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  • STAFE 2025 : quelles nouvelles mesures pour aider les associations ?

    STAFE 2025 : quelles nouvelles mesures pour aider les associations ?

    Alors que le fonds de soutien au tissu associatif des Français à l’étranger (STAFE) visait à simplifier l’attribution des subventions, celui-ci continue aujourd’hui de faire l’objet de critiques. Pour y remédier, de nouvelles mesures vont être mises en place prochainement. De quelles dispositions s’agit-il ? Seront-elles réellement efficaces pour les centaines d’associations françaises à l’étranger ? Lesfrancais.press fait le point sur le STAFE 2025.

    STAFE : Quand l’administration décide trop !

    Créé en 2018 et initialement doté d’un budget de deux millions d’euros, le STAFE avait pour objectif de compenser la suppression de la réserve parlementaire, dont les subventions étaient souvent attribuées de manière arbitraire. Cependant, le nouveau dispositif d’aide aux initiatives portées par nos compatriotes hors de France n’échappe pas, lui non plus, aux critiques. Principal reproche : l’attribution des subventions serait aujourd’hui gérée davantage par l’administration que par les élus.

    Lassociation Un Autre Monde à Zagreb a bénéficié dune aide STAFE
    Lassociation Un Autre Monde à Zagreb a bénéficié dune aide STAFE

    En effet, les autorités publiques ne prendraient pas assez en compte les avis émis par les conseils consulaires. Or, ces conseils, composés d’élus locaux — les Conseillers et Conseillères des Français de l’étranger — représentent nos compatriotes dans leur pays d’accueil et devraient, à ce titre, jouer un rôle plus décisif dans l’allocation des subventions.

    STAFE : vers une meilleure prise en compte des conseils consulaires ?

    Toutefois, les interpellations des élus semblent avoir porté leur fruit. Elles ont aussi été relayées par le ministre délégué actuel en charge du commerce extérieur et des Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin. L’objectif est d’obtenir une plus grande déconcentration et de renforcer le rôle de l’échelon local, à savoir celui des consulats et des Conseillers et Conseillères représentant directement nos compatriotes dans leurs pays d’accueil.

    Ainsi, un groupe de travail spécifique sur l’évolution du STAFE a été mis en place par la DFAE (Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire) avec les élus consulaires. De ces échanges sont nées de nouvelles propositions de fonctionnement. Elles s’orientent vers davantage de décentralisation et d’une meilleure prise en compte des avis des conseils consulaires, qui représentent directement nos concitoyens résidant hors de France. 

    Les prochaines étapes à suivre pour le STAFE

    Plusieurs mesures expérimentales seront donc prochainement mises en œuvre à l’occasion de la prochaine campagne de dépôt des dossiers. Si certaines modalités demeurent inchangées par rapport aux années précédentes, de nouvelles dispositions font leur apparition.

    Lassociation Bonaparte à Vaduz a été soutenue par le STAFE pour son action culturelle
    Lassociation Bonaparte à Vaduz a été soutenue par le STAFE pour son action culturelle

    Concernant l’attribution des subventions, les associations devront toujours déposer leurs dossiers auprès des consulats. Ceux-ci seront ensuite examinés par les services du poste et les élus locaux. Les représentants des associations auront la possibilité de présenter leur projet lors du conseil consulaire dédié, à l’issue duquel les projets seront sélectionnés puis classés par ordre de priorité. Le compte rendu de cette séance sera ensuite transmis à la Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE).

    La DFAE recevra ainsi les avis des conseils consulaires et continuera, dans un premier temps, à vérifier la conformité des projets sélectionnés aux critères d’éligibilité : par exemple l’ancienneté de l’association, le montant du budget annuel, si l’objet du projet est bien en lien avec une action éducative, caritative, culturelle ou d’insertion socio-économique présentant un bénéfice concret pour les Français de l’étranger,…

    Salon de lindustrie culinaire organisé par lArbre du Voyageur à Montreal beneficiaire du STAFE
    Salon de lindustrie culinaire organisé par lArbre du Voyageur à Montreal beneficiaire du STAFE

    Parmi les évolutions notables, le montant maximum de la subvention par projet, auparavant fixé à 25 000 €, est désormais plafonné à 15 000 €. Désormais, chaque conseil consulaire devra porter un maximum de huit dossiers par campagne, quel que soit le nombre d’inscrits au registre, contre douze jusqu’à présent. Autre changement important : chaque association ne pourra présenter qu’un seul projet par campagne.

    Autre nouveauté: à titre dérogatoire, des projets récurrents pourraient désormais être éligibles, lorsque la nature de l’activité de l’association le justifie. Jusqu’à présent, il n’était pas possible de soumettre la même initiative associative au financement du STAFE lors de campagnes consécutives.

    En revanche, le plafond de financement reste fixé à 50 % du budget global du projet, ou à 80 % pour les associations dont le budget global n’excède pas 10 000 € et qui sollicitent une subvention inférieure à 3 000 €. Sur ce point, plusieurs associations avaient demandé un assouplissement, de ces critères.

    Dans le respect de ces règles, lors de l’examen en commission nationale des projets retenus, les autorités administratives devraient accroître la prise en compte les avis émanant des conseils consulaires. C’est aussi en ce sens que les instructions vont être partagées. Dans le cas où la DFAE propose d’écarter un projet, soit lorsque des critères objectifs ne sont pas respectés, soit dans le cadre du mécanisme de régulation budgétaire, une explication continuera à être présentée.

    L'association Emploi-Allemagne aidée par le STAFE
    L’association Emploi-Allemagne aidée par le STAFE

    Le STAFE : une communication renforcée

    Outre ces dispositions, des instructions seront envoyées auprès des postes consulaires et des élus, notamment pour renforcer la communication autour du dispositif STAFE et de l’accompagnement des associations dans le dépôt et suivi de leurs dossiers. En amont de la présentation des dossiers en réunion de conseil consulaire, il est aussi recommandé qu’un avis unique consolidé du poste (service culturel, économique,..) soit partagé pour faciliter les débats.

    Enfin, il pourrait être aussi prochainement demandé aux trois associations représentatives des Français de l’étranger reconnues d’utilité publique, à savoir la FIAFE (Fédération internationale des Accueils français et francophones d’expatriés), Français du Monde-ADFE et l’UFE (Union des Français de l’étranger) de participer au conseil consulaire consacré au STAFE. Leurs connaissances respectives des acteurs associatifs locaux apporteraient sans doute des éléments pertinents dans le choix des projets.

