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  • Les expatriés et la victoire du PSG : une joie sur tous les continents

    Les expatriés et la victoire du PSG : une joie sur tous les continents

    Ça y est, c’est fait ! Les joueurs du Paris Saint-Germain ont enfin remporté la Ligue des Champions ! Les supporters présents au stade à Munich et dans les rues de Paris ont exulté pour célébrer ce titre tant attendu. Mais l’euphorie n’a pas eu de frontières : les fans du PSG ont également fêté cette victoire historique aux quatre coins du monde. Tour d’horizon des expatriés et la victoire du PSG !

    « Ici c’est Paris » partout dans le monde

    Depuis Alberta au Canada, Philippe Worré le président du Fan-club du PSG pour cette région ne réalise toujours pas : « J’ai trop peur que cela ne soit qu’un rêve », nous a-t-il confié, sous le coup de l’émotion, juste après le coup de sifflet final. Et pourtant, pour cet inconditionnel du club parisien d’outre-Atlantique, les bras de Morphée ne l’avaient pas encore accueilli. Il était en effet à peine 15h30 quand le capitaine parisien Marquinhos a soulevé le trophée. « Ici c’est Paris » résonne alors dans de nombreux pays.

    Le fan club PSG Japon a poussé son équipe tout au long du match
    Le fan club PSG Japon a poussé son équipe tout au long du match
    les fans du PSG à Shanghai réunis pour la finale
    les fans du PSG à Shanghai réunis pour la finale
    AA Fan-Club du PSG en Corée du Sud célébrant la victoire
    Fan-Club du PSG en Corée du Sud célébrant la victoire
    AA En République dominicaine_ les supportrices du PSG
    En République dominicaine les supportrices du PSG

    Du côté de Tokyo, la nuit était déjà bien avancée, et l’aube commençait même à poindre, lorsque les fans du PSG ont célébré la victoire de leur équipe. Dans une salle de cinéma retenue pour l’occasion, les supporters ont exulté au moment de célébrer le 5eme but parisien inscrit par le jeune Senny Mayulu, formé au club. Dans une salle de cinéma retenu pour l’occasion, les fans pouvaient exulter. Yaz, l’animateur du fan-club nippon, est toujours sous le charme : « quel match ! Mais quel match ! », s’exclame-t-il encore. Hasher, président du club de supporters du PSG de Shanghai, vit une même émotion. A près de 9.000 km du stade de l’Allianz Aréna à Munich, Ils étaient nombreux à soutenir leur équipe dans la conquête de l’étoile tant souhaitée. A l’instar du PSG Canton, ou plus de 150 personnes se sont rassemblées.

    « L’Europe c’est Paris » : des expatriés heureux !

    Cette victoire nous emmène « au septième ciel », nous manifeste Julien depuis Lima. Avec les supporters du PSG au Pérou, ils ont poussé leur équipe favorite du début à la fin, « L’Europe c’est Paris » chantent-ils d’ailleurs à l’unisson au moment de la remise de la coupe.

    Julien Persil et ses amis ont suivi la finale du PSG depuis Lima au Pérou
    Julien Persil et ses amis ont suivi la finale du PSG depuis Lima au Pérou
    A Kiev_ les fans du PSG ont soutenu leur équipe
    A Kiev_ les fans du PSG ont soutenu leur équipe
    PSG au Benin_ les fans célébrent la victoire
    PSG au Benin: les fans célèbrent la victoire

    Rodion, a vécu le match depuis Kiev…un moment de bonheur, comme une parenthèse enchantée dans ce pays en guerre. « Enfin, c’est arrivé, l’engagement de l’équipe a été exceptionnel » nous partage celui qui anime les fans du PSG en Ukraine.

    En Afrique, la fête fut aussi intense pour honorer « un PSG conquérant et victorieux » comme le souligne Amadou Savane qui s’occupe du fan-club en Côte d’Ivoire. Au Benin, Dariuson « a vibré jusqu’au bout ». « C’était juste incroyable » nous dit-il sans encore vraiment réaliser la performance de son équipe de cœur.

    Joël Simba président du PSG Kinshasa parle de son coté d’une « une immense émotion et une fierté indescriptible ». « Après tant d’années d’espoir, de passion et parfois de frustration, le Paris Saint-Germain a enfin soulevé la coupe aux grandes oreilles », se réjouit-il. « Malgré la distance, Kinshasa vibrait à l’unisson avec Paris. Nos membres, réunis dans notre siège, ont chanté, crié, pleuré de joie… car ce triomphe est aussi le nôtre » déclare-t-il avec joie et frissons.

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    Des expatriés dans les tribunes du stade à Munich

    D’autres expatriés n’ont pas hésité à affronter les aléas du déplacement à Munich pour assister au match depuis les tribunes. Nicolas, qui anime le fan-club de Lisbonne, a bien failli manquer l’événement : « une panne d’oreiller m’a fait rater mon avion », raconte ce fan qui fut invité à un de nos FC Expat. Mais dans ces moments-là, les ressources ne manquent pas, et il a finalement pu retrouver ses amis en tribune.

    Le PSG Seattle était venu depuis les Etats-Unis avec la coupe
    Le PSG Seattle était venu depuis les Etats-Unis avec la coupe
    PSG Seattle au stade à Munich pour la finale
    PSG Seattle au stade à Munich pour la finale
    Les fans du PSG Hong Kong au stade pour la finale
    Les fans du PSG Hong Kong au stade pour la finale
    PSG fan club Alberta lors de la finale PSG Inter
    PSG fan club Alberta lors de la finale PSG Inter
    PSG Lisbonne dans les tribunes à Munich
    PSG Lisbonne dans les tribunes à Munich
    Le PSG Liban sest déplacé à Munich
    Le PSG Liban sest déplacé à Munich

    Et cet engouement se retrouve chez les autres aficionados du club de la capitale française. Ainsi, les membres du PSG-Liban se sont aussi rendus au stade. Joseph qui coordonne les activités de ce groupe est heureux que le « PSG soit le roi d’Europe » et transmet aussi « beaucoup d’amour ». Nos Français de New-York étaient aussi présents en Allemagne. Loîc s’est aussi déplacé depuis Hong Kong, « pour rien au monde il ne voulait louper ce moment« . Et ce sont également plus de 8 000 kilomètres aller (et autant pour le retour) qu’a parcourus le groupe de supporters venus de Seattle. Laurent Bourscheidt, l’organisateur du voyage, ne ressentait pas la fatigue après la victoire.

    Cette victoire du PSG en ligue des Champions : « Comme dans un rêve »

    Celles et ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement ont tout de même vibré à distance. « C’est la meilleure journée de ma vie. Je suis tellement fier d’être Parisien. On a la meilleure équipe du monde » s’exclame Jonathan Beristain, du PSG Fan-Club basé en Virginie, aux États-Unis.

    A Bruxelles, des passsionnés réunis pour voir le match
    A Bruxelles, des passsionnés réunis pour voir le match
    A Bruxelles, des passsionnés réunis pour voir le match
    A Bruxelles, des passsionnés réunis pour voir le match

    En Belgique, Damien Dermaux, le leader du groupe PSG outre-Quievrain avait pu obtenir plus d’une vingtaine de sésames pour sa troupe. Il est ainsi récompensé de son travail pour animer son groupe de fans. Pour les autres, à Bruxelles, supporters de l’Inter et du PSG se sont retrouvés dans une ambiance conviviale pour suivre la rencontre ensemble. « Mais au bout de 20 minutes, la mine des plus fervents supporters adverses s’est assombrie », raconte Louis, l’un de nos compatriotes français venu soutenir le Paris Saint-Germain pendant 90 minutes. Outre la ligue 1 remportée et la coupe de France, c’est un triplé que s’offre le club parisien cette année. Et ce score obtenu en finale marquera aussi l’histoire. « 5-0, je n’en reviens pas. Je suis tellement heureux », confie-t-il, les yeux embués au moment où les joueurs du PSG soulèvent la Ligue des champions.

    Le Fan Club du PSG Belgique présent à Munich pour la finale
    Le Fan Club du PSG Belgique présent à Munich pour la finale

    Des cris de joie ont même retenti à Milan, pourtant ville du club finaliste malheureux. Des irréductibles supporters du PSG ont ainsi célébré ce titre historique depuis la capitale lombarde. Pietro et ses amis ont vécu « une nuit exceptionnelle », confie-t-il. « C’était comme dans un rêve… mais c’est la réalité : nous sommes champions d’Europe ! », s’exclame-t-il, encore émerveillé.

    Le PSG Milan a aussi soulevé la coupe pas très loin du stade de l'Inter
    Le PSG Milan a aussi soulevé la coupe pas très loin du stade de l’Inter
    Les supporters du PSG à Milan ont fêté la victoire
    Les supporters du PSG à Milan ont fêté la victoire

    C’est bien le triomphe du PSG qui est célébré par de nombreux expatriés partout dans le monde. Le Paris Saint-Germain a remporté la Ligue des champions. Oui, vous pouvez relire cette phrase autant de fois que vous le souhaitez : elle est bel et bien réelle. Le lien entre les fans du club de la capitale française, disséminés aux quatre coins du globe, a véritablement fait vibrer la planète. Nos compatriotes, et au-delà, ont partagé leur joie, quels que soient leurs fuseaux horaires, unis par la même passion.

