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  • Cinq français ont disparu lors d’une randonnée en motoneige au Québec

    Ils participaient à une randonnée en motoneige dans le nord du Québec, au Canada. Un guide canadien est mort et cinq touristes français sont portés disparus après que la glace a cédé sous le poids de plusieurs engins dans un secteur non balisé, a annoncé la police mercredi.

    L’accident est survenu mardi en début de soirée dans la région du lac Saint-Jean, lors d’une balade en motoneige avec un guide et huit touristes français qui a viré au drame.

    Pas de détails sur l’origine des Français

    Ces lourdes motos équipées de skis sont très prisées des Québécois et des touristes étrangers notamment, mais provoquent de nombreux accidents chaque année.

    Les circonstances exactes de ce dernier accident restent imprécises, fait savoir un porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu. Même la région d’origine des touristes français n’a pas pu être communiquée.

    La police a d’abord été alertée par deux des touristes français qui venaient de récupérer l’un des leurs dans les eaux glacées. Son engin avait percé la glace alors que le groupe traversait une zone « hors piste » sur une rivière partant du lac Saint-Jean, à environ 225 km au nord de la ville de Québec. « Ce secteur ne faisait pas partie d’un sentier balisé, ils étaient en hors piste », a redit le porte-parole de la Sûreté.

    « Les touristes survivants ont été hospitalisés à Alma pour des blessures légères ou de l’hypothermie », a-t-il précisé.

    « Il faut retrouver les disparus le plus vite possible »

    Alors que la glace du lac Saint-Jean mesure plusieurs dizaines de centimètres d’épaisseur en cette période de l’année, elle était beaucoup plus fine à la source de la rivière Saguenay où s’est produit l’accident.

    Rapidement appelées en renfort peu après l’alerte des touristes français, la police et l’armée ont retrouvé le guide de l’expédition, un Québécois de 42 ans qui était lui aussi tombé dans l’eau. L’homme est mort dans la nuit à l’hôpital.

  • Tensions entre l’escouade de sécurité israélienne et Emmanuel Macron

    « Sortez ! Je suis désolé, mais nous connaissons les règles, personne ne doit provoquer personne », lance Emmanuel Macron à un individu, près de la basilique Sainte-Anne à Jérusalem.

  • Meyer Habib implique Mélenchon dans le retour de l’antisémitisme

    Meyer Habib, député des Français de l’étranger, a interpellé le gouvernement sur la résurgence de l’antisémitisme en France et la tolérance nouvelle dont il était l’objet.

    S’appuyant sur de derniers sondages, il a affirmé : « la Bête immonde n’est pas morte, elle a muté : hier apanage de l’ultra droite, l’antisémitisme prospère aujourd’hui sur fond d’islamisme, de haine d’Israël, et de théorie du complot ». Il a ajouté :

    «  Parlons en de la théorie du complot : Tout récemment Jean- Luc Mélenchon a imputé dans une quasi indifférence la victoire de Johnson et la déroute de Corbyn aux Rabbins, à Netanyahu et au Crif. C’est la version revisitée des Protocoles des sages de Sion » (célèbre texte antisémite fabriqué par la police secrète tsariste pour étayer la thèse d’un complot juif mondial).

    Meyer Habib a aussi dénoncé le « scandale judiciaire » du meurtre de la sexagénaire juive Sarah Halimi, l’assassin ayant été déclaré « pénalement irresponsable ».

    Jean-Luc Mélenchon, adressait alors des signes à Richard Ferrand, qui présidait l’Assemblée. Celui-ci intervenait pour interrompre Meyer Habib :

    « Notre règlement interdit les mises en causes personnelles à l’égard d’un collègue surtout quand il n’a pas la faculté de vous répondre. Je vous rappelle donc à l’ordre ».

    La polémique était de toute façon lancée.

    Jena-Luc Mélenchon avait en effet critiqué les « ukases » du Crif en commentant les élections britanniques et la défaite de Jeremy Corbyn. Ce dernier avait été accusé d’avoir laissé se développer un antisémitisme quasi revendiqué au sein de groupes du Labour, et ce, pas seulement par les rabbins ou la communauté juive.

    Ce n’est pas non plus la première fois, en France ou ailleurs, qu’est dénoncé ce que l’on appelle « l’islamo-gauchisme », à la télévision, ou dans la presse. On se rappelle l’affaire du Bondy blog.

