Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Prolongation de l’état d’urgence en France : Mise en quarantaine des voyageurs à l’arrivée sur le sol français

    Prolongation de l’état d’urgence en France : Mise en quarantaine des voyageurs à l’arrivée sur le sol français

    Le gouvernement français a entériné, samedi 2 mai, la prolongation pour deux mois de l’état d’urgence sanitaire contre le Covid-19. Il sera donc en vigueur jusqu’au 24 juillet en dépit du début du déconfinement maintenu le 11 mai avec des restrictions sévères, le port de masque dans les transports publics et un flou artistique total autour des conditions de réouverture des écoles.

    La «quatorzaine obligatoire» va concerner «toute personne» qui rentre sur «le territoire national, dans un territoire ultra-marin ou en Corse», soit «souvent des Français partis à l’étranger» et «qui souhaitent revenir», a déclaré M. Véran, Ministre de la Santé lors d’un point-presse à l’issue du Conseil des ministres.

    Voyageurs mis en quarantaine – Quid des Français ?

    Entre autres dispositifs, la mise en place à l’endroit des voyageurs arrivant en France, la quarantaine et le placement à l’isolement, ce qui n’est pas sans conséquence sur la première destination touristique au monde, avec 83 millions de visiteurs par an.

    “La mise en quarantaine ne pourra être rendue obligatoire que lors de l’arrivée sur le territoire français”, a affirmé le ministre de la Santé Olivier Véran.

    Est ce que cela concernera toutes les frontières ou seulement les aéroports, ports et gares ? La réponse n’est pas encore connue.

    En tout cas, aucune disposition permettant l’exception sera prise pour les nationaux rentrant sur le territoire national, expatriés ou résidents. Il faut attendre le décret officiel pour connaître l’ampleur de la mesure cependant la méthode sera la suivante :

    • Contrôle santé à l’arrivée sur le territoire
    • Si sain – Il sera alors obligatoire de rester à son domicile en France pendant 14 jours
    • Si malade – il sera procédé à une mise à l’isolement à l’hôpital ou dans un centre d’accueil pendant 30 jours

    Il sera possible de contester les décisions devant le juge des détentions et de la liberté.

     

    Cette mesure d’isolement s’appliquera à tous les voyageurs.. et les transfrontaliers ?

    Cette politique recommandée par le conseil scientifique doit viser particulièrement les personnes en provenance de zones (EU ou non EU) à forte circulation du SARS-CoV-2, ainsi que de zones ou pays (EU ou non EU) selon le degré de contrôle sanitaire strict à leurs frontières. Cependant, les problèmes risquent d’être nombreux pour les transfrontaliers, en particulier pour ceux résidants en Belgique ou en Italie (pays au fort taux de circulation du Covid19), vont il pouvoir aller travailler ? Comment gérer un quotidien avec un risque de mise à l’isolement ? Les réponses ne sont pas encore connues,  les Etats frontaliers de la France ont tout intérêt à trouver une solution pour éviter d’accentuer la sclérose économique qui commence à s’installer.

  • Coronavirus : Quand l’Afrique s’inquiète pour l’Europe – un article de notre partenaire TV5 Monde

    Coronavirus : Quand l’Afrique s’inquiète pour l’Europe – un article de notre partenaire TV5 Monde

    « Les Européens s’inquiètent pour nous et nous nous inquiétons pour eux”, estime Felwine Sarr

    Il est l’un des intellectuels les plus importants du continent africain. Depuis le début de la pandémie de coronavirus, l’économiste et écrivain Felwine Sarr met son expertise au service du plan de résilience économique et sociale mis en place par le gouvernement sénégalais. Dans un entretien accordé depuis Dakar à TV5MONDE, l’auteur de l’essai Afrotopia (2016) et co-auteur du rapport sur la restitution des œuvres du patrimoine culturel africain (2018), livre une analyse sans concession de la crise en cours.

    TV5MONDE : Vous êtes à Dakar depuis le début de la pandémie. Quelle est la situation sur place ?