    Ceux présents au stade ont aussi pu communier avec nos ressortissants et autres supporters restés dans leurs pays d’accueil, connectés pour vivre ensemble ce moment historique. Car si le football reste le football, il peut parfois résonner comme un souffle de bonheur partagé dans des dizaines et des dizaines de pays. Et ça, c’est aussi une victoire magnifique.

  • Aïd al-Adha : comment ne pas faire d’impair ?

    Aïd al-Adha : comment ne pas faire d’impair ?

    Dans quelques jours les musulmans du monde entier vont célébrer l’Aïd al-Adha. L’occasion pour les Français de l’étranger de se plonger dans la
    Culture islamique afin de vivre en harmonie avec les nationaux de votre pays de résidence, alors que la laïcité n’est pas une valeur cardinale de la plupart des États. D’ailleurs, pour l’Aïd al-Adha, les règles ne sont pas forcément celles que vous avez croisées en France, ni même d’un pays à l’autre.

    Abraham – Ibrahim

    L’Aïd al-Adha, aussi appelé Aïd el-Kébir, commémore l’épisode du prophète Ibrahim (Abraham chez les juifs et les chrétiens), prêt à sacrifier son fils en
    obéissance à Dieu, avant que celui-ci ne lui envoie un bélier.

    Ce geste symbolise la foi, la soumission à la volonté divine et le partage. Aujourd’hui encore, les croyants perpétuent cette tradition en sacrifiant un mouton ou un autre animal autorisé, et en redistribuant une partie de la viande aux plus démunis.

    Cette commémoration, ancrée dans la tradition islamique, incarne l’esprit de solidarité, de piété et de fraternité. Une fête profondément spirituelle qui unit les musulmans autour d’un même message, au-delà des
    frontières.

    Quelles traditions ?

    L’Aïd el Adha, la fête du sacrifice, unit les musulmans à travers le monde dans la célébration de la foi, de la générosité et du partage. Mais celles-ci différent d’un pays à l’autre. On vous propose d’en découvrir quelques-une.

    Mouton
    sacrifice rituel d’un mouton au Maroc en 2024 ©AFP

    Arabie Saoudite

    L’Aïd coïncide avec les rituels du Hajj. La ville sainte de La Mecque devient le centre d’une célébration massive où des millions de musulmans
    accomplissent le rituel du sacrifice et participent à des rites religieux intenses.

    La journée commence par des prières collectives à la Grande
    Mosquée de La Mecque, où des milliers de fidèles se rassemblent pour exprimer leur gratitude envers Allah. Ensuite les familles participent activement au rituel du sacrifice en sacrifiant des animaux tels que des moutons. La viande est ensuite partagée avec la famille, les amis et les personnes dans le besoin.

     

    Les familles se réunissent dans des Majlis (assemblées) pour échanger des vœux et renforcer les liens familiaux.
    Les tables saoudiennes débordent de plats traditionnels pendant l’Aïd.
    Parmi eux, le « Kabsa », un plat de riz épicé garni de viande, est
    incontournable. Le « Jareesh », un plat à base de blé concassé et de viande, est également apprécié pendant cette période.

    Les pâtisseries jouent également un rôle central dans les festivités. Les Saoudiens préparent des gâteaux traditionnels tels que le « Ma’amoul », des biscuits fourrés de dattes, de noix ou de pistaches, pour partager avec leurs proches et leurs voisins.

     

    L’Aïd el Adha en Arabie Saoudite est synonyme de générosité. Les familles offrent des cadeaux aux enfants, des vêtements aux nécessiteux, et partagent des repas copieux avec la communauté.
    Cette tradition de générosité renforce les liens sociaux et spirituels.

    Arabie Saoudite
    Kaaba à Riyad en 2021 ©Stockadobe

    Indonésie

    La plus grande nation musulmane au monde, l’Aïd également appelé Hari
    Raya Haji, est marqué par les prières collectives souvent organisées en plein air, rassemblant la communauté musulmane dans des endroits
    spécialement aménagés.

    Les maisons et les espaces publics sont souvent décorés de manière festive avec des illuminations et des guirlandes
    colorées. Après la prière, les familles contribuent souvent collectivement à l’achat des animaux qui sont ensuite sacrifiés.
    Au cours de la journée des repas collectifs ( appelés Makan Bersama) sont organisées pour réunir les différents membres de la communautés autour
    de plats spéciaux préparés pour l’occasion.  Voici quelques-uns des plats traditionnellement consommés lors de cette célébration :
    Sate Kambing, Les brochettes d’agneau sont un plat populaire pendant l’Aïd en Indonésie. La viande d’agneau est marinée dans des épices
    aromatiques, grillée à la perfection, et servie avec une sauce aux arachides. Le Rendang Daging est un plat emblématique indonésien, surtout consommé lors de célébrations spéciales. Il s’agit d’un curry de bœuf cuit lentement dans une sauce épaisse et aromatique, composée de noix de coco, d’épices, et d’herbes. Les Ketupat sont des paquets de riz gluant cuits dans une pochette de feuilles de palmier tressées. Ils sont souvent servis lors des célébrations de l’Aïd en Indonésie, accompagnés de plats de viande et de curry.
    Les Kue Lebaran, ou gâteaux de l’Aïd, sont une partie incontournable des
    célébrations en Indonésie. Ces délicieux gâteaux sucrés, souvent préparés avec des ingrédients tels que la noix de coco, la farine de riz, et le sucre,
    sont partagés entre amis et la famille.
     Ces plats reflètent la diversité culinaire de l’Indonésie et ajoutent une touche festive et savoureuse aux célébrations de l’Aïd el Adha.

    Indonésie
    Prière dans une mosquée à Jakarta (Indonésie) en 2022 ©AFP

    Maroc

    L’Aïd el Adha est une période de festivités familiales, de nombreux travailleurs retournent dans leurs familles pour participer à la fête et
    retrouver leurs famille.

    Du plus jeune au plus âgés, les marocains se retrouvent dans des endroits spécialement aménagées pour la prière de l’AÎd dans chacune des villes du royaume.

    Après les félicitations et invocations mutuelles, chaque famille se réunit pour procéder au sacrifice d’un mouton. Chaque membre participe aux différentes étapes. La viande est ensuite découpée et distribuées aux voisins et nécessiteux après un délicieux petit déjeuner traditionnel. Les femmes préparent ensuite des brochettes de foi “boulfaf” qui seront grillées au charbon et des tagines à base de tripes longuement cuisinées, qui seront mangés plus tard dans la journée. Cette journée est marquée sous le signe de la convivialité, des visites dans de belles tenues traditionnelles et de nombreux cadeaux aux enfants.

    Mais cette année, un changement de taille marque les esprits : les Marocains sont appelés à renoncer au sacrifice rituel. Le roi Mohammed VI a encouragé ses concitoyens à suspendre cette pratique, invoquant la crise économique et la baisse du cheptel due aux sécheresses répétées.

    Une décision inédite, dictée par « les défis économiques et climatiques persistants ».

    Aid el kebir

    Turquie

    La journée de l’Aïd en Turquie débute par les prières à la Mosquée Süleymaniye à Istanbul et dans d’autres lieux de culte à travers le pays.
     Le rituel du sacrifice d’animaux, principalement des moutons, est une tradition profondément enracinée en Turquie pendant l’Aïd. Les familles partagent la viande avec les proches et les moins fortunés, perpétuant
    ainsi l’esprit de générosité de cette fête. 

    Les Turcs célèbrent l’Aïd avec des défilés colorés, des événements culturels et des cérémonies religieuses et le Festin du « Kuzu Tandır » : Le
    plat incontournable de l’Aïd en Turquie, un agneau entier cuit à la broche, lentement rôti jusqu’à ce qu’il atteigne une tendreté parfaite.

    Les tables turques débordent aussi de pâtisseries sucrées pendant l’Aïd. Les « Baklava », délicieuses couches de pâte phyllo, de noix et de miel est l’un
    des desserts incontournables partagés entre amis et la famille.

    Dans la tradition Turque, les enfants reçoivent le « Bayram Şekeri », des sachets de bonbons et de friandises offerts par les adultes pendant l’Aïd. C’est une tradition qui apporte de la douceur aux festivités et qui fait briller les yeux des plus jeunes.

    Sénégal

    Au Sénégal, L’Aïd el Adha est souvent appelé « Tabaski ».
    La journée commence par des prières collectives dans les mosquées puis arrive le rituel du sacrifice d’un mouton, au cœur de la célébration.

    Les familles préparent ce geste de générosité envers les proches et les nécessiteux, perpétuant ainsi la tradition d’Ibrahim. Repas Familiaux et Riz gras au Mouton : Les repas de l’Aïd au Sénégal sont festifs et riches en saveurs.

    Le plat phare est souvent le Tiebou Yapp au mouton, offrant un festin qui réunit famille, voisins et amis autour de la table. Les visites entre familles et amis sont fréquentes pendant l’Aïd. Les Sénégalais partagent des repas et des desserts comme le « Thiakry », à base de mil, de yaourt et de sucre, ainsi que les « Mbahal » et « Dakhar », des douceurs sucrées partagées entre les convives.

