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  • Célébrer le 14 juillet 2025 dans le monde !

    Célébrer le 14 juillet 2025 dans le monde !

    C’est souvent l’évènement phare de l’année pour les communautés françaises de l’étranger. Fêtes à l’Ambassade, évènement plus intimiste autour des associations locales de compatriotes, grand raout mondain ou bal décontracté : le 14 juillet fait habituellement recette. Voici donc un aperçu des célébrations portées par nos compatriotes à Bruxelles, Barcelone et New York, entre autres. Car cette année encore les Français de l’étranger seront au rendez-vous : nous allons célébrer le 14 juillet 2025 dans le monde !

    La fête nationale, c’est d’abord un grand moment de rassemblement et de célébration de valeurs communes : liberté, fraternité, et attachement à la République. Partout dans le monde, ambassades, consulats, alliances françaises et associations organisent ainsi des événements variés.  Les couleurs tricolores seront alors pavoisées.

    Le Français de l’étranger est souvent moins chauvin et plus internationaliste que son homologue hexagonal. Mais la fête nationale est un moment à dimension symbolique et sentimentale fortes quand elle est célébrée à des milliers de kilomètres de la mère patrie. Le moment où, à l’heure de la Marseillaise, les cœurs vont se serrer ou se remplir de fierté. Où chacun se rappellera ému le chemin parcouru vers le nouveau pays de résidence. Où se sentir Française et Français de l’étranger prendra tout son sens.

    Europe

    On commence par les voisins, où les Français sont nombreux puisque près de la moitié des non-résidents sont concentrés dans l’Union européenne. Cette proximité est à double tranchant car nombreux sont ceux qui ont déjà pris le chemin de la France en cette mi-juillet. Mais de Bruxelles à Dublin, les associations se mobilisent. Petit tour d’horizon non exhaustif !

    À Bruxelles, une fête nationale française musicale et décontractée

    L’Union des Français de Belgique organise le dimanche 13 juillet son grand barbecue en chanson. De 18h à 22h s’enchaîneront les grands standards de la chanson française puis une sélection du meilleur de la « French Touch » en deuxième partie de soirée. Vin léger et ambiance joyeuse pour venir profiter de cette nuit d’été dédiée à notre fête nationale en compagnie d’un public belge toujours prêt à fraterniser.


    Union des Français de Belgique - 14 juillet 2025
    Union des Français de Belgique – 14 juillet 2025


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    Faire la fiesta à Barcelone le 14 juillet

    Du côté de l’Espagne, le Consulat général de France à Barcelone et l’UFE locale co-organisent une grande fête populaire dans les locaux du lycée français. Réception, DJ, food trucks et bal sont au programme dès 20h30. Un moment festif de plus dans la capitale catalane qui va vous faire vibrer jusqu’à une heure avancée de la nuit.


    Grande Fête Populaire - Barcelone 14 juillet 2025
    Grande Fête Populaire – Barcelone 14 juillet 2025


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    À Munich, venez danser au bal

    C’est ce 11 juillet que le bal de la fête nationale française est organisé à Munich. Un collectif d’associations vous propose cette soirée festive « pour trinquer (avec modération), vibrer au son des différents groupes et danser jusqu’au petit matin », selon les organisateurs.


    14 juillet 2025 organisé à Munich le 11 juillet
    14 juillet 2025 organisé à Munich le 11 juillet


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    Musique et cinéma français feront vibrer Dublin

    Dublin se mettra aux couleurs tricolores comme les villes de Cork et de Galeway qui présenteront des films français à l’occasion de projections en plein air. C’est au Church Bar que sera célébré le 14 Juillet dans la capitale irlandaise avec le concours de l’Alliance française.


    Festival du 14 juillet à Dublin
    Festival du 14 juillet à Dublin


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    En Géorgie, fête nationale et pétanque

    C’est sur le terrain de l’Ambassade de France en Géorgie que se tiendra la célébration de la fête nationale. Pour ce samedi 12 juillet, les associations organisatrices préparent un programme complet, allant de la partie de pétanque à la soirée dansante. Barbecue et dîner sont également prévus. « Un rendez-vous festif et chaleureux à ne pas manquer ! », décalrent les protagonistes de cette belle célébration tricolore à Tbilissi.


    Fête nationale14 juillet 2025 en Géorgie
    Fête nationale14 juillet 2025 en Géorgie


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    Les Amériques

    On continue notre tour du monde en se posant aux Amériques et en particulier aux USA où les Français inquiets des mésaventures rencontrés par certains Européens lors de leur retour dans le pays de Donald Trump sont nombreux à avoir renoncé à venir en France.

    La big Apple voit les choses en grand pour le Bastille Day 2025

    À New York, plusieurs événements d’ampleur sont prévus. La guest star de notre fête nationale à la sauce US sera le sémillant Patrick Bruel qui se produira à Central Park en concert gratuit le 13 juillet. De quoi ravir les nostalgiques du chanteur de charme et engagé.

    Les nouvelles générations ne seront pas oubliées car Bigflo et Oli seront aussi de la partie. Bob Sinclar fera également le show. Le DJ et compositeur du célèbre « Love génération » offrira à un public international sa musique électronique suave et dansante.


    Patrick Bruel en concert gratuit à NYC le 13 juillet 2025
    Patrick Bruel en concert gratuit à NYC le 13 juillet 2025


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    A Los Angeles : une fête nationale dans un musée

    Du côté de Beverly Hills, la fête nationale tricolore sera aussi célébrée. La troisième édition de « Choose Bastille Day », se tiendra au Mister Brainwash Art Museum. Une après-midi à Los Angeles ou cours de laquelle les participants retrouveront ce précieux mélange d’art, de culture, de nourriture et de musique à la française.


    Bastille Day 2025 à Los Angeles
    Bastille Day 2025 à Los Angeles


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    Toronto n’est pas en reste !

    On reste en Amérique du Nord en mettant le cap au Canada pour un Bastille Day qui aura lieu le 13 Juillet au restaurant Ricarda’s à l’invitation de la Fédération tricolore de Toronto. Un évènement de 11H à 23H autour de la gastronomie et de la musique.


    Illustration pour le 14 juillet à Toronto
    Illustration pour le 14 juillet à Toronto


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    Afrique

    Avant-dernière étape de notre tour du monde, l’Afrique. Sur le continent « noir », les fêtes seront nombreuses parfois discrètes comme dans au Bénin ou au Mali mais aussi rayonnantes comme en Afrique du Sud.

    La pointe de l’Afrique aux couleurs tricolores

    C’est dans la ville sud-africaine de Franschhoek, situé à quelques kilomètres du Cap, que se déroulera le 14 Juillet le plus austral de la planète. Cette région est célèbre pour ses vignobles aux cépages français et le Bastille Day local fera évidemment la place à des dégustations des précieux nectars locaux. Concours de déguisement et bal populaire seront aux rendez-vous pour une fête nationale joyeuse.


    Illustration pour le 14 juillet en Afrique du Sud
    Illustration pour le 14 juillet en Afrique du Sud


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    Rendez-vous à l’Institut français en Tunisie

    Cette année, l’UFE Sousse et l’Institut français fêtent à nouveau le 14 juillet en décalé, cette fois c’est le jeudi 10 juillet dès 19h à l’Institut Français de Sousse. Pour venir, pensez à vous inscrire par mail (avant le 8 juillet): [email protected].

    Chaque inscription donne droit à un carton d’invitation pour 2 adultes, à présenter à l’entrée avec votre pièce d’identité. A noter que cette soirée est destinée aux ressortissants Français résidants en Tunisie.


    Illustration 14 juillet 2025 à Sousse
    Illustration 14 juillet 2025 à Sousse


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    A Marrakech, les Français se retrouvent à la Residence de France

    À l’occasion de la Fête nationale, le Consul de France à Marrakech, Stéphane BAUMGARTH, invite la communauté française de la circonscription de Marrakech à la Résidence de France, Dar Moulay Ali, le dimanche 14 juillet 2025 à 20h00. Pour des raisons de sécurité, les enfants de moins de 18 ans ne sont pas invités à la cérémonie et tous les convives doivent avoir rempli le formulaire en ligne avant le 10 juillet.

