Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Suspension du proviseur du Lycée français de Marrakech sur des accusations de harcèlement sexuel

    Hervé Magot, proviseur du Lycée français Victor Hugo de Marrakech aurait été suspendu le 15 mai pour harcèlement sexuel selon les informations du magazine francophone marocain TelQuel. Une quinzaine d’élèves accusent le proviseur de ce prestigieux lycée. Tout serait partie d’un email envoyé par une élève en Terminale à différents parents d’élèves qui aurait libéré la parole.

    « De nombreuses personnes ont souffert, majoritairement des jeunes femmes : des élèves et des professeures. Aujourd’hui je dis non »

    Cette élève dit « Non aux mains qui se baladent, les mains qui touchent le haut de votre poitrine, le bas de vos reins, non aux anecdotes sexuelles, non aux convocations sans réels motifs, non aux allusions sexuelles, non aux questions déplacées, non aux remarques déplacées, non à l’inaction, non à cette demi-mesure, non au silence ».

    Un comportement reproché depuis plusieurs mois

    Le proviseur, en place depuis 4 ans, aurait déjà fait l’objet d’un signalement en 2018. Cela n’avait pas été pris au sérieux selon des représentants du Conseil de Vie Lycéenne (CVL). L’Union du Conseil des Parents d’Elèves (UCPE) rappelle qu’à ce stade il s’agit de la parole de l’un contre l’autre et la présomption d’innocence demeure naturellement.

    Le Président du CVL pense qu’il est possible que M. Magot ait quitté le Maroc. Son véhicule n’est plus stationné dans le lycée dans lequel il réside par ailleurs.

    Manifestation lycéenne devant le lycée et intervention de l’Ambassade

    Une manifestation de lycéennes s’est déroulée devant l’établissement. L’UCPE appelle au calme et les élèves à reprendre les cours. L’Ambassade, via son conseiller culturel, s’est rendue sur place pour « discuter et utiliser tous les moyens démocratiques pour éclaircir et régler cette affaire ».

    Affaire à prendre avec prudence, et à suivre donc.

  • Gilet Jaunes : 6 mois et après ?

    Les gilets jaunes sont de moins en moins nombreux à se mobiliser chaque samedi. Mais le mouvement se poursuit. Comment peut-il évoluer par la suite?

    Samedi, les gilets jaunes seront dans la rue pour un 27e jour de manifestation. Le mouvement social fête ses six mois de mobilisation hebdomadaire, née sur les ronds-points pour appeler à davantage de justice sociale et de pouvoir d’achat.

    Pourtant, le mouvement semble s’essouffler, réunissant de moins en moins de manifestants au fil des samedis. Le 17 novembre 2018, lors de l’acte fondateur, plus de 282.000 personnes avaient été recensées partout en France par le ministère de l’Intérieur. Samedi dernier, pour la 26e journée de mobilisation, ils n’étaient plus que 18.600 gilets jaunes.

    Un manque d’organisation

    Comment le mouvement peut-il évoluer? Pour notre éditorialiste Christophe Barbier, les gilets jaunes faiblissent car ils « ont refusé de s’organiser » et pourraient donc disparaître. Pourtant, les racines de la grogne sont bien vivaces.

    « Les fractures sociales, fiscales et territoriales n’ont pas été éteintes. Le feu est toujours là. Il lui faut des occasions de sortir. Cela peut être un nouveau texte de loi, une nouvelle réforme, comme celle des retraites à l’automne, un nouveau leader qui émerge sur les réseaux sociaux… »

    Même son de cloche du côté d’Ingrid Levavasseur, figure des gilets jaunes. Interrogée au micro de BFMTV, elle appelle à une poursuite du mouvement.

    « Il reste un fond de colère car des revendications des premiers jours doivent encore être entendues: plus de pouvoir d’achat, un salaire plus élevé… On peut continuer à être mobilisés, chacun à sa façon. Que ce soit dans la rue, pour ma part, ou ailleurs. »

    Deux listes aux européennes

    Mais le manque de structuration du mouvement ne joue pas en sa faveur. Certains manifestants ont pourtant essayé de prolonger politiquement le combat. Deux listes gilets jaunes ont ainsi été annoncées pour les européennes. La première, « Alliance jaune », est conduite par le chanteur Francis Lalanne. La deuxième, « Évolution citoyenne », est quant à elle menée par le manifestant Christophe Chalençon. Mais selon les derniers sondages, les deux listes sont respectivement créditées de 1,5% et de 0,5% d’intentions de vote.

