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  • L’Europe se trompe de câble pour développer le réseau électrique africain

    L’Europe se trompe de câble pour développer le réseau électrique africain

    Les dirigeants africains espèrent la construction d’un gigantesque réseau électrique à l’échelle du continent, avec le soutien de l’Union européenne (UE). Mais un demi-milliard d’habitants du continent risque d’attendre encore longtemps de la lumière. 

    En 2019, l’Union africaine, forte de ses 55 membres, a adopté un plan à long terme pour la mise en place d’un vaste réseau électrique s’étendant du Maroc à l’Afrique du Sud, afin d’équiper ses 2 milliards d’habitants.

    L’UE, l’un des principaux bailleurs de fonds, devait apporter un soutien financier et technique au projet. Six ans plus tard, le continent est confronté à un défi plus pressant. Quelque 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité. Il est presque certain que l’échéance de 2030 fixée par les Nations unies pour résoudre ce problème ne sera pas respectée.

    Alors que d’autres continents progressent — l’Asie est passée de 600 millions d’habitants sans accès à l’électricité à 100 millions au cours des 15 dernières années —, la croissance démographique rapide de l’Afrique signifie que ses chiffres absolus stagnent.

    « Il est inacceptable que plusieurs centaines de millions de personnes n’aient pas accès à l’électricité », a déclaré Ditte Juul Jørgensen, haute fonctionnaire européenne en charge de l’énergie.

    Ditte Juul Jørgensen, qui dirige la DG de l’Énergie (DG ENER) de la Commission européenne, s’exprimait lors de la réunion annuelle de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) à Abu Dhabi au début du mois, où les États africains ont rencontré leurs homologues européens.

    Sur ou hors réseau

    Il y a deux façons d’alimenter les populations en électricité. En les raccordant à un vaste réseau de câbles — le réseau national — ou en créant des solutions rapides, locales et à petite échelle, appelées « mini-réseaux » ou « solutions hors réseau ». À l’échelle la plus petite, il peut s’agir d’un foyer équipé d’un panneau solaire.

    « Le choix de connecter ou non les foyers ruraux au réseau central se résume à une question centrale : le coût », explique Esther Haftendorn, conseillère politique pour le Partenariat Afrique-UE pour l’énergie.

    Plus un foyer est éloigné du réseau, plus il est coûteux de le raccorder. En particulier dans les zones à faible densité. Par conséquent, cette approche n’a pas toujours fonctionné.

    William Brent, directeur marketing de la société de réseaux à petite échelle Husk, souligne que « des centaines de millions de personnes dans les zones rurales d’Afrique subsaharienne n’ont pas été alimentées en électricité parce que les réseaux centralisés n’ont pas réussi à les atteindre ».

    Par conséquent, les solutions hors réseau et les micro-réseaux reliant plusieurs ménages à un petit réseau local entrent en jeu, abonde Esther Haftendorn.

    Ces approches ont toutefois leurs propres inconvénients. Elles sont rarement viables économiquement sans programme de subventions ou sans un « client d’ancrage » local plus important, comme dans une usine ou une ferme.

    En outre, elles sont souvent de moindre qualité que le réseau réel, fournissant, au pire, juste assez d’énergie pour quelques ampoules pendant quelques heures chaque jour.

    Priorités européennes

    En ce qui concerne le soutien européen à l’Afrique, une préférence claire se dégage : les grands réseaux centralisés.

    Dans son discours, Ditte Juul Jørgensen a souligné les avantages de la méthode européenne qui s’appuie sur des réseaux massifs avec beaucoup d’énergies renouvelables, s’étendant sur plusieurs pays.

    Les 5,5 milliards d’euros destinés à soutenir les câbles et les réseaux électriques sur le continent africain — déboursés entre 2014 et 2022 — ont tous été consacrés à la réalisation de ce projet européen.

    Selon un rapport de décembre 2024 du Partenariat Afrique-UE pour l’énergie, « la quasi-totalité de ce financement a été consacrée aux réseaux centralisés, avec seulement 54 millions d’euros alloués aux mini-réseaux isolés ».

    Priorités européennes
    Priorités européennes

    Une erreur, selon William Brent, qui ajoute que, « compte tenu du manque de financement et de capacité », il est illusoire de penser que l’approche du réseau centralisé permettra de fournir de l’électricité aux millions de personnes qui en ont besoin « dans un avenir proche ».

    Un développement global

    Lancée fin 2021, la stratégie Global Gateway de la Commission européenne vise à contribuer au développement des pays émergents et au développement des partenaires de l’UE. Notamment dans les domaines du numérique, de l’énergie, de l’environnement, de la santé ou encore de l’éducation, en s’appuyant sur la mobilisation du secteur privé.

    L’initiative Global Gateway qui a permis d’allouer 150 milliards d’euros à l’Afrique, finance actuellement quatre projets de câbles transfrontaliers et un seul petit projet de mini-réseau pour améliorer l’accès à l’électricité en Afrique de l’Ouest.

    Pourtant, des rapports de l’Union africaine financés par l’UE indiquent que la demande d’électricité du continent, qui devrait s’élever à quelque 3 800 TWh d’ici 2040, « peut être satisfaite au mieux grâce à une combinaison de solutions en réseau et hors réseau ».

    D’ici 2040, les mini-réseaux et les réseaux hors réseau devraient fournir 15 % de l’électricité du continent, soit 100 fois plus que les 6 TWh qu’ils fournissent aujourd’hui.