    Pakistan

    La journée de l’Aïd au Pakistan débute par les prières matinales, souvent tenues dans des lieux publics ou des mosquées. Après les prières, les familles échangent des vœux chaleureux et se souhaitent mutuellement une joyeuse fête.  Le Qurbani ou le Sacrifice d’animaux, principalement des moutons, est une tradition centrale de l’Aïd au Pakistan. Les familles participent au rituel du sacrifice en honorant le geste d’Ibrahim, et la viande est ensuite partagée entre la famille, les amis et les personnes nécessiteuses.  Les visites familiales sont une part essentielle de l’Aïd au Pakistan. Les gens rendent visite à leurs proches, échangent des cadeaux et partagent des moments de joie. La générosité est particulièrement soulignée pendant cette période, avec des dons aux plus démunis.
    Le repas de l’Aïd au Pakistan est souvent marqué par la dégustation du « Nihari ». Ce plat épicé, préparé avec de la viande lentement cuite dans des épices, est une spécialité prisée pendant la fête. Les tables sont également ornées de biryanis, kebabs et autres délices locaux.  Les familles offrent des sucreries, des desserts traditionnels comme le « Sheer Khurma » (un dessert au lait et aux vermicelles) et des gâteaux sucrés lors des visites. Avant l’Aïd, les marchés au Pakistan s’animent avec une frénésie d’activités. Les gens font du shopping pour des vêtements neufs, des cadeaux et des décorations, contribuant à une ambiance festive dans les quartiers et les centres commerciaux.  Aïd el Kebir au Pakistan est une célébration qui allie spiritualité, générosité et festins culinaires. Les traditions spécifiques du pays, tant dans les rituels religieux que dans les délices gastronomiques, font de cette fête une expérience riche en émotions et en partage.

    Pakistan
    Une famille prend un selfie alors qu’elle assiste à la prière de l’Aïd al-Adha à la mosquée Badshahi à Lahore, au Pakistan 22 août 2018. ©REUTERS
  • Parcoursup : l’heure des choix pour les expatriés

    Parcoursup : l’heure des choix pour les expatriés

    Alors que les épreuves finales du baccalauréat n’ont pas encore eu lieu, de nombreux élèves ont déjà reçu des réponses concernant la poursuite de leurs études supérieures à l’étranger. Pour ceux qui ont postulé via Parcoursup, les premières notifications importantes arriveront sur la plateforme à partir du 2 juin.

    C’est à ce moment-là que les futurs bacheliers auront la possibilité d’accepter ou de refuser les propositions émises par les écoles et universités françaises.

    Pour les jeunes expatriés, c’est donc l’heure des choix, avec aussi un autre dilemme qui se pose : (re)venir étudier en France ou poursuivre un parcours à l’étranger ?

    Parcoursup : le 2 juin les réponses d’admission attendues

    Après avoir saisi leurs vœux et transmis leurs dossiers lors des étapes précédentes, les candidats recevront sur Parcoursup à partir du 2 juin 2025, les réponses des établissements auxquels ils ont postulé. À ce stade, plusieurs choix s’offrent à eux :

    • Accepter une proposition et conserver certains vœux en attente de recevoir d’éventuelles autres réponses
    • Accepter une proposition reçue et renoncer à tous ses autres vœux
    • Refuser la proposition reçue sans que cela n’affecte les autres vœux en cours

    Il est important de noter que toutes les réponses des établissements ne seront pas délivrées le même jour. Toutefois, si vous êtes certain de ne pas souhaiter intégrer l’école ou l’université française qui vous a proposé une place, il est fortement recommandé de décliner rapidement cette offre sur Parcoursup. Ce geste libère immédiatement une place pour un autre candidat à l’étranger et peut ainsi alléger l’attente et l’incertitude d’un autre élève et de sa famille.

    Une simulation possible avant de faire ses choix sur Parcoursup

    Avant de vous connecter à votre espace personnel de la plateforme en ligne, il est possible de vous entraîner à répondre aux propositions d’admission via un simulateur disponible ici .

    Parcoursup des expatriés

    Autre échéance à retenir : entre le 6 et le 10 juin inclus, il vous faudra classer par ordre de préférence les vœux en attente que vous souhaitez conserver.
    Seuls les vœux que vous aurez classés avant cette date sont maintenus. Les choix que vous n’aurez pas ordonnés seront alors supprimés. Pour vous
    accompagner au mieux, une vidéo explicative détaillant l’ensemble de la
    procédure est également accessible via ce lien sur Youtube.

    Enfin, dernière date à retenir, la phase d’admission principale se termine le 10 juillet 2025.

    Baccalauréat : ne pas oublier les dates des épreuves finales !

    Ces différentes étapes clés de Parcoursup et la validation des choix d’orientation, ne doivent surtout pas perdre de vue l’essentiel : les épreuves finales du baccalauréat approchent à grands pas. Si le contrôle continu compte dans la note finale, les examens terminaux restent une phase importante pour l’obtention du diplôme.

    Lors d’un article précédent, Lesfrançais.press vous a déjà présenté en détail le calendrier officiel. Pour nos jeunes expatriés du groupe 1, la semaine cruciale à retenir est celle du 9 juin, durant laquelle se concentrent les principales épreuves. Sans toutefois oublier le grand oral qui se déroulera la semaine du 16 juin. Pour retrouver toutes les dates importantes, consultez directement le calendrier complet en cliquant sur ce lien.

    Pour les jeunes expatriés : retour en France ou poursuite de ses études
    à l’étranger ?

    Comme vous le savez, Parcoursup constitue la principale passerelle pour accéder à l’enseignement supérieur en France, que ce soit dans les écoles ou à l’université. Toutefois, de nombreuses alternatives existent à l’international.

    Si le Brexit a restreint certaines possibilités à Londres, d’autres destinations connaissent un véritable essor.  C’est notamment le cas des Pays-Bas, qui accueillent chaque année un nombre croissant d’étudiants français. La Belgique, l’Espagne, la Suisse, la Roumanie ou encore le Canada figurent également parmi les choix privilégiés.

    Parcoursup des français à l'étranger

    Selon une étude récente publiée par Campus France sur la mobilité étudiante dans le monde, plus de 113 000 jeunes Français suivaient une formation supérieure à l’étranger en 2022. Parmi eux, beaucoup ont obtenu leur baccalauréat au sein du réseau des établissements de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Fait notable : selon de nombreux témoignages, les élèves expatriés optent plus souvent pour un retour en France au moment du troisième cycle, en Master, plutôt que pour l’entrée en Bachelor. Les chiffres de 2025 confirmeront-ils cela ?

    Aux futurs bacheliers : ayez le réflexe des Alumni Union ALFM

    Toute l’équipe de Lesfrancais.press tient à adresser ses vœux de réussite à l’ensemble des futurs bacheliers. Ces prochaines semaines s’annoncent particulièrement intenses, entre Parcoursup, les épreuves finales du baccalauréat et la préparation de vos projets estivaux.

    Un dernier conseil précieux pour celles et ceux qui s’apprêtent à quitter son établissement à l’étranger : pensez à rejoindre le réseau des Alumni des lycées français du monde. L’Union-ALFM, présente aux quatre coins du globe, constitue une formidable communauté d’entraide, qui peut s’avérer utile dans vos futurs projets quelle que soit votre prochaine destination.

    En attendant, comme le dirait le sage Yoda, « Que la Force soit avec toi »… et avec vos familles !

  • L’Asie, pas si pacifique, écrit l’histoire du monde.

    L’Asie, pas si pacifique, écrit l’histoire du monde.

    Kukkuli était roi de l’Assuwa. Il fut décapité par un grand roi, hittite, dont on a oublié le nom, comme celui de Kukkuli. L’Assuwa correspond à la côte nord-est de la Turquie, l’ancienne Troie, qui aura donc accouché de la première littérature occidentale, les poèmes d’Homère, et du nom du plus grand continent de la terre : l’Asie. Bravo Kukkuli. 60% de la population mondiale y vit. L’histoire du monde s’écrit-elle en Asie ? Depuis Obama, les Américains placent le centre du monde en Asie Pacifique. La Chine se pose, face aux États-Unis, en pôle de paix. L’Asie Pacifique est-elle si pacifique ?

    Le Secrétaire d’État américain, Pete Hegseth, alerte à Singapour les pays d’Asie contre une menace « imminente » de la Chine sur Taïwan. Il y a peu, l’Inde et la Pakistan livraient le plus important duel aérien depuis la deuxième guerre mondiale. Quelques missiles dans un ciel serein ?

    Tandis que Xi Jinping appelait 33 pays d’Amérique latine dans le cadre du Forum Chine-CEPAC, à résister aux Américains, il appelait Emmanuel Macron pour « défendre conjointement les règles du commerce international« . Ce dernier était reçu au Vietnam, en Indonésie, à Singapour. Seul pays européen présent dans l’Océan Indien et le Pacifique, la France se veut puissance d’équilibre, entre la Chine et les États-Unis. Les craintes de conflit alimentent l’intérêt pour la France, son industrie militaire, son influence diplomatique.

    Emmanuel et Brigitte Macron à Singapour jeudi soir. © JEANNE ACCORSINI / AFP

    L’Asie est en paix depuis quelques décennies, ce qui explique son extraordinaire développement.  

