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  • Age d’équilibre, vers les 65 ans ?

    Ce sont des données attendues avec impatience. Et pour cause : à ce stade, le gouvernement a été très parcimonieux sur les conséquences de sa réforme des retraites qui doit être présentée le 24 janvier en conseil des ministres.

    Le document expliquerait qu’une fois la réforme votée, la future Caisse nationale de retraite universelle (CNRU), issue de la fusion des 42 régimes actuels, aura la charge de déterminer un âge pivot, qui sera forcément situé au-dessus de 62 ans. Or cette “borne” est amenée à évoluer ”à hauteur des deux tiers” des gains d’espérance de vie à la retraite.

    Les carrières hachées gagnantes

    Résultat, pour la génération 1975, l’âge pivot pourrait être poussé à 65 ans. Pour les générations suivantes, il pourrait même dépasser ce seuil et se rapprocher de 67 ans, détaille Le Monde.

    Mais ce n’est pas tout, l’étude d’impact s’intéresse particulièrement aux effets qu’aurait l’instauration d’un âge pivot à 65 ans. Ce dernier permettra de définir à quel âge les assurés pourront toucher une retraite à taux plein, c’est-à-dire sans malus. ”À la différence d’aujourd’hui, [l’âge d’équilibre] sera identique pour toutes les personnes d’une même génération puisqu’il ne dépendra plus, contrairement à aujourd’hui, de la durée d’assurance, mais uniquement de la date de naissance”, détaille également le document.

    Dans une telle configuration, les carrières hachées se trouveraient gagnantes, selon cette étude. Actuellement, dans le cas d’une durée insuffisante de cotisation, la loi prévoit d’attendre les 67 ans avant de réclamer ses droits: “environ un tiers des assurés [auront la possibilité] de partir plus tôt”. Les générations de l’année 1981 pourraient également avancer leur départ à la retraite “d’un an et demi en moyenne”.

    20% des assurés partiront plus tard

    Pour bénéficier d’une retraite “plein pot”, les retraités seront tenus d’avoir cotisé durant une certaine durée sous peine que la décote s’annule. D’une manière générale, le document estime qu’avec la réforme, en comparaison du système actuel, 20% des assurés partiront plus tard, “avec un départ plus tardif d’environ trois ans en moyenne pour les générations nées dans les années 1990”.

    Plusieurs paramètres devraient par ailleurs les y encourager rappelle l’étude: les droits seront revalorisés chaque année en fonction du salaire moyen par tête et non plus en fonction de l’inflation, et chaque année travaillée au-delà de l’âge pivot donnera lieu à un bonus de 5%.

    Réclamée à cor et à cri par le président du Sénat Gérard Larcher, l’étude volumineuse doit être transmise aux syndicats et aux partenaires sociaux le 24 janvier, jour de la présentation du projet de loi en conseil des ministres. C’est le jour qu’a choisi l’intersyndicale qui mène la fronde contre le projet depuis début décembre pour organiser une septième journée de grèves et manifestation dans toute la France.

    Maintenant, c’est la “conférence de financement” qui interroge. Instituée par le projet de loi, elle doit débuter fin janvier alors qu’elle n’existe pas juridiquement, puisque le texte n’est pas adopté… La présidente du groupe PS à l’Assemblée, Valérie Rabault, a pris sa plume pour s’en étonner auprès du Premier ministre.

  • Pourquoi il faut s’inscrire au registre consulaire avant le 31 mars ?

    C’est l’une des démarches à faire lors d’une expatriation. Même si elle n’est pas obligatoire elle est fortement recommandée car elle permet de faire le lien avec ses proches en cas d’urgence et aussi de faire valoir ses droits civiques notamment pour pouvoir voter lors des élections nationales, les législatives et la Présidentielle mais aussi vos élections locales qui ont lieu le 17 Mai 2020.

