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  • Coronavirus: le point en Australie

    Coronavirus: le point en Australie

    En Australie, la mobilisation s’organise: le gouvernement français a organisé un vol spécial à tarif négocié, entre Perth et Paris, opéré par Qatar Airways le 31 mars et un autre le 2 avril.

    « Ce sont des mesures exceptionnelles » Anne Boillon  – Consule Générale de France à Sydney

    Anne Boillon, Consule Générale de France à Sydney

    Ont été contactées par courriel les personnes prioritaires : mineurs, personnes vulnérables, jeunes en situation de grande précarité, et certains personnels de santé requis en France

    Le vol affrété par le gouvernement français qui reliera Sydney à Paris le jeudi 2 avril n’est pas encore complet. Il part à 17h, et est accessible au prix de 850 euros.

    Si vous êtes intéressé, il faut vous faire connaître très rapidement.

    Envoyer : un courriel avec votre nom, prénom, date de naissance et la copie/photo de votre passeport avec le numéro clairement visible à l’adresse [email protected]

    La grande précarité de certaines familles françaises en Australie

    De fait, certaines personnes se trouvent dans une situation très précaire, ainsi témoigne Carolyn : « Mes parents âgés  de plus de 70 ans, ont entrepris le long voyage jusque L’Australie pour rendre visite à leurs deux petites filles âgées de 2 ans et de 6 mois. Ils sont arrivés à Melbourne le 6 mars. »  En moins de deux semaines le pays a fermé ses frontières, tous les vols ont été annulés dont leur retour avec Emirates, et les points d’escales ont fermé (Hong Kong, Singapour, Abu Dhabi). Aucune nouvelle de la compagnie aérienne, qui a simplement annulé le vol.

    Très peu d’avions circulent encore

    L’assurance voyage contractée avant le départ nous confirme qu’elle ne couvre pas le Covid a l’étranger, car c’est une pandémie et donc une cas de force majeur. Cette notion libère les assureurs et autres prestataires de leurs engagements contractuels. Et donc l‘épidémie s’est répandue en Australie, les obligeant donc à retirer les enfants de la crèche et à travailler à la maison afin de protéger les parents âgés en visite familiale.

    En sus comme dans de nombreux pays anglo-saxons, la couverture maladie est chère et certains ont dû débourser jusqu’à 1500 euros par personne pour obtenir une assurance maladie  couvrant le de Covid a l’étranger. Mais il n’y pas le choix.   Deuxième surprise, le prix des vols ! Alors que le dernier avion aux tarifs négociés part ce jeudi 02 avril, les vols retour désormais proposées par les seules compagnies qui assurent les liaisons sont à des tarifs délirants (10,000 euros le siège en économique). Cependant, comme indiqué plus haut, le vol n’est pas encore complet. L’information a donc du mal à circuler. Le Courrier Australien, plus vieux média dédié aux expatriés francophone au Monde (fondé en 1892), tient à jour l’ensemble des informations et fait le lien à l’image de la French Radio au Portugal entre tous les expatriés.

    Les élus informent régulièrement

    Et la situation l’exige, en effet, au 1er avril en Australie, déjà 20 décès indiqués et 4700 cas détectés.

    Les alliances françaises pourraient souffrir de l’annulation du festival du film français

    Les élus, tel Sébastien Vallerie, conseiller des Français de l’étranger dans la région, communique régulièrement sur la situation en Australie. Il a notamment mis en garde concernant les conséquences pour le réseau des Alliances Françaises, particulièrement impacté par le report du 31 Festival du Film Français. Autre établissement qui pourraient se retrouver en situation précaire, les lycées français du réseau de l’AEFE, tous fermés et sous très forte pression financières.

    Lumière dans ce chaos, sur place, la solidarité s’organise, à l’image de Sabrina qui a trouvé un logement à 34 Français en détresse, et ce de manière bénévole. Tristan lui s’inquiète de savoir si il peut être expulser de son logement en cas de non-paiement du loyer, aucune protection n’ a été mise en place ! En sus,  effectivement cela pourra être le cas si il a perdu son emploi, là aussi la seule réponse est l’assurance privée qui si le cas de force majeure est déclaré aussi en Australie pourra s’abstenir de verser le chômage du. Encore une fois, les limites d’un capitalisme libéral se heurtent à la réalité d’une pandémie.

