vraies et fausses, ce qui provoque désordres et peurs.

    Si l’humanité va bien, elle exploite la pauvre planète, qui elle va mal. Pourtant l’accroissement des richesses permet des investissements dans l’énergie, la recherche, des modes de production, de gestion, plus économes, et même une économie de la « dépollution ». L’économie verte s’invente tous les jours. Les sources d’énergie du futur semblent inépuisables, et saines.  

    L’intelligence artificielle ouvre des horizons inconnus. En médecine, agriculture, énergie, éducation, espace, les progrès à venir sont plus prometteurs que les progrès passés. Bref l’avenir pour être complexe, pourrait être extraordinaire. « Le chemin est sinueux, mais l’avenir est radieux ».

    Kennedy, dernier héros de l’Amérique heureuse, affirmait : « Nos problèmes sont le fait de l’homme – ils peuvent donc être résolus par l’homme, qui peut faire preuve de grandeur lorsqu’il le décide. Aucun problème lié au destin de l’humanité n’est hors de notre portée.[1] »

    L’histoire n’est pas linéaire. Sans cesse est remise en question l’idée même du progrès. Trop de succès agace. L’insatisfaction augmente au fur et à mesure du bien-être. Les uns de fustiger le consumérisme, les autres de jalouser le profiteur, qu’ils soient d’horribles riches ou ces exilés d’entre les pauvres, les immigrés.

    Dresser des barrières, des murs. Tel est le début du programme pour aller plus mal.

    Le progrès, toujours insuffisant, rend amer et jaloux. Aussi faut-il, face aux révolutions brutales en cours, se protéger. Dresser des barrières, des murs. Tel est le début du programme pour aller plus mal.

    Le poisson pourrit par la tête. Que devrait faire l’humanité pour aller plus mal ? Commencer par le pays le plus puissant du monde pour désaxer le monde, changer l’ami en ennemi, l’adversaire en complice, la guerre en paix, la paix en guerre, le crime en droit.  

    Commencer par désigner un ennemi, intérieur ou extérieur. L’éternel ennemi, l’étranger, même sous ses airs de faux ami, est déloyal, malhonnête, criminel. Durcir les politiques migratoires, durcir aussi les politiques douanières, c’est dresser des murs.  

    Le protectionnisme est une barrière morale avant d’être économique, une méthode pour isoler les pays. Politique économiquement inefficace, nuisible, elle est parfaite pour réduire la prospérité.

    Ce qui favorise les inégalités. Tant mieux : Dans un pays, entre pays, les inégalités augmentent les chances de conflits, les tensions sociales, ce qui nuit à une société de droits, à une société de confiance, et réduit, dans un cycle négatif, la capacité de créer de la richesse, les investissements et les innovations.

    Contrairement au vade-mecum anticapitaliste, plus la richesse augmente, plus les inégalités diminuent, plus la pauvreté, relative ou absolue se réduit. C’est l’absence de développement qui renforce les inégalités, inégalités pas seulement pécuniaires : Logement, santé, éducation.

    Humilier dissidence, déviance et science. Au nom du peuple. 

    Réduire les investissements dans l’éducation, les universités, la recherche rogne tout crédit dans la science, sape toute parole critique. Ce que firent les staliniens en dénonçant la « science bourgeoise », ce que font les doctrinaires religieux. Quand Musk bloque les comptes des opposants d’Erdogan qui appellent à manifester, il ne fait pas que du commerce, il sabote la notion même de liberté d’expression puisqu’il le fait au nom de la liberté d’expression. C’est le travestissement du langage.

    Humilier dissidence, déviance et science. Au nom du peuple.  Ainsi les Chinois humilièrent-ils les intellectuels pendant la Révolution culturelle. La méthode chinoise, comme celle des bolcheviques puis des trotskistes, vise à attiser partout les conflits partout où c’est possible. Dresser le voisin contre les voisins, les enfants contre les parents, les croyants contre d’autres croyants. L’art du conflit réduit les chances de l’harmonie et du progrès. Pour combattre le progrès malsain, valoriser le conflit, lui donner ses lettres de noblesse, son droit.