    L’inscription consulaire est une démarche facultative mais néanmoins fortement recommandée

    L’inscription consulaire est une démarche facultative mais néanmoins fortement recommandée. Elle demeure, par ailleurs, obligatoire pour l’accomplissement de certaines formalités (demande de bourse de scolarité, recensement, immatriculation de véhicule et surtout valider votre exemption de taxe ISV)

    Vous avez jusqu’au 31 mars 2020 pour vous inscrire et avoir le droit de voter le 17 mai.

    Vous avez jusqu’au 31 mars 2020 pour vous inscrire et avoir le droit de voter le 17 mai. Vous élirez ainsi vos Conseillers des Français de l’Étranger. Désormais, ils seront seuls en charge du Conseil Consulaire qui détermine la politique des Bourses et autres aides sociales, organise et anime la vie de la communauté. Les élus sont aussi présents dans les conseils d’administration des établissements scolaires et de nombreuses institutions et associations.

    Pour vous inscrire, il suffit de créer un compte service-public si vous n’en disposez pas encore, puis de remplir en ligne votre dossier d’inscription. Si vous avez été inscrit dans un autre pays, il vous suffit d’actualiser votre dossier.

    Après c’est très simple. Une fois connecté au Registre des français à l’étranger , vous pouvez scanner, pour vous même et vos enfants mineurs, les documents suivants :

    • Carte d’identité ou passeport français en cours de validité ou périmé depuis moins de deux ans
    • Justificatif de résidence dans la circonscription consulaire
    • Photo d’identité

    Dès que l’inscription sera validée, le certificat d’inscription et de résidence ainsi que la carte d’inscription consulaire seront enregistrés dans le porte-documents service-public.fr et pourront être imprimés chaque fois que vous en aurez besoin.

    Pour voter, vous recevrez votre accès sécurisé pour un le faire en ligne mais vous aurez aussi la possibilité d’aller dans un des bureaux de vote que votre consulat aura mis en place.

     

  • Attentat en France : coup de filet à Brest

    Un coup de filet antiterroriste a eu lieu,  lundi 20 Janvier au matin à Brest et dans ses environs. Sept hommes ont été interpellés.

    D’après les informations d’Europe 1, confirmées à l’AFP, la DGSI (Direction générale de la Sécurité intérieure) a arrêté sept hommes ce lundi matin à Brest et dans les environs de la ville. Les sept individus sont soupçonnés d’avoir préparé un attentat terroriste. Les hommes comptaient aussi se rendre dans la zone irako-syrienne selon la radio.

    Pour le moment, aucune information n’a filtré sur quelle aurait été la cible de leur attaque. Les gardes à vue de ces sept personnes « devront permettre de déterminer la matérialité des projets et leurs états d’avancement » indique à l’AFP une source proche du dossier. Une information judiciaire a été ouverte pour association de malfaiteur terroriste criminelle. Selon Europe 1, aucune arme ou explosif n’a été trouvée dans les perquisitions.

     

  • Les entreprises européennes et la sécurité numérique

    Selon Eurostat, en 2018, une entreprise sur huit au sein de l’Union européenne a connu des incidents liés à la sécurité numérique de ces données. Les grandes entreprises sont les plus exposées, près d’un quart d’entre elles (23 %) ayant été confrontées au moins une fois à un incident de ce type en 2018.

    15% des entreprises en France ont connu un incident

    Les taux d’incidents liés à la sécurité numérique varient fortement d’un État à un autre au sein de l’Union. Au Royaume-Uni, seules 6 % des entreprises sont concernées contre 15 % en France ou 35 % en Suède. Les processus de déclaration peuvent différer selon les pays tout comme la sensibilisation. Les PME déclarent moins que les grandes la survenue d’un incident. Parmi les problèmes les plus fréquemment signalés, ont figuré l’indisponibilité de services informatiques en cas, par exemple, de défaillances de matériel ou de logiciels (à l’exclusion des défaillances mécaniques et des vols), d’attaques par déni de service et d’attaques par rançongiciel (ransomware), qui ont touché 9 % des entreprises. Ont suivi la destruction ou la corruption de données à la suite d’une infection causée par des logiciels malveillants, des défaillances du matériel ou des logiciels, ou une intrusion non autorisée (5 % des entreprises) et, moins fréquemment (1% des entreprises), la divulgation de données confidentielles due, par exemple, à une intrusion, une attaque par dévoiement ou par hameçonnage.