    Elodie, Jordan et Jérémy, eux, ont des problèmes à s’assurer que leur vol, opéré par des compagnies du golfe, sera maintenu. Les informations sur le site de la compagnie sont, à l’heure où on écrit ces lignes, rassurantes, mais rien n’est assuré, les vols peuvent être interrompus à tout moment et sans garantie d’être reprogrammés ou remboursés.

    Une situation très compliqué pour beaucoup de nos compatriotes présents en Australie !

  • Confinés, trois conseils pour éviter le gaspillage alimentaire

    Confinés, trois conseils pour éviter le gaspillage alimentaire

    En temps normal, les Français consomment un repas sur six en moyenne hors de leur domicile, une tendance à la hausse ces dernières années. Or, le gaspillage est sensiblement plus important lorsque l’on déjeune ou dîne dehors.

    https://www.youtube.com/watch?v=_ET6U05bMG4

    Si nous avons souvent la perception de moins gaspiller à domicile, c’est surtout que ce gâchis est étalé dans le temps. Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : en France, chacun de nos compatriotes jette en moyenne près de 30 kilos d’aliments par an.

    En cela aussi, le confinement peut venir bousculer nos habitudes, offrant une occasion de prendre le temps de nous organiser afin de gérer plus intelligemment notre frigo.

    Apprendre à cuisiner soi-même

    Au quotidien, le rythme de vie soutenu et le manque d’idées pour cuisiner nous poussent bien souvent à acheter des plats tout prêts. Ces repas industriels, au lourd bilan carbone, sont également trop gras, trop salés, contiennent des conservateurs et nous reviennent finalement plus chers que de cuisiner à partir de produits bruts.

    Et, en cette période de confinement où les restaurants ont fermé leurs portes, la tentation d’avoir recours à la livraison à domicile est encore plus grande. Bien plus coûteuse encore que l’industriel, elle génère surtout une quantité phénoménale de déchets d’emballage.

    Si cette période vous en laisse le temps, la meilleure option reste donc de se mettre aux fourneaux, en privilégiant des produits bruts – notamment des fibres (légumes, légumineuses), recommandées par le nouveau plan national nutrition santé. Pour les fruits et légumes frais, veillons à respecter leur saisonnalité. L’Ademe a élaboré un guide pour aiguiller les consommateurs dans le choix des labels à privilégier pour chaque type de produits.

    La clé contre le gaspillage réside alors dans la gestion des volumes, pour ne pas cuisiner plus que nécessaire.

    Gérer les quantités

    En période de confinement, les rayons vides des magasins depuis quelques semaines nous ont montré que de nombreuses personnes, craignant la pénurie, ont tendance à faire des réserves, de façon parfois un peu anarchique.

    Le secret pour éviter le gaspillage lorsque l’on cuisine soi-même est d’anticiper un peu les menus, au moins sur deux ou trois jours, afin d’établir une liste de courses cohérente, et éviter ensuite de se laisser tenter par des aliments qu’on ne saura pas employer ensuite. C’est d’ailleurs plus simple d’anticiper en cette période où le nombre de personnes à table ne risque pas de varier pendant plusieurs semaines !

    Avant de dresser la liste, n’hésitons pas à faire le point dans nos placards et dans nos frigos sur les ingrédients que nous avons déjà – surtout pour les produits frais, dont il est important de respecter la date limite de consommation (contrairement aux produits moyennement ou peu périssables, que l’on peut manger bien après avoir dépassé la date de durabilité minimale).

    À l’heure de cuisiner, le verre doseur sera également un allié précieux pour éviter de préparer des quantités faramineuses… que vous risquez de jeter ensuite. Inutile d’en acheter un si vous n’en possédez pas, des tutos sur Internetpermettent d’en fabriquer soi-même.

    Cuisiner les restes

    Malgré tous les efforts d’anticipation, il arrive qu’à l’issue d’un repas, nous nous retrouvions avec des restes.

    Que faire d’un bol de pâtes lorsque l’on est quatre ou cinq à table ? Un défi qui pousse à la création. En cas de manque d’imagination, vous trouverez sur Internet ou grâce à certaines applis – comme Frigo Magic ou Kitchen Pal – une multitude d’idées pour réintégrer ces aliments à de futurs plats.

    Le principal risque étant d’oublier ses restes au fond du réfrigérateur et qu’ils s’abîment. Pensons donc à les réutiliser rapidement, et pour cela ne les laissons pas dans une boîte opaque au fond du frigo mais plutôt dans un contenant transparent, en verre par exemple.

  • Comment sortir du confinement?