    Pour 9 milliards, Macron a rendu hommage à Ho Chi Minh, même si l’Oncle Ho n’était ni francophile, ni humaniste. Il est vénéré par un culte qui tient de celui des ancêtres et de la religion d’État, malgré les milliers d’exécutions de sa réforme agraire. Une paille par rapport à la famine de 1945 en Indochine, entre 400.000 et deux millions de morts; rien par rapport aux guerres d’Indochine et du Vietnam, 2.2 millions de morts. Rien par rapport aux famines de la Révolution chinoise, aux massacres de l’indépendance de l’Inde.

    L’Asie est en paix depuis quelques décennies, ce qui explique son extraordinaire développement. Avec le retrait progressif américain, la Chine devait émerger comme le grand leader asiatique. Ce n’est pas tout à fait le cas. L’Inde aussi émerge. Les ambitions chinoises en Mer de Chine inquiètent. La Chine double son parc d’ogives nucléaires et devient la première marine mondiale. Japon, Corée du Sud, Indonésie, Philippines ne voient pas la Chine comme un élément stabilisateur. La Corée garde en mémoire les deux millions de morts de la guerre de 1954, quand Mao invitait Staline à utiliser la bombe atomique. Elle voit, comme les Japonais, les missiles nord-coréens autrement que comme une provocation.

    Le président chinois Xi Jinping
    Le président chinois Xi Jinping

    Voilà pourquoi la Chine développe son parc nucléaire et sa marine.

    Chine, Philippines, Vietnam, Malaisie, Brunei, Taïwan revendiquent la même souveraineté sur des îles stratégiques. La Chine construit des îles artificielles et provoque des incidents réguliers. Chacun s’attend à une « opération spéciale » à Taïwan. Voilà pourquoi la Chine développe son parc nucléaire et sa marine. Comment aider Taïwan bloqué par la marine chinoise ? Comment riposter face à une puissance nucléaire ? Personne n’ose face à la Russie, personne n’ose face à la Corée du Nord. La probabilité d’un conflit en Mer de Chine augmente chaque jour.

    La Chine compte plus de cinquante réacteurs nucléaires classiques, comme ceux de la centrale de Taishan, mais le réacteur expérimental au thorium de Wuwei sera une première. © EDF Energy
    La Chine compte plus de cinquante réacteurs nucléaires classiques, comme ceux de la centrale de Taishan, mais le réacteur expérimental au thorium de Wuwei sera une première. © EDF Energy

    Le conflit entre l’Inde et le Pakistan toujours réanimé par le Cachemire, s’entretient par la rivalité entre l’Inde et la Chine. L’Inde est traversée par des insurrections régulières dans le nord-est, le centre et l’est du pays.

    L’État-nation est un concept étroit.  

    Le Pakistan et la Chine aussi ont leurs points d’agitation. Au Xinjiang les Ouïghours, au Pakistan de multiples groupes rebelles. La guerre civile s’accentue en Birmanie, elle n’est pas éteinte en Afghanistan. En Thaïlande comme en Indonésie des groupes séparatistes et des organisations islamistes persistent. Rares sont les états qui ne sont pas multiconfessionnels, multinationaux. Encore une fois, l’État-nation est un concept étroit.

    Pour le moment, les pays d’Asie ne représentent, en PNB par habitant, que 29% de la moyenne des pays développés. Les inégalités de croissance entre les pays émergents et les pays enlisés s’accentuent, tout comme au sein de chaque pays, les inégalités explosent.

    Le kaléïdoscope des religions colorise les conflits, les réseaux de drogue les alimentent, défient les États, justifient les armées, traversent les frontières du Triangle d’or à l’Asie centrale : Laos, Thaïlande, Birmanie, Kirghizistan, Baloutchistan, Afghanistan, Cachemire… Au Tadjikistan, la Chine a construit deux bases contre les maquis ouïghours alimentés par le trafic de drogue.

    Une autoroute de 157 kilomètres sans ouvrier, avec des robots.

    Les Routes de la soie ne sont pas que de soie. La Chine a porté ses investissements jusqu’à 9.000 milliards. Par comparaison, l’initiative de l’Union Européenne (Global Gateway) vise 300 milliards (dont 150 pour l’Afrique). L’Union Européenne n’a pas tort, les infrastructures des routes de la soie sont peu rentables, elles consistent pour l’essentiel en prêts, ce qui suscite aussi un fort ressentiment des endettés. Enfin le projet européen cible les « réseaux intelligents », de la fibre optique à l’éducation. C’est sagesse, quand on apprend que la Chine a construit une autoroute de 157 kilomètres sans ouvrier, avec uniquement des robots et l’IA.

    Réseaux commerciaux et d’influence, jusqu’où vont-ils ? Jusqu’en Ukraine, où meurent des soldats coréens ? Ils atteignent la Grèce, la Serbie, le Maroc, le Pérou. Jusqu’où va l’Asie ? Certainement jusqu’en Iran, qui vend 90% de son pétrole à la Chine. Et au Yémen, plongé dans la guerre civile depuis dix ans, qui la prolonge en Israël et à Gaza.

    Les routes de la soie d’Asie centrale sont concurrencées par l’IMEC (India-Middle East European Corridor), un projet de connexions qui va de l’Inde à Marseille, en passant par l’Italie, la Grèce, Israël, la Jordanie, l’Arabie saoudite, les Émirats, soutenus par l’Inde, l’Europe et les États-Unis.

    Le Moyen-Orient compliqué fait donc aussi partie de l’Asie. Même si, depuis Kukkuli, l’Asie est un continent mouvant, un concept flou, occidental, plus flou et désuni que l’Occident simplifié.

    La France a mis en avant l’Indo-pacifique qui permet d’éviter la Chine et les États-Unis.  

    La France a mis en avant un concept ingénieux, l’«Indo-pacifique ». Il lui permet d’aller de la Réunion à la Polynésie, en évitant la Chine et les États-Unis. On l’a compris : l’Asie Pacifique est un concept sino-américain qui est tout sauf pacifique. Tous les autres pays, ceux de l’Indo-pacifique, veulent s’en garder, tous savent qu’un conflit en Asie se paie en misère, en morts qui se comptent en millions (30 à 45 millions de morts pour le Grand Bond en avant chinois, 1 million lors des massacres indonésiens de 1965-66, 2 millions de morts sous les Khmers Rouges…).

    Zone indo pacifique française ©Ifremer
    Zone indo pacifique française ©Ifremer

    Chacun veut éviter, tout en gardant des liens, d’être pris dans un conflit. Les Mongols, pris entre la Chine et la Russie, inventèrent le concept de « Troisième voisin » : un partenaire avec lequel instaurer un voisinage de coopération. C’est ce qui a amené la France à investir en Mongolie. C’est la bonne stratégie: devenir le troisième voisin de chaque pays d’Asie.

    Devenir le « troisième voisin » de chaque pays d’Asie.

    De Gaulle, à Phnom Penh, parla devant une foule de 100.000 personnes. À sa façon, il était le « Troisième voisin » : « N’être pas, où que ce soit et quoi qu’il arrive, automatiquement impliquée dans l’extension éventuelle du drame et de garder, en tout cas, les mains libres. » La pax europea dont rêve l’Europe ne peut se cantonner à l’espace européen. « Sans franchir sa porte connaître le monde entier ». À l’ère de la révolution digitale, le mot de Lao Tseu devient un jeu d’enfant.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire pour les expatriés France Pay

  • Vagabondage : Amalia Mattaör, l’art de vivre entre les mondes

    Vagabondage : Amalia Mattaör, l’art de vivre entre les mondes

    Écouter le podcast avec Amalia Mattäor

    Styliste, artiste, photographe et médium, Amalia Mattaör déploie une œuvre aussi éclectique qu’intuitive. Des podiums parisiens à une spiritualité plus intérieure, l’artiste cultive l’art de vivre entre les mondes. Pour « Vagabondage », l’émission de la culture française à l’étranger, notre invitée se livre sans barrière.

    Une vision incarnée de la mode

    De la Chine fascinée par la mode française aux villes-monde qui telles New York ou Los Angeles sont des pépinières de talents, Amalia Mattaör trace une ligne de création où le visible et l’invisible s’entrelacent.

    Amelia Mattäor
    Amelia Mattäor

    Son parcours impressionne : Jean-Paul Gaultier, LVMH, Kenzo, Alexander McQueen, puis la création de sa propre maison en 2001. Mais au-delà des noms, c’est une quête de sens et de forme qui anime Amalia. Dès ses débuts, elle a voulu faire de la mode un art total, fusionnant ergonomie, sensualité et exigence artisanale.

    « Amalia Mattaör : un art qui relie et réconcilie »

    Ses créations emblématiques, comme les Dancing Bags, ont été pensées pour se fondre au corps, à la manière de bijoux organiques.  « Je voulais qu’on ait les mains libres. C’est un accessoire de liberté. On peut faire la fête et être à l’extérieur. C’est quelque chose d’avant-gardiste qui correspond beaucoup à la manière dont les gens portent leurs accessoires aujourd’hui » explique-t-elle.

    Photographie : saisir l’universalité à travers les Rivages du monde.

    En parallèle de son travail de styliste, Amalia développe une œuvre photographique méditative et vibratoire. Exposée à l’Orangerie dans la série Rivages du monde en Juin 2023, elle explore les paysages intérieurs à travers des formes très structurées.