    Jean-Luc Mélenchon a réagi immédiatement sur twitter : « En séance des questions au gouvernement, le député ami de Netanyahou Meyer Habib s’en prend a moi en m’assimilant à l’assassin de madame Halimi. Le voyou a été rappelé à l’ordre par le président de l’Assemblée ».

    Quant au gouvernement, sa Porte-parole, Sibeth N’Diaye,  a répondu à Meyer Habib «  comprendre l’émotion et les interrogations légitimes », concernant la décision de justice concernant l’assassin de Sarah Halimi, mais a rappelé que le caractère antisémite du meurtre avait été reconnu  de manière claire. Elle a réaffirmé «  la résolution du gouvernement à lutter très fermement contre l’ensemble des actes antisémites. » Ceux-ci ont augmenté, selon le gouvernement, de 74% en 2018 par apport à 2017 (les  chiffres de 2019 ne sont pas encore connus).

    L’Assemblée nationale a adopté récemment une résolution « visant à lutter contre l’antisémitisme » qui reprenait la définition de l’antisémitisme établi par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste : « une certaine perception des Juifs qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs ou non et/ou leurs biens, des institutions communautaires et des lieux de culte. » Cette définition, qui a déjà été adoptée par 16 pays européens sur 20 ainsi que par le Parlement européen en 2016, a pourtant profondément divisé la majorité LREM, et été repoussé par la France Insoumise.

    L’interpellation de Meyer Habib intervenait au moment où le Président Macron effectue son premier voyage en Israël pour assister au  5ème Forum International sur l’Holocauste.

  • Emmanuel Macron en Israel ! Qui sont les français qui y vivent ?

    Emmanuel Macron est arrivé , ce mercredi 22 janvier, en Israël et dans les Territoires Palestiniens. Jeudi à Jérusalem, il assistera à une cérémonie internationale commémorant le 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz.

    À Netanya (Israël), à 30 km de Tel-Aviv, on parle français, on mange français. Avec un tiers de ses habitants qui vient de France, c’est la plus francophone des villes israéliennes.

    500 000 Francophones

    Israël accueille 500 000 francophones. 100 000 Juifs ayant la double nationalité franco-israélienne vivent désormais dans le pays et un tiers d’entre eux a rejoint l’État hébreu au cours des cinq dernières années. 21 000 français non israéliens vivent aussi sur le territoire.

    La majorité des Français venus vivre en Israël ces dernières années invoquent l’antisémitisme comme motivation principale à leur départ. Effectivement, les statistiques officielles du ministère français de l’Intérieur et de l’Agence Juive en Israël se suivent : quand l’antisémitisme augmente en France, les départs vers Israël augmentent l’année suivante. Cela a été le cas sur les années 2002-2005 pendant la seconde intifada quand le nombre de départs à doublé, puis de 2012 à 2016 avec les attentats de l’école Ozar Hatorah à Toulouse et de l’Hypercasher à Paris, où ils ont triplé.

    En 2019, un peu plus de 2 000 Français ont effectué leur aliya, c’est à dire leur « montée » vers Israël. Les flux sont ainsi revenus à un niveau assez bas puisqu’ils étaient près de 8 000 en 2015.

    Les chiffres, selon une étude de l’Union Juive Française pour la Paix, montrent que la plupart d’entre eux viennent de Paris,  et arrivent donc majoritairement à Netanya qui a intégré plus de 15000 immigrants, Jérusalem vient en 2e position, puis Tel Aviv, Ashdod, Raanana et Ashkelon.

    Autre élément, il s’agit d’une immigration jeune relativement, puisqu’un tiers est en âge de scolarisation, un tiers de jeunes et un tiers de gens âgés. 70% d’entre eux ont le bac ou ont été à l’université. Selon leurs témoignages, pour 22% d’entre eux ils savaient depuis toujours qu’ils voulaient venir en Israël. 32,5% le savaient de puis longtemps avant leur immigration, ce qui souligne l’identité sioniste acquise très tôt chez une partie d’entre eux.

    La question l’emploi et du salaire est l’un des barrages principaux à l’immigration. L‘étude montre que pendant les 5 premières années 63% des immigrants ont ressenti une baisse de niveau de revenu par rapport à la France, cependant avec le temps et les premières années d’intégration, la situation s’est améliorée.

