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  • Cyberattaque à La Nouvelle-Orléans

    La maire de la Nouvelle Orléans, Latoya Cantrell,  a  déclaré l’état d’urgence, après une cyberattaque qui a paralysé, en partie, les services municipaux.  L’attaque a été d’envergure. La ville a fonctionné au ralenti.

    C’était le 13 décembre, à cinq heures du matin. Les services de la ville n’en ont été informés qu’à onze heures. Les employés de la ville ont été invités à débrancher leurs appareils. Tous les serveurs de la Ville ont été coupés. Les services municipaux sont revenus à un fonctionnement minimal, au papier et au stylo, sans ordinateurs. Le Wifi et les sites des services de la ville ont été interrompus. Les standards téléphoniques ont continué à fonctionner, notamment les numéros d’urgence. Une plateforme web de secours a été mise en place.

    Curieusement, les services spécialisés n’ont pas constatés de pertes ou de vols de données. La maire a déposé une déclaration d’urgence auprès du Tribunal.

    Pourtant la Maire a déclaré ne pas avoir reçu de demande de rançon, ce qui était la première hypothèse, compte tenu du virus employé : un malware qui paralyse les systèmes en chiffrant l’intégralité des fichiers. Les pirates proposent ensuite une clé de déchiffrage contre paiement. Le chef du service de sécurité informatique de la ville, Kim La Grue,  a signalé une campagne de phishing parallèle visant à récupérer des informations confidentielles, en envoyant des mails demandant des mots de passe et des noms d’utilisateurs.

    Les services municipaux ont procédé à de nombreuses vérifications avant de fonctionner à nouveau. Sans que l’on soit absolument certain que toutes les infections ont été décelées.

    Cette cyberattaque n’est pas la première en Louisiane. Trois écoles avaient été attaquées et rançonnées en juillet dernier.

    D’autres villes ont déjà été attaquées, comme Baltimore en mai 2019. 10.000 ordinateurs des services municipaux avaient été paralysés. Une rançon de 100.000 dollars avait été demandée, en bitcoin. La rançon n’a pas été payée, mais il en a couté, dit-on, 16 millions de dollars à la ville pour réparer et repenser son système.

    Il est possible que cette cyberattaque d’envergure soit un test ou un prélude, visant soit la Nouvelle-Orléans de nouveau, soit d’autres villes ou institutions.

    Toutes les organisations doivent prévoir la possibilité de telles attaques. Et des systèmes d’assurance. Une aubaine pour les services de sécurité informatique.

     

    D’AUTRES VILLES AVAIENT DÉJÀ

    ILE ST

  • une bonne raclette pendant les fêtes

    Outre le foie gras , le champagne, les huîtres, un autre incontournable de la période des fêtes et plus largement de l’hiver, est ce qui touche au fromage fondue : raclette et fondue savoyarde.  La première vient de Suisse, du canton de Valais, la deuxième comme son nom l’indique de Savoie.

    La fondue, composée de fromage, le gruyère ou l’emmental de Savoie par exemple, se déguste avec du pain plongé dans le fromage. La raclette, outre le fromage fondu, est composée de charcuterie, de pommes de terres, parfois d’œufs…

    Si la raclette est suisse, la fondue est française

    Des plats certes peu diététiques mais fort appréciés en cette période hivernale. Cela explique sans doute largement qu’ils soient fort appréciés dans les stations de ski.

    La diaspora savoyarde et suisse favorisent la promotion des fromages des Alpes

    Comme nous l’a indiqué Laurent Rigaud, conseiller AFE et par ailleurs président de l’Association Savoyards du Monde , la communauté Savoyarde aime à travers le monde perpétuer ses traditions.

    De fait, les fromageries sont présentes partout. A New York, citons le Zabar’s au 2245 Broadway ou encore le French Cheese Board au cœur de Soho.

    Toujours au sein de la communauté anglo-saxonne, moins encline que les Français à déguster du fromage fondu, il y a l’incontournable « la fromagerie » à Londres à Marylebone. Une immense sélection de fromages qui permettront, entre autres, de déguster fondue et raclette.

    Plus compliqué de trouver de bons produits en Australie, mais pas impossible. A Sydney, retenons l’artisan cheese  et sa large sélection de produits artisanaux.

    Une consommation au-delà des communautés d’origine

    La raclette et la fondue ont largement dépassé le cadre unique de la communauté des Alpes. La Käserie , à Berlin, propose un large choix de produits. Idéal pour les Français de Berlin mais aussi pour les locaux !

    Il en est de même pour la petite boutique à Singapour, la fromagerie à Hong Kong … Difficile de passer à côté de délicieux fromages des Alpes, y compris à l’autre bout du monde.

    Vous connaissez d’autres bonnes adresses ? N’hésitez pas à nous les faire connaitre !

  • Une année formidable

    Les Français de l’étranger ont vécu une année formidable. La mère patrie aurait pu les taxer, le texte était voté, finalement, le gouvernement a décidé un moratoire : On verra après les élections. Les subventions aux associations auraient pu être supprimées, elles n’ont été réduites que d’un tiers. Des Ambassades auraient pu être fermées, seuls des services consulaires l’ont été. Les moyens diminuent aussi pour le réseau de l’enseignement français, mais cela n’empêche pas le nombre d’élèves d’augmenter. Une bonne année donc : ça aurait pu être pire.