    Ces trois structures pourraient aussi relayer les informations sur le dépôt des dossiers de subvention auprès de leurs réseaux. Tout en rappelant l’obligation de ne pas participer au débat pour tout membre du conseil consulaire, élu ou associatif, qui a un intérêt quelconque dans une association lors de l’examen d’un projet présenté par celle-ci.

    Ce nouveau dispositif sera donc réévalué à l’issue de la prochaine campagne STAFE en 2026. Mais ces mesures suffiront-elles à répondre aux attentes des élus et des associations ? Initialement doté d’un budget de 2 millions d’euros, le STAFE a octroyé, en 2025, 1,4 million d’euros de d’aides, et retenus 227 projets à travers le monde. Les chiffres de 2026 seront observés avec grande attention.

    Le résultat total des subventions accordées, les changements liés aux mécanismes de prise de décisions et le retour d’expérience des conseils consulaires pourraient décider de la pérennisation, sous cette forme, du soutien aux initiatives associatives des Français de l’étranger. L’avenir du STAFE est donc en jeu.

  • La flottille de la liberté arraisonnée

    La flottille de la liberté arraisonnée

    La flottille de la liberté ? Vous connaissez ? Non ? On vous explique tout alors que ce convoi vient d’être arraisonné au large d’Israël. Emmanuel Macron appelle au retour des citoyens français dans les meilleurs délais.

    Un voilier pour la paix ?

    Le voilier, avec à son bord 12 militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais, était parti d’Italie le 1er juin pour briser le blocus israélien à Gaza. L’objectif était de dénoncer une situation humanitaire désastreuse sur cette bande de territoire coincé entre l’État hébreux et l’Égypte, après plus d’un an et demi de guerre.

    Outre la célèbre Greta Thunberg, le voilier transportait aussi l’eurodéputée franco-palestinienne et membre de La France insoumise (LFI) Rima Hassan. L’AFP n’a pu contacter aucune des personnes à bord. Le leader du parti LFI, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé dans un communiqué l’arrestation illégale des 12 passagers du Madleen

    Après une escale en Égypte, il s’était approché de Gaza en dépit des mises en garde d’Israël, qui avait donné l’ordre à son armée de l’en empêcher.

    Greta Thunberg et Rima Hassan sur un navire de la Coalition de la flottille pour la liberté qui doit apporter de l'aide humanitaire à Gaza, le 1er juin 2025.©AFP
    Greta Thunberg et Rima Hassan sur un navire de la Coalition de la flottille pour la liberté qui doit apporter de l’aide humanitaire à Gaza, le 1er juin 2025.©AFP

    Kidnappé par les forces israéliennes ?

    Au cours de la nuit du 08 au 09 juin, l’organisation Freedom flotilla coalition (un mouvement pro-Palestinien né en 2010), qui avait affrété le bateau, a annoncé que l’armée israélienne avait arraisonné celui-ci.  La liaison a été perdue avec le Madleen, les militants affirmant que l’équipage avait été kidnappé par les forces israéliennes.

    Une information que confirme l’armée israélienne qui a bien arraisonné le bateau, comme elle l’indiquait sur Telegram, Mais les autorités israéliennes ont immédiatement indiqué qu’« Il est prévu que les passagers retournent dans leurs pays ». On est donc bien loin d’un kidnapping.

    Provocation ?

    Sur X, les militants avaient affirmé attendre une interception et une attaque d’Israël à tout moment, et appelé leurs gouvernements à les protéger. L’arraisonnement s’est produit à 3 h 02 heure locale, selon l’ONG. Les passagers doivent être débarqués dans le port israélien d’Ashdod, a indiqué le ministère de la Défense.

    Le gouvernement israélien a accusé lundi, Greta Thunberg et les autres d’avoir essayé de mettre en scène une provocation médiatique dans le seul but de se faire de la publicité. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait annoncé dimanche avoir donné pour instruction à l’armée d’empêcher le navire Madleen d’atteindre Gaza.

    En réaction, Le président de la République a demandé de permettre le retour des six ressortissants français « dans les plus brefs délais », ce qui devrait être le cas. En tout, Six Français sont présents sur ce bateau affrété par la Coalition de la flottille pour la liberté.

  • Dîner de solidarité pour les Français frappés par les crues à Valence

    Dîner de solidarité pour les Français frappés par les crues à Valence

    Ce vendredi 13 juin, la Société Française de Bienfaisance de Valence organise son gala annuel. Évidemment, les fonds seront consacrés aux victimes des inondations des 29 et 30 octobre 2024. Retour sur ces évènements dramatiques.

    224 morts à Valence

    C’est l’équivalent de plus d’un an de précipitations qui est tombé dans la région de Valence sur les derniers jours d’octobre 2024, menant à des inondations meurtrières. On compte 224 morts et 3 disparus et 69 000 habitations ont été touchées. Dans la commune de Valence, ce sont surtout les quartiers sud de la ville, les plus populaires, qui ont été inondés.

    La gravité des impacts s’explique par la combinaison d’un aléa intense et d’une vulnérabilité élevée. Dans une région très urbanisée autour de la troisième plus grande ville d’Espagne, densément peuplée, le degré d’exposition des sociétés est élevé. La plaine, en partie industrielle, reste encore agricole malgré un fort recul de cette fonction ; la huerta valencienne, consacrée au maraîchage, est d’ailleurs très touchée par les inondations. La vulnérabilité de la région a été renforcée par l’aménagement accru des plaines alluviales au cours des dernières décennies sous l’effet de la croissance urbaine et démographique.

    Cette périurbanisation tend, ainsi, à concentrer les enjeux (habitations, infrastructures de communication, zones d’activités) dans des espaces à risque. En effet, près d’un tiers des habitations affectées ont été construites en zone inondable depuis les années 2000, alors que depuis 2003 les zones inondables étaient cartographiées. De plus, l’urbanisation et l’artificialisation des sols renforcent aussi l’aléa, en imperméabilisant les surfaces, ce qui aggrave le ruissellement, d’où des effets dévastateurs lors des évènements climatiques extrêmes.

    « Horreur, cauchemar, désolation, chaos » ! Ce sont ces mots que partagent avec nous nos compatriotes victimes des inondations à Valence.
    « Horreur, cauchemar, désolation, chaos » ! Ce sont ces mots que partagent avec nous nos compatriotes victimes des inondations à Valence.

    Les Français touchés

    Tout au long de nos articles publiés lors des évènements, nous avions pu constater la violence de ces inondations qui ont frappés aussi de nombreux compatriotes installés sur place.