    Bien que 40% des témoignages affirment que leur niveau de revenu est encore faible par rapport à la France, 40% d’autres témoignages déclarent que justement leur niveau de revenu s’est amélioré. Cela s’explique par l’amélioration de la situation de l’emploi, avec le temps, et la progression dans le travail après les premières années en Israël.

    Le domaine du logement constitue un obstacle significatif à l’aliyah , on n’enregistre pas d’amélioration. Les 5 premières années 30% des interrogés affirment que leurs conditions de logement sont inférieures à celles qu’ils avaient en France. Une affirmation qui continue de s’exprimer chez des immigrant depuis plus de dix ans.

    76% des immigrants qui se trouvent en Israël depuis plus de dix ans témoignent qu’avec toutes les difficultés ils se sentent bien plus « chez eux » qu’en France.

    Selon nos informations collectées en Israël, on enregistre en moyenne 10% de retour chez les  Français mais ce taux monte à 30% pour les personnes qui n’ont pas pris assez de temps pour préparer leur nouvelle vie, c’est-à-dire au moins trois ans. Mais ces chiffres de la yerida, c’est à dire « la descente » au départ d’Israël demeurent tabous…

     

  • L’Europe et la couronne de Poutine

    20 ans déjà ! Alors le jeune Poutine choisi par Eltsine paraissait-il bien timide. 20 ans, la durée du règne d’Elisabeth 1er. Bientôt la Grande Catherine : 34 ans. Et pourquoi pas Pierre leGrand, 42 ans ? En 2040, il n’aura que 88 ans. Ilpourrait se contenter de la longévité de Staline, 30 ans, c’était déjà très long selon Beria et Khrouchtchev.

    Normalement, il devrait quitter la Présidence en 2024. Il a surpris tout le monde en annonçant un changement de la Constitution, qui viserait à renforcer les pouvoirs du Parlement. Un démocrate éclairé, en somme. S’imaginerait- il en Reine d’Angleterre, régnant mais ne gouvernant pas ?  Son Parlement, pour l’instant n’est pas bien farouche. Il a investi le successeur de Medvedev en 24 heures, à l’unanimité.  En effet, Medvedev a un successeur. Un inconnu qui a dirigé pendant dix ans le fisc russe, et connait donc les revenus et le patrimoine de chacun. Y compris le sien : 11 millions d’euros, sans doute en luttant contre la corruption. Medvedev, lui, doublure effacée de Poutine, ira au Conseil de sécurité.

    Reine d’Angleterre…

    C’est peut-être le sort de Poutine, car contrairement à d’autres dirigeants qui veulent semaintenir au pouvoir, il n’a pas annoncé dans sa réforme de la Constitution, la classique abolition de la limitation du mandat présidentiel. Au contraire : il sera interdit d’en faire plus de deux, à la suite ou de façon discontinue. Actuellement, Poutine en est à son quatrième mandat, avec l’interruption Medvedev. Personne ne pourra donc jouer les Poutine. Aussi, qui pourrait bien lui succéder dont le mandat se termine en 2024 ?

    Personne ne croit que Poutine quittera vraiment le pouvoir. Et pourtant, il n’indique aucunement quel nouveau Comité, comme le Conseil d’Etat, pourrait superviser les pouvoirs d’un nouveau Président toujours élu au suffrage universel. Unemainmise exercée sur la Douma via le parti Russie Unie semble un piètre contrôle. La réponse pourrait venir d’au delà des frontières, de Minsk.

    Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenko se sont encore rencontrés en décembre. Depuis 1999, il existe un Traité d’Union entre la Russie et la Biélorussie. Le but annoncée dés l’origine était de former un seul Etat, avec un seul Président, un Parlement, une citoyenneté unique, une monnaie commune, etc… Le projet n’a pas abouti, mais il est périodiquement relancé, sur fond de négociations sur le gaz et les aides octroyées par la Russie à la Biélorussie. Poutine a toujours manifesté sa volonté d’aller plus loin. Il doit convaincre Alexandre Loukachenko, considéré comme le dernier vrai dictateur d’Europe, qui a donné son accord pour plus d’intégration, à condition que la souveraineté biélorusse soit respectée. « Si la Russie nous met continuellement la pression, à commencer par les questions du prix du gaz et du pétrole, si elle continue d’écrire et de dire que nous sommes des assistés, que nous sommes ses boulets, nous lui dirons : non merci ». Ce à quoi répond Poutine «aucun pays, grand ou petit, n’est vraiment indépendant ». Et personne n’est hors de portée de Poutine.