    Si les moyens diminuent, la faute à qui ? Aux entreprises qui n’exportent pas assez, puisque le commerce extérieur reste désespérément négatif. Normal, elles sont plus taxées que leurs concurrentes. C’est le même cas en Italie, dont l’économie s’atrophie. Le nouveau groupe PSA-Fiat ne sera donc ni en France ni en Italie, mais aux Pays-Bas. Pas besoin d’être économiste pour savoir ce qu’il faut faire pour garder ses entreprises et ses cerveaux. Cette année encore, la France a été championne du monde de la fiscalité.

    Ça aurait pu être pire.

    Mais cela va changer. Le gouvernement annonce des baisses d’impôts. L’intention est bonne. Le nombre de créations d’entreprises en France explos. Le nombre de chômeurs diminue -ce n’est qu’un début faut-il espérer : Le taux de chômage en France est encore à 8.5%. En Grande-Bretagne, malgré le Brexit : 3.8%. Allemagne : 3.1%. Etats-Unis : 3.5%. Suisse : 2.3%. L’exception française n’est pas toujours positive.

    Privilégiés, comme certains osent le dire à l’Assemblée, les Français qui vivent à l’étranger n’ont eu leur Noël gâché ni par les Gilets jaunes, (c’était l’année dernière), ni par la grève des transports. Cette année, Paris a connu son record de jours de grève et son record de chaleur. Aucun rapport ? Aucun, sinon que les problèmes du passé pèsent plus lourdement encore que les angoisses de l’avenir. 6 milliards de subventions pour la SNCF par an, qui a obtenu du magazine « 20 millions de Consommateurs » le cactus d’or de l’année, qui désigne l’entreprise qui a « pourri le plus la vie des Français ». Autant d’argent qui ne va ni dans les transports du futur, ni dans l’Intelligence Artificielle, la recherche, la médecine ou l’université… ni dans le pouvoir d’achat. Soit, les Français de l’étranger ont évité ces problèmes franco-français mais en ont subi des conséquences budgétaires. Comme il y a bientôt des élections consulaires, ce sera l’occasion d’en reparler. Et de faire des choix. S’ils se font un peu mieux entendre, s’ils votent un peu plus, peut-être seront-ils mieux entendus.

    En 2020 les élections consulaires

    Epargnés cette année par les aléas de la politique intérieure, les Français de l’étranger ont vécu plus que d’autres les tourbillons de la politique internationale. Et là encore, bonne année. Plus par ce qui ne s’est pas produit que par les bonnes nouvelles : Trump a abandonné ses alliés mais n’a pas déclaré de nouvelle guerre. Alors qu’on attendait une crise, jamais l’économie américaine ne s’est mieux portée qu’en 2019. La Russie n’a envahi personne. La guerre commerciale sino-américaine retient son souffle. Les Etats du Sahel ne se sont pas effondrés. Daesh a été sinon vaincu, du moins dispersé. L’Europe a résisté aux coups des eurosceptiques, des Britanniques, des Américains et des Russes. La Grèce, l’Irlande, le Portugal retrouvent des couleurs. Le Brexit aura bien lieu, mais avec un accord. En Russie, en Iran, à Hong Kong, en Algérie, en Irak, au Liban, des manifestations, semaine après semaine, réclament plus de démocratie, souvent au prix du sang.  Ceux-là méritent tous les honneurs.

    Bien sûr, ce qui a été évité en 2019 peut se produire en 2020. Et bien d’autres choses aussi.

    51% sont « très fiers » d’être français

    Les Français, s’ils restent les plus pessimistes des Européens, sont plus fiers que jamais d’être Français : 51% sont « très fiers », contre seulement 35% en 1990, détaille une enquête del’European Values Study, réalisée tous les neuf ans, publiée dans « La France des Valeurs », par le CNRS en avril 2019.

    Sans cocorico, tant ils savent que la France risque de décrocher de la révolution mondiale en cours, qui met en cause aussi bien l’Etat, les institutions, les statuts, les entreprises, la monnaie, les frontières, les liens familiaux. Chaque société est traversée de ces déchirements imposés. C’est vrai en Algérie comme à Hong Kong aux Etats-Unis et en France. Cela peut donner le meilleur comme le pire, des régimes peuvent s’effondrer, des certitudes s’envoler.

    Sur quoi peut-on s’appuyer ? Sur soi-même, disent les Français, individualistes et solidaires. En 2019, les Français, sont plus altruistes que jamais. Ils ne se sont jamais autant intéressés aux affaires du monde, aux pauvres, aux personnes âgées, à leurs concitoyens (plus du double en dix ans, selon l’étude). Peut-être parce qu’ils sentent que tout est plus fragile. Ils veulent aussi prendre leur vie en main : «  Les Français veulent choisir leur manière de vivre », dit le responsable cette enquête[1] « Et cela se retrouve dans tous les domaines de la vie : acceptation du divorce, de l’avortement, de l’homosexualité, du suicide, de l’euthanasie… Autonomisation, refus des contraintes, épanouissement personnel : chacun veut avoir son mot à dire.»  Tant mieux. Avoir son mot à dire, être plus autonome, plus libre et plus solidaire, ce sont des exigences difficiles, qui supposent que l’on attend moins des institutions, des organisations, et plus des autres, dans le comportement personnel, osons dire l’éthique. Et pourquoi pas ? C’est ainsi que fonctionnent les sociétés, les sociétés de confiance, plus que par les règlements. C’est un excellent début pour chacun d’entre nous de commencer par ces signes de solidarité dans les communautés de Français à l’étranger.

