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  • Les fêtes de fin d’année avec TV5MONDEplus

    Les fêtes de fin d’année avec TV5MONDEplus

    Nombreux sont les expatriés à rejoindre la France pour ces fêtes de fin d’année, mais tous ne peuvent pas forcément partir en cette période. Mais rester à la maison, ne veut pas forcément dire que les fêtes seront tristes. D’ailleurs, parfois, c’est la famille de France qui vient nous rejoindre dans notre pays de résidence. Mais qu’on soit seul ou accompagné, par moment, une pause évasion devant le petit écran est aussi enrichissant et l’occasion d’échanges avec nos proches. Et pour éviter de perdre son temps, on peut compter sur la direction des programmes de TV5MONDEplus.

    Les experts de de la seule plateforme francophone, gratuite et mondiale*, nous ont préparé un menu de fin d’année aux petits oignons. Nouveauté de l’année, TV5MONDEPlus a regroupé certains de ses programmes dans des collections thématiques qui facilite la navigation dans l’océan de programmes disponibles (plus de 7000 heures). Mais aussi, on découvrira des nouveautés comme la série formidable avec des talents extraordinaires dans tous les sens du terme. On fera aussi un tour dans le Grand Nord (c’est de saison), on laissera son esprit s’échapper en écoutant du bon jazz et on fera plaisir aux enfants avec les Schtroumpfs tout en rappelant de bons souvenirs aux parents avec cette première série d’animation diffusée en 1961.

    Des collections pour rien louper

    Zapper, naviguer, rechercher, que de temps perdu face aux grilles géantes des plateformes de streaming. TV5MONDEplus propose une solution, des collections thématiques.  Pour ces fêtes de fin d’année 2024, deux thèmes sont disponibles : « Voyages et Traditions », et Noël oblige, « A regarder en famille ».

    De 7 à 77 ans, tout le monde peut plonger dans cette dernière collection qui comprend une sélection de séries et films qui ravira petits et grands ! Vous serez transportés dans des aventures magiques et animées, des instants de rires contagieux et des spectacles hauts en couleur.  Une pluie de séries et films pour tous les âges, soigneusement choisis pour égayer vos moments en famille.

    À regarder en famille
    À regarder en famille


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    Dans l’autre collection, on retrouve l’essence de TV5MONDE, les voyages et les cultures du monde. Ce cadeau fait à tous les passionnés de culture, d’aventures et de rencontres authentiques est disponible dès à présent. Vous partirez, ainsi, à la découverte des coutumes et traditions du monde De l’Afrique à l’Amérique, de l’Europe à l’Asie. Cette collection vous transporte à travers les continents pour dévoiler ces histoires, rituels et patrimoines vivants qui enrichissent notre planète. Embarquez pour un voyage riche en découvertes inspirantes, rencontres authentiques et histoires de populations attachées à leurs traditions.

    Voyages et Traditions
    Voyages et Traditions


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    Les Talents extraordinaires de TV5MONDEplus

    TV5Monde diffuse, depuis le mardi 3 décembre 2024, la mini-série Talents extraordinaires (6 x 10′) qui donne la parole à des artistes en situation de handicap. Elle se veut « une plongée à la fois intime, pédagogique et authentique dans le quotidien d’artistes sourds, malvoyants, paraplégiques ou encore trisomiques » qui ont tous réussi à surmonter de nombreux obstacles, souligne le communiqué. La série est produite par Gonzaï Média et réalisée par Sacha Trehorel, Margaux Deslandes et Aguérine Zar.

    Talents extraordinaires
    Talents extraordinaires

    Les épisodes sont désormais disponibles sur la seule plateforme francophone gratuite et francophone mondiale, TV5MONDEplus.


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    Casse-Noisette revu 5 fois

    Ballet classique et incontournable de la période de Noël, Casse-Noisette est bien sûr au rendez-vous sur TV5MONDEplus, mais l’œuvre a été confiée à 5 artistes francophones. Les 5 musiciens revisitent à leur façon le conte musical de Piotr Illich Tchaïkovski. Grâce à leur imagination et à leur créativité, ils expliquent comment comprendre la musique et comment fabriquer des personnes pour raconter une histoire et partir à la rencontre du jazz.

    Jazz Noizet
    Jazz Noizet


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    Oasis article

    Un documentaire est mis à l’honneur en ce mois de décembre. Consacré au pôle Nord, vaste étendue glacée entre mer et terre qui chapeaute l’Europe, l’Asie et L’Amérique. On y retrouve un hiver arctique impitoyable.

    L'Oasis arctique
    L’Oasis arctique

    Pourtant, contre vents et marées, des mammifères et des oiseaux marins parviennent à survivre dans ce milieu hostile. Des eaux libres jusqu’au centre de la banquise, où se réfugient les troupeaux de caribous, Kelsey Eliasson explore cet écosystème en compagnie d’experts des traditions inuites.


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    Pour les enfants

    On finit cette revue de fin d’année en pensant, évidemment aux enfants. Alors que les écrans diffusent images 3D dans tous les sens, TV5MONDEplus fait le pari de l’animation classique. Pour cela, la plateforme mondiale francophone fait appel aux parents puisqu’elle met à l’honneur pour ces vacances hivernales, les Schtroumpfs. Pas ceux en 3D que vous avez pu voir au cinéma, mais ceux de la première série d’animation diffusée en 1961.

    Les Schtroumpfs
    Les Schtroumpfs

    En 5 épisodes de 13 minutes, comme toujours, ils traverseront des aventures et devront cohabiter avec un dragon, apprendre à voler, triompher de Gargamel ou d’un œuf magique. Et comme dans les BD ils déploieront ce qui fait leur toujours force au sein de leur village : solidarité, optimisme et humour.


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  • Le réveillon au bord de l’eau en France

    Le réveillon au bord de l’eau en France

    Les Français de l’étranger sont nombreux cette semaine à prendre la route de la France. Que ce soit en famille ou avec des amis, les expatriés vont célébrer les fêtes avec leurs proches. Cette année, pour vous évader, on vous propose de prendre quelques jours pour vous en allant vous relaxer au bord de l’eau. Bien sûr, pas question de baignade ou de jeux en maillot sur la place, mais de beaux moments de détentes et tout ce qu’il faut pour faire le plein d’énergie zen… ou une belle fête pour célébrer l’arrivée de 2025 !

    Rennes, en Bretagne

    Il est bien connu que le réveillon de la Saint-Sylvestre représente, pour les bretons, et avant toutes autres choses, l’occasion rêvée de faire la fête ! Habituellement, les rues de Rennes vibrent alors au son des musiques de bar, des clubs et des boîtes de nuit, et un superbe feu d’artifices prend place peu avant minuit.