    Or, ils ne bénéficient que de 1 % du soutien de l’UE.

    À l’avenir, l’effort financier devra viser « une combinaison de réseaux en place, de mini-réseaux et de réseaux autonomes », souligne le rapport de décembre.

    Un seul réseau pour tout résoudre

    Pour l’instant, l’objectif de l’Union africaine est de mettre en place un « plan directeur continental » pour construire un « marché unique africain de l’électricité » d’ici 2035, afin d’y raccorder les millions de personnes qui en sont privées. L’UE fournit à la fois une assistance technique et financière.

    À terme, cette vaste entreprise ambitionne de fusionner les cinq pools énergétiques régionaux du continent en un seul réseau à l’échelle du continent jusqu’en 2063.

    « Pour atteindre cet objectif, nous aurons besoin d’environ 1 300 milliards de dollars » d’investissements, a annoncé Amani Abou-Zeid, commissaire à l’Énergie de l’Union africaine, lors d’une conférence de presse l’année dernière.

    Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie pour 2024, l’Afrique sera le dernier continent où des millions de personnes resteront privées d’électricité au cours de la prochaine décennie. Reste à savoir si une vision européenne peut aider le continent à éviter ce sort.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.01.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.01.2025

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le lundi 27 janvier 2025 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de la première édition de la semaine : L’ »horreur » de l’Holocauste ni « oubliée ni niée » – Trump et ses projets d’expulsion – Mister France 2025

    Le pape François et l’Holocauste

    Ce dimanche 26 janvier, à la veille du 80e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, le pape François a invité le monde entier à « collaborer pour affaiblir la plaie de l’antisémitisme, ainsi que de toute force de discrimination et de persécution religieuse ». « Demain (ce lundi) est la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste, 80 ans après la libération du camp de concentration d’Auschwitz. L’horreur de l’extermination de millions de personnes juives et d’autres religions dans ces années ne peut être ni oubliée ni niée », a-t-il souligné à l’issue de la prière dominicale de l’Angélus. « Construisons ensemble un monde plus fraternel, plus juste en enseignant aux jeunes à avoir un cœur ouvert à tous, dans la logique de la fraternité, du pardon et de la paix », a conclu le pape. Retrouvez les chiffres affligeants de l’antisémitisme en 2024 dans notre article dédié (publication le 27 janvier à 11h – heure de Paris).

    Le pape François lors d'une réunion avec des membres de la communauté catholique à la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg, le 26 septembre 2024
    Le pape François lors d’une réunion avec des membres de la communauté catholique à la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg, le 26 septembre 2024

    « Faire le ménage »

    Quelques jours après son investiture, le président américain Donald Trump a mis à exécution sa promesse d’expulser à tour de bras des migrants pour réprimer l’immigration illégale. Il prévoit plus de 11 millions de départs. Une méthode qu’il veut appliquer ailleurs. En effet, le président américain Donald Trump a évoqué samedi 26 janvier l’idée d’un plan visant à « faire le ménage » dans la bande de Gaza, disant vouloir envoyer les Palestiniens de ce territoire vers l’Égypte et la Jordanie « temporairement » ou « à long terme » pour obtenir la paix. Rappelons que les camps de réfugiés ont existé pendant des décennies, des années cinquante aux années quatre-vingt, dans ces deux pays, entraînant de nombreuses tensions dans les pays hôtes.

    "Si nous ne parvenons pas à un accord, et rapidement, je n'aurai pas d'autre choix que d'imposer des niveaux élevés de taxes, de droits de douane et de sanctions sur tout ce qui est vendu par la Russie aux États-Unis et à divers autres pays participants" - Donald Trump ce 22 janvier évoquant la résolution du conflit avec l'Ukraine sur son réseau Truth Social.
    « Si nous ne parvenons pas à un accord, et rapidement, je n’aurai pas d’autre choix que d’imposer des niveaux élevés de taxes, de droits de douane et de sanctions sur tout ce qui est vendu par la Russie aux États-Unis et à divers autres pays participants » – Donald Trump ce 22 janvier évoquant la résolution du conflit avec l’Ukraine sur son réseau Truth Social.

    Mathieu Bedini est Mister France 2025

    Ils étaient 30 jeunes hommes à se disputer l’écharpe de Mister France 2025, samedi 25 janvier au théâtre André Malraux de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). À l’issue de la soirée annuelle, c’est Mathieu Bedini, Mister Rhône-Alpes 2024, qui s’est imposé. Il succède à Charles Stamper, Mister France 2024. Originaire de Sallanches, en Haute-Savoie, Mathieu Bedini vit à Annecy où il exerce le métier d’agent immobilier après des études à Genève, comme le rapporte La Dépêche. Une activité qu’il cumule avec sa passion du DJing: « Je suis passionné par la musique depuis mes 10 ans et j’adore depuis longtemps animer des soirées en plus de mes études », confiait-il déjà au Messager en 2023. Il venait alors de remporter un tremplin qui lui avait permis d’ouvrir le festival électro Pharaonic, à Cluses.

    Mathieu Bedini, Mister France 2025 - Capture d'écran Instagram - @mattbedini
    Mathieu Bedini, Mister France 2025 – Capture d’écran Instagram – @mattbedini

    C’est tout pour ce flash quotidien des expatriés. Toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter un merveilleux lundi où que vous soyez !  