    Comment sortir du confinement?

    Un tiers de la population mondiale est confiné. Une grande partie de l’Europe, de l’Inde et des grandes villes américaines le sont. Mercredi 25 mars, le Président russe a décidé de mettre en congés l’ensemble des actifs russes.

    Cette pandémie est à l’origine de la troisième et plus grave crise économique, financière et sociale du XXIe siècle, après les attentats du 11 septembre 2001 et la crise financière mondiale de 2008. Le choc est pluriel. L’offre est amoindrie par l’arrêt des usines et par la rupture des chaînes d’approvisionnement dans le monde entier; la demande est en chute brutale avec les confinements; la confiance des ménages est partout en forte baisse avec la crainte de la maladie et de l’effondrement de l’économie; la menace d’une crise financière plane également avec l’augmentation sans précédent des dépenses publiques et le risque d’une multiplication des défaillances chez les débiteurs.

    L’arrêt de très nombreuses usines, le maintien à domicile de millions de salariés, les restrictions de circulation, la fermeture des commerces non essentielles constituent à l’échelle mondiale une première qui devrait se traduire par une sévère récession. Celle-ci sera, en fonction des caractéristiques des pays, plus ou moins forte et plus ou moins brutale. Les évaluations sont très variables traduisant le poids des incertitudes en la matière. Il est trop tôt et sans doute inutile d’indiquer si la crise sera supérieure à celle de 1929 ou à celle de 2008. Nous avons l’avantage d’avoir des données sur ces crises précédentes, données qui doivent nous éviter de rééditer les mêmes erreurs. Au mois de février, la production industrielle en Chine a selon les chiffres de « The Economist » baissé de 13,5%. Les ventes au détail se sont contractées de 20,5%. Les investissements en immobilisations, qui mesurent les dépenses dans des domaines tels que les machines et les infrastructures, ont diminué de 24%, soit six fois plus que prévu. Les effets sur l’économie seraient plus longs qu’escompté dans un premier temps.

    L’augmentation très rapide du nombre de personnes contaminées par le coronavirus a incité tous les États à opter pour le confinement. Ce dernier, à défaut de régler le problème, permet un aplatissement de la courbe des personnes infectées et des décès. Un afflux important de malades dans les hôpitaux entraînerait une surmortalité importante. Afin d’éviter un tel scénario, les gouvernements, les uns après les autres, ont opté pour des confinements qui permettent d’étaler dans le temps le nombre de malades. L’objectif est également d’atteindre un niveau de non-prolifération ou de gagner du temps pour mettre en place des tests à grande échelle permettant des confinements localisés.

    Après avoir officiellement enregistré plus de 80 000 cas pour une population de 1,4 milliard d’habitants, selon les chiffres officiels communiqués, la Chine lève très progressivement les restrictions de circulation.

    Phases de stop and go

    Du fait de la circulation du virus à l’échelle mondiale, l’arrêt des confinements pourrait provoquer sa résurgence. Face à ce risque, les États seront tentés de maintenir de nombreux freins aux échanges avec l’étranger. En cas d’apparition de foyers, des restrictions locales ou régionales seront prises. L’économie devra s’adapter à des phases de «stop and go» et de «lock out» permanentes. Ce cycle de marche-arrêt sera maintenu jusqu’à ce que la maladie ait traversé la population ou qu’il y ait un vaccin. Ce dernier, sous réserve qu’il soit trouvé, ne pourrait être diffusé qu’à l’automne 2021.

    Les pouvoirs publics seront, dans les prochains mois, confrontés à des dilemmes. Convient-il de freiner au maximum l’épidémie pour limiter le nombre de morts au prix d’un blocage de l’économie qui pourrait également provoquer des décès (pauvreté, suicides, etc.) ? Il faudra évaluer le coût financier et psychologique de l’isolement répété.

    De même, la réduction des transports qui restent un vecteur important de diffusion des virus suppose que la localisation des entreprises et des salariés soit revue. En Chine, les ouvriers sont invités à dormir dans leur usine. Le recours au dépistage massif tel que la Chine ou la Corée du Sud le pratiquent pourrait se généraliser, ce qui ne serait pas sans conséquences sur le plan des libertés individuelles.

    D’un côté, les personnes testées positives devraient se mettre en quarantaine ainsi que celles qu’elles auront côtoyées quand, d’un autre côté, celles qui sont immunisées pourraient vaquer à leurs occupations en sachant qu’elles ne peuvent pas être une source de nouvelles infections.

