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  • Les spectacles à voir pendant les fêtes

    Les spectacles à voir pendant les fêtes

    Et bien sans surprise, ils font comme leurs compatriotes hexagonaux :  Ils font la fête et sortent, ils cherchent les meilleurs plans de spectacle, de cinéma, ou de divertissement en tout genre. Après une année 2024 que l’on imagine intense, enthousiasmante, parfois pénible ou maussade, voici le temps des rires et des chants. Non pas dans l’île aux enfants (référence à Casimir que seuls les cinquantenaires comprendront), mais plutôt aux quatre coins de notre pays. 

    Car nous n’ignorons pas que nombre d’entre vous profitent des fêtes de fin d’année pour rejoindre un temps la mère patrie. Heureuse parenthèse française dédiée à la récupération ( une bonne sieste après un repas plantureux et arrosé), à la visite de Mamie, de Tonton, de Tata et de toute la sainte.  Autant dire qu’avant ou après ce marathon familial et les repas caloriques en farandole, un petit spectacle à voir seul ou avec les enfants vous fera du bien.

    De plus, notre sélection se veut subjective mais de qualité, amusante mais pas désolante, rassembleuse mais pas pleurnicheuse (la sélection spéciale névrose et neurasthénie sera pour une prochaine fois).

    Le Roi Lion, vous en reprendrez bien une ration.

    Commençons par l’incontournable des fêtes, l’animal hirsute préféré des enfants, le lion le moins sanguinaire de la terre, celui qui ne règne pas depuis l’Elysée mais depuis sa lointaine savane,  j’ai nommé sa majesté le Roi Lion. Nous vous l’offrons cette année au cinéma, en spectacle, ou …aux petits oignons pour ceux qui auraient l’idée saugrenue de vouloir le cuisiner.

    « Mufasa : Le Roi Lion » est sorti le 18 décembre sur vos écrans et raconte une histoire légendaire qui est antérieure au récit des aventures de Simba le roi Lion que vous avez découvert depuis maintenant plus de 25 ans au cinéma. Ici il est question de Mufasa, un lion orphelin et isolé qui va faire la rencontre fortuite de Taka, héritier d’une lignée royale. Ce « couple désaccordé » va se retrouver rapidement entouré d’une bande d’indésirables avec qui ils partiront à l’aventure, menacé par un méchant adversaire qui veut leur nuire. Une histoire classique mais traitée avec un mélange d’intrépidité et d’humour, de poésie et de grâce.

    Mufasa
    Mufasa

    Quant à ceux qui aiment les comédies musicales et raffolent de Simba le Roi Lion, une chance vous est offerte de redécouvrir la belle histoire de sa majesté en vous rendant en majesté au théâtre Mogador.

    En effet, ce spectacle est un must qui a été acclamé par plus de 110 millions de personnes dans le monde depuis sa création en 1997 dans la foulée du film de Disney. Il est un succès pour ses costumes chatoyants, pour les couleurs éblouissantes d’une mise en scène qui plaira aux adultes comme aux enfants. Danse, acrobatie, mouvement entrainant et histoire épique, divertissement garanti pour tous.

    Spectacle le Roi Lion
    Spectacle le Roi Lion

    Laura Laune, « Glory Alléluia », une tournée de 37 évènements en France

    Un seul conseil à vous donner : Dépêchez-vous de réserver. La jeune comique à l’humour noir et décapant part en tournée dans l’hexagone et les DOM-TOM et nombre de dates sont déjà complètes. Son talent a explosé au plan médiatique et elle fait désormais office de valeur sure de l’humour. Tous les thèmes y passent en commençant bien sûr par les relations hommes-femmes ou le sexe sous toutes ses coutures. Elle s’est fait connaitre pour son air de blonde ingénue aux répliques trash, un art du contraste qui fait mouche et une belle capacité à explorer les travers d’une époque en toute liberté de ton.

    Laura Laune
    Laura Laune

    Avez-vous la Haine ?

    La Haine le spectacle musical, part d’un postulat tragique : Jusqu’ici rien n’a changé de la situation des banlieues et de la jeunesse qui s’y désole et s’y révolte. Le film de Mathieu Kassovitz, sorti en 1995, avait inventé trois personnages, Vinz, Hubert et Said pour résumer le malaise de ces banlieues sous tension jusqu’à l’explosion. De la bavure policière jusqu’à l’embrasement final, la réalité hexagonale a parfois rattrapé la fiction. Le spectacle célèbre les trente ans de la sortie du film à travers une tournée en France et à l’international. Il est un mélange heureux de chant et de danse, dans un rythme haletant et pour un public amateur de show intense et faisant sens. Le propos engagé et lucide du film ne sera pas démenti car « le plus dur ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage ».

    La Haine
    La Haine

    Souchon père et fils

    La formule père fils sur scène, ils l’ont déjà éprouvée voilà 4 ans. 100 dates et un tel succès qu’ils remettent cela. Pierre Souchon et Alain Souchon, accompagnés d’Ours (il y avait une telle quantité de blagues possibles avec un tel patronyme de scène que je décide de m’abstenir par égard pour notre rédacteur en chef), pour des concerts un peu partout en France et notamment le 7 et 8 janvier au Casino de Paris pour les chanceuses et les chanceux qui seront dans les parages.

    Souchon Père & Fils
    Souchon Père & Fils

    Clara Luciani enflamme le mois de janvier

    Les fêtes c’est aussi en janvier. Et nous ne pouvions terminer ce panorama festif sans évoquer l’interprète de « la Grenade » et ses textes engagés et féministes qui illumineront le début d’année dans une tournée française qui s’annonce endiablée.

    Cette modeste sélection vous aura donné peut-être quelques envies de bouger pour digérer la bûche.

    Clara Luciani
    Clara Luciani

    Vous avez échappé à d’autres spectacles plus saugrenus que mon rédacteur en chef et son adjoint n’ont pas validés. Je pense notamment à un fabuleux numéro de dressage d’Ours, avec un pingouin ventriloque et un castor amateur de ping-pong en tournée exclusive dans le Puy-de-Dôme.

    Dommage. Ce sera pour la sélection 2025 j’espère.

    D’ici là, bonnes fêtes.

