Le coronavirus et le confinement qui y est associé a de multiples conséquences, parmi celles-ci, un désastre en vue pour de nombreux commerces.
Nous avons rencontré Frédéric, qui tient avec son épouse la librairie des lycées au coeur de la ville de Luxembourg. Si la situation est difficile, il nous a aussi fait part de leurs idées pour relever la tête.
Un désir d’expatriation
Comme beaucoup de nos compatriotes qui ont tenté l’aventure au Benelux, les gérants de la librairie des lycées ont voulu vivre une aventure internationale. Une expatriation et aussi une volonté d’être commerçants. La librairie, entourée par plusieurs établissements scolaires, est spécialisée dans les manuels scolaires ainsi que tout le matériel nécessaire pour les élèves.
Le Coronavirus, le confinement et la fermeture des lycées, a forcément tout chamboulé. La librairie fermée, sans la puissance de frappe des grands groupes internationaux, impossible de faire rentrer de la trésorerie. Et pourtant, l’établissement est bien connu des habitants de Luxembourg. Le Grand Duché, comme l’ensemble de l’Europe, souffre économiquement et ses commerçants sont en première ligne.
Des bons offrant 50% de réduction à disposition
Face à cette crise inédite, la librairie des lycées propose une solution qui lui permettra de rester à flots et aussi à ses clients, eux aussi touchés par la crise économique, d’économiser: des bons commandables dès maintenant et utilisables de début juillet à décembre: 20€ pour 40€ d’achat, soit 50% de réduction. Une offre spectaculaire à laquelle les résidents du Grand Duché, esperons-le, adhéreront en masse. Soyons solidaires avec nos commerçants tout en faisant des économies!
Le Royaume-Uni et les États-Unis ont engagé des discussions sur un accord commercial, qui figure parmi les priorités de Londres depuis sa sortie de l’UE. Dans le même temps, les négociations commerciales de l’après-Brexit s’enlisent.
La ministre britannique du Commerce international, Liz Truss, et son homologue américain, Robert Lighthizer, ont ouvert une période de deux semaines de pourparlers par vidéoconférence, qui implique plus de cent fonctionnaires de part et d’autre de l’Atlantique.
Le Royaume-Uni espère profiter pleinement de sa nouvelle capacité à conclure des accords de libre-échange en élargissant son marché d’exportations de voitures, de céramique, de whisky et de fromage. Les États-Unis ont quant à eux signifié dans leurs objectifs de l’année dernière qu’ils souhaitaient garantir aux Britanniques un accès illimité aux produits agricoles américains et des droits de douane réduits à l’exportation de biens manufacturés.
Le gouvernement de Boris Johnson a choisi de privilégier les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon pour conclure des accords commerciaux post-Brexit. En 2018, le pays de l’Oncle Sam, le plus important partenaire commercial du Royaume-Uni, représentait à lui seul presque 19 % des exportations britanniques et 11 % de ses importations.
Depuis le départ du Royaume-Uni de l’UE le 31 janvier, les pourparlers avec l’Europe n’ont guère avancé. Les deux tours de négociations restants avant un sommet en juin détermineront si un accord pourra être conclu cette année ou non. Et le refus du gouvernement britannique de prolonger la période de transition de l’après-Brexit a élargi la possibilité de retour à des échanges commerciaux aux conditions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2021.
Le vice-premier ministre irlandais, Simon Coveney, a admis que les négociations traînaient, que « le temps [était] compté et qu’il y [avait] encore beaucoup de choses à faire ».
Selon une analyse du Ministère britannique du Commerce international, un accord avec les États-Unis revêtirait plutôt une signification politique qu’un intérêt économique. Sur les quinze prochaines années, l’économie britannique n’augmenterait que de 0,16 %, soit 3,9 milliards d’euros, si tous les tarifs douaniers avec les États-Unis étaient abolis. Actuellement, le Royaume-Uni dégage un excédent commercial de 45 milliards de livres sterling (environ 50 milliards d’euros) vis-à-vis des États-Unis.
Peu de chance de boucler un accord cette année
Même si le gouvernement britannique désire signer un accord avec les Américains avant la fin de l’année, parallèlement au pacte de l’après-Brexit avec l’UE, les élections au Congrès et à la présidence des États-Unis qui se tiendront en novembre réduisent les chances de parvenir à un consensus à temps.