    Pour participer à la cérémonie, Il est rappelé qu’une tenue de ville correcte est exigée et qu’à l’exception des sacs à main qui seront contrôlés, les autres sacs ne seront pas acceptés dans l’enceinte de la Résidence de France.


    Dar Moulay Ali Maison de France à Marrakech
    Dar Moulay Ali Maison de France à Marrakech


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    Asie et Océanie

    On finit avec l’Asie et l’Océanie. Sur les îles françaises, les bals populaires pulluleront, c’est d’ailleurs souvent un choix « refuge » pour les Français résident dans la zone. Mais à l’Est du globe, les vacances estivales ne sont parfois pas assez longues pour permettre un périple vers la France ou un aller/retour vers Tahiti, mais pas d’inquiétude là aussi les associations sont sur les rangs pour organiser de belle célébration.

    Singapour se met à guincher bleu blanc rouge

    A Singapour, on voit les choses en grand : ce sont plus de 1500 personnes qui sont attendues au Singapore Bastille Day qui aura lieu le samedi 12 Juillet de 18 à 22 heures à l’international French School (IFS) et ce à l’invitation de nombreuses associations francophones locales. Familles, entrepreneurs, professionnels, étudiants se retrouveront autour d’ateliers sportifs, culturels et de stands de nourriture française. L’animation musicale sera assurée par la chanteuse acoustique Maria Lavergne avant que le DJ ne fasse vibrer la piste.


    Illustration 14 juillet 2025 à Singapour
    Illustration 14 juillet 2025 à Singapour


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    Bastille Day Party a Hong-Kong

    Célébrez et partagez avec la communauté française la Fête Nationale française qu’on appelle le Bastille Day comme aux USA. Porté par l’Alliance Française locale et la French radio, l’évènement s’articulera autour de la musique française et d’un buffet à volonté tricolore. Les mineurs non accompagnés ne sont pas autorisés. Notons que dans la Perle d’Asie, on jouera le jeu à fond avec un dress code: Bleu, Blanc, Rouge

    Pour s’inscrire c’est  ICI et le rendez-vous est donné au VISIONAIRS, Unit 01-03 Artpark, 22 Museum Drive, West Kowloon, Hong Kong (near M+) – MTR: Kowloon


    Illustration 14 juillet 2025 à Hong-Kong
    Illustration 14 juillet 2025 à Hong-Kong


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    Sidney et Adelaïde : vin, bonne bouffe et art révolutionnaire pour la fête nationale

    Voilà une belle trinité pour célébrer la fête nationale française en Australie. Trois jours de festivité dans deux villes qui vous inviteront à la fête entre le 17 et le 20 Juillet. Béret rouge, marinière, vin sur les tables (avec modération), les australiens aiment célébrer la nation tricolore et sa culture sous l’intitulé du Bastille Festival qui a plus de 10 ans d’existence.


    Illustration 14 juillet 2025 en Asutralie
    Illustration 14 juillet 2025 en Australie


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    Illustration 14 juillet 2025 dans le monde

    Ce rapide tour d’horizon vous propose un panorama qui, faute d’être exhaustif, vous offre le meilleur des célébrations tricolores à l’étranger. Une journée déclinée en musique, autour de moments gastronomiques ou dans des galas plus sélects.

    Si les réceptions de l’Ambassade sont toujours un must, rien de mieux que de célébrer plus simplement ce Bastille Day autour d’une boisson légère et de quelques couplets de chanson française. Le 14 juillet, et son pouvoir enchanteur, offre à nos compatriotes résidents dans des contrées lointaines un moment pour se ressourcer ensemble et une journée d’ouverture sur les communautés francophones locales.

    Toute la rédaction Lesfrancais.press se joint à moi pour vous souhaiter, par anticipation, un heureux 14 Juillet.

  • Des vacances pour toujours

    Des vacances pour toujours

    Une poignée de contrôleurs aériens bloquent le droit sacré aux vacances de centaines de milliers de travailleurs. Chantage régulier, habituel, rituel qui disparaîtra bientôt. La civilisation des loisirs n’en est qu’à ses débuts. Le travail, valeur bourgeoise, tombe en décadence. La vraie valeur, comme le démontrent 1.5 milliards de touristes dans le monde, c’est le farniente, l’oisiveté aristocratique, le Droit à la Paresse du marxiste Paul Lafargue. La vraie condition de l’homme postmoderne reposera sur ce principe : des vacances pour toujours. Et les contrôleurs aériens, racketteurs de couloirs célestes n’y pourront rien. Ils vont disparaître, c’est écrit dans le ciel.

    Les anciennes masses populaires chinoises sont devenues les premiers touristes au monde

    Pour l’instant, dans cette pauvre civilisation sous développée qui est encore la nôtre, qui part en vacances ? Hormis aux États-Unis où chaque entreprise les fixe par contrat, les congés payés ont gagné la planète, une loi fixe un minimum : 16 jours en Chine, 20 aux Philippines, 43 à Madagascar, 53 en Iran. En Europe, les Pays-Bas imposent 29 jours dans l’année, l’Autriche 38. La France, la Suède, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Grèce ou la Finlande tournent autour de 36 jours, comme minimums légaux. Viennent ensuite les conventions collectives.

    Les anciennes masses populaires chinoises, mieux guidées par la révolution de Deng que par celle de Mao, sont devenues les premiers touristes au monde, devant les Américains, Allemands, Britanniques et Français. Bientôt les Indiens, Vietnamiens, Brésiliens, Mexicains, émergentes classes moyennes, défieront les polices touristiques. Le pouvoir d’achat produit des vacanciers. Pour des questions monétaires, un quart des ménages ne part pas en vacances dans l’Union européenne. Seuls 25% des Grecs, 34% des Portugais partent. Pourquoi ne vont-ils pas se baigner sur les plages hambourgeoises, ou visiter ce secret si convoité : Gdansk ?  35 à 40 % des Français ne partent pas non plus, proportion constante depuis des décennies. 42 % des plus pauvres partent, contre 76 % des plus riches. L’argent est un critère, pas le seul.

    Tout ce qui pourra être remplacé par des machines le sera. Tout ce qui pourra être remplacé par des algorithmes le sera.

    Ce qui va radicalement changer, ce qui a déjà changé, c’est le mode de travail. Donc des vacances et des loisirs. Une petite fille qui naît aujourd’hui a une chance sur deux de devenir centenaire. 20 ans d’études, 40 de travail, 40 de retraite ? Vision dépassée. D’un côté, l’expansion des outils numériques conduit, pour beaucoup, à travailler de n’importe où, n’importe quand, y compris en vacances. De l’autre, de nombreux métiers vont disparaître, achevant la notion de travail, notamment celle d’heure de travail. De nouveaux métiers vont naître, de nouveaux apprentissages, de plus en plus ludiques. Aucune école n’apprend aux enfants à se servir d’une tablette, ni à devenir hacker. C’est l’école qu’il faut repenser.

    Tout ce qui pourra être remplacé par des machines le sera. Tout ce qui pourra être remplacé par des algorithmes le sera. Ainsi disparaitront les contrôleurs aériens, et les pilotes. Comme le sont les conducteurs de métro et les poinçonneurs de Lilas. Il y aura peut-être des emplois pour surveiller les robots et les calculateurs, cela pourra se faire de n’importe où dans le monde, par d’autres machines. L’esprit humain sera alors libéré de mille contraintes horaires.

    La future civilisation, que l’on dit matérialiste, sera tout autant immatérielle.

    Ce ne sera qu’un retour aux sources. Certains anthropologues parlent de la préhistoire comme d’une ère d’abondance. Une ère, aussi, d’une certaine frugalité. Non que les famines y aient été fréquentes, il semblerait que c’était plutôt l’inverse, mais les besoins étaient plus simples. Quelle était la notion de luxe ? Que sera-t-elle ? Celle des inégalités grandissantes, car quand certains goûteront le farniente pour toujours, d’autres vivront encore de la vieille civilisation actuelle. N’est-ce pas déjà le cas de milliers de touristes côtoyant les enfants jouant près des décharges du Nil ?