    2020, l’optimisme est un devoir

    Il y a beaucoup de critiques à élever vis-à-vis de la France, de la politique, des dirigeants. Il y a beaucoup de craintes à avoir lorsque l’on regarde les événements le chaos du monde. Il y a aussi beaucoup de chances, d’opportunités, de facilités, de liens nouveaux.

    Personne ne peut dire ce que sera 2020. On peut seulement décider pour soi-même dans quel état d’esprit l’aborder. Quand le ciel est incertain, ou l’on reste chez soi, ou on ose. Par définition, les Français de l’étranger sont allés voir ailleurs. Aussi, plus que jamais, forts d’une France qui garde encore ses atouts, pour ceux qui vivent à l’étranger, l’optimisme est un devoir.

    Pour nous aussi, 2019 a été une excellente année. Déjà, nous avons évité bien des écueils. Et nous avons progressé : Près de 300.000 abonnés, plus d’un million deux cent mille visiteurs sur l’année.  Qui veut s’adresser aux Français de l’étranger nous appelle : plus d’un sur deux, -en âge de lire- a consulté lesfrancais.press. Alors, pour nous aussi, ce sera, au milieu des incertitudes, plus de nouveautés, d’ouverture, de curiosité. Et pour vous, plus d’informations, d’analyses, de points de vue.

    2020 sera une année formidable, vraiment. Quoiqu’il arrive : Même les tempêtes ont leur charme. Tout dépend comment on les vit.

    Bonne année.

    Laurent Dominati

    Editeur de lesfrancais.press

    Ambassadeur, a. député.

     

    [1] Pierre Bréchon, Professeur à Science-Po Grenoble, coordinateur de l’étude.

  • 2020, plus difficile que 2019 ?

    L’impact des grèves des transports sur l’économie française est encore difficile à évaluer. Si ces dernières se poursuivaient jusqu’à la fin de l’année, une perte de 0,1 point de PIB ne serait pas surprenante. Les commerces de détail d’Île-de-France sont les plus touchés. Pour le moment, les sites en ligne n’ont pas constaté un accroissement substantiel de leurs ventes, les ménages préférant attendre le dernier moment pour passer commandes.

    Au-delà des vicissitudes du moment, le climat des affaires reste comme cela a été mentionné ci-dessus bien orienter. En 2019, l’économie française a bénéficié du plan de soutien post « gilets jaunes » portant sur 17 milliards d’euros, plan qui a freiné la chute de la croissance. La France, moins exposée au commerce international que l’Allemagne, a moins souffert de son ralentissement.

    En 2020, les effets des mesures gouvernementales s’atténueront, ce qui devrait peser sur la consommation. Pour l’INSEE, la croissance française s’établirait à +0,3 % au quatrième trimestre 2019, soit le même taux que lors des trois trimestres précédents. Pour le premier trimestre 2020, le taux de progression du PIB serait de +0,2 % avant de remonter à +0,3 % au trimestre suivant, pour un acquis de croissance de +0,9 % à la mi-2020 (calculé en prenant l’effet base de 2019), après +1,3 % sur l’ensemble de l’année 2019.

    Dans sa dernière enquête de conjoncture, la Banque de France se montre moins optimiste que précédemment sur l’évolution de la croissance en France. Si celle-ci devrait atteindre 1,3 % en 2019, elle ne serait plus que de 1,1 % en 2020. Par rapport à la prévision de septembre, la révision à la baisse est de 0,2 point. La Banque de France estime que la demande adressée à la France par les autres pays et notamment ceux non-membres de l’Union européenne devrait ralentir dans les prochains mois.

    En 2019, une grande partie des gains de pouvoir d’achat a été épargnée. La consommation ne tire pas également profit des créations d’emploi qui restent importantes depuis deux ans et cela malgré l’érosion de la croissance. Pour les économistes de la Banque de France, la consommation augmenterait de 1,5 % en 2020 et le taux d’épargne s’élèverait à 15 % du revenu disponible brut, soit un point au-dessus de la moyenne de ces dernières années. Les ménages, très attentistes, mettraient plus de temps que dans le passé à ajuster leurs dépenses de consommation quand leur pouvoir d’achat augmente. La rémanence des crises passées et les tensions sociales les pousseraient à la prudence.

    En revanche, la banque centrale s’attend au maintien d’un haut niveau d’investissement de la part des entreprises qui profiteraient ainsi des taux d’intérêt historiquement bas.