    « Je suis une plante hors sol, avec une entièreté dans mes relations »

    « Ce qui m’a touché dans ces rivages c’est les points communs à toutes ces villes. New-York est ainsi présenté sous une forme sauvage. Los Angeles sous une forme surannée des années 70. Dans mon travail tout est construit intuitivement autour de cette universalité », nous partage-t-elle.

    Exposition photo Les Rivages du monde
    Exposition photo Les Rivages du monde

    Son approche dépasse la simple esthétique : elle touche à une lecture sensible du monde, où la photographie devient trace d’un ressenti plus profond. Elle veut que son art reste accessible, ouvert, bienveillant et qu’il relie et réconcilie.

    Le médium à l’œuvre

    Depuis peu, Amalia offre également des lectures intuitives du destin des personnes qu’elle rencontre. Ses origines lui ont donné cette sensibilité particulière. « Je suis une plante hors sol, avec une entièreté dans mes relations. J’ai un mix italien et slave dans mon identité ».

    Au cours de ce podcast, elle nous livre sa démarche et son éthique en tant que médium. « Quand je suis connecté aux gens, ça me vient. À chaque fois ça révèle des choses de leur vie, de décisions et de chemins à prendre. Les visions sont parfois des morceaux de puzzles à reconstituer, parfois apparaissent des détails très précis », nous confie notre invitée.

    Exposition photo Les Rivages du monde
    Exposition photo Les Rivages du monde

    Ces séances, entre art et médiumnité, donnent naissance à des rencontres avec une véritable méthodologie faite de bienveillance et des conseils destinés à faire gagner du temps aux personnes. « Je dis les choses avec humilité. Je suis un canal et je dis ce que je vois ». Les échanges se déroulent à distance essentiellement en anglais avec des personnes venues d’Inde, des États-Unis ou de l’univers francophone.

    Un art de la fusion

    Créer pour Amalia, c’est donc relier : le corps et l’esprit, la forme et le fond, la matière et l’intuition. « C’est l’ouverture vers le monde qui fait qu’on peut arriver à ses rêves » affirme-t-elle, comme un cri qui dépasse les frontières. Écoutez l’intégralité de ce « Vagabondage » pour découvrir la vie incroyable Amalia Mattaör, et sa créativité permanente.

    Pour (re)découvrir son travail : le site officiel d’Amalia Mattaör est accessible ici :   


    Le site officiel

  • Marché pétrolier : Pourquoi l’Iran n’a pas utilisé l’arme du pétrole ? 

    Marché pétrolier : Pourquoi l’Iran n’a pas utilisé l’arme du pétrole ? 

    Depuis deux ans, le Moyen-Orient vit sous tension permanente ce qui pourrait inquiéter les acteurs du marché pétrolier. Les attaques des Houthis contre des navires commerciaux, les offensives militaires d’Israël à Gaza et au Liban, ou encore les échanges de roquettes entre Téhéran et Tel-Aviv ont contribué à installer un climat d’instabilité. La guerre entre l’Iran et Israël, ainsi que l’intervention des États-Unis contre les sites nucléaires iraniens, ont accru les risques d’embrasement dans cette région qui demeure un acteur majeur de la production de pétrole et de gaz. Or, les marchés pétroliers restent relativement calmes.

    La hausse des cours n’est en rien comparable à celle constatée lors de la guerre du Kippour en 1973 ou de la révolution iranienne à la charnière des années 1970/1980. Les prix avaient alors été multipliés respectivement par quatre et par trois. Le prix du baril, avec le déclenchement des frappes israéliennes, a augmenté de 15 %, passant de 65 à 75 dollars pour le Brent. Celui-ci a atteint près de 80 dollars avec les attaques américaines. Mais, avec l’annonce d’un cessez-le-feu par Donald Trump, le baril est revenu à 69 dollars le 24 juin.

    Les investisseurs ne croient pas réellement à un scénario catastrophe pour le marché du pétrole.

    Les investisseurs ne croient pas réellement à un scénario catastrophe pour le pétrole. Le blocage du détroit d’Ormuz constitue la principale menace qui pèse sur le commerce mondial d’or noir. Or, en l’état, nul n’a véritablement intérêt à ce blocage, y compris l’Iran. L’administration américaine surveille étroitement la situation et dispose de trois porte-avions pouvant intervenir à tout moment. Par ailleurs, les autres producteurs de pétrole, conscients de cette vulnérabilité depuis des années, ont pris des mesures pour, le cas échéant, faire transiter le pétrole par d’autres voies.

    L’Arabie saoudite a ainsi transformé un ancien gazoduc parcourant le pays d’est en ouest en oléoduc, permettant d’exporter son pétrole via la mer Rouge. Sa capacité est de 5 millions de barils par jour, mais il est actuellement utilisé à seulement 10 %. Les Émirats arabes unis ont également mis en œuvre une solution pour se prémunir d’un éventuel blocage du détroit : ils ont investi 1,5 milliard de dollars dans des infrastructures permettant de faire transiter leur pétrole par le port de Fujaïrah, situé au-delà du détroit. L’oléoduc qui y mène peut transporter 1,5 million de barils par jour, soit la moitié de la production nationale. Le port dispose également de capacités de stockage estimées à 7,5 millions de barils. L’Iran, de son côté, a installé un terminal en dehors du détroit, à Djask, dans l’est du pays. Il permet, en théorie, d’exporter 350 000 barils par jour, soit environ 20 % de ses exportations.

    Une autre voie pour l’exportation du pétrole du Moyen-Orient existe via l’oléoduc reliant l’Irak à la Turquie, d’une capacité de 650 000 barils par jour, mais celui-ci est actuellement fermé en raison des différends entre les deux pays. Malgré cela, de 15 à 20 % du pétrole, sans recourir à cet oléoduc, pourrait être acheminé par d’autres voies en cas de blocage du détroit. Pour le gaz naturel liquéfié (GNL) qatari, aucune solution alternative n’existe actuellement. Le problème concerne donc davantage le gaz que le pétrole.

    L’Arabie saoudite, l’Irak, le Qatar, mais aussi l’Iran seraient les principales victimes d’une telle mesure.

    Goldman Sachs estime que si le détroit était bloqué pendant un mois, le prix du baril pourrait dépasser 110 dollars. De son côté, JP Morgan évoque un scénario à 120 voire 130 dollars. La banque prévoit que les prix du TTF, principal indice gazier européen, passeraient à 74 euros le mégawattheure, contre 40 actuellement. La fermeture du détroit serait une catastrophe tant pour les consommateurs que pour les producteurs de pétrole et de gaz. L’Arabie saoudite, l’Irak, le Qatar, mais aussi l’Iran seraient les principales victimes d’une telle mesure. L’Arabie saoudite expédie 6 millions de barils par jour via Ormuz. Au moins 35 % de ses recettes publiques dépendent des exportations de pétrole qui passent essentiellement par ce détroit.

    82 % du pétrole transitant par Ormuz est destiné aux marchés asiatiques.

    Pour les consommateurs, les pays d’Asie, et en premier lieu la Chine, seraient les plus touchés. 82 % du pétrole transitant par Ormuz est destiné aux marchés asiatiques. Au-delà des supputations sur les prix et les conséquences d’un éventuel blocage, celui-ci est difficile à mettre en œuvre. Le minage du détroit, pratiqué lors de la guerre Iran Irak entre 1988 et 1990, reste envisageable mais suppose une exécution rapide, compte tenu de la présence sur zone de nombreux navires de guerre étrangers. La cinquième flotte américaine dispose des capacités d’intervenir en temps réel, avec l’appui de bâtiments britanniques, français et saoudiens.

    Le droit international autorise les marines de guerre à assurer la liberté de navigation dans le détroit et à escorter les navires civils. Le recours à des navires pour barrer l’accès au détroit serait délicat, car ils sont vulnérables aux drones. Le danger pourrait provenir des drones kamikazes et missiles iraniens ou houthis. Ils peuvent néanmoins être interceptés, comme l’illustre la défense israélienne, avec une efficacité de 90 à 99 %. Les rampes de lancement seraient rapidement neutralisées.

    Une violation de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.

    Le blocage du détroit constituerait une violation de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, à laquelle Téhéran est signataire, qui garantit le libre « passage inoffensif » (ne transportant ni armes ni soldats) des navires. Les deux voies navigables, larges de 3 km chacune, entrant et sortant du détroit, ne se trouvent pas dans les eaux territoriales iraniennes, mais dans celles du sultanat d’Oman. Un blocage complet serait donc considéré comme un acte de guerre envers Oman, mais aussi envers tous les pays utilisateurs du détroit : Arabie saoudite, Irak, Émirats arabes unis, Qatar, Koweït. Déjà isolé, l’Iran risquerait de devoir affronter une large coalition internationale, jusqu’à une remise en cause possible du régime.

    Durant la guerre des Douze Jours, le détroit est resté navigable, même si des incidents ont été recensés. Le brouillage des transpondeurs, d’abord limité aux abords d’un port iranien, a désorganisé la navigation dans tout le Golfe. Le 16 juin, il a provoqué la collision de deux pétroliers au large des Émirats. Les Israéliens ont ciblé des infrastructures iraniennes proches du détroit, servant essentiellement à la consommation intérieure, sans affecter directement les exportations. Tsahal n’a pas réellement bombardé les champs pétroliers afin de ne pas pousser l’Iran dans ses retranchements.