    Ingrid Levavasseur a quant à elle créé une association, « Racines Positives », « pour s’ancrer dans le monde politique » et assure que des « organisations citoyennes s’organisent ».

    « Je peux également vous dire que j’ai été invitée par la députée Maria Stern en Autriche, qui fait partie d’un parti d’extrême-gauche, pour faire une alliance européenne pour lutter contre la précarité des familles monoparentales. On passe vraiment du national à l’international »

    Le précédent Mai-68

    Cette grogne sociale inédite peut-elle cependant avoir une postérité et des répercussions similaires à Mai-68? « On ne pourra le dire qu’après quelques années », indique, sur notre antenne, Florent Vandepitte, enseignant et auteur du Petit livre des gilets jaunes.

    « Le mouvement de Mai-68 avait une forme très différente, était beaucoup plus concentré, avec des pics de mobilisation beaucoup plus massifs. A la mi-mai, 12 millions de personnes arrêtent par exemple de travailler. On n’a jamais eu ça avec le mouvement des gilets jaunes actuel. Par contre, sur le long terme, si on a une réponse politique forte, un changement des mœurs, là on peut avoir un impact social important », explique-t-il.

     

  • Friture sur la ligne France-Allemagne

    Une erreur de traduction en français a entraîné de vives réactions sur l’état des relations entre la France et l’Allemagne. Les deux chefs d’Etat s’opposent notamment sur la tête de la future Commission européenne.

    C’est une banale interview, simplement plus franche qu’à l’ordinaire. Dans un entretien au Suddeutsche Zeitung, la chancelière allemande a évoqué mercredi 15 mai la relation franco-allemande, un sujet assez délicat ces derniers temps.

    Une phrase a notamment jeté de l’huile sur le feu. « Gewiss, wir ringen miteinander. Es gibt Mentalitätsunterschiede zwischen uns sowie Unterschiede im Rollenverständnis », qui a été traduite en français dans une dépêche AFP par « nous avons des confrontations » ou « relation conflictuelle ».

    Ce à quoi Macron a rapidement répondu qu’il assumait la « confrontation féconde » pour bâtir un compromis.

    La présidente de la commission des affaires étrangères, Sabine Thillaye, elle-même franco-allemande, a alerté sur le problème de traduction en proposant cette interprétation, plus sereine: « nous débattons de manière intensive. Il y a des différences de mentalités entre le Président Macron et moi, oui, ainsi que des différences quant à l’interprétation de nos rôles respectifs. ».

    « Ouverture à l’interculturalité, prise en compte des différents modes d’organisation politique, développement d’outils communs respectueux de nos cultures respectives : c’est l’objet de la chambre franco-allemande » a indiqué l’élue binationale, visant à temporiser l’état de la relation entre la France et l’Allemagne.

    La chancelière allemande a aussi indiqué qu’elle était sceptique quant au mécanisme des Spitzenkandidaten, lâchant Manfred Weber, qui serait pourtant à l’origine de la joute entre les deux chefs d’Etat.

    Selon un diplomate européen, cité par l’AFP, Angela Merkel aurait particulièrement mal pris une remarque d’Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Sibiu la semaine dernière. Il avait alors indiqué qu’il ne fallait pas se mettre d’accord sur le plus mauvais candidat. Sans le cité, Weber était clairement visé. Une position très partagée dans la bulle bruxelloise, mais qui irrite au PPE et en Allemagne.

    La position de Macron est toutefois en train d’être prise en compte, mais l’Allemagne s’apprête à opposer son un veto à Michel Barnier comme la France en oppose un à Manfred Weber. Une situation qui pourrait bénéficier à Margrethe Vestager, qui a potentiellement les faveurs des deux pays.

