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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 30.01.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 30.01.2025

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 30 janvier 2025 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : La submersion du budget 2025 – Le coup de gueule » des patrons – Retraite et autonomie

    Dialogue rompu entre le PS et François Bayrou

    La commission mixte paritaire (CMP) prévue ce jeudi pour tenter de trouver un compromis autour du projet de loi de finances 2025 s’annonce difficile. En effet, le dialogue se trouve être rompu entre les socialistes et le gouvernement, à la suite des récents propos de François Bayrou sur l’immigration à Mayotte qui serait submergée par les immigrants. Membre de cette CMP, le député socialiste de l’Eure Philippe Brun a appelé François Bayrou, ce mercredi sur Sud Radio, à «retirer ses mots qui blessent inutilement». Considérant que le Premier ministre avait «déraillé», l’élu a fait savoir que sa famille politique était prête à reprendre les négociations si le chef du gouvernement revenait sur ses propos. «On a besoin d’un budget pour la France», a ajouté le député. Réponse aujourd’hui

    Patrick Kanner, Olivier Faure et Boris Vallaud, à Matignon, le 19 décembre 2024. | JULIEN DE ROSA / AFP
    Patrick Kanner, Olivier Faure et Boris Vallaud, à Matignon, le 19 décembre 2024. | JULIEN DE ROSA / AFP

    Une pression fiscale et normative en France

    Michelin, LVMH, Seb, Totalenergies, EDF ou encore Airbus… Ces entreprises ont toutes quelque chose en commun. En plus d’être de grands groupes français, leurs patrons respectifs ont tous pris la parole publiquement, ces dernières semaines, parfois avec fracas, pour dénoncer les blocages français et plus largement européens. Comme en Allemagne où, fait rare (si ce n’est inédit), une centaine de fédérations patronales ont appelé à descendre, hier, dans la rue. Ils réclament un allégement de la charge bureaucratique, une baisse des prix de l’énergie ou encore des réductions d’impôts pour les entreprises et les travailleurs. Le patron de LVMH Bernard Arnault a déclaré, ce mardi, « Je reviens des USA et j’ai pu voir le vent d’optimisme qui régnait dans ce pays. Et quand on revient en France, c’est un peu la douche froide », lors de la présentation des résultats du géant français du luxe. LVMH qui enregistre, d’ailleurs, un bénéfice net de plus de 12 milliards d’euros, mais en baisse de 17% sur un an.

    Bernard Arnault a dénoncé mardi l'augmentation prévue des impôts qui pousse à la délocalisation
    Bernard Arnault a dénoncé ce mardi l’augmentation prévue des impôts qui pousse à la délocalisation

    L’enjeu des retraites

    Si les retraités échappent en 2025 à une augmentation de leurs prélèvements, ils seront probablement à nouveau dans le collimateur des pouvoirs publics dans les années à venir. Avec le départ des générations du baby-boom des années 1960, le nombre de retraités continuera d’augmenter rapidement, passant de 17 à 23 millions d’ici 2070. Pour mémoire, ce nombre était de 5 millions en 1980. La retraite est le premier poste de dépenses de la protection sociale en France. Et malgré cette mobilisation financière, l’autonomie de nos aînés est toujours complexe à maintenir. Mais un conseiller des Français de l’étranger, installé à Prague a une idée : « InTouch », un service d’appels quotidiens automatisés destinés aux personnes âgées. Découvrez-le dans le podcast dédié.

    InTouch : L'intelligence artificielle au service des seniors
    InTouch : L’intelligence artificielle au service des seniors

    C’est tout pour ce jeudi qu’on vous souhaite merveilleux, on se retrouve demain pour la dernière édition de votre flash quotidien des expatriés de la semaine. Et pour tous ceux qui sont en Asie, une nouvelle fois, bonne année du Serpent de bois.

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • InTouch : L’intelligence artificielle au service des seniors

    InTouch : L’intelligence artificielle au service des seniors

    Écouter le podcast avec Vassili Le Moigne

    Conseiller des Français de l’étranger pour la République tchèque, Vassili Le Moigne est aussi un spécialiste de la Tech. Se basant sur son expérience personnelle, notre invité a développé « InTouch », un service d’appels quotidiens automatisés destinés aux personnes âgées. C’est cette innovation qu’il nous présente au cours de ce podcast. Avec un objectif : celui de briser l’isolement des seniors grâce à l’intelligence artificielle. Ainsi, cette application vise à créer du lien intergénérationnel. Elle permet également aux familles de garder une certaine présence auprès de leurs aînés, même à distance.

    Une technologie adaptée aux seniors

    Ce projet est né d’un besoin personnel. « Je vis à l’étranger depuis 37 ans. Avec le temps, mes parents ont vieilli, mon père est décédé et ma mère s’est retrouvée seule. Cela m’a inquiété, d’autant plus après son premier problème de santé » précise Vassili Le Moigne.

    « Avec InTouch, les séniors doivent simplement décrocher leur téléphone »

    Vassili Le Moigne, InTouch

    Si le besoin d’aider se fait de plus en plus pressant, le rythme de vie et le décalage horaire ne permettent pas toujours les appels quotidiens. « Il y avait ce désir de faire plus et surtout le souci permanent de savoir si elle allait bien. » Alors quand l’intelligence artificielle est arrivée, Vassili Le Moigne a vu les possibilités qu’offrait cette nouvelle technologie combinée avec les avantages de la téléphonie. 

