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  • France : les règles 2025 pour aller à la plage 

    France : les règles 2025 pour aller à la plage 

    Cette année, les règles à respecter sur la plage font la une des médias français. Une nouvelle loi a été adoptée ce printemps interdisant la cigarette dans certains espaces publics comme la plage ! On en profite pour faire un rappel aux Français de l’étranger des règles à respecter si on va à la plage cet été en France.

    La cigarette est bannie

    Alors que certaines communes avaient déjà mis en place des arrêtés en ce sens, l’interdiction s’applique désormais sur tout le territoire depuis le 1er juillet. Elle ne concerne pas les cigarettes électroniques ni les terrasses de café ou les restaurants. L’interdiction de la cigarette aux moins de 18 ans n’est pas décidée alors que certains voulaient profiter de la nouvelle loi pour introduire aussi cette restriction.

    Alors que faire si on est fumeur ? Si vous allez sur une plage publique, il sera donc impératif de regagner le trottoir ou la route pour « griller sa clope ». Pour ceux qui font le choix de la Méditerranée, ils pourront se réfugier sur les plages privées où il sera permis de fumer dans les espaces dédiés à la restauration. Mais il faudra sortir son portefeuille, le matelas de plage étant commercialisé entre 20 et 150 euros la journée.

    Interdiction de la cigarette sur les plages
    Interdiction de la cigarette sur les plages

    Tenue de plage

    Les usagers de la plage doivent porter une « tenue décente ». Comprendre, une tenue qui couvre les parties intimes. Le topless est autorisé par la loi. Le burkini aussi, sur toutes les plages de France « au nom de la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle », d’après une décision de justice du Conseil d’État en juillet 2023.

    Si vous êtes adepte du naturisme, pas de panique ! Des zones littorales sont officiellement dédiées à cette pratique. Attention toutefois à ne pas en sortir, vous pourriez être condamné d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende pour « exhibition sexuelle ».

    Petite précision, les pratiques sexuelles ne sont autorisées sur aucune plage.

    Les animaux à la plage

    Pour ce qui est des animaux, chaque municipalité adopte ses propres règles. Et cela n’est pas toujours évident de les dénicher. Mais le site Emmenetonchien.com a écumé les réglementations locales et a compilé l’ensemble sur son site pour éviter, ainsi, les impairs.

    Souvenirs de plage ?

    Pour rappel, il est techniquement interdit de ramasser des coquillages, des galets ou même du sable car ils constituent la faune et la flore du littoral. Dans les faits, le ramassage en petites quantités est souvent toléré par les autorités.

    Ces règles s’appliquent à l’échelle nationale mais peuvent varier en fonction des communes. En cas de doutes, il convient de se référer au règlement intérieur de la zone, toujours placardé à l’entrée de la plage.

    La pêche à pied à St Malo en 2024 ©Office du tourisme
    La pêche à pied à St Malo en 2024 ©Office du tourisme

    La nuit à la plage

    La jour comme la nuit, en matière de fêtes, il n’y a aucune restriction légale. Enfin, seulement si le volume n’est pas trop fort, car sinon c’est la plainte pour tapage nocturne. Concernant, les feux de camps et autres barbecues ne sont pas illégaux mais sont en général interdits par les communes pour des raisons de sécurité.

    Enfin, après une soirée alcoolisée sur le sable, vaut-il mieux dormir sur place que prendre le volant et risquer un accident ? Ben oui, car malgré la légende urbaine, rien ne vous interdit de dormir sur une plage. Par contre, vous n’avez pas le droit de prendre vos aises, faites attention à la violation des règles. Selon l’article R111-42 du Code de l’urbanisme, il est défendu de faire du camping sauvage, sous peine d’une amende de 1 500 euros. D’après l’article 222-32 du Code pénal, les ébats amoureux et les promenades nus, sur la plage (hors plage nudiste) sont aussi interdits, sinon, c’est 15 000 euros d’amende et une peine de prison de 1 an pour atteinte à l’intimité.

    le camping sauvage est interdit à la plage
    le camping sauvage est interdit à la plage

    Pour passer la nuit sur la plage, prenez des serviettes, un sac de couchage, assez de vêtements pour bien vous couvrir, ainsi que des provisions. Renseignez-vous auprès de la mairie pour savoir si un arrêté municipal interdit l’alcool sur la plage. Dans la plupart des cas, la consommation est tolérée tant qu’elle reste modérée. L’ivresse manifeste sur la voie publique est passible d’une amende de 150 euros.

  • Panoramic : une IA au service des débats citoyens ?

    Panoramic : une IA au service des débats citoyens ?

    Quelle protection sociale pour les 3 millions de Français de l’étranger ? Des assises spécialement conçues autour de ce thème sont actuellement organisées pour les expatriés. Ainsi, jusqu’en octobre 2025, chaque ressortissant établi hors de France peut apporter sa contribution au débat. Dans le cadre de ces échanges, une innovation vient d’ailleurs d’être mise en place : le recours à l’intelligence artificielle pour faciliter la participation citoyenne avec le lancement de Panoramic. Mais attention, il s’agit aussi de faire travailler vos méninges ! L’IA ne venant qu’en support. Alors comment le mariage entre la technologie et vos idées s’opère-t-il ?