    L’INSEE a néanmoins une autre analyse. L’organisme statistique estime que l’investissement des entreprises pourrait décélérer en France comme dans l’ensemble de la zone euro. Cette baisse concernerait essentiellement les services. La construction pourrait pâtir, de son coté, du ralentissement des travaux publics à l’approche des élections municipales. Après une hausse de 1,4 % au troisième trimestre, l’investissement des entreprises n’augmenterait que de 0,1 point au quatrième. La hausse serait de 0,7 % au premier trimestre 2020 et de 0,6% au deuxième.

    Pour l’INSEE, depuis le début d’année 2019, les exportations françaises stagnent. Les livraisons automobiles sont orientées à la baisse et les exportations de services sont décevantes. Certes, au quatrième trimestre 2019 en raison d’importantes livraisons aéronautiques et navales, le commerce extérieur devrait avoir un impact positif sur la croissance. Un ralentissement est, en revanche, attendu au début de l’année 2020. Ainsi, la contribution du commerce extérieur à la croissance serait négative en 2019 (- 0,2 point de PIB) et son acquis pour 2020 serait encore négatif (-0,3 point).

    Après avoir été particulièrement dynamique au premier semestre 2019 (+170 000), l’emploi total ralentirait au second semestre (+94 000) puis au premier semestre 2020 (+88 000). Les services hors intérim resteraient les principaux moteurs de l’emploi (+61 000 puis +68 000 au premier semestre 2020), tandis que l’intérim continuerait de se replier légèrement jusqu’à la mi-2020. L’emploi industriel augmenterait un peu. Dans le secteur non marchand, l’emploi aidé repartirait à la baisse après s’être quasiment stabilisé au premier semestre 2019. L’emploi ralentit mais la hausse de la population active s’atténue permettant la poursuite de la baisse du taux de chômage. Il s’établirait à 8,2 % au printemps 2020 contre 8,5 % un an plus tôt.

    Pour l’INSEE, l’inflation devrait avoisiner 1,1 % en juin 2020, soit un niveau proche de celui de novembre dernier (+1,0 %). En raison de l’évolution de certains prix réglementés et de certaines taxes, l’inflation pourrait atteindre 1,4 % en février 2020 (augmentation de la fiscalité indirecte sur le tabac, durcissement du bonus-malus automobile, écotaxe sur les vols au départ de France, réduction de la durée des soldes à quatre semaines). L’inflation sous-jacente resterait, en revanche, proche de 1 % durant la période de prévision.

    En 2020, la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat est reconduite mais est conditionnée à la mise en place d’un accord d’intéressement, réduisant ainsi son champ Hors effet des primes, le salaire de base continuerait de croître durant la période de prévision de l’ordre de 0,4 % par trimestre, comme au troisième trimestre dernier. En 2019, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages devrait augmenter de +2,1 % après +1,2 % en 2018, soit, par unité de consommation, +1,6 % après +0,7 %.

    Au quatrième trimestre 2019, la consommation des ménages serait ponctuellement affectée par de moindres dépenses en énergie mais aussi en services de transport du fait des mouvements sociaux en octobre et décembre; à l’inverse, elle serait soutenue par un regain de consommation alimentaire. En début d’année 2020, elle conserverait un rythme de croissance de +0,3 % par trimestre.

    Parallèlement, le taux d’épargne des ménages atteindrait 15,2 % en fin d’année 2019. Comme lors des deux dernières années, l’INSEE considère que le taux d’épargne devrait baisser dans les prochains mois en refluant jusqu’à 14,7 % au deuxième trimestre 2020. L’année 2020 est annoncée médiocre malgré les experts qui ont toujours en tête la fin du cycle économique.

    La conclusion de l’accord sino-américain sur les échanges commerciaux et la mise en œuvre d’un Brexit négocié devraient lever quelques incertitudes. Le Président américain dans la perspective des élections du mois de novembre 2020 souhaitera mettre en avant les résultats obtenus au niveau de la croissance. Par voie de conséquence, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour la maintenir dans les prochains mois à un haut niveau.

  • Retraites : syndicats et Gilets jaunes, la convergence ?

    Un week-end de galère dans les transports, mais aussi de manifestations contre la réforme des retraites. Désormais plus long que celui de 1995 dans les transports (22 jours), le conflit en est ce samedi à son 24e jour et pourrait dépasser les 28 jours atteints en 1986-1987 à la SNCF, également sans trêve de Noël.

    Plusieurs syndicats avaient appelé à des manifestations samedi, rejoints par les Gilets jaunes, notamment dans la capitale. La police a compté 4500 manifestants dont 800 Gilets jaunes.

    Environ 300 d’entre eux, dont Jérôme Rodrigues, une figure du mouvement, sont partis de la place de la Bourse peu avant 12h30 pour rejoindre la gare du Nord et la manifestation interprofessionnelle des unions régionales de la CGT, FO, Solidaires et de la FSU qui s’est ensuite dirigée vers Châtelet.

    Des pancartes proclamaient « Age pivot, âge tombeau », en écho à l’ « âge d’équilibre » assorti d’un bonus-malus que le gouvernement veut fixer à 64 ans en 2027, ou encore « Grève, blocage, Macron dégage ».