    Une technologie adaptée aux seniors
    Une technologie adaptée aux seniors

    Ne restait plus qu’à rendre ce service accessible à un public généralement éloigné des innovations numériques. Avec InTouch, les personnes âgées destinataires du coup de fil ne gèrent aucune contrainte technique ou logistique. Elles doivent simplement décrocher leur téléphone.

    « Nous avons eu des indications sur la meilleure façon de nous adresser aux seniors car on ne parle pas de la même façon à une personne de 85 ans et à une autre de 60 ans »

    Vassili Le Moigne, InTouch

    Après quelques semaines d’exploitation, les résultats sont concluants : « Les seniors n’ont aucun problème à recevoir les appels. Passé la surprise de la première fois, tout se passe naturellement. En fait, ce sont les enfants qui ont le plus besoin d’explication. Il y a un sentiment de culpabilité qui s’insère, car ils ont l’impression d’outsourcer leurs parents à l’intelligence artificielle. Je comprends mais ce n’est pas du tout le cas. Il s’agit en réalité de compléter les appels que les enfants continueront à passer. Mais avec InTouch ils auront plus d’informations sur l’état de forme, l’humeur de leurs parents grâce à nos conversations. » explique le créateur de cette application à notre micro.

    « InTouch créé du lien intergénérationnel, et permet aux familles de renforcer leur présence auprès de leurs aînés, même à distance ».

    Vassili Le Moigne, InTouch

    Des conversations qui ont été en partie conçues en collaboration avec des spécialistes du vieillissement et des troubles cognitifs. « Nous avons eu des indications sur la meilleure façon de nous adresser aux seniors car on ne parle pas de la même façon à une personne de 85 ans et à une autre de 60 ans. La vitesse de parole, les temps de silence doivent s’adapter à l’interlocuteur. »

    Un accompagnement personnalisé

    Dans le quotidien, InTouch ne se limite pas à de simples conversations. Les enfants sont mis à contribution pour partager des informations sur leurs parents. « Nous essayons de rendre les conversations très personnelles de sorte que la personne âgée est une discussion intéressante et naturelle. On pose à peu près 400 questions sur la vie de la personne, son passé, sa carrière, ses centres d’intérêts. Chaque conversation permet d’apprendre quelque chose sur la personne et d’étendre ainsi les sujets pour les appels suivants. Par exemple, si une personne aime l’histoire, on va essayer de savoir si c’est le XVIIe siècle ou l’égyptologie ou quoi que ce soit d’autre qui l’intéresse. L’intelligence artificielle orientera les discussions sur cette thématique en affinant progressivement les préférences. »

    Un accompagnement personnalisé
    Un accompagnement personnalisé

    Ainsi les questions posées encouragent aussi le travail de mémoire. « Nous demandons aux seniors de raconter leur jeunesse, leur vie d’adulte, et même de réfléchir à ce qu’ils diraient à eux-mêmes à 16 ans. Cela ouvre des discussions profondes et précieuses. »

    « Nous essayons de rendre les conversations très personnelles de sorte que la personne âgée est une discussion intéressante et naturelle. »

    Vassili Le Moigne, InTouch

    Au fil des appels, le principe reste le même : sortir les personnes âgées de la solitude dans laquelle elles peuvent se trouver et apporter un peu de légèreté dans leur quotidien. Une fois l’appel terminé, les enfants recevront un résumé de la conversation et un baromètre de l’humeur du jour.

    Une expansion internationale

    Développé à Prague, InTouch est désormais présent dans une centaine de pays et disponible en près de 40 langues. « La Tchéquie est un pays fantastique pour l’innovation technologique et la recherche informatique.  C’est très facile de trouver des très bons développeurs venus de tous les pays. Dans mon équipe, j’ai bien sûr des Tchèques mais aussi des Slovaques, des Portugais, des Iraniens et des Français. » Une diversité qui permet de répondre aux besoins variés des différents marchés. « Les Etats-Unis, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Europe en général restent nos marchés principaux mais beaucoup de personnes aux Etats-Unis ou en Angleterre par exemple ont encore des parents dans leur pays d’origine et se montrent intéressées par le service. »

    De nouvelles fonctionnalités à venir

    L’évolution d’InTouch inclura bientôt la possibilité pour les proches et les amis d’envoyer et de recevoir des messages. « L’objectif est de multiplier les interactions et d’intégrer toute la famille et les amis dans ce processus de communication. »

    Avec InTouch, Vassili Le Moigne mise sur une technologie au service du lien intergénérationnel, offrant aux familles un outil pour renforcer leur présence auprès de leurs aînés, même à distance.

  • Les Français en Asie : Les bienheureux ?

    Les Français en Asie : Les bienheureux ?