    Baudouin de Marcellus, élu consulaire et également représentant des Français de la péninsule ibérique à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), nous partageait le témoignage de certains de nos compatriotes qui « se sont retrouvés bloqués dans leur voiture et ont réussi à trouver un abri sécurisé dans un bar le temps de pouvoir rentrer chez eux. ». Sa collègue, Stéphanie Le Vaillant Vignancour, conseillère élue des Français d’Espagne et également membre de l’AFE, indiquait, elle, à notre rédaction que « la ville de Valence a en grande partie échappé à la « gota fría » mais les principales voies de communication sont aujourd’hui coupées ».

    De nombreux Français, comme les Espagnols, avaient dû quitter leur maison et ne e les ont retrouvées, parfois des semaines après, dans des états de délabrement important.

    Le rôle d’une société de bienfaisance française

    Fondé en 1927, le réseau des sociétés de bienfaisance françaises assure, encore aujourd’hui, la défense et les intérêts des Français vivant à l’étranger auprès des pouvoirs publics locaux comme français.

    Logiquement, la Société Française de Bienfaisance de Valence s’est retrouvée en première ligne face à la catastrophe. Elle a réussi, malgré le chaos local, sous l’impulsion de son président Christian Berret, à venir en aide aux sinistrés et notamment aux Français sur place.

    Les membres de la Société Française de Bienfaisance Valence (dont Christian Berret, président de l'Association, tout à droite)
    Les membres de la Société Française de Bienfaisance Valence (dont Christian Berret, président de l’Association, tout à droite)

    Grâce au budget de celle-ci et aux dons reçus, la Société Française de Bienfaisance de Valence a pu parer aux urgences mais bien sûr il n’a pas été possible d’accompagner sur le long des termes tous les éventuels bénéficiaires, et a asséché sa trésorerie.

    C’est dans l’optique de pouvoir continuer à assurer sa mission de service public que le diner de solidarité de cette année est particulièrement important. De passage dans la région de Valences ou résidents sur place, vous pouvez, ainsi à travers un dîner animé autour d’une tombola, apporter votre soutien à nos compatriotes et aux Espagnols meurtris par les crues qui ont touché la région de Valencia le 29 et 30 octobre 2024. Le tarif est de 50 euros.

    Pour participer, il suffit de contacter la Société Française de Bienfaisance de Valence en cliquant sur un des boutons ci-dessous :


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  • La Ve République et la menace budgétaire

    La Ve République et la menace budgétaire

    Née de l’incapacité de la IVe République à mener à son terme le processus de décolonisation, la Ve République, avec ses 67 années d’existence, talonne désormais en longévité la IIIe République. Reposant sur un parlementarisme rationalisé, elle a su surmonter de nombreux chocs, du départ de son fondateur, le général de Gaulle, à l’épidémie de Covid-19, en passant par Mai 1968 ou la crise des Gilets jaunes. Néanmoins, depuis quelques années, les institutions sont sous pression, avec une instabilité gouvernementale croissante sur fond d’Assemblée nationale fragmentée et paralysée. Le passage des budgets constitue désormais, chaque année, une épreuve.

    En 1991, Michel Rocard, alors Premier ministre, estimait déjà que le dossier des retraites pourrait faire chuter plusieurs gouvernements. Il a fallu attendre près d’un quart de siècle pour que cette prédiction se réalise, avec le vote d’une motion de censure contre le gouvernement de Michel Barnier, principalement imputable à une disposition concernant l’indexation des pensions de retraite. Au-delà de la question des retraites, c’est la situation des finances publiques qui met désormais en danger les institutions de 1958. Celles-ci garantissent de moins en moins la stabilité gouvernementale et la prospérité des Français.

    La dépense publique est devenue une véritable religion d’État.  

    Depuis plus de cinquante ans, la France accumule les déficits publics. Le poids de la dette dans le PIB a été multiplié par près de cinq ! Le pays s’inscrit dans une longue tradition de mauvaise gestion budgétaire, les périodes d’excédent étant l’exception. La dépense publique est devenue une véritable religion d’État. Elle représente plus de 53 % du PIB, un record au sein de l’OCDE. En France, chaque problème appelle une réponse financière des pouvoirs publics. Durant la période des taux bas, entre 2015 et 2021, nombre de commentateurs et de responsables politiques estimaient qu’il aurait été stupide de ne pas en profiter, oubliant que le capital emprunté serait remboursé dans des conditions bien moins favorables. Le déficit est devenu la norme ; l’objectif rarement atteint consiste simplement à le ramener sous les 3 % du PIB.

    L’endettement public, en soi, n’est pas nécessairement nuisible, à condition qu’il finance des investissements générateurs de richesse. Or, la France s’endette surtout pour financer ses dépenses courantes, et notamment sociales. La Cour des comptes estime aujourd’hui que les comptes sociaux sont « hors de contrôle ». Dans un système assurantiel, les cotisations sont censées couvrir les prestations grâce à des provisions. Or, les régimes sociaux publics ont oublié ces principes depuis de nombreuses années.

    Le vieillissement démographique constitue l’un des facteurs d’impéritie budgétaire, mais la France n’est pas la seule à y être confrontée. Des pays comme l’Allemagne, qui vieillissent plus vite encore, ne connaissent pas les mêmes affres. Il existe bien une spécificité française : une société fragilisée par cinquante ans de crises et de chocs économiques.

    Dans les années 1970, le Royaume-Uni avait été contraint de faire appel au FMI.

    Dans un pays centralisé et bureaucratisé, les citoyens rejettent sans cesse la responsabilité des échecs sur les élus, alimentant un climat de défiance généralisée. Les Français refusent les efforts collectifs, estimant, pris individuellement, qu’ils en font déjà beaucoup, et que les sacrifices doivent être assumés par d’autres. Même si l’inquiétude gagne du terrain, certains estiment que la France est « trop grosse pour tomber » (too big to fail), et que son poids économique et financier, de nature systémique, la met à l’abri d’un scénario à la grecque. C’est oublier que, dans les années 1970, le Royaume-Uni avait été contraint de faire appel au FMI face à l’accumulation de ses déséquilibres financiers. Pour d’autres, une mise sous tutelle serait, à terme, inévitable. Elle permettrait d’imposer des mesures impopulaires que la classe politique, divisée, et une opinion publique rétive à tout effort, sont aujourd’hui incapables de mettre en œuvre. Un tel scénario pourrait engendrer une crise politique majeure, débouchant sur des décisions irrationnelles, comme un éventuel rejet de l’Union européenne.

    Seule la croissance permet de réduire le poids de la dette.

    En Espagne, au Portugal ou en Italie, où les dirigeants et les populations ont subi dans les années 2010 les fourches caudines de la Commission européenne, certains attendent avec une certaine gourmandise le moment où la France sera à son tour soumise à un plan de rigueur, l’obligeant à vendre ses bijoux de famille — ports, aéroports ou participations stratégiques.