    L’illibéralisme est aussi économique et financier. La concurrence est méprisable, les « deals » sont décidés par le pouvoir. La capacité financière de la puissance étatique s’accroît avec la capacité de jouer sur la monnaie. S’attaquer à l’indépendance de la banque centrale détruit confiance et investissement.

    Les pays corrompus manipulent leur monnaie au profit de dirigeants et initiés. Argentine hier, Turquie avec Erdogan en sont des exemples récents.  Cela pourrait arriver pour le dollar.

    Ne pas oublier de réduire les libertés publiques, commencer par s’attaquer aux juges. Saboter le système juridique national et international. Parce que les progrès sont fondés sur des libertés, des échanges, nationaux et internationaux, de biens et de savoirs. Sans système de droit, le conflit est roi. Le pouvoir s’enivre de l’abus de droit.

    Parfois des sociétés, des civilisations, choisissent la fermeture. L’Égypte, le monde musulman, la Chine, l’Inde moghole, la Russie communiste, le Japon shogunal, l’Espagne coloniale, les royaumes africains firent l’éloge des barrières. Une élite dénonce les dangers du « progrès » d’autant plus sincèrement que le progrès la remet en cause. Elle vend la peur et « la grandeur nationale ». Or les révolutions du savoir font peur, mille dangers inconnus appellent dix mille barrières. La « Nation » s’abîme quand elle devient le refuge identitaire des névroses.

    Rendre le progrès impossible, confondre progrès et puissance.   

    Que faire pour que le monde aille plus mal ? Saboter l’éducation, la science, le droit national, le droit international, le commerce mondial, la monnaie, les échanges scientifiques, la coopération internationale, aider l’ennemi plutôt que l’ennemi, appeler paix la prime à la guerre. Voilà un projet impensable, ou plutôt qui ne peut être pensé que dans un objectif global : rendre le progrès impossible, confondre progrès et puissance.

    Savoir comment on fait pour aller plus mal, c’est savoir que faire pour aller mieux.   

    Personne ne peut souhaiter cela. À part Trump. Poutine. Et tous les pouvoirs qui veulent se survivre : les Xi Jinping, Khamenei, Kim Il Jung, Erdogan, Tebboune, quelques dizaines d’autres chefs d’état seront les complices de cette grande œuvre, jusqu’à ce qu’ils s’écharpent. Les pays pauvres paieront les premiers, mais leurs tyranneaux, roitelets et autres juntes resteront.

    Il y a plus puissant qu’eux : une formidable explosion d’intelligences, d’échanges, d’inventions, de découvertes, d’envies, avec des outils extraordinaires qui balaient toutes les barrières, ouvre des portes sur des univers encore insoupçonnés. Les peuples, les vraies gens, choisissent toujours le progrès et la liberté, dès qu’une faille, un espace, s’ouvre. « Le monde progresse, l’avenir est radieux, personne ne peut changer ce courant général de l’histoire. » Même pas Trump. Encore faut-il assumer le fardeau révolutionnaire de la liberté et du progrès. C’est le rôle de la vieille Europe. N’en est-elle pas à l’origine ? N’a-t-elle pas l’expérience des pouvoirs devenus fous?  Voilà le moment de fonder une légitimité. Savoir comment on fait pour aller plus mal, c’est savoir que faire pour aller mieux.

    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire pour expatriés France Pay


    [1]https://www.institutschiller.org/Discours-de-John-Fitzgerald-Kennedy-sur-la-paix

  • L’IFE : un institut d’expatriés pour inspirer la France

    L’IFE : un institut d’expatriés pour inspirer la France

    « Initiatives Expats » vous emmène aujourd’hui à Dubaï à la rencontre de Martin Tronquit et Geoffroy Bunetel. Ces deux Français se sont installés aux Émirats arabes unis depuis plusieurs années. Au cours de ce podcast, ils nous parlent, entre autres, du rôle unique et trop souvent sous-estimé des expatriés dans le débat public français. Poussés par cette conviction, ils ont d’ailleurs fondé un think tank : l’Institut des Français de l’Étranger (IFE). Ce laboratoire d’idées ambitionne notamment de repérer « le meilleur du monde pour inspirer la France ».  