    Qualité de vie, facilité d’installation et d’intégration… Les expatriés plébisciteraient l’Asie pour s’installer selon la banque HSBC. La Thaïlande arrive en tête du classement, alors que la Chine, Singapour, l’Inde et Taïwan se classent respectivement troisième, sixième, septième et huitième. « Cette année, les résultats montrent que l’Asie est l’une des destinations offrant la meilleure qualité de vie pour les expatriés, ainsi qu’une région particulièrement intéressante pour enrichir leur vie sociale », a commenté dans un communiqué Dean Blackburn, responsable de l’étude annuelle Expat Explorer, qui a été menée au printemps dernier auprès de 7.000 expatriés dans près de 100 pays. « Plus d’un tiers (35%) des expatriés basés dans la région affirme avoir une vie sociale plus riche depuis leur expatriation, contre une moyenne de seulement 26% pour l’ensemble des expatriés dans le monde», précise l’étude. En Thaïlande par exemple, vainqueur du classement, 76% des expatriés notent la facilité avec laquelle ils se font des amis contre une moyenne de 57 % au niveau mondial. Alors tous en Asie pour célébrer le nouvel an chinois ?

    Les expatriés sont recherchés

    Si l’Asie attire, c’est que l’accueil y est plutôt chaleureux. En effet, l’année dernière, Hong Kong a enregistré 772 naissances pour 1 000 femmes, l’un des taux de natalité les plus bas au monde. Au Japon, les taux de fécondité ont commencé à fléchir à la fin des années 1980 et l’année dernière la population a baissé de plus de 600 000 habitants. Même scénario en Corée du Sud où la population devrait passer de 52 millions d’habitants à 46 millions d’ici 2050, puis à 36 millions d’ici 2070. À Taïwan, la population devrait commencer à diminuer à partir de 2031. À Singapour, le taux de fécondité est tombé à 1,12 naissance par femme.

    Ainsi, un appel d’air pour des travailleurs qualifiés s’est créé au fil des années dans cette région du monde.  Même À Singapour, le gouvernement prévoit d’ouvrir le marché du travail aux conjoints des salariés étrangers à partir de 2023. En Corée du Sud, les autorités ont annoncé en août dernier qu’elles allaient lancer un nouveau visa destiné aux étudiants étrangers diplômés dans le secteur des technologies et dès 2023 le pays va accueillir quelque 110 000 travailleurs étrangers supplémentaires – soit deux fois plus que le quota annuel habituel. Taïwan, qui se donne pour objectif de recruter 400 000 travailleurs expatriés au cours de la prochaine décennie, compte sur sa Gold Card assortie d’un visa de trois ans (susceptible d’ouvrir l’accès à la résidence permanente) pour y parvenir. Quant au Japon, il propose déjà la résidence permanente aux infirmières étrangères pourvu qu’elles passent avec succès les tests de compétence indispensables pour exercer dans le pays.

    Peu de Français en Asie

    Pourtant malgré ces opportunités économiques, le continent asiatique est encore boudé par les Français. Avec 99,412 Français vivant en Asie en 2023, le continent ne regroupe “que” 6% des Français de l’étranger. Cependant, on note une évolution des flux migratoires. Les régions ayant un lien historique avec la France (Indochine) ne sont plus forcément les destinations de prédilection des Français qui s’installent partout en Asie.

    La Chine reste toujours, et de très loin, le pays qui accueille le plus de concitoyens. Cependant le nombre de Français vivant dans l’Empire du Milieu ne fait que baisser depuis 2015 et l’épisode traumatisant de la pandémie n’a fait qu’accentuer le phénomène. Mais les Français qui ont quitté la Chine, ne sont pas allés très loin. Puisque Taïwan ! a vu son nombre de Français augmenté de 21% en un an en 2023. Du jamais vu en 10 ans.

    Hong-Kong a aussi subi une vague de départ. Les expatriés se sont réfugiés à Singapour, qui en dépit de sa taille, prouve que l’expatriation en Asie est avant tout une décision économique (opportunités de carrières…) plutôt que culturelle. Il suffit de voir les raisons qui poussent les Français à venir vivre à Singapour. La Cité-État est la troisième destination de choix en Asie. Mais la population Française y augmente moins vite (moins de 3%) comparé à ce qui se passe au Japon (+10%) ou en Corée du Sud (+7%).

    Mais c’est le pays du sourire qui tire son épingle du jeu avec toujours plus de compatriotes. La Thaïlande est devenue en 2022 la seconde terre d’accueil des Français en Asie. En effet, le pays devient de plus en plus populaire : près de 1300 nouveaux Français (+10% en un an) sont venus vivre dans le Royaume de Siam. Et ce malgré la réforme fiscale !

  • Le gouvernement Bayrou et la majorité sénatoriale trahissent les Français·es de l’étranger

    Le gouvernement Bayrou et la majorité sénatoriale trahissent les Français·es de l’étranger

    Le budget 2025 de la mission Action Extérieure de l’État, examiné mardi dernier (ndlr 21 janvier), est un nouveau coup de massue, alors qu’est votée par la majorité sénatoriale une nouvelle coupe brutale de 12,3 % du budget du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

    Dans un contexte marqué par une diplomatie française à la peine, le retour au pouvoir de Donald Trump, une situation géopolitique inflammable, les guerres et les dérèglements climatiques, ce budget témoigne d’une déconnexion totale du gouvernement de la réalité et des besoins de notre administration, de notre communauté, de nos institutions et de notre service public à l’étranger.