Des analystes de marché corroborent cette hypothèse, et ce malgré la volonté manifeste de Boris Johnson et de Donald Trump d’avancer rapidement pour décrocher une courte victoire politique.
Les pourparlers américano-britanniques ont été accueillis avec prudence par les hommes d’affaires du Royaume-Uni. Adam Marshal, le directeur de la Chambre du commerce britannique, affirme que « des accords commerciaux solides avec l’Union européenne comme les États-Unis favoriseront la relance et la croissance future ».
Malgré le fait que la majorité des sièges obtenue par Boris Johnson à la Chambre des communes ne lui rendra pas la tâche de trouver un accord avec les États-Unis trop difficile, l’éventualité que Washington cherche à accéder aux marchés publics du système de santé britannique, le National Health Service (NHS), suscite des inquiétudes — tout comme l’exportation de poulet chloré et de bœuf aux hormones au Royaume-Uni.
À cet égard, Boris Johnson promet d’être « dur en affaires ». Et Liz Truss d’ajouter que le Royaume-Uni ne tirera pas ses normes de sécurité alimentaire vers le bas.
« Nous observons encore des divisions au sein du gouvernement entre ceux qui sont prêts à signer tout ce que les États-Unis leur présenteront [et les autres] », a indiqué Sam Lowe, expert au Centre for European Reform (CER) et membre du Groupe consultatif sur le commerce du gouvernement britannique, à Euractiv.
« Les États-Unis, comme l’Union européenne, ont tendance à obtenir ce qu’ils veulent », a-t-il affirmé.
Le 20 avril dernier, un baril de pétrole West Texas Intermediate (WTI) à livrer en mai avait un prix négatif, -37 dollars, ce qui signifiait que les vendeurs devaient payer les acheteurs. Le 27 avril, les prix de juin ont également chuté de plus d’un quart, mais sont restés positifs, à un peu plus de 12 dollars le baril. Dans une proportion moindre, le prix de pétrole échangé à Londres a également baissé et a perdu près des deux tiers de sa valeur depuis le 31 décembre 2019. Cette chute est la conséquence d’une réduction sans précédent de la consommation, -30 % en quelques semaines, et d’une guerre des prix entre les deux premiers exportateurs, la Russie et l’Arabie Saoudite.
Baisse des cours temporaires ?
Cette baisse des cours est-elle temporaire et donc amenée à disparaître avec le reflux espéré du covid-19 ou est-elle durable en raison de changements profonds au sein de l’économie mondiale ? À la fin des années 40, deux économistes du développement, Raúl Prebisch et Sir Hans Singer, estimaient que sur le long terme le prix des matières premières chuterait en phase avec celui des produits manufacturés. Leur thèse était fondée sur le fait qu’avec le temps, les ménages consommeraient plus de services et moins de biens manufacturés lourds. Le taux de renouvellement de ces produits aurait tendance à diminuer. Les produits industriels sont de plus en plus légers et incorporent moins d’énergie et de matières premières. L’intensité énergétique qui correspond à la quantité d’énergie finale utilisée dans l’économie une année donnée pour produire une unité de PIB s’améliore d’année en année. Elle a ainsi baissé de plus de 30 % en France entre 1980 et 2018. Le prix de l’énergie est également orienté à la baisse avec la multiplication des sources dites renouvelables et par le développement du pétrole ainsi que du gaz de schiste.
Des nouveaux producteurs et des nouveaux consommateurs
Les années 1990/2010 ont été marqués par la montée en puissance des pays émergents d’Asie et en premier lieu de la Chine qui est devenue le principal acteur du marché de l’énergie et des matières premières. Elle est le premier importateur mondial de pétrole et le deuxième consommateur (14 % du total) derrière les États-Unis (19 %) qui sont autosuffisants. Corrigés de l’inflation, le prix du pétrole a retrouvé le niveau qui était le sien entre 1870 et 1970. Lors de ces 160 dernières années, le cours du baril a connu de fortes hausses temporaires liées à des évènements particuliers. La guerre civile américaine au XIXe siècle, les deux chocs pétroliers, l’essor des pays émergents durant les années 2000 ont entraîné des augmentations vives mais assez courtes. Cette évolution vaut également pour les produits de base. L’indice des prix de ces produits est élaboré depuis 1800. Avec la crise sanitaire en cours, il a retrouvé son niveau de 1860.