    Rennes
    Rennes

    Petite anecdote, la ville est souvent parmi les premières positions du classement des villes où il fait bon vivre. Son dynamisme et son patrimoine n’y sont pas pour rien ! Suivez le guide à la découverte des incontournables à voir et à faire à Rennes, s’il vous reste encore de l’énergie après avoir fait la fête.

    Saint-Tropez, dans le Var

    Au moment des fêtes de fin d’année, Saint-Tropez se pare de mille lumières. Une ambiance féerique s’installe alors sur toute la ville. À l’approche de minuit, un feu d’artifice est tiré depuis le vieux port, à admirer depuis un balcon ou un bateau… Depuis le village des stars, vous pourrez partir à la découverte des marchés de Noel classique de la Provence comme à Brignoles ou pousser un peu plus loin comme à Cannes.

    Saint Tropez
    Saint Tropez

    La ville, parée de ses plus belles lumières, offre une atmosphère à la fois glamour et chaleureuse. Partez flâner sur la Croisette, admirer les yachts illuminés et le reflet des étoiles sur la … De nombreux restaurants et bars organisent des soirées spéciales pour l’occasion. La cerise sur le gâteau ? Un superbe feu d’artifice embrasera le ciel à minuit pile le 31 !

    Nice

    Imaginez le tableau : la mer Méditerranée comme toile de fond, une brise marine, les palmiers de la Promenade des Anglais illuminés et l’effervescence de la Place Masséna… Voilà le décor de votre Nouvel An à Nice !

    Nice
    Nice

    Les rues s’animent, les terrasses se remplissent et les musiciens ambulants envahissent les places animées. Pour les gourmets, pourquoi ne pas opter pour un dîner dans l’un des restaurants étoilés de la ville avant de rejoindre les festivités en plein air ?

    Deauville, en Normandie

    Au premier abord, Deauville pourrait ne pas être un premier choix, et pourtant, ce n’est pas sans raison si elle figure dans ce top des villes françaises où passer le nouvel an. La ville accueille l’une des plus belles parades de France. Chaque 31 décembre aux alentours de 17h30, des musiciens, acrobates et danseurs déguisés viennent présenter leur spectacle en déambulant à travers tout Deauville !

    Deauville
    Deauville

    Autre avantage, la ville n’étant pas très grande, elle ne dispose pas de ligne de bus urbain. Ce qui veut dire qu’il vous sera facile de découvrir les principaux lieux d’intérêt touristiques à pied.

    Nantes

    Trouvez un billet de train pour Nantes et offrez-vous un nouvel an coloré ! Durant les fêtes de fin d’année, la ville mêle les lumières des décorations festives à celles de ses édifices emblématiques, à l’instar du château des Ducs de Bretagne. Pourquoi ne pas tenter une expérience immersive dans l’un des lieux alternatifs de la ville pour vivre une soirée avant-gardiste mémorable ?

    Nantes
    Nantes

    Alors que les cloches de la cathédrale sonnent minuit, un ballet de drones lumineux confère à la ville des allures futuristes. Une manière singulière et mémorable de marquer le passage vers une nouvelle année !

    Bordeaux

    La “Perle d’Aquitaine” est une évidence pour les amateurs de patrimoine, de vin et d’ambiance festive ! À Bordeaux, la célébration du Nouvel An prend tout son sens entre les superbes allées de Tourny, les quais illuminés de la Garonne et les ruelles intimes du vieux Bordeaux.

    Bordeaux
    Bordeaux

    La Place de la Bourse, agrémentée de son célèbre miroir d’eau, offre un cadre idéal pour accueillir les dernières heures de l’année en beauté. Pour l’occasion, les Bordelais aiment à se retrouver autour de bons plats, notamment dans les brasseries traditionnelles, avant de lever leurs verres de vin à minuit. Et n’oublions pas la Cité du Vin, qui sera votre point de départ idéal avant de lancer dans les festivités nocturnes !

  • « Plus facile de dissoudre l’Assemblée nationale que le peuple »

    « Plus facile de dissoudre l’Assemblée nationale que le peuple »

    La France compte 67 millions de sélectionneurs de l’équipe de France de football ou de gouvernements, à la nuance près que peu souhaitent réellement occuper l’une ou l’autre de ses fonctions. Les Français ont tous des avis tranchés que ce soit pour les joueurs devant être sélectionnés ou pour le choix des ministres. Ils demandent que les femmes et hommes politiques taisent leurs divergences et privilégient l’intérêt général. Le problème est que celui-ci est polyphonique et que nul n’est d’accord pour en définir les contours.

    Selon une enquête IFOP réalisée pour l’observatoire Hexagone visant à établir le budget idéal pour les Français, ces derniers ont majoritairement demandé une réduction des dépenses de retraite de 60 %, soit deux cents milliards d’euros, quand dans le même temps ils se sont opposés au report de l’indexation de 1,6 % des pensions en 2025 qui portait sur trois milliards d’euros. De même, unanimement, les Français réclament la suppression des niches fiscales à la condition qu’ils ne soient pas concernés. Ils demandent une augmentation des dépenses de santé, de sécurité, de défense, d’éducation, etc. mais refusent catégoriquement la réalisation d’économies. Le matin, en se levant, ils s’inquiètent de l’envolée de la dette publique tout en se répétant, dans la journée, qu’elle augmente depuis cinquante ans sans que cela ne change quoi que soit à leur vie. Ils en rejettent la responsabilité sur les autres, sur les élus jugés incompétents voire corrompus ainsi que sur les étrangers.

    Le déficit de travail cerné par les chiffres et visible à l’œil nu ne donne pas lieu à un réel débat.  

    Dans l’un ou l’autre cas, dédouanement en forme de déni et défaut de responsabilités vont de pair. Le déficit de travail cerné par les chiffres et visible à l’œil nu dans la gestion au quotidien de nombreuses activités ne donne pas lieu à un réel débat, chacun restant campé sur ses positions. De même, en matière de retraite, majoritairement les Français veulent abroger la réforme de 2023, voire revenir à l’âge légal à 60 ans. Revendication compréhensible mais dont le financement reste une arlésienne.

    Augmenter le coût du travail ne fera que et peser sur les rémunérations des salariés qui sont déjà faibles.

    Augmenter le coût du travail ne fera que dégrader un peu plus la compétitivité de l’économie française et peser sur les rémunérations des salariés qui sont déjà faibles au vu des comparaisons internationales. Augmenter les impôts, certes, mais avec un taux de prélèvements obligatoires de 45 % du PIB, les marges sont faibles. Tout comme l’idée de taxer les ultra-riches est amplement partagée avec comme limite qu’ils ne sont pas nombreux et qu’ils sont mobiles.

    Assemblée Nationale
    Assemblée Nationale

    L’autre voie serait de recourir à l’immigration permettant d’accroître le volume de travail, la croissance et les recettes publiques mais la population y est plutôt opposée.