    … ou Tsar de toutes les Russies

    Ce que veut Loukachenko, c’est conserver son pouvoir sur les dix millions de Biélorusses, voire installer son plus jeune fils Kolia comme successeur. Il est possible d’arriver à un accord. C’est peut-être la clé de la solution : garantir à Loukachenko la stabilité en Biélorussie, s’installer comme Tsar de toutes les Russies pour quelques années.

    Alors Vladimir Poutine aura accompli une partie de son projet : restaurer la grande Russie,récupérer ce qu’il est possible de reprendre des territoires perdus. A cette Union Russie Biélorussie, il pourrait ajouter l’Ossétie du sud et l’Abkhazie, peut-être même la Transnistrie, ce qui réglerait les problèmes de reconnaissance internationale de ces « pseudo Etats ».

    Si l’on voulait bien envisager ce cas de figure du coté européen, ce serait peut-être l’occasion de débloquer ces conflits gelés, de traiter des interventions hors d’Europe, d’ouvrir de nouvelles perspectives vers la nouvelle «  Union d’Etat russe ».  

    Que Poutine reste au pouvoir, cela semble être un fait. Que Loukachenko s’y pérennise, aussi. Les sanctions ont eu des effets sur l’économie, pas sur leur emprise. Qui sait, d’ailleurs, si un successeur à l’un ou à l’autre serait une bonne nouvelle ?

    Evidemment, il faudrait, pour une telle relance, que Poutine respecte ses engagements. Il a annoncé, dans sa proposition de réforme de la Constitution, d’inscrire la primauté de la Constitution russe sur les Traités. C’est une hiérarchie des normes qui conteste la primauté du droit internationalmauvais signe mais dans la suite logique de sa politique.

    Les Biélorusses, des Européens.

    Compte tenu des faiblesses de l’économie russe, de ses limites, des enjeux de pouvoir, du conflit sino-américain, l’Europe peut jouer un rôle en Russie, en Biélorussie, et dans la nouvelle cartographie des pouvoirs. Le moment d’investir sur des diplomates et des hommes d’affaires plutôt que sur des ventes d’armes ou des mercenaires. L’absorption de la Biélorussie par la Russie n’est pas une mince affaire. C’est notre frontière, et nos voisins. Faut-il la gêner ou l’accompagner ? Jouer l’un contre l’autre, l’un et l’autre, aucun des deux ? Est-ce seulement possible ? L’Union européenne a levé les sanctions contre Loukachenko en 2016.

    Poutine a perdu l’Ukraine, la Serbie, la Géorgie. Peut-il perdre la Biélorussie, la gagner ? Le niveau de vie des Polonais ou des Roumains a dépassé celui des Russes. Le couronnement désiré de Poutine pourrait être l’occasion d’une nouvelle donne en Europe, sans illusion, mais dans l’intérêt des Européens, notamment russes et biélorusses. Dans tous les cas on ne peut ignorer ni geler la frontière ouest de l’Europe.

  • Le Brexit met le RN à égalité avec les macronistes au Parlement européen

    De nouveaux eurodéputés vont rejoindre le Parlement européen le 31 janvier après le départ officiel du Royaume-Uni. Sur les 27 nouveaux arrivants, la France en gagne 5 en raison de la progression de sa population.

    Ils n’y croyaient plus. Les derniers eurodéputés élus en mai dernier vont enfin rejoindre les bancs de l’hémicycle européen, à la faveur du départ officiel du Royaume-Uni de l’UE

    Après des mois d’un scénario à rebondissement, l’accord du Brexit a finalement été adopté par les parlementaires britanniques le 9 janvier, et le Royaume-Uni sera effectivement sorti de l’UE  le 31 janvier.

    À cette date, les 73 eurodéputés britanniques élus lors des  élections de mai 2019 vont donc quitter le Parlement européen, après 7 mois de mandat. Et une réorganisation partielle du Parlement européen s’annonce : 27 eurodéputés issus d’autres pays vont rejoindre l’hémicycle.