    Felwine Sarr : Dans l’ensemble, les gestes barrières sont respectés. Dans la rue, une large proportion de la population porte un masque. Dans les transports en commun, les pratiques évoluent aussi. Par contre, dans les lieux publics qui n’ont pas été fermés comme certains marchés, gargotes ou petits salons de thé, il y a une difficulté à respecter la distanciation sociale. Dans les supermarchés, malgré les marquages au sol, certaines personnes trouvent le moyen de ne pas s’y conformer. Il y a vraiment un travail à faire pour que les individus mettent de la distance entre les corps. Ce n’est pas facile, car la proximité est culturelle.

    TV5MONDE :  L’Afrique reste le continent le moins touché en nombre de morts et de cas de Covid-19. Pourtant, les prédictions des instances internationales sont alarmistes…

    Felwine Sarr : Cela montre la persistance de l’afro-pessimisme. Nous sommes à un peu plus de 200 000 morts du coronavirus dans le monde. L’Afrique en déplore entre 935 selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et 1 598 selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine (ce 30 avril, ndlr). Donc, nous sommes loin derrière.

    Il est d’ailleurs intéressant de comparer le Sénégal aux États-Unis, deux pays ayant connu leur premier cas à peu près au même moment. La différence de propagation du virus et de réponse politique est frappante. Nous avons agi rapidement, quand les Américains ont tergiversé.

    L’Europe, elle, a vu la crise arriver d’Asie sans se préparer à l’affronter, exception faite des pays du nord, de l’Allemagne ou du Portugal.

    Les représentations négatives sur l’Afrique sont si ancrées qu’on ne prend même plus la peine de regarder la réalité. Et quand la réalité présente va à l’encontre des représentations, on les déplace alors dans le temps futur. Même si le continent s’en sort plutôt bien, il faut donc prédire une catastrophe. Tout, sauf admettre que l’Afrique s’en sort face au Covid-19.
    Actuellement, le nouveau narratif est d’affirmer qu’il n’y aura peut-être pas de catastrophe mais que nous allons mourir de faim à cause de la crise économique. Toujours la même image misérabiliste.

    Quand le monde nous prédisait le pire, nous étions au travail…Felwine Sarr, économiste et écrivain

    TV5MONDE :  Il y a selon vous, une difficulté à reconnaître que des pays africains puissent mieux gérer que les puissances mondiales ? 

    Felwine Sarr : Oui, c’est un racisme structurel qui s’ignore. Il y a quelque chose de rassurant à avoir toujours le sentiment qu’on est mieux organisé, mieux préparé que les autres. Les Européens s’inquiètent pour nous, alors qu’ici, nous nous inquiétons pour eux. Quand l’OMS appelle “l’Afrique à se réveiller”, alors que c’est l’hécatombe partout ailleurs, c’est peut-être eux (Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS le 18 mars, ndlr), qui devraient se réveiller ! Car nous ne dormons pas, bien au contraire. Fondamentalement, la meilleure réponse que peut donner l’Afrique c’est de relever ses propres défis sans passer son temps à répondre à ceux qui ne veulent pas voir les évidences.

    TV5MONDE :  Vous êtes signataire d’une tribune publiée dans le magazine Jeune Afrique, dans laquelle la crise sanitaire en cours est décrite comme “une opportunité historique pour les Africains, de mobiliser leurs intelligences […], de rassembler leurs ressources endogènes, traditionnelles, diasporiques, scientifiques, nouvelles, digitales, leur créativité…”. Est-ce un vœu pieux ou une réalité concrète ? 

    L’Afrique est vaste, donc je vais me contenter de parler du Sénégal. Dès le début de la crise, les universitaires ont créé des groupes de travail par champs de compétence. Nous en avons monté un en économie afin d’anticiper l’impact au niveau des transports, du tourisme, du commerce, de la culture et du secteur informel très exposé en ce moment. Nous avons réfléchi à des mesures que l’État pourrait prendre pour garantir aux individus des revenus plus durables et stables. Nous avons rencontré le ministre de l’Economie pour lui proposer notre aide.