    Si les investisseurs ne croient pas au scénario du pire, ils intègrent néanmoins une prime de risque. Un changement de régime à Téhéran ne modifierait sans doute pas fondamentalement la donne : les précédentes révolutions dans le Proche et le Moyen-Orient se sont, en effet, accompagnées de graves troubles. Malgré les tensions extrêmes au Moyen-Orient, le marché pétrolier fait preuve d’une remarquable résilience. Cette stabilité relative s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs : l’absence d’intérêt stratégique pour un blocage durable du détroit d’Ormuz, la préparation logistique des pays producteurs à des scénarios de crise, et la capacité de réaction militaire occidentale.

    Si le risque d’escalade ne peut être écarté, les infrastructures alternatives mises en place ces dernières années, notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et en Iran, permettent de contenir partiellement les conséquences d’un éventuel blocage. L’abondance du pétrole sur le marché dans un contexte de ralentissement de l’économie mondiale explique également la relative modération de la hausse du cours du pétrole pendant la crise. Avec le cessez-le-feu et la fin a priori de la guerre de 12 jours, le marché pétrolier semble retrouver progressivement son calme.

  • Train européen à grande vitesse : les nouvelles lignes

    Train européen à grande vitesse : les nouvelles lignes

    Les Français de l’étranger sont des expatriés, qui souvent, ne vont pas très loin puisque plus de 50% d’entre eux sont installés dans des pays du continent européen. A l’heure, où chacun est invité à réfléchir à son
    impact sur l’environnement, le développement du train européen à grande vitesse est une bonne nouvelle pour tous ceux qui s’inquiètent de leur
    bilan carbone. Alors quelles sont les nouvelles lignes déployées sur le vieux continent ?

    Paris-Bruxelles en OUIGO Train Classique pour 10
    € (depuis décembre 2024)

    Depuis le 19 décembre 2024, il est possible de te rendre à Bruxelles depuis la France pour seulement 10 € ! Non seulement cette nouvelle ligne OUIGO Train Classique te permet de payer considérablement moins cher qu’avec Eurostar pour une durée de trajet à peine plus longue (3 heures, contre 1h20 en Eurostar), mais vous pouvez également partir plus facilement d’une ville intermédiaire (parmi les trois autres villes desservies : Creil, Aulnoye-Aymeries et Mons).

    Horaires et fréquence

    Trois allers-retours quotidiens sont proposés dans chaque direction en début de matinée, à la mi-journée et en début de soirée :

    • Depuis Paris Gare du Nord : trois départs par jour à 8h18, 12h28 et 19h15.
    • Depuis Bruxelles-Midi : trois retours par jour à 7h38, 13h38 et 18h38 (avec un dernier départ le dimanche à 19h38, pratique pour prolonger ton week-end !).

    Tarif

    En pratique, les prix débutent à 10 € et sont plafonnés à 59 €pour un aller simple adulte (avec un tarif fixe de 8 € pour les enfants de moins de 12 ans), mais 70% des trains ouverts à la réservation offrent des billets à 10 € !


    Réserver votre billet OUIGO

    Trains européens OUIGO

    Paris-Berlin et Strasbourg-Berlin (depuis
    décembre 2024)

    Après l’arrivée du train de nuit entre Paris et Berlin en 2024, c’est au tour du train à grande vitesse. Désormais, les deux capitales seront quotidiennement reliées de centre-ville à centre-ville en 8 heures grâce à une nouvelle ligne signée SNCF et DB !

    Horaires et fréquence

    Chaque jour, le train quitte Paris Gare de l’Est à 9h55 pour une arrivée prévue à 18h03 à Berlin Hbf.

    Dans le sens inverse, le train part de Berlin Hbf à 11h54 pour une arrivée à 19h55 à Paris. En chemin, il dessert les gares de Strasbourg, Karlsruhe et Francfort Sud !

    Tarif

    Vous pouvez trouver des billets à partir de 59 € en seconde classe et 69 € en première classe.


    Réserver votre billet

    Trains européens Paris Berlin

    La Dolce Vita Orient Express (depuis mai 2025)

    Ce nouveau train de luxe italien – initialement annoncé pour 2024 – a vu le jour ce printemps. Inspiré de l’élégance et du glamour de l’Italie des années 1960, le train propose également la cuisine d’un chef étoilé dans sa voiture restaurant !

    Villes desservies

    Un projet ambitieux proposera 9 itinéraires à travers l’Italie (couvrant près de 16 000 kilomètres de voies réparties sur 14 régions et 131 villes), notamment :

    • Adriatique et Méditerranée : Rome – Venise – Portofino
    • 3 villes d’art : Rome – Venise – Sienne
    • Le coeur de l’Italie : Rome – Palena – Matera
    • La route des grands vins : Rome – Montalcino
    • La route de la truffe et du vin : Rome – Nizza Monferrato, Les merveilles de la mer
    • Tyrrhénienne : Palerme – Maratea – Rome
    • La Sicile à travers ses mythes : Palerme – Agreigente – Taormine

    Des liaisons internationales sont également prévues depuis Rome vers Paris, Istanbul et Split.

    Tarif

    En pratique, le train pourra accueillir jusqu’à 62 passagers répartis dans 12 cabines de luxe, 18 suites, et une suite exclusive nommée « La Dolce Vita« .

    Attention, qui dit train de luxe dit… tarif “luxueux”. Selon le type
    d’hébergement choisi, les tarifs commencent à partir de 3 500 euros. Si toutefois le prix n’est pas un frein pour vous, vous trouverez les informations pour les réservations en cliquant sur le bouton ci-dessous.


    Informations sur « La Dolce Vita »

    GoVolta : le train low-cost pour visiter l’Europe à petit prix (à partir de septembre 2025)

    Après le luxe, le low-cost ! Surnommée « l’easyJet des chemins de fer« , la
    compagnie néerlandaise pourrait bien révolutionner tes voyages en 2025.
    Le principe ? Des trajets quotidiens en Europe un peu plus longs que les
    services concurrents, mais nettement moins chers.

    Villes desservies

    Amsterdam (Pays Bas) – Berlin (Allemagne) en 8h : première ligne, prévue pour septembre 2025

    Dans un second temps, toujours en 2025 :

    • Amsterdam (Pays Bas) Copenhague (Danemark)
    • Amsterdam (Pays Bas) – Bâle (Suisse)

    À terme, GoVolta a pour ambition d’offrir 20 itinéraires à travers l’Europe.
    Des liaisons supplémentaires entre Amsterdam et Paris ainsi qu’Amsterdam et Munich sont annoncées pour 2026 !

    Tarif

    Les billets devraient être mis en vente dès janvier 2025 et au moins 110 billets seront proposés à moins de 10 euros sur chaque service ! Sinon, en
    temps normal, tu devrais pouvoir trouver des billets à partir de 10 euros pour les sièges standard de seconde classe (réservations sur le site de
    GoVolta !)


    Plus d’informations sur GoVolta

    Bruxelles-Venise en train de nuit (depuis février
    2025)

    Après sa ligne Bruxelles-Pragues (en circulation depuis le printemps 2024), European Sleeper a annoncé la création d’une nouvelle ligne – attendue pour février 2025 – qui te permettra de t’endormir à Bruxelles (Belgique) pour te réveiller à Venise (Italie) en passant par Cologne, Munich,
    Innsbruck, Bolzano et Vérone. De quoi passer une Saint-Valentin magique dans la ville des amoureux cette année ?

    Horaires et fréquence

    Pour le moment, le service est annoncé environ deux fois par semaine. Ce nouveau train de nuit European Sleeper quittera la gare de Bruxelles Midi
    à 19h pour arrivée le lendemain à 14h en gare de Venise Santa Lucia.
    Dans le sens inverse, les départs se feront à 16h depuis Venise Santa Lucia pour une arrivée le lendemain à 11h30 à Bruxelles.


    Réservez votre billet

    Tarif

    En couchette, tu pourras trouver des billets à partir de 99 € pour un trajet Bruxelles-Innsbruck et à partir de 129 € pour un trajet Bruxelles-Venise.

    Toulouse-Barcelone avec Renfe (depuis avril
    2025)

    Autre ligne très attendue pour offrir une alternative durable à la voiture et à l’avion (après une interruption en 2020) : la nouvelle ligne directe entre
    Toulouse et Barcelone signée par la compagnie espagnole Renfe.

    Annoncé pour le deuxième trimestre 2025, ce train à grande vitesse proposera un aller-retour quotidien entre les deux villes, pour environ 3h30 de trajet.

    Dans un premier temps, il devrait fonctionner entre avril et mi-septembre 2025 (service initialement saisonnier, avec possibilité d’extension à l’année). En chemin, il desservira les villes de Toulouse, Carcassonne, Perpignan, Figueres, Gérone et Barcelone !


    Réservez votre billet

    Le Baltic Express : de la République tchèque à la
    côte baltique polonaise (depuis décembre 2024)

    Envie de découvrir l’Europe centrale ? Ça tombe bien, le 15 décembre 2024, ČD et PKP Intercity ont lancé un nouveau service international, le Baltic Express, qui permet de relier la République tchèque à la côte baltique polonaise !

    Fréquence, horaires et villes desservies

    Avec 4 allers-retours quotidiens, la ligne dessert notamment :

    • République tchèque : Prague, Kolín, Pardubice, Ústí nad Orlicí, Letohrad
      Pologne : Kłodzko, Wrocław, Poznań, Bydgoszcz
    • Côte baltique polonaise : Gdańsk, Sopot, Gdynia

    Départs de Prague à 06h50, 10h50, 14h50 et 18h50, pour une durée totale
    de trajet d’environ 8 heures.