    Assises de la protection sociale : faire évoluer sans dépenser davantage

    Lancées en mars 2025, les Assises de la protection sociales s’achèveront en octobre prochain. Leur mission est à la fois simple et ambitieuse : évaluer l’efficacité des dispositifs existants et proposer des pistes d’évolution. Trois thèmes majeurs ont notamment été retenus : les aides sociales, la Caisse des Français de l’étranger (CFE) et les bourses scolaires, incluant les bourses AESH (Accompagnement des élèves en situation de handicap).

    Assises de la protection sociale

    Cependant, la réflexion générale concernant l’avenir de la protection sociale de nos concitoyens hors de France doit aussi prendre en considération un défi de taille : « Innovez, mais sans alourdir les dépenses. » Dans un contexte budgétaire français tendu, la question est donc de comment faire mieux avec autant ? Même si déjà quelques voix s’élèvent pour des modifications financières. 

    L’IA pour faciliter les contributions des expatriés

    Comme le dit l’adage, « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ». Et c’est précisément ce que les Assises de la protection sociale attendent des participants. Chaque Française ou Français de l’étranger a la possibilité d’envoyer sa contribution, de partager des propositions et/ou de répondre aussi à un questionnaire spécifique « votre avis en 5 minutes » .

    ©Consulat de France San Francisco
    ©Consulat de France San Francisco

    C’est donc dans cette optique que l’IA vient apporter son aide par le biais de la plateforme nouvellement lancée, Panoramic. En cliquant sur ce site, les premiers mots sont tout à fait explicites : « cet outil est une plateforme qui utilise l’Intelligence Artificielle pour rendre accessible la compréhension des sujets complexes. » Son rôle ? Éclairer les débats et encourager une participation citoyenne plus large et plus informée.

    Panoramic : une intelligence artificielle au service des débats citoyens ?

    Développé par la civic tech Make.org, l’IA Panoramic est donc un outil interactif permettant à chacun de poser des questions sur le système de protection sociale et d’obtenir des réponses immédiates, claires et sourcées. Selon les concepteurs, cette intelligence artificielle « s’appuie exclusivement sur un corpus validé, garantissant ainsi la fiabilité des informations fournies ». Petit cocorico également, cette innovation s’appuie sur une intelligence artificielle française, à savoir Mistral AI .

    Pour Florian Bohème, le président de la commission des affaires sociales de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger : « la consultation menée avec l’appui de l’intelligence artificielle dans le cadre des Assises de la protection sociale constitue une première pour les Français de l’étranger. C’est même une innovation à l’échelle de l’État français ». Et il ajoute : « nous invitons chacun à s’approprier cet outil pour mieux comprendre et enrichir les débats sur l’avenir de la protection sociale des Français établis hors de France. »

    Mode avec Alberto

    Du côté de la présidente de cette assemblée, Hélène Degryse : « Avec cette démarche pionnière, chaque citoyen peut désormais comprendre les enjeux, sans filtre, et participer activement au débat ». Alors Française et Français de l’étranger nous vous invitons à vous rendre sur ce site. L’expérimenter, vous documenter et formuler par la suite vos propositions dans le cadre des Assises de la protection sociale.

    Et n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires : ce dialogue entre l’IA et vos idées est-il une alliance prometteuse pour enrichir le débat ? Ou n’est-ce qu’un gadget sans lendemain ? Dites-nous tout sur ce mariage :  fait-il écho à Friedrich Nietzsche quand, évoquant celui-ci, il écrivait que c’était « la volonté à deux de créer l’unique. » Si c’est le cas, les propositions finales qui seront envoyées au gouvernement feront alors un grand pas pour la protection sociale de nos Français à l’étranger.

    Panoramic, l’IA des Assises de la protection sociale des Français de l’étranger, est accessible ici

  • Union européenne : réduction de 90 % des émissions d’ici 2040

    Union européenne : réduction de 90 % des émissions d’ici 2040

    La Commission européenne propose ce mercredi 2 juillet un objectif ambitieux de réduction de 90% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2040, par rapport aux niveaux de 1990. Toutefois, elle devrait également offrir une marge de manœuvre importante pour convaincre les États réticents de l’UE.

    Neutralité carbone en 2050

    Si l’objectif de neutralité carbone en 2050 — le « zero emission nette » — est déjà inscrit dans la législation européenne et que l’UE s’est engagée à réduire ses émissions de 55 % par rapport à 1990 d’ici 2030, aucun cap chiffré n’a encore été fixé pour 2040.

    Selon un projet de texte consulté par Euractiv, la Commission devrait confirmer son intention de viser une baisse de 90 % des émissions à l’horizon 2040. Ce niveau correspond à la recommandation minimale formulée l’an dernier par le conseil scientifique sur le climat de l’UE.

    Toutefois, à partir de 2036, des «crédits internationaux de haute qualité» issus d’un mécanisme de compensation carbone soutenu par les Nations unies pourraient être pris en compte pour atteindre cet objectif. C’est ce qu’il ressort du projet de texte divulgué, qui pourrait encore être modifié avant sa publication.

    Jessika Roswall, commissaire européenne à l'Environnement
    Jessika Roswall, commissaire européenne à l’Environnement

    Quotas d’émission

    Par ailleurs, le système européen d’échange de quotas d’émission (SEQE), qui prévoit l’interdiction progressive des émissions industrielles et énergétiques à compter de 2039, pourrait être renforcé par des dispositifs d’« élimination permanente » des émissions au niveau national — une manière d’introduire les émissions négatives dans le calcul global.