    La gestion budgétaire désastreuse de la présidence Macron et de ses gouvernements successifs, de même que le refus de percevoir de nouvelles recettes là où celles-ci sont possibles, mène le gouvernement et ses partenaires au Sénat à cette frénésie austéritaire.

    Alors que ces groupes politiques rassemblent la majorité des sénatrices et sénateurs représentant les Français·es de l’étranger, les centristes et la droite sénatoriale ont choisi, une fois encore, de leur tourner le dos en votant en faveur de la dégradation du service public.

    D’autant que les choix politiciens du nouveau gouvernement privent l’Assemblée nationale de toute discussion et d’un vote sur ces décisions budgétaires majeures.

    Nous ne pouvons tolérer cette dégradation continue du travail parlementaire et du débat démocratique, portée par un gouvernement qui refuse l’alternance politique réclamée par les Françaises et les Français.

    Nous, Écologistes, ne lâcherons rien.

    Le Sénat adopte le texte en première lecture
    Le Sénat adopte le texte en première lecture

    Entendons-nous, en l’état actuel du service public consulaire, de la situation de nos institutions, de nos agents, de nos associations, de notre réseau d’enseignement français, de nos enseignants et AESH, ces coupes drastiques ne relèvent pas d’une mesure d’économie dans un cadre budgétaire contraint : ce n’est rien de moins qu’une attaque portée à notre solidarité nationale.

    Elles menacent des services que l’on sait vitaux : l’action sociale, l’accès à la scolarité et à la langue française dans nos propres établissements, notre rayonnement culturel et linguistique, l’enseignement français à l’étranger, le traitement rapide des démarches administratives, de même que notre diplomatie, notre influence et la défense de nos valeurs.

    L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), déjà en déficit, subit une réduction de 15 millions d’euros. Les Alliances Françaises et Instituts français, déjà appelés à trouver des financements privés pour fonctionner, pourront encore moins compter sur l’État ; les élu·es consulaires étudieront, cette année encore, des dossiers de bourses scolaires et d’aides sociales sous la contrainte d’enveloppes insuffisantes.

    Cette logique cynique fragilise les services essentiels à notre communauté établie à l’étranger. Les conséquences sont dramatiques : les démarches administratives seront plus longues et nos agents consulaires, déjà en sous-effectifs et à flux tendus, seront toujours plus sollicités, avec des moyens toujours plus réduits.

    Combien de Français·es se retrouveront en difficulté à cause de ces choix irresponsables ?

    Les coupes budgétaires inédites, au sein d’un budget dénué de toute vision de long terme, ne sont pourtant pas inéluctables.

    Nous, Écologistes, défendons une politique qui protège nos ressortissant·es, soutient les plus démuni·es, facilite l’accès à l’éducation et œuvre pour la transition écologique. Pour soutenir cette politique, nous avons été, à deux sénatrices, à l’initiative d’un tiers des propositions présentées pour inverser la tendance austéritaire. Sur la soixantaine d’amendements proposés par l’ensemble des sénatrices et sénateurs sur cette mission budgétaire, tous ont été rejetés, sauf deux :

    • le premier concernant la Caisse des Français de l’étranger (CFE) : après une longue lutte, nous avons obtenu un doublement de la contribution de l’État pour la catégorie aidée en vue de stabiliser sa situation financière. Cela reste insuffisant et en deçà de nos propositions, mais nous poursuivons nos travaux en vue d’établir des solutions concrètes et pérennes.
    • le second, un amendement écologiste, vise à faciliter les rapatriements d’urgence en cas d’interruption volontaire de grossesse.

    Nous continuerons à nous battre pour que les Français·es de l’étranger ne soient pas continuellement sacrifié·es sur l’autel d’une politique budgétaire absurde, qui vise à ronger les crédits d’un réseau pourtant déjà à l’os et en difficulté pour assurer nos services publics.

    Alors qu’une dissolution pourrait à nouveau menacer l’Assemblée nationale et que se profilent déjà les prochaines élections consulaires, nous saurons porter un autre modèle de société.

    Venez ajouter votre voix à la nôtre !

    Mélanie Vogel et Mathilde Ollivier      
    Sénatrices écologistes des Français·es établi·es hors de France

    Pour un récapitulatif des amendements présentés par les sénatrices écologistes, consultez ce dossier

    Pour répondre à l’appel et rejoindre le mouvement Les Écologistes Hors de France, rendez-vous sur leur site internet.

  • L’enjeu des retraites

    L’enjeu des retraites

    En 2024, la dette publique française a dépassé 3 300 milliards d’euros, et le déficit public a atteint 6 % du PIB. À défaut de pouvoir réaliser des économies, les gouvernements, qui se succèdent à un rythme effréné depuis le début de l’année dernière, cherchent désespérément de nouvelles ressources fiscales. Les « très riches », les entreprises, les épargnants, et les propriétaires immobiliers ont été particulièrement visés lors de la discussion du projet de loi de finances sous le gouvernement de Michel Barnier.