    Ces eurodéputés « gelés » attendaient depuis le mois de mai la finalisation des négociations du Brexit pour pouvoir entamer leur mandat électoral.

    Sur les 27 nouveaux entrants, la France va voir son contingent d’élus augmenter de 5 têtes, ainsi que l’Espagne. L’Italie et les Pays-Bas accueilleront 3 nouveaux eurodéputés et l’Irlande 2. La Pologne, la Roumanie, la Suède, l’Autriche, le Danemark, la Slovaquie, la Finlande, la Hongrie et l’Estonie auront également un eurodéputé supplémentaire. Les autres pays dont la population n’a pas progressé comme l’Allemagne voient leur contingent rester stable.

    LREM à égalité avec le RN

    Côté français, cette nouvelle vague d’entrants va profiter en priorité au parti La République en Marche (LREM) qui va récupérer 2 eurodéputés : Ilana Cicurel et Sandro Gozi. Sa délégation passera ainsi de 21 à 23 membres, ce qui place le parti de gouvernement à égalité avec le Rassemblement national (RN), qui récupère un élu (Jean-Lin Lacapelle) et verra sa délégation passer de 22 à 23 membres.

    Les écologistes (EELV) passeront de 12 à 13 avec l’arrivée de Claude Gruffat, et la délégation PS-Place publique passera à 6 membres avec l’arrivée de Nora Mebarek.

    Intégration 

    L’arrivée des nouveaux eurodéputés devrait modifier à la marge les équilibres des grands groupes politiques au sein du Parlement européen.

    Et certains postes à responsabilité se retrouvent vacants. C’est le cas des présidences des commissions « Pêche » et « Juridique », aujourd’hui dirigées par des élus britanniques du groupe « Renew ».

    Ces deux présidences vont devoir être assurées par d’autres membres de la délégation. Et à ce jeu de redistribution, les eurodéputés « gelés » auront autant leur chance que les élus de la première heure.

    « Il n’est pas impossible pour les nouveaux entrants d’obtenir de tels postes » assure une source au Parlement. Les discussions sont en cours au sein du groupe parlementaire. Sandro Gozi, qui rejoindra la délégation affiche déjà une solide expérience en politique européenne.

    Ancien secrétaire d’État italien aux Affaires européennes, Sandro Gozi avait rejoint le cabinet d’Édouard Philippe en tant que chargé de mission aux affaires européennes l’été dernier. Il avait démissionné de ce poste après une polémique sur sa collaboration avec le gouvernement maltais. « Mais le contrat de Sandro Gozi avec le gouvernement maltais était bel et bien terminée au jour de son élection et bien avant le début de son contrat à Matignon en aout » affirme-t-on du côté de la délégation française.

    Les deux eurodéputés français LREM ont de fait déjà été intégrés au travail de la délégation depuis leur élection. « Ils sont dans la boucle depuis le début des travaux parlementaires. Ils ne vont pas arriver dans une délégation qu’ils ne connaissent pas » assure-t-on au sein de la délégation française de Renew.

  • La France toujours plus attractive pour les investisseurs étrangers.

    Le cabinet Ernst and Young avait placé la France à la première place européenne pour les investissements industriels étrangers.

    En 2018, EY avait recensé 339 projets industriels, notamment dans l’industrie pharmaceutique, l’aéronautique et la construction navale. Elle bénéficie aussi, selon le cabinet d’études, de l’effet Brexit, qui détourne nombre d’investissements du Royaume-Uni, (- 15% depuis 2017) et des difficultés de recrutement en Allemagne dues au plein-emploi.

    La moitié des investissements en France viennent d’Europe. Pour l’instant, les projets sont relativement peu créateurs d’emploi : en moyenne seulement 30 par projet, alors qu’en Pologne la moyenne est de 120 emplois créés. Le coût du travail reste encore élevé par rapport aux autres pays, tout comme la fiscalité, sur l’industrie est plus élevée, ce qui explique que Bruno Le Maire plaide pour une baisse de la fiscalité sur les impôts de production. Comme il est ministre de l’Economie, on peut espérer qu’il sera  entendu.