    Face aux difficultés rencontrées par certains secteurs pour se décarboner, l’exécutif européen évoque la nécessité d’«une flexibilité accrue» afin d’atteindre les objectifs climatiques « de manière rentable ». Cette approche vise à ménager les secteurs économiques les plus exposés.

    Ce principe de flexibilité, inspiré des discussions menées à Berlin entre les États membres et le commissaire européen au Climat Wopke Hoekstra, devrait répondre aux préoccupations gouvernements qui craignent les répercussions économiques d’une action climatique renforcée.

    Le président français Emmanuel Macron, qui a déclaré la semaine dernière que l’UE devait éviter de se «surcontraindre», est devenu le chef de file de la coalition des pays méfiants vis-à-vis du nouvel objectif qui sera présenté mercredi. Il est soutenu en cela par des poids lourds comme la Pologne et l’Italie.

    Mais si certains au sein de ce groupe s’opposent directement à l’objectif de réduction 90 % des émissions, la France, elle, critique plutôt la méthode employée.

  • Campagne locale : faire entendre sa voix dans la rue avec style et respect

    Campagne locale : faire entendre sa voix dans la rue avec style et respect

    Dans les rues de France, de Strasbourg à Aix-en-Provence, l’énergie locale est palpable. Associations, habitants engagés, artistes ou candidats aux élections municipales comme consulaires s’emparent de l’espace public pour partager leurs idées. Une pétition pour protéger un parc, un marché bio à lancer, une manif pour le climat ou une campagne électorale : chaque projet veut toucher les passants sans encombrer leur regard. Mais comment sortir du lot dans une ville déjà pleine de couleurs et de bruits, tout en restant pro et respectueux ? La réponse tient dans un mélange de message clair, de visuel soigné et d’une touche d’authenticité qui parle au cœur des gens.

    La bâche personnalisée : l’outil qui change la donne

    Quand il s’agit de capter l’attention, rien ne vaut une bâche personnalisée. Ce support, c’est un peu comme une toile d’artiste : vous y mettez vos couleurs, votre message, et il fait le reste. Solide face à la pluie ou au vent, facile à accrocher, il donne une allure pro à n’importe quelle initiative, qu’il s’agisse d’annoncer une fête de quartier ou de défendre une cause. Les petites entreprises et les organisateurs d’événements y trouvent aussi leur compte, avec des designs qui sortent de l’ordinaire : un bistro qui annonce son ouverture avec une bâche rétro, ou un festival de food trucks qui guide les visiteurs avec des visuels pop et audacieux. Ces bâches ne se contentent pas d’informer, elles créent une ambiance, une identité qui rend chaque projet unique. Et le meilleur ? Vous pouvez le réutiliser pour le prochain événement, ce qui allège le budget et fait un clin d’œil à la planète. Avec une bâche bien fichue, votre message devient un repère dans la rue, pas juste un bout de tissu qui flotte.

    Pourquoi le look compte autant que les mots

    On l’a tous vu : une affiche à moitié arrachée, un flyer mal imprimé qui traîne par terre, ou une pancarte où on ne comprend rien. Ça donne l’impression que l’idée derrière n’a pas été prise au sérieux. À l’inverse, un visuel clean, avec des lettres qui se lisent de loin et des couleurs qui ne piquent pas les yeux, ça change tout. Ça dit : « On y croit, et on veut que vous y croyiez aussi. » Une typo soignée, un design équilibré, une impression qui tient la route, ce ne sont pas des détails de luxe. Dans une rue bombardée de pubs et de panneaux, c’est ce qui fait qu’on s’arrête pour lire.

    Parler là où les gens vivent

    Une campagne locale, c’est d’abord une histoire de quartier. Vous ne parlez pas pareil à un marché de pêcheurs bretons qu’à une place branchée de Lyon. Ça veut dire repérer les bons coins : l’entrée du métro où tout le monde passe, la grille de l’école à l’heure des parents, ou la rue piétonne le samedi matin. Ça veut aussi dire trouver le bon ton. Un slogan qui claque trop fort peut faire fuir ; une blague sur la météo locale ou un clin d’œil à une tradition du coin, ça rapproche. Une bâche bien placée, avec un message qui parle vrai, devient comme un pote qui vous invite à rejoindre la fête.

    Ne pas abîmer la ville qu’on aime

    Nos rues, elles en voient déjà de toutes les couleurs : affiches, tags, pubs à gogo. Rajouter du bazar avec des supports moches ou jetables, c’est le meilleur moyen de se faire zapper. Une bâche bien pensée, avec un design simple et un texte qui va droit au but, c’est une façon de respecter la ville. Aujourd’hui, on peut même choisir des bâches en matériaux recyclés ou microperforées, qui tiennent bon face au vent tout en ayant la classe. C’est un petit geste qui montre qu’on se soucie des autres et de l’espace qu’on partage.

    Moins de gâchis, plus de sens

    Franchement, qui aime voir des flyers par terre ou des affiches collées n’importe où, arrachées au bout d’un jour ? Ça pollue, et ça donne l’impression d’un projet bâclé. Une bâche réutilisable, c’est l’opposé : un investissement malin qui sert pour plusieurs occasions. Moins de déchets, moins de frais sur le long terme, et un message qui gagne en crédibilité. D’ailleurs, pas mal de mairies poussent ce genre de supports pour limiter l’affichage sauvage. En choisissant cette voie, vous montrez que votre projet ne fait pas que parler d’avenir : il agit pour.