La reprise de l’économie devrait provoquer un rebond du prix du pétrole d’autant plus que les pays producteurs ont mis en place un accord de régulation de la production. Ce dernier prévoit une diminution historique de 20 % du pétrole mis sur le marché. Même avec une amélioration du contenu en énergie de la croissance, les besoins au sein des pays émergents et des pays en voie de développement, africains en particulier, restent importants. Le retour à la normale sur les marchés des matières premières et de l’énergie devrait intervenir en 2021 avec néanmoins un ralentissement de la croissance de longue période de la demande.
Le coordonnateur national à la stratégie de déconfinement, Jean Castex, était auditionné par la commission des lois du Sénat.
Le déconfinement sera-t-il de courte durée? A quelques jours de la date fatidique du 11 mai, le monsieur déconfinement du gouvernement, Jean Castex, a assuré ce mercredi aux sénateurs avoir déjà préparé un plan de « reconfinement » en cas de résurgence de l’épidémie de coronavirus dans les semaines et les mois à venir.
« Dans le plan de sortie du confinement que j’ai préparé, j’ai proposé que soit également prêt un plan éventuel de reconfinement – parce que ça se prépare », a-t-il affirmé lors de son audition par la commission des lois du Sénat.
« Se donner les moyens d’agir immédiatement »
Interrogé par le sénateur Philippe Bas, Jean Castex a évoqué la possible apparition de nouveaux clusters sur le territoire, « des endroits localisés où on voit une résurgence de l’épidémie ».
A partir du 11 mai, « dès que (…) le nombre de patients positifs, au-delà des cas contacts, sera anormalement élevé, alors il faudra effectivement – y compris de manière localisée – se donner les moyens d’agir immédiatement ». Idem dans les départements rouges « si la circulation du virus est intense ».
Un appel à « la mobilisation nationale »
« Nous aurons un plan (de reconfinement) prêt au cas où, ce n’est pas notre objectif », a-t-il poursuivi. « Si on ne veut pas que ça arrive, l’un des meilleurs moyens, c’est que nous respections les règles essentielles, les mesures barrières, le lavage des mains, le port du masques dans certaines situations, aller se faire tester dès qu’on a un symptôme… »
Selon lui, « la mobilisation nationale sera un facteur déterminant » pour la réussite – ou l’échec – du déconfinement.
L’Association FdEif exige le Changement de la loi de finances des non-résidents (article 13 de la LFI 2019 et article 12 de la LFI 2020). Cette association fondée en 2019 par Jean Calvignac, ancien d’IBM, désormais à la retraite en Caroline du Nord, est le fruit d’un combat de 2 ans. Les actions de son fondateur ont permit de réunir de très nombreux Français de l’Etranger à travers le groupe Facebook.
Son but ? Défendre les non-résidents les plus démunis et que les membres considèrent comme spoliés par la loi de finances 2019. Ce mouvement fait partie des interlocuteurs retenus par le gouvernement dans le cadre de la concertation que le Ministre Gérald Darmanin a lancée et qui doit aboutir fin juin.
Les Français de l’étranger se doivent de remercier le Ministre des comptes publics et le gouvernement pour toutes les actions prises dernièrement, mais nous voudrions notre collectif et moi-même, insister sur la réforme fiscale pour les non-résidents qui reste en l’état, non annulée.
Cette loi de finances va, au 1er janvier prochain, frapper au portefeuille avec brutalité les retraités et handicapés qui sont les membres les plus fragiles de notre société, et ceci au milieu d’une pandémie mondiale. Ce n’est pas acceptable et c’est tout simplement scandaleux.
Jean Calvignac, de l’association FdEiF
L’imposition par défaut appliquée aux pensions de source française, pour la plupart des retraités et handicapés concernés, sera au moins doublée et pourra atteindre 400% d’augmentation, et la mesure optionnelle qui prend en compte les revenus mondiaux conduira à un impôt également doublé dans la plupart des cas avec une augmentation pouvant atteindre 800%.