    93 % des entreprises de 10 personnes ou plus ont institué des dispositifs de contrôle ou des procédures de sécurité afin de garantir l’intégrité, l’authenticité, la disponibilité et la confidentialité des données et des systèmes informatiques. Ce taux est de 99 % pour les entreprises de plus de 250 salariés. Une entreprise sur trois (34%) déclare posséder de la documentation sur les mesures, pratiques ou procédures à mettre en œuvre en matière de sécurité numérique. Ce taux est de 76 % pour les grandes entreprises et de 30% pour les PME. 62% des entreprises ont informé leur personnel de leurs obligations en matière de sécurité numérique. 91% des grandes entreprises ont mis en place des procédures impliquant leurs salariés en cas de problèmes informatiques. En revanche, ce taux est de 58% pour les PME qui apparaissent ainsi bien plus vulnérables.

    Une entreprise sur quatre assurée

    Une entreprise sur quatre (24 %) était assurée contre les incidents liés à la sécurité numérique. En 2019, 40 % des grandes entreprises, 33 %des moyennes entreprises et 22% des petites entreprises ont déclaré être assurées contre les incidents liés à la sécurité numérique.

    En 2019, la mesure la plus communément prise en matière de sécurité numérique par les entreprises de l’UE a consisté à maintenir à jour leurs logiciels ou systèmes d’exploitation (87% des entreprises) ; ont suivi l’authentification à l’aide d’un mot de passe fort (77%), la sauvegarde des données dans un emplacement distinct ou dans le cloud (76%) et le contrôle de l’accès au réseau (64%).

    Moins de la moitié des entreprises ont déclaré tenir des fichiers journaux pour effectuer des analyses consécutives aux incidents de sécurité (45%) et utiliser un réseau privé virtuel (VPN, 42%). Les techniques de cryptage pour les données, les documents ou les courriels (38%), les essais de sécurité numérique (36%), l’évaluation des risques liés aux TIC (34%) ainsi que l’identification et l’authentification des utilisateurs au moyen de méthodes biométriques (10%) ont été moins fréquemment mis en œuvre dans les entreprises.

  • Davos fête ses 50 ans à l’ombre de l’urgence climatique et des désordres mondiaux

    A l’ombre des Alpes, de l’urgence climatique et des désordres du monde: le Forum de Davos entamera mardi sa 50e édition avec le président américain Donald Trump et la militante du climat Greta Thunberg.

    Le « World Economic Forum»  (WEF), rassemblement feutré depuis 1971 des entrepreneurs et responsables politiques dans la station de ski des Grisons (Suisse), se voudrait un « centre de réflexion»  sur l’avenir.

    Mais, comme tous les grands rendez-vous internationaux, il risque surtout de refléter les multiples fractures mondiales. Et quoi de mieux pour les illustrer que les deux invités vedettes de sa première journée mardi.

    Greta Thunberg, 17 ans, revient à Davos pour la deuxième année consécutive, pour sommer la communauté internationale et le monde des affaires d’agir face à l’urgence climatique.

    Y rencontrera-t-elle Donald Trump, avec qui elle multiplie les échanges tendus via Twitter, et à qui elle avait lancé lors de l’assemblée générale des Nations-Unis ce dur regard, immortalisé par une caméra?

    Le président américain, qui était déjà venu à Davos en 2018, prononcera son discours le jour même où les sénateurs américains ouvriront son procès en destitution.