    Des exemples qui donnent des idées

    Partout en France, des initiatives locales montrent comment faire mouche avec style. À Toulouse, un collectif de voisins a accroché une bâche toute simple près d’un arrêt de bus pour annoncer un vide-grenier solidaire. Résultat ? Les gens s’y sont pressés, touchés par l’effort. À Lille, un festival de musique a misé sur des bâches colorées le long d’un parc, devenues des repères pour les habitants, comme un signal que l’été arrivait. Ces histoires rappellent qu’un support bien choisi peut transformer une annonce en un moment qui rassemble.

    Un message qui marque, avec classe

    Faire entendre sa voix dans la rue, c’est un défi, mais c’est surtout une chance de créer du lien. Avec une bâche personnalisée, vous donnez à votre campagne locale un look pro, un impact durable et une âme qui parle aux gens. Ce n’est pas juste une question de visibilité : c’est une façon de respecter la ville, les passants, et l’idée que vous portez. Alors, prêt à faire vibrer votre quartier avec un message qui claque, sans faire tache ?

  • L’Europe : the place to be ? 

    L’Europe : the place to be ? 

    L’Europe a-t-elle une carte à jouer face aux États-Unis, devenus moins stables que par le passé, pour attirer les capitaux du monde entier ; capitaux dont elle a besoin pour réussir sa modernisation ? L’administration de Donald Trump, avec ses volte-face, ses politiques commerciales et migratoires déroutantes, la remise en cause des budgets alloués à la recherche et aux universités, ainsi que certaines tentations autoritaires, peut-elle détourner les investisseurs internationaux des États-Unis ? Depuis le début de l’année 2025, l’évolution des marchés d’actions et celle du taux de change entre le dollar et l’euro semblent indiquer un rééquilibrage au profit de l’Europe.

    Si en 2024, les indices américains dominaient ceux du Vieux Continent, ce n’est plus le cas en 2025 — à l’exception du CAC 40, pénalisé par le recul des valeurs du luxe et par la persistance de la crise politique française. Le dollar s’est déprécié de plus de 10 % depuis le début de l’année. Les investisseurs sanctionnent le haut degré d’impréparation et le caractère erratique des politiques économiques américaines (droits de douane, restrictions migratoires, coupes budgétaires dans les organismes publics de recherche et les universités).

    L’aggravation des déficits publics et l’augmentation de la dette fédérale suscitent également des inquiétudes. Le Congressional Budget Office prévoit un déficit persistant supérieur à 6 points de PIB, accompagné d’une hausse continue de l’endettement. La crainte d’une résurgence de l’inflation aux États-Unis alimente aussi les doutes. Les discours anti-science et la remise en cause des programmes de recherche pourraient inciter des talents à migrer vers l’Europe.

    La décision de l’Allemagne de s’affranchir du frein budgétaire, une inflexion importante.

    En Europe, au contraire, plusieurs signaux témoignent d’une volonté des acteurs publics et privés à changer la donne sur le terrain économique. La décision de l’Allemagne de s’affranchir du frein budgétaire marque une inflexion importante, en faveur de l’investissement. La hausse des dépenses militaires, les programmes de soutien à l’intelligence artificielle, et la modernisation des infrastructures devraient soutenir la croissance dans les prochaines années.

    L’assouplissement des règles budgétaires européennes, ainsi que les travaux en cours sur l’Union des marchés de capitaux, sont également salués par les investisseurs.

    L’Europe reste néanmoins handicapée par des faiblesses structurelles persistantes. Les dépenses de R&D, bien qu’en progression, demeurent notoirement insuffisantes : 2,4 % du PIB en zone euro en 2024, contre 3,4 % aux États-Unis. Les investissements dans les technologies de l’information et de la communication atteignent 3,8 % du PIB aux États-Unis, contre seulement 2,2 % en zone euro. Les compétences de la population active demeurent insuffisantes dans de nombreux pays européens, à l’exception notable de l’Allemagne. Le niveau de formation des élèves est médiocre dans plusieurs États membres — bien que les États-Unis ne fassent guère mieux sur ce plan. Les universités américaines conservent cependant une capacité d’attraction mondiale, notamment grâce à des débouchés professionnels mieux rémunérés pour leurs diplômés.

    En Europe, la productivité stagne depuis plusieurs années. Entre 2010 et 2024, elle n’a progressé que de 8 % dans la zone euro, contre 23 % aux États-Unis. Le prix de l’énergie y est jusqu’à deux fois plus élevé qu’outre-Atlantique. La coordination des politiques économiques, en particulier industrielles, demeure insuffisante, entraînant doublons et inefficience dans l’usage des fonds publics.

    L’Europe est aussi pénalisée par le vieillissement rapide de sa population. Depuis 2011, sa population active décline, alors qu’elle continue de croître aux États-Unis.

    La fragmentation des marchés de capitaux et leur faible profondeur constituent d’importants freins.