    Ecoutez l’épisode avec Geoffroy Bunetel et Martin Tronquit

    L’IFE : mettre en valeur les atouts des Français de l’étranger

    Tout d’abord, nos deux invités partagent les raisons (peu habituelles !) qui les ont poussés à s’expatrier. Partis pour quelques mois, ils vivent toujours hors de France quelques années après leur départ du territoire national. Installés à Dubaï, nos invités y trouvent « une qualité de vie avec beaucoup de sécurité, une bonne éducation, un accès à la santé facile,…»

    « Les Français de l’étranger sont un formidable atout pour la France, un levier d’influence qui n’est pas pleinement utilisé »

    Malgré leur installation à l’étranger, Martin et Geoffroy restent profondément attachés à la France. C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’ils ont créé l’Institut des Français de l’Étranger (IFE). Mais pourquoi lancer une telle initiative d’expat ?

    groupe de francais qui débattent
    @envato

    Leurs vies hors des frontières françaises leur ont notamment permis de constater que les expatriés, bien qu’ils regorgent d’idées, sont encore trop peu sollicités pour partager leurs expériences. « Les Français de l’étranger sont un formidable atout pour la France, un levier d’influence qui n’est pas pleinement utilisé ». L’objectif de l’IFE est de leur permettre ainsi de « mieux contribuer au débat public national » souligne Geoffroy.

    Observer le meilleur pour le transposer à la France

    Parmi les activités principales de l’IFE, l’analyse des politiques publiques internationales pour inspirer la France tient une place centrale. « La France n’est pas ou plus le phare du monde comme on la voyait avant ». Il s’agit alors de s’inspirer des réalisations faites en dehors de nos frontières pour contribuer à la modernisation de notre pays

    « Observer ce qui se fait de mieux ailleurs et voir si ces solutions sont transposables en France »

    Pour Martin, l’idée est simple : observer ce qui se fait de mieux ailleurs, et voir si ces solutions sont transposables en France. Ce travail de benchmark repose, entre autres, sur deux piliers : des recherches documentaires et des témoignages qualitatifs de Français vivant dans les pays étudiés. Les sujets étudiés sont variés, des exemples sont donnés au cours de l’interview.

    Rompre avec les clichés sur les expatriés

    L’IFE ambitionne également de rompre avec les stéréotypes souvent associés aux expatriés. « Les Français de l’étranger sont parfois perçus comme des personnes moins attachées à la France, ce qui est loin de la réalité », constate Geoffroy. À ses yeux, les expatriés français participent activement au rayonnement économique et culturel de la France à travers le monde. Sans oublier les binationaux.

    « Notre diaspora à l’étranger est légitime pour s’exprimer sur le débat public français »

    Cette diaspora est donc « tout à fait légitime pour s’exprimer sur le débat public français ». L’objectif est également de rompre avec un discours souvent trop restreint, centré exclusivement sur « les statuts ou les droits » des Français de l’étranger. Le fil rouge de l’Institut est de mettre davantage en avant des nouvelles idées pour inspirer les gouvernements, et autres acteurs de la politique française. Pour mener à bien ces travaux, nos deux invités expliquent comment ils s’appuient sur un réseau d’expatriés pour enrichir leurs recherches et nourrir leurs études, mobilisant ainsi une intelligence collective.

    Les expatriés, un rôle stratégique dans le (futur) débat présidentiel ?

    Dans les mois qui viennent de nombreuses études sont programmées au sein de l’IFE, comme par exemple celles sur la réforme de l’État ou bien encore sur les politiques sociales ou la santé. Par ailleurs, les prochaines semaines seront aussi consacrées à « structurer davantage le réseau des correspondants ». Si vous avez envie de partager des sujets ou des réflexions, n’hésitez pas à contacter l’IFE.

    groupe de français qui échangent

    @envato

    Alors que les élections présidentielles françaises se profilent à l’horizon, Martin et Geoffroy espèrent que leurs travaux contribueront à la mobilisation des Français de l’étranger. Cette communauté, pourrait jouer un rôle clé dans l’évolution des politiques publiques. Notamment pour « faire en sorte que nos responsables politiques s’inspirent systématiquement des exemples étrangers (…) pour ne pas réinventer la roue ». Et « si les expatriés se rendent compte qu’ils contribuent au débat », alors l’IFE permettrait aussi de « ramener les Français de l’étranger aux urnes ». L’abstention étant à ce jour élevée. Pari lancé !


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