    Écouter le bulletin des quotidiens des expatriés

  • Guerre et drogue : Des éléphants roses dans un ciel acide.

    Guerre et drogue : Des éléphants roses dans un ciel acide.

    La Birmanie a échangé six éléphants à la Russie pour six avions de chasse. Peut-être les Sukhoï 30 volent-ils moins bien que les pachydermes birmans, tout dépend du carburant. La junte birmane bombarde les rebelles de l’Etat de Rakhine, qui borde le Golfe du Bengale et la Birmanie, à moins que ce ne soient ceux du Shan, état frontalier de la Chine, cœur du Triangle d’or, première région productrice d’opium au monde. L’armée, comme les rebelles, participe au trafic. C’est une des causes du conflit : le contrôle du pavot. Mais l’opium est un marché en crise. La demande ne suit pas, les prix baissent. Heureusement les circuits de distribution – les organisations criminelles — ont diversifié l’offre. La Birmanie est devenue un leader de production de méthamphétamine, fournit toute l’Asie du Sud-Est, plus loin l’Australie, l’Arabie saoudite en passant par l’Inde. Ils ont créé un produit miracle, à la portée du pauvre, le Yaba, « le remède qui rend fou », qui mêle caféine et méthamphétamine. Grand succès au Bengladesh et au Laos, la pilule est moins chère qu’une tasse de thé. Le trafic de M.E.T 70 milliards, bien plus que l’opium, seulement 10 milliards. Si le prix d’un gramme de M.E.T est d’un dollar pour le laboratoire, en Australie il atteint 670$ dans la rue. Classique.

    Les réseaux criminels aiment les zones de guerre et les frontières.

    Les réseaux criminels aiment les zones de guerre et les passages de frontières. C’est là où ils font valoir leur plus-value. S’il est simple de transporter de la drogue ou des armes, n’importe qui peut le faire. Quand c’est difficile, quand le mur est haut, alors il faut une organisation structurée. Elle doit savoir creuser des tunnels, dresser des mules, rémunérer des informateurs, acheter policiers, juges, militaires, contrôler une zone de production ou de transit, assurer des services pour la population. Plus le mur est haut, plus l’organisation se concentre, plus le cartel est fort. Si l’on passe de la drogue, on peut passer des amphétamines, des armes, des hommes, des femmes, tout. Souvent, dans les zones de guerre et de conflits, on a besoin de tout : hommes, femmes, armes et drogue. Or, semi-conducteurs, pétrole.

    Ainsi les éléphants birmans se retrouvent-ils dans un zoo à saint Pétersbourg appartenant à un ami du Tsar. Des soldats russes, sont, selon l’armée ukrainienne, sous emprise d’opioïdes. Le Royal Institute britannique explique que les Russes utilisent des amphétamines pour doper les soldats. Selon les Izvestia, journal pro Poutine, le marché de la drogue en Russie s’est amplifié. Les achats se font sur le darknet, la Cocaïne a fait un bond, les méthamphétamines, peu chères, ont explosé. La corruption fait marcher l’économie.

    Plus le mur est haut, plus l’organisation se concentre, plus le cartel est fort.  

    Selon Interpol, les recettes du trafic de drogue représentent 28 % des revenus des groupes armés et des organisations terroristes dans les zones de conflit.

    En Colombie, les combats contre l’ELN ont fait plus de 100 morts et 40 000 déplacés cette semaine. Les Colombiens affirment que l’ELN bénéficie de la protection du Venezuela. Le Venezuela accuse la Colombie d’abriter les chefs du « Tren de Aragua », un gang d’environ 5 000 membres. Trump a mis le petit cartel sur la liste des organisations terroristes, les dirigeants du Venezuela sont déjà sur celle des Narcotrafiquants, non sans raison. Le régime vit sur le trafic. C’était le modèle de Bachar El Assad, qui avait inventé le Captagon. Le trafic, évalué à 10 milliards de dollars, rayonnait dans tout le Moyen Orient. Cela manquera à l’armée russe.   

    Au Sahel et en Libye, le transit de la cocaïne nourrit les mercenaires, les groupes dits djihadistes, mais aussi les membres des juntes militaires de Guinée-Bissau et du Mali. Avec l’Africa Korps, quelques massacres expliquent qui contrôle les routes du désert.

    Les drogues arrivent en Europe de partout. Du sud, du Maroc, premier producteur de cannabis, vers l’Espagne, de la Turquie, second fournisseur, par les Balkans. Au nord, Anvers et Rotterdam sont des plaques tournantes qui irradient dans les campagnes. Toutes les mafias s’y retrouvent : Albanais, Turcs, Marocains, Italiens. Belgique et Pays-Bas sont aussi producteurs. Le marché européen des drogues a connu une hausse sans précédent ; il dépasse 40 milliards d’euros.

    Les Cartels sont installés dans chaque État américain.

    La drogue arrive aussi d’Amérique latine par l’Afrique, ou directement en Espagne. Aux Etats-Unis, premier marché mondial, le Cartel de Sinaloa et Jalisco Nueva Generación (CJNG) sont installés dans chaque État américain, pour tous les produits, du Fentanyl à la méthamphétamine en passant par la classique cocaïne.