    L’Union européenne souffre également d’une faiblesse structurelle en matière d’investissement en actifs risqués, notamment les actions cotées ou le capital-risque. En 2024, les levées de fonds en capital-risque n’ont atteint que 22 milliards d’euros dans l’UE, contre 250 milliards de dollars aux États-Unis. La fragmentation des marchés de capitaux et leur faible profondeur constituent d’importants freins. L’absence quasi-totale de titres de dette émis par l’Union européenne limite en outre l’attractivité du marché financier européen.

    L’Europe pourrait bénéficier, dans les années à venir, d’un regain d’intérêt de la part des investisseurs internationaux, dans un contexte de perte de repères du modèle américain. Mais pour transformer cet avantage conjoncturel en dynamique structurelle, elle devra combler ses retards en matière de recherche, d’innovation, de productivité et de formation. L’union des marchés de capitaux, la montée en puissance d’un budget européen, et la capacité à mobiliser une épargne abondante vers des projets à haute valeur ajoutée seront déterminantes.

    Si elle parvient à relever ces défis, l’Europe peut non seulement redevenir un pôle d’attraction pour les capitaux, mais aussi un centre de gravité pour l’économie mondiale au XXIe siècle.

  • Une réserve diplomatique citoyenne pour les Français de l’étranger

    Une réserve diplomatique citoyenne pour les Français de l’étranger

    Dans la lignée des initiatives visant à renforcer les liens entre la Nation et ses citoyens, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) a lancé les préparatifs d’une réserve diplomatique citoyenne. Inspirée du modèle de la réserve civique, cette future structure est conçue pour rapprocher les Français des enjeux diplomatiques de la France, tout en les invitant à y contribuer activement. Cette réserve citoyenne semble, sous plusieurs angles, être pensée pour les Français de l’étranger.

    Une réserve au cœur de la culture diplomatique française

    Prévue par la loi du 27 janvier 2017 sur l’égalité et la citoyenneté, la réserve civique comprend plusieurs volets thématiques. Le Président de la République a souhaité, dans son discours du 16 mars 2023 sur la réforme de la diplomatie française, y adjoindre une dimension nouvelle : la réserve diplomatique citoyenne. Celle-ci permettra à des citoyens engagés de s’impliquer directement dans la vie diplomatique du pays, de mieux en comprendre les choix, les priorités, mais aussi les contraintes.

    Le pilotage de cette initiative a été confié à l’Académie diplomatique et consulaire (ADC) du MEAE, qui encadrera les futurs réservistes. En attendant le décret d’application, actuellement en cours de rédaction, une phase de préfiguration a été lancée en septembre 2024. Celle-ci permet déjà de tester plusieurs formats d’engagement dans un cadre souple mais structuré.

    Un programme qui parle aux Français de l’étranger

    Si cette initiative concerne l’ensemble des citoyens français, elle trouve un écho tout particulier auprès des Français établis hors de France, qui incarnent au quotidien la diplomatie vivante de la République. Par leur expérience de terrain, leur ancrage dans d’autres sociétés et leur compréhension des enjeux internationaux, ils représentent un vivier idéal pour cette réserve.

    Sengager dans la réserve diplomatique citoyenne
    Sengager dans la réserve diplomatique citoyenne

    Le dispositif prévoit notamment des missions d’expertise, des missions de plaidoyer pour des réservistes issus de différents milieux professionnels touchés par les enjeux de la politique étrangère de la France, du mentorat pour les anciens élèves de l’Académie diplomatique d’été, ou encore un soutien logistique lors de grands événements internationaux. Les Français de l’étranger, familiers de ces environnements multiculturels, sont parfaitement à même de porter ces responsabilités.

    Par ailleurs, les alumni de l’Académie diplomatique d’été, avec sa formation ouverte aussi aux jeunes de la diaspora intéressés par les relations internationales, pourront jouer un rôle pivot dans le mentorat et l’animation de la réserve.

    Réserve diplomatique citoyenne : des premières expérimentations prometteuses

    Depuis l’automne 2024, plusieurs expérimentations ont déjà eu lieu. Des auditeurs du Collège des hautes études de l’Académie diplomatique (CHEAD) ont participé à des réflexions sur l’avenir du Paris Peace Forum, la politique africaine de la France ou encore le sommet Afrique-France prévu au Kenya en 2026. Des actions originales ont également été menées par des agentes du MEAE, comme celle autour du 80ᵉ anniversaire de la Libération de 1945. D’autres expérimentations sont attendues, notamment lors de la prochaine Fabrique de la diplomatie prévue les 5 et 6 septembre 2025 sur le campus Nation de la Sorbonne Nouvelle. Cet événement grand public mobilisera plus de 300 réservistes pour accueillir et orienter les visiteurs.

    Quels thèmes diplomatiques aborder ?

    Cette réserve offre un espace d’expression et d’engagement qui pourra s’articuler autour de nombreux enjeux actuels et de sujets concernant les Français de l’étranger.

    Quelques pistes de missions pourraient inclure :

    • L’analyse citoyenne des relations entre l’Union européenne et ses partenaires stratégiques.
    • Le développement d’actions pédagogiques sur la diplomatie climatique, dans les lycées français à l’étranger.
    • Des campagnes de sensibilisation sur le rôle des consulats dans la gestion des crises internationales.

    La réserve diplomatique citoyenne est bien plus qu’un dispositif administratif : elle préfigure une diplomatie participative, inclusive, vivante. Les Français de l’étranger, souvent aux avant-postes des grands bouleversements du monde, ont toute leur place dans cette nouvelle aventure au service de la France. Dès la publication du décret d’application, leur engagement pourra passer à l’action.