    NIL PHARAON" CROISIÈRE AU CAIRE
    NIL PHARAON » CROISIÈRE AU CAIRE

    La future civilisation, que l’on dit matérialiste, sera tout autant immatérielle. La plupart des tâches seront accomplies par la robotique, assistés de calculateurs quantiques. Restera aux membres de l’espèce humaine ce qu’elle seule sait faire : le contact humain, le soin, le divertissement, le jeu, la rêverie, la musique, la rivalité des clubs identitaires, la politique, la guerre. Les drones n’empêchent pas les tranchées. La violence suscite aussi l’empathie.

    Ce que l’on met dans la mémoire d’un robot sera plus important que ce que l’on met aujourd’hui dans la tête d’un enfant.

    Demain l’ère des loisirs infinis. Dont la politique bien sûr. Difficile d’imaginer un monde sans compétition de pouvoirs. Ce serait aussi la négation de toute diversité. Il y aura un combat féroce pour alimenter le cerveau de nos amis robots. Ce que l’on met dans la mémoire d’un robot sera plus important que ce que l’on met aujourd’hui dans la tête d’un enfant. L’IA parle anglais, en majorité, mais aussi mandarin, français, espagnol. Au fond, le langage reste un combat.

    C’est pourquoi on donne aux enfants deux mois de vacances en été, qu’ils puissent se gaver de musées, de concerts en plein air, de jeux éducatifs, de ramassage de champignons et de collecte de mégots sur les plages. C’est une rupture indispensable avec les écrans qui les obnubile durant le temps d’ennui scolaire. Il faudrait l’interdire. Il faudrait aussi interdire beaucoup de choses aux robots, élémentaire principe de précaution. L’interdiction, cela fonctionne : Les livres interdits, les drogues interdites, les jeux interdits ont disparu.

    Illustration Robot en cours d'apprentissage
    Illustration Robot en cours d’apprentissage

    Pourquoi limiter les robots intelligents si, après tout, ils se comportaient mieux que nos voisins, ou que les travailleurs, ouvriers, cuisiniers, chirurgiens, professeurs, contrôleurs aériens et dirigeants ? Qui ne préférerait un robot à Poutine ? Tout dépend s’il a été conçu par le FSB ou le Pape François. Et même le Pape François : Que ferait un robot alimenté par l’exIndex des femmes qui avortent ? L’Église n’a-t-elle pas inventé le péché, l’enfer et la confession ?  Garder Poutine, quel aveu !

    Il y a quelques milliers d’années, un imbécile avait mis en terre un pépin de pomme. L’année d’après, puis les années suivantes, de retour de son chemin nomade, il vit un pommier et des pommes. L’imbécile avait découvert le principe de l’agriculture, voire du progrès. Il fut pendu au pommier, d’où le mythe de la Bible. Tout le monde avait compris que le travail agricole engendrerait les pires malheurs, les empires, les inégalités, la surpopulation que viendraient de temps en temps équilibrer les famines et les pestes amenées par ces nouveaux parasites, les rats et l’avidité. Hélas, le mal était fait.  Un fils de cet Adam planta, tout le monde s’y mit.

    Il y a quelques milliers d’années, un imbécile avait mis en terre un pépin.

    On n’interdit pas l’agriculture, ni la machine, ni l’algorithme, ni le robot, on l’aménage, le partage, le magnifie, le dompte. La révolution énergétique a fait sortir des milliards d’êtres humains de la misère. Hier encore, le Parti communiste vietnamien découvrant le capitalisme a fait passer en cinquante ans, le Vietnam d’une société de pauvreté à une économie moderne. En 1990, le PIB par habitant stagnait à 98 dollars, le taux de pauvreté à 58 %. Aujourd’hui, le taux de pauvreté est de 3 %, et le PIB  est passé de 39,55 milliards$ en 2003 à 440, une augmentation de 1000%. Ce n’est qu’un début. D’autres pays suivront. La révolution en cours changera le monde plus sûrement que les gouvernements, empêtrés dans leurs statistiques dépassées, leurs bureaucraties, leur comptabilité nationale irréelle, leurs monnaies aussi légales qu’hésitantes.

    Le nouveau monde sera dangereux. L’ancien ne l’était-il pas ? Il offre déjà des opportunités extraordinaires pour les pauvres humains. Le premier singe qui regarda la voûte étoilée a conçu en même temps le premier homme. Et vite le premier biface. C’est la part de rêve qu’il faut cultiver, pas celle de la peur. La civilisation des loisirs ne fait que commencer, elle peut être celle des jeux de l’esprit, de la lutte contre la bêtise, contre la bête ? Essayez ! Bonnes vacances.

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaires des expatriés France Pay

  • Un réseau francophone de femmes engagées : La Ruche Munich

    Un réseau francophone de femmes engagées : La Ruche Munich

    Florence Bellendir, cofondatrice de La Ruche Munich. Cette association a notamment pour vocation de promouvoir les liens entre des femmes engagées francophones et francophiles. Entraide, convivialité, ouverture et bienveillance sont, entre autres, les valeurs essentielles de cette structure. À cela s’ajoute un objectif : celui du développement durable. Rencontre avec une femme engagée.

    Ecouter le podcast avec Florence Bellendir

    Un parcours atypique, de l’Australie à Munich

    Avant de s’intéresser à la mission et aux projets de l’association la Ruche à Munich, Florence nous partage son parcours. Son histoire hors de France débute ainsi loin des bords de l’Isar. C’est en effet sous le soleil australien qu’elle s’expatrie, juste après son diplôme d’ingénieur, à la recherche de nouveaux horizons. Et c’est une rencontre (amoureuse) qui dirigera ensuite notre invitée vers l’Allemagne.

    La Ruche Munich : un réseau innovant et solidaire pour les femmes francophones

    Arrivée en Bavière, Florence Bellendir co fonde, avec deux autres personnes, en 2019, La Ruche.  Cette initiative naît d’un double désir : faciliter l’intégration des nouvelles arrivantes tout en créant une communauté d’entraide entre femmes engagées francophones et francophiles. « La Ruche Munich, c’est mon quatrième bébé » confie Florence. La mission de cette initiative d’expats : « décloisonner, ouvrir les portes, créer du lien », et avec comme devise : « le plaisir de faire ensemble », affirme notre invitée.

    Membres du bureau de La Ruche Munich
    Membres du bureau de La Ruche Munich

    Au fil des ans, La Ruche est passée de 35 à plus de 150 membres. Elle multiplie les offres : rencontres networking autour de parcours inspirants, ateliers collaboratifs, mentorat, accompagnement professionnel et dynamique entrepreneuriale avec, entre autres, la naissance du Forum du Développement Durable.

    L’éco-responsabilité inscrite dans l’ADN de la Ruche

    Bien plus qu’un simple réseau professionnel, La Ruche se veut aussi exemplaire sur le plan environnemental. Animée par un réel souci de l’éco-responsabilité et le développement durable, Florence précise : « nous valorisons et favorisons les rencontres dans des lieux propices au transport en commun. Nous n’utilisons aucun objet d’utilisation unique quand nous nous rencontrons. (…) Nous faisons aussi attention à notre utilisation pour un numérique responsable. »

    Le comité directeur de La Ruche Munich
    Le comité directeur de La Ruche Munich

    C’est donc tout naturellement que l’association s’est engagée dans des actions fortes, telles que la mise en place d’ateliers / fresques collaboratives autour de l’écologie, en partenariat avec des structures innovantes comme Team For the Planet. Des compétitions entre les deux entités sont mêmes organisées !

    Promouvoir le leadership féminin dans le développement durable

    Parmi les temps forts à venir au sein de la Ruche Munich, le Forum du Développement Durable organisé le 25 octobre à Munich s’annonce donc incontournable : conférences sur le leadership féminin, ateliers interactifs sur les métiers du développement durable, et sessions participatives autour des bonnes pratiques éco-responsables sont au programme. Avec à la clé, la rédaction d’un guide pratique, qui dépassera sans doute les frontières bavaroises.