    Trump a émis un décret qualifiant les groupes criminels latino-américains, d’« organisation terroriste », ce qui autoriserait des frappes militaires, des éliminations ciblées, des arrestations de toute entreprise ou personne ayant un lien avec eux. Ses amis des casinos par exemple ? Ceux du pouvoir mexicain ? En même temps, il a gracié Ross Ulbricht, fondateur du site Silk Road, un des plus grands sites de vente de drogue en ligne. C’est le jeu des cartels d’utiliser l’Etat pour contrer un rival. Trump n’a rien contre la mafia américaine.

    En France[1], le marché du narcotrafic s’élèverait à 3,5 milliards et des centaines de morts par an. Le gouvernement a lancé un nouveau Plan contre le narcotrafic, signe de l’échec des précédents. Une proposition de loi sénatoriale, d’Emmanuel Blanc, auteur d’un rapport qui fit date, devrait être prochainement votée [2].

    Le chef présumé du clan « Yoda », gang rival de la « DZ mafia » à Marseille est enfin extradé du Maroc vers la France. Gérald Darmanin demande à Dubaï l’extradition de 27 dealers. Il y aurait 3000 narcotrafiquants de toute nationalité à Dubaï. À la fin du circuit, le blanchiment.

    La guerre contre la drogue telle qu’elle est menée est perdue. Ce ne sont pas les Etats qui ont maîtrisé le crime organisé et les mafias, ce sont les mafias et le crime organisé qui ont pris possession de certains Etats.

    Il y aurait 3000 narcotrafiquants de toute nationalité à Dubaï. À la fin du circuit, le blanchiment.

    Beaucoup d’Etats profitent du trafic de drogues. Sous couvert de lutte contre la drogue, les polices, les milices, les armées se livrent au trafic et sont en relation avec les bandes criminelles. Il n’y a pas de mafia au Moyen-Orient parce que les Etats agissent comme des mafias. C’est vrai en Iran comme en Lybie, en Guinée Bissau comme en Syrie. Ailleurs, comme au Nigeria ou en Turquie, l’Etat est lié au crime organisé.

    Ce phénomène n’est pas propre au Moyen-Orient : Equateur, Vénézuéla, Colombie, Guatemala, Honduras, Mexique, Haïti, Birmanie, Laos, le contrôle de l’Etat, des territoires, des frontières aliment guerres civiles et trafics. Il faut des frontières pour que les gardiens puissent trafiquer.

    Les circuits criminels sont des réseaux de contrebande et de blanchiment. Les États-Unis et l’Europe ne sont ni innocents, ni exempts. La Chine non plus, qui produit les composants du Fentanyl, entre 60 et 80.000 morts par an[3] aux États-Unis.

    Les morts dus au crime organisé sont plus nombreux que ceux des guerres. Les guerres témoignent d’une gangsterisation du monde. Les dirigeants se comportent comme des chefs mafieux.

    D’une part les criminels, d’autre part les autorités. En cas de guerre, tous en profitent.  

    Les circuits criminels sont utiles dans les guerres. Que ce soient pour les flottes fantômes, les composants électroniques, les armes, les combattants, les mercenaires, les drogues, les trafics ont besoin de deux types d’organisation : d’une part les criminels, d’autre part les autorités. En cas de guerre, tous en profitent.

    Voilà pourquoi en Ukraine, comme ailleurs en Asie, en Amérique latine, au Moyen-Orient ou en Afrique, partout des forces alimentent la guerre. Et des pauvres types que l’on fait semblant de payer se droguent pour tenir.  Voilà pourquoi il est possible de voir des éléphants voler à la place de SU 30 dans le ciel ukrainien. Au bout de la chaîne, dans la Baltique ou en Mer noire, celui qui cible un avion de l’Otan avec son radar de tir vient peut-être de prendre une petite dose.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de France Pay


  • Sabine Monpierre à Montréal : « Aider nos compatriotes de l’Outre-mer »

    Sabine Monpierre à Montréal : « Aider nos compatriotes de l’Outre-mer »

    Écouter le podcast avec Sabine Monpierre

    C’est au Canada que vous emmène cette semaine « Initiatives Expats ».  Et plus exactement à Montréal où Lesfrancais.press a pu rencontrer Sabine Monpierre. C’est en effet dans la principale ville du Québec que notre compatriote a notamment fondé son association « l’Arbre du voyageur ». Mais quelle est la vocation de cette organisation ? Comment aide-t-elle nos compatriotes venant des départements et des territoires d’Outre-Mer ? Et pourquoi a-t-elle, en outre, organisé un salon de la formation et de l’industrie culinaire soutenu par l’Etat français, via l’aide STAFE ? C’est ce que nous vous proposons, entre autres, de découvrir au cours de ce podcast. Une interview entre conseils et traditions.  

    L’ « Arbre du voyageur » guide l’installation au Canada

    Depuis 2008 notre invitée est installée au Canada. Originaire de la Guadeloupe, Sabine Monpierre avait envie d’ « explorer des nouvelles perspectives professionnelles ». De plus, elle voulait aussi « découvrir un autre format de vie ». Mais elle n’est pas venue les mains vides nous confie-t-elle : « quand je suis arrivée, j’avais 11 valises et 4 malles en métal ».

    Accueil des nouveaux arrivants
    Accueil des nouveaux arrivants

    Sensible aux questions liées à la justice sociale et à l’égalité, notre interlocutrice a également choisi le Canada car « il y avait beaucoup de choses qui se faisaient sur ce territoire-là » nous explique-t-elle au cours de ce podcast. Mais elle s’est sentie un peu perdue au début de son expatriation.