    Désormais nous travaillons sur le plan de résilience économique et sociale lancé par le président de la République Macky Sall le 3 avril. Cette synergie s’est aussi produite dans le domaine du droit, de la gestion, de la science et de la médecine. C’est une excellente démonstration de l’impact que la société civile peut avoir. Quand le monde nous prédisait le pire, nous étions au travail afin d’apporter une réponse adaptée aux spécificités de nos sociétés.

     

    TV5MONDE :  La crise a t-elle modifié le regard des Africains sur l’Occident  ? 

    Felwine Sarr : Beaucoup ont compris que l’Eldorado européen n’existe pas. Des Sénégalais immigrés en Italie sont rentrés au plus fort de la crise. Ces sans-papiers ont pris le risque, sans garantie de pouvoir repartir. Ils ont considéré qu’il valait mieux pour eux d’être ici. En tant que membres de la classe sociale la moins favorisée, ils font partie des plus vulnérables. Bien évidemment, ces sociétés ont leurs forces et leurs avancées. Mais aujourd’hui, leurs limites sont apparues au grand jour.

    L’Afrique n’est pas surendettée. C’est faux.Felwine Sarr, économiste et écrivain

    TV5MONDE : Pour un grand nombre de pays, la question de la dépendance à la Chine se pose. Est-ce le cas en Afrique, dont la Chine est le premier partenaire commercial ? 
    Felwine Sarr : La Chine est un important partenaire commercial mais nous n’en sommes pas dépendants. Nous n’avons pas délocalisé en masse, donc la question de la relocalisation ne se pose pas. Dans le milieu des économistes, le débat tourne plutôt autour de la réorientation de nos économies. Comment les restructurer ? Les rendre moins dépendantes des matières premières ? Comment créer sur place des industries nous permettant d’atteindre l’auto-suffisance alimentaire ?

    Du point de vue stratégique, le secteur de la santé doit absolument être indépendant. Car quand il n’y a plus de commerce international, les pays ferment leurs frontières et gèrent leurs stocks. Là dessus, un travail doit être fait après la crise.

     

    TV5MONDE : Le G20 s’est mis d’accord pour suspendre pendant un an la dette de 76 pays à bas revenus dont 40 pays africains. Qu’en pensez-vous ? 

    Felwine Sarr : Je l’apprécie diversement. Quand on regarde les choses du point de vue des revenus monétaires, on se dit que cela peut permettre une bouffée d’oxygène. Il y avait à peu près 44 milliards de dollars à rembourser cette année et les pays concernés pourront les réinjecter dans les fonds de lutte contre le Covid-19.

    Mais du point de vue structurel, l’Afrique n’est pas surendettée. C’est faux. Le continent à un ratio dette sur PIB de 60%, ce qui est soutenable. Dans les 15 pays les plus endettés au monde on trouve des grandes puissances économiques comme le Japon (en 1ère position avec un endettement à hauteur de 238 % de son PIB), les Etats-Unis (105%)  ou la France (100,4%)…

    En volume, la dette africaine représente environ 500 milliards de dollars, soit 0,2 % de la dette globale. Le problème c’est que “la dette africaine” est devenue un totem. Une notion que l’on n’interroge pas et qui va de soi.

    Là encore, le discours ne correspond pas à la réalité. Après l’Initiative pays pauvres très endettés (PPTE), à la fin des années 90 et l’Initiative multilatérale d’annulation de la dette en 2005, les pays africains ont retrouvé des ratios dette sur PIB très bas (à cette époque le Sénégal était à 20% seulement). Mais ils se sont réendettés rapidement : durant les 10 dernières années les ratios ont doublé, voire triplé, sans pour autant excéder les limites de la soutenabilité. Depuis, dans l’imaginaire collectif, l’Afrique croule sous la dette, ce qui n’est pas le cas.

    Nous ne devrions pas tendre la main.Felwine Sarr, économiste et écrivain

    TV5MONDE : Comment expliquer que ce mythe perdure ?