    Groupe de travail pour Forum du Développement Durable 2 La Ruche Munich
    Groupe de travail pour Forum du Développement Durable 2 La Ruche Munich

    Pour mener à bien cette initiative, la Ruche a reçu un soutien du STAFE, qui est le dispositif de Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger. Florence nous explique son parcours pour obtenir cette subvention de l’État français. Outre l’aide financière obtenue, c’est aussi une reconnaissance du travail de cette association

    Enfin, pour celles et ceux qui souhaiteraient franchir le pas de l’expatriation et s’installer à Munich, Florence Bellendir recommande de s’immerger aussi bien professionnellement qu’humainement : « La première chose, c’est de contacter La Ruche pour les femmes », outre cela, notre invitée vante les plaisirs de la ville, de l’Englischer Garten à ses bretzels géants, et même ses surprenants… surfeurs !

    Pour en savoir plus, écouter le podcast « La Ruche Munich »

    Envie de creuser tous les aspects de l’aventure de Florence Bellendir et des initiatives de La Ruche Munich ? Plongez-vous dans l’épisode complet de ce numéro d’« Initiatives Expats » sur lesfrancais.press, le podcast qui met en avant les expatriés engagés. Une belle occasion de s’inspirer, de réseauter et, pourquoi pas, de participer au prochain Forum du Développement Durable à Munich prévu le 25 octobre !

  • Éducation et prospérité : la France en panne 

    Éducation et prospérité : la France en panne 

    Les Français de l’étranger, et en particulier ceux qui ont grandi en France, ont été éduqués avec l’image d’une nation, référence en matière de formation intellectuelle. Mais depuis 20 ans, la situation a bien évolué. Et alors que le lien entre l’éducation et la prospérité est de plus en plus évident, la France est en panne.

    En effet, tandis que le niveau d’études progresse rapidement en Asie, en Amérique du Nord ou au Moyen-Orient, l’Hexagone peine à suivre le rythme imposé par une mondialisation fondée sur l’innovation. Les dernières données sur la population la plus éduquée révèlent un basculement profond de l’équilibre éducatif mondial, où les anciennes puissances ne dominent plus les classements.

    L’éducation, un moteur de croissance

    Loin d’être un simple indicateur culturel, le niveau d’instruction d’un pays est devenu un levier central de sa compétitivité. Les nations qui investissent dans l’enseignement supérieur récoltent aujourd’hui les fruits d’une stratégie à long terme. Elles forment une main-d’œuvre plus qualifiée, plus adaptable, capable de porter l’innovation dans tous les secteurs.

    Le rapport Global Tech Talent Guidebook 2025 publié par CBRE montre que les pays ayant les meilleures performances éducatives sont aussi ceux qui attirent les entreprises les plus innovantes. En Asie, en Amérique du Nord comme en Europe, les métropoles dotées d’un écosystème universitaire solide, d’instituts de recherche reconnus et d’un accès massif à l’enseignement supérieur deviennent des pôles de croissance incontournables.


    Le lien entre éducation et prospérité se vérifie concrètement. En Irlande, plus de 52% des adultes sont diplômés du supérieur. Ce niveau d’instruction soutient la croissance, notamment dans le numérique et les services. À Singapour ou en Suisse, la même logique s’applique. L’excellence académique y renforce l’économie et attire les talents du monde entier.

    Irlande, Suisse, Singapour

    Comme nous l’évoquions plus haut, le classement des pays ayant le plus de diplômés a été totalement bouleversé depuis les années 90. Pendant longtemps, les pays historiquement industrialisés occupaient le haut du classement en matière d’éducation. Ce n’est plus le cas. En 2023, la France se place bien en dessous du top 20 mondial, avec seulement 28,1% de sa population adulte détenant un diplôme de niveau licence ou supérieur. En comparaison, des pays comme la Corée du Sud, Israël ou encore les Pays-Bas dépassent allègrement les 39%. Au dernier classement, c’est l’Irlande, la Suisse et Singapour qui s’imposent sur le podium.

    Et même les États-Unis, souvent critiqués pour le prix de leurs études, comptent plus de 78 millions de diplômés. Malgré un taux de 14,2%, l’Inde dépasse la France en chiffres absolus. Sa population massive lui permet d’atteindre près de 140 millions de diplômés. Ce réservoir humain alimente aujourd’hui les besoins croissants des géants de la tech.

    Centre technologique en Inde
    Centre technologique en Inde

    Ce changement dans la carte mondiale de l’éducation n’est pas un hasard. Partout où des investissements ciblés ont été faits, des pôles d’excellence ont vu le jour. Cette évolution montre qu’avec une stratégie claire, il est possible de hisser un pays au sommet. Les villes comme Bengaluru, Shanghai, Toronto ou encore Tel Aviv concentrent désormais les talents de demain. Elles offrent un environnement académique de qualité et des opportunités de carrière dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’intelligence artificielle, les biotechnologies ou la cybersécurité.

    Le modèle français dépassé

    La France semble enfermée dans un modèle qui peine à répondre aux nouveaux défis. Le nombre de diplômés stagne, alors même que la demande pour des profils hautement qualifiés explose dans tous les secteurs d’activité et ce alors qu’elle ne manque pas ni d’universités, ni d’histoire intellectuelle, ni d’ambition en matière de formation.

    Mais Le système reste très sélectif, avec des inégalités d’accès persistantes selon les origines sociales ou géographiques. La complexité de certaines filières, le manque d’accompagnement des étudiants et les tensions autour des plateformes d’orientation comme Parcoursup contribuent à un décrochage précoce.

    Parcoursup
    Parcoursup

    De plus, l’offre universitaire française peine à s’adapter aux besoins réels du marché du travail et à attirer les étudiants étrangers dans les mêmes proportions que ses voisins. Selon le rapport CBRE relayé par JVTECH, la France se maintient donc difficilement dans la course à la population la plus éduquée. Ce décalage freine l’intérêt des entreprises du numérique, qui visent les pays aux talents déjà formés. Elles privilégient les régions où la main-d’œuvre qualifiée est abondante et immédiatement disponible. Certains pôles français, comme Paris ou Lyon, conservent une attractivité réelle.

    Mais face à la montée d’autres capitales du savoir, leur poids recule lentement et cela se transcrit sur le nombre d’élèves non-résidents qui chute d’année en année.

  • Vacances en France ? Entre annulation des vols et les bouchons

    Vacances en France ? Entre annulation des vols et les bouchons

    Comme chaque année, les Français de l’étranger ont pris le chemin des vacances en France pour retrouver famille et amis. Mais avant les émotions des retrouvailles, c’est une grève des contrôleurs aériens qui provoque des annulations de vols en cascade. Et si vous avez pu rejoindre l’hexagone, les bouchons du premier week-end des juilletistes qui prendront le relais. Un comité d’accueil « made in France » qui vous rassurera sur votre choix d’expatriation au cas où la nostalgie pointe le bout de son nez. 😉

    La grève des contrôleurs aériens

    Pour rappel, les 1400 contrôleurs aériens en France figurent parmi les fonctionnaires les mieux payés, avec un salaire brut moyen « de l’ordre de 96.000 euros par an, soit environ 8.000 euros mensuels ».

    En sus, afin de permettre une concentration totale, les aiguilleurs du ciel ont un rythme de travail aménagé. Ils travaillent en moyenne 32 heures par semaine et vont jusqu’à 36 heures en période de forte activité. Un temps de travail qui comprend de nombreuses pauses. Selon la Direction de l’aviation civile, un contrôleur tiendra ainsi son poste un maximum de 2h30 sans pause puis bénéficiera de 30 min au moins de temps de repos. Et ce n’est pas tout, pour un jour travaillé, les contrôleurs aériens bénéficient enfin d’un jour de repos en plus des 25 jours de congés payés.

    Mais, le deuxième syndicat d’aiguilleurs du ciel, l’Unsa-Icna, a décidé de lancer le mouvement de grève annoncé le mois dernier. Son objectif ? Obtenir de meilleures conditions de travail (sic) et des effectifs plus importants. Il a été rejoint par la troisième force syndicale de la profession, l’Usac-CGT.