    « En arrivant au Canada, j’aurais aimé avoir un organisme comme l’Arbre du voyageur que j’ai fondé »

    Sabine Monpierre, Présidente-Fondatrice de l’Arbre du voyageur

    Ainsi, notre interlocutrice se souvient de son arrivée dans son nouveau pays d’accueil, et des démarches effectuées les premières semaines. « J’aurais aimé avoir un organisme comme celui que j’ai fondé, qui puisse m’accueillir » déclare-t-elle à notre micro. « À cette époque-là, il n’y avait pas autant de facilité, ni autant d’espace d’échange. On était un peu livré à soi-même pour trouver les informations » se rappelle-t-elle.

    Immigrer au Canada grâce aux conseils de l’Arbre du voyageur

    Il est vrai que lorsque l’on débarque à l’étranger les questions liées au logement, aux écoles pour les enfants, au marché du travail, à la fiscalité, pour ne prendre que ces exemples, sont nombreuses. Et qu’il n’est pas si facile de trouver la bonne information au bon moment. Et ce que l’on avait anticipé avant de partir peut-être différent quand on arrive sur place.

    Équipe de l'Arbre du Voyageur
    Équipe de l’Arbre du Voyageur

    Pour la présidente fondatrice de l’ « Arbre du voyageur », une fois les valises posées, « on découvre un autre monde » que celui que l’on pouvait imaginer, ou de celui relayé par les médias.

    « Être bien conseillé pour mieux immigrer »

    Sabine Monpierre, Présidente-Fondatrice de l’Arbre du voyageur

    C’est pour cela que Sabine a donc créé son association. Celle-ci aide les personnes arrivant des départements et des territoires d’Outre-Mer à s’installer au Canada. Son organisme s’adresse aujourd’hui aussi à toute la communauté antillaise francophone, et même à « toute personne d’ascendance africaine qui est francophone » assure-t-elle.

    « L’Arbre du voyageur soutient le développement social de la communauté antillaise et favorise leur intégration et leur insertion professionnelle. »

    Sabine Monpierre, Présidente-Fondatrice de l’Arbre du voyageur

    Ainsi, l’objectif est de soutenir « le développement social de la communauté antillaise et de favoriser leur intégration et leur insertion aussi professionnelle. ». L’intégration et l’insertion sont au cœur du dispositif d’accompagnement proposé par la structure, comme nous l’explique Sabine au cours de son interview. « Être bien conseillé pour mieux immigrer », c’est d’ailleurs le slogan de l’association.

    Un salon culinaire organisé grâce au STAFE

    Une fois installé dans le pays d’accueil, l’autre vocation de l’association est aussi de créer des relais, et des réseaux. Il s’agit alors de « rassembler la communauté », de développer ainsi des passerelles entre les nouveaux résidents et les anciens, et également de proposer diverses activités.  

    Salon de la formation et de l'industrie culinaire Arbre du Voyageur (AdV) Montréal
    Salon de la formation et de l’industrie culinaire Arbre du Voyageur (AdV) Montréal

    C’est également en lien avec les autres associations regroupant nos compatriotes vivants au Canada et les autorités françaises que s’effectue le travail de l’ « Arbre du voyageur ». Un des événements a d’ailleurs été soutenu par le consulat général de France à Montréal, via le programme STAFE.

    « Le dispositif STAFE a soutenu l’organisation du salon de la formation et de l’industrie culinaire de l’Outre-mer à Montréal »

    Ainsi, le dispositif de « Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger » a, entre autres, permis l’organisation du salon de la formation et de l’industrie culinaire de l’Outre-mer. À notre micro, Sabine Monpierre explique le but de cette action entre rencontres, dégustations, transmissions, formations, recommandations et valorisation des destinations des Outre-mer. La question de la reconnaissance des diplômes a même été abordée lors de ce salon.

    Enfin, pour conclure cet échange, nous avons demandé à notre invitée quelle était la chose absolument à savoir avant de venir au Canada. Pour connaître la réponse de Sabine Monpierre à cette question, et découvrir l’ensemble des activités de l’association « l’Arbre du voyageur », écoutez l’intégralité de ce podcast « Initiatives Expats », la série qui met en avant nos expatriés engagés.

  • Échappées Belles : « Cette émission, c’est une fenêtre ouverte sur le monde »

    Échappées Belles : « Cette émission, c’est une fenêtre ouverte sur le monde »

    Écouter le podcast avec Sophie Jovillard

    Depuis 20 ans, la journaliste et globetrotteuse Sophie Jovillard sillonne le monde pour « Echappées Belles ». Elle était en escale ce mois-ci à Hong Kong pour un nouvel épisode qui sera diffusé sur France 5 et disponible sur TV5Monde. Nous avons profité de ce tournage pour l’interroger. Elle partage ainsi avec nous son regard et ses rencontres comme une amie qui rentre de voyage. Pour notre invitée « cette émission, c’est une fenêtre ouverte sur le monde ». Et c’est juste avant de reprendre son avion pour la France que « La voyageuse au chapeau » nous a accordé cet entretien, à écouter également en podcast.