    Nouvelles normes

    Les voyages internationaux voire nationaux pourraient être conditionnés à la possession d’un test de dépistage. Le port du masque ainsi que l’adoption de mesures de distanciation pourraient devenir la norme.

    La Chine et la Corée du Sud utilisent des applications pour certifier qui est indemne de la maladie et qui ne l’est pas. Ces pays recourent aux médias sociaux pour retracer les infections, alerter les gens sur les points chauds et identifier les contacts potentiellement infectés. La Corée du Sud a modifié la loi pour permettre à l’État d’accéder aux dossiers médicaux et de les partager sans mandat.

    Si les États estiment que le virus est amené à s’installer durant de nombreux mois voire années, ils devront engager des programmes de construction de centres de santé adaptés afin de prendre en charge les personnes infectées et pour pouvoir réaliser des tests de dépistage en grand nombre.

    Plusieurs secteurs seraient particulièrement touchés si ce scénario devenait réalité. Le tourisme et les loisirs seraient en première ligne tout comme les centres commerciaux. La France avec l’Italie et l’Espagne serait pénalisée par l’effondrement des recettes touristiques. La Corse qui tire environ 30 % de son PIB des activités touristiques serait la région française la plus touchée.

    Les populations des pays occidentaux appréhendent avec difficulté les changements que peut induire le covid-19. La polémique au sujet de la chloroquine souligne la fragilité de l’opinion qui a besoin de croire en l’existence d’une solution simple pour tourner la page. Face à un ennemi fantôme, face à des dirigeants publics contraints d’improviser, l’inquiétude ne peut qu’augmenter d’autant plus que la défiance à l’encontre des autorités était déjà palpable avant la crise. Pour autant, les moyens financiers pour lutter contre la crise sanitaire et la crise économique sont sans précédent.

  • Bruxelles anticipe une récession plus grave qu’en 2009

    Bruxelles anticipe une récession plus grave qu’en 2009

    La crise économique causée par le coronavirus promet d’être plus profonde que la grande récession de 2009, d’après un document interne de la Commission européenne qu’Euractiv, notre partenaire, a pu consulter.

    La pandémie a paralysé l’économie de la plupart des États membres. Les usines ont temporairement fermé leurs portes, et dans certains secteurs, comme ceux de la grande distribution ou du tourisme, la demande a chuté en raison des mesures de confinement imposées par les gouvernements pour contenir la propagation du virus.

    La Commission n’a pas encore estimé à quel point l’économie allait se contracter en conséquence, comme l’épidémie n’a pas encore atteint son pic. Mais un document interne daté du 30 mars prévoit déjà des répercussions économiques plus graves que lors de la crise financière de 2009.

    Message d’alarme

    « Compte tenu de l’ampleur des perturbations, sur le plan de l’offre, de la capacité productive des pays et des chaînes de valeur mondiales (intra- et extracommunautaires), nous pouvons raisonnablement nous attendre à une crise plus profonde que la grande récession de 2009 », indique le document. À l’époque, le PIB européen avait chuté de 4,3 %.

    D’après la Commission, l’impact global de la crise dépendra de la durée des mesures adoptées pour contenir la propagation de la maladie.

    Effets directs

    Dans son rapport interne, l’exécutif européen note qu’au départ, lorsque la crise se limitait à la Chine, le principal problème économique résidait dans les effets indirects de la perturbation des chaînes d’approvisionnement internationales. Mais aujourd’hui, le problème se situe dans la suspension des activités économiques non essentielles dans les pays du monde entier, en particulier en Europe.

    Ces effets sur la demande, au sein de l’UE comme en dehors, se font sentir petit à petit, en particulier sur les secteurs du transport, du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration.

    Une forte reprise de l’économie (en forme de « V »), qui ne semble pas sur le point de repartir de sitôt, n’est plus envisageable.

    « Les développements récents indiquent que [nous plongeons] dans une grave crise mondiale de la demande. Tandis que les sites de productions en Chine amorcent un “retour à la normale”, les indicateurs économiques internationaux ne reviennent pas à leurs niveaux antérieurs », déclare le texte.

    Par ailleurs, la Commission prévient que la propagation du virus aux États-Unis, qui compte le plus grand nombre de cas, « risque sans doute de prolonger l’impact de la crise jusqu’à la fin de l’été ».

    Et un effet domino pourrait encore se produire. « L’impact d’une seconde vague d’effets provoquée par des incertitudes et des pertes financières ne peut être mesuré à ce stade », précise le document.