    Emmanuel Macron était d’ailleurs à Versailles pour recevoir 200 PDG de grands groupes internationaux (Coca Cola, Fedex, Google, Netflix, Samsung, Toyota, Fosun, Ing Bank, etc…) et vanter l’attractivité de la France. Une opération appelée «  Choose France ». Une vingtaine de ministres, en plus du Premier ministre, étaient chargés de séduire les convives, avant leur rencontre de Davos.

    C’est moins la présence des ministres que la baisse des charges, le crédit d’impôt-recherche et la programmation de la baisse des impôts sur les bénéfices  qui redonnent des couleurs à l’attractivité française, dans une période de doute pour ses concurrents britanniques, allemands, ou italiens.

    De nouveaux projets d’investissements sont annoncés : la commande de deux paquebots alimentés au GNL pour les chantiers de l’Atlantique par l’italien MSC, qui va investir en tout 6 milliards. Astrzeneca (pharmacie) va investir 450 millions à Dunkerque, Google envisage d’augmenter ses effectifs dans son centre de développement à Paris. Netflix pourrait y installer un nouveau siège. Ericsson devrait ouvrir un centre de recherche et développement.

    En somme, le nombre de nouvelles implantations en 2020 devrait donc dépasser celui de 2019, selon Business France, de 5 à 6 milliards. Un bon signe.

     

     

     

     

     

  • Tribune d’Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger, sur la diplomatie informelle appliquée au bassin du Nil

    L’eau doit être une source de vie et non pas une source de conflit.

    Chaque année, je préside au Sénat un colloque sur l’hydro-diplomatie pour que l’eau soit facteur de paix plutôt que de conflit entre les nations.
    Ces événements, co-organisés avec Fadi Comair, président de Medurable et du Programme hydrologique intergouvernemental de l’UNESCO, ont toujours réunis des centaines de participants internationaux, dont de nombreux ministres (et anciens ministres), ambassadeurs et experts de la gestion de l’eau, la technologie devant être l’alliée de la diplomatie.

    Le premier colloque fut consacré à l’Oronte en 2015, puis nous avons successivement traité du Jourdain, du bassin du Nil, du Tigre & de l’Euphrate.

    Cette année, nous avons consacré nos travaux au bassin méditerranéen et, pour la troisième année consécutive, au bassin du Nil pour constater des progrès majeurs dans les discussions entre trois pays riverains : le Soudan, l’Éthiopie et l’Égypte. A l’heure où l’immense barrage éthiopien de la Renaissance va devenir opérationnel, les tensions semblent retombées, grâce au dialogue constant entre les protagonistes.

    Ce 20 janvier, notre colloque hydro-diplomatie s’est tenu avec la participation des ambassadeurs en France des trois pays concernés par le partage des eaux du Nil : M. Ehab Badawi (Égypte) ; M. Henok Teferra Shawl (Éthiopie) ; M. Daffa-Alla Ali-Osman (Soudan).

    Ces trois ambassadeurs ont impressionné l’assistance par leur approche en bonne intelligence d’enjeux extrêmement sensibles, se qualifiant mutuellement de frères.

    (g à d) Brice Lalonde, pdt de l’Académie de l’Eau, Olivier Cadic, et les trois ambassadeurs : M. M. Henok Teferra Shawl (Éthiopie) ; M. Daffa-Alla Ali-Osman (Soudan) et M. Ehab Badawi (Égypte)

    En effet, depuis quelques mois, les échanges se sont intensifiés sous l’impulsion de plusieurs pays qui ont joué un rôle de médiateur, en particulier les États-Unis. Un accord devrait être conclu à Washington, fin janvier, concernant la phase de remplissage du barrage et la gouvernance des eaux du Nil.

    Si les ambassadeurs se sont exprimés sans difficulté publiquement à un moment critique des discussions entre leurs pays, c’est que notre colloque se veut être un lieu où politiques, diplomates, experts peuvent échanger librement sans conséquences. Un lieu où le dialogue et l’écoute prennent le pas sur les postures officielles pour alimenter les réflexions.

    En conclusion du colloque, Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat s’est félicité que le palais du Luxembourg soit à ce titre un lieu de paix, de dialogue et de concertation.

    Un beau succès pour un événement qui relève de la diplomatie informelle.

    Olivier CADIC
    Sénateur représentant les Français établis hors de France,
    Secrétaire de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées
    Vice-président de la Délégation sénatoriale aux entreprises

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