    Tarif

    Vous pouvez trouver des billets à partir de 400 couronnes tchèques (environ 16 euros) pour Wrocław et 750 couronnes tchèques (environ 30 euros) pour la côte baltique (réservation en ligne sur le site cd.cz) !


    Réservez votre billet

  • Montre-moi comment tu construis

    Montre-moi comment tu construis

    « Montre-moi comment tu construis, je te dirai qui tu es » (Christian de Portzamparc). En France, toute création architecturale est une source infinie de polémiques. La reconstruction de Notre-Dame nous en a fourni un exemple éclatant. Après l’incendie, la vox populi a réclamé à cor et à cri de tout rebâtir à l’identique. La décision de créer de nouveaux vitraux a été perçue comme un sacrilège. On oublie pourtant que la cathédrale que nous avons, aujourd’hui, le plaisir d’admirer est le fruit de transformations, parfois importantes, réalisées depuis le XIIᵉ siècle.

    Un manque de confiance dans notre société

    La déification des vieilles pierres, symbole d’une idéalisation du passé, témoigne avant tout d’un manque de confiance dans notre société. Ce phénomène n’est certes pas totalement nouveau. Aujourd’hui sacralisée, la tour Eiffel fut contestée lors de son édification. Il en fut de même pour la ville du Havre, reconstruite après-guerre par Auguste Perret, architecture détestée durant des décennies et classée aujourd’hui au Patrimoine de l’Unesco. Mais la tentation du statu quo est désormais dominante. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a certes obtenu la construction de la tour Triangle, malgré de nombreux recours, mais celle-ci trône à la limite de Paris et ne constitue pas, en soi, une véritable révolution architecturale.

    Depuis la fin des grands travaux de François Mitterrand, la tendance est au pointillisme ou au minimalisme architectural, dont l’expression la plus marquante est sans doute le musée du quai Branly – Jacques Chirac. Nous sommes loin de la « Maison dansante », emblématique, située sur les quais de Prague, conçue par les architectes Vlado Milunić et Frank Gehry en hommage aux célèbres danseurs Ginger Rogers et Fred Astaire.

    En Pologne, aux Pays-Bas, en Espagne ou même en Allemagne, les autorités acceptent, au prix parfois d’amples controverses, des constructions audacieuses témoignant d’une vitalité intellectuelle assumée. Ces édifices sont les preuves tangibles qu’un pays croit encore à l’idée de progrès et de rupture.

    D’un côté, des villes-musées ; de l’autre, des banlieues sans âme.

    En France, la ville du XXIᵉ siècle est souvent perçue comme une menace, un lieu qu’il faudrait figer pour rassurer plutôt que transformer pour inspirer. Dans le même temps, à la périphérie, un nihilisme urbanistique s’impose, caractérisé par une succession, sans plan d’ensemble, d’entrepôts, d’espaces commerciaux, de mornes lotissements et de bureaux. D’un côté, des villes-musées ; de l’autre, des banlieues sans âme.

    Sans innovation, sans création, sans rupture, une économie ne peut ni se réinventer ni croître. L’économie est dans le geste et dans le mouvement. Il existe souvent une concomitance entre la vitalité du monde des arts et celle de l’économie. Durant le Second Empire ou les Trente Glorieuses, activités économiques et culturelles allaient de pair. Certaines créations peuvent susciter la critique, mais elles témoignaient d’une volonté de changement. Accepterions-nous, aujourd’hui, la Cité radieuse de Le Corbusier à Marseille, le musée Beaubourg de Renzo Piano et Richard Rogers ou la tour Montparnasse ? Sans doute pas !

    Dans ce contexte, il n’est guère surprenant qu’il soit si difficile de réformer la protection sociale, de simplifier la carte administrative, de réaliser 40 milliards d’euros d’économies sur un volume de dépenses publiques dépassant 1 600 milliards d’euros ou de remettre à plat la fiscalité.

    L’audace ne se décrète pas, elle se cultive. 

    En France, le conformisme prend de plus en plus le pas sur l’élan, la prudence sur l’ambition, la réglementation sur l’esthétique. Retrouvons le goût de surprendre, voire de choquer, que ce soit sur le terrain de l’architecture ou sur celui de l’économie. Le vieillissement démographique, la transition écologique et la révolution numérique appellent un effort collectif d’imagination.

    L’audace ne se décrète pas, elle se cultive. Elle suppose de valoriser ceux qui créent : architectes, ingénieurs, urbanistes ou entrepreneurs. Elle exige aussi d’alléger les carcans réglementaires qui transforment chaque initiative en parcours du combattant.

  • Emmanuel Macron en Asie, le bilan

    Emmanuel Macron en Asie, le bilan

    La tournée du président Emmanuel Macron en Asie s’est achevée. Il y a vanté les mérites du pays des droits de l’Homme comme une alternative fiable aux USA pour les pays d’Asie du Sud-Est, lors de sa tournée démarrée ce lundi 26 mai au Vietnam. Le président français a rappelé son engagement à un ordre mondial «fondé sur le droit» depuis Hanoï, un pays vulnérable à la montée des frictions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

    Vietnam : un plan pour les 2 pays

    Emmanuel Macron a entamé sa tournée par l’ancienne perle de l’Empire, l’Indochine, dont le Vietnam, comme le Cambodge et le Laos, en est l’héritier.
    Le chef de l’Etat répondait à l’invitation du Secrétaire général du Parti communiste vietnamien, Tô Lâm, et du Président de la République socialiste du Vietnam, Luong Cuong.

    Avec ce dernier, ils ont confirmé l’adoption imminente par les deux pays du Plan d’action 2025-2028 et de leur accord pour se coordonner étroitement et le mettre en œuvre afin de concrétiser la Déclaration commune sur l’élévation des relations Vietnam – France au niveau d’un partenariat stratégique global, en vue de continuer à approfondir et à rendre plus efficaces les relations bilatérales.

    Sur un plan économique, ils ont appelé au renforcement des relations entre le Vietnam et l’Union européenne (UE), ainsi que le partenariat de développement ASEAN – France et le partenariat stratégique ASEAN – UE. En tout, quelque treize accords ont été signés ce lundi, pour un montant de «9 milliards d’euros», a annoncé le président français depuis Hanoï.

    Tournée Emmanuel Macron
    Emmanuel Macron et le président vietnamien Luong Cuong, lors d’un entretien au palais présidentiel de Hanoï, le 26 mai 2025. ©LUDOVIC MARIN/AFP

    Mais ils ont aussi parlé politique internationale, ainsi l’ambassade dans son compte rendu indiquait que « La France et le Vietnam réitèrent leur engagement commun à œuvrer en faveur de la paix, la sécurité et de la stabilité internationales».

    Cependant les 10 000 Français résidant dans le pays n’étaient pas au programme du Président de la République, qui n’a pu lors de son marathon rencontré les expatriés. Le seul contact avec la communauté française s’est fait à travers Sanofi. En effet, Emmanuel Macron, son épouse et la vice-présidente vietnamienne Vo Thi Anh Xuân ont visité et discuté avec les étudiants de l‘Université des sciences et technologies de Hanoï (USTH) le 26 mai.

    Le dirigeant français a tenu la cérémonie de mise en chantier de l’usine de vaccins et de produits biologiques VNVC, la plus grande et la plus moderne usine de vaccins au Vietnam, dotée d’une technologie transférée par le groupe pharmaceutique français Sanofi comme le rapporte le Courrier du Vietnam.

    Emmanuel et Brigitte Macron à Singapour jeudi soir. © JEANNE ACCORSINI / AFP

    Indonésie : le client militaire

    Seconde étape de la tournée asiatique pour le Président de la République et Madame Brigitte Macron qui se sont rendus en Indonésie pour une visite d’État les 28 et 29 mai 2025.

    Et après une arrivée remarquée et très commentée au Vietnam, le
    Président français n’a pas hésité au cours du banquet d’État, organisé par le président Prabowo Subianto au palais de l’Indépendance, à pousser la
    chansonnette auprès de la célèbre artiste indonésienne, naturalisée française en 2000, Anggun.
    L’interprète de La Neige au Sahara, née à Jakarta en 1974, a partagé une séquence karaoké avec l’époux de Brigitte Macron sur Comme d’habitude, de Claude François. Un spectacle qu’aurait appréciéé la députée des Français de l’Asie et de l’Océanie, Anne Genetet qui accompagnait le président de la République tout au long de cette tournée jusqu’à Singapour où sa famille réside.

    À Jakarta, avec le président @EmmanuelMacron et la
    jeunesse indonésienne.

    🇫🇷🤝🇮🇩 pic.twitter.com/EyHjoBbBA4

    — Anne Genetet
    (@AGenetet) May 28, 2025

    Mais en Indonésie, on parla aussi beaucoup de contrats. Ce fut même un carton plein pour la France en Indonésie. Accompagnant Emmanuel
    Macron lors de son déplacement, le ministre des Armées Sébastien Lecornu annonce avoir signé une lettre d’intention avec son homologue
    Sjafrie Sjamsoeddin pour vendre des matériels militaires français aux forces armées indonésiennes. Les potentielles commandes portent sur des avions de combat Rafale de Dassault Aviation, des frégates légères et des sous-marins Scorpène conçus par Naval Group, ainsi que des canons Caesar de KNDS.