    En ce milieu de mois de janvier, c’est au tour des retraités d’être mis sur le gril fiscal. D’abord par le président du Medef, puis par la ministre du Travail. Dans une interview accordée au quotidien Les Échos, le ministre de l’Économie a rapidement rejeté toute idée de majoration des prélèvements sur les retraités qui, il ne faut pas l’oublier, sont des électeurs assidus. Par nature, toute augmentation des impôts est impopulaire. Comme au jeu du mistigri, chacun se demande qui héritera de la dernière carte et sera le perdant.

    En effet, nul n’est prêt à consentir un effort supplémentaire, surtout en période de faible progression des revenus. Il en est de même pour les économies : tous les postes de dépenses sont jugés prioritaires, qu’il s’agisse de la sécurité, de la défense, de la justice, de l’éducation, du sport, de la santé, du logement, etc. Bien souvent, à défaut de pouvoir trancher dans le vif, les gouvernements se limitent à des mesures symboliques ou tentent de gagner du temps. C’est ainsi que la grande réformes de la dépendance attendue depuis une quinzaine d’années, reste toujours en suspens.

    La retraite est responsable de la moitié de la progression de la dette publique entre 2017 et 2024. 

    Si les retraités échappent en 2025 à une augmentation de leurs prélèvements, ils seront probablement à nouveau dans le collimateur des pouvoirs publics dans les années à venir. Avec le départ des générations du baby-boom des années 1960, le nombre de retraités continuera d’augmenter rapidement, passant de 17 à 23 millions d’ici 2070. Pour mémoire, ce nombre était de 5 millions en 1980. La retraite est le premier poste de dépenses de la protection sociale en France, représentant plus de 45 % de ces dernières. Avec la santé, elle est responsable de la moitié de la progression de la dette publique entre 2017 et 2024.

    De nature assurantielle, le système de retraite par répartition se doit d’être à l’équilibre, les cotisations devant financer les prestations. Or, en l’état, le système est déficitaire, avec un trou estimé entre une dizaine et une quarantaine de milliards d’euros, selon le périmètre retenu. Dans les statistiques officielles, seuls les régimes privés de retraite sont comptabilisés. Ceux dépendant de la sphère publique se finançant grâce à l’impôt échappent ainsi à la logique assurantielle.

    Le choix d’un système par points pour la retraite a été adopté par de nombreux pays.

    L’instauration d’un système par points aurait permis, sans nul doute, d’identifier plus nettement le coût des retraites et de prendre les mesures correctives nécessaires.

    Le choix d’un système par points pour la retraite a été adopté par de nombreux pays, dont l’Allemagne, la Suède et l’Italie. La France possède déjà un grand régime par points, l’AGIRC-ARRCO, qui gère les retraites complémentaires des salariés du privé. Ce régime, qui est à l’équilibre, dispose d’une réserve de plus de 60 milliards d’euros, un temps convoitée par l’État. Géré par les partenaires sociaux, ce régime pourrait servir de modèle pour un futur régime global.

    En l’absence de réformes structurelles, le risque pour les retraités, actuels et futurs, est celui d’une érosion progressive des pensions. La revalorisation exceptionnelle de 2,2 % en janvier 2025 n’a certainement pas vocation à se reproduire fréquemment. Entre 2017 et 2023, le niveau de vie des retraités a diminué. Bien qu’il reste supérieur à celui de l’ensemble de la population, l’écart tend à se réduire, passant en cinq ans de 5 % à 2 %.

    Adobestock
    Adobestock

    D’ici quelques années, selon le Conseil d’orientation des retraites, les retraités passeront en-dessous de la moyenne nationale en termes de niveau de vie. Au-delà des questions d’indexation, cette évolution est la conséquence des réformes adoptées depuis trente ans.

    Avec un coût du travail et un niveau de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés de l’OCDE, la France dispose de marges de manœuvre très limitées. Par ailleurs, l’augmentation des dépenses de santé, liée au vieillissement démographique, aggrave encore la situation. L’idée d’affecter les cotisations chômage à la retraite ou à la santé reste illusoire, avec un taux de chômage stagnant autour de 7,5 %.

    La France a perdu beaucoup de temps dans le développement des systèmes de retraite par capitalisation. 

    La croissance économique pourrait représenter une solution pour surmonter les contraintes de financement, mais celle-ci demeure faible. La faible progression de la population active et la disparition des gains de productivité en sont les principales causes. Certes, l’Espagne démontre qu’une croissance proche de 3 % reste possible. Pour cela, davantage d’investissements, de recherche et de travail seront nécessaires. Les pouvoirs publics ne pourront pas tout assumer dans les décennies à venir. La logique d’une couverture assurantielle représente toujours une solution d’avenir. La France a perdu beaucoup de temps dans le développement des systèmes de retraite par capitalisation.

    Dans les pays de l’OCDE, ces derniers représentent 15 % des revenus des retraités, contre moins de 3 % en France. Bien que la capitalisation n’ait pas vocation à se substituer à la répartition, elle pourrait offrir un complément utile en termes de revenus et de capital. Le tout en permettant aux assurés de bénéficier des retombées de l’économie mondiale.