    La Ve République peut-elle éviter l’embardée fatale ? Les pouvoirs publics peuvent-ils reprendre la main sur les finances sans déclencher un climat révolutionnaire ? La solution ne réside pas dans l’attrition, mais dans l’expansion. L’Espagne et le Portugal nous enseignent que la léthargie économique n’est pas une fatalité, et que seule la croissance permet de réduire le poids de la dette. Pour cela, l’augmentation du volume de travail est la condition sine qua non. La France a besoin d’un choc de croissance, articulé autour d’un pacte donnant-donnant : la réduction des dépenses sociales doit aller de pair avec la baisse du déficit, celle des prélèvements, et une revalorisation du travail.

  • Toute vie ne tient qu’à un fil, électrique.

    Toute vie ne tient qu’à un fil, électrique.

    Guérilla ou dissuasion électrique ? Les deux. « Le Communisme, c’est les soviets plus l’électricité[1]. » promettait Lénine en 1919. En 2025, les soviets ont disparu. Et l’électricité, si elle disparaissait ? Et si Le Rêve chinois, c’était « le PCC moins l’électricité ». Toute vie ne tient qu’à un fil, électrique. Le 28 avril dernier, l’Espagne et le Portugal ont connu « La Panne ». D’un coup, plus rien. Plus de lumière ? Plus de feux tricolores, de trains, de téléphones, d’ordinateurs, de banques, d’internet, d’eau, d’hôpitaux. Déploiement de l’armée en urgence. Dans un contexte de cyberguerre, chacun a pensé à une attaque. Même pas : Une petite perte de 2 mégawatts a déclenché des coupures en chaîne. Que serait une attaque ! La guerre nouvelle prend toute forme, électrique, électronique, magnétique,  dans le ciel, l’espace, la mer, autant de guerres invisibles.

    L’énergie solaire serait-elle coupée d’un clic à Pékin ? Les services américains s’inquiètent. Les Allemands aussi. Le photovoltaïque fournit parfois 60% de leur puissance électrique. Les Chinois, qui ont réussi leur OPA sur le solaire, l’éolien, la voiture électrique, les batteries, cacheraient-ils quelques onduleurs espions dans les panneaux ? Un écart de production met en panne un réseau. Les onduleurs, qui transforment le courant,  transmettent aussi les données aux fabricants, qui sont donc les meilleurs connaisseurs du réseau, de ses failles, heure par heure. Sur les dix premiers mondiaux, neuf sont chinois.

    Les Chinois cacheraient-ils quelques onduleurs espions dans les panneaux solaires ?

    Tant qu’ils ne sont pas russes ! Les autorités françaises ont rendu public un rapport relevant les cyberattaques menées par le GRU, le service de renseignement militaire russe. On en serait, en Europe, à une par jour. Les Russes relèvent aussi les câbles sous-marins, tous les systèmes de connexion, y compris ceux de l’espace, comme les Chinois. La Baltique et la Méditerranée sont les ports de l’Europe.

    Si l’Europe devait être attaquée, c’est par les câbles et le réseau électrique. Panique. Heureusement que l’esprit de résistance anime peuples et citoyens. Toute activité repose sur l’électricité ; son absence crée le chaos. Infiltration par les systèmes de connexions, panne, voire prise de contrôle. C’est déjà un schéma mental.

    Le 4 novembre 2006, une panne en Allemagne avait plongé 10 millions de personnes dans le noir pendant une heure. Le 28 septembre 2003, l’Italie s’arrêtait. En février 2021, le Texas. Avril 2025, Portugal et Espagne. Une attaque aurait paralysé toute l’Europe.

    Tous droits réservés Armando Franca/Copyright 2025 The AP. All rights reserved
    Tous droits réservés Armando Franca/Copyright 2025 The AP. All rights reserved

    Le Pacte vert s’amende en pacte de défense, tant il offre de fragilités.

    L’énergie, c’est la vie. Et la vie se paie. Ce n’est pas qu’une attaque qu’un pays doit craindre, c’est le tribut continu. Le prix de l’électricité a augmenté en France de 120%. L’Europe importe plus de 60% de son énergie. La transition énergétique européenne, conçue pour lutter contre le changement climatique, vise désormais à réduire la dépendance. Le Pacte vert (42.5% d’énergies renouvelables, réduction de la consommation de 11%) s’amende petit à petit en pacte de défense, tant il offre de fragilités.

    Les entreprises européennes paient leur énergie deux à trois fois plus cher que les Américaines. L’écart de croissance entre les États-Unis et l’Europe vient moins de la Sillicon Valley que du schiste. Le prix du pétrole chute. L’OPEP+, assoiffée, ouvre les vannes. La facture énergétique européenne de 600 milliards en 2022, devrait diminuer à 400 milliards en 2024. Les pays pétroliers commencent à souffrir. Mais quand le pétrole est bon marché, les renouvelables le sont moins.

    Il n’y a pas vraiment d’énergie propre. Sauf la géothermie. Il y a des productions plus ou moins carbonées, plus ou moins chères.    

    Pour le long terme, le nucléaire revient en force. Après avoir fermé Fessenheim, la France fait volte-face. La Belgique abandonne ses projets de fermeture ; l’Allemagne accepte enfin que le nucléaire intègre la nomenclature des énergies « propres », comme le gaz, qui ne l’est pas vraiment. En fait, il n’y a pas vraiment d’énergie propre. Sauf la géothermie. Il y a des productions plus ou moins carbonées, plus ou moins chères.   

    En 2050, on consommera encore 4 milliards de tonnes de pétrole et plus de 4000 milliards de mètres cubes de gaz. Il est illusoire de penser le monde, et même l’Europe, sans hydrocarbure. L’offre, surabondante, est peu chère. Depuis la signature des accords de Kyoto en 1997, les émissions mondiales ont augmenté de 54 %, celles de la Chine et de l’Inde ont triplé. Les efforts des Européens (-23 % en Europe, -9 % aux États-Unis), sont plus que dépassés par la consommation des pays asiatiques. La Chine est déjà le deuxième pollueur de l’histoire depuis la révolution industrielle. Elle a rattrapé l’Europe. Elle doublera les États-Unis.

    Les énergies renouvelables progressent à un rythme soutenu, leur viabilité économique décolle, mais ni le solaire, ni l’éolien, n’assurent la sécurité énergétique. Hydrogène vert, géothermie, maréthermie, biocarburants, n’en sont qu’à leurs promesses. Les Chinois investissent dans tous les modes de production  (solaire, éolien, charbon, nucléaire). La diversité rassure. L’idéal est la production la plus locale et autonome possible, à l’échelle d’une maison, d’un immeuble, d’une ville avec un réseau interconnecté le plus vaste possible, parce qu’il permet les plus larges dérivations.