Afin de nous défendre contre cette ignominie nous avons monté une association nonprofit: « Français de l’Étranger imposable en France (FdEif) » avec un groupe Facebook d’échange et de soutien qui a aujourd’hui 800 membres, mais c’est une tâche difficile car beaucoup de retraités âgées et d’handicapés n’utilisent pas Facebook.
Cette loi dans l’état n’est ni acceptable par le contribuable, ni applicable par l’administration, cela a conduit au moratoire et à l’étude associée dont parle le Ministre.
Dans un esprit d’ouverture et de dialogue le Ministre Gerald Darmanin à permis à notre collectif de participer au groupe de travail de cette étude et nous l’en remercions.
Lesfrancais.press : Le Ministre parle de cette étude et de ce groupe de travail comme le moyen de mener une concertation approfondie pour mieux examiner les effets de la réforme, qu’en pense votre association ?
Cette étude est faite dans le prolongement du rapport Genetet, car le changement de loi devait correspondre aux recommandations du rapport sur les conditions de vie et d’imposition des français de l’étranger, rapport mandaté par le 1er Ministre à Mme la députée Anne Genetet.
Au lieu de cela Mme Genetet a demandé et fait passer dans la loi, la suppression du «caractère libératoire de la retenue à la source (RAS)» ce qui, pour être dit simplement revient à bricoler une voiture, sans avoir aucune connaissance en mécanique et à purement et simplement supprimer la pédale de frein, suppression brutale qui n’était évidement pas dans les recommandations de son rapport et qui n’avait fait l’objet d’aucune étude préalable sur sa signification ou son impact.
Pour faire changer cette loi, les députés et le gouvernement ont donc mis la charrue avant les bœufs, l’étude d’impact à rendre le 1er juin sera donc connue 18 mois après la promulgation de la loi.
Et pourtant cet impact est très facile à trouver puisque sans frein on comprend bien que la voiture va s’écraser contre un mur. Ce qui explique les augmentations astronomiques de 400% et 800% que l’on n’a pas dû voir beaucoup pour des augmentations d’impôts.
Cette étude se doit aussi de statuer sur la mise en œuvre de cette loi pour l’administration et pour le contribuable.
La députée Anne Genetet
Là aussi l’étude est facile à faire car une voiture sans frein est difficile à contrôler par son chauffeur et va certainement faire crier les passagers qui seront affolés.
L’étude demande aussi de préciser le niveau de recettes pour l’État qui pourrait sembler alléchant puisque La Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) dit qu’elle verse des pensions à 1.5 millions de français à l’étranger.
Mais, les conventions de fiscalité bilatérales entre les pays de résidence et la France font que le Sénat dit que seulement environ 30.000 non-résidents devraient être impactés, puisque énormément de retraités sont établis en Europe ou dans d’autres pays où les pensions sont imposées par le pays de résidence et non pas par la France.
Quand on sait en plus que le rapport Genetet nous dit que le revenu fiscal de référence moyen pour les non-résidents de plus de 60 ans est de 17.000 euro par an et que les conventions font que les types de revenus du pays de résidence que la France peut prendre en compte sont vraiment limités. On peut alors se demander si le gouvernement ne se trompe pas de cible.
L’association FdEif a proposé dans ce groupe d’étude des solutions simples et justes pour les retraités et handicapés et pour l’administration, nous espérons donc qu’un compromis pourra être établi.
Monsieur Darmanin a annoncé dans votre interview que les travaux du groupe devaient s’achever d’ici fin juin, nous le remercions pour cette prolongation car dans le cadre du moratoire l’étude avait été approuvée pour être délivrée le 1er juin. Cela nous laissera plus de temps pour affiner nos contributions.
La crise du coronavirus a révélé la déficience de la France en ce qui concerne certaines productions, en particulier dans le domaine médical.
Cette situation n’est ni spécifique à la France ni nouvelle. Le recours aux importations pour des produits à faible valeur ajoutée (génériques ou produits basiques comme les masques) s’est imposé au nom du principe des avantages comparatifs, chaque pays se spécialisant dans la production de biens et de services où il est le moins mauvais. Avec la crise sanitaire, l’idée de privilégier une production nationale pour des biens dits stratégiques tend à s’imposer. Le problème est de déterminer ce qui est stratégique ou pas.