    Singapour : le forum pour la sécurité

    Dernière étape pour le couple présidentiel, la cité-Etat de Singapour, marquée par la situation d’un de nos compatriotes en Malaisie, Tom Félix dont la maman est professeure des écoles à Singapour dans le réseau scolaire français. Nous en avons parlé ce lundi 26 mai, pour rappel, Tom Félix est un Français de 33 ans, emprisonné depuis que la police malaisienne a trouvé du cannabis dans son appartement il y a maintenant deux ans. Malgré l’absence de traces dans ses cheveux et les aveux de son propriétaire, il attend toujours son procès. Ses parents lancent un appel à l’aide et ont pu rencontrer le président de la République, Emmanuel Macron ce vendredi 30 mai.  Alors que son procès est programmé le 16 juin, l’audience pourrait être repoussée de plusieurs mois selon ses parents.

    Parents de Tom Félix
    Jean-Luc et Sylvie Félix, parents de Tom Félix, détenu en Malaisie, montrent une photo de leur fils dans leur appartement à Singapour, le 21 mai 2025. ©ROSLAN RAHMAN / AFP

    Mais le président français Emmanuel Macron qui est arrivé jeudi soir à Singapour pour la dernière étape d’une tournée en Asie, y était invité pour prononcer vendredi soir le discours d’ouverture du Shangri-La Dialogue, plus grand forum sur la sécurité et la défense en Asie.

    C’est la première fois qu’un dirigeant européen est invité à prononcer le discours inaugural de ce forum, qui a notamment accueilli l’an passé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

    Avec sa « stratégie indopacifique », Emmanuel Macron veut proposer une troisième voie entre Washington et Pékin. Il entend par ailleurs souligner que « la guerre menée par la Russie en Ukraine est un conflit qui a des conséquences mondiales« , y compris en Asie, où selon lui Moscou soutient « les programmes balistique et nucléaire de la Corée du Nord« .

    Préparer la conférence de l’ONU sur la Palestine

    Si bien sûr ce périple a été l’occasion de signer des nouveaux contrats d’armements notamment avec Jakarta, d’évoquer au Vietnam la Chine et
    les États-Unis, et de mettre en place de nouveaux partenariats stratégiques, le président en a aussi profité pour préparer un autre grand rendez-vous international qui l’attend d’ici deux semaines : la conférence
    internationale de l’ONU à New York, que la France coprésidera avec l’Arabie saoudite, et qui portera sur la question palestinienne.
    Emmanuel Macron, chantre de la diplomatie indépendante française – « une tradition », a expliqué qu’il entendait « déclencher un mouvement de
    reconnaissance d’un État palestinien sous certaines conditions ».
    Pour le chef de l’État, cette reconnaissance – « un devoir moral » et « une exigence politique » – passera en priorité par un cessez-le-feu et deuxièmement par l’accès pour les Gazaouis aux denrées humanitaires de première nécessité (eau, nourriture, médicaments).

    « On est au pire de la crise » actuellement, a ajouté Emmanuel Macron. En conférence de presse ce vendredi, il a d’ailleurs appelé à les Européens devaient « durcir la position collective » contre Israël, « s’il n’y a pas une réponse qui est à la hauteur de la situation humanitaire qui est apportée dans les prochaines heures et les prochains jours » dans la bande de Gaza.

    Aussi, Emmanuel Macron a plaidé auprès de chaque pays pour la « création d’une architecture de sécurité dans toute la région ».
    Sur cette dernière condition, Emmanuel Macron a précisé lors d’une rencontre avec des étudiants indonésiens que le futur État palestinien ne pourrait pas bénéficier d’une armée et que sa sécurité devrait s’organiser avec les pays voisins. De quoi rappeler que l’Arabie saoudite est un acteur clef de ce jeu diplomatique qui s’ouvrira dans quelques jours à New York. 

    L’analyse de notre partenaire TV5MONDE

  • Gad Elmaleh : « Lui-même » à la rencontre des expatriés

    Gad Elmaleh : « Lui-même » à la rencontre des expatriés

    Écouter le podcast de Gad Elmaleh

    Avec son nouveau spectacle « Lui-même », Gad Elmaleh parcourt les continents et va à la rencontre des expatriés français. « Il y a une joie de se retrouver », confie l’artiste à notre media Lesfrancais.press.

    Cet homme aux multiples talents affectionne particulièrement ces retrouvailles hors de France et parle, avec franchise, de ce lien affectif avec les francophones partout dans le monde. Dans cette interview, l’humour et l’émotion se côtoient harmonieusement, reflétant l’ouverture aux autres de notre invité et… à « lui-même ».

    L’énergie particulière du public hors de France

    Actuellement en tournée, Gad Elmaleh présente son spectacle à travers le monde entier : en France, bien sûr, mais aussi en Allemagne, en Arabie Saoudite, en Belgique, au Royaume-Uni, aux États-Unis…

    Au cours de ce podcast, l’humoriste nous livre les raisons pour lesquelles il
    estime important de franchir les frontières et de se produire devant les expatriés français : « il y a une énergie particulière quand on joue devant des Français et des francophones de l’étranger.», observe-t-il.

    Gad Elmaleh

    En effet, pour Gad Elmaleh, se produire devant la communauté française à l’étranger est une expérience quasi unique. « Il y a une joie de se retrouver, un côté événementiel, un lien affectif avec sa langue, son langage, sa culture, ses racines », explique-t-il. « Il y a toujours quelque chose de l’ordre de l’émotion. Et pour le rire, c’est formidable » partage avec nous l’humoriste.

    Et il aime notamment « charrier » les expats en fonction de leur pays de résidence : « on ne va pas titiller le Français de la même manière quand il habite en Belgique, à Miami, à Los Angeles, au Moyen-Orient, au Proche-Orient ».

    La francophonie : un lien partout dans le monde

    En multipliant les clins d’œil et les situations vécues à l’étranger, Gad Elmaleh permet ainsi à chacun de se reconnaître, et de rire ensemble.
    Ces rencontres hors de France, notamment avec des francophones, lui ont permis de se forger une opinion qu’il a d’ailleurs eu l’occasion de partager à l’Élysée lors d’une cérémonie organisée autour de la francophonie.

    « La langue française, c’est une forme de fraternité dans le monde »,
    Gad Elmaleh

    Pour lui, « la langue française est une forme de fraternité dans le monde ». Lors de cet entretien, notre invité ajoute avec enthousiasme que « la langue française, avec sa richesse et son histoire, nous lie ». Et Gad Elmaleh le confie avec gourmandise « J’adore, quant à New York, je joue en français »

    Prendre du temps avec les expatriés

    Au-delà de la scène, Gad prend toujours le temps de créer du lien, notamment avec les jeunes. Il partage d’ailleurs un exemple vécu aux Etats-Unis. A Boston, un comité d’étudiants marocains et un comité d’étudiants français se sont réunis en invitant l’artiste à venir échanger avec eux : « j’étais tellement heureux » se rappelle notre invité. Ou bien encore nous dit-il, « à Abu Dhabi, par exemple, j’ai envie de savoir, j’ai envie de comprendre » la raison de la présence des Français et autres francophones dans ce pays. Et il se réjouit également de pouvoir présenter son spectacle « Lui-même » prochainement à Miami.

    Ces rencontres avec les autres façonnent également sa propre personnalité, et sa propre vision sur le monde : « plus on est ouvert, plus on est riche de différentes cultures, plus on parle plusieurs langues, et plus on est à même d’entendre, de comprendre et de diffuser même un message de paix » ajoute-t-il.

    Il encourage ses enfants (et les autres) à vivre avec ce même état d’esprit.

    Gad Elmaleh, "lui-même", sont nouveau spectacle

    « Lui-même » : aime-toi pour aimer les autres

    Ce goût de la diversité, Gad Elmaleh l’a donc cultivé tout au long de son existence, de son enfance au Maroc, de sa vie en France et de la découverte du Canada puis des États-Unis ou il a aussi vécu. Son nouveau spectacle, intitulé « Lui-même », est une peu la somme de tout ce parcours, « C’est un spectacle un peu de développement personnel » nous dit Gad Elmaleh, avec un sourire.

    « Lui-même, c’est un homme qui cherche à s’aimer pour aimer les autres »,
    Gad Elmaleh

    « C’est un homme qui cherche finalement la joie au fond de lui et qui cherche à s’aimer pour pouvoir aimer les autres et être aimé », partage-il. Si le propos semble grave, la forme reste teintée de dérision, fidèle à l’esprit de l’humoriste. « je caricature même ma position dans certaines situations » indique-t-il. Le public s’y retrouve, embarqué dans une quête du bonheur et de la connaissance de soi. Ce spectacle, « Lui-même », est donc ce mélange de rire, d’émotion, d’introspection et d’échanges avec autrui. C’est aussi, pour les expatriés, ce sentiment d’appartenance à une grande famille, celle des francophones du monde. Gad Elmaleh prend de son temps pour venir rencontrer les Français de l’étranger, et nous vous conseillons vivement de ne pas louper ce rendez-vous.
    Toutes les dates et les informations sur la billetterie, vous les retrouverez en cliquant ici

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