    L’amélioration de la diffusion des produits d’épargne retraite au sein des PME et auprès des actifs modestes constitue un défi majeur. Des pistes pourraient inclure la mise en place d’accords de branche ou l’instauration d’un crédit d’impôt.

    En matière de dépendance, une obligation assurantielle pour les retraités pourrait être envisagée, avec une aide pour les ménages les plus modestes. Une mutualisation de ces efforts permettrait de limiter le coût individuel de la couverture, tout en proposant des offres adaptées aux besoins spécifiques de chaque profil.

    Pour éviter un grand déséquilibre des finances publiques, des solutions courageuses et disruptives seront indispensables. Les périodes de crise sont souvent propices au bouleversement des lignes. Espérons que, dans les prochains mois, ces lignes soient enfin déplacées.

  • Face aux velléités de Donald Trump de « diviser pour mieux régner », l’UE se prépare

    Face aux velléités de Donald Trump de « diviser pour mieux régner », l’UE se prépare

    Donald Trump est peut-être le plus vieux président de l’histoire des États-Unis, mais ses perspectives politiques et commerciales sont même plus vieilles que la langue anglaise : divide et impera. Face à cela, l‘Union européenne (UE), a toutefois de puissantes munitions dans son arsenal commercial.

    Les fonctionnaires de l’UE craignent de plus en plus que celui qui s’autoproclame « l’homme des droits de douane » et le « faiseur d’accords » ne sape l’unité européenne au cours de son second mandat. Donald Trump pourrait en effet menacer d’imposer des droits de douane à certains États membres. Ou au contraire accorder des exemptions du prélèvement « universel » de 10 à 20 % aux pays qui s’engagent à faire des concessions politiques ou à acheter davantage de pétrole et de gaz américains.

    Ces dernières semaines, ces craintes ont été ravivées par le refus du nouveau président américain d’exclure une « coercition économique » pour forcer le Danemark à renoncer au contrôle du Groenland. Donald Trump a réitéré cette menace samedi, affirmant que l’annexion par les États-Unis de l’île, qui est très riche en ressources, était nécessaire « pour la protection du monde libre ».

    La semaine dernière, Washington s’est retiré de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des accords de Paris sur le climat. Les analystes notent que ce dédain pour les accords et les organisations multinationales augmente significativement le possible fait que Donald Trump négocie directement avec les États membres à titre individuel, au lieu de traiter avec l’UE dans son ensemble.

    Diviser pour mieux régner « est une tactique sensée, qui correspond à la vision du monde de [Donald] Trump », selon Niclas Poitiers, chargé de recherche à Bruegel.

    La vulnérabilité de l’Europe aux tactiques de division est exacerbée par la paralysie économique et politique en Allemagne et en France. Mais aussi par l’influence politique croissante des partis d’extrême droite pro-Trump dans l’ensemble de l’UE.

    La Première ministre italienne Giorgia Meloni était la seule dirigeante de l’UE invitée à l’investiture du président des États-Unis lundi dernier. Cette dernière entretient des liens personnels étroits avec le magnat de la technologie Elon Musk, « meilleur ami » autoproclamé du président américain.

    Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán est également un admirateur de Donald Trump depuis longtemps, et a à plusieurs reprises entravé le soutien de l’UE à l’Ukraine ainsi que les sanctions à l’encontre de la Russie.

    « Il existe un réel danger que les États membres individuels tentent d’obtenir des concessions et des exemptions de la part de [Donald] Trump au détriment d’une position de négociation européenne plus forte et unifiée », a déclaré Arthur Leichthammer, chargé de mission au Centre Jacques Delors.

    Washington, 20 janvier 2025. Le président américain Donald Trump prononce son discours d’investiture. ©Photo by Kevin Lamarque - Pool/Getty Images
    Washington, 20 janvier 2025. Le président américain Donald Trump prononce son discours d’investiture. ©Photo by Kevin Lamarque – Pool/Getty Images

    Corroborant ce point de vue, Karel Lannoo, directeur général du Centre for European Policy Studies, a déclaré que le président américain serait « probablement assez intelligent » pour monter les États membres de l’UE les uns contre les autres. Il estime que, au cours des négociations commerciales, le président américain pourrait exploiter la dépendance de l’Europe à l’égard des États-Unis en matière de sécurité.

    Il a également prévenu que l’objectif stratégique principal de Washington était Pékin, et non Bruxelles.

    Les responsables américains « considèrent que l’Europe est faible » et partent du principe que, quelle que soit la politique que les États-Unis décident de mener, l’Europe continuera à avoir besoin d’un partenariat étroit avec eux, notamment pour l’OTAN et la défense.

    « Mais leur obsession est la Chine », a ajouté Karel Lannoo.

    Des armes politiques fortes dans l’arsenal de l’UE ?

    Selon des analystes et des fonctionnaires européens, l’UE dispose de plusieurs armes législatives dans son arsenal pour répondre à une éventuelle coercition économique américaine.

    L’un de ces outils est l’instrument anticoercition (IAC), que Niclas Poitiers décrit comme « un très bon instrument » et « une clause de défense mutuelle ». « Si vous attaquez un pays, vous attaquez l’Union », a-t-il fait remarquer.