    En arrière-plan de son intervention, les tensions entre Washington et Téhéran, après l’élimination du général Soleimani à Bagdad, suivie de représailles et du crash d’un Boeing ukrainien abattu par erreur par l’Iran.

    Attendu initialement à Davos, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a finalement annulé, mais le président irakien Barham Saleh sera présent.

    Le Forum économique, qui dure jusqu’à vendredi, fera aussi le point sur les offensives commerciales et technologiques engagées par Washington.

    Quelques jours après la signature mercredi d’un accord commercial préliminaire sino-américain, marquant une trêve après deux années de tensions, le vice-Premier ministre chinois Han Zheng conduira à Davos une délégation officielle.

     « Défi existentiel»

    Entre autres grands patrons – notamment de la tech – plusieurs entrepreneurs chinois sont également attendus dans le comté des Grisons, dont Ren Zhengfei, l’emblématique fondateur de Huawei.

    Le géant des télécoms chinois a été banni des Etats-Unis, qui appellent leurs alliés à rompre avec lui, faisant craindre une « guerre froide technologique» .

    L’Europe sera représentée entre autres par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la chancelière allemande Angela Merkel.

    « Concernant le changement climatique et de nombreux conflits comme celui avec l’Iran, les Etats-Unis et les dirigeants européens ne sont pas d’accord sur les solutions à adopter, mais aussi sur la nature même des problèmes» , observe Jeremy Shapiro, directeur de recherche du European Council on Foreign Relations (ECFR).

    Pour les Européens, le climat est « un défi existentiel» , alors que ce n’est qu’un « mensonge chinois»  pour M. Trump, tandis que les positions diffèrent fortement sur l’Iran et l’accord de 2015 sur le nucléaire.

    « Rien ne laisse présager des bases solides pour élaborer des solutions communes aux épineux problèmes mondiaux» , souligne M. Shapiro à l’AFP.

    La taxe numérique instituée par Paris est une autre pomme de discorde avec Washington. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire rencontrera en marge du Forum le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

    « Brouillard d’incertitudes» 

    Dans un rapport dévoilé en amont du Forum, le WEF pointe parmi les « enjeux clés pour l’humanité»  le mécontentement populaire face à l’absence de stabilité économique, le changement climatique, la perte accélérée de biodiversité ou encore l’accès inégal à Internet et aux systèmes de santé.

    « Le monde n’en peut plus d’attendre que le brouillard des incertitudes géopolitiques et économiques se dissipe (…) Choisir de tenir dans la période actuelle en espérant que le système +reviendra à la normale+, c’est risquer de gâcher des fenêtres d’opportunités cruciales» , note-t-il.

    Pour autant, Donald Trump ne devrait pas modérer à Davos ses positions sur le commerce ou sa politique environnementale, anticipe Carlos Pascual, ancien diplomate américain devenu vice-président du cabinet IHS Markit.

    « Il devrait à cette occasion envoyer un message aux Américains, et non à la communauté internationale» , a-t-il indiqué à l’AFP. Alors que M. Trump joue en novembre sa réélection, « l’objectif sera d’insister auprès des électeurs aux Etats-Unis que sa priorité numéro un en matière de politique internationale, reste toujours +America First+» .

     

  • Fin de grève à Paris ! La grogne continue…

    Le premier syndicat de la Ratp, a indiqué samedi qu’une majorité d’assemblées générales avaient décidé de stopper la grève illimitée pour adopter « une autre forme d’action ». Ce lundi, onze lignes de métro fonctionneront à plein ou presque. Le trafic s’améliore aussi à la SNCF, avec un retour à la normale des TGV.