    Un générateur autonome de production d’électricité solaire capable de fournir de 24 à 180 kVA (48 à 360 kW en puissance maximale). Crédit photo : Ecologene / Lou Baron
    Un générateur autonome de production d’électricité solaire capable de fournir de 24 à 180 kVA (48 à 360 kW en puissance maximale). Crédit photo : Ecologene / Lou Baron

    Toute l’économie, toute la vie quotidienne, dépend de l’énergie. Si un sabotage à l’échelle d’un pays, un chantage (c’est ce qu’ont fait les pays de l’OPEP) est possible, la multiplication des sources, leur dispersion,  leur décentralisation est la bonne réponse.

    La guérilla électrique en est une autre. La supply chain est forcément énergétique. Le laser, les drones à fibre optique (jusqu’à 25 km de fil pour éviter les brouillages), les canons laser du futur (pour détruire les missiles hypersoniques) montrent que les armements d’hier fragiles seront vite obsolètes.

    On peut imaginer une guerre sans guerre. Combien une faille du barrage des trois gorges coûterait à la Chine ?

    On peut donc imaginer une guerre sans guerre. Le pilotage (par l’IA) d’attaques cyber sur les réseaux électriques pourrait annihiler toute capacité réelle de défense d’un pays et l’amener à se reconnaître défait avant tout autre acte d’hostilité. Ce type de guerre pourrait même arriver, à l’avenir, sans que personne, si ce n’est les dirigeants, n’en sache rien. Taïwan pourrait basculer sans guerre. Elle ne tient d’ailleurs que parce qu’elle est une mine d’or électronique. La réciproque est vraie :  le barrage des Trois Gorges, le plus grand complexe hydroélectrique du monde, avec son ascenseur à bateau et son escalier d’écluse, n’a-t-il pas ses fragilités ? Combien une faille coûterait-elle à la Chine ? Le 6 juin 2023, les Russes ont détruit le barrage de Kakhovka sur le Dniepr. Un désastre que plus personne ne leur reproche.

    Le chantage banal, celui des rançongiciels, pourrait, à partir du réseau électrique, être fait à l’échelle d’un pays. Faut-il investir dans un porte-avions, un porte-drones, ou la défense électrique ? Tandis que certains prônent un retour à la conscription, et aux fléchettes, les particules rigolent dans les ordinateurs quantiques.

    Simulation 3D du futur porte-drones chinois ©AFP
    Simulation 3D du futur porte-drones chinois ©AFP

    La guérilla électromagnétique est une nouvelle forme de dissuasion du faible au fort.

    La guérilla électromagnétique est une nouvelle forme de dissuasion du faible au fort. Si l’on conjugue Data, IA, espace, chantage énergétique, communication électronique, toute la conception de la guerre change. Les pays de l’OTAN viennent d’avaliser 3.5% de PIB pour les dépenses militaires, plus 1.5% pour les infrastructures (dont le cyber). Ce type de calcul ne veut rien dire, sinon à contenter, en paroles, les Américains. En revanche, plus intéressant est le 1.5%. Tout miser sur la recherche en énergie. Et sur la réflexion stratégique. Ce qui compte, ce n’est pas la flèche, mais la cible. « La foudre gouverne tout », la vie comme la guerre.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et France Pay


    [1] Lénine, 1919, Discours au Congrès des Soviets.

  • Diplomatie et droits des expatriés: L’engagement d’Éléonore Caroit

    Diplomatie et droits des expatriés: L’engagement d’Éléonore Caroit

    La députée Éléonore Caroit, membre de Renaissance, élue de la deuxième circonscription des Français de l’étranger (Amérique latine et Caraïbes), vient de déposer une proposition de loi en faveur des expatriés. Cette initiative est par ailleurs co-signée par Karim Ben Cheïkh, parlementaire issu d’une autre formation politique, à savoir les écologistes. Outre cette ambition, notre invitée d’« En toute confidence » pilote également une mission diplomatique consacrée au traité BBNJ sur la haute mer. Elle nous en dit davantage au cours de ce podcast.

    Écouter le podcast avec Éléonore Caroit

    Une initiative transpartisane pour les droits des expatriés

    Éléonore Caroit, membre du Groupe « Ensemble pour la République » à l’Assemblée nationale, et son collègue Karim Ben Cheïkh, qui siège sur le banc « les écologistes » ont récemment déposé une proposition de loi (PPL) visant à « renforcer les droits et les services publics des Français établis hors de France ».

    Eleonore Caroit - députée de la 2eme circonscription des Français établis hors de France
    Eleonore Caroit – députée de la 2eme circonscription des Français établis hors de France

    Cette initiative, portée par deux élues issues de camps politiques différents, se veut résolument transpartisane. « je pense que le plus important, c’est vraiment de défendre les Français de l’étranger dans leur ensemble », insiste la députée lors de cet entretien.

    « Les Français de l’étranger sont trop souvent perçus par l’extrême droite et à l’extrême gauche comme des exilés fiscaux, alors que c’est tout le contraire.»

    Éléonore Caroit, députée des Français d’Amérique latine et Caraïbes

    L’objectif est ainsi de mettre fin aux clichés tenaces. « Ils sont trop souvent perçus par l’extrême droite et à l’extrême gauche comme des exilés fiscaux (…) alors que c’est tout le contraire. Ce sont des personnes qui sont très attachées à leur pays et qui veulent justement garder ce lien avec la France », défend notre invitée depuis le Palais Bourbon.