    Ironiquement, cet instrument a été développé pendant le premier mandat de Donald Trump, pour aider les entreprises européennes à éviter les sanctions secondaires américaines après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

    L’outil politique, qui est aujourd’hui considéré comme une arme utile pour lutter contre le chantage économique chinois, pourrait être invoqué si le président des États-Unis tente d’imposer des droits de douane à un État membre spécifique.

    Les analystes expliquent que cet outil permet à l’UE d’imposer un large éventail de mesures de rétorsion. Cela peut prendre la forme de droits de douane équivalents sur les produits américains, ou des restrictions sur la capacité des entreprises américaines à investir ou à répondre à des appels d’offres pour des contrats publics dans l’UE.

    L’IAC doit cependant obtenir le feu vert d’une « majorité qualifiée » de 15 des 27 États membres, représentant au moins 65 % de la population de l’Union.

    Une autre arme commerciale dont l’UE pourrait se saisir est le règlement d’application de l’UE. Cet instrument commercial vieux de dix ans a récemment mis à jour pour contourner l’affaiblissement de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) par les États-Unis.

    Washington a depuis longtemps rendu le système judiciaire de l’OMC inutilisable, en bloquant la nomination des juges de l’organe d’appel. Les membres de l’OMC peuvent maintenant se soustraire aux décisions des tribunaux en « faisant appel dans le vide ». L’expression est depuis passée dans le langage courant.

    Le règlement d’application actualisé habilite la Commission européenne à répondre à tout droit de douane américain spécifique à un État membre sur la base d’une décision favorable de l’OMC, même si Washington fait appel.

    Comme l’IAC, ce règlement permettrait à Bruxelles de riposter, notamment en s’attaquant à l’important excédent commercial de Washington avec l’UE dans le domaine des services.

    Selon les données de l’UE, les États-Unis ont enregistré un excédent de 104 milliards d’euros dans le domaine des services. Mais un déficit de 156,6 milliards d’euros dans le domaine des marchandises avec l’UE en 2023.

    « En cas de transgression commerciale en termes de marchandises, le règlement d’application de l’UE permet à l’UE de prendre des mesures de rétorsion dans le domaine des services », a déclaré Arthur Leichthammer. Il a ajouté que les mesures potentielles pourraient inclure des restrictions ciblant des secteurs américains clés, tels que la banque d’investissement, le conseil et la comptabilité.

    Le chargé de mission au Centre Jacques Delors a toutefois averti que de telles actions ne devraient être entreprises qu’en dernier recours et qu’il faudrait éviter de déclencher des représailles.

    « Je ne préconise vraiment pas que, si [Donald] Trump impose des droits de douane sur quelques produits, nous devions interdire aux services financiers américains d’avoir un accès équitable au marché de l’UE », a-t-il déclaré.

    « Mais cela devrait figurer dans le panier de représailles [de l’Union] et rappeler à [Donald] Trump que le commerce ne concerne pas uniquement les marchandises. »

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.01.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.01.2025

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mercredi 29 janvier 2025. Dans les titres de cette édition : Attaque contre l’ambassade de France en RDC – Trump fait du Reagan – Nouvelle année lunaire en Asie

    5 ambassades attaquées à Kinshasa

    Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé à la mi-journée des attaques « inadmissibles » sur la représentation diplomatique française dans la capitale de l’ex Zaire.  Des manifestations de colère ont éclaté à Kinshasa après l’entrée des troupes rebelles du M23 à Goma, à 1 500 kilomètres, dans l’est du pays. Plusieurs ambassades, dont celles de Belgique, des USA mais aussi du Rwanda et de l’Ouganda, ont également été prises pour cibles. La France est accusée de bienveillance avec le Rwanda voisin, parrain du M23.

    de la fumée s'échappant du bâtiment de la représentation française, a constaté une journaliste de l'AFP.
    De la fumée s’échappant du bâtiment de la représentation française, a constaté une journaliste de l’AFP.

    Le retour du dôme de fer américain

    Le président américain Donald Trump a ordonné ce lundi 27 janvier par décret la construction d’un bouclier antimissile de type « Dôme de fer » pour protéger les États-Unis. « La menace d’une attaque par des missiles balistiques, hypersoniques et de croisière, ainsi que d’autres attaques aériennes avancées, reste la menace la plus catastrophique à laquelle sont confrontés les États-Unis », explique le texte du décret, intitulé « un dôme de fer pour l’Amérique ». Donald Trump confie cette mission au nouveau secrétaire à la Défense Pete Hegseth, confirmé de justesse à son poste par le Sénat après des critiques portant sur son inexpérience et des accusations d’agression sexuelle.

    Un dôme de fer pour l'Amérique": Donald Trump ordonne la construction d'un bouclier antimissile
    Un dôme de fer pour l’Amérique »: Donald Trump ordonne la construction d’un bouclier antimissile

    Bonne année du Serpent de Bois

    Hasard ou prouesse astrologique mais l’année du Serpent de bois est connue pour être placée sous les signes de la tromperie et de l’incertitude, et ce début d’année semble donner raison au zodiaque chinois. Alors qu’une large partie de l’humanité va fêter le nouvel an lunaire demain, depuis notre radio à Hong-Kong, on partage avec vous les conseils de grand-mère pour surmonter 2025 : « Les mantras les plus sages pour 2025 sont les suivants : agir avec diplomatie, éviter d’offenser et s’en tenir aux faits et non aux ragots. 2025 est une année où il faut écouter les besoins de l’autre et s’efforcer de trouver un compromis heureux, car trop affirmer son autorité, c’est mettre en péril sa propre stabilité. »

    https://www.lafrench.radio/

    C’est tout pour ce flash quotidien des expatriés. Passez un agréable mercredi où que vous soyez ! Et bonne année du Serpent de bois à toutes et tous !