  • Service militaire : faites valoir vos droits à la retraite 

    Service militaire : faites valoir vos droits à la retraite 

    Les Français de l’étranger nés avant 1979 peuvent comme tous les citoyens bénéficier d’une disposition permettant aux vétérans du service militaire de cette période d’augmenter leur pension. Alors comment faire valoir vos droits à la retraite ?

    Une mesure bien généreuse

    Le gouvernement a récemment mis en lumière une disposition permettant aux vétérans du service militaire de cette période d’augmenter leur pension. Cette mesure vise à reconnaître les services rendus par ces militaires souvent engagés dans des missions de longue haleine.

    En plus de l’augmentation potentielle de la pension (jusqu’à 20%), cette démarche permet aux vétérans de faire valoir leurs droits et de recevoir la reconnaissance qu’ils méritent. C’est aussi une occasion de réviser leur situation financière globale et de planifier leur retraite avec plus de sérénité.

    Les experts suggèrent également de consulter un conseiller financier pour optimiser la gestion de cette augmentation de pension. Cela pourrait inclure des investissements, l’achat d’une propriété ou la planification d’un héritage pour les générations futures.

    Service militaire en 1978

    Un dossier à remettre avant le 05 juillet

    Différentes associations d’anciens combattants offrent un soutien pour remplir les dossiers requis et qui doit être remis au plus tard le samedi 05 juillet minuit (heure de Paris) auprès des autorités militaires et de votre caisse de retraite.

     Vous pouvez solliciter les services consulaires pour vous aiguiller. A l’étranger, vous pouvez aussi prendre attache avec le Souvenir Français. Ces organisations proposent des sessions d’information et de l’aide personnalisée pour naviguer dans les méandres administratifs.

    La procédure est simple mais requiert de l’attention. Les anciens combattants doivent soumettre un dossier complet avant la date limite du 5 juillet 2025. Ce dossier doit inclure des documents attestant de la période de service ainsi que de l’engagement effectif.

    • Formulaire de demande officiel
    • Copies certifiées des états de service
    • Preuves d’identité et de résidence actuelle
  • Français en Iran : inquiétudes, solidarité et défaillances

    Français en Iran : inquiétudes, solidarité et défaillances

    Depuis Téhéran, Armand Meimand, président du Conseil consulaire pour la vaste circonscription d’Asie centrale, revient pour Lesfrancais.press sur les moments de tension qui ont suivi l’escalade militaire entre Israël et l’Iran. Il dresse ainsi un tableau sans détour des manquements institutionnels, des défis humains et de l’esprit de cohésion dont les Français de l’étranger doivent faire preuve dans la tourmente. Un podcast qui vous parle des Français en Iran : entre inquiétudes, solidarité et défaillances.

    Ecouter le podcast avec Armand Meimand

    « Ma première réaction a été de me tourner vers l’ambassade »

    Dès les premières heures du conflit, la rédaction Lesfrancais.press avait pu contacter Armand Meirand. L’élu consulaire avait alors fait le point sur les dangers encourus par les Français d’Iran et les réponses potentielles. Pour faire face aux premières inquiétudes et favoriser la solidarité entre nos compatriotes en Iran, il nous rappelle, au cours de ce podcast, avoir immédiatement cherché à s’informer auprès des autorités diplomatiques françaises : « Ma réaction personnelle a été de me tourner vers l’ambassade » et cela afin de connaître « les instructions à suivre ».

    « Je n’ai vu aucune instruction envoyée par l’ambassade sur le groupe WhatsApp aux chefs d’îlots »

    Armand Meimand, président du conseil consulaire, Français d’Iran

    À ce jour, environ 800 Français sont inscrits au registre des Français de l’étranger en Iran. Mais d’après notre invité, il faut y ajouter « probablement des touristes ou des binationaux venus visiter leurs parents », estimés à près de 200 personnes supplémentaires, dont peu se sont inscrits sur le fil d’Ariane, pourtant plus que recommandé lors d’un séjour à l’étranger.

    Ambassade de France à Teheran le 14 juillet 2023
    Ambassade de France à Teheran le 14 juillet 2023

    Un soutien diplomatique jugé insuffisant

    Dans les premières heures de la crise, deux messages de précaution ont été diffusés par l’ambassade de France en Iran. Toutefois, l’élu souligne une communication lacunaire : « Je n’ai vu aucune instruction envoyée par l’ambassade sur le groupe WhatsApp aux chefs d’îlots », un dispositif pourtant essentiel en cas d’urgence. Autre source d’inquiétude : « Le numéro d’urgence de l’ambassade s’arrêtait à 20 heures. Je trouve que pendant une guerre, il devrait fonctionner 24 heures sur 24 » souligne Armand Meimand.

    Quant aux promesses de rapatriement évoquées par le gouvernement, elles n’auraient pas été suivies d’effet. Pourtant des routes pour évacuer nos ressortissants français d’Iran ont été mises en place. Mais selon notre invité, « l’ambassade a passé quelques coups de fil, mais 800 personnes, c’est peut-être un peu trop long à appeler, bien que je ne trouve pas que ce soit infaisable. »

    Coupures Internet, isolement et improvisation

    Au cours de ce podcast, Armand Meimand indique que les difficultés ont été encore plus importantes quand l’Iran a coupé l’accès à Internet. « Là, on est entré dans une seconde phase beaucoup plus stressante. Une fois qu’Internet est coupé, il ne reste que le téléphone.