    Aline Robert

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Eurovision : une finale mondialement regardée ce samedi depuis Tel Aviv – VIDEO

    C’est depuis Tel Aviv , la capitale d’Israël, qu’aura lieu le prochain concours de l’eurovision. Cela fait suite à la victoire de la chanteuse Israélienne Netta pour la chanson Toy.

    Pour cette édition basée sur le concept « dare to dream » (osez aimer), 41 pays participent, et le suivi sera mondial.

    Bilal Hassani, plébiscité par le public français

    Pour la France, qui participe à ce grand rendez-vous suivi par 200 millions de spectateurs, c’est Bilal Hassani qui chantera avec son titre « roi ». Bilal Hassani fut sélectionné parmi de nombreuses personnalités dont le chanteur Emmanuel Moire lors du concours « destination eurovision ».

    Son look androgyne ne manquera pas à plaire à une partie du public, reste à savoir si il séduira les autres pays. Les votes sont par pays et avec un score selon les préférences.

    Poupée de cire, poupée de son sacrée lors de l’Eurovision

    Les règles de l’Eurovision sont strictes et il est impossible de voter pour le pays où l’on réside.

    Historiquement,  l’Eurovison étant ce qu’elle est, un concours international, elle amena à certains imbroglios. Ainsi, la chanteuse française France Gall gagna avec son mythique « poupée de cire, poupée de son » mais pour le … Luxembourg.

    En 1988, Céline Dion représenta étonnamment la Suisse avec « Ne partez pas sans moi », et remporta le trophée. L’Eurovision est donc réellement internationale et promeut tous les talents. La réponse ce samedi à Tel Aviv !

  • Commission Juncker, un bilan honorable

    On entend beaucoup dans cette campagne dénoncer la Commission et sa « dictature ». Et personne n’ose la défendre. Pourtant, la Commission n’a, dans aucun domaine, le pouvoir de décider seule. Il lui faut l’assentiment de la majorité (ou de l’unanimité) des Etats membres, et de la majorité du Parlement. La Commission est un exécutif  -ce n’est même pas un gouvernement-  qui dépend des autres. N’aurait-elle aucun pouvoir ? Elle a celui de la pratique, qui est considérable, et celui de l’initiative, qui est presque sans limite, si ces initiatives sont suivies. On peut le voir en faisant un bilan non exhaustif de la Présidence Juncker, soutenue au Parlement par une coalition dont l’axe central a été le PPE, appuyé par les Sociaux-démocrates et les Libéraux.

     

    1. La Commission a réussi l’épreuve du Brexit. Aucun Etat n’a fait entendre de position discordante. Aucun Etat n’a voulu suivre les Britanniques. Et les Britanniques n’ont fait aucun reproche à la Commission, -et à son négociateur, Michel Barnier- qui a laissé toutes les options ouvertes, préservant les futures relations entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni.

     

    1. La Commission est la seule à pouvoir négocier des accords commerciaux. Pour commencer, il lui faut un mandat, fixé par les Etats. A la sortie, une triple validation : par les gouvernements, le Parlement européen, les Parlements nationaux. Le traité dit Tafta avec les Etats-Unis a été abandonné. Une nouvelle négociation a été lancée. En revanche les accords avec le Canada et le Japon ont été approuvés. Personne ne s’en plaint. Il ne faut pas voir dans ces négociations seulement des enjeux tarifaires, mais surtout des négociations portant sur les normes.

     

    1. Sur la scène diplomatique, la Commission pèse peu par rapport aux Etats. Elle a cependant pu conserver un front uni face à la Russie, alors que celle-ci piétinait les traités internationaux en Ukraine. Elle a initié le Fonds européen de défense, qui devrait atteindre 13 milliards d’euros pour 2021-2027. Elle a entamé des discussions avec la Serbie et le Monténégro, tout en restant ambigüe sur les perspectives d’adhésion de nouveaux membres. Elle reste incapable de concevoir une politique méditerranéenne, africaine, ou Moyen-orientale.