    Felwine Sarr : C’est une bonne question… Pourtant, il suffit d’une recherche Google sur les ratios pour vérifier. La dette est un de mes secteurs de recherche et jai co-rédigé plusieurs articles scientifiques à ce sujet. Pour comprendre, il faut regarder au bon endroit. Nos pays ont une difficulté à mobiliser des ressources fiscales conséquentes et des investissements adéquats. Quand vous vous endettez, c’est pour rendre votre économie plus productive en générant des ressources qui permettront ensuite de rembourser.

    Économiquement, la dette n’est pas un problème si elle est sous contrôle, c’est-à-dire bien investie. Malheureusement, certains Etats africains profitent de cette crise pour jouer sur ce que je nomme la politique de la compassion et demander l’annulation de leur dette. Hors, nous ne devrions pas tendre la main. Il faut changer de discours. Assumons nos dettes, payons-les, gérons -es comme il faut et arrêtons de venir quémander une annulation tous les vingt ans.

     

    TV5MONDE : Quelle est la leçon principale à tirer de cette crise en cours ? 

    Felwine Sarr : Nous habitons le même monde et partageons un destin commun. Cette crise est celle de l’anthropocène*. Nous savons qu’elle résulte de nos modes de vie, de la dévastation de la biodiversité et de la réduction de l’habitat naturel d’espèces non humaines. Nul ne sera épargné des effets d’une crise climatique d’ampleur. La pandémie nous montre la nécessité radicale de changer notre rapport à l’écologie, la surconsommation et les excès économiques et industriels.

    D’ailleurs, depuis l’arrêt de cette course folle, les villes respirent mieux et certains animaux y réapparaissent. Au niveau social, la crise a révélé de manière éclatante les fractures sociales. Mais il ne faut pas être idéaliste. Chez certains, la tentation de reprendre de plus belle sera là. Rattraper le temps perdu, des points de croissance, maintenir un système… Si un désir de changement est bien présent, il faudra qu’il s’exprime de manière concrète, par l’action sociale et la force collective.

    *signifie littéralement « l’âge de l’Homme ». Ère géologique actuelle se caractérisant par des signes visibles de l’influence de l’être humain sur son environnement, en particulier sur le climat et la biosphère.

    Un article TV5 MONDE

    TV5MONDE

  • Les eurodéputés demandent plus à Bruxelles pour soutenir le fromage et le vin

    Les eurodéputés demandent plus à Bruxelles pour soutenir le fromage et le vin

    Frustrés par les mesures d’urgence proposées par la Commission européenne pour soutenir l’agriculture, les eurodéputés demandent des efforts supplémentaires pour les fromages et le vin.

    Un article de notre partenaire, Euractiv.

    Avec de « fortes réserves ». C’est ainsi que la commission Agriculture (AGRI) du Parlement européen a accueilli le paquet de mesures d’urgence proposé la semaine dernière par Bruxelles pour venir en aide au secteur agricole frappé par la pandémie de coronavirus.

    Les eurodéputés en veulent davantage, et l’ont fait savoir dans une lettre adressée lundi 27 avril au Commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, signée du président de la commission AGRI, l’Allemand Norbert Lins. Ils demandent notamment des efforts supplémentaires à l’égard de la viticulture et de la production de fromages, deux secteurs parmi les plus durement frappés par la crise.

    Fromage : des règles plus souples

    Les eurodéputés appellent la Commission européenne à mieux cibler leurs aides vers les producteurs de fromage les plus touchés par les mesures de confinement. C’est notamment le cas en France des fromages AOP (Appellation d’origine protégée), qui ont vu leurs ventes chuter de 60 %. Et même de 70 à 100 % pour les entreprises les plus exposées, TPE, PME et producteurs fermiers en tête.

    Depuis plusieurs semaines, le gouvernement français assouplit déjà par voie réglementaire les cahiers des charges de ces appellations, pour permettre, par exemple, de stocker davantage de lait à la ferme pour le Bleu d’Auvergne. Insuffisant, assènent les députés européens.