    Les CRS sont intervenus près de Beaubourg. AFP/Olivier CORSAN

    Tensions près du centre Pompidou

    Près du centre Georges-Pompidou, devant le théâtre du Renard des manifestants, encagoulés, ont ensuite dressé des barricades avec des barrières de chantiers et mis le feu à des poubelles.

    Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour répliquer à des jets de projectiles et dégager les barricades.

     Les forces de l’ordre ont également utilisé des drones pour visualiser les mouvements de foule dans les rues étroites entre le centre Pompidou et l’hôtel de ville.

    La situation semblait revenue à la normale vers 16 heures alors que les manifestants arrivaient en nombre place du Châtelet, où ils se sont finalement dispersés. Six personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.

    Rassemblements à Bayonne, Nancy, Saint-Etienne

    Ailleurs en France, la mobilisation contre la réforme des retraites a rassemblé quelque 900 manifestants à Nancy (Meurthe-et-Moselle), selon l’Est Républicain. Des manifestants ont été repoussés par les forces de l’ordre place de la République.

    A Aulnoye-Aymeries (Nord), environ 500 personnes ont défilé, selon SUD-Rail. « Pour un week-end en période de fêtes, c’est pas si mal que ça », a réagi Marc Lambert, délégué de ce syndicat, qui « attend que tout le monde s’y mette, et pas seulement les cheminots, pour obtenir le retrait de la réforme».

    À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), ils étaient 1100 selon la police, 2200 d’après les syndicats. Venu de Dax (Landes), Gilberto, 58 ans et « au chômage depuis 4 mois », s’interroge : « Est-ce que notre société veut s’occuper des vieux, leur donner une fin de vie décente? Notre modèle de société fait qu’il y a des gens qui crèvent de faim et, moi, c’est quelque chose que je ne peux pas supporter ». À Amiens, quelque 200 personnes ont manifesté dans le centre-ville, selon le Courrier Picard.

    Une centaine de manifestants se sont par ailleurs rassemblés à Toulouse, selon l’AFP, qui en a dénombré 500 à Saint-Etienne et 150 devant la gare de Rennes. En Bretagne, des mobilisations ont eu également eu lieu à Saint-Brieuc et à Carhaix, selon Ouest-France. À Bordeaux, « au moins 200 personnes » étaient présentes au départ de la manifestation, rapporte France Bleu Gironde.

    La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, avait appelé à manifester dans de nombreuses villes.

    Malgré les appels d’Emmanuel Macron, mais aussi du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui soutient le principe d’un système universel de retraite même s’il s’oppose à l’instauration d’un âge pivot (tout comme la CFTC et l’Unsa), aucune trêve n’est intervenue pour les fêtes de fin d’année.

    La reprise des concertations entre le gouvernement et les organisations syndicales et patronales n’est prévue que pour le 7 janvier.

  • 2019 en 6 dates-clés : Une année agitée pour l’UE

    L’année 2019 fut marquée par des évènements majeurs dont les conséquences vont rythmer la première moitié de la nouvelle décennie : Elections européennes, climat, Brexit, nouvelles institutions…

    15 janvier : rejet de l’accord de Brexit de Theresa May

    Le Brexit aurait bien pu avoir lieu dès le 29 mars 2019, date à laquelle il était initialement prévu. Mais c’était sans compter le rejet massif par les députés britanniques de l’accord de sortie proposé par Theresa May. Le 15 janvier en effet, les parlementaires de la Chambre des communes disent « no » à l’accord négocié pendant près d’un an et demi avec Bruxelles et conclu en novembre 2018.

    Il était notamment hors de question pour les plus ardents Brexiters, de même que pour les unionistes nord-irlandais du DUP (sur lesquels Mme May fondait sa majorité parlementaire), d’accepter le « backstop ». Ce « filet de sécurité » prévoyait de maintenir le Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE en cas d’incapacité des Européens et des Britanniques à s’entendre sur une autre relation qui aurait garanti la fluidité des échanges entre les deux Irlande après le Brexit.

    21 mars : le Brexit est reporté

    Après une deuxième tentative ratée de validation de son accord, Theresa May est contrainte de demander un report du Brexit aux Européens afin d’éviter un no deal. A savoir une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’UE, laquelle aurait des conséquences économiques potentiellement désastreuses pour le pays.

    Réunis en Conseil européen le 21 mars, les Vingt-Sept acceptent la requête de Theresa May. Mais pas au 30 juin comme elle le souhaitait. Ils lui accordent la date du 22 mai si elle parvient à faire valider l’accord conclu en novembre 2018 avant le 12 avril. A défaut, un no deal doit avoir lieu, à moins que la dirigeante décide de négocier un report plus long.

    Son accord étant rejeté pour la troisième fois le 29 mars, Theresa May opte pour la seconde solution. Le 11 avril, les Européens acceptent un nouveau report, au 31 octobre cette fois-ci.

    23-26 mai : élections européennes

    Du 23 au 26 mai 2019, plus de 400 millions d’Européens sont appelés aux urnes pour élire leurs nouveaux eurodéputés. Ce neuvième scrutin européen (le premier a eu lieu en 1974) se démarque fortement des précédents.

    A noter d’abord : la présence inattendue des Britanniques. Le report du Brexit au 31 octobre 2019 les a juridiquement contraints à élire des représentants au Parlement européen.