    Les échanges commerciaux sont également un sujet où l’émotion l’emporte sur la raison. Une majorité de Français est opposée aux accords de libre-échange comme celui du Mercosur, mettant en avant leurs dangers pour l’emploi, pour l’agriculture ou pour la culture. Ces critiques ne sont pas nouvelles. Elles ont été de mise lors de l’adoption du Traité de Rome en 1957 et plus récemment lors de la mise en œuvre du traité avec le Canada. Pourtant, in fine, la France tire profit de ces accords en termes d’exportations et de production. Les invasions de bovins en provenance du Canada ou de Nouvelle Zélande n’ont pas eu lieu. Que les secteurs pouvant souffrir des traités de libres échange soient accompagnés, c’est logique, qu’ils en empêchent la signature en pénalisant d’autres activités l’est moins. L’Union européenne étant justement une Union, les Etats membres sont censés réaliser des concessions, ne pouvant faire, en permanence, prévaloir leurs seuls intérêts. La France a par ailleurs tout à gagner à ce que l’Allemagne exporte davantage vers l’Amérique latine car il ne faut pas l’oublier qu’elle est notre premier partenaire économique en Europe.

    Evidemment, certains pourraient rêver de courir en solitaire mais ils seront rapidement prisonniers des réalités, le poids de l’économie française ne dépassant guère les 3 % du PIB mondial.

    Un monde globalisé où l’illusion d’un isolement protecteur n’a plus sa place

    En démocratie, les divisions sont naturelles le pluralisme étant une de ses caractéristiques fondamentales. Les forces politiques sont amenées à s’en nourrir tout en s’en extrayant pour fixer une ligne. Le Parlement est logiquement un lieu d’expression et de dépassement de ce pluralisme. La démocratie suppose de la part de ses acteurs le respect des institutions, des différents pouvoirs et des opinions. Il suppose de leur part de la vertu. L’Assemblée nationale, dans son actuelle tripartition, représente assez fidèlement la fragmentation de la société française. La démocratie française, riche de son pluralisme et de ses débats passionnés, demeure confrontée à une double exigence : celle de concilier l’intérêt général avec des aspirations souvent contradictoires, et celle d’agir avec lucidité dans un monde globalisé où l’illusion d’un isolement protecteur n’a plus sa place.

    Comme l’écrit Ivo Andrić dans Le Pont sur la Drina : « Le pont ne jugeait pas ceux qui le traversaient, qu’ils soient victorieux ou vaincus. Il offrait simplement son passage. » Ce pont, symbole de permanence et de lien, illustre l’essence même de la démocratie : un espace où les divisions et les divergences peuvent coexister, mais où un passage commun doit toujours être trouvé. La démocratie exige de ses acteurs un effort constant pour dépasser les postures partisanes et intégrer une réalité complexe où les sacrifices collectifs s’avèrent souvent nécessaires pour maintenir un équilibre fragile. À l’image de ce pont, elle doit résister aux torrents des passions humaines tout en unissant les rives d’une société fragmentée, offrant à chaque génération l’opportunité de construire et de transmettre, plutôt que de céder aux divisions. Plus qu’un régime politique, elle reste un exercice permanent de réconciliation entre les aspirations individuelles et les nécessités collectives.

  • Le protectionnisme américain : un « nouveau coup » à l’économie européenne

    Le protectionnisme américain : un « nouveau coup » à l’économie européenne

    Le renforcement du protectionnisme américain sous l’administration Trump pourrait porter un coup à la confiance des consommateurs de l’UE dans l’économie, et le taux de croissance de la zone euro — déjà faible — pourrait en pâtir, a averti la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, lundi 16 décembre.

    La cheffe de la BCE a déclaré lors d’un discours prononcé à Vilnius, en Lituanie, que l’« inertie » des dépenses des ménages était principalement due à l’inflation élevée observée ces dernières années, qui a poussé les consommateurs à « adopter une approche prudente en matière de dépenses » en dépit de l’augmentation des salaires réels.

    Alors que l’atténuation des pressions sur les prix entraînerait normalement une « dissipation »de cette prudence, la promesse de Donald Trump, qui réintègrera la Maison-Blanche en janvier, d’imposer des droits de douane élevés sur toutes les importations américaines pourrait renforcer le pessimisme des ménages européens et donc affaiblir davantage l’économie de la zone euro, a-t-elle noté.

    « Ce pessimisme concernant les revenus réels est largement alimenté par l’inflation passée, et devrait donc en principe se dissiper au fur et à mesure que l’épisode de forte inflation s’éloigne […] Mais l’incertitude géopolitique croissante pourrait porter de nouveaux coups dans la confiance des ménages », a-t-elle expliqué.

    « Si les États-Unis — notre principal marché d’exportation — prennent un virage protectionniste, la croissance de la zone euro risque d’en pâtir », a souligné la présidente.

    De plus en plus d’Européens s’inquiètent des conséquences du retour de Donald Trump à la tête des États-Unis sur l’économie de la zone euro, déjà ébranlée par les faibles niveaux d’investissement, les prix élevés de l’énergie et la faiblesse de la demande intérieure et extérieure.

    Donald Trump, qui a qualifié le terme « droit de douane » (tarif en anglais) de « plus beau mot du dictionnaire », s’est engagé à imposer des droits d’au moins 10 % sur toutes les importations américaines. Selon les estimations de la banque d’investissement Goldman Sachs, cela pourrait entraîner une baisse de 1 % du PIB de la zone euro.

    Outre la baisse du niveau de confiance des consommateurs dans l’économie, les mesures proposées par le républicain affecteront directement les exportateurs européens, a prévenu Christine Lagarde.

    Des perspectives économiques peu réjouissantes

    Les remarques de Christine Lagarde font suite aux multiples révisions à la baisse des perspectives économiques de la zone euro que la BCE a effectuées au cours de l’année écoulée.

    La semaine dernière, la BCE a ramené ses prévisions de croissance annuelle du PIB pour la zone euro à seulement 0,7 %, soit 0,1 point de pourcentage de moins que ses précédentes prévisions de septembre et 1,1 point de pourcentage de moins que ce qu’elle avait prévu en juin 2023.

    Le président américain Donald Trump assiste à un meeting de campagne pour s'adresser aux Pennsylvaniens préoccupés par la menace de la Chine pour l'agriculture américaine à la ferme familiale Smith le 23 septembre 2024. © WIN MCNAMEE / Getty Images via AFP
    Le président américain Donald Trump assiste à un meeting de campagne pour s’adresser aux Pennsylvaniens préoccupés par la menace de la Chine pour l’agriculture américaine à la ferme familiale Smith le 23 septembre 2024. © WIN MCNAMEE / Getty Images via AFP

    Christine Lagarde a expliqué que la moitié des « erreurs » de la BCE dans ses récentes projections de croissance étaient dues à des taux d’investissement plus faibles que prévu, eux-mêmes causés par les effets plus importants que prévu de la politique monétaire restrictive de la BCE et des prix élevés de l’énergie.