    C’est un changement de stratégie qui marque un tournant dans le mouvement social engagé le 5 décembre dernier à la RATP contre  la réforme du système de retraites . Samedi, le pôle traction de l’Unsa-RATP (métros et RER) – première organisation syndicale de l’entreprise – a indiqué dans un communiqué qu’après 45 jours de grève, « une majorité d’assemblées du réseau ferré a décidé de réorienter dès lundi le mouvement illimité pour s’engager sur une autre forme d’action ».

    En conséquence, le trafic – qui s’était déjà bien amélioré ces derniers jours – va reprendre normalement ou presque lundi sur onze lignes de métro sur seize. Il sera par ailleurs normal sur la ligne A du RER et quasi normal sur la ligne B.

    « Reprendre des forces »

    La décision de l’Unsa-RATP doit permettre aux agents grévistes de « reprendre des forces », alors que l’effet du mouvement se fait lourdement ressentir sur les fiches de paye. Mais il n’est pas pour autant question d’abandonner le combat.

    Le syndicat « reste déterminé à poursuivre la lutte contre cette réforme injuste et comptable », écrit-il. Notamment lors de la prochaine journée d’action nationale programmée vendredi 24 janvier – date d’examen du  projet de loi sur les retraites en conseil des ministres.

    « Noyau militant »

    A la SNCF aussi, la « fatigue » se fait sentir, a admis samedi Laurent Brun, le leader de la CGT-cheminots, à l’antenne de RT France. Mais le premier syndicat de l’entreprise ferroviaire n’appelle pas pour autant à baisser les armes. Au contraire.

    Vendredi, la direction de la SNCF ne comptabilisait plus que 4,6 % de cheminots en grève (19 % de conducteurs) – contre  55,6 % au premier jour du mouvement . « On est sur le noyau militant qui […] maintient la pression au quotidien, et puis on a des remontées de mobilisation au moment des journées d’action interprofessionnelles », a commenté Laurent Brun. Un phénomène qui indique, selon lui, que les salariés de la SNCF sont toujours très opposés au futur système de retraites par points. « En tout cas, les cheminots ne sont pas prêts à arrêter définitivement la grève », a-t-il assuré.

    En attendant le trafic va continuer à s’améliorer lundi, avec un service TGV « normal » pour la première fois depuis le début du conflit, et un service TER « quasi normal » en régions, a indiqué la SNCF dans un communiqué. Quatre Intercités sur 5 (les trains grandes lignes hors TGV) circuleront, de même que 4 Transiliens sur 5 en Ile-de-France.

    Opération « ports morts »

    Dans le transport maritime, la mobilisation continue également. La Fédération nationale CGT des ports et docks réclame toujours le retrait pur et simple de la réforme des retraites. Elle appelle à une nouvelle opération « ports morts » du mercredi 22 au vendredi 24 janvier. Des piquets de grève seront maintenus toute la semaine dans les sept grands ports maritimes français – Marseille, Le Havre, Nantes-Saint-Nazaire, Bordeaux, La Rochelle, Dunkerque et Rouen.

    Les dockers et personnels des ports  avaient déjà été appelés à faire grève cinq jours en décembre et six jours en janvier. Des arrêts de travail ont également eu lieu chez les marins des remorqueurs – qui guident les gros navires à l’entrée et à la sortie des ports. Ces mouvements affectent le chargement et le déchargement des conteneurs de marchandises.

  • Le vote électronique définitivement confirmé pour les consulaires 2020

    La nouvelle a été confirmée par le Quai d’Orsay , elle était attendue : le vote électronique est validé pour les élections consulaires des 16 et 17 mai prochains.

    Deux possibilités s’offrent donc au près de 2 millions de Français inscrits sur les registres consulaires : soit de voter dans les urnes, soit de voter électroniquement.

    Une manière de faciliter le vote pour tous. Certaines catégories d’expatriés, et notamment les personnes âgées, ne sont pas à l’aise avec les outils informatiques et souhaitent continuer à avoir la possibilité de se déplacer. D’autres, notamment parce qu’ils peuvent vivre très loin des consulats et donc potentiellement des bureaux de vote, apprécieront au contraire de pouvoir, et contrairement à 2014, en quelques clics participer à ce scrutin citoyen.