    En outre, au fur et à mesure de l’aggravation de la crise, les répercussions sur l’économie réelle risquent de s’étendre au secteur financier.

    À cet égard, les gouvernements nationaux devraient sous peu adopter des mesures additionnelles. La Commission indique à ce titre qu’il sera « peut-être nécessaire » de nationaliser les entreprises des principaux secteurs de l’économie, du moins temporairement, le temps d’injecter des capitaux supplémentaires dans les autres domaines.

    Toutefois, l’exécutif européen met en garde sur l’injection de liquidités dans des entreprises en difficulté qui croulent sous les « créances douteuses ».

    À ce jour, les États membres ont mis en place un plan de relance budgétaire qui s’élève en moyenne à 2 % des PIB nationaux (soit environ 240 milliards d’euros pour les pays de la zone euro), et ont fourni des liquidités qui se chiffrent à environ 13 % du PIB. Mais la Banque centrale européenne (BCE) conseille de doubler la valeur de ces mesures de relance, qui devraient selon elle atteindre environ 4 % du PIB.

    Dès le début de la pandémie, les États membres ont adopté des mesures destinées à renforcer leurs services publics, en particulier les services de santé. Ils ont aussi apporté un soutien financier direct et indirect aux travailleurs et ont injecté des liquidités dans les entreprises, principalement sous forme d’exonération d’impôts.

    Aux niveaux national et européen, une aide a aussi été accordée aux secteurs en difficulté, en particulier les petites entreprises.

    Les États membres travaillent actuellement sur un plan de relance européen plus ambitieux qui pourrait inclure le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de l’UE.

    L’Eurogroupe se réunira le 7 avril et rendra compte de la situation aux leaders européens plus tard dans la semaine.

  • Coronavirus: la Russie se calfeutre – le Président de l’UFE nous répond

    La Russie se calfeutre. L’image est impressionnante, celle d’une place rouge totalement vide.

    Le Goum, célébrissime grand magasin de la capitale russe, qui date des Tsars, est fermé, mais continue de livrer à domicile.

    Le célèbre grand magasin Goum est fermé

    Moscou tout entière est désormais confinée mais ce n’est pas le cas de toute la fédération.

    Le maire de la ville, Sergueï Sobianine, autorise les moscovites à se rendre au travail, à acheter des vivres et aller au supermarché et également bien sûr chez le médecin. Pour le reste, ils peuvent promener leur chien dans un rayon de 100 mètres et sortir leurs poubelles.

    Le premier ministre Mikhaïl Michoustine a invité les autres régions de l’immense pays à réfléchir à la mise en place de mécanismes similaires.

    Le pays ne compte officiellement qu’environ 1500 cas pour le moment mais la vérité en la matière, venant d’un régime qui n’est pas toujours adepte de la transparence, est incertaine.

    L’économie bloquée alors que les hydrocarbures sont à un prix historiquement bas

    Alexis Tarrade – Président de l’UFE Russie

    Une semaine chômée a été décidée. L’économie du pays est totalement paralysée et aucun vol de l’étranger n’est autorisé à atterrir  Tout ceci dans un contexte particulièrement complexe avec une guerre des prix des hydrocarbures, principale source d’exportation du pays. La Russie ayant refusée de suivre les pays de l’OPEP, ces derniers voulaient limiter la production pour maintenir les cours.

    Alexis Tarrade, de l’UFE Russie, nous décrit l’ambiance sur place :

    « les personnes de retour sont confinées, quelle que soit la nature de leur Visa, c’est très problématique ! En particulier il y a  un certain nombre de personnes, cadres et dirigeants d’entreprises qui n’ont pas de visa résident et qui sont bloqués en France ! Ce sont des situations très compliquées avec le mari bloqué en France et son épouse et leurs enfants en Russie ! »

    Les chiffres d’état remis en cause

    M. Tarrade, comme beaucoup, est dubitatif des chiffres officiels : « il y avait beaucoup de travailleurs chinois sur le territoire, et la Chine est évidemment voisine de la Russie, c’est étonnant ».