    Plus de 2000 vols annulés

    Pour mettre en adéquation le nombre de contrôleurs à leur poste et le volume de vols à gérer en toute sécurité, les autorités aéroportuaires ont demandé aux compagnies aériennes de renoncer à une partie de leurs programmes. Les vols maintenus accusaient d’importants retards.

    La grève des contrôleurs aériens a provoqué l’annulation de plus de 933 vols jeudi, à l’avant-veille du début des vacances scolaires françaises, selon la Direction générale de l’aviation civile. Selon la même source, le taux de grévistes s’est établi à 26,2%, 272 aiguilleurs du ciel ayant pris part au mouvement sur le millier de personnels de service.

    De son côté, la principale association européenne de compagnies aériennes Airlines for Europe (A4E) a estimé qu’en Europe, 1500 vols seraient annulés jeudi et vendredi, « affectant presque 300’000 passagers » sur le Vieux continent. Mais au final, c’est bien plus, on comptabilise plus de 2000 vols sur les deux jours annulés provoquant des situations complexes à gérer pour les voyageurs. Il est aussi important de noter que les retards accumulés dans l’Hexagone se répercutent ensuite sur le reste des correspondances à l’international, les retards sont donc importants en Suisse, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni et enfin dans le bassin méditerranéen de l’Italie au Maroc en passant par l’Espagne.

    Week-end rouge sur les routes

    Une fois dans l’hexagone, il faut parfois aussi rejoindre son lieu de villégiature. Et là aussi, vous aurez le droit à des conditions d’accueil difficiles car la circulation sur les routes françaises pour ces 5 et 6 juillet 2025 sera parfois très difficiles, selon les prévisions de Bison Futé.

    Les routes seront chargées à l'occasion du premier week-end des vacances d'été © AFP - Vincent Isore
    Les routes seront chargées à l’occasion du premier week-end des vacances d’été © AFP – Vincent Isore

    L’autoroute A7 fermée

    Cette célèbre autoroute du sud, successeuse de la mythique N7, est fermée tout au long de ce premier week-end de transhumance estivale.  La destruction de deux ponts sera effectuée du vendredi 4 juillet à minuit au dimanche 6 juillet à 12 h, soit 36 heures consécutives. La fermeture sera effective dans les deux sens de circulation, depuis la liaison avec l’autoroute A51 à Pennes-Mirabeau et jusqu’à la gare Saint-Charles à Marseille. Une situation qui compliquera l’arrivée sur les plages des Bouches du Rhône, du Var et des Alpes maritimes comme l’accès à l’Italie.

    Les conseils de Bison futé

    Mais ailleurs aussi, la circulation sera difficile. Bison Futé a placé l’Île-de-France en rouge vendredi et le reste du pays en orange, samedi c’est l’ensemble de la France qui est classée en rouge dans le sens des départs.

    On partage avec vous les conseils de Bison-futé pour éviter les embouteillages :

    Dans le sens des départs, la journée de samedi sera très chargée du début de la matinée jusqu’en début de soirée. Elle est classée rouge au niveau national. Les encombrements les plus importants pourront être observés en direction de la côte normande (A13), de la côte atlantique (A11, RN165, A10) et de la côte méditerranée (A7, A9). En Île-de-France, dès le tout début de la matinée, la circulation sera dense en direction des barrières de péages des autoroutes A6 et A10.

    Des ralentissements pourraient apparaître relativement tôt dans la matinée notamment sur l’autoroute A10 et dans une moindre une mesure sur l’autoroute A6. En milieu de matinée, l’augmentation des trafics sur les autoroutes A10 et A6, renforceront ces difficultés de circulation qui pourraient perdurer jusqu’en milieu d’après-midi. L’autoroute A13 pourrait également enregistrer des congestions dès le milieu de la matinée pouvant se prolonger jusqu’en milieu d’après-midi.

    Dans le sens des retours, le pourtour méditerranéen devrait concentrer les difficultés les plus importantes, à l’instar des autoroutes A8, A9 et A54.

  • Les cam chats : Un bond dans l’évolution des rencontres sur le web

    Les cam chats : Un bond dans l’évolution des rencontres sur le web

    La technologie moderne a considérablement modifié les formats de communication et de rencontre. Alors que les relations se nouaient auparavant essentiellement hors ligne, l’avènement de l’internet a fait disparaître les frontières, donnant à des millions de personnes dans le monde entier la possibilité de communiquer les unes avec les autres. Les rencontres sur le web ont constitué une véritable révolution, mais ce sont les chats vidéo informels qui ont apporté une nouvelle vague de changements, brisant les stéréotypes et rendant la communication plus vivante. Aujourd’hui, tout le monde peut trouver un interlocuteur en quelques secondes.

    Les cam chats ont depuis longtemps cessé d’être un outil pour ceux qui ont des difficultés à communiquer dans la vie réelle. Ils deviennent plus souvent un moyen de se distraire de la routine, d’obtenir de nouvelles impressions ou de communiquer avec des personnes intéressantes, où qu’elles se trouvent dans le monde. Pour que l’interaction avec ces services soit réussie, il est important de tenir compte de plusieurs détails. Par exemple, vous devez vous préparer à l’avance : faites attention à votre apparence, en particulier pour les filles, car en temps réel, il est impossible de cacher des angles ratés. Il est également souhaitable de dégager l’espace autour : les objets superflus dans le cadre peuvent distraire l’interlocuteur.

    L’ambiance générale n’est pas moins importante. Choisissez un endroit confortable, bien éclairé et avec un minimum de distractions. Assurez-vous que votre caméra et votre connexion internet fonctionnent correctement, car les problèmes techniques peuvent gâcher l’expérience. Et bien sûr, une approche positive est la clé d’une conversation engageante. Un sourire, de l’assurance et de l’ouverture aideront à établir le contact et à rendre la conversation agréable pour les deux parties.

    Les rencontres en ligne font aujourd’hui partie intégrante de la vie quotidienne, mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’idée des rencontres en ligne a fait du chemin : des premiers pas prudents sur les sites web à l’émergence des chats vidéo, qui ont donné la possibilité d’une communication instantanée et en direct. Cette évolution a rendu les rencontres virtuelles non seulement accessibles, mais aussi proches de la vie réelle.

    Évolution des rencontres en ligne

    Les origines des rencontres en ligne remontent aux premiers sites de rencontre tels que Match.com, lancé en 1995. Ces plateformes ressemblaient à des tableaux d’affichage, où les utilisateurs laissaient des descriptions d’eux-mêmes et cherchaient un partenaire en étudiant les profils des autres membres. Ce format s’est avéré pratique et a rapidement gagné en popularité auprès des utilisateurs.

    Au fil du temps, des services offrant une approche plus personnalisée des rencontres ont commencé à apparaître. Des algorithmes de compatibilité ont aidé les utilisateurs à trouver les meilleures correspondances. Tinder, Bumble et OkCupid ont constitué l’étape suivante, en mettant l’accent sur la simplicité et la mobilité. Les gens pouvaient désormais parcourir les profils de n’importe où et commencer à envoyer des messages aux personnes qui leur plaisaient.

    Cependant, malgré l’essor des plateformes textuelles, il manquait encore quelque chose. Les gens voulaient se voir, comprendre leurs émotions et ressentir l’énergie de leur interlocuteur, ce qui a été à l’origine de l’émergence des cam chats.

    L’émergence du webcam chat : Un tournant dans les discussions sur le web

    Les chats vidéo occasionnels ont fait leur apparition en 2009 avec le lancement de Chatroulette, une plateforme où tout utilisateur pouvait participer à une conversation vidéo avec un inconnu d’un simple clic. L’idée a immédiatement fait sensation, donnant aux gens une occasion unique d’expérimenter l’atmosphère d’un chat en direct.