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • 2025 : l’année du Serpent de Bois

    2025 : l’année du Serpent de Bois

    Ce 29 janvier 2025, des millions de personnes à travers le monde entreront dans une nouvelle année lunaire marquée par les festivités colorées du Nouvel An chinois. Comme évoqué précédemment, cette année sera placée sous le signe astrologique du Serpent de Bois. Ce qui symbolise la transformation, la sagesse et l’adaptabilité. Des traits qui semblent en parfaite adéquation avec les changements en cours en Chine. Du moins, si nous nous référons au discours du président de la République de Chine Xi Jinping. Alors que le pays amorce une nouvelle phase de son développement, ses décisions et orientations impactent non seulement ses 1,4 milliard d’habitants, mais également le reste du monde. Voici une liste des grands changements qui impacteront le monde mais avant penchons-nous sur cet évènement en lui-même.

    La célébration du nouvel an chinois

    Les célébrations du Nouvel An chinois débuteront le 29 janvier 2025 pour l’année du Serpent de Bois, vous pouvez les suivre d’ailleurs sur la French Radio. Elles sont marquées par une série de festivités traditionnelles telles que les banquets familiaux, les feux d’artifice, et les danses du lion et du dragon. Tout ceci symbolise la prospérité et le bonheur. Ces célébrations engendrent des migrations massives de personnes rentrant chez elles pour les festivités, phénomène souvent appelé « Grande Migration » en Chine. Sur le plan mondial, l’impact du Nouvel An chinois est significatif, notamment sur les chaînes d’approvisionnement et les marchés financiers. En effet, plusieurs entreprises chinoises ferment leurs portes durant cette période. Ce qui peut entraîner des retards dans la production et la livraison de marchandises à l’international. Donc, les sociétés mondiales doivent souvent planifier à l’avance pour éviter des interruptions, en accélérant les commandes ou en ajustant leurs stocks en prévision. De plus, la période des fêtes peut stimuler la consommation mondiale de produits spécifiques. Ce qui peut aussi influencer les marchés financiers et les stratégies commerciales à l’échelle globale.

    Économie et Technologie

    Car oui, la Chine rythme le monde un peu plus chaque jour. D’abord sur le plan économique, la Chine maintient sa deuxième place au niveau mondial derrière les États-Unis. Avec à cet effet, un PIB de 21 643 milliards de dollars. La Chine continue de montrer des signes de robustesse économique malgré un environnement mondial complexe. Avec des avancées notables dans les domaines technologiques. C’est le cas notamment des véhicules électriques et l’intelligence artificielle. À cela s’ajoutent les records dans la production agricole et l’exploration spatiale. Une exploration qui a poussé le nouveau président des États-Unis, Donald Trump à affirmer que les USA seront les premiers à planter le drapeau américain sur la planète Mars. Une annonce qui va accélérer la course spatiale tout au long de cette année ainsi que des années à venir. En tout cas, jusqu’ici, la Chine se positionne comme l’un des leaders voire le leader mondial en innovation.

    Rayonnement international

    Sur la scène internationale, la Chine renforce ses efforts de coopération. Comme cela a été le cas dernièrement notamment avec les pays en développement dans le cadre de l’initiative Ceinture et Route qui a vu le jour en 2017 à l’initiative du président Xi Jinping. L’idée derrière ce projet pharaonique est d’accélérer la mondialisation commerciale autour d’une vision chinoise qu’occidentale. Si le projet routier a été concrétisé de décembre 2016 à janvier 2017 avec le premier voyage ferroviaire entre Yiwu et Barking à Londres, celui sur le plan maritime reste encore une grande préoccupation pour Pékin qui reste encore une faible puissance ZEE. Mais, cette année, le président chinois ne cache pas ses ambitions de grandes conquêtes d’autres espaces maritimes. Pour le reste, d’autres efforts incluant la consolidation des relations et le renforcement des coopérations Sud-Sud seront à prévoir surtout avec un concurrent comme Donald Trump. En tout cas, la Chine compte bien élargir ses partenariats avec les États insulaires du Pacifique et l’Afrique. L’objectif est de créer une communauté de destin partagé pour l’humanité. Ce qui pourrait remodeler de nombreux aspects de la gouvernance mondiale.

    Cap sur le bien-être ?

    À l’intérieur du pays, la Chine se concentre sur l’amélioration du bien-être de ses citoyens. Cela se fera avec des ajustements des taux hypothécaires et un accès facilité aux soins de santé, même transfrontaliers. Une politique qui pourrait servir de modèle pour d’autres nations cherchant à améliorer la qualité de vie de leurs populations.

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