    Lesfrancais.press : « Hong Kong, vous y aviez déjà tourné, pourquoi avoir souhaité y consacrer un nouveau numéro d’Echappées Belles ? »

    Sophie Jovillard : « Hong Kong fait partie de ces destinations dans lesquelles on a envie de revenir. Je suis venue pour la première fois en 2007, c’était 10 ans après la rétrocession de l’archipel à la Chine. Je suis revenue il y a 10 ans. C’est la troisième fois que j’y tourne. J’ai essayé de tirer plusieurs fils : « comment Hong Kong arrive-t-elle à maintenir ses traditions tout en regardant vers l’avenir ? ». « Comment, quand on est Français, on regarde cette destination ? ». Hong Kong est souvent considérée comme un lieu de transit, une escale. Mais c’est un voyage en soi. »

    Photo de tournage d'Echappées Belles
    Photo de tournage d’Echappées Belles
    Lesfrancais.press : « Y a-t-il une rencontre qui vous a particulièrement marquée ici ? »

    Sophie Jovillard : « On a rencontré la cheffe May Chow qui tient notamment le restaurant Little Bao. Elle vit à Hong Kong, sa cuisine est reconnue à l’international, elle a participé à de nombreuses émissions de télévision. May Chow a remporté le prix de la meilleure femme chef d’Asie en 2017. Elle est mariée à une jeune femme et se bat pour la diversité et l’indépendance des femmes. Elle incarne un visage très moderne de la jeunesse hong-kongaise. »

    Lesfrancais.press : « Vous avez vu la ville changer ? »

    Sophie Jovillard : « Oui. C’est intéressant de voir comment la société évolue. Dans la perspective du Nouvel An chinois, j’ai assisté à des danses du lion. Des jeunes femmes pratiquent désormais ces danses.

    « Hong Kong est souvent considérée comme un lieu de transit, une escale. Mais c’est un voyage en soi. »

    Sophie Jovillard, Echappées Belles

    Historiquement, elles n’y étaient pas autorisées parce que le fait qu’une femme ait ses règles est encore jugé impur par certains maîtres. Il y a une évolution culturelle sur quelque chose d’ancré et de très traditionnel. »

    Lesfrancais.press : « Vous vous intéressez aussi au regard des expatriés ? »

    Sophie Jovillard : « On aime commencer l’émission avec des Français installés dans le pays. On a notamment rencontré Myriam Bilbault qui fait partie du Cheeseclub. Elle est Française et elle est fromagère à Hong Kong ! On a fait avec elle une cérémonie du thé agrémentée de fromages. Je me suis dit : « choc des cultures, c’est intéressant ! »

    Une histoire d’organisation et de rencontres

    Lesfrancais.press : « Comment travaillez-vous sur le terrain ? »

    Sophie Jovillard : « Nous travaillons en équipe. Pour ce numéro, je suis sur le terrain avec Mathieu Despiau qui est réalisateur et David Lemeunier deuxième caméra et droniste. Nous avons préparé l’émission avec David Attali, fixeur installé ici. Lui travaille en amont sur la prise de contacts.

    « On permet aussi à ceux qui n’ont pas les moyens de voyager de s’évader. »

    Sophie Jovillard, Echappées Belles

    Depuis Paris, on fait une sélection et David nous accompagne sur le terrain. Il nous permet une interaction plus facile avec les gens : il parle cantonnais. Je lui demande des conseils sur des attitudes, des habitudes. Ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Le fixeur a les clés culturelles. Sur 10 jours, nous réalisons les plateaux, toute la partie incarnée de l’émission et pour compléter le tournage, nous faisons appel à notre journaliste Antonin Broutard. Lui vient réaliser les reportages. Ses sujets sont dans la continuité de mon voyage. »

    Lesfrancais.press : « Echappées Belles va fêter ses 20 ans, comment définissez-vous le concept de l’émission ? »

    Sophie Jovillard : « J’espère qu’elle permet aux gens de voyager par procuration. L’ADN c’est la rencontre. Que nous soyons en Auvergne, en Alsace, en Italie ou à Hong Kong, nous sommes là pour partager avec nos intervenants leur savoir-faire, leurs traditions, des tranches de vie.

    Dans les rues de Hong-Kong
    Dans les rues de Hong-Kong

    C’est à travers les gens que nous rencontrons qu’on apprend à découvrir une destination. On n’a pas la prétention d’être un documentaire. Parfois les gens nous disent : « on est frustrés, on n’a pas assez découvert la destination ». Certes. Vu le monde un peu anxiogène dans lequel nous vivons, parler « voyage » sans polémique, parler « rencontre » sans essayer de mettre des questions politiques au milieu de tout cela, ça fait du bien. On peut juste avoir envie de s’émerveiller sur le monde, aller vers les autres sans en avoir peur. »

    Lesfrancais.press : « Votre signature c’est aussi votre chapeau ? »

    Sophie Jovillard : « Je vais vous révéler mon secret ! Au départ, je le portais par confort parce que j’ai une peau très claire et que je suis un peu intolérante au soleil, donc je me protège, c’est aussi simple que cela. Petit à petit, c’est vrai que c’est devenu une signature. Quand je ne l’ai pas, on me dit : « tiens c’est bizarre, elle est où Sophie ? ». C’est devenu un style. Je porte plein de chapeaux et de casquettes dans la vie ! »

    Lesfrancais.press : « D’où vous vient votre curiosité pour l’ailleurs ? »