    Elle a également noté qu’un quart de ces erreurs résultaient des niveaux de consommation plus faibles que prévu, de nombreux ménages de l’UE gardant à l’esprit les fortes hausses de prix déclenchées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

    « L’inertie de la consommation est frappante alors que les conditions d’une reprise sont réunies », a affirmé la présidente de la BCE, soulignant les niveaux d’emploi « historiquement élevés » et l’augmentation des salaires réels.

    La politique monétaire à la rescousse ?

    Toutefois, Christine Lagarde a laissé entendre que les taux de croissance de la zone euro seraient probablement stimulés par le fait que la BCE est entrée dans un processus qui implique une baisse des taux d’intérêt au cours des prochains mois.

    La semaine dernière, la BCE a abaissé son taux d’intérêt directeur à 3 % : il s’agit de sa quatrième réduction de taux cette année. Certains analystes s’attendent à ce que les taux descendent jusqu’à 1,5 % d’ici la fin de l’année prochaine.

    L’inflation globale dans la zone euro est actuellement de 2,3 % : bien en dessous du pic de 10,6 % atteint en octobre 2022, et à peine au-dessus du taux cible de 2 % de la BCE.

    « Avec le processus de désinflation bien engagé et les risques de baisse de la croissance », le fait de devoir maintenir les taux « suffisamment restrictifs aussi longtemps que nécessaire » n’était « plus justifié », a-t-elle expliqué.

    Christine Lagarde a également noté que les effets des politiques américaines sur l’inflation de la zone euro étaient « impossibles » à prévoir, en raison des « mesures de rétorsion » que l’UE pourrait prendre et des « fluctuations des taux de change et des prix des produits de base ».

    « L’effet net de la fragmentation des échanges et des droits de douane sur l’inflation reste incertain, car il implique des hypothèses qu’il est impossible d’anticiper avec précision », a-t-elle conclu.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 18 décembre, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Urgence sanitaire à Mayotte – Du nouveau pour les bourses scolaires – Bayrou, seul face à tous

    À Mayotte, la solidarité s’organise

    Mayotte « est totalement dévastée » après le passage du cyclone Chido et « 70% des habitants ont été gravement touchés » selon le ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau qui s’est rendu sur l’archipel. Le président du conseil départemental de Mayotte, Ben Issa Ousseni, prévient que l’archipel « risque une crise sanitaire » alors que l’accès à l’eau n’est pas encore assuré, qu’une « famine » est redoutée de même que la prolifération d’épidémies. Le bilan humain n’est toujours pas établi et ne le sera pas avant plusieurs jours quand les routes auront rouvert. Le bilan sera également difficile à déterminer en raison des inhumations rapides des corps prescrites par la religion musulmane pratiquée par une partie de la population de Mayotte. Si vous désirez faire un acte de solidarité avec ces Français de l’océan Indien, la fondation de France permet de faire des dons via Paypal ou ApplePay, en clic depuis le bout du monde vous pouvez apporter votre pierre.

    Appel aux dons

    Le dossier pour les bourses scolaires se digitalise

    L’AEFE annonce ce mercredi 18 décembre la mise en place d’un nouveau dispositif pour déposer son dossier de demande de bourse scolaire pour les enfants inscrits dans un établissement homologué par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger. Pas de panique, il sera toujours possible de récupérer un dossier imprimé au consulat et de se faire assister par un agent. Mais pour ceux qui se sont informés en amont, pensez à contacter vos élus locaux, ou qui renouvellent leur demande, c’est une bonne nouvelle. Plus de déplacement, un formulaire à remplir et des documents à scanner ou à photographier. Pour autant, le parcours ne sera pas modifié. Le conseil consulaire local comme les associations de parents d’élèves garderont voix au chapitre avant que la décision définitive soit prise au sein de la commission nationale, dont la dernière réunion s’est tenue la semaine dernière.

    Bourses scolaires : la digitalisation du dépôt des dossiers

    Le Premier ministre était seul pour répondre aux questions des députés

    C’est décidément une période propice aux premières dans le domaine politique et institutionnel. Ce mardi, lors des traditionnelles questions à l’Assemblée nationale, François Bayrou était seul pour répondre aux parlementaires. Sans gouvernement nommé et avec des ministres démissionnaires mis en place par Barnier, François Bayrou n’avait pas le choix. Et la séance fut difficile pour lui. En pleine crise à Mayotte, le nouveau Premier ministre était lundi soir, alors que la cellule de crise se tenait autour d’Emmanuel Macron, à Pau où il tenait son conseil municipal. Une situation lunaire que les députés de tous bords ont largement commentée à travers leurs questions. Répondant à la députée insoumise Mathilde Panot, François Bayrou a défendu sa présence au conseil municipal de Pau, en déclarant « J’étais à ma place de citoyen ». Une réponse qui laisse le chemin libre à ses opposants qui dénonce la déconnexion de François Bayrou du reste de la société.

    François Bayrou répondait aux questions des chefs de groupes à l'Assemblée nationale mardi 17 décembre 2024. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
    François Bayrou répondait aux questions des chefs de groupes à l’Assemblée nationale mardi 17 décembre 2024. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

    C’est ainsi que se termine le bulletin des Français de l’étranger du mercredi 18 décembre, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Beau mercredi à toutes et à tous !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • À Mayotte, la solidarité nationale s’organise

    À Mayotte, la solidarité nationale s’organise

    Mayotte est le dernier territoire devenu un département. C’était le 31 mars 2011. TOM (Territoire d’outre-mer) ou DOM (département d’outre-mer) ça peut vous sembler identique, mais non, en tant que département Mayotte est pleinement intégrée à la République et à la Nation indivisible à la différence des TOM qui organisent la vie sur leur territoire de façon autonome. Mais que ce soit DOM ou TOM, ils sont tous Français et donc à Mayotte, comme ailleurs en France, c’est la solidarité nationale qui s’organise pour porter secours à nos compatriotes.

    Au cœur du cyclone

    Le cyclone intense Chido a traversé l’île de Mayotte, samedi 14 décembre, avec des vents dévastateurs. L’œil du cyclone a abordé le nord de la Grande-Terre vers 11 h, samedi, au niveau de la ville de Bandraboua pour ressortir environ 30 minutes après vers la ville d’Acoua sur la côte nord-ouest. Le mur de l’œil a concerné la Petite-Terre ainsi que les régions nord et centre de la Grande-Terre.