    Au fil du temps, chatroulette a commencé à être activement intégré dans les applications de rencontres. La pandémie de COVID-19 a accéléré ce processus : avec des milliards de personnes enfermées chez elles, les cam chats sont devenus le moyen idéal de rester en contact et de faire de nouvelles connaissances. Des applications populaires comme Bumble et Tinder ont introduit les appels vidéo afin que les utilisateurs puissent continuer à développer des relations dans un environnement sûr et confortable.

    Points forts du chat vidéo en ligne

    Le chat vidéo en ligne est un service qui permet aux utilisateurs de communiquer par le biais d’appels vidéo. Le fonctionnement des plateformes est simple : vous vous connectez, vous appuyez sur un bouton et vous êtes automatiquement connecté à votre interlocuteur.

    Caractéristiques principales :

    Sélection aléatoire des interlocuteurs. Des algorithmes mettent en relation les utilisateurs sur la base du hasard.

    Filtres. De nombreux videochats permettent de sélectionner les interlocuteurs en fonction de leur sexe, de leur âge ou de leur localisation.

    Changement instantané. Si une conversation ne fonctionne pas, vous pouvez facilement passer à l’interlocuteur suivant.

    Avantages :

    1. Possibilité de voir les émotions de votre interlocuteur.
    2. Gain de temps — plus de longs e-mails pour comprendre la compatibilité.
    3. Pratique pour les introvertis qui préfèrent faire connaissance depuis chez eux.

    Inconvénients

    1. Les interlocuteurs aléatoires ne sont pas toujours adéquats.
    2. Il est impossible de déterminer à l’avance le degré de sérieux des intentions d’une autre personne.
    3. La nécessité d’une connexion Internet stable

    Rencontres par chat par webcam

    Le marché des chats vidéo en direct est aujourd’hui très diversifié et chacun peut trouver la plateforme qui lui convient. Voici quelques options populaires :

    • Shagle — un service pratique pour les webcam chats occasionnels, avec des filtres par pays et par centres d’intérêt.
    • CooMeet — chat cam axé sur une connexion de haute qualité et un confort de communication.
    • Bazoocam — l’une des premières salles de chat vidéo qui continue d’attirer les utilisateurs grâce à sa simplicité.
    • Chatspin — une application qui permet de sélectionner des centres d’intérêt pour améliorer la recherche d’interlocuteurs.
    • Camfrog — un service qui prend en charge les camchats de groupe.
    • Azar — roulette de chat mettant l’accent sur la communication internationale.
    • Chatrandom — service simple et pratique pour des rencontres rapides.
    • LuckyCrush — Plate-forme permettant aux utilisateurs de sexe différent de faire des rencontres.
    • DirtyRoulette — destiné à un public adulte avec des préférences spécifiques.

    Chacun de ces services offre des caractéristiques uniques, mais tous ont en commun la possibilité de trouver instantanément une personne avec qui discuter sans quitter son domicile.

    L’avenir des rencontres sur le web : Pourquoi les chats par webcam resteront en vogue

    Les chats par webcam n’ont pas seulement modifié le format habituel des rencontres, ils ont établi une nouvelle norme pour la communication en ligne. La technologie continuera d’évoluer, ajoutant de nouveaux outils de recherche, de personnalisation et de protection des utilisateurs.

    Les videochats occasionnels ont déjà prouvé leur valeur : ils font gagner du temps, effacent les frontières entre les pays et permettent aux gens d’être plus authentiques. C’est ce qui fait leur pertinence pour longtemps encore.

  • Désillusions et déclassement des diplômés

    Désillusions et déclassement des diplômés

    Y aurait-il trop de diplômés aux États-Unis comme en Europe ? L’économie serait-elle incapable de créer des emplois en phase avec les attentes des diplômés, ce qui générerait d’importantes frustrations ? Plusieurs secteurs, qui pendant des années embauchaient de nombreux diplômés, les licencient. Les grandes entreprises de la technologie réduisent leurs effectifs. Les banques, appelées à réduire le nombre de guichets devenus en partie inutiles avec les applications en ligne, sont contraintes de diminuer la voilure en emplois. Les administrations publiques, après avoir fortement recruté ces trente dernières années, sont invitées à faire preuve de frugalité. L’intelligence artificielle pourrait rebattre les cartes en automatisant des métiers aujourd’hui prisés par les diplômés, comme ceux des avocats ou des journalistes. Dans l’ensemble des pays occidentaux, les jeunes diplômés perdent leur position dominante. Les données sur l’emploi confirment cette tendance.

    Le diplôme, fin du sésame pour l’emploi

    Matthew Martin, économiste à Oxford Economics, a observé la situation des Américains âgés de 22 à 27 ans titulaires au minimum d’un diplôme universitaire. En 2025, pour la première fois, leur taux de chômage dépasse la moyenne nationale. Cette progression s’explique principalement par les jeunes qui cherchent un premier emploi. Dans l’Union européenne, le taux de chômage des jeunes ayant suivi un enseignement supérieur se rapproche dangereusement de celui de l’ensemble de leur tranche d’âge. Il en est de même au Royaume-Uni, au Canada et au Japon. Même les diplômés des écoles les plus prestigieuses, comme les MBA de Stanford, sont concernés. En 2024, seuls 80 % d’entre eux avaient trouvé un emploi trois mois après la remise de diplôme, contre 91 % en 2021. En France, le taux de chômage des jeunes diplômés, qui a été longtemps faible, est de 10 % pour les BAC + 3.

    Le diplôme ne paie plus Le « premium salarial » associé à l’université — cet écart de revenus entre diplômés et non-diplômés — était en constante augmentation. Or, depuis la crise sanitaire de 2020, cet écart se contracte. Selon les données de la Réserve fédérale de New York, un diplômé américain moyen gagnait en 2015 environ 69 % de plus qu’un titulaire du baccalauréat. En 2024, cet écart est tombé à 50 %. Les jeunes diplômés sont de moins en moins satisfaits de leur travail. La probabilité pour un diplômé de se dire « très satisfait » de son emploi par rapport à un non-diplômé est en réduction depuis la fin des années 1990.

    La montée de l’insatisfaction des diplômés est une source de tension au sein des sociétés. Selon le scientifique Peter Turchin, de l’université du Connecticut, la production d’un grand nombre de diplômés est une des causes de la montée des troubles politiques. Une part croissante de ces diplômés estime que les postes de direction publique et privée sont monopolisés par une « élite » dont ils devraient faire légitimement partie mais dont ils sont exclus de fait. Ce phénomène n’est pas nouveau. Il est un des moteurs des révolutions, que ce soit, en France, celle de 1789 ou de 1848.

    La nouvelle structuration de l’économie à l’origine du déclassement des diplômés

    Le déclassement des diplômés est lié à la massification de l’enseignement supérieur. Avec l’accession d’un large public dans les universités, la valeur du diplôme s’est diluée. Les employeurs accordent moins de crédit qu’autrefois au diplôme. Une étude récente menée par Susan Carlson (Pittsburg State University) montre qu’aux États-Unis, un nombre inquiétant d’étudiants en lettres peinent à comprendre Dickens. En France, de nombreux rapports ont souligné la baisse du niveau des élèves en lecture ou en mathématiques.

    Cette question de niveau ne saurait expliquer la totalité du déclassement. Globalement, les établissements d’enseignement supérieur forment convenablement leurs étudiants. Ceux de Stanford, d’Oxford, de Cambridge, de Polytechnique ou de Sciences Po ont accès à des formations de haut niveau qui demeurent enviées par le monde entier. Le déclassement serait la conséquence d’une modification de la structure des emplois proposés.

    Selon Leila Bengali, de la Fed de San Francisco, le recul de la prime dont bénéficiaient les diplômés en termes de salaire résulte du progrès technique qui, jadis, leur était favorable et qui, aujourd’hui, se retournerait contre eux. De plus en plus de tâches autrefois réservées aux diplômés peuvent désormais être réalisées par des non diplômés. La maîtrise d’un ordinateur ne suppose plus la détention d’un diplôme. Plus de 80 % de la population dans les pays occidentaux possède un smartphone et utilise au quotidien des applications.