    Mieux intégrer les Français de l’étranger à la communauté nationale

    D’ailleurs, l’une des priorités de la PPL est de consacrer juridiquement l’appartenance des Français de l’étranger à la nation française. Pour Éléonore Caroit, « il y a, à tort ou à raison, un sentiment de la part des Français qui vivent hors de France de ne pas faire pleinement partie de la communauté nationale, du débat public. »

    Proposition de loi renforçant les droits et services publics des Français établis hors de France

    Ainsi, les mesures envisagées couvriraient un large spectre : aides sociales sanctuarisées, droit d’accès à l’éducation française à l’étranger, reconnaissance de la résidence d’attache, soutien à l’entrepreneuriat… « L’idée est celle du rattachement. (…) Le fil conducteur, c’est ce fait d’être lié à la France, à sa langue, à sa culture, et de pouvoir rester en lien avec son pays. »

    Travailler avec le gouvernement pour un meilleur projet de loi

    Alors que le gouvernement prévoit également de déposer un projet de loi sur les Français de l’étranger à l’automne 2025, certains pourraient voir dans la proposition Caroit-Bencheikh une forme de pression. L’intéressée réfute : « Pour moi, l’idée, ce n’est pas de défendre mon texte plutôt qu’un autre, mais c’est de faire en sorte que les droits des Français de l’étranger soient reconnus et soient en quelque sorte sanctuarisés. »

    Éléonore Caroit, députée des Français d'Amérique Latine et Caraïbes à Lima au Lycée Français

    En ce sens, les échanges avec l’exécutif sont bien engagés : « nous travaillons avec [le ministre] Laurent Saint-Martin, avec ses équipes et avec tous les autres députés des Français de l’étranger et les sénateurs aussi sont impliqués pour que le projet le mieux abouti puisse voir le jour. »

    Une autre ambition : protéger la haute mer

    Parallèlement à son engagement pour les expatriés, Éléonore Caroit pilote une mission internationale de diplomatie parlementaire pour promouvoir la ratification du traité BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), un texte clé pour la préservation des océans : « C’est un enjeu de taille et c’est un enjeu qui me tient particulièrement à cœur. »

    « Là, on en est à 28 (…) on pense qu’il y en aura 36 à Nice (…) l’idée, c’est que d’ici la fin de l’année, on puisse avoir les 60 ratifications du traité BBNJ »,

    Éléonore Caroit, députée des Français d’Amérique latine et Caraïbes

    En effet, le traité, fruit de vingt ans de négociations à l’ONU, vise à réguler les zones maritimes situées au-delà des juridictions nationales. Il a été signé par une centaine de pays, mais il n’entrera en vigueur qu’après 60 ratifications supplémentaires. « Là, on en est à 28 (…) on pense qu’il y en aura 36 à Nice (…) L’idée, c’est que d’ici la fin de l’année, on puisse avoir les 60. »

    2025 drones lumineux, spectacle de drones, record d’Europe à Nice ce 06 juin 2025
    2025 drones lumineux, spectacle de drones, record d’Europe à Nice ce 06 juin 2025
    2025 drones lumineux, spectacle de drones, record d’Europe à Nice
    2025 drones lumineux, spectacle de drones, record d’Europe à Nice ce 06 juin 2025

    Une voix portée par l’expérience et la diplomatie

    Pour Éléonore Caroit, cette mission est l’extension naturelle de son parcours personnel et professionnel. « Je suis franco-dominicaine. Je suis aussi Suisse par mariage. J’ai vécu dans beaucoup de pays dans le monde. Je parle cinq langues, j’ai cette fibre diplomatique en moi. »

    Elle voit dans la diplomatie parlementaire une responsabilité essentielle, en particulier pour les élus des Français de l’étranger. « Les députés des Français de l’étranger, de par la composition de leurs circonscriptions (…) sont très bien placés pour exercer ces fonctions. »

    En conclusion, à travers une démarche transpartisane, l’ambition de notre invitée d’ « En toute confidence » est d’une part de briser les préjugés sur les Français de l’étranger. D’autre part, elle souhaite que cette proposition, déposée avec son collègue Karim Ben Cheïkh, permette de sanctuariser les droits de nos compatriotes établis hors de France.

    Outre, cette initiative législative, Éléonore Caroit est aussi missionnée pour la ratification du traité sur la haute mer. La conférence des Nations unies sur les océans (UNOC) qui se tiendra à Nice du 9 juin 2025 au 13 juin 2025 sera un moment décisif. Lesfrancais.press suivra ainsi l’évolution des discussions diplomatiques et l’engagement des différents pays sur ce sujet. N’hésitez pas à partager vos commentaires, votre avis est précieux pour toute la rédaction.

  • La Fête des pères en France : dimanche 15 juin 2025

    La Fête des pères en France : dimanche 15 juin 2025

    La Fête des pères en France aura lieu dimanche 15 juin 2025. 3 semaines après la fête des mères, la France choisit aussi une date spécifique pour célébrer les papas. Petit rappel pour les Français de l’étranger.

    Briquets et papas

    La fête des pères en France trouve son origine dans les années 1950. Elle a été officiellement instaurée par un décret en 1952, sous l’impulsion de la société de fabricants de briquets Flaminaire.

     L’objectif était de créer une fête commerciale similaire à la fête des mères, qui existait déjà depuis plusieurs décennies. La date choisie pour la fête des pères en France est le troisième dimanche de juin.

    Pour autant, seulement 43% des Français comptaient célébrer la Fête des Pères en 2020 contre 49% des Français qui ne comptent pas le faire, tandis que 8% ne savent pas. Les 18-34 ans (59%) et les femmes (46% vs 39% des hommes) sont davantage concernés selon un sondage réalisé par CBexpert.

    Flaminaire -fête des peres
    Flaminaire – fête des pères

    Des dates et des origines différentes

    Il n’y a pas qu’en France que la Fête des pères est née de façon étonnante. Petit tour d’horizon des célébrations des papas dans le monde. Vous pouvez retrouver la date dans plus de 105 pays en cliquant sur le bouton en fin d’articles.

    Espagne, Portugal et Italie

    La fête des pères est étroitement liée à la Saint-Joseph, qui est une fête religieuse. Saint Joseph est considéré comme le père nourricier de Jésus. C’est donc le19 mars, jour de la Saint-Joseph, qui est choisi pour célébrer la fête des pères en Italie et au Portugal comme en Espagne.

    Icône de St Joseph en Espagne
    Icône de St Joseph en Espagne

    Allemagne

    La fête des pères est associée à l’Ascension qui tombe un jeudi, 40 jours après Pâques et qui est donc férié comme en France. Souvent célébrée par des randonnées et des pique-niques entre homme, c’est une journée où les pères sortent souvent avec leurs amis et leurs enfants pour des activités en plein air.

    La fête des pères en Allemagne le jour de l'Ascension
    La fête des pères en Allemagne le jour de l’Ascension

    États-Unis

    La fête des pères aux États-Unis a été proposée par Sonora Smart Dodd en 1910. Elle souhaitait honorer son père, un vétéran de la guerre civile qui avait élevé seul ses six enfants. La fête a été officiellement reconnue en 1972 par le président Richard Nixon. Et là surprise, elle a lieu le troisième dimanche de juin, comme en France.  Aux États-Unis, il est courant d’offrir des cadeaux, des cartes et de passer du temps en famille comme dans l’hexagone.

    Australie

    La fête des pères en Australie est similaire à celle des États-Unis et de la France, mais elle est célébrée le premier dimanche de septembre, probablement en raison des différences saisonnières.