    Mais au-delà de cette participation surprise, de nombreux éléments font de ces élections européennes un vote historique à l’échelle de l’UE. Premièrement, la forte hausse de la participation. Alors qu’elle n’avait cessé de baisser depuis le premier scrutin européen (de 62 % en 1979 à 43 % en 2014), celle-ci dépasse les 50 %.

    Deuxièmement, la fin de la majorité absolue au Parlement européen pour la droite conservatrice (PPE) et les sociaux-démocrates (S&D). Alors que nombre de textes étaient votés grâce aux coalitions les unissant, ils doivent bien plus qu’auparavant tenir compte des libéraux et des Verts. Ces deux familles politiques ont effectivement réalisé une importante percée, atteignant 108 sièges sur 751 pour la première et 74 pour la seconde.

    Enfin, si les eurosceptiques et europhobes réalisent de bons scores, ils restent divisés et isolés dans l’hémicycle ; leur progression est limitée par rapport à ce que beaucoup pronostiquaient.

    23 septembre : Sommet Action climat

    Le climat et l’environnement ont été au cœur des préoccupations européennes en 2019… et devraient y rester pour de nombreuses années. Plusieurs rendez-vous ont ponctué ces douze derniers mois afin de répondre à l’urgence de la situation. Avec plus ou moins de réussites.

    En avril, les Européens avaient par exemple adopté d’importantes mesures de lutte contre le réchauffement climatique et de préservation de l’environnement, telles que l’interdiction de la pêche électrique ou encore la première obligation européenne de réduction des émissions de C02 pour les camions. Mais en septembre, le Sommet Action climat de l’ONU à New York fait partie des rendez-vous manqués.

    Au terme de cette rencontre internationale, les dirigeants – y compris européens – ne présentent pas les plans concrets de réductions d’émissions de C02 attendus. Même António Guterres, secrétaire général de l’ONU, ne cache pas sa déception à l’issue du sommet…

    17 octobre : un nouvel accord de Brexit est conclu avec Boris Johnson

    Après le deuxième report du Brexit, Theresa May, incapable de faire ratifier par le parlement britannique l’accord de sortie de novembre 2018, jette l’éponge et démissionne le 7 juin.

    Elu haut la main par les militants du Parti conservateur, le Brexiter Boris Johnson la remplace. Farouchement opposé à l’accord de sa prédecesseure, et en particulier au « backstop », il rouvre les négociations avec l’UE. Tout en se disant prêt à un no deal en cas d’échec.

    Boris Johnson obtient finalement gain de cause. Le 17 octobre, il conclut un accord de sortie avec Bruxelles après d’intenses pourparlers. Quasiment identique au premier, ce nouveau deal contient cependant deux différences majeures : la déclaration politique l’accompagnant est modifiée et, surtout, le « backstop » supprimé. A la place, il est convenu que l’Irlande du Nord continuera de suivre certaines règles européennes, mais qu’elle pourra décider d’ici 2025 de poursuivre cet alignement ou non.

    Le Premier ministre du Royaume-Uni tente de faire ratifier cet accord par le parlement britannique dès le 19 octobre. A défaut d’y parvenir à cette date, une loi britannique, votée par les députés début septembre, exige en effet qu’il sollicite un nouveau report du Brexit au 31 janvier. Les parlementaires décidant d’ajourner leur vote, Boris Johnson n’y échappe pas : il est contraint de demander, de mauvaise grâce, le report aux Européens, qui l’acceptent.

    1er décembre : entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne

    Malgré le départ des Britanniques, la vie continue pour l’UE. Après les élections européennes du 26 mai, les têtes des principales institutions européennes doivent changer.

    En juillet, l’Italien David Sassoli est élu comme nouveau président du Parlement européen.

    Dans la foulée, l’Allemande Ursula von der Leyen (PPE) est proposée par les chefs d’Etat et de gouvernement au poste de présidente de la Commission européenne ; et élue par les eurodéputés. La constitution de son collège de commissaires, censé entrer en fonction le 1er novembre, n’est toutefois pas de tout repos. Les candidats hongrois László Trócsányi, roumain Rovana Plumb et français Sylvie Goulard sont retoqués, notamment en raison de risques de conflits d’intérêts. Leurs remplaçants, respectivement Olivér Várhelyi, Adina-Ioana Vălean et Thierry Breton, trouvent finalement grâce aux yeux des parlementaires européens. Ce qui permet à la nouvelle Commission européenne de commencer son mandat avec un mois de retard, le 1er décembre.

    Le même jour, l’ancien Premier ministre belge Charles Michel (libéral) prend ses fonctions de nouveau président du Conseil européen.

    Un mois plus tôt, la Française Christine Lagarde avait accédé à la tête de la Banque centrale européenne, après avoir dirigé le Fonds monétaire international pendant huit ans.

     

  • SNCF : Mise en concurrence, changement de statut, et grèves.. le cocktail (mortel?) de ce début d’année.

    La SNCF prise dans les tourments de la réforme des retraites, avec à sa tête un tout nouveau PDG Jean-Pierre Farandou, va devoir affronter les rebroussants de celle votée en 2018 et qui avait déjà donné lieu à une grève.