    Ces dernières années, les entreprises ont réduit les hiérarchies avec des organisations plus horizontales nécessitant un nombre réduit de diplômés. Dans presque tous les secteurs, les exigences académiques baissent. Le site d’offres d’emploi Indeed note que les services professionnels et aux entreprises, aux États-Unis, emploient davantage de non-diplômés qu’il y a quinze ans. En Europe, le nombre de jeunes de 15 à 24 ans employés dans la finance ou l’assurance a chuté de 16 % entre 2009 et 2024. Aux États-Unis, le nombre d’emplois juridiques stagne depuis 2006. Au Royaume-Uni, les carrières en banque ou en droit attirent moins. Depuis 2016, le nombre de diplômés de moins de 30 ans dans ces secteurs a reculé de 10 %.

    Avec la baisse des besoins en diplômés, un nombre croissant d’entre eux occupe un poste ne correspondant pas à leur niveau de qualification. En France, cela concernerait plus du tiers des diplômés, ce qui alimente rancœur et frustration.

    Vers une crise des vocations ?

    L’enseignement supérieur attire moins que par le passé. Les jeunes se rendent compte que le diplôme n’est pas une panacée pour réussir leur vie. Passer de longues années à étudier pour obtenir un poste subalterne, sans avenir, avec un salaire moyen à faible potentiel de progression, ne suscite guère l’adhésion. Les métiers manuels comme la plomberie, l’électricité, la menuiserie offrent des carrières plus attractives que par le passé. Les rémunérations des vedettes du sport professionnel ou du rap conduisent également des jeunes à se détourner du monde de l’enseignement supérieur. Aux États-Unis, entre 2013 et 2022, les inscriptions dans les programmes de licence ont baissé de 5 %, selon l’OCDE. En France, les classes préparatoires aux grandes écoles sont confrontées à des problèmes de recrutement.

    Néanmoins, en moyenne, dans l’OCDE, les effectifs d’étudiants continuent à augmenter. Ils sont passés de 28 à 31 millions entre 2012 et 2022. En France la progression est de 36 %, en Irlande, elle est de 45 %. La question de l’intérêt économique des formations se pose néanmoins. Certains diplômes sont parfois déconnectés des besoins, incitant les jeunes à s’égarer dans des études sans débouchés.

    En dehors du monde anglo-saxon, la part des étudiants en lettres, sciences humaines ou journalisme progresse contre toute logique, au vu de l’évolution du marché de l’emploi dans ces secteurs. L’expansion de l’enseignement supérieur, longtemps perçue comme un moteur d’ascension sociale et de croissance économique, semble aujourd’hui confrontée à une crise de finalité. L’accumulation de diplômés ne garantit plus ni l’emploi ni la reconnaissance sociale. Le déclassement rampant, les frustrations croissantes et la dévalorisation des savoirs académiques posent la question d’un rééquilibrage structurel entre qualifications et besoins réels de l’économie, entre excellence académique et utilité sociale, entre aspirations individuelles et débouchés collectifs.

  • Hausse des prix des billets d’avion en France en 2026

    Hausse des prix des billets d’avion en France en 2026

    Les Français de l’étranger résident pour plus de la moitié dans des territoires impliquant forcément de prendre l’avion pour rejoindre la France dans des délais raisonnables, surtout lorsqu’on retourne dans l’hexagone pour quelques jours de vacances. Car malgré les ponctions fiscales déjà en place, le gouvernement s’apprête à alourdir encore les taxes sur les billets d’avion en 2026 comme le révélait le journal les Echos en cette fin juin. Les compagnies aériennes répercuteront surement ces nouveaux frais sur le prix des billets d’avion. On fait le point sur les pistes imaginées par les fonctionnaires de Bercy.

    Exonération de la taxe intérieure

    La suppression de l’exonération de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, sur le kérosène utilisé pour les trajets intérieur, est une piste sérieuse pour le gouvernement français. Elle a l’avantage pour les expatriés d’être quasi indolores puisqu’elle ne concernera que les vols intérieurs. Car aujourd’hui, cette exonération repose sur un traité international signé en 1944. Elle ne peut être abolie à l’échelle mondiale qu’avec l’accord unanime des 190 États membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale. Mais pour les vols en France, l’exécutif a les mains libres.

    L’objectif est d’aligner la fiscalité de ce carburant sur celle de l’essence ou du diesel, une idée défendue depuis longtemps par les écologistes et qui rapporterait beaucoup à l’État, près d’un milliard et se traduirait par une hausse moyenne de 60 euros pour un aller-retour en avion sur le territoire.

    La TVA sur les vols intérieurs

    Deuxième piste, qui rassurera là-aussi les Français de l’étranger, le doublement de la TVA sur les vols intérieurs. Cette mesure ne frappera pas donc non plus les vols internationaux. Mais si vous désirez voyager en avion, une fois en France, alors il faudra être attentif aux prix en 2026.

    La TVA passerait de 10 à 20 %, ce qui ajouterait environ 13 euros au prix des billets d’avion. Sur un vol Paris-Nice affiché à 130 euros, près de la moitié du prix serait alors constitué de taxes et redevances : taxe de solidarité, de sûreté, nuisances sonores, redevances aéroportuaires.

    Illustration avion Air France ©AFP
    Illustration avion Air France ©AFP

    1 passager = 1 euro

    Dernière piste du gouvernement :  instaurer une taxe d’un euro par passager, à l’arrivée comme au départ, pour financer les transports publics via Île-de-France Mobilités. Cette disposition touchera donc potentiellement les expatriés lors de leurs vols entre la France et leur pays de résidence. Et ce même si cette mesure ne concernait que les aéroports en Ile de France. Sauf que dans la majorité des cas, c’est Roissy-CDG qui est la porte d’entrée française.

    Pour y échapper, il faudra prendre un vol à destination de Nice, Lyon, Marseille ou autre. Mais ils sont moins nombreux et souvent plus chers. Entre la peste et le choléra, quel sera votre choix ?

  • Et de 12 ! La Pologne relève elle aussi ses frontières

    Et de 12 ! La Pologne relève elle aussi ses frontières

    La Pologne a annoncé qu’elle réintroduira des contrôles temporaires à ses frontières avec l’Allemagne et la Lituanie à compter du lundi 7 juillet. Cette décision marque un nouveau revers pour l’espace Schengen de libre circulation, 12 pays ayant actuellement ses frontières

    Cette mesure a été annoncée mardi 1er juillet par Donald Tusk, au lendemain d’une conférence de presse au cours de laquelle le Premier ministre avait laissé entendre qu’elle serait prise. Il justifie cette initiative par un afflux accru de migrants en situation irrégulière venant de Lituanie, ainsi que par des informations selon lesquelles l’Allemagne renverrait des migrants en situation irrégulière vers la Pologne.

    Le Premier ministre a précisé que cette décision faisait suite à une réunion tenue le matin même sur la situation à la frontière, ainsi qu’à l’examen d’une demande des gardes-frontières polonais en faveur du rétablissement temporaire des contrôles aux frontières avec les deux pays.

    Cette annonce fait suite à une décision similaire prise en juin par la Belgique, qui a restauré des contrôles à ses frontières, portant ainsi un nouveau coup à l’idéal de libre circulation de l’espace Schengen, peu après le 40e anniversaire de cet accord.

    Plus tôt, la Pologne avait déjà durci les contrôles à ses frontières, en suspendant les demandes d’asile dans certaines zones frontalières avec la Biélorussie, accusant Minsk et Moscou d’organiser délibérément un afflux de migrants dans le but de déstabiliser le pays.

    Lundi 30 juin, Donald Tusk a déclaré qu’il veillerait désormais à ce que « les personnes qui franchissent illégalement les frontières ne viennent pas de Lituanie ».

    Des informations avaient également circulé en Pologne selon lesquelles l’Allemagne renvoyait vers la Pologne des migrants qui étaient déjà arrivés sur son territoire. Cela avait conduit des groupes d’extrême droite à former des unités dites de « garde civique » qui patrouillaient à la frontière avec l’Allemagne.