     

    1. L’accord conclu avec la Turquie en 2016 pour le contrôle des flux migratoires a fonctionné. Il ne correspond pourtant ni à une politique d’influence en Turquie et au Proche-Orient, ni à une politique migratoire. En l’absence d’accords entre les Etats, pouvait-elle faire mieux ? Face à l’afflux des migrants, la Commission a proposé une répartition des demandeurs d’asile. D’abord accepté, ce système a été remis en cause et a échoué. La réforme des accords de Dublin, ceux de la politique migratoire et l’harmonisation du droit d’asile progressent lentement, les visions des Etas étant très opposés. Pourtant, tous s’accordent désormais pour renforcer Frontex, devenue véritable agence de gardes frontières. L’harmonisation du droit est la clé de voute d’une nouvelle politique.

     

    1. La Commission a globalement établi les normes de pollution les plus exigeantes du monde, par exemple concernant les ferries ou encore les voitures, et pris des initiatives fortes pour l’interdiction du plastique à usage unique. Elle a établi une stratégie pour une réduction des émissions de CO2 de 45% d’ici à 2030 et réformé le marché des droits carbone pour espérer lui donner l’efficacité attendue.

     

    1. Le socle européen des droits sociaux a été adopté en 2017. Il s’agit plus d’un corpus indicatif que normatif, les Etats sont quasiment seul compétents dans ce domaine. Ce socle prône l’instauration, dans chaque pays, d’un salaire minimum et un revenu minimum d’insertion. C’est à cela que Jeremy Corbyn se réfère dans ses discussions avec Teresa May. La Commission a révisé la directive sur le travail détaché pour éviter le « dumping social » et la concurrence déloyale.

     

    1. La Commission a renforcé l’union bancaire, c’est-à-dire les garanties bancaires pour les déposants, avec un système de contrôle préalable des banques et surtout un fonds qui devrait dépasser 55 milliards en cas de crise financière. Le système est loin d’être parfait et devrait être plus opérationnel au fur et à mesure de la mise en œuvre des accords portant sur la régulation bancaire en 2022. La lutte contre l’évasion fiscale a progressé avec l’échange automatique des données, et des règles contre le blanchiment. Une liste des paradis fiscaux a été créée qui épargne malicieusement tous les pays membres… Si Apple et Google ont été épinglés, la taxation des Gafa est pour l’instant repoussée.

     

    1. Le Règlement général sur la protection des données personnelles est une première mondiale. L’accord sur la protection des données personnelles de 2016 avec les Etats-Unis montre que l’UE est prise plus qu’au sérieux. Le principe de la neutralité du net a été adopté en 2015, alors qu’aux Etats-Unis, ce principe a été abandonné par l’administration Trump en 2018.

     

    1. Le redressement des économies européennes peut-il être attribué à la Commission ? Alors sa lenteur aussi. L’expansion de la Chine laisse penser que l’avenir lui appartient, et la croissance américaine ces dernières années a été largement supérieure à celle de l’Europe, ce qui fait apparaitre le vieux continent comme en déclin.

     

    1. Et pourtant : L’Euro devait éclater, il a tenu. Il représente 20% des réserves mondiales, le Yuan chinois, 2%. Le dollar reste à 60%. Cela reflète la force des économies : 21.500 milliards de dollars pour le PIB américain, soit 65.000$ par habitant. L’Union Européenne est derrière : 19.500 milliards de PIB, soit 37.500$ par habitant. La Chine est très loin : 14.000 milliards, et seulement 10.000$ par habitant.

     

    La première puissance commerciale du monde, de très loin, est l’UE : 4.600 milliards d’exportations, une balance commerciale positive de 433 milliards, soit 38% des échanges mondiaux. La Chine est loin derrière : 13% des échanges, 2100 milliards d’exportations, une balance positive de 165 milliards. Quant aux Etats-Unis, ils sont déficitaires (- 450 milliards) et ne représentent que 10% des échanges.

    Et l’avenir ? Les pays de l’UE sont les premiers investisseurs dans le monde : 10.600 milliards par an. Et les premiers destinataires. Etats-Unis sont deuxième, 7.800 M£ ; Chine 3ème, 3.200

     

    Bref, l’avenir est plus européen que chinois. A condition que l’Europe existe, bien sûr.