    « les personnes de retour sont confinées, quelle que soit la nature de leur Visa, c’est très problématique ! En particulier il y a  un certain nombre de personnes, cadres et dirigeants d’entreprises qui n’ont pas de visa résident et qui sont bloqués en France ! Ce sont des situations très compliquées avec le mari bloqué en France et son épouse et leurs enfants en Russie ! » Alexis Tarrade – UFE Russie

    Pas de confinement général, les étrangers, eux, partent en masse

    Concernant le départ du pays, le consulat a aidé nous indique-t-il, les prix ont été négociés, et on trouve encore des vols abordables autour de 500 €. Pour les étudiants, il y a une incitation à partir, les dortoirs étant fermés, mais certains, étrangers, sont restés et sont donc désormais illégalement en Russie. Ils risquent alors une sortie du territoire définitive avec l’aide de la police locale (sic) et une impossibilité de revenir pendant 5 ans. Cela est cependant largement au « cas par cas » nous indique M. Tarrade, selon le bon vouloir de l’agent des douanes à l’aéroport. En tout cas, tout le monde est concerné de la même façon. Le directeur Général d’Eiffage Russie, qui était au Maroc, ne peut pas rentrer dans le pays.

    Les habitants, eux, prennent la situation de manière relativement nonchalante, « à la russe » nous dit Alexis Tarrade, jusqu’à quand ?

  • Mobilisation à la Caisse des Français de l’Etranger – Covid 19 pris en charge à 100%

    Alors que la Caisse des Français de l’Etranger avait annoncé dans un premier mail lors de la mise en place du confinement qu’elle abandonnait son standard téléphonique.. Elle vient de communiquer un tout autre message à ces assurés sociaux.. mais toujours pas de possibilité de les appeler ! Nous avions dénoncé cette attitude dans un précédent article comme de nombreux élus consulaires.

    Des moyens limités

    Cependant elle s’est engagée à traiter dans les meilleurs délais les formulaires de contact disponibles sur les espaces personnels des adhérents. Sachant que certains attendent toujours la réponse de mail émis en novembre, les assurés comme les élus ne sont toujours pas rassurés. Sans remettre en cause la bonne foi des gestionnaires et du personnel de la CFE, c’est surtout un manque de moyens qui est criant. Pour rappel, la Caisse est principalement financée sous fonds propres, elle ne dispose pas d’un accès au budget de la nation. Un sujet qu’il faudra évoquer dans le futur tout au moins pour les situations exceptionnelles comme celle que nous vivons.

    Remboursements assurés – Covid-19 pris à 100% en charge

    Dans son courrier de ce 31 mars, elle assure que les remboursements seront assurés et qu’un traitement normal de ces derniers sont assurés. Ce qui est le principal alors que les frais peuvent atteindre des sommes dans certains pays. La modification de la couverture effectuée au début de cette année sera aussi à l’épreuve, les taux de remboursement sont désormais clairement basés sur des pourcentages en fonction du pays, ces derniers étant divisés en 5 zones.Vous pouvez retrouvez les détails dans notre article du 8 janvier 2020 . La Bonne nouvelle c’est que les soins liés au Covid 19 sont désormais pris en charge 100% aux couts réels.

    Couverture et services adaptés

    La direction de la CFE a cependant agit sur le cadre administratif qui entoure la prise en charge des assurés. Les problèmes postaux peuvent amener à des retards dans la transmission des feuilles de remboursement ou des factures des hôpitaux. Désormais sur le site comme sur l’app, il sera possible d’ici quelques jours de procéder au chargement des documents et ce sans limite de montants.

    Autre initiative, la prolongation de la couverture santé des expatriés qui seraient bloqués en France de 6 mois. Cela permet d’éviter de devoir passer sur la couverture de solidarité mise en place pour le gouvernement pour tous les Français résidents à l’Etranger qui seraient contraint de rester en France ou d’y rentrer en cette période de pandémie.

    La Caisse des Français de l’Etranger est confrontée à ses limites budgétaires amplifiées avec une première communication hasardeuse, aujourd’hui, elle a tenu à exprimer son soutien aux Français résidents en France et démontrer qu’elle agit.. Cela n’évitera pas un débat nécéssaire sur son financement et ses moyens.

     

  • Une crise sanitaire à 60 milliards d’euros par mois en France

    La pandémie fait perdre 60 milliards d’euros de PIB en France par mois de confinement, selon les estimations de l’OFCE. Raison de plus d’accélérer la transition vers une société plus résiliente. Un article de notre partenaire, le Euractiv.