    Sur l’ensemble du territoire, les rafales observées ont dépassé les 180 km/h voire plus de 200 km/h dans le mur de l’œil du cyclone. On a relevé dans le mur de l’œil 226 km/h à Pamandzi et 194 km/h avant rupture de la réception des données à Coconi.

    Gendarmerie Nationale @AFP
    Gendarmerie Nationale @AFP

    Des rafales approchant 250 km/h ont pu être atteintes sur le nord de Petite-Terre et la moitié Nord de Grande-Terre, concernées par le passage du mur de l’œil, qui est la zone théorique des vents maximaux.

    Le cumul de pluie le plus élevé sur la durée de l’épisode est de 176,4 mm relevé à la station de Vahibé dans les hauts de Mamoudzou.

    Des conséquences ravageuses

    Les scènes apocalyptiques sont visibles aux quatre coins de l’île, dont la majeure partie demeurait dimanche sans électricité, ni réseau mobile. À la Vigie, quartier de Petite-Terre lui aussi en hauteur, les cases en tôle ont été arrachées du sol, comme si elles n’avaient jamais existé.

    Ne restent que des objets personnels noyés par les fortes pluies et la boue argileuse. Deux personnes y ont perdu la vie. À mesure que le cyclone tournoyait au-dessus de Mayotte, les comparaisons avec des événements plus anciens se sont égrenées : d’abord le cyclone de 1984, puis celui de 1934… Pour finalement conclure que « ce territoire n’a jamais vécu une telle catastrophe », des mots du géographe Saïd Saïd Hachim sur le plateau de France TV.

    Gendarmerie Nationale @AFP
    Gendarmerie Nationale @AFP

    Même à Mamoudzou, seule ville à avoir retrouvé un réseau téléphonique parcellaire, les dégâts sont conséquents. Des toits d’habitations « en dur » se sont envolés, tout comme des lampadaires, des barrières, des arbres. L’une des barges qui relie Petite-Terre à Grande-Terre s’est échouée à côté du marché couvert, où les stands culinaires des « mamas brochettis » se sont volatilisés. La plupart des habitants ont dû compter sur la musada, l’entraide traditionnelle, pour se réfugier chez la famille ou les voisins qui habitaient un logement plus solide ou en contrebas. Plusieurs vidéos montrent des jeunes bien équipés aidants les plus âgés à se mettre à l’abri.

    Même les bâtiments publics ont subi des dégâts. Le centre hospitalier de Mayotte a été inondé et déplorait 14 morts ce week-end, ainsi que de nombreux patients dans un état grave. La caserne de pompiers de Kawéni a perdu l’un de ses toits et « l’aéroport n’a plus de balisage, ni de tour de contrôle », ont signalé les autorités, précisant qu’il « est en état de marche pour les vols militaires ».

    Depuis ce week-end et jusqu’à mercredi, « près de 800 personnes doivent arriver à Mayotte », a indiqué le ministre démissionnaire de l’Intérieur Bruno Retailleau. Mais les personnels, le matériel et les denrées en provenance de La Réunion, notamment, ne peuvent pas encore être acheminés de l’aéroport de Petite-Terre jusqu’en Grande-Terre, faute de barges en état de marche.

    Des besoins vitaux

    Trois jours après la catastrophe, la priorité est d’assurer les « besoins vitaux » des habitants en eau et en nourriture, a insisté Bruno Retailleau, alors que l’archipel manque encore de tout. « On risque une crise sanitaire« , a alerté Ben Issa Ousseni, le président du Conseil départemental sur la chaîne Mayotte la 1ère.

    La moitié de la population mahoraise sera approvisionnée en eau d’ici jeudi et les trois quarts « d’ici la fin de la semaine », a assuré la préfecture de Mayotte dans un point de situation. « Le réseau d’eau est en train d’être rétabli par la société mahoraise des eaux (SMAE). La SMAE a prévu de pouvoir approvisionner en eau 50% de la population d’ici 48h. Elle pourra approvisionner 75% de la population d’ici la fin de la semaine », écrit la préfecture dans son communiqué.

    Gendarmerie Nationale @AFP
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    « Les grandes et moyennes surfaces ont commencé à rouvrir », indique également la préfecture. « Le préfet invite chacun et chacune à faire preuve de civisme et de modération dans les achats pour que chacun puisse avoir accès à des vivres », ajoute la préfecture.

    Entre 70 et 75% du réseau routier départemental et national était dégagé, ce mardi midi. L’électricité est encore en cours de rétablissement, alors que 80% du réseau de téléphonie mobile reste indisponible. Dans le même temps, les services de l’État ont lancé plusieurs types de recensement : des victimes, des besoins sanitaires et des besoins en logement (hébergement d’urgence, structures sociales…).

    Renforts et matériels

    Les avions militaires enchaînent les allers-retours entre La Réunion et Mayotte. Une course contre la montre pour apporter des renforts matériels sur l’île sinistrée. Parmi les priorités, l’envoi des bâches pour rétablir les habitats dévastés. Le pont aérien a également permis le transfert de Mahorais vers l’île de La Réunion pour se soigner. Une question de survie pour certains, puisqu’à Mayotte, premier désert médical en France, seul un centre de dialyse reste fonctionnel après le passage du cyclone. Il ne peut pas accueillir tous les malades.

    Gendarmerie Nationale @AFP
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    Face à l’urgence de la situation, des renforts humains sont également envoyés, avec la mobilisation de 1 500 civils et militaires. À Libourne (Gironde), des sapeurs sauveteurs de la sécurité civile s’apprêtaient à rejoindre Mayotte dans la matinée du mardi 17 décembre. La mobilisation dépasse également les frontières. Les États-Unis ont indiqué être prêts à offrir une aide humanitaire.

    Bilan difficile

    Pour le moment, le bilan encore très provisoire fait état de 22 morts, a indiqué mardi sur franceinfo le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaila, citant les dernières données collectées auprès du centre hospitalier de Mayotte. Il est toujours très compliqué d’établir un bilan complet et définitif en raison des nombreuses personnes disparues, des difficultés d’accès à certaines zones et des morts enterrés immédiatement par les familles. Le bilan « n’est pas encore établi », a souligné François Bayrou. Le Premier ministre a également évoqué « 200 blessés graves » et « 1.500 blessés qui sont en urgence relative ».

    Dès ce mardi soir, un couvre-feu va être mis en place sur l’archipel, de 22 heures à 4 heures, pour des raisons de sécurité, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Emmanuel Macron va aussi décréter « un deuil national » et se rendra sur place « dans les prochains jours« .