Masque papier, un nouvel enjeu stratégique ?
Avec le covid-19, nul n’aurait imaginé qu’un masque en papier, jetable soit un bien stratégique. L’explosion de la demande au sein tous les États a provoqué une pénurie jugée insoutenable et incompréhensible par les populations. Compte tenu de la consommation en temps normal de masques, il n’est pas certain que la France, même en ayant imposé une production minimale sur le territoire, aurait eu la capacité de répondre à la progression exponentielle de la demande. En outre, le choix d’une production nationale de masques importante aurait eu un coût économique non négligeable qui aurait eu comme conséquence de réduire d’autres dépenses tout aussi voire plus indispensables. L’arbitrage en faveur des masques aurait pu se traduire par une réduction des dépenses de recherche pour le cancer ou contre les infections virales.
L’information au coeur de la crise
D’autres secteurs sont jugés tout aussi stratégiques que celui de la santé. Entrent notamment dans cette catégorie les industries du secteur de la communication. La dépendance de France et des autres pays d’Union européenne est forte dans ce domaine. Ainsi, le pays ne dispose pas de producteurs de matériels de télécom de référence. Ce secteur est dominé par la Chine (Huawei et ZTE), les États-Unis (Cisco system et Qualcomm) et le Japon (Fujitsu, Nec Corporation). En Europe, seules la Finlande et la Suède placent une entreprise parmi les dix premiers mondiaux (respectivement Nokia et Ericsson). Il convient de souligner que le chiffre d’affaires d’Huawei est de près de quatre fois supérieur à celui du deuxième producteur de matériel de télécom (Cisco). La dépendance est encore plus manifeste au niveau de l’informatique, de l’électronique, pour les moteurs de recherche en ligne ou en matière de réseaux sociaux.
Le moteur de recherche français, Qwant, éprouve les pires difficultés pour s’imposer en raison d’un nombre insuffisant de requêtes. Il a dû s’adosser à Microsoft et à son moteur de recherche « Bing ». Au mois de septembre 2019, la Direction Interministérielle du Numérique française a établi que la dépendance à Bing est de 64 % pour Qwant. Ce taux est de 100 % pour les images.
La dépendance est également très nette pour la production de batteries électriques. La France se place au 8e rang avec une capacité de 1,1 GWh loin derrière la Chine (217,2 GWhs), les États-Unis (49,6 GWhs) ou le Japon (23,1 GWhs). L’Union européenne dispose de capacités de production inférieure à 10 GWhs. La production française est également faible en ce qui concerne les éoliennes.
Créer un environnement favorable
Que ce soit dans les domaines de la santé, de l’information, des énergies renouvelables, la tentation d’un souverainisme économique est illusoire. La création de combinats colbertistes seraient coûteux et auraient de forts risques de se terminer en échecs comme au temps des plans calculs dans les années 60 et 70. Le marché français est trop étroit pour espérer rattraper le temps perdu. Si l’Europe a manqué la révolution numérique, c’est en grande partie en raison de l’absence d’un marché des capitaux unifié et du poids des barrières linguistiques.
La profondeur de marché est moindre dans l’Union européenne qu’en Chine ou aux États-Unis. La relocalisation de certaines activités jugées, à tort ou à raison, stratégiques ne passe pas par le retour de l’État producteur. Elle exige un environnement favorable, avec en premier lieu, pour l’Union Européenne, des États prospectifs et non normatifs.
Découvrez le reportage sur une française expatriée dans le Maryland, dirigeant l’un des plus grands laboratoires américains de recherche . Un sujet réalisé par Catherine François pour notre partenaire TV5 Monde
Un vaccin contre le Covid-19 ?
La recherche pour élaborer un vaccin contre le Covid-19 est une course contre la montre. Morgane Rolland est française. Elle dirige depuis 2010 l’unité de recherche génétique virale au Walter Reed Army Institute of Research, un laboratoire de pointe de l’armée américaine basé dans le Maryland. Comment les laboratoires du monde entier partagent leurs résultats afin de trouver le plus rapidement possible un vaccin au SARS-CoV-2 ? Quelles sont les principales difficultés des chercheurs ? Quelles étapes pour produire un vaccin ? Entretien.