  • Patrimoine économique de la France : 8,1 fois le PIB

    Patrimoine économique de la France : 8,1 fois le PIB

    En 2023, le patrimoine économique national qui regroupe le patrimoine des ménages, des sociétés non-financières, des sociétés financières et des administrations publiques, s’élevait, selon l’INSEE, à 18 674 milliards d’euros, en recul de 4,2 % après huit années de croissance. Il représente 8,1 fois le produit intérieur net de l’année, en base 2020. En moyenne, entre 2014 et 2022, la progression avait été de 4,8 %. La baisse de 2023 est imputable à la diminution des prix immobiliers, tandis que, dans le même temps, les actifs et passifs financiers ont progressé.

    La diminution des prix de l’immobilier

    Les prix des biens immobiliers ont reculé de 3,9 % en 2023, selon l’indice INSEENotaire. La diminution des prix des terrains a atteint 13,7 %, tandis que les bâtiments ont connu une augmentation de 3,8 %. De 2016 à 2021, les terrains bâtis constituaient le principal facteur de croissance du patrimoine total. En 2022, dans un contexte de fortes perturbations du marché immobilier, la très légère contraction du prix des terrains avait été plus que compensée par la hausse des prix de la construction.

    En 2023, les actifs et les passifs financiers nationaux ont progressé après leur baisse en 2022 (+5,9 % et +6,0 %, respectivement, après -2,3 % et -2,6 %). Cette évolution s’explique par la hausse de la valeur des actions et parts de fonds d’investissement. Les flux nets d’acquisitions d’instruments financiers ont toutefois contribué un peu moins aux variations des actifs et des passifs financiers qu’en 2022 (contributions de +2,1 points à l’actif et +2,2 points au passif en 2023, contre +2,4 points à l’actif comme au passif en 2022).

    Ces évolutions se reflètent dans tous les secteurs institutionnels, avec des disparités liées à la nature de leurs avoirs et de leurs engagements financiers.

    Globalement, le patrimoine financier net de l’économie nationale s’est replié en 2023 à -410 milliards d’euros, après -324 milliards d’euros en 2022.

    Diminution du patrimoine des ménages en 2023

    Le patrimoine des ménages représente l’essentiel du patrimoine économique national (78,0 %). En 2023, il a diminué en valeur de 0,9 %, après -0,1 % en 2022. En fin d’année, il s’élevait à 14 567 milliards d’euros, soit environ 8,8 fois le revenu disponible net des ménages. La baisse de 2023 s’explique par la diminution du patrimoine non financier des ménages (-4,9 %, après +4,0 %), évalué à 9 758 milliards d’euros. La valeur des biens immobiliers qui représentent 91,3 % des actifs non financiers des ménages a reculé de 4,7 %, après +4,0 % en 2022, sous l’effet d’une forte baisse des prix des terrains bâtis (-14,1 %, après -0,8 %), tandis que la valeur des bâtiments a continué de progresser (+3,9 %, après +8,8 %).

    Le patrimoine financier net des ménages a progressé de 8,3 % en 2023, atteignant 4 809 milliards d’euros, après une baisse de 8,3 % en 2022. Avec la hausse des taux d’intérêt, l’allocation de l’épargne a évolué. Les flux nets de placements des ménages se sont établis à 74 milliards d’euros pour les produits de taux, soit près du double des placements en produits de fonds propres (actions et assurance vie en unités de compte), qui ont atteint 38 milliards d’euros. La progression des encours en numéraire et dépôts des ménages a ralenti (+2,6 %, après +4,5 %). Les flux se sont davantage orientés vers des produits réglementés et des dépôts à terme, mieux rémunérés, au détriment des dépôts à vue et des livrets ordinaires qui ont enregistré des décollectes.

    @adobestock
    @adobestock

    Les placements sous forme d’actions et de parts de fonds d’investissement ont augmenté de 10,4 %, contre -6,7 % en 2022. L’assurance vie et les droits à pension, représentant 29,1 % des actifs financiers totaux des ménages, ont progressé de 4,9 %, après une baisse de 13,1 % en 2022. Les fonds en assurance vie en euros ont bénéficié de flux positifs. Au passif des ménages, les crédits ont ralenti (+1,1 %, après +4,9 %). Les flux nets, principalement composés de crédits immobiliers, sont passés de 84 milliards d’euros en 2022 à 22 milliards d’euros en 2023.

    Le patrimoine des sociétés : 3 300 milliards d’euros en 2023

    En fin d’année 2023, le patrimoine des sociétés non financières (SNF) a diminué de 367 milliards d’euros (-10,0 %) pour s’établir à 3 297 milliards d’euros, soit 17,7 % du patrimoine économique national. Quant au patrimoine des sociétés financières (SF), il s’est réduit à 25 milliards d’euros (0,1 % du patrimoine économique national). Le patrimoine non financier de 379 milliards d’euros a été presque contrebalancé par un patrimoine financier net de -354 milliards d’euros.

    Le patrimoine net des administrations publiques (APU) en recul en 2023

    Cette même fin d’année, les actifs bruts des administrations publiques s’élevaient à 4 493 milliards d’euros, tandis que leurs passifs atteignaient 3 706 milliards d’euros. Le patrimoine net des administrations publiques a reculé de 27,5 %, après une forte hausse en 2022. Il s’établissait à 786 milliards d’euros, soit 4,2 % du patrimoine économique national.

    Cette baisse résulte à la fois de la diminution des actifs non financiers et de l’augmentation de l’endettement. Le patrimoine non financier des administrations publiques a diminué de 107 milliards d’euros en 2023 pour s’établir à 2 790 milliards d’euros. Il est composé principalement de terrains, bâtiments et monuments peu cessibles. Les terrains bâtis (85,6 % du patrimoine non financier des APU) ont reculé (-13,0 %, après +0,8 %), malgré une hausse de 35 milliards d’euros des constructions non résidentielles (bureaux, gymnases, écoles, musées, etc.), ces dernières largement détenues par les collectivités locales (69,5 % en 2023).

    Le patrimoine financier net des APU s’est établi à -2 004 milliards d’euros en 2023, après -1 812 milliards d’euros en 2022. Les actifs financiers ont progressé (+2,0 %, après – 3,5 %), portés par une hausse des actions et fonds d’investissement (+12,5 %, après – 6,9 %), tandis que les dépôts et numéraires ont chuté (-19,4 %, après -8,2 %). Le passif financier des APU a augmenté de 6,4 % en 2023, après une baisse de 9,3 % en 2022. Les titres de créance, principal mode de financement des APU, ont progressé (+9,0 %, après -13,1 % en 2022).