    Appel au don de la Fondation de France


    Appel aux dons

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  • Bourses scolaires : la digitalisation du dépôt des dossiers

    Bourses scolaires : la digitalisation du dépôt des dossiers

    Alors que l’accès aux écoles publiques en France est gratuit, ce n’est pas le cas pour scolariser un élève dans un des établissements de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français l’étranger). C’est pour cela que certaines familles demandent une aide pour couvrir les frais, via une bourse scolaire. Celle-ci est alors attribuée sur la base de différents critères. Jusqu’à ce jour, c’est au sein du Consulat de France présent dans le pays d’accueil que les démarches s’effectuent par les demandeurs. Mais pour la prochaine campagne en 2025, un unique portail internet devrait être créé par l’AEFE. L’administration française tend ainsi vers la digitalisation concernant le dépôt des dossiers de bourses scolaires. C’est au cours de la dernière Commission nationale des Bourses scolaires (CNB) que cela a été annoncé. Bien sûr, lors de cette réunion, les aides allouées aux familles ont aussi fait l’objet de discussion, dans un contexte économique tendu.

    Demande de bourses scolaires : un dossier digitalisé pour les familles en 2025

    C’est la nouveauté pour 2025. Les familles qui demanderont une bourse scolaire ne seront plus obligées de se rendre physiquement au Consulat de France présent dans leurs pays de résidence. Parfois, les distances sont longues entre le domicile des parents d’élèves et le bâtiment administratif. Et les plages de rendez-vous serrés. C’est pourquoi, un portail de saisie en ligne devrait être ouvert par l’AEFE pour la campagne 2025. Le passage par le numérique ne sera toutefois pas obligatoire – pour le moment – pour les demandeurs.

    @adobestock
    @adobestock

    Les agents des consulats seront aussi toujours joignables, et les familles pourront, si elles le souhaitent, se rendre encore dans les consulats pour déposer leurs documents. Mais le passage vers la digitalisation sera plus que conseillé.

    Comment est accueillie cette nouveauté ? Du côté des parents d’élèves, la FAPEE (fédération des parents d’élèves de l’enseignement français à l’étranger) a indiqué que « la mise en place du nouveau logiciel de gestion des bourses scolaires doit permettre plus de fluidité entre les postes et l’agence et inclure les familles qui pourront saisir et suivre leur dossier. » Toutefois, ajoute cette même fédération « nous serons vigilants au maintien des moyens locaux et humains pour maintenir un accompagnement de qualité. » Et les moyens disponibles, c’est aussi ce sujet qui a animé les discussions de la dernière CNB, la Commission nationale des bourses.

    Qu’est-ce que la CNB ?

    Pour rappel, l’AEFE accueille aujourd’hui plus de 398.000 élèves. 600 établissements sont inclus dans ce réseau mondial de l’enseignement français à l’étranger, avec une présence dans 138 pays. Pour aider les familles à accéder à ces écoles françaises, une bourse scolaire peut donc être demandée, sur la base de critères définis en amont. L’ensemble de ces dossiers est ensuite examiné au cours d’un processus dans lequel est notamment inclus la Commission nationale des Bourses scolaires (CNB).

    Lycée Charles-de-Gaulle
    Lycée Charles-de-Gaulle

    La CNB est une instance consultative. Elle étudie notamment l’ensemble des dossiers de bourses scolaires qui sont examinés en amont, dans chaque consulat, par les représentants des Français de l’étranger, les associations et le personnel éducatif. Le Code de l’éducation précise ainsi que la CNB « examine les critères d’attribution et donne son avis sur les propositions de bourses des commissions locales. Elle propose à l’agence la répartition entre ces dernières de l’enveloppe annuelle des crédits alloués. ». La CNB donne également son avis sur le budget global. Charge ensuite à l’AEFE de tirer les conclusions des recommandations émises par cette instance.

    AEFE
    AEFE

    La CNB est composée de façon collégiale. Elle est présidée actuellement par la directrice de l’AEFE. Des membres représentants le ministère des affaires européennes et de l’éducation nationale y siègent également, ainsi que la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE). Les syndicats du personnel composent aussi cette CNB, ainsi que deux élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), les associations de parents d’élèves et aussi deux associations représentatives des expatriés, Français du Monde-ADFE et l’UFE. Enfin, la CNB se réunit deux fois par an, en juin et en décembre.

    La CNB deviendrait-elle uniquement une chambre d’enregistrement ?

    Alors que les montants distribués dans le cadre des bourses scolaires pour 2024 ne sont pas encore connus officiellement, rappelons que l’an dernier, plus de 24.000 bourses scolaires avaient été accordées. Soit plus de 21 % des élèves français du réseau, pour un montant de près de 115 millions d’euros.

    Mais dans un contexte budgétaire complexe, le montant alloué aux familles a fait l’objet de débats au sein de la CNB. Entre les demandes potentielles de bourses et la somme disponible, la différence semble importante. Aussi, la FAPEE (fédération des parents d’élèves de l’enseignement français à l’étranger) par la voix d’une de ses représentantes, Catherine Babillon, « s’inquiète du delta entre les enveloppes de besoins et les enveloppes limitatives ». Cela a des conséquences sur le terrain. Les conseils consulaires qui se réunissent dans les pays d’accueil n’ont quasi plus de marges de manœuvre pour adapter les montants aux besoins des familles expatriées. De plus en plus, ces instances locales se transforment alors « en chambres d’enregistrement » indique la FAPEE. Or, ce n’est pas la vocation de ces réunions appelées CCB (Conseil consulaire des bourses scolaires), dont l’objectif est de pouvoir proposer des ajustements en fonction des réalités vécues par les parents d’élèves dans leurs pays de résidence.

    Grand Lycée Franco-Libanais
    Grand Lycée Franco-Libanais

    Pour Moulay Driss El Alaoui, le représentant de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) à la Commission nationale des bourses, cette même question se pose pour la CNB. « Pour les familles du réseau, les années se suivent et se ressemblent », rappelle-t-il, et le risque est que les « réunions », à tous les niveaux, ne soient plus qu’une « chambre d’enregistrement ». Sans moyen approprié, et sans une enveloppe budgétaire ajustable au quotidien des parents d’élèves, comment discuter et adapter ? D’autant plus qu’il n’existe pas de budget pluriannuel. Cette absence de perspective est également mise en avant par la FCPE qui regrette « le manque d’une vraie visibilité sincère sur l’avenir de l’enseignement Français à l’étranger ».