    Objectif : l’augmentation de la participation

    L’objectif est clair et assumé : augmenter la participation à ce scrutin habituellement boudé par les Français de l’étranger. Cette décision fait suite à un test grandeur nature effectué pour minimiser autant que possible les risques de cyber-piratage. Cette menace fut la raison principale pour laquelle le vote électronique ne fut pas introduit pendant les présidentielles et législatives de 2017 chez les Français de l’étranger malgré des demandes récurrentes. Pour ce scrutin, en cas d’attaque ou de risque accru, le bureau de vote electronique pourra cependant être appelé a décider de ne pas l’utiliser et  conseiller au  gouvernement la suspension. Pendant le scrutin en tant que tel, et comme nous l’a indiqué Martine Schoeppner, Membre titulaire du bureau de vote électronique, il pourra être suspendu ( portail fermé)  pour une ou plusieurs circonscriptions ( les électeurs concernés seraient alors informés que leur vote est annulé et qu’ils doivent procéder au vote papier ( ou procuration)). Hypothèse que l’on espère cependant improbable.

    Un paysage politique bouleversé depuis 2014

    L’Assemblée des Français de l’étranger

    Plus de 440 conseillers remettent leur mandat en jeu, et ce alors que le paysage politique depuis 2014 a été bouleversé. Si une grande partie des élus actuels viennent des rangs de la droite et de la gauche, l’arrivée en 2017 de la République en marche et la présence de plus en plus importante d’associations apolitiques et fédératrices pourraient changer la donne. L’Assemblée des Français de l’Etranger composée des élus désignés par leurs pairs issus de cette élection était majoritairement à gauche au début de cette mandature. Aujourd’hui, le camp des indépendants s’est vu étoffer au fil des victoires d’Emmanuel Macron, affaiblissant les Républicains et le Parti socialiste. La recomposition a donc commencé dans les états-majors des Français de l’Etranger. Pour autant, et notamment pendant l’élection partielle à Shanghai, ce furent des associations purement locales qui ont remporté le scrutin. La situation semble très ouverte.

    Le vote électronique contribuera-t-il à une modification des rapports de force ? La réponse après le scrutin de mai.

  • Au Sahel comme en Libye, la solution est la Méditerranée.

    Emmanuel Macron a convoqué à Pau, dans une posture toute coloniale, les chefs d’Etat du G5 Sahel, pour qu’ils renouvellent leur soutien à l’intervention française.

    Ils n’ont pas le choix :sans les forces françaises, les Etats du Sahel plongeraient dans un chaos meurtrier encore plus grand. Ils n’ont jamais trouvé leur équilibre politique, entre les peuples du nord et ceux du sud, entre les affiliations tribales et les votesdémocratiques. Que dire aux Touaregs qui seront toujours minoritaires et donc écartés du pouvoir par le vote? Emmanuel Macron a donc annoncé l’envoi de troupes supplémentaires, sans illusion sur cette guerre qui risque de ne jamais finir, selon les propos du chef d’Etat-major des Armées. Il n’a malheureusement toujours pas réussi à engager les autres pays européens dans cette guerre contre « le terrorisme », et tente de convaincre les Américains de maintenir leur appui, alors qu’ils ont annoncé leur désengagement.

    Car derrière le « terrorisme », il y a la millénaire guerre du Sahel entre des peuples différents qui sont forcés à vivre dans des Etats qui ne sont pas les leurs, avec des modèles économiquescontradictoires, des rivalités religieuses, internes à l’islam, qui justifient la violence, les razzias et les contrebandes. Au Sahel, la croissance démographique devrait porter la population à près de 150 millions dans une zone sansstructures étatiques ni économiques solides, dans un écosystème fragile. Personne n’a envie de se mêler de cela, et la France ne peut s’en retirer. Le chaos au Sahel, c’est le chaos dans toute l’Afrique, y compris l’Afrique du nord, et la Méditerranée, c’est-à-dire l’Europe.