    Les dates dans plus de 105 pays


    Découvrir la date de la Fête des pères dans votre pays de résidence

  • L’université d’été La France Insoumise des Françaises et Français de l’étranger

    L’université d’été La France Insoumise des Françaises et Français de l’étranger

    Ce week-end prolongé dans de nombreux pays de culture chrétienne mais aussi dans les pays musulmans, la Pentecôte tombant le 09 juin et l’Aïd al-Adha se déroulant du 06 au 09 juin, la France Insoumise en profite pour organiser son université d’été pour les Françaises et Français de l’étranger à Berlin.

    Comme nous le ferons tout au long de cette saison estivale pour tous les partis qui nous invitent, on vous propose de découvrir le programme de celle-ci et pour ceux qui le désirent vous pourrez même y participer ou regarder les replay grâce aux liens présents dans cet article.

    Alors que nous proposent, donc, les Insoumis.es sans frontières ?

    Asma Rharmaoui-Claquin
    Asma Rharmaoui-Claquin
    Alilé Akono
    Alilé Akono

    Vers l’Union des gauches en France et en Europe ?

    Les Insoumis.es de la 7ème circonscription des Français de l’étranger, soit l’Europe centrale, menée par l’ancienne candidate aux législatives, Asma Rharmaoui-Claquin, ont une grande ambition : prouver que l’Union des gauches est encore possible.

    Pour cela, ils ont réuni des acteurs politiques français, comme la députée écologiste Sandrine Rousseau mais aussi des parlementaires et des citoyens engagés en politique venant d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, de Suède, etc.

    Forts de cette mobilisation, les militants de la France Insoumise désirent insuffler une dynamique d’union pour les prochaines élections, qu’elles soient programmées comme les Consulaires ou d’éventuelles Législatives anticipées. Pour cela, l’Université d’été, qui porte bien son nom, offre aux participants sur place ou en ligne la possibilité de participer à des ateliers comme celui dédié à l’argumentaire militant ou celui consacré aux élections consulaires qui se nomme : « Élections consulaires : cap sur l’action ! »

    C’est donc un rendez-vous pragmatique et concret que propose les Insoumis.es de l’étranger. On pourra ainsi apprendre à faire campagne à l’étranger, samedi 07. Juin de 14h à 15h (CET) avec Alilé Akono, co-animatrice de Berlin Insoumise et collaboratrice parlementaire et Théo Zanchi, co-référent LFI en Europe centrale et co-animateur d’Hanovre Insoumise.

    Pour participer aux ateliers, nous vous invitons à découvrir les chaines TWITCH et YOUTUBE. des organisateurs 


    logo twitch


    logo youtube

    Féminisme, Écologie et Soutien à Gaza

    Mais à l’Université d’été des Insoumis.es, on ne fait pas que travailler. On échange aussi avec des activités plus ludiques mais très pédagogiques.

    Ce vendredi, deux fresques ont été réalisées par les militants une dénonçant le sexisme et une autre consacrée au climat. Un thème qui reviendra ce samedi, journée internationale des Océans. » En effet, une table ronde intitulée « Océans, climat et extrême droite : marée noire sur l’écologie ? » ouvrira la seconde journée de l’Université d’été de La France Insoumise, elle sera animée par Emma Fourreau, eurodéputée LFI.

    Est-ce qu’ils seront nombreux alors que la soirée aura été bien remplie. Car les Insoumis.es sans frontières ont aussi prévu des évènements nocturnes comme la soirée dédiée à une « une paix rapide et juste » au Moyen-Orient. Après un débat entre Udi Raz de la Jüdische Stimme du mouvement Juifs européens pour une paix juste et Caroline Rehrmann, politologue et candidate pour Mera25 sous la bienveillante modération de Joseph Bensadon, militant NFP à Berlin, les participants seront invités sur la piste de danse enflammée par JAARA, DJ queer berlinoise.

    D’autres activités sont aussi prévues tout au long du week-end comme une visite décoloniale de Berlin.

    Fresque du sexisme avec Pauline Roux comme animatrice
    Fresque du sexisme avec Pauline Roux comme animatrice
    Fresque du sexisme avec Pauline Roux comme animatrice
    Fresque du sexisme avec Pauline Roux comme animatrice

    Lutter contre l’extrême droite

    Les activités sont nombreuses, les thèmes abordés vastes, mais le fil conducteur de cette Université d’été de la France Insoumise, c’est avant tout la lutte contre l’extrême droite. Au cœur du programme, une conférence qui aura pour thème l’ascension de cette idéologie sur tous les continents.

    Ça sera aussi l’occasion de lutter contre la volonté de certains partis et médias en France de rejeter le RN et la France insoumise de chaque côté de l’échiquier. Une stratégie peu comprise, selon les organisateurs, à l’étranger par les Français qui ne perçoivent, finalement, que des échos des manœuvres politiciennes qui se jouent à Paris dans les couloirs des Palais de la République.

    En 3 jours, les Insoumis.es à l’étranger, qui dans la 7ème circonscription travaillent en harmonie avec les autres partis, veulent démontrer que cette Union des gauches est une ambition réaliste hors de France mais surtout, aussi, en France. Est-ce que les expatriés seront entendus ? Seul l’avenir le dira !

    Sandrine Rousseau

    Diffusions programmées des évènements :

    • Discours d’ouverture : vendredi 6 jiun 18h00
    • Extreme droite, la résistible ascension : samedi 7 juin : 11h00
    • Left without border : the world in common : samedia 7 juin 15h00
    • L’union fait la gauche : dimanche 8 juin : 11h00
  • Célébrons la musique sur TV5MONDEPlus !

    Célébrons la musique sur TV5MONDEPlus !

    Le mois de juin est, dans l’hémisphère nord et donc en France, la porte de la saison estivale. Le passage à l’été est d’ailleurs célébré depuis 1981 par la désormais célèbre et internationale Fête de la musique. TV5MONDEplus nous a concocté un programme spécifique, au menu, un documentaire sur Adamo, cet Italien qui chante en Français et vit en Flandre, mais aussi une série qui nous entrouvre les arcanes du métier de chef d’orchestre.

    Mais ce n’est pas tout, on plongera dans des enquêtes policières ivoiriennes avant de partager les drames de deux femmes confrontées à la mort et aux conséquences imprévisibles. Enfin, un nouvel épisode du magazine Destination francophonie consacré à la Mauritanie vient s’ajouter aux soixante déjà présents sur TV5MONDEplus.

    Spécial Fête de la Musique

    On commence notre découverte des programmes qui viennent, en ce mois de juin 2025, enrichir le catalogue de plus de 7500 heures de la plateforme internationale et gratuite TV5mondeplus.