    Bourses scolaires et mixité sociale

    Alors que de nombreuses familles expatriées ont toujours besoin d’aide pour payer les frais de scolarité, la FAPEE partage aussi son « inquiétude sur la précarité financière du système des bourses ». Et si les parents sont moins soutenus pour scolariser leurs enfants dans le réseau des établissements de l’AEFE, la conséquence est celle de voir se dégrader la mixité des élèves. La FCPE le souligne d’ailleurs, « certains établissements de l’AEFE s’apparentent de plus en plus à des établissements ouverts aux élites financières qui laissent de côté les valeurs auxquelles (nous) sommes attachés : mixité sociale, mixité économique et mixité de nationalité. »

    Du côté des élu(e)s membre de cette CNB, et représentant les Français de l’étranger, le questionnement va aussi dans le même sens. « Plutôt que faire entrer les besoins au forceps dans une enveloppe budgétaire contrainte, nous demandons une enveloppe qui permette de pourvoir aux besoins des familles, incluant les familles moyennes ». Et une autre question active également le débat au sein de des représentants politiques : « pourquoi le nombre de boursiers diminue-t-il, alors que les coûts ne cessent d’augmenter ? ».

    Dans cette situation, certaines familles ne peuvent d’ailleurs plus supporter les factures annuelles, et sortent ainsi leurs enfants du système scolaire de l’AEFE. Or, « que deviennent les élèves français qui sortent du réseau ? » est aussi une question soulevée par certains représentants politiques. Mais, au-delà des montants totaux des bourses scolaires, n’est-ce pas aussi les critères d’attribution qui devraient alors évoluer ?

    En attendant une éventuelle discussion sur les modifications des critères de versement, c’est donc un nouveau système de dépôt de demandes de bourses scolaires qui va être mis en place par l’AEFE. Il vise à fluidifier la gestion du système, tant au niveau administratif que pour les parents d’élèves. Mais dans un contexte financier dégradé, le nombre de demandeurs pourrait chuter. En effet, l’absence de budget de la nation pour 2025 va de facto diminuer le montant disponible pour les familles. Une somme identique à 2024 serait disponible. Mais, l’inflation qui galope dans certaines parties du monde, et/ou les frais de scolarité qui augmentent dans de nombreux établissements de l’AEFE vont venir grever l’enveloppe globale. Déjà que les marges de manœuvre étaient réduites… À suivre!

  • Où skier en France à Noël ?

    Où skier en France à Noël ?

    Comment de nombreux Français de l’étranger, vous allez prendre cette semaine le chemin de la France. Au menu, famille et amis pour célébrer les fêtes de fin d’année, mais cette année, la neige est au rendez-vous dans les stations de ski françaises en cette fin d’année. Alors si vous vous laissiez tenter par une excursion sportive et saine dans nos montages ? Voyons ensemble où skier en France à Noël ?

    Des chutes de neige précoces

    Les récentes chutes de neige dans les Alpes françaises donnent de l’espoir aux amateurs de glisse. En effet, la saison hivernale démarre de manière prometteuse avec ces premiers flocons.

    Comme souvent, les Alpes du Nord bénéficient des conditions les plus favorables avec un enneigement progressif à partir de 1500 mètres d’altitude. En Haute-Savoie, les premières traces de neige sont relevées à cette hauteur dans les massifs. Comme les Aravis, le Chablais et le Mont-Blanc, où l’on enregistre 10 centimètres de neige fraîche. Certes, la couverture neigeuse reste modeste. Mais, en montant à 2000 mètres d’altitude, la Savoie prend le relais avec des niveaux plus impressionnants. En effet, 50 centimètres de neige sont mesurés dans des massifs emblématiques tels que le Beaufortain, la Haute-Tarentaise et la Vanoise. Ces conditions présagent une ouverture de saison prometteuse pour des stations comme Les Arcs ou Val d’Isère.

    Où skier en France à Noël ? @Benjamin Becker
    Où skier en France à Noël ? @Benjamin Becker
    Où skier en France à Noël ? @Benjamin Becker
    Où skier en France à Noël ? @Benjamin Becker

    Le sommet des Alpes du Nord se distingue particulièrement à 2500 mètres d’altitude. Sur ces hauteurs, plusieurs massifs affichent des niveaux records pour cette période de l’année. En face nord, des relevés de 60 centimètres sont observés dans des zones comme Belledonne, les Grandes Rousses, l’Oisans et le Mont-Blanc. Ces chutes de neige assurent un manteau blanc solide, parfait pour les premières descentes dès l’ouverture des domaines skiables.

    Tandis que les Alpes du Sud affichent un enneigement globalement plus faible. Cependant, certains massifs tirent tout de même leur épingle du jeu. À partir de 1500 mètres d’altitude, la neige est présente, les chutes des derniers jours et celles attendues dans les prochains jours devraient permettre d’assurer un Noël blanc aux stations d’altitude des Alpes de Haute Provence (Vars, La Foux d’Allos) comme des Alpes maritimes (Isola 2000).

    Mais la grande surprise vient de la frontière espagnole. En effet, le niveau d’enneigement dans la région Pyrénées, qu’on soit côté français ou espagnol, est actuellement de 151% de la normale. On dépasse dans de nombreuses stations les 2 mètres.  Cependant, il ne faudra pas trop trainer pour en profiter, la chaleur remonte déjà d’Afrique.

    Jouer la sécurité dans les Alpes du Nord

    Si l’on prend ces onze derniers mois de décembre, trois stations de Savoie ont bénéficié des meilleures chutes de neige en moyenne. On retrouve d’abord : 

    • Tignes (141 cm) et Val Thorens (136 cm). Elles ont d’ailleurs ouvert leurs pistes toutes les deux le samedi 23 novembre pour une nouvelle saison.
    • Elles sont suivies du Val d’Isère (131 cm). Val Thorens, la plus haute station d’Europe (2 300 mètres d’altitude), affiche toutefois un meilleur enneigement moyen au sommet (240 cm) et un meilleur enneigement moyen en bas (92 cm) que les deux autres stations.
    • L’Alpe d’Huez (Isère) arrive en quatrième position avec 116 cm de chutes de neige en moyenne et un enneigement moyen au sommet à 180 cm. Cette année, elle a, même, ouvert en même temps que le Val d’Isère, le samedi 30 novembre. 
    • La Plagne (Savoie) arrive derrière avec 115 cm de chutes de neige moyenne.

    Dans le classement qui a servi de base à cet article et publié par SKIINFO, quatre autres stations réussissent encore à se maintenir à un niveau de chutes moyennes de neige en décembre supérieur ou égal à 100 cm sur les onze dernières saisons : Serre Chevalier dans les Hautes-Alpes (106 cm), Orcières-Merlette (103 cm), Courchevel (101 cm en moyenne) et Les Saisies (100 cm).

    Enneigement Tignes
    Enneigement Tignes

    Enfin, deux dernières stations sont à ex æquo et atteignent presque les 100 cm de chutes de neige moyennes en décembre depuis la saison 2012-2013. Avoriaz (Haute-Savoie) et Orelle (Savoie) sont toutes deux à 99 cm. La seconde présente toutefois un meilleur enneigement moyen au sommet et en bas. Elle a d’ailleurs ouvert dès le samedi 23 novembre.