    Plus au nord, peut-être, serait la solution. Déjà en Lybie, pays en proie à une guerre civile depuis la révolte de Benghazi contre Kadhafi. Depuislintervention militaire franco-britannique qui provoqua la mort du dictateur, le pays est divisé et en proie à une guerre civile dans laquelle interviennent bien des acteurs externes. La conférence de Berlin a été organisée pour trouver une solution impossible, faire admettre un cessez le feu qui ne serait qu’un temps de répit, bloquer les interventions russes, turques, égyptiennes, saoudiennes, qataris, etc

    On ne peut résoudre la question du Sahel sans résoudre la question libyenne. On ne peut non plus la résoudre sans l’Algérie, ni l’Egypte, la Tunisie, absente de la conférence. Bref : il faut que les Européens aient une claire vision de leur politique méditerranéenne, mais ils n’en ont pas.  Le pays qui peut avoir cette vision, qui a lesmoyens, militaires et diplomatiques, de convaincre, c’est la France.

    La France est au Sahel, mais ne propose pas de solution politique aux conflits en cours. Car il ne s’agit pas d’une guerre contre le terrorisme, mais de plusieurs conflits entremêlés. Sans objectif, il est impossible de réussir. L’intervention française est aussi indispensable qu’incompréhensible aux yeux des populations.

    La France est aussi partie prenante en Lybie. Elle reconnait le gouvernement de Tripoli, mais considère sans malveillance le Maréchal Haftar. Elle n’a pas tort : Le gouvernement de Tripoli s’est mis dans les mains des Turcs et des Frèresmusulmans, contre l’Algérie et l’Egypte.

    Les Turcs ont un objectif avoué : empêcher la conclusion du gazoduc Eastmed, qui concerne les champs gaziers cyprio-israéliens et qui arriverait en Europe via l’Italie et la Grèce. D’où la visite d’Haftar en Grèce avant la conférence de Berlin.

    La réalisation de ce gazoduc serait une pierre dans le jardin russe, puisque l’Europe serait moins dépendante du gaz russe. Russes et Turcscherchent donc un accord, ayant joué leurs atouts. Ils ont, eux, une politique globale en Méditerranée. Ils défendent leurs intérêts. Ils identifient alliés, adversaires, et négocient quand ils sont en désaccord.

    La France, avec sa force, bien supérieure à cellesde la Turquie et de la Russie, avec l’Union européenne, avec l’Italie, la Grèce, sans compter son poids au Sahel, au Maghreb, devrait avoir un rôle qui, non seulement permettrait de préserver ses intérêts, – et ceux des Européens – mais aussi ramènerait la paix.

    Une politique méditerranéenne ne se construit pas au coup par coup. Elle est globale. Chypre, Maghreb, Sahel, tout est lié. Gaz, trafic maritime, trafic d’armes et d’êtres humains aussi. Tout est danger, tout est opportunité. Il est incroyable de voir qu’avec tant de dépenses, tant de soldats, la France n’arrive pas à faire ce qu’obtiennent la Russie et la Turquie avec quelques mercenaires et commissions. Comme si nous ne savions décider, pris par nos amitiés contradictoires entre qatari et saoudiens. Faut-il répéter que la politique extérieure ne se limite pas aux ventes d’armes et achats de gaz et de pétrole ?

    La bonne nouvelle de la Conférence de Berlin est qu’elle a eu lieu à Berlin. Comme si l’Allemagne acceptait de s’intéresser au monde qui est le sien, alors qu’elle a refusé par deux fois à la France de s’impliquer davantage en Afrique et au Sahel. Ce refus s’explique : pas d’engagement sans vision à long terme, sans plan de sortie. Voilà pourquoi la France doit imaginer une politique méditerranéenne pour l’Europe entière, si elle veut avoir une chance de ne pas rester au Sahel, dans une posture post coloniale, ou néocoloniale, sans avenir.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

  • Big Xi Jinping Brother

    Un contrôle social expérimenté depuis 2014 et qui devrait être généralisé dans tout le pays en 2020.