    « Ce n’est pas le rôle des élus d’intervenir en lieu et place de l’ambassade, mais que faites-vous si vos compatriotes se tournent vers vous comme le seul recours ? »

    Armand Meimand, président du conseil consulaire, Français d’Iran

    Or, les élus consulaires de cette zone avaient pourtant recommandé des outils comme des groupes WhatsApp par îlot ou un système de SMS de masse. « Malheureusement, l’ambassade de France en Iran n’était pas équipée d’un tel dispositif. » Armand Meimand s’est alors senti obligé d’agir : « Ce n’est pas le rôle des élus d’intervenir en lieu et place de l’ambassade, mais que faites-vous si vos compatriotes se tournent vers vous comme le seul recours ? »

    Une aide au départ … trop sporadique

    Face à l’afflux de personnes souhaitant fuir, certains pays étrangers ont déployé des équipes aux frontières. Notre invité a alors écrit directement aux ministres concernés pour réclamer une action similaire. « On nous a signalé la présence, bien qu’épisodique, d’équipes du ministère à la frontière avec l’Arménie. Mais de l’autre côté, il n’y avait absolument aucun soutien », informations rapportées par des Français qui ont souhaité quitter l’Iran, via ce dispositif.

    Depuis la France, en cas de d’événements majeurs survenant à l’étranger, le centre d’aide et de crise , directement rattaché au Ministère de l’Europe et des Affaire étrangères, est pourtant sollicité.

    Français au départ de Chypre
    Des français au départ de Chypre

    Une nouvelle ère diplomatique de la France en Iran ?

    Alors qu’un nouvel ambassadeur de France en Iran, Pierre Cochard, vient d’être nommé, Armand Meimand insiste sur l’importance de l’impartialité républicaine : « Il faut que l’ambassadeur intervienne sincèrement auprès des Français de l’étranger et qu’il leur fasse comprendre qu’il n’y a absolument aucune différence entre un Français et un autre. »

    « Le message que j’ai à passer à mes compatriotes français, c’est de s’unir. Toutes ces divisions nous paralysent et nous fragilisent »

    Armand Meimand, président du conseil consulaire, Français d’Iran

    Lui-même binational, franco iranien, il espère pouvoir collaborer étroitement avec les nouvelles équipes pour garantir la sécurité et la représentation équitable de tous.

    « La vie a repris à grande vitesse »

    Après les heures sombres, le retour à la normale est rapide en Iran : « Dès le lendemain du cessez-le-feu, les restaurants de Téhéran étaient pleins à craquer. Je ne trouvais pas de place pour m’asseoir. » Le besoin de cohésion demeure ainsi plus que jamais essentiel. « Le message que j’ai à passer à mes compatriotes français, c’est de s’unir. Toutes ces divisions nous paralysent et nous fragilisent. »

    Et de conclure avec un appel à l’esprit français : « La France a toujours été admirée par l’indépendance de sa pensée. Elle n’est pas elle-même lorsqu’elle se confond avec tout le monde. »

  • Les résultats du baccalauréat 2025 pour les Français de l’étranger

    Les résultats du baccalauréat 2025 pour les Français de l’étranger

    Les Français de l’étranger sont toujours en avance sur l’hexagone… pour connaître les résultats du baccalauréat. Alors qu’en France, les futurs bacheliers devront patienter jusqu’au vendredi 4 juillet pour découvrir leurs notes, les jeunes expatriés du réseau de l’AEFE ont, pour la plupart, pu consulter le tableau des diplômés 2025 ce lundi 30 juin. Attention pour celles et ceux qui rentreraient par la suite en France, de ne pas oublier un autre passage obligatoire… celui de faire sa JDC ! Résultats, félicitations et conseils à retrouver dans cet article.

    Un calendrier du baccalauréat différent entre la France et les lycées à l’étranger

    Pour des raisons pratiques d’organisation, les dates de passage du baccalauréat dans le réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) sont différentes entre la France et les établissements scolaires situés à l’étranger. En effet, les lycées français situés en dehors du territoire national sont rattachés à une académie en France.  Or, pour éviter l’embouteillage avec les dates prévues dans l’hexagone, et permettre ainsi au corps enseignant d’organiser le travail de correction pour les futurs bacheliers de l’étranger, le calendrier n’est donc pas le même.

    Photo illustration

    Comme Lesfrancais.press vous en avez informé dans un article précédent, les épreuves se déroulent donc en décalées, mais il n’y a aucun risque de fuite : les sujets proposés à l’étranger diffèrent aussi de ceux donnés dans l’hexagone. Cette donc cette différence de dates calendrier dans les épreuves qui explique aussi pourquoi les résultats des candidats expatriés sont connus avant ceux de leurs homologues français.

    Bac en poche et passage par Parcoursup

    Mais qu’il soit obtenu en France ou à l’étranger, ce diplôme du baccalauréat reste un sésame indispensable pour accéder à l’enseignement supérieur. Alors où poursuivre ses études : dans l’Hexagone ou sous d’autres cieux ? À chaque bachelière et bachelier son parcours.