    Transcription dans notre droit de la directive européenne, elle ouvre le réseau ferré européen aux autres compagnies, met fin au statut de fonctionnaire pour les cheminots, etc.

    Faire fonctionner la « nouvelle SNCF »

    La SNCF devient au 1er janvier 2020 une société anonyme à capitaux publics, qui détient intégralement SNCF Réseau (les infrastructures, avec les gares) et SNCF Mobilités (les trains). Tandis que Guillaume Pepy cumulait la direction du groupe et de Mobilités, Jean-Pierre Farandou a théoriquement moins de pouvoir et doit composer avec les autres dirigeants.

    Il doit en outre respecter l’indépendance de SNCF Réseau, pour ne pas désavantager les futurs concurrents de SNCF Mobilités. Un sacré défi, alors que la « nouvelle SNCF » est censée être plus intégrée.

    Faire d’importantes économies

    Contrepartie de la reprise de 35 milliards d’euros de la dette de SNCF Réseau (sur plus de 50 milliards à la mi-2019), le gouvernement exige de la SNCF qu’elle soit plus efficace et fasse de sérieuses économies pour réduire fortement un écart de compétitivité estimé à près de 30 % par rapport aux principaux concurrents. Le groupe va devoir être bien plus performant, et il n’est pas question qu’il s’endette (trop) à nouveau…

    « Il y a quand même un plan d’austérité comme la boîte n’en a jamais connu », résume un haut responsable du groupe. Ça va être très difficile ! »

    Préparer l’arrivée de la concurrence

    Si le réseau ferré français est officiellement ouvert à la concurrence depuis le 3 décembre, les autres compagnies ne sont pas arrivés pas tout de suite.

    L’entreprise publique doit cependant défendre ses positions sur les marchés conventionnés – Intercités et TER – dont les premières lignes vont faire l’objet d’appels d’offres. Compte tenu des procédures, les premiers « trains de la concurrence » ne devraient pas rouler avant 2021 ou 2022.

    Quant aux trains non conventionnés – essentiellement les TGV –, ils seront ouverts à la concurrence en décembre 2020. Les compagnies italienne Trenitalia, espagnole Renfe et allemande FlixTrain ont déjà annoncé leur arrivée (sur ligne classique pour FlixTrain).

    Poursuivre la rénovation du réseau

    La SNCF va devoir poursuivre la rénovation de son réseau, en mettant l’accent sur la sécurité des opérations. Elle a pour ce faire l’appui de l’État, à condition que les financements publics suivent.

    La compagnie devra aussi gérer l’épineux dossier des « petites lignes », longtemps délaissées et dont le piètre état exige de lourds investissements pour y maintenir une circulation ferroviaire.

    Sauver le fret

    Structurellement déficitaire et toujours en déclin, traînant une dette de plus de 4,5 milliards d’euros, l’activité Fret ferroviaire doit être recapitalisée et filialisée, mais une telle opération exige le feu vert de Bruxelles. Et si celui-ci est obtenu, la nouvelle entreprise devra faire des bénéfices, ou mourir.

    Savoir parler aux clients

    Si Guillaume Pepy part sur de bons résultats commerciaux, son successeur devra s’employer à arrondir les angles avec des clients parfois perdus. Guichets fermés, cartes de réduction à géométrie variable selon les régions, différences de tarification, mauvaises surprises sur le site oui.sncf, suppressions de trains, insuffisance de certaines dessertes, information des voyageurs… Les sujets de récrimination ne manquent pas, notamment de la part d’élus dépités et d’associations d’usagers très actives sur les réseaux sociaux.

    La réforme du statut qui soutient le mouvement de grève contre celle des retraites

    Alors que la SNCF comptait en 1938 plus d’un demi-million d’agents, elle n’emploie aujourd’hui plus que 142 000 personnes.

    En 2015, plus de 90% des effectifs étaient employés au statut de cheminot.  La fin du statut de cheminot marque une révolution pour la SNCF, qui va devoir s’adapter à un environnement fait de concurrence, là où elle a toujours été seule.

    Pour assurer sa compétitivité, l’opérateur historique, qui va, donc, devenir une « société anonyme à capitaux publics », doit apprendre à attirer les meilleurs employés, et à les garder.

    On vous dévoile le nouveau « package social » qui attendra les futurs embauchés de la SNCF. Différentes pistes sont avancées:

    – De plus hautes rémunérations dans les régions où la vie est plus chère(les zones frontalières de la Suisse ou du Luxembourg notamment)

    – Une grille de salaires assouplie

    – Plus de polyvalence : la SNCF voudrait ramener le nombre de métiers à une centaine, alors qu’il en existe plus de 500 actuellement. A la clé, plus de productivité.

    – Un accès à la mutuelle complémentaire pour les cheminots sous statut, et la possibilité pour les contractuels d’accéder aux consultations médicales gratuites de la SNCF.

  • Mangez des huîtres!

    Peut-être avez-vous eu l’occasion de déguster des huîtres à noël ? Si ce n’est pas le cas, vous pourrez vous rattraper à l’occasion du nouvel an ! La France en est le cinquième producteur mondial, la Chine étant en tête mais avec des espèces françaises comme des Fines de claire, des Gillardeau ou des Saint-Vaast.