    Sophie Jovillard : « Je suis née à Lille, j’ai grandi à la campagne dans le Beaujolais et mes parents étaient bordelais. Dès mon plus jeune âge, j’ai découvert de nombreuses régions en France. Nous étions 4 enfants, avec mes parents cela faisait six, il y avait le chien… Pour partir en vacances, ce n’était pas évident ! En grandissant, j’ai eu envie d’élargir le cercle, d’aller dans la première grande ville qui était à côté. J’ai fait mes études à Lyon puis j’ai rejoint Paris. Petit à petit à travers le travail, ce cercle a grandi. J’ai commencé à France 3 d’où ma passion pour les magazines de découverte. Puis j’ai été sollicitée par la chaîne Voyages et un jour, un rêve s’est exaucé : celui de faire des émissions pour France 5. Ce rêve s’est exaucé avec la création d’Echappées Belles il y a 20 ans. »

    Beaucoup de travail pour « un job de rêve »

    Lesfrancais.press : « Quel bilan tirez-vous de ces 20 ans de reportages ? »

    Sophie Jovillard : « Je mesure la chance que j’ai de faire ce métier. Souvent je rencontre des gens qui me disent : « Tu as un job de rêve, c’est génial ! ». Oui mais c’est aussi beaucoup de travail. Partir aux quatre coins du monde, c’est une organisation. L’émission est un rendez-vous pour le public.

    « Cette émission c’est une fenêtre ouverte sur le monde. »

    Sophie Jovillard, Echappées Belles

    Elle est diffusée le samedi soir en première partie de soirée sur France 5. Je me dis toujours que c’est extraordinaire quand les gens me confient : « j’ai voyagé grâce à toi », « j’ai regardé Echappées Belles pour voir par où tu es passée », « j’ai contacté ton guide parce qu’il avait l’air sympa ». C’est un échange de bon procédé entre les spectateurs et nous. On permet aussi à ceux qui n’ont pas les moyens de voyager de s’évader. Cette émission c’est une fenêtre ouverte sur le monde. »

    Lesfrancais.press : « Quels sont vos prochains projets de tournage ? »

    Sophie Jovillard : « Changement de décor radical pour le prochain numéro ! Je pars début février pour un tournage dans les 3 Vallées. Je chausse les skis et les raquettes pour une émission à la montagne. »

    Lesfrancais.press : « Et quand vous ne travaillez pas, qu’est-ce que vous faites ? »

    Sophie Jovillard : « Je reste à la maison, je cuisine, je vais au théâtre, je visite des expos. Je vis entre Paris et Marseille avec une famille dans la région lyonnaise. Bizarrement pour une grande voyageuse je suis un peu casanière ! »

    Propos recueillis par Catya Martin et Anne-Claire Poignard

  • Investir dans l’immobilier en France ? 2025 l’année de la reprise

    Investir dans l’immobilier en France ? 2025 l’année de la reprise

    En 2025, le marché immobilier en France connaîtra des bouleversements majeurs sous l’effet des avancées technologiques, des nouvelles réglementations et des exigences croissantes en matière de durabilité. GoFlint, acteur clé de l’innovation dans le secteur, a dévoilé les cinq tendances qui redéfiniront l’immobilier de demain dans un rapport publié en ce début d’année.

    La digitalisation, l’intelligence artificielle et les contraintes environnementales façonneront les transactions et les attentes des acheteurs. Pour les Français de l’étranger, on fait le point sur l’impact concret de ces évolutions.

    La digitalisation du marché

    Bonne nouvelle pour les expatriés, 2025 devrait être l’année, enfin, de la digitalisation du marché.de l’immobilier en France. Ainsi, l’ensemble des processus, de la recherche de biens à la signature des actes, se déroule de plus en plus en ligne avec les notaires. Cette tendance s’explique par une demande croissante des utilisateurs pour des services rapides, intuitifs et accessibles à distance.

    En parallèle, la gestion des dossiers clients est optimisée grâce à des plateformes collaboratives, accélérant la validation des documents et réduisant les délais de transaction. Cette digitalisation s’accompagne d’une automatisation des tâches administratives. En conséquence, les processus deviennent plus fluides. Ainsi, cela contribue à améliorer l’efficacité du marché immobilier 2025.

    Notons aussi que le cabinet GoFlint indique que L’intelligence artificielle (IA) s’imposera comme un pilier central du marché immobilier 2025. En analysant les préférences des utilisateurs, elle permettra de proposer des biens sur mesure, adaptés à leurs attentes spécifiques. Cette personnalisation accrue favorisera une meilleure expérience client. Par ailleurs, elle améliorera la satisfaction des utilisateurs. De plus, elle augmentera les taux de conversion pour les professionnels.

    Si vous avez un projet d’achat immobilier, ne tardez pas !

    Après deux ans et demi de crise, « la baisse des prix de l’immobilier ancien, ce sera (déjà) terminé en 2025 ! », prévient Charles Marinakis, président du réseau d’agences immobilières Century 21 France, lors d’une conférence de presse, ce lundi 6 janvier. En 2024, les prix des appartements ont baissé de 0,7% par rapport à 2023 au sein du réseau Century 21 France, et ceux des maisons, de 3,8%. Ce qui porte la baisse des prix des appartements à 4,1% depuis le début de la crise immobilière en 2022, et celle des prix des maisons à 5,6%. Si la baisse est plus forte pour les maisons individuelles que pour l’habitat collectif, c’est parce que les premières avaient « enflammé les prix de l’immobilier après la crise sanitaire et subissent donc un contrecoup plus important », précise Charles Marinakis.