    Pour autant, celles et ceux qui optent pour un retour ou une installation en France pour intégrer une université ou une école doivent, comme leurs camarades déjà sur place, passer par. Comme nous vous l’avions également indiqué dans un de nos articles précédents, si vous avez une double nationalité cela permet, dans certains cas, de simplifier certaines démarches.

    Faire ses études en France : n’oubliez pas la JDC

    Si vous êtes un(e) jeune Français(e) rentrant vous installer dans l’hexagone avant vos 25 ans, vous devez impérativement accomplir certaines obligations légales, notamment la Journée Défense et Citoyenneté (JDC). Pensez à contacter les services compétents sans tarder. À défaut, vous risquez des blocages administratifs, comme l’impossibilité de passer vos examens, types partiels, ou de vous inscrire au permis de conduire.

    En effet, les jeunes personnes qui ont fait leur scolarité hors du territoire national ne sont pas exemptées de ce passage au ministère des Armées. Ce report n’est que temporaire. Dès leur installation en France avant l’âge légal, et donc après le baccalauréat par exemple, cette dispense pour les jeunes Français de l’étranger prend fin et l’obligation de participer à une JDC devient donc effective : « Tout Français âgé de moins de 25 ans venant résider habituellement sur le territoire français avant l’âge de vingt-cinq ans est tenu de participer à une Journée Défense et Citoyenneté » (article R*112-17 du code national).

    Les résultats complets du baccalauréat 2025 pour les Français de l’étranger

    Après ces informations pratiques, il est grand temps de féliciter les bachelières et bacheliers, et de leur souhaiter nos sincères vœux de réussite pour la suite de leurs études.

    Il est également de coutume de célébrer l’obtention de son baccalauréat, d’ailleurs de nombreuses écoles françaises à l’étranger organisent des cérémonies officielles de remises de diplômes à leurs élèves avant de quitter définitivement leurs années lycées. Sur ce point aussi, les établissements à l’étranger sont donc en avance sur leurs homologues en France,… mais sans plus tarder, découvrez, pays par pays, les résultats complets du baccalauréat pour ce millésime 2025 des jeunes Français à l’étranger :


    Résultats du baccalauréat 2025

  • Donald Trump recule sur la section 899

    Donald Trump recule sur la section 899

    C’est un soulagement pour les Français installés aux USA, Donald Trump a annoncé renoncer à l’application de la section 899 du droit fiscal américain. Il aura fallu la pression des 6 autres grandes nations du globe, réunies lors d’un G7 au Canada en ce mois de juin pour faire reculer le président américain.

    La taxe de la revanche

    Jeudi dernier, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a annoncé sur son compte X qu’il avait demandé au Congrès de retirer la « mesure de protection Section 899 » du budget. Avec l’aide d’un de nos lecteurs, nous avions publié une tribune exposant les conséquences fiscales de cette disposition inscrite au budget américain.

    Plus connue sous le nom de « revenge tax » (taxe vengeresse), la section 899 devait frapper les intérêts étrangers aux États-Unis. Actuellement en discussion au Sénat, elle fut l’objet d’un échange de bons procédés entre les pays du G7, qui ont accepté d’exempter les États-Unis de l’imposition minimum mondiale des multinationales à 15% et qui a été mis en place depuis le 01 janvier 2025.

    Scott Bessent prend place alors qu’il arrive pour une audience de la Commission des finances du Sénat sur sa nomination au poste de secrétaire du Trésor, à Capitol Hill à Washington, D.C., le 16 janvier 2025. ©AFP
    Scott Bessent prend place alors qu’il arrive pour une audience de la Commission des finances du Sénat sur sa nomination au poste de secrétaire du Trésor, à Capitol Hill à Washington, D.C., le 16 janvier 2025. ©AFP

    Les Français, doublement visée

    La France a mis en œuvre à la fois l’impôt minimum mondial de 15 % sur les multinationales (le « deuxième pilier », dans l’accord OCDE) et une taxe sur les services numériques.

    Deux principes qui irritaient le locataire de la Maison blanche et valaient à nos compatriotes une surtaxation de 10% à 20% selon leurs investissements et leurs revenus. Une application rigoureuse aurait pu mettre en danger les projets de nombreuses entreprises françaises ou à capitaux français.

    Exemption américaine

    Ainsi pour éviter cette « revenge tax », il aura fallu accepter que les USA se retire de l’accord conclu sous l’égide de l’OCDE avec Joe Biden. Les Etats-Unis protègent ainsi leur souveraineté fiscale alors que les autres pays réalisent la démarche inverse. Au passage, le secrétaire au Trésor critique à nouveau l’administration Biden, qui s’était engagée à mettre en œuvre le deuxième pilier de la réforme fiscale de l’OCDE (le premier étant l’échange automatique des données fiscales entre les pays, ce dernier est pleinement exécuté depuis ce premier janvier).

    « Les taxes OCDE du deuxième pilier ne s’appliqueront pas aux entreprises américaines, et nous travaillerons coopérativement pour mettre en œuvre cet accord dans l’accord-cadre OCDE-G20 au cours des prochaines semaines et des prochains mois »

    Scott Bessent – secrétaire au Trésor américain

    Les multinationales américaines vont, donc, pouvoir continuer à optimiser leur fiscalité entre plusieurs pays sans s’exposer à une surtaxe extraterritoriale tandis que les autres, non, une nouvelle entorse à l’égalité entre concurrents.

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