    De son côté, Berlin a rétabli les contrôles à toutes ses frontières dès l’année dernière, et a commencé à refouler les arrivants en situation irrégulière, y compris les demandeurs d’asile, depuis la prise de fonction du nouveau gouvernement dirigé par Friedrich Merz en mai.

    « Nous avons informé la partie allemande que si nous constatons des cas douteux, nous devrons rétablir les contrôles à la frontière germano-polonaise »

    Donald Tusk, Premier ministre de Pologne

    Le Premier ministre polonais Donald Tusk. ©Getty Images/Jonathan Raa_NurPhoto
    Le Premier ministre polonais Donald Tusk. ©Getty Images/Jonathan Raa_NurPhoto

    L’Allemagne dément les accusations

    Friedrich Merz a nié que l’Allemagne pratique ce que certains médias polonais ont qualifié de « tourisme de rapatriement » vers la Pologne. « Ce n’est pas le cas », a-t-il assuré lundi, précisant que les passages illégaux à la frontière sont un problème commun à l’Allemagne et à la Pologne, qui doivent être traités conjointement.

    Les deux gouvernements se coordonnaient sur cette question depuis la semaine dernière et allaient travailler en étroite collaboration pour «réduire au minimum la charge [des contrôles aux frontières]».

    La Lituanie, elle aussi, a été informée de la décision polonaise. Les autorités des deux pays devront désormais évaluer les mesures les plus efficaces pour protéger les frontières extérieures de l’UE tout en « répondant aux attentes de chacun, à savoir que ces mesures ne portent pas atteinte à notre intérêt pour la libre circulation des personnes », a souligné le ministre lituanien des Affaires étrangères, Kęstutis Budrys.

    Coup dur pour la libre circulation

    Cette décision marque une nouvelle remise en cause du principe fondamental de libre circulation au sein de l’espace Schengen, qui est supervisé par la Commission européenne.

    Un porte-parole de la Commission a rappelé mardi que les contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen étaient « possibles sous certaines conditions ».

    L’exécutif européen est « en contact étroit avec tous les États membres qui ont mis en place des contrôles aux frontières et tous les États membres qui sont concernés par ces contrôles », a-t-il ajouté.

    Plusieurs pays, dont l’Allemagne, ont eu recours à des dérogations légales pour réintroduire des contrôles aux frontières au cours des derniers mois, après la forte augmentation des chiffres de l’immigration en 2023, à la fin de la pandémie de Covid-19.

    Friedrich Merz a déclaré mardi que l’Europe était déterminée à « préserver l’espace Schengen ». Cependant, « la liberté de circulation dans l’espace Schengen ne fonctionnera à long terme que si elle n’est pas abusée par ceux qui favorisent l’immigration clandestine, notamment par le trafic d’êtres humains », a-t-il ajouté.

  • Mercosur : l’étrange consensus français

    Mercosur : l’étrange consensus français

    Les consensus sont rares en France, comme en témoignent les débats sur les retraites, la santé, l’emploi ou les finances publiques. En revanche, toute la classe politique se rassemble — de l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par le centre — pour s’opposer à l’accord commercial avec le Mercosur, qui regroupe plusieurs pays d’Amérique latine, dont le Brésil. L’opposition à cet accord, notamment au nom de la défense des intérêts de l’agriculture française, reflète la tradition française du protectionnisme et le rejet persistant de la théorie des avantages comparatifs.

    Par populisme, par démagogie, l’accord Mercosur est qualifié de « libre-échangiste », ce qu’il n’est en aucun cas. Il ne prévoit ni l’ouverture totale des marchés, ni la réciprocité intégrale. Il fixe simplement un cadre réglementaire pour les échanges entre les pays signataires, assorti de nombreuses conditions contraignantes. Pourquoi une telle opposition ? Par facilité, par conservatisme, par soumission à certains intérêts catégoriels, ou par manque de vision à long terme ? Défendre les accords demande plus de réflexion que de hurler avec les loups sur leurs prétendus dangers. Accuser les produits étrangers d’être responsables du chômage ou de la stagnation des salaires apparaît assez naturel. Les préjugés et les fausses informations en la matière sont légion.

    L’Union européenne serait ainsi une passoire.

    Dire cela c’est ignorer son protectionnisme et la rigueur de ses procédures, pourtant fréquemment dénoncés hors de ses frontières. Les échanges commerciaux sont le levier le plus efficace pour sortir les pays en développement de la pauvreté, bien plus efficaces que les aides publiques de toute nature. Par ailleurs, plus les échanges croisés ont lieu entre pays à niveaux de développement proches, plus ils sont mutuellement enrichissants.

    Les résultats des accords signés récemment par l’Union européenne sont sans appel : l’Europe en sort gagnante, y compris la France. L’accord CETA avec le Canada se révèle positif, avec une hausse de 50 % des échanges commerciaux et de l’excédent commercial en faveur de l’Union européenne. Les échanges de services ont progressé de 60 %, également au profit de l’Europe. L’excédent agroalimentaire de la France vis-à-vis du Canada a été multiplié par trois, passant de 200 à 600 millions d’euros. Contrairement aux craintes exprimées, les exportations de viande vers le Canada se sont accrues.

    Tous les produits agricoles importés doivent respecter les normes sanitaires et phytosanitaires européennes.

    Pourtant, de nombreux partis politiques demeurent opposés à la ratification du traité Mercosur par la France. Au demeurant, relevant de la compétence exclusive de l’Union européenne, cette ratification n’est pas nécessaire. Les adversaires des traités commerciaux invoquent des normes moins strictes hors de l’Union, réduisant le coût des importations. Or, tous les produits agricoles importés doivent respecter les normes sanitaires et phytosanitaires européennes, notamment, en matière d’antibiotiques et d’hormones. Les services européens multiplient les contrôles, jugés tatillons par les importateurs. Ils imposent également des normes environnementales de plus en plus strictes.

    Les pays commerçant avec l’Union, en particulier les signataires d’accords, doivent aussi se conformer aux conventions internationales en matière de droits humains et de droit du travail. La politique commerciale de l’Union européenne s’accompagne d’une politique de défense commerciale active : plus de 186 mesures sont actuellement en vigueur, dont 120 visant le dumping. Depuis 2023, ces mesures ont augmenté de 40 %.

    Les « clauses miroirs », qui imposent aux pays signataires de respecter les mêmes règles que l’Union pour toute leur production destinée à l’exportation, sont d’une rare rigueur. Même si les exportations représentent une part marginale de leur production, l’ensemble de celles-ci doit se conformer aux normes européennes pour que l’exportation soit autorisée.

    Exiger des pays du Mercosur qu’ils s’alignent sur les méthodes de production européennes n’aurait de sens que s’ils faisaient partie du marché unique. Et considérer que les producteurs étrangers bénéficient d’un avantage indu en accédant au marché européen, c’est oublier par exemple que les agriculteurs européens bénéficient de 40 milliards d’euros de subventions, dont 7 pour les seuls Français.

    L’Union européenne aurait intérêt à favoriser l’émergence d’une bourse mondiale du carbone.

    Enfin, l’Union européenne entend instaurer une taxe carbone aux frontières, assimilable à un droit de douane, taxe fortement contestée par les pays émergents. Ce dispositif risque de générer une bureaucratie pesante, pénalisant à la fois l’Europe et ses partenaires commerciaux. Première puissance commerciale mondiale, l’Union européenne aurait tout intérêt à réunir une grande conférence multilatérale sous l’égide de l’OMC afin de favoriser l’émergence d’une bourse mondiale du carbone. Les États-Unis pourraient refuser d’y participer, mais risqueraient alors de s’exclure, à terme, des grands circuits d’échange.

    En Europe, la France, en s’entêtant dans une opposition stérile risque d’être marginalisée sur le terrain du commerce international. L’histoire montre que les murs économiques n’arrêtent ni les crises, ni les transformations. En 1958, le général de Gaulle avait fait le pari qui s’est avéré gagnant d’accepter la libéralisation des échanges dans le cadre du marché commun. Choisir le repli sur soi, près de 70 ans plus tard serait sans nul doute une erreur économique.

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