    Big Brother est chinois. Il s’appelle Xi Jinping.  Sa pensée géniale, inscrite dans la Constitution chinoise, montre La Voie. En contrepartie, il surveille la vie du milliard et quelques centaines de millions de Chinois par un système de contrôle social expérimenté depuis 2014 et qui devrait être généralisé dans tout le pays en 2020.

    Le « système de crédit social » note déjà, à titre expérimental, le comportement des citoyens et des entreprises dans une quarantaine de gouvernements locaux. Le système collecte des milliers de données notant les comportements et attribuant des points à chacun. Pour l’instant, chaque autorité locale a établi sa propre réglementation. Mais celle-ci devrait être progressivement unifiée quand le système deviendra national. Qu’en sera-t-il des croyances religieuses, groupes sanguins, code génétique, consultations médicales, pour l’instant collectés dans certaines régions et pas dans d’autres ? Big Xi le dira.

    Reconnaissance faciale et vidéosurveillance

    Le gouvernement veut conjuguer la reconnaissance faciale qui fonctionne grâce à la vidéosurveillance dans les rues pour alimenter son système : le comportement des piétons dans la rue et pas seulement des automobilistes avec le code de la route. Traversez, vous êtes filmé, et noté.

    Le système de notation permettra d’inscrire sur une liste noire les mauvais citoyens ou les mauvaises entreprises. Une liste rouge recensera les bons citoyens, ceux qui paient leurs factures, traversent dans les clous ou font des travaux d’intérêt public. Pour les Noirs, interdiction d’accéder à un emploi public, d’accéder aux bonnes écoles, aux bonnes universités  ou aux bonnes places dans les trains ou le savions. Pour les Rouges, accès prioritaires, bons de réduction, cadeaux commerciaux pour des achats ou des locations.

    Le Dang’an, du temps de Mao, était un carnet individuel qui notait chaque citoyen et servit pendant la Révolution culturelle à faire le tri entre ceux qui devaient être rééduqués à la campagne ( comme XI Jinping) et les autres. Il fut supprimé en 1996. Xi Jinping et le PCC en font une version moderne, Intelligence Artificielle en plus et bons d’achat. L’objectif est le même : contrôler la population, anticiper les déviances, repérer les individus récalcitrants, les punir, récompenser les bons. Le système doit permettre de « renforcer les valeurs socialistes et la morale citoyenne ».

    23 millions de Chinois auraient été empêchés de voyager

    Le système, encore embryonnaire, fonctionne : près de 23 millions de Chinois auraient été empêchés de voyager parce que mal notés. Le test fonctionne déjà au Xinjiang, et qu’il permet de contrôler la population ouïghour et de faciliter son tri et l’internement dans les camps.

    Du coté des Occidentaux, on s’inquiète de la surveillance des entreprises. La Chambre de Commerce Européenne craint de voir la liste noire décider de la vie commerciale des entreprises qui ne joueraient pas le jeu avec les autorités chinoises. Même inquiétude aux Etats-Unis.

    Ainsi, ce ne sera pas forcément à cause de son travers totalitaire que le système chinois serait critiqué, mais pour ses conséquences économiques dans la rivalité sino-américaine. Tant mieux, tous les appuis sont nécessaires. Cela étant, on se demande comment une population à ce point contrôlée pourrait rester à la pointe du progrès et de l’innovation. Sans esprit critique, quelles sont les remises en cause possibles ? A Taïwan et Hong Kong, malgré les cadeaux financiers, on ne veut pas de Big Brother.

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