    Adamo, le film de sa vie

    Réalisation : Franck Villano (Belgique, 2025). Durée : 64’.

    Installé face à l’écran, Adamo commente sa propre vie aux côtés de deux animateurs complices. À travers les témoignages d’admirateurs et les messages d’amis célèbres, ce documentaire retrace un parcours unique : celui d’un enfant d’immigrés devenu légende francophone.


    A découvrir sur TV5MONDEPLUS

    Adamo, le film de sa vie

    Chef d’orchestre

    Réalisation : Stéphane Lafleur (Québec Canada, 2025). Durée : 6×14’.

    Joseph, musicien rêve de sortir son premier album. Mais une rupture amoureuse l’a laissé sans inspiration. Pour l’aider à remonter la pente, Ariane, son agente et amie, emménage chez lui. Cette cohabitation va bousculer leurs certitudes et raviver sa créativité.


    A découvrir sur TV5MONDEPLUS

    Chef d’orchestre

    Découvrir et partager

    On continue notre exploration des nouveautés du mois de juin 2025 sur TV5MONDEplus avec un magazine, une série et deux films.

    Destination francophonie – Mauritanie

    Présentation : Ivan Kabacoff. Durée : 26’.

    Cap sur la Mauritanie dans ce nouvel épisode de Destination francophonie. Dans ce format immersif, Ivan Kabacoff va à la rencontre de francophones qui font vivre la langue au quotidien dans leurs projets, leur culture, leurs engagements.


    A découvrir sur TV5MONDEPLUS

    destination mauritanie

    Mea Culpa

    Réalisation : Hervé Achi (Côte d’Ivoire, 2022). Saisons 1 & 2. Durée : 47×26’. – Avec : Arthur Longville.

    Un crime. Un détenu. Un inspecteur en quête de vérité. Dans cette série policière ivoirienne inédite, chaque épisode est un huis clos tendu entre le criminologue Serge N’Da et des détenus, hommes et femmes, confrontés à leurs actes. Une série inédite à découvrir exclusivement sur TV5MONDEplus


    A découvrir sur TV5MONDEPLUS

    Mea Culpa

    La place d’une autre

    Réalisation : Aurélia Georges (France, 2021). D’après Wilkie Collins. Durée : 107’. – Avec : Lyna Khoudri (Nélie Laborde), Sabine Azéma (Éléonore de Lengwil), Maud Wyler (Rose Juillet), Laurent Poitrenaux (Julien Valence)…

    Nélie, d’origine modeste, travaille comme infirmière sur le front en 1914. Quand son amie Rose meurt brutalement, elle saisit l’occasion de changer de vie en usurpant son identité. Devenue lectrice dans une maison bourgeoise, elle redoute que la vérité ne soit révélée.


    A découvrir sur TV5MONDEPLUS

    La place d’une autre

    Tempête

    Réalisation : Samuel Collardey (France, 2015). Durée : 86’. – Avec : Dominique Leborne, Matteo Leborne, Mailys Leborne, Vincent Bessonet…

    À 36 ans, Dom, marin-pêcheur, élève seul ses enfants malgré ses longues absences en mer. Lorsqu’une assistante sociale remet en cause sa capacité à les garder, il décide de changer de vie…


    A découvrir sur TV5MONDEPLUS

    Tempête

  • Jeune expatrié(e) avec un handicap, quel accompagnement pour une scolarité réussie à l’étranger ?

    Jeune expatrié(e) avec un handicap, quel accompagnement pour une scolarité réussie à l’étranger ?

    Sous l’impulsion du Gouvernement précédent, l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE) organise depuis mars et jusqu‘à octobre 2025, les Assises de la Protection Sociale des Français de l’Étranger. L’objectif des participants, les parlementaires, les élus locaux mais aussi tous les citoyens qui veulent y participer, est de penser l’avenir des dispositifs de protection sociale destinés aux 3 millions de Français établis hors de France. Dans ce cadre, le 02 juin, Laurent St Martin, ministre des Français de l’étranger et du Commerce extérieur, a participé à un webinaire organisé par la Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger (FAPEE) et Florent Bohême, élu au Cambodge et qui anime ces assises. Le thème ? L’accompagnement pour une scolarité réussie à l’étranger des jeunes expatriés porteurs d’un handicap qui nécessite un encadrement spécifique.

    Pendant 1h30, les participants au webinaire ont évoqué les différentes aides et dispositifs mis en place pour les Français de l’étranger, l’occasion de découvrir que si les « allocations » portent les mêmes noms qu’en France, elles sont régies par des règles différentes. On fait le point ensemble.

    La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie finance

    Comme en France, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie prend en charge le financement de l’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH). Cependant, il faut bien comprendre que lorsqu’on est résident, l’AESH est un droit, en tant que non-résident c’est un moyen que l’État peut vous mettre à disposition selon l’enveloppe budgétaire définie pour l’année scolaire concernée. Ainsi pour l’année 2024/2025, ce sont 2,4 millions d’euros qui ont été affectés à la prise en charge de l’AESH. Et l’autorité qui accorde le financement partiel ou total (extrêmement rare) de l’accompagnant ne peut excéder le budget défini. Ainsi, même si en France, vous correspondriez pleinement aux critères, il ne peut vous être garanti que vous bénéficierez d’un AESH.

    AESH - AEFE

    L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger au cœur du système gère

    Autre différence, alors qu’en France ce sont les maisons départementales pour les personnes handicapées (MDPH) qui gèrent avec les familles les dossiers liés à un AESH, à l’étranger c’est l’AEFE qui a cette lourde responsabilité tout en étant confronté au quotidien aux parents d’élèves en attente.

    Pendant le séminaire, il a été précisé que 10 % des 400 000 élèves du réseau (600 établissements environ) présentent des besoins éducatifs particuliers. L’AEFE, tenue par le principe d’inclusion, a d’ailleurs créé un observatoire dédié animant divers ateliers comme l’harmonisation des plans pédagogiques personnalisés dont le Programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), et le Plan d’accompagnement personnalisé (PAP) mais aussi des sessions dédiées à l’amélioration des conditions de travail des AESH et renforcement de leur formation.

    Afin de fluidifier la gestion et d’apaiser les relations dans les établissements, Laurent Saint-Martin désire mettre en place une Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) spécialisée pour les Français de l’étranger. Pour le ministre des Français de l’étranger, un tel organisme permettra d’accélérer les paiements, simplifier les démarches, et améliorer la formation des AESH.

    Laurent St Martin pendant le webinaire
    Laurent St Martin pendant le webinaire

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