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le dernier flash quotidien des expatriés de l’année 2024, dans les titres de cette dernière édition avant les vacances :  Emmanuel Macron à Mayotte – Les Français de l’étranger ne veulent pas d’une présidentielle anticipée – Fin du procès de Gisèle Pelicot

    Le Président de la République est à Mayotte 

    Emmanuel Macron est arrivé jeudi matin sur l’île. Dès son arrivée, le chef de l’État a été interpellé par des Mahorais lui demandant de rester plus longtemps qu’une seule journée. Et il les a entendus et finalement il restera dans l’archipel français de l’océan Indien dévasté par le cyclone Chido, afin de se rendre vendredi dans des zones plus éloignées du chef-lieu, Mamoudzou. Ce jeudi, après un vol de reconnaissance en hélicoptère du territoire sinistré, le président Emmanuel Macron s’est entretenu avec les élus locaux au centre hospitalier de Mayotte à Mamoudzou. Avec lui, plus de 4 tonnes de fret et des unités de secouristes et de maintien de l’ordre sont arrivées pour rétablir la sécurité et les services de base dans ce département d’Outre-mer. 

    Emmanuel Macron à Mayotte ce 19 décembre 2024 ©AFP
    Emmanuel Macron à Mayotte ce 19 décembre 2024 ©AFP

    61% des expatriés contre une présidentielle anticipée 

    Alors que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen clament sur tous les toits qu’ils sont prêts pour une présidentielle anticipée, nous vous avons demandé votre avis dans une consultation tenue sur le site Lesfrançais.press du 12 au 18 décembre à laquelle 9411 personnes ont répondu. Et sans surprise, les Français de l’étranger soutiennent Emmanuel Macron puisqu’ils ne veulent pas de présidentielle anticipée. Mais si celle-ci devait se tenir, près de 30% d’entre eux avouent être convaincus par aucun candidat, juste derrière 26% des consultés déclarent qu’ils voteraient pour le successeur de la ligne politique du chef de l’État actuel. Tous les résultats sur Lesfrancais.press et la French Radio.

    Élection présidentielle anticipée / @lesfrancais.press
    Élection présidentielle anticipée / @lesfrancais.press

    20 ans de réclusion pour le mari de Gisèle Pelicot

    Alors que l’affaire des viols de Mazan a bouleversé le pays, et même au-delà, et que des dizaines de personnes se sont retrouvées ce jeudi devant le tribunal d’Avignon, Gisèle Pelicot a exprimé sa « gratitude la plus profonde à toutes les personnes qui m’ont soutenue tout au long de cette épreuve » alors que le tribunal venait de rendre son verdict dans cette affaire hors normes. Si le mari a été condamné à la plus forte sanction, les 50 coaccusés ont été condamnés, eux, à des peines allant de 3 à 15 ans. L’ensemble des peines prononcées est en deçà des réquisitions du ministère public qui avait demandé des peines de 4 à 18 ans de prison. Aucun acquittement n’a été prononcé mais certains faits ont été requalifiés en atteintes sexuelles ou en tentative de viol.

    Gisèle Pelicot à la sortie de l'audience ce 19 decembre 2024 ©AFP
    Gisèle Pelicot à la sortie de l’audience ce 19 decembre 2024 ©AFP

    C’est ainsi que se termine le dernier bulletin des Français de l’étranger de l’année 2024. Passez un bon vendredi 20 décembre, et surtout de belles fêtes en France ou dans votre pays de résidence ou ailleurs. Nous, on se retrouve le lundi 06 janvier pour une nouvelle année de flashs quotidiens des expatriés. Toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter de belles vacances ! A très vite  

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Présidentielle, et si on remettait ça en 2025 ?

    Présidentielle, et si on remettait ça en 2025 ?

    Destitution, c’est le mot d’ordre de la France insoumise depuis la mi-août. Le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon dénonce depuis des semaines le « coup de force » du président de la République, accusé de ne pas respecter le résultat des élections législatives. Et depuis quelques jours, on entend la même musique à l’opposé de l’échiquier politique. En effet, Marine Le Pen déclarait encore ce 18 décembre qu’elle se préparait à une élection présidentielle anticipée. Et vous, les Français de l’étranger, qu’en pensez-vous ? C’est une des questions qu’on vous a posées du jeudi 12 décembre au mercredi 18 décembre. Vous avez été 9 411 à y répondre, merci pour votre fidélité.

    Macron n’est pas le problème

    En tout cas, c’est l’avis de la majorité des gens qui ont répondu à notre consultation. En effet, ils sont 61 % à être opposé à la tenue d’une élection présidentielle. Ils ne sont que 39 % à vouloir tourner la page du macronisme.

    Élection présidentielle anticipée / @lesfrancais.press
    Élection présidentielle anticipée / @lesfrancais.press

    On le savait, les Français de l’étranger adhèrent largement à la vision du Président de la République, les élections législatives et le quasi-carton plein des candidats du bloc central l’avaient démontré. Notre consultation vient, une nouvelle fois, conforter cet état de fait.

    Le vote à l’urne privilégié

    Mais le poids des Français de l’étranger ne pourrait freiner une dynamique présidentielle si la tendance qui se développe parmi nos compatriotes résidant dans l’hexagone finit par l’emporter. Le capharnaüm de la nomination de François Bayrou ne laisse pas espérer une sortie de crise institutionnelle rapide. Alors qui sait ce qu’il pourrait advenir dans les prochains mois.

    Intention de vote / @lesfrancais.press
    Intention de vote / @lesfrancais.press

    C’est pour cela que nous avons interrogé les participants sur leur mobilisation en cas d’élection présidentielle anticipée. Et même s’ils ne sont pas d’accord, les expatriés restent des citoyens engagés et ils seraient donc 86 % à voter en cas de convocation. 

    Mode de vote / @lesfrancais.press
    Mode de vote / @lesfrancais.press

    Et ils choisiraient à 65 % de voter à l’urne (rappelons que le vote en ligne n’est pas possible pour l’élection présidentielle).