    Des produits relativement faiblement exportés

    L’huître de Virginie, la plus populaire en Amérique du Nord

    Les huîtres voyagent peu. Tout d’abord pour des raisons de logistique, et par ailleurs car il existe partout dans le monde d’excellentes variétés. En Amérique, l’huître de Virginie est la digne représentatrice de ce continent. Cette variété creuse est une espèce indigène que l’on peut croiser sous de multiples noms tels que Pine Island ou Pugwash. En Australie sont principalement élevées les huîtres creuses du Pacifique, l’huître plate indigène, la nordique ou encore l’huître de backlip.

    Notons également que c’est la Crassostrea Gigas qui se cultive dans ce pays du soleil levant. Le Japon est un grand producteur et consommateur d’huitres. Elle a d’ailleurs été importée en France afin d’y être cultivée lors de la disparition de l’espèce portugaise dans ses eaux.

    Les bars à huîtres, une tradition à New York

    Le Borough Market de Londres

    Les Américains sont de grands consommateurs d’huîtres, y compris à l’extérieur. A New York existe notamment la maison première, en français dans le texte, dans le quartier de Brooklyn, qui propose 25 sortes d’huîtres différentes ainsi que toute une sélection de fruits de mer. Attendez-vous cependant à des prix élevés.

    Si vous habitez Big Apple mais que vous fêterez le réveillon à la maison, le marché au poisson Dorian au cœur de Manhattan, vous proposera tout ce qu’il vous faudra en termes d’huîtres, homard, moules, poissons, …

    A Londres, le Borough Market, véritable institution de South Bank vous proposera tous les produits de la mer dont vous aurez besoin pour une Saint-Sylvestre réussie.

    L’Asie, grande consommatrice d’huîtres

    The Ocean Mart proposera aux résidents de Singapour des huîtres en livraison à des prix (relativement) démocratique.

    Le Japon, lui, est le pays qui consomme le plus de produits de la mer au monde. Il y a un nombre incalculable de bars à huîtres. Si vous souhaitez en acheter, le marché aux poissons de Tsukiji, le plus grand au monde, est naturellement un incontournable.

  • Le Royaume Uni serait le premier pénalisé en l’absence d’accord commercial

    Selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Royaume Uni serait le premier pénalisé si Londres ne parvenait pas à finaliser un accord commercial avec l’UE d’ici à décembre 2020.

    S’adressant aux eurodéputés du Parlement européen mercredi 18 décembre, Ursula von der Leyen a admis que « « le calendrier sera[it] des plus serrés », ajoutant que « si nous échouons à conclure un accord d’ici à la fin 2020, nous serons confrontés à une situation désastreuse. »

    « Un cas d’échec, nos intérêts seraient mis à mal, mais c’est le Royaume Uni qui en pâtirait le plus », a-t-elle déclaré.

    Après être sorti grand vainqueur des élections législatives du 12 décembre, Le Premier ministre Boris Johnson devrait présenter une nouvelle fois son accord de retrait devant les législateurs britanniques ce vendredi 20 décembre. Ce dernier fera l’objet des négociations et un premier vote et dans le but d’être ratifié d’ici à la mi-janvier.

    Néanmoins, le Conservateur a également remis la possibilité d’un Brexit « dur » sur la table, après avoir promis d’inscrire la date butoir de décembre 2020 dans la loi, écartant ainsi l’hypothèse d’une extension de la période de transition.

    Dès que le Royaume-Uni quittera l’UE en janvier, les négociations officielles pour un nouvel accord commercial débuteront. Et Ursula von der Leyen a annoncé aux eurodéputés que la Commission serait prête à proposer un mandat de négociations aux leaders nationaux le 1er février.

    Toutefois,  cette décision laisserait seulement 11 mois aux parties concernées pour finaliser et ratifier un nouveau pacte, un délai beaucoup plus court que celui généralement nécessaire pour établir un accord commercial.

    La solution la plus probable semblerait donc être la conclusion d’un accord « épuré » couvrant les droits de douanes et les quotas entre l’UE et le Royaume-Uni et qui serait renforcé au fil des années.

    Le parti Conservateur de Boris Johnson a indiqué qu’il souhaitait fonder les futures relations britannico-européennes sur un accord semblable à celui qui a été conclu entre l’UE et le Canada.

    « Ce n’est pas la fin de quelque chose, mais le début de nouvelles relations entre voisins et je souhaite que nous entretenions des liens étroits avec Londres », a précisé la présidente de la Commission.

    Entre-temps, le président du groupe de pilotage du Parlement européen sur le Brexit, Guy Verhofstadt, a signalé que les eurodéputés torpilleraient peut-être l’accord de retrait si le gouvernement britannique n’offrait pas des garanties supplémentaires concernant le respect des droits des citoyens européens résidents au Royaume-Uni.

    « Tout le monde suppose que le Parlement européen approuvera automatiquement l’accord. Mais ce ne sera pas le cas si les problèmes relatifs aux droits des citoyens persistent », a souligné M. Verhoftstadt, ajoutant qu’« il est hors de question que les citoyens deviennent des victimes du Brexit ».

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