    En prenant beaucoup de pincettes, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a publié, ce 30 mars, sa première estimation de l’impact économique d’un mois de confinement dans l’Hexagone. Soit une perte attendue de 2,6 points du PIB annuel ou 60 milliards d’euros en valeur absolue. Si son résultat est proche de l’évaluation réalisée par l’Insee — une chute de 3 points sur l’année —, « l’impact économique dépendra bien sûr de l’évolution des conséquences sanitaires dans les semaines à venir et des réponses politiques qui y seront apportées », a insisté Xavier Timbeau, directeur principal de l’Observatoire. Notons que les auteurs ont pris en compte les mesures annoncées de soutien économique, sans se risquer à une projection de plan de relance. Autre bémol : les conséquences économiques pourraient s’aggraver lors du deuxième mois de confinement, en raison d’un durcissement potentiel du dispositif et d’un épuisement du stock de produits essentiels. Dans tous les cas, la situation est inédite.

    Baisse de la consommation des ménages

    Selon l’Observatoire, 70 % de ces pertes sont imputables à la demande, principalement à cause de la baisse de 18 % de la consommation des ménages[1] et des investissements des entreprises empêchés par le confinement. 30 % relèvent en revanche de l’offre (arrêts de travail liés aux gardes d’enfant, difficultés d’accès au lieu de travail, droit de retrait, etc.).

    Activités vitales

    Confinement oblige, la restauration et l’hébergement sont les secteurs les plus touchés (arrêt quasi total), devant la fabrication et la réparation des matériels de transport, le commerce, la construction et les transports (division par deux de l’activité avec des effets directs sur la qualité de l’air). « Après la fin du confinement, des effets persistants sont aussi attendus dans le tourisme et le transport sur longue distance en raison de la fermeture des frontières », ajoute Xavier Timbeau. Parmi les moins touchés : l’agroalimentaire, l’agriculture, l’eau, l’énergie et les déchets, dont les activités restent vitales.

    Chute du bilan carbone

    Autre conséquence logique de la baisse de la consommation des ménages, le bilan carbone des Français a chuté de 62 % lors de la première semaine de confinement, par rapport à la moyenne hebdomadaire observée au début de l’année. Publié ce 30 mars par le site Greenly, ce résultat s’appuie sur l’étude des relevés bancaires de 500 citoyens. Il montre que cette chute repose surtout sur la baisse des émissions liées aux transports et de façon plus marginale sur la réduction dans le secteur de la restauration. À noter que la baisse du bilan carbone n’est pas généralisée à tous les secteurs. Les émissions liées aux achats en ligne ont déjà progressé de 2,5 % selon Greenly. « Cette crise sanitaire est l’occasion de réfléchir à l’après et aux façons de construire un monde plus écoresponsable qui ne nous prive pas de notre liberté », estime Alexis Normand, l’un des fondateurs.

    Une relance verte ?

    Le confinement étant prolongé jusqu’au 15 avril en France, l’heure du plan de relance n’a pas encore sonné au niveau du gouvernement. Inspirés, certains parlementaires, dont le député Matthieu Orphelin, avaient pourtant souhaité poser des jalons dès la loi d’urgence pour protéger « le climat, la biodiversité et la justice sociale ». Mais leur amendement déposé le 20 mars avait aussitôt été rejeté. « Les mesures de restructuration proposées par ces députés sont peut-être arrivées un peu tôt. La demande de résilience va sans doute être très forte dans les semaines à venir », estime Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’université Paris Dauphine et expert à la convention citoyenne pour le climat.

    Tirer (vraiment) les leçons de la crise ?

    Le plan de relance de l’Union européenne donne aussi quelques indices. Dans les grandes lignes publiées le 26 mars à l’issue du sommet européen, les États membres affirment « devoir commencer à préparer les mesures nécessaires au retour à un fonctionnement normal des sociétés et des économies ainsi qu’à une croissance durable, intégrant notamment la transition verte et la transformation numérique, en tirant les leçons de la crise ». Une avancée notable alors que la Pologne et la République tchèque avaient annoncé quelques jours plus tôt leur volonté d’abandonner le Green Deal. « Ce pacte vert européen devrait être confirmé, voire rehaussé », estime Patrice Geoffron. Pour mémoire, le plan de relance suite à la crise de 2008 était « assez peu ambitieux (1 % de PIB additionnel) et surtout globalement indéterminé, avec une relance rond-point, un peu marron, un peu verte, et beaucoup d’occasions manquées », rappelle le professeur d’économie. Des occasions qu’il devient trop coûteux de rater.

    [1] Une consommation qui prend en compte les dépenses de santé, d’éducation et de logement, contrairement à l’Insee.