     

    10. Exister, c’est le principal défi des Européens. L’Europe, malgré tous ses défauts, tient bon. Malgré le déséquilibre dans le couple franco allemand, malgré la pauvreté de sa diplomatie, malgré les intérêts divergents entre ses membres, malgré la puissance des Etats-Unis, malgré les influences  Russes, malgré les arrogances et les erreurs de sa bureaucratie, chaque faille ouvre une crise, et chaque crise démontre la nécessité de l’Europe. Alors que les Trump, Poutine et Xi Jinping peuvent se permettre bien des foucades, la Commission est d’autant plus sous contrôle que personne ne l’aime. L’esprit critique, voilà l’esprit européen, qui pousse à mieux faire. La prochaine Commission n’en sera que meilleure.

    Sera-telle capable d’affronter les prochaines crises ? C’est le seul critère.

     

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Journée internationale contre l’homophobie, un fléau mondial

    Vendredi 17 mai est la journée internationale de lutte contre l’homophobie, alors que de nombreuses marches des fiertés sont organisées par ailleurs dans de nombreuses villes dont notamment Bruxelles, Sao Paulo ou Sofia . Dans de très nombreuses autres régions du monde, les personnes LGBT sont toujours maltraitées, ostracisées, emprisonnées, torturées et parfois condamnées à mort.

    Nette hausse des actes homophobes en France

    «2018 a été une année noire pour les personnes LGBT+ » selon l’association SOS Homophobie. L’association, qui a fêté ses 25 ans récemment, a vu une hausse de 15% des témoignages d’actes homophobes avec 1905 cas en 2018. L’association annonce plus spécifiquement une hausse de 66% des agressions physiques. Les autres actes incluent les menaces, insultes, et la diffamation.

    «2018 a été une année noire pour les personnes LGBT+ »

    Plus d’un cas sur deux est lié à des publications sur les réseaux sociaux et en particulier sur Facebook et Twitter. La France a été particulièrement perturbée à l’occasion du débat sur le mariage pour tous sous François Hollande, ce qui suscita une certaine incompréhension dans certains pays comme la Belgique et les Pays-Bas qui ont depuis longtemps adopté des régimes matrimoniaux de cet ordre.

    Une très grande variété de législations face aux droits LGBT

    San Francisco, ville légendaire de la communauté LGBT

    Les populations LGBT ne font pas, à travers le monde, face aux mêmes situations. Si à Amsterdam, San Francisco et Londres, il est depuis de très nombreuses années possible d’assumer très largement son orientation sexuelle, la sanction est en revanche la peine de mort en Arabie Saoudite, Iran, Soudan, ou encore au Yemen. Un Sultanat, celui de Brunei, a récemment annoncé aller en ce sens avant que l’outrage mondial, et surtout les appels au boycott des palaces du Sultan à travers le monde, ne poussent ce dernier à annoncer que la peine capitale ne sera pas appliquée. Dans le Royaume des Saoud, la peine est la décapitation par le sabre. En Iran, la pendaison dans des stades, et au sein de l’ancien Etat Islamique, les homosexuels étaient jetés vivants du haut des immeubles.

    Dans de très nombreux pays comme le Maroc, le Kenya, et en Thaïlande parmi d’autres, ce sont de lourdes peines de prison auxquelles la population LGBT risque de faire face. Peines de prison qui sont parfois théoriques. Singapour, ainsi, n’a pas abolit l’ancienne loi de la puissance coloniale britannique en la matière sans, dans les faits, la mettre en application.

    A l’inverse, un nombre croissant de pays comme les Etats-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud, et une majorité de pays

    L’Afrique du Sud, pays le plus progressiste du continent sur les droits LGBT

    d’Amérique du Sud et d’Europe de l’Ouest, ont élargi le mariage aux personnes de même sexe, et condamné les actes homophobes, une condamnation inscrite par exemple dans la Constitution de l’Afrique du Sud.

    Une évolution des mentalités encore à améliorer

    Au-delà des questions juridiques, les droits des LGBT sont aussi liés au ressenti de la population locale. L’homophobie est très présente, et parfois omniprésente dans certains pays. L’Europe centrale et la Russie sont ainsi particulièrement sujets à des comportements et opinions homophobes.