    Pour les parlementaires, les aides au stockage privé proposées par Bruxelles seraient trop restrictives pour ces fromages. Ils incitent Bruxelles à les ouvrir à « toutes formes de stockage, y compris le caillé, au lieu d’attendre la fin de la période de maturation ». Ils proposent aussi d’assouplir la durée minimale de stockage éligible, en fonction du type de fromage. Ces nouvelles dispositions « permettraient de reporter de plusieurs mois la commercialisation de ces fromages » et de soutenir les filières.

    Vin : une aide financière plus conséquente

    Pour le secteur vitivinicole, les eurodéputés appellent la Commission européenne à financer les mesures de crise par des fonds spécifiques, en dehors des programmes nationaux de soutien, « qui ont déjà été presque entièrement utilisés ». Les organisations françaises de la filière vitivinicole ont notamment fait part, le 23 avril, de leur colère face à « l’absence de crédits supplémentaires ». Elles appellent le gouvernement et les élus à se mobiliser pour « obtenir une solution budgétaire européenne ».

    Par ailleurs, les eurodéputés invitent Bruxelles à permettre aux producteurs de « bénéficier d’un soutien à la fois pour le stockage de crise et la distillation de crise ». Ils recommandent aussi de financer une réduction des rendements maximaux à l’hectare, de réduire les volumes de vin et d’investir dans des vins de meilleure qualité. Les parlementaires souhaitent enfin que la Commission lève les restrictions sur les activités promotionnelles liées au vin sur le marché intérieur et qu’elle rende « l’indication de l’année de récolte facultative ».

  • Carte du Covid-19 en France : 3 départements mal classés

    Carte du Covid-19 en France : 3 départements mal classés

    Certains aspects de la carte du déconfinement ont surpris les habitants du Lot, du Cher et de la Haute-Corse, qui ont découvert leur département classé rouge. Pour au moins deux d’entre eux, il s’agit d’une erreur liée aux méthodes de comptage.

    Jeudi soir, le ministre de la Santé Olivier Véran a levé le voile sur une première version de la carte des départements, qui conduira à définir ceux qui, au 11 mai, bénéficieront d’un déconfinement plus ou moins strict. Or pour trois d’entre eux, le Lot, la Haute-Corse et le Cher, le classement en rouge a étonné non seulement les habitants mais aussi les personnels de santé.

    Carte du classement des départements en France selon leurs niveaux d’exposition au Covid-19

    En réalité, pour au moins deux des trois départements, le Lot et le Cher, il s’agit d’erreurs – et il y a « un doute » pour la Haute-Corse. Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’Agence régionale de santé d’Occitanie a envoyé un communiqué en précisant que l’indicateur retenu au niveau national pour le Lot était « vraisemblablement faussé« , le nombre de passages aux urgences pour suspicions de Covid-19 ayant sûrement été surévalué par rapport à la réalité. « Les données imputées par erreur vont être rectifiées dans les centres hospitaliers concernés », ajoute l’ARS.

    Invité de France Bleu Occitanie, le président du département, Serge Rigal, s’est dit « soulagé » mais « en colère« . « Je ne peux pas imaginer qu’on ait pu faire cette carte sans appeler l’ARS locale ou le préfet local et qu’on mette un département, qui plus est rural comme le nôtre, en difficulté« , a-t-il expliqué.

    Selon les informations de France Bleu Berryla préfecture du Cher a confirmé que le classement en rouge du département était également erroné.

    Quant à la Haute-Corse, là aussi l’ARS a pris la parole, mais pour faire état de « doutes » sur ce classement : « Les modalités du codage par le centre hospitalier de Bastia entraînent une surestimation du nombre de passages aux urgences pour Covid en décalage avec le nombre de cas testés positifs« , explique l’agence, qui explique qu’une « fiiabilisation » et, le cas échéant, une correction, seront mises en place.