  • L’OCDE pour le lancement d’un Plan Marshall

    L’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) est issue de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) fondée en 1948 pour mettre en place le plan Marshall. Ce plan visait à faciliter la reconstruction de l’Europe dans un contexte de guerre froide. À partir de 1952, l’organisation se transforme en centre d’études et prend le nom d’OCDE en 1961. L’OCDE rassemble 36 États dont les États-Unis, le Canada, la plupart des États européens, le Japon, la Corée du Sud. Pour le Secrétaire général de l’OCDE, général, José Ángel Gurría, la situation actuelle est comparable à celle qui prévalait à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    Dans cet esprit, il a proposé que l’OCDE soit un des moteurs de la reconstruction économique. Il défend l’idée de plans internationaux afin de lutter contre les tentations protectionnistes. Il a indiqué que l’OCDE mobilisera ses compétences pluridisciplinaires pour éclairer et appuyer les actions nécessaires tant en matière de santé publique qu’en matière économique.

    À ses yeux, les États occidentaux devront revoir de nombreux process en matière de santé. La crise du coronavirus a, selon l’OCDE, mis en pleine lumière les faiblesses de nos systèmes de santé, depuis l’insuffisance du nombre de lits en soins intensifs et des effectifs de santé jusqu’à l’incapacité de fournir des masques en nombre suffisant et de réaliser des tests dans certains pays, en passant par les défaillances observées sur le plan de la recherche et de la fourniture de médicaments et de vaccins.

    L’OCDE appelle au déploiement d’efforts importants et coordonnés au niveau international pour assurer les ressources nécessaires afin de faire face à l’urgence de santé publique immédiate ainsi que pour atténuer le choc économique et trouver le chemin de la reprise.

    Ces efforts doivent s’articuler autour de quatre axes :

    Intensification de la coopération internationale

    Intensification de la coopération internationale en réponse au défi sanitaire. Cette coopération doit en premier lieu concerner la recherche de traitements et de vaccins. Quand ils auront été trouvés, les gouvernements devront veiller à ce que leur diffusion soit la plus large et équitable possible. La FDA aux États-Unis et l’Agence européenne des médicaments devraient s’employer ensemble à supprimer les obstacles d’ordre réglementaire pour les vaccins et les traitements.

    Élaboration de politiques publiques communes.

    Les Gouvernements devraient mobiliser sans délai les ressources nécessaires pour permettre aux économies d’atténuer l’impact négatif de la crise et accélérer la reprise, notamment en consacrant au plus vite des dépenses :

     aux soins de santé : utilisation intensive des tests ; traitement de tous les patients, indépendamment du fait qu’ils soient ou non assurés ; soutien aux personnels de santé ; rappel des professionnels de santé retraités et protection des groupes à risque ; intensification de la fourniture de masques, d’unités de soins intensifs et de respirateurs, entre autres ;

     aux personnes : dispositifs d’emploi temporaire, assouplissement des conditions d’obtention des prestations d’assurance chômage, transferts monétaires au profit des travailleurs indépendants et aides aux plus vulnérables ;

     aux entreprises : reports de paiement des charges et impôts, réduction ou report temporaire de TVA, accès élargi au fonds de roulement avec l’aide des lignes de crédit ou des garanties de l’État, dispositifs spéciaux de soutien aux PME, en particulier dans les secteurs de services et dans le secteur touristique.

    Coordination financière accrue.

    L’OCDE s’inquiète de la vulnérabilité de la sphère financière et demande que les États membres soient solidaires en cas de défaillance d’un établissement financier.

    La restauration de la confiance.

    La reprise économique suppose la création d’un climat favorable aux affaires, un climat qui s’était détérioré avec la montée des tensions protectionnistes. L’OCDE a, par ailleurs, annoncé le lancement d’une plateforme qui diffusera des informations actualisées et complètes sur les mesures prises par les pouvoirs publics des pays du monde entier, accompagnées de conseils dispensés par l’Organisation dans certains cas.

    Pour le Secrétaire général de l’OCDE, la situation actuelle impose la combinaison du New Deal de Roosevelt et du Plan Marshall sous l’administration Truman.

  • 3000 morts, uniquement à l’hôpital, du Coronavirus en France

    418 personnes sont mortes à l’hôpital ces dernières 24 heures, portant à 3024 le nombre de personnes mortes du coronavirus en France depuis le début de l’épidémie. Près de 21.000 patients sont désormais hospitalisés en France en raison du coronavirus, dont 5107 en réanimation.

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