    Il s’agit pour lui de « baisses de prix significatives, sur lesquelles il faut communiquer pour mobiliser les acquéreurs. » Prenons l’exemple de Paris : le prix moyen du mètre carré a plongé de 9,9% au cours des deux dernières années, pour tomber à 9 321 euros. « Une baisse de près de 10%, c’est beaucoup », souligne Charles Marinakis. La tendance est identique dans le reste de l’Ile-de-France, avec un plongeon des prix de plus de 9%, pour les appartements comme pour les maisons, entre fin 2022 et fin 2024.

    Ainsi, le patron de Century 21 France – qui table sur 850 000 transactions en 2025 à la faveur de la poursuite de la baisse des taux de crédit, dans une fourchette de 2,75% à 3,25% sur 20 ans, contre 3,30% actuellement – exhorte donc les agents immobiliers à « maîtriser » les prétentions des vendeurs au cours des prochains mois. « Si un vendeur constate qu’il a désormais trois visites de son bien par semaine, contre zéro au cours des six mois précédents, il ne va plus baisser son prix! », explique Charles Marinakis. Qui prévoit une augmentation des prix de l’immobilier ancien de 2 à 3% en 2025, pour l’ensemble de la France.

    Comment financer son bien ?

    Comme l’indiquent les professionnels, les planètes s’alignent pour les Français de l’étranger qui désirent acheter un bien. Les prix sont bas, mais remonteront ce qui sécurise l’investissement, les taux sont revenus « acceptables » et il est désormais possible de réaliser l’ensemble de la transaction à distance.

    Mais il reste un écueil, le financement. Actuellement, aux expatriés, il leur est demandé de verser jusqu’à 40% d’apport pour obtenir un financement auprès des banques françaises. Pour autant, 2025 est aussi l’année d’une nouvelle unification du système bancaire européen. Désormais, les banques européennes non installées en France bénéficient de nouvelles garanties sur leur créance au sein de l’Union Européenne. Petit à petit au fil des mois, la concurrence devrait donc s’intensifier et faciliter en conséquence l’obtention de prêts pour les Français de l’étranger.

  • Propriétaires en France ? Gare au Diagnostic de Performance Énergétique

    Propriétaires en France ? Gare au Diagnostic de Performance Énergétique

    Les Français de l’étranger ont soit gardé leur ancienne résidence principale, soit hérité d’un bien. Ou ils ont tout simplement réalisé des investissements locatifs en France avec la retraite comme horizon. Mais connaissez-vous tous les arcanes de la réglementation immobilière française. Comme souvent, notre pays excelle dans la création de normes.  Et depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G dans le cadre du Diagnostic de Performance Énergétique sont dans le viseur. On vous explique tout.

    C’est quoi le Diagnostic de Performance Énergétique ?

    A l’origine, le DPE était conçu comme un document informatif. Depuis le 1er juillet 2021 et conformément à la loi ELAN, les DPE réalisés après cette date sont devenus opposables (sauf pour la partie de recommandation de travaux qui conserve sa valeur indicative). C’est-à-dire que l’exactitude des informations contenues dans le DPE engage la responsabilité du vendeur ou du bailleur ainsi que celle du diagnostiqueur. En cas d’erreur préjudiciable pour l’acquéreur ou le locataire, celui-ci pourra prendre des mesures juridiques. Par exemple, il pourra demander une compensation.

    C’est quoi le Diagnostic de Performance Énergétique ?
    C’est quoi le Diagnostic de Performance Énergétique ?

    Gare aux mauvaises surprises. Votre note pourrait ne plus être la même, du fait des nouveaux paramètres désormais pris en compte qui visent notamment à mieux évaluer les déperditions d’énergie !

    DPE individuel : êtes-vous sûr que le vôtre est encore valable ?

    Vous envisagez de mettre en location ou de vendre votre bien immobilier en 2025 ? Prenez garde à bien vérifier la date à laquelle a été réalisé le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) qui l’accompagne.

    En effet, à compter du 1er janvier 2025, les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables.

    Si la durée de validité d’un DPE est en théorie de 10 ans, cette décision a été prise à la suite d’un changement en profondeur du mode de calcul depuis le 1er juillet 2021.

    Avant cette date, le diagnostiqueur se basait sur les factures d’énergie du logement des 3 années précédentes pour établir sa note. Allant de A pour les biens immobiliers les plus vertueux à G pour les biens les plus énergivores, couramment qualifiés de « passoires thermiques ».

    Depuis juillet 2021, c’est la méthode dite « 3CL », pour « Calcul de la Consommation Conventionnelle des Logements » qui est utilisée. Elle est jugée plus fiable car elle se concentre sur la qualité d’isolation du logement et intègre plus de paramètres pour un diagnostic plus fin et précis.

    Dans un souci d’uniformisation des DPE, à l’heure où ceux-ci constituent plus que jamais des documents essentiels lors d’une vente immobilière ou d’une mise en location, les pouvoirs publics ont donc décidé de réduire la durée de validité des DPE réalisés avant cette réforme.

    Concrètement, si votre DPE a été réalisé entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 et que vous souhaitez vendre votre bien ou le mettre en location en 2025, vous n’aurez pas d’autre choix que de repasser par la case diagnostiqueur.

    DPE Collectif : vers une obligation pour toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille

    Là où le DPE individuel se concentre