  • 12 pays veulent libérer les compagnies aériennes de l’obligation de remboursement

    12 pays veulent libérer les compagnies aériennes de l’obligation de remboursement

    Douze pays européens, dont la France, ont demandé mercredi à la Commission européenne de suspendre l’obligation faite aux compagnies aériennes de rembourser les passagers dont les voyages ont été annulés à cause du coronavirus, pour soutenir un secteur durement touché par la crise.

    Quels pays ?

    Ces pays (Belgique, Bulgarie, Chypre, République tchèque, Grèce, France, Irlande, Lettonie, Malte, Pays-Bas, Pologne et Portugal) demandent à ce que ces compagnies puissent imposer des avoirs à la place, dans une déclaration conjointe publiée à l’occasion d’une réunion par vidéoconférence des ministres européens des Transports.

    Pas de remboursement en cash

    L’obligation de rembourser les billets annulés en cash, si le passager le décide, place les compagnies aériennes dans une situation difficile, en les confrontant à de graves problèmes de trésorerie », font valoir ces pays.

    Ils appellent la Commission « à proposer, de façon urgente, un amendement temporaire (…) qui permette aux compagnies aériennes de choisir la façon de rembourser les passagers ».

    Selon l’Association internationale du transport aérien (Iata), le poids des remboursements de vols annulés s’élève pour les compagnies en Europe à 10 milliards de dollars.

    « Le but partagé de l’Union européenne et ses Etats membres doit être de préserver la structure du marché du trafic aérien européen au-delà de la crise actuelle, tout en prenant en compte les intérêts et la nécessaire protection des passagers », poursuivent les 12 pays.

    Ils estiment qu’imposer des avoirs de façon temporaire est « possible et acceptable pour les consommateurs, si certains principes clés sont pris en compte ». Ils insistent aussi sur la nécessité de protéger les détenteurs de tels avoirs, de longue durée, contre le risque de faillite des compagnies qui les ont délivrés.

    l’Union européenne veut protéger les citoyens

    Une demande similaire a été émise par l’Allemagne. Mais mardi, la commissaire européenne aux Transports Adina Valean a rejeté cette option. « Je pense qu’à ce stade, les passagers devraient conserver leur droit à opter pour un remboursement », a-t-elle déclaré lors d’une vidéoconférence avec la commission Transports du Parlement européen.

     

  • 240 millions d’euros pour les Français de l’Etranger

    Courrier envoyé aux élus indiquant les mesures prises

    Ce jeudi 30 avril , le ministre des affaires étrangères a repris le dossier des Français de l’Etranger en main.

    Après les déboires de ces secrétaires d’Etats au cours des deux dernières semaines, Jean-Yves Le Drian a décidé de prendre le dossier à bras le corps. Fin connaisseur des arbitrages ministériels, il a réussi à obtenir 240 millions d’euros pour les Français de l’Etranger.

    Priorité au Réseau scolaire

    La première mesure, et qui était fortement attendue, concerne le réseau des Lycées et Ecoles françaises à l’étranger. C’est donc 100 millions d’euros qui seront consacrés au soutien des établissements scolaires et ce seront tous les types établissements en gestion directe ou non qui seront accompagnés sous l’égide de l’ambassadeur. Ce dernier aura pour tache d’évaluer de façon juste et ainsi permettre l’adaptation aux réalités locales.

    50 millions supplémentaires viendront aussi abonder les enveloppes pour les bourses, avec une réévaluation des besoins en juin. Les conseils consulaires et les établissements qui doivent se réunir avant le 22 mai vont pouvoir ainsi augmenter le nombre de bénéficiaires sans rogner sur le montant alloué. C’est une bonne nouvelle, l’équation parraissait insoluble à nombre d’élus dont Mehdi Benlahcen, élu au Portugal, président du groupe Solidarité et Ecologie, qui avait émis un courrier à destination du gouvernement ce mercredi 29 avril.