    La vigilance est ainsi toujours de mise. Alors que des foules enthousiastes célèbreront la marche des fiertés, ils n’oublieront sans doute pas l’objectif de cette manifestation, la protection des populations LGBT et la reconnaissance de leurs droits.

  • Des candidats s’interrogent sur l’impartialité de France 2

    La polémique enfle sur le débat télévisé du 22 mai sur France. Plusieurs invités souhaitent boycotter une émission jugée partiale.

    Rien de tel qu’un ennemi commun pour créer une unité. Pour Benoît Hamon (Générations), Jean-Christophe Lagarde (UDI) et Nicolas Dupont-Aignan (DLF),  la chaîne France 2, qui  organise un deuxième débat pour les élections européennes le 22 mai a joué ce rôle.

    Les trois têtes de liste aux programmes radicalement opposés ont fait cause commune contre France Télévisions, en se réunissant devant le siège du groupe public pour protester contre leur programmation en deuxième partie d’un débat, diffusé très tardivement dans la soirée du 22 mai, après une « première partie » consacrée aux grands partis

    Un « scandale démocratique » , selon les trois candidats. Autre tête de liste reléguée en fin de soirée, le candidat communiste Ian Brossat a de son côté saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

    France 2 et France Inter organisent le 22 mai un débat entre 15 têtes de listes aux élections européennes ou chefs de parti. Un choix très inclusif qui visait à éviter une nouvelle fronde des candidats, comme cela avait été le cas lors du premier débat organisé en avril.

    La question du nombre d’invités avait alors déjà été un véritable casse-tête pour la chaîne publique. Plusieurs candidats avaient été écartés du casting initial pour des raisons logistiques. Certains d’entre eux avaient fait appel à la justice pour réclamer un droit de présence, à l’image de Benoit Hamon, François Asselineau, Ian Brossat et Jean-Philippe Lagarde.

    La chaîne publique avait finalement décidé d’inviter les candidats de partis minoritaires, même si le Conseil d’État lui avait donné raison en estimant que la chaîne était libre de choisir ses invités.

    Mais le nombre de candidats avait rendu l’exercice ardu. En effet, avec 12 invités sur le plateau, le débat télévisé avait tourné à la cacophonie. Et chaque candidat n’avait eu que 8 minutes de temps de parole pour exposer son programme politique. Un temps excessivement court pour un débat électivement long qui aura duré  3 heures. Et recueilli une audience modeste de 2 millions de téléspectateurs.

    Sous-groupes

    Pour éviter ces deux écueils, la chaîne a décidé d’inviter tout le monde, soit au total 15 têtes de listes aux élections européennes ou chefs de parti. Mais de diviser le débat en deux temps. La première partie de soirée étant ainsi réservée à Marine Le Pen (RN), Stanislas Guérini (LREM), Laurent Wauquiez (LR), Raphaël Glucksmann (PS/PP), Yannick Jadot (EELV) et Manon Aubry (LFI).

    En seconde partie de soirée, la place serait ensuite laissée à Nicolas Dupont-Aignan, Ian Brossat (PCF), Jean-Christophe Lagarde, François Asselineau (UPR), Francis Lalanne (Gilets jaunes), Dominique Bourg (écolo), Florian Philippot (Patriotes), Nathalie Arthaud (LO) et Benoît Hamon.

    Le choix de la chaîne publique repose sur les sondages d’intention de vote. Ainsi, tous les partis invités dans le casting de la première partie de soirée sont donnés au-dessus du seuil d’éligibilité de 5%.

    Le casting de la seconde partie de soirée représente les partis dont les intentions de vote n’atteignent pas le

    Mais pour le groupe de la seconde partie de soirée, le choix de la chaîne publique est inacceptable. « Si nous sommes tous les trois ici, alors que nous avons des opinions divergentes, pour dire que c’est inacceptable, c’est que c’est vraiment un scandale démocratique », a déclaré à la presse Nicolas Dupont-Aignan, en compagnie de Benoît Hamon et Jean-Christophe Lagarde, selon l’AFP.