Gestion de crise, les chiffres n’expliquent pas tout.
L’état d’urgence justifié par la crise sanitaire a donné au Gouvernement, des pouvoirs sans précédent en période de paix, que ce soit en matière de sécurité, de santé ou d’économie.
Présenté le mardi 28 avril dernier par le Premier Ministre Édouard Philippe, le plan de déconfinement prévoit un retour à la normale très réglementé. Ce plan sera complété d’ici l’automne d’un programme de relance qui devrait s’articuler avec celui que l’ensemble des États européens sont censés préparer. Les statistiques de l’épidémie sont très délicates à utiliser car la comptabilisation des décès s’effectue de manière différente selon les Etats.
Au-delà des chiffres, il est admis que l’épidémie a été plus violente en Italie, en Espagne, en Belgique, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni qu’en Allemagne ainsi que dans les pays d’Europe du Nord. Certains pays à forte mortalité ont opté pour des confinements très sévères quand des pays moins touchés ont choisi des restrictions d’activité plus légères. Il est admis que les décisions de distanciation sociale prises très rapidement ont conduit à limiter la mortalité.
Au-delà de ces quelques considérations, les analyses sur le niveau des dépenses de publiques et sur les modes d’organisation ne permettent guère d’apporter des conclusions définitives.
La dépense publique ne fait pas tout
Ce ne sont pas les États qui ont les plus forts taux de dépenses publiques et notamment de santé qui obtiennent les meilleurs résultats. A 56% du PIB, le taux de dépenses publiques en France était le plus élevé d’Europe. Avec la crise, ce taux devrait dépasser 60 % du PIB. En moyenne, ce taux était de 46,7% du produit intérieur brut (PIB) au sein de l’Union européenne en 2018, de 48% en Italie, et de 44% en Allemagne. A contrario, l’Espagne avec un taux de 41% est en-dessous de la moyenne européenne.
Les déficits publics n’ont pas un lien direct avec la situation sanitaire ; ils traduisent néanmoins une capacité à bien gérer les ressources publiques. Les pays les plus vertueux, parfois accusés de l’être même trop, comme l’Allemagne ou les Pays Bas, ont un meilleur bilan. Les Etats comme la France, l’Espagne ou l’Italie en indélicatesse avec leur gestion publique ont été ceux qui ont connu des taux de mortalité élevé. Au-delà du montant des déficits, c’est peut être l’organisation des systèmes de santé et de prévention qui est en cause.
La proportion des dépenses de santé n’a pas d’incidence directe sur la mortalité constatée pour le covid-19. Ainsi, les États-Unis dont le taux de mortalité au covid-19 est élevé, est également le pays de l’OCDE qui dépense le plus en matière de santé. Pour expliquer ce piètre résultat, l’importance des inégalités aux États-Unis est mise en avant. Cette explication ne tient pas, en revanche, pour la France qui consacre 12% du PIB aux dépenses de santé avec un des plus faibles restes à charge pour les ménages au sein de l’OCDE.
Plus de lits, mais surtout moins d’admissions.
Le nombre de décès en France serait la conséquence de l’insuffisance du nombre de lits d’hôpitaux en particulier en soins intensifs. Depuis une dizaine d’années, notre pays a privilégié les soins ambulatoires et réduit assez drastiquement le nombre de lits. Au sein des pays européens qui enregistrent jusqu’à maintenant de faibles taux de mortalité au covid-19, les établissements de santé n’ont pas été saturés à cause du grand nombre de lits disponibles mais en raison d’un nombre plus faible d’admissions. En Allemagne, les autorités ont même décidé de réduire, fin avril, de 25 % le nombre de lits destinés au covid-19 en raison de leur inutilisation.
Décentralisation n’est pas désorganisation
Le nombre élevé des décès en Italie a été mis sur le compte du caractère décentralisé du système de santé. En Allemagne, la santé est de la compétence des Länder sans que cela ait nui à l’efficacité dans la lutte contre le covid-19. En France, le système est centralisé. La question ne serait pas la nature fédérale ou centralisée du système de santé mais celle de sa capacité d’adaptation. L’organisation du système de santé est complexe avec la présence d’un grand nombre d’acteurs communiquant et coopérant avec difficulté sous l’autorité hégémonique de l’État.