    L’action sociale n’est pas oubliée

    Alors que la communauté des Français de l’Etranger s’était levée comme un seul homme pour défendre le programme STAFE qui soutient les associations à travers la sélection de projets, le gouvernement a précisé ses motivations et ses ambitions. Alors que l’opposition comme la presse avaient souligné la réduction drastique des Fonds (-50% en deux ans), les consulats avaient annoncé en début de semaine l’annulation pure et simple de la campagne 2020. Aujourd’hui,  il a été annoncé via un courrier aux élus, la mise en place d’un fonds de 50 millions d’euros qui seront distribués aux associations locales reconnues pour leurs actions sociales. Les modalités de répartition ne sont pas encore arrêtés, mais Jean-Baptiste Lemoyne dans un autre courrier datant du mardi 28 avril indiquait vouloir y associer la commission en charge du STAFE usuellement.

    En sus 20 millions d’euros seront consacrés aux mesures sanitaires à prendre dans les consulats ou pour assister des Français pour un rapatriement lié au Covid-19.

    Ce plan historique pour les expatriés rassure quant à l’avenir du réseau de la diplomatie d’influence et de ceux liés à la scolarité tout en imprimant une réelle volonté du chef de l’Etat comme de son parti de reconquérir le coeur et le vote des Français résidant hors de France.. Rappelons que plus de 92% du corps électoral votant à l’étranger avait voté pour le Président de la République.

  • Découvrez les cartes des départements français les plus touchés en France par le Covid

    Découvrez les cartes des départements français les plus touchés en France par le Covid

    Les Français découvrent ce jeudi la nouvelle manière dont le gouvernement entend présenter l’évolution de l’épidémie de Covid-19 sur le territoire.

    Après avoir détaillé le bilan hospitalier des dernières 24 heures, le Ministre de la Santé, Olvier Veran,  a dévoilé la carte du coronavirus, département par département.

    Cette carte comporte, comme distinguo essentiel, une coloration en vert, orange ou rouge en fonction de divers facteurs concernant la crise sanitaire. Sur ces premières cartes, 35 départements français se trouvent en rouge.

  • Fin de la Ligue 1 en France, le PSG sacré champion !

    Le bureau de la Ligue de football professionnel (LFP) s’est réuni ce jeudi matin deux jours après l’annonce de l’arrêt du championnat par Edouard Philippe, Premier ministre.

    Selon les informations de l’AFP, Nathalie Boy de la Tour, Didier Quillot, Noël Le Graët, les présidents représentants le collège de la Ligue 1 (Al-Khelaïfi, Caillot, Chabane, Eyraud, Joannin, Kita, Nicollin et Caïazzo), les syndicats des différentes familles (joueurs, entraîneurs…), entre autres, ont entériné cette décision.

    Le PSG champion

    Ils en ont aussi profité pour avancer sur l’établissement du classement. L’option de le figer à la 28e journée selon l’idée du quotient a été retenue. Celle de sacrer le PSG champion de France aussi. Selon ces critères, les Parisiens devancent donc l’OM, 2e, et Rennes, 3e. Lille est 4e alors que Reims et Nice, respectivement 5e et 6e, peuvent prétendre à une qualification en Ligue Europa si les finales des coupes nationales ne se jouaient pas. Lyon, 7e, ne se qualifiera pour l’Europe qu’en cas de victoire en finale de Coupe de la ligue (si elle a lieu) ou de Ligue des champions. Amiens et Toulouse seront relégués alors que Lorient et Lens seront promus. Lorient est déclaré champion de Ligue 2. La dernière incertitude demeure sur la composition de la Ligue 2 la saison prochaine: à 22 clubs ou pas.

    L’OL privé d’Europe?

    Cette décision sera soumise aux votes d’abord du CA de la Ligue ce jeudi après-midi puis lors de l’assemblée générale de la LFP qui aura lieu au courant du mois de mai. Elle fera évidemment grincer des dents Jean-Michel Aulas, président de l’OL, puisque, dans cette configuration, son club sera privé de Coupe d’Europe (sauf à remporter la finale de la Coupe de la Ligue ou celle de la Ligue des champions). Ces derniers jours, le dirigeant multiplie les tentatives de sauver la saison en avançant l’idée de disputer des playoffs. Gérard Lopez, président de Lille, ne devrait pas être davantage ravi. Le dirigeant du Losc, 4e, a lui proposé de simuler la fin de saison.