  • Comment débloquer économiquement la France ?

    Comment débloquer économiquement la France ?

    En 1995, après l’échec des réformes Juppé, Jacques Chirac avait estimé que la population française avait perdu toute ambition. Selon certains observateurs, un sentiment dépressif s’empara alors de lui. Il réalisa alors que son septennat venait de s’arrêter net, quelques mois à peine seulement après son élection. Cet échec, les divisions au sein de la majorité et la crainte d’une défaite aux élections législatives prévues en 1998 aboutirent à la dissolution manquée de l’Assemblée nationale en 1997.

    L’arrivée au pouvoir de la gauche plurielle se traduisit par une période de cohabitation de cinq ans, peu propice à l’adoption de réformes impopulaires. La réélection de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen au second tour déboucha, en 2003, sur une réforme des retraites (loi Fillon) qui visait à étendre aux régimes de la fonction publique les mesures prises en 1993 pour le secteur privé. Après l’adoption de la loi Fillon, le Président de la République, et le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, demandèrent aux ministres de surseoir à toute réforme afin de détendre les relations avec les syndicats.

    Le ministre de la Santé fut ainsi contraint d’abandonner un projet de réforme de l’assurance maladie qui avait pourtant déjà donné lieu à de nombreuses réunions interministérielles. Le cabinet du Président lui demanda également de ne pas lutter activement contre la dérive des comptes sociaux. Le ministre de la Santé fut presque désavoué pour avoir opéré des déremboursements de médicaments.

    Au cours des vingt dernières années, quelques réformes ont bien été entreprises mais elles sont restées relativement modestes et de nature paramétrique. Le système d’indemnisation du chômage a été rendu progressivement moins généreux, et l’âge légal de départ à la retraite a été repoussé dans la douleur, de 60 à 62 ans, puis à 64 ans. En revanche, le système de santé n’a pas fait l’objet de transformations structurelles significatives. Au niveau institutionnel, le regroupement des régions n’a pas permis de réaliser des économies, ni d’alléger le millefeuille administratif. Malgré une diminution des investissements publics, les déficits n’ont cessé de se creuser de crise en crise.

    Les dépenses exceptionnelles liées aux crises représentent 1/4 des 1 000 milliards d’euros de dettes supplémentaires

    La dégradation des comptes publics entre 2016 et 2024 s’explique principalement, comme l’a révélé une étude de Jean-Pascal Beaufret, par le vieillissement démographique et la continuité des politiques de dépenses précédentes.

    France Relance
    France Relance

    Les dépenses exceptionnelles liées aux crises représentent un quart des 1 000 milliards d’euros de dettes supplémentaires, au même titre que les allégements fiscaux. Par ailleurs, l’accroissement des dépenses de protection sociale prive les gouvernements de marges de manœuvre, rendant difficile le respect de l’objectif de dépenses militaires fixé à 2 % du PIB.

    Quels sont les facteurs d’étouffement de la France en cette fin d’année 2024 ?

    • Le niveau élevé de la pression fiscale : Les prélèvements obligatoires en France, représentant 45 % du PIB, sont supérieurs de 5 points à ceux de la zone euro et de 20 points à ceux des États-Unis. En France, les impôts financent principalement des dépenses de transfert, et très peu des dépenses d’investissement.
    • Le faible taux d’emploi et un absentéisme élevé : En 2024, le taux d’emploi, bien qu’en nette progression depuis dix ans, reste à 68 %, soit 10 points de moins qu’en Allemagne. Par ailleurs, le taux d’absentéisme est en forte augmentation, passant de 4 % à 6 % de la population en emploi entre 2010 et 2023. Si la France atteignait le taux d’emploi de l’Allemagne et si la productivité du travail n’avait pas reculé depuis 2019, le produit intérieur brut serait supérieur de 14 %, et les recettes fiscales augmenteraient de 7 points de PIB.
    • Une faiblesse de l’investissement et de l’effort de recherche : En raison de la faiblesse de leurs fonds propres et de leur taille, les entreprises françaises investissent insuffisamment. Leur effort en recherche et développement est également inférieur de 1,5 point de PIB à celui des États-Unis (3 % contre 1,5 % du PIB).
    • Une protection de l’emploi et une faible productivité : La forte protection de l’emploi en France fige le marché du travail, réduit la mobilité entre secteurs ou entreprises et contribue ainsi à la faiblesse des gains de productivité. La productivité par tête a augmenté de 20 % entre 2010 et 2023 aux États-Unis, contre 8 % pour la zone euro et seulement 5 % pour la France.

    Des taux d’intérêt plus élevés à l’avenir

    Compte tenu des blocages politiques pour assainir les comptes publics, les taux d’intérêt à long terme ne peuvent qu’augmenter. L’écart de taux avec l’Allemagne devrait également se creuser.

    Par ailleurs, la France, comme les autres États européens, pourrait subir les effets de la politique économique américaine de Donald Trump, à la fois susceptible d’être inflationniste et d’entraîner une hausse des taux d’intérêt à long terme. Cette augmentation des taux se répercuterait en Europe. Elle pénaliserait le secteur du bâtiment ainsi que l’investissement des entreprises. Elle limiterait davantage les marges de manœuvre budgétaires de l’État, compte tenu de l’alourdissement du service de la dette qui en résulterait.

    Firefly relance de l'économie française
    Firefly relance de l’économie française

    Le déficit primaire de l’État (déficit avant paiement des intérêts), estimé à 2,5 % du PIB en 2024, pourrait encore s’aggraver.

    L’économie française est handicapée par une pression fiscale élevée, un faible taux d’emploi, une productivité en recul et une potentielle hausse des taux d’intérêt. Des défis pour la productivité et l’investissement. L’amélioration de la productivité concerne particulièrement les fonctions publiques. La France se distingue par un ratio emplois publics/dépenses publiques parmi les plus élevés de l’OCDE, avec quatre emplois publics pour un million d’euros de dépenses, contre deux emplois en Allemagne. Un effort conséquent est nécessaire pour favoriser les dépenses d’investissement, notamment dans les technologies de l’information et de la communication (TIC).

    Ces dépenses représentent 0,6 % du PIB en France, contre 0,7 % dans la zone euro et 1,3 % aux États-Unis. Augmenter le taux d’emploi L’augmentation du taux d’emploi passe par une réduction du chômage des jeunes de moins de 25 ans et par une meilleure employabilité des seniors. En 2023, le taux d’emploi des jeunes plafonne à 58 % en France, contre 70 % en Allemagne. Pour les 60-64 ans, les chiffres sont de 40 % en France contre 68 % en Allemagne. Pour remédier à cette situation, la France gagnerait à passer d’une logique de protection de l’emploi à une protection des salariés, en misant sur un accompagnement personnalisé, notamment en matière de formation.

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