    Des corps politiques désenchantés

    Logiquement, nous avons demandé aux répondants de nous indiquer quelle famille politique ils soutiendraient en cas de présidentielle anticipée. Et la surprise c’est que le premier parti que choisiraient les expatriés est à inventer. En effet, 29 % des consultés ont déclaré être convaincus par aucun candidat ou parti.

    Derrière, en cohérence avec les premiers résultats, c’est le candidat successeur de la ligne politique d’Emmanuel Macron qui arrive en tête avec 26 % des intentions de vote.

    Pour quel candidat ? / @lesfrancais.press
    Pour quel candidat ? / @lesfrancais.press

    Pour les autres partis, on note que le Rassemblement national, même s’il progresse sur les dix dernières années, ne convainc toujours pas et plafonne à 10 %. Il se positionne entre les LR et le PS. Les héritiers des partis du XXème siècle ne trouvent pas grâce aux yeux des Français de l’étranger.

    Enfin, on note un recul de la France insoumise et des Écologistes, qui avaient pourtant fait de fortes percées lors des consulaires, peut-être que les Français de l’étranger leur attribuent la paternité du chaos ambiant…

  • Plongez dans la magie des fêtes avec une promenade immersive à Londres

    Plongez dans la magie des fêtes avec une promenade immersive à Londres

    Londres, parée de ses habits de lumière, scintille en cette période de l’année. Les décorations somptueuses, les traditions séculaires et l’ambiance festive transforment la capitale anglaise en un véritable écrin de magie. C’est dans ce décor enchanteur que Christian Michel invite les visiteurs à vivre une immersion unique dans l’esprit de Noël à l’anglaise.

    Ainsi, ce guide francophone, installé à Londres depuis plusieurs années, propose une balade intimiste en petit groupe, idéale pour découvrir les coutumes britanniques qui font la richesse des fêtes de fin d’année. Pour le mois de décembre, il dévoile une expérience inédite.

    Plus qu’une visite guidée, c’est une véritable immersion que je vous offre”, confie-t-il avec enthousiasme. “Nous admirerons de magnifiques illuminations, c’est certain ! Mais nous explorerons aussi des traditions plus discrètes : les chants de Noël, les cartes, les calendriers de l’Avent, les plats emblématiques, les spectacles, les concerts et même les décorations qui enchantent les foyers britanniques. Vous découvrirez tout ce qui fait le charme de Noël au Royaume-Uni.” Lesfrancais.press a pu parcourir, pour vous, cette promenade féerique.

    Un parcours atypique pour un guide passionné

    Christian Michel n’était pourtant pas destiné à cette carrière de guide. Originaire des Ardennes, il arrive à Londres en 2016 dans le cadre d’une année sabbatique, avec l’intention de perfectionner son anglais et d’explorer la vie culturelle locale. Mais très vite, cette ville aux mille facettes devient son nouveau point d’ancrage. “Ici, j’ai un peu recommencé une vie”, sourit-il.

    Christian Michel
    Christian Michel

    Avant de s’installer outre-Manche, Christian menait une carrière riche dans l’administration publique et le secteur culturel. Titulaire d’un DESS en administration locale et culturelle, il a passé sept ans comme chargé de mission à la mairie de Bourges, puis sept autres comme directeur de cabinet du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Vaucluse, à Avignon. Ces expériences lui ont permis de se familiariser avec le lien social, la vie économique et culturelle, ainsi que la gestion de projets visant à améliorer le quotidien des habitants.

    Cependant, malgré ces réussites, il ressent peu à peu une certaine usure. Sensible aux notions d’échange et de transmission, il décide de se tourner vers un métier plus en phase avec ses aspirations personnelles.  Déjà guide bénévole depuis l’âge de 18 ans, il trouve à Londres un terrain idéal pour donner un nouveau souffle à sa carrière. Ce qui devait être un séjour de six mois se transforme alors en une véritable reconversion.

    Une expérience qui séduit

    Aujourd’hui, Christian propose bien plus qu’une simple visite. Ses balades commentées plongent les visiteurs dans l’histoire, les traditions et l’âme de Londres, à Noël comme tout au long de l’année. Entre anecdotes captivantes et secrets méconnus de la capitale anglaise, il offre un moment d’évasion et de découverte qui séduit autant les curieux que les amoureux de la période des fêtes.

    Alors, pourquoi ne pas vous laisser tenter ?

    Tombé amoureux de Londres

    Quand Christian Michel s’installe dans la capitale anglaise en 2016, il ne sait pas encore que Londres va devenir bien plus qu’une étape dans son parcours. Ce qui devait être un séjour temporaire pour améliorer son anglais se transforme rapidement en une véritable histoire d’amour avec cette ville aux multiples facettes. Mais il lui fallait trouver sa place.
    Dès 2017, j’ai commencé à faire des visites guidées. Je faisais des visites à la Cathédrale de Westminster et dans différents musées”, raconte-t-il.

    En effet, passionné par le partage de l’histoire et de la culture, il décide d’en faire une véritable activité. Parallèlement, il enseigne comme professeur particulier et développe des visites thématiques pour « De Gaulle in London », une organisation française basée dans la capitale. “J’ai proposé des visites en français sur le Général de Gaulle ou Winston Churchill.”

    Décorations de Noël à Londres
    Décorations de Noël à Londres

    Mais c’est en 2018 que Christian franchit une étape supplémentaire en créant ses propres circuits, centrés sur l’histoire de la présence française à Londres. Puis, avec la pandémie, il élargit son offre pour toucher un public plus large, notamment des touristes venus découvrir la ville. Il lance ainsi des balades originales, comme « Découvrir Londres et comprendre les Anglais en un tour », une expérience enrichissante qu’il propose régulièrement.
    Face à l’engouement des visiteurs pour la période des fêtes, il imagine ensuite « Esprit et Traditions de Noël à Londres », une promenade festive qui séduit les Français curieux de plonger dans les coutumes britanniques.

    Compétition et originalité dans les visites guidées

    À Londres, la concurrence est rude lorsqu’il s’agit de visites guidées, en particulier durant la période de Noël. De nombreux circuits en anglais et en français s’articulent autour des illuminations et des traditions festives. “En anglais, il y a beaucoup plus de diversité. Par exemple, des visites sur le Noël victorien et l’univers de Charles Dickens, ou des circuits exclusivement dédiés aux illuminations, pour montrer les plus belles de Londres,” explique Christian Michel.

    C’est en observant cet engouement qu’il trouve son angle unique. “Moi, quand je fais des visites guidées, c’est avant tout pour partager des connaissances et explorer la vie des Anglais,” souligne-t-il. Son approche va bien au-delà des décorations scintillantes. Il met un point d’honneur à transmettre une dimension culturelle.

    Quand je donne des cours, c’est pour présenter la vie et l’identité française à des Anglais ou des non-francophones. Et quand je guide des visites, c’est pour révéler la vie des Anglais, leur culture, leur quotidien, à des Français qui viennent découvrir Londres.” C’est ainsi qu’est née son idée d’une visite plus culturelle, qui plonge les participants dans l’esprit et les traditions de Noël. “Noël, c’est différent dans les deux pays, et je voulais mettre en lumière ces spécificités qui font toute la richesse de cette fête.”

    La visite : une immersion dans l’esprit de Noël à Londres

    Pour préparer cette visite, Christian Michel a minutieusement recensé toutes les traditions de Noël typiquement britanniques, du Christmas Pudding aux Mince Pie, sans oublier les célèbres Christmas Carols.  “Le parcours suit les plus belles illuminations de Londres, mais l’objectif va bien au-delà des décorations lumineuses. Que font les Anglais à Noël ? Que mangent-ils ? Ce sont des questions fréquemment posées par les visiteurs français”, explique-t-il. 

    La visite commence à Covent Garden et se termine à Oxford Circus, s’étalant sur environ trois heures et un parcours de 5 kilomètres (3 miles). En petit groupe de huit participants maximum, l’expérience privilégie la proximité et la souplesse, permettant des échanges plus conviviaux et un meilleur confort de déplacement. “Nous passons devant de nombreux lieux emblématiques, tous revêtus de leurs habits de Noël, arpentez des places et des rues décorées de superbes illuminations, entrons dans des magasins pour découvrir leurs spécialités et décorations festives. Ensuite, nous traversons un marché de Noël pour nous imprégner des saveurs typiques de la saison et apercevons des théâtres pour évoquer les grands classiques des fêtes en Angleterre. Nous parlons aussi des églises et de leurs nombreuses festivités, très prisées à cette époque de l’année.” précise t-il quand il décrit le parcours choisi.

    Covent Garden
    Covent Garden

    En plus de ses visites de Noël, Christian organise des tours dans des quartiers comme Soho ou South Kensington, où il s’adresse à un public plus local, composé de Français et d’expatriés, mais aussi de scolaires Anglais et d’élèves apprenant le français. “Ces visites permettent de découvrir la culture française à Londres, notamment à travers l’architecture et l’histoire du quartier,” ajoute-t-il.

    Les visites de Noël sont organisées jusqu’au 30 décembre, principalement durant les week-ends. Les dates du 20, 21 et 23 décembre sont déjà très demandées. En véritable ambassadeur de l’Entente Cordiale, Christian Michel se donne pour mission de tisser des ponts entre la France et l’Angleterre, en mettant en avant les richesses culturelles et historiques de chaque pays.

    Une expérience inoubliable à Londres

    Passionné de traditions de Noël ou simplement curieux de découvrir Londres sous un autre angle, la visite de Christian Michel vous garantit une immersion authentique dans l’esprit des fêtes à l’anglaise. Entre culture, histoire et magie des illuminations, cette expérience unique est à ne pas manquer si vous êtes à Londres durant la saison des fêtes.
    Alors, prêt à plonger dans le tourbillon magique de Noël ? Réservez vite votre place et vivez Noël comme les Anglais !


    Covent Garden


    Informations & visite

  • Les pays les plus endettés en 2024

    Les pays les plus endettés en 2024

    La fin d’année arrive, les classements compilant les données de l’année vont surgir pendant les prochaines semaines. De notre côté, on a décidé de vous présenter celui des pays les plus endettés. Vu de loin, le déficit français semble impalpable, mais en le comparant à celui d’autres pays, on commence à comprendre pourquoi, en France, le sujet du budget 2025 est si difficile à aborder. Car comme vous l’aurez deviné notre pays est sur le podium. On verra aussi pourquoi notre déficit n’est plus tenable, et la raison est plus une question de maitrise de l’économie qu’un réel décrochage économique.

    Nous voulions aussi préciser que ce classement, réalisé par un média français, prend en compte la dette extérieure, composée de la dette publique, mais également de la dette privée, qui concerne les entreprises implantées dans le pays.

    États-Unis

    Une dette record. Avec 32.900 milliards de dette extérieure accumulée au cours des années, les États-Unis sont largement en tête du classement des pays les plus endettés au monde. 

    Les pays les plus endettés en 2024 @adobestock
    Les pays les plus endettés en 2024 @adobestock

    Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, a notamment qualifié la dette publique américaine d’« insoutenable », alors que la question de l’insolvabilité se pose outre-Atlantique.

    Royaume-Uni

    Le Royaume-Uni est le second pays au monde le plus endetté et le leader européen en la matière, avec une dette privée et publique de 8.700 milliards de dollars. Le royaume britannique a vu sa dette publique s’envoler au cours de l’année 2023, dépassant à elle seule les 100 % du PIB.

    Japon

    Pays asiatique le plus endetté au monde, le Japon est le troisième pays le plus endetté à l’échelle mondiale, avec une dette à hauteur de 4.340 milliards de dollars au mois de juin 2023. Reportée à chaque habitant, cette dette, qui représente 98,4 % du PIB japonais, n’est que de 34.832 dollars par habitant.

    Pays-Bas

    Les Pays-Bas se trouvent en quatrième position au classement mondial des pays les plus endettés. Le pays d’Europe de l’Ouest possédait, au mois de décembre 2022, une dette extérieure de 3.790 milliards de dollars, soit environ 381 % du PIB national. Cela représente un montant de 215.569 dollars par habitant.

    En France, un cap majeur franchi en 2023

    La France accumule officiellement, depuis le 30 juin 2023, près de 3.300 milliards de dollars de dette extérieure, ce qui représente 112,5 % du produit intérieur brut. Cette dette est principalement impactée par la dette publique du pays, à hauteur de plus de 3.000 milliards de dollars.

    Pourquoi le déficit français est insoutenable ?

    Le chiffre français parait dérisoire face aux autres États, en particulier quand on le compare avec celui des Pays-Bas qui ne dispose pas de la surface diplomatique ou militaire de la France.  Mais le problème réside, surtout, dans l’impuissance chronique des gouvernements successifs à respecter les objectifs pourtant modestes des lois de finances. En effet, la divergence entre déficit attendu et réalisé n’a jamais été aussi forte. Paris, sous procédure pour déficit excessif depuis juillet dernier a dû soumettre à Bruxelles un plan pluriannuel de réduction de son déficit le 20 septembre avant d’obtenir in extremis un délai supplémentaire au 31 octobre. Et ce budget, rejeté par l’Assemblée nationale, qui a été accepté par la Commission européenne. Que se passera-t-il si le budget, voté dans les prochaines semaines, s’en éloigne trop.

    @adobestock
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    La gravité de la situation commence à être prise en compte par les agences de notation mais elle l’est déjà par les marchés obligataires puisque la France emprunte désormais à 5 ans non seulement à un taux plus élevé que le Portugal et l’Espagne mais même que la Grèce. Ils remplissent ainsi un rôle très utile de lanceurs d’alerte que n’a jamais su assumer le Haut Conseil des finances publiques depuis sa création par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de 2012. Mais la responsabilité est aussi du côté de la Commission européenne qui a elle aussi toujours fait preuve de laxisme vis-à-vis des dérives budgétaires françaises.

  • Les indices européens loin derrière les Etats-Unis

    Les indices européens loin derrière les Etats-Unis

    La semaine a été marquée par la décision de la BCE de baisser de 25 points de base ses taux directeurs. Cependant, les investisseurs espéraient davantage, ce qui a influencé négativement le cours des actions. Le marché français, de son côté, est resté globalement insensible au feuilleton de la nomination du Premier ministre, tout en traînant sa peine loin des records de ses homologues américains.

    Les investisseurs attendent désormais la décision de la banque centrale américaine, la semaine prochaine, concernant une nouvelle baisse de ses taux directeurs.

    Dégradation de la note de la France

    L’agence de notation Moody’s a dégradé d’un cran la note de la dette française à Aa3 avec une perspective stable, contre Aa2 avec perspective négative dans sa dernière évaluation fin octobre. L’abaissement de la note de la France est selon l’agence justifié par le fait que « les finances publiques françaises seront affaiblies de manière substantielle dans les années à venir », car « la fragmentation politique devrait probablement empêcher une consolidation budgétaire significative ».

    Moody’s ne croit guère en la possibilité à ce qu’un gouvernement quel qu’il soit puisse améliorer la situation des finances publiques. L’agence craint qu’une spirale négative entre « déficits plus élevés, charge de la dette plus lourde et coûts de financement plus hauts ». Malgré tout Moody’s signale que la France possède des atouts, « une économie large, riche et diversifiée, la septième mondiale » La démographie demeure plus favorable que dans d’autres économies avancées.

    La dégradation de la note française intervient en plein changement de gouvernement. Sur le sujet des finances publiques, François Bayrou a lors de la passation de pouvoir avec Michel Barnier souligné qu’il était confronté à un « Himalaya budgétaire » et que les déficits et la dette posent un problème moral.

    La BCE : volontaire mais prudente

    Jeudi 12 décembre, la Banque centrale européenne a annoncé une nouvelle baisse de ses taux directeurs d’un quart de point. Le taux de dépôt s’établit désormais à 3 %, celui de la facilité de refinancement à 3,15 %, et celui de la facilité de prêt marginal à 3,4 %. Plusieurs grandes voix de la BCE, dont celle du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avaient plaidé pour un assouplissement plus marqué, à hauteur de 50 points de base. La faiblesse de la croissance européenne en cette fin d’année, combinée à la décrue de l’inflation, aurait pu justifier une baisse plus importante. D’autres banques centrales, comme celles du Canada et de la Suisse, ont d’ailleurs opté pour des baisses de 50 points de base. Cependant, la BCE a préféré la prudence, en tenant compte de l’amélioration conjoncturelle observée en novembre et de la légère reprise de l’inflation (2,3 % en novembre).

    Depuis juin, la BCE a effectué quatre baisses, réduisant le taux de dépôt d’un point. Dans son communiqué, l’institution a changé de ton, abandonnant la thématique des taux restrictifs pour combattre l’inflation. Désormais, elle envisage des taux neutres, voire accommodants, pour soutenir l’économie de la zone euro. Le débat porte sur le niveau d’atterrissage des taux estimé entre 1,5 % et 2 %.

    En cette mi-décembre, la zone euro traverse des incertitudes politiques majeures : la France et l’Espagne peinent à adopter leurs budgets pour 2025, tandis que l’Allemagne fait face à une crise gouvernementale. À l’international, le retour de Donald Trump constitue une source d’inquiétude.

    BCE VS FED
    BCE VS FED

    La zone euro, très dépendante du commerce extérieur – deux fois plus que les États-Unis –, pourrait souffrir du protectionnisme américain en 2025. Les économistes de la BCE anticipent une croissance de 0,7 % cette année et de 1,1 % en 2025 pour la zone euro. En revanche, la France et l’Allemagne sont exposées à un risque de récession. La reprise pourrait venir d’une hausse des salaires stimulant la consommation, bien que le marché du travail soit susceptible de se dégrader. Selon les prévisions, l’inflation devrait repasser sous la barre des 2 % en 2025 (1,9 %), ce qui représente une bonne nouvelle.

    La BCE mise également sur une augmentation progressive des investissements des entreprises, soutenue par l’atténuation des effets des politiques monétaires restrictives.

    En attendant la FED

    La Réserve fédérale américaine (FED) devrait réduire ses taux directeurs de 25 points de base la semaine prochaine. Outre cette décision attendue, les investisseurs seront attentifs au communiqué de presse pour interpréter les orientations de la banque centrale pour 2025.

    Si le positionnement pro-entreprise et anti-impôts de Donald Trump est perçu positivement, ses politiques commerciale et migratoire suscitent des inquiétudes, notamment quant à leurs effets sur l’inflation. Les investisseurs prévoient désormais un nombre réduit de baisses des taux en 2025 : soit deux, contre quatre initialement anticipées.

    Les indices américains creusent l’écart

    Le CAC 40 n’a pas réussi à enregistrer deux semaines consécutives de hausse. Après un gain de 2,65 % la semaine dernière, il perd cette semaine près de 0,5 %, clôturant à 7 409,57 points. Depuis le début de l’année, il recule de 2 %, alors que les grands indices internationaux progressent. Le DAX allemand a gagné plus de 21 % depuis janvier, l’Eurostoxx 50 progresse de 9,87 %, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq affichent des hausses respectives de 27 % et 32 %.

    Ces divergences reflètent à la fois les différences de croissance économique entre l’Europe et les États-Unis et les anticipations sur la croissance future. Les valeurs américaines bénéficient de l’enthousiasme pour l’intelligence artificielle et de l’élection de Donald Trump, ce qui permet au Nasdaq et au S&P 500 d’atteindre de nouveaux records.

    Le pétrole à la hausse Les cours du Brent ont gagné près de 5 % cette semaine, s’échangeant à plus de 74 dollars le vendredi 13 décembre. Cette hausse s’explique par la volonté des Européens d’intensifier les sanctions contre la Russie et d’accroître la pression sur l’Iran. Mercredi 11 décembre, les membres de l’Union européenne ont décidé de sanctionner 50 navires supplémentaires de la « flotte fantôme », utilisée par la Russie pour contourner les restrictions sur ses exportations de pétrole. Composée d’environ 600 navires, cette flotte transporte près de 1,7 million de barils de pétrole par jour. Les États-Unis envisagent de rejoindre les Européens dans une application plus stricte des sanctions. De son côté, Donald Trump cherche à bloquer les exportations de brut iranien pour obtenir des concessions sur les projets nucléaires de Téhéran.

  • Suisse-UE, vers un accord de raison ?

    Suisse-UE, vers un accord de raison ?

    Le gouvernement suisse pourrait donner vendredi 20 décembre son feu vert à un ensemble d’accords bilatéraux âprement négociés avec l’Union européenne (UE), mais leur approbation par le parlement helvétique et les Suisses lors d’un vote populaire reste incertaine.

    « Aujourd’hui nous sommes arrivés à un stade où les deux parties contractantes sont de l’avis qu’il est temps de siffler la fin du match, dont le résultat, faute d’être brillant, a pour avantage de contenter à la fois Berne et Bruxelles », a commenté Gilbert Casasus, professeur émérite en études européennes à l’université de Fribourg, auprès de l’AFP.

    En mars, la Suisse a accepté de relancer des pourparlers avec l’UE, après y avoir brusquement mis un terme en 2021, non sans fâcher Bruxelles.

    Ces nouvelles négociations — que les parties veulent conclure cette année — visent à actualiser des accords bilatéraux existants et à en conclure de nouveaux (électricité, santé et sécurité alimentaire).

    Pour la fédération des entreprises suisses, ils « permettent à la Suisse de préserver les conditions d’accès aux marchés qui existent pour notre économie en Europe et de les développer dans des domaines importants ».

    UvL à Berne ?

    Les médias suisses, citant des sources diplomatiques, ont affirmé que toutes les questions étaient réglées — y compris les sujets sensibles tels que la libre circulation des personnes — à l’exception du montant de la contribution suisse au Fonds de cohésion européen pour aider certains pays à rattraper leur retard de développement.

    « Jusqu’à présent, quelque 200 réunions de négociation. Les dernières sont toujours les plus difficiles. Faisons en sorte que le travail paie », a indiqué cette semaine le commissaire européen chargé des négociations, Maroš Šefčovič, sur le réseau X.

    « Maintenant qu’un accord est en vue, nous espérons que la Suisse sera prête à aller de l’avant. Nous pensons avoir atteint un équilibre très délicat, qui devrait être apprécié comme tel par toutes les parties », a indiqué une source diplomatique européenne à Bruxelles.

    Le gouvernement suisse pourrait donner son accord vendredi, puis la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pourrait venir à Berne avant Noël sceller la conclusion des négociations.

    Mais rien d’officiel n’a pour l’instant été annoncé.

    En mars, la Suisse a accepté de relancer des pourparlers avec l’UE. Ces nouvelles négociations — que les parties veulent conclure cette année — visent à actualiser des accords bilatéraux existants et à en conclure de nouveaux. @Shutterstock/Luca pbl
    En mars, la Suisse a accepté de relancer des pourparlers avec l’UE. Ces nouvelles négociations — que les parties veulent conclure cette année — visent à actualiser des accords bilatéraux existants et à en conclure de nouveaux. @Shutterstock/Luca pbl

    L’Union syndicale suisse (USS), la plus grande organisation de salariés, réclame des négociations supplémentaires, estimant que l’accord en l’état va détériorer la qualité des salaires en Suisse.

    Les négociations sur le rail et l’électricité inquiètent aussi les syndicats.

    La conclusion des négociations ne marquerait que le début d’une longue procédure parlementaire, qui sera suivie d’un vote populaire au résultat incertain alors que la droite radicale, incarnée par l’Union démocratique du centre (UDC), qui a conforté son statut de premier parti de Suisse aux législatives de 2023, est vent debout contre l’accord.

    « Épée de Damoclès »

    « La signature de cet accord n’est qu’une étape. Une difficile étape de montagne, suivie d’un long contre-la-montre, non moins difficile, et d’une arrivée finale qui au plus tôt aura lieu en 2027, sinon en 2028. Avec le risque, qu’à cette date, l’accord soit déjà obsolète », a expliqué Gilbert Casasus.

    « La ratification suisse par référendum constitue la plus grande épée de Damoclès qui pèse sur le sort de cet accord. Y aura-t-il un référendum où seule la majorité des suffrages exprimés sera requise ou un référendum nécessitant une double majorité, celle des électeurs et celle des cantons ? », a-t-il détaillé.

    La double majorité favoriserait le clan du non alors que les cantons de langue germanophone, plus nombreux, sont généralement plus frileux à l’égard de l’UE.

    L’UDC, historiquement plus enracinée dans ces cantons, bataille déjà ferme contre l’accord, affirmant qu’il « signifie la soumission totale de la Suisse à l’UE » car il prévoit la « reprise dynamique » du droit européen par la Confédération et l’établissement d’un « tribunal arbitral » en cas de différends.

    « C’est grotesque : si nous ne reprenons pas une réglementation européenne, l’UE nous considère comme avantagés » et, avec le tribunal, « nous autoriserions officiellement l’UE à nous punir », a accusé dans le journal Le Temps l’une des femmes les plus riches de Suisse, Magdalena Martullo-Blocher, à la tête d’Ems-Chemie.

    Également députée nationale, elle a repris le combat de son père, l’ancien chef charismatique de l’UDC Christoph Blocher, contre tout rapprochement avec Bruxelles. Une bataille qu’il avait remporté en 1992 lorsque les Suisses avaient rejeté l’adhésion à l’Espace économique européen lors d’un vote populaire.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du jeudi 19 décembre, consacré entièrement à l’actualité politique en France dans nos titres : Nicolas Sarkozy, définitivement condamné – La loi spéciale adoptée – François Bayrou recherche toujours ses ministres

    1 an sous bracelet électronique

    La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des écoutes, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence, une sanction inédite pour un ancien chef de l’État. Jusqu’ici suspendue, cette peine, à laquelle s’ajoutent trois ans d’inéligibilité, est désormais applicable : Nicolas Sarkozy, 69 ans, va être convoqué devant un juge de l’application des peines qui devra déterminer les modalités de son bracelet électronique. La CDEH (Cour européenne des droits de l’homme) a été saisie selon son avocat mais ce n’est pas suspensif.

    Un ancien Président de la République sous bracelet électronique

    Après les députés, les sénateurs ont voté la « loi spéciale »

    Ce palliatif budgétaire, qui a été soumis en urgence après la censure du gouvernement de Michel Barnier, est définitivement adopté ce mercredi au Parlement après un ultime vote unanime du Sénat, déterminé à doter au plus vite le pays d’un budget pour 2025. Dans l’attente de la constitution d’un gouvernement de plein exercice autour de François Bayrou et surtout d’un véritable budget pour l’année 2025, le Parlement pare au plus pressé avec ce projet de loi atypique, qui autorise l’exécutif à prélever l’impôt et à emprunter pour financer l’Etat et la Sécurité sociale.

    Laurent Saint-Martin, ministre démissionnaire du Budget Sarah ©Meyssonnier / REUTERS
    Laurent Saint-Martin, ministre démissionnaire du Budget Sarah ©Meyssonnier / REUTERS

    Toujours pas de gouvernement

    François Bayrou a rencontré à l’Élysée, ce mercredi soir, Emmanuel Macron. Ils se sont entretenus pour avancer sur la composition du futur gouvernement. Car le nouveau casting gouvernemental devrait bientôt être dévoilé. Plusieurs noms sont déjà sur la table, de ceux qui resteraient comme Bruno Retailleau (Intérieur) à des nouveaux comme Gérald Darmanin (Affaires étrangères) ou Pierre Moscovici (Bercy). Mais les femmes se font rares dans cette liste, laissant craindre que la parité ne soit pas respectée. De l’autre côté de l’échiquier politique, à l’Assemblée nationale, le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu a menacé François Bayrou de censure si ce dernier « ne tient pas compte des erreurs qu’a pu commettre Michel Barnier, tant sur la forme que sur le fond » dans la confection de son budget. Est-ce que ce nouveau gouvernement, pas encore formé, arrivera à faire adopter le budget 2025, rien n’est moins sûr !

    François Bayrou répondait aux questions des chefs de groupes à l'Assemblée nationale mardi 17 décembre 2024. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
    François Bayrou répondait aux questions des chefs de groupes à l’Assemblée nationale mardi 17 décembre 2024. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

    C’est ainsi que se termine le bulletin des Français de l’étranger du jeudi 19 décembre, on se retrouve demain pour le dernier flash quotidien des expatriés de l’année 2024. Beau jeudi à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Un ancien Président de la République sous bracelet électronique

    Un ancien Président de la République sous bracelet électronique

    La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des écoutes, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence, une sanction inédite pour un ancien chef de l’État.

    Recours à la CDEH

    Jusqu’ici suspendue, cette peine, à laquelle s’ajoutent trois ans d’inéligibilité, est désormais applicable : Nicolas Sarkozy, 69 ans, va être convoqué devant un juge de l’application des peines qui devra déterminer les modalités de son bracelet électronique. Il « se conformera évidemment » à sa condamnation définitive, mais saisit la CDEH (Cour européenne des droits de l’homme), a indiqué son avocat. Ce recours sera déposé « avant la fin de l’année« , a-t-il ensuite précisé face à la presse, estimant que la « jurisprudence » européenne est favorable à son client.

    « Pour la première fois, en France, une personne est pénalement condamnée sur le seul fondement de propos qui ont été surpris alors qu’il s’entretenait avec son avocat », dénonce l’avocat, qui conteste la légalité des écoutes dont Nicolas Sarkozy a fait l’objet.

    Trafic d’influence

    En mai 2023, Nicolas Sarkozy avait été condamné en appel pour corruption active sur magistrat et trafic d’influence active sur personne dépositaire de l’autorité publique pour avoir promis en 2014 d’aider Gilbert Azibert, à l’époque juge à la Cour de cassation, à obtenir un poste honorifique à Monaco.

    Nicolas Sarkozy
    Nicolas Sarkozy

    En échange, Gilbert Azibert devait fournir à Nicolas Sarkozy des informations confidentielles sur une procédure qu’il avait intentée auprès de la Cour de cassation. Gilbert Azibert et l’avocat Thierry Herzog, les deux autres prévenus dans ce dossier, avaient été aussi condamnés en appel à trois ans de prison dont deux avec sursis.

    Un autre procès en janvier

    Dans un communiqué publié mercredi, la Cour de cassation estime que les infractions de corruption, de trafic d’influence et violation du secret professionnel retenues contre les trois prévenus sont établies. « Les condamnations et les peines prononcées sont donc définitives« , indique la juridiction.

    Nicolas Sarkozy, premier ancien président de la Ve République condamné à de la prison ferme, a constamment rejeté les accusations à son encontre. Sa peine de prison ferme pourra être aménagée par le port d’un bracelet électronique à domicile. Cette décision de la Cour de cassation intervient à quelques semaines de l’ouverture, le 6 janvier, d’un autre procès visant l’ancien chef de l’Etat pour des soupçons de financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.

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