    Aucune de ces options n’a les faveurs de la LFP qui a donc donné sa préférence pour l’issue de cette saison 2019-2020 qui restera dans les annales.

  • L’UE lance une nouvelle procédure contre la Pologne concernant la liberté judiciaire

    La Commission européenne a lancé une nouvelle procédure formelle contre des réformes en Pologne.

    Varsovie dispose de deux mois pour apaiser les inquiétudes concernant une loi adoptée en décembre qui, selon l’exécutif européen, menace l’indépendance du pouvoir judiciaire.

    Des juges pouvant être sanctionnées par l’exécutif

    La loi qui chagrine Bruxelles et a poussé la Commission à ouvrir une nouvelle procédure d’infraction contre la Pologne le 29 avril, instaure une révision du régime disciplinaire des juges. Elle a été adoptée en décembre 2019 et est entrée en vigueur en février dernier.

    Elle introduit la responsabilité disciplinaire des juges, notamment pour la remise en cause de l’efficacité de la nomination d’un juge sur recommandation du nouveau Conseil national de la magistrature et pour l’activité publique, ce qui, selon les détracteurs de la réforme, est incompatible avec les principes d’indépendance des tribunaux et des juges.

    L’indépendance de la justice garantit par le droit européen

    Pour la Commission européenne, ces dispositions empêchent les tribunaux d’appliquer directement certaines dispositions du droit communautaire qui protègent l’indépendance du pouvoir judiciaire.

    L’exécutif de l’UE a souligné que la procédure d’infraction avait pour but de « sauvegarder l’indépendance des juges en Pologne », car la loi entrée en vigueur en février permet de punir les magistrats qui critiquent les réformes du système judiciaire effectuées par le gouvernement, et présente des « risques évidents » de contrôle et d’influence politiques sur les décisions judiciaires.

    « Les États membres peuvent réformer leur système judiciaire, mais ils doivent le faire sans violer les traités de l’UE. Nous avons lancé aujourd’hui une procédure d’infraction car il existe des bases juridiques solides pour cela », a déclaré Vera Jourova, la vice-présidente de la Commission chargée des valeurs et de la transparence, face aux journalistes.

    « Il existe des risques évidents que les dispositions concernant le régime disciplinaire des juges puissent être utilisées pour exercer un contrôle politique du contenu des décisions judiciaires », a-t-elle poursuivi.

    Pour Vera Jourova, « c’est une question qui concerne l’Europe car les tribunaux polonais appliquent le droit européen. Les juges d’autres pays doivent pouvoir être certains que les magistrats polonais agissent en toute indépendance. Cette confiance mutuelle constitue le fondement de notre marché unique ».

    La Pologne a déjà rejeté à maintes reprises les critiques de la Commission sur ses réformes judiciaires. Les représentants du gouvernement affirment que certaines réglementations instaurées en Pologne existent déjà dans les systèmes juridiques d’autres États membres.

    La nouvelle lettre de mise en demeure adressée aux autorités polonaises stipule également que la nouvelle loi contraint les juges à divulguer des informations spécifiques sur leurs activités non professionnelles.

    Des dispositions jugées incompatibles avec le droit au respect de la vie privée et avec le droit à la protection des données à caractère personnel, garantis par la Charte européenne des droits fondamentaux. Elles contreviennent également au règlement général sur la protection des données (RGPD).

    Le gouvernement polonais dispose désormais de deux mois pour répondre à la lettre. À l’issue de ce processus, d’autres actions pourront être entreprises, telles que le dépôt d’une plainte contre la Pologne auprès de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

    Il s’agirait d’une nouvelle action en justice contre la Pologne devant la CJUE pour non-respect de l’État de droit.

● Radio en direct
En pause