    Les candidats ont notamment évoqué plusieurs possibilités, telles qu’un tirage au sort entre es participants pour départager les équipes. Autre récrimination, la présence dans le débats de chefs de parti, en lieu et place des tête de liste aux élections chez RN, LREM et LR.

    Cécile Barbière

    Un article publie sur le site de notre partenaire :

  • Européennes, le réseau russe.

    Selon le New York Times, la Russie continuerait à vouloir influencer les élections dans les pays démocratiques par une activité organisée de manipulation de l’information et à travers des sites web et des réseaux sociaux diffusant des fausses informations.

    L’ingérence russe avait déjà été mise en lumière lors de la présidentielle américaine et l’élection américaine. Lors du Brexit, l’activisme de la Russie et la diffusion de « fake news » avait aussi été révélée par une Commission d’enquête britannique. En Allemagne, les autorités avaient lancé des avertissements très clairs et renforcé leur vigilance avant les élections. Selon le New York Times, plusieurs comptes, groupes, sites web diffusent de fausses informations sur le fonctionnement de l’UE et sur l’OTAN. Certains sites sont directement hébergés sur des serveurs russes, notamment des sites allemands et italiens, tchèques.

    L’Agence de cybersécurité Safeguard Cyber a publié une étude selon laquelle un électeur européen sur deux a été exposé à  des campagnes de fausses informations. Ces campagnes sont alimentées par des milliers de comptes robotisés qui envoient des messages personnels et des posts.  Dernièrement, Facebook a fermé 97 comptes faisant la promotion de la Russie en Ukraine.

    La Russie a élaboré depuis longtemps une stratégie de « guerre de l’information », conforme aux leçons traditionnelles de propagande et d’infiltration adaptées aux réseaux sociaux. L’investissement dans ce domaine à travers des medias traditionnels dits « alternatifs » comme l’agence Sputnik ou la chaine « Russia Today » représente un effort remarquable pour les Russes. 80 medias russophones opèrent à l’étranger selon le Kremlin. Mais ce ne sont pas les Russophones qui sont les cibles. Russia Today est diffusé en cinq langues, Sputnik en 35. Le principe est simple : exploiter les tensions ethniques, religieuses, culturelles, linguistiques, promouvoir les militants et les revendications « antisystèmes », à gauche et à droite, dévaloriser les institutions atlantiques et européennes.

    Pour ce faire, les Russes mènent aussi un travail de relations publiques et réseau à travers toute l’Europe. On se rappelle l’amitié de Berlusconi pour Poutine, et le financement du Front National par les banques Russes. On s’interroge sur les financements et la visibilité d’autres partis, sans rapport avec leur socle électoral. D’autres relais, aussi bien dans le monde des affaires que dans le monde politique, participent de cette stratégie d’influence qui vise soit à légitimer les actions de la Russie (en Crimée  comme en Syrie) soit à diviser les  Européens soit à accuser les Américains.

    Un des adversaires traditionnel de la Russie est bien évidemment l’Union Européenne, c’est pourquoi les Russes avaient fortement investi dans le Brexit (Le siège de Russia Today est à Londres). Et la Russie entretient des relations étroites avec les partis dits « populistes » eurosceptiques. Slovaquie, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie abritent de nombreux sites et comptes pilotés par les Russes, mais aussi et surtout de forts réseaux politiques.

    Mais l’Allemagne et la France restent des cibles de choix : les réseaux russes à l’Assemblée et au Sénat sont connus. Certains politiques agissent par conviction et avec sincérité. D’autres sont plus légers. Le but de la Russie est de renforcer son poids au Parlement européen. Elle devrait y arriver. On ne peut qu’admirer la disproportion entre l’influence russe dans le monde au regard de son poids réel. Le Pib de la Russie est un peu supérieur à celui de l’Espagne, son budget militaire est inférieur à celui de la France, la population russe diminue. Le véritable avenir de la Russie serait en Europe. C’est peut-être pourquoi elle s’y intéresse tant.

     

     

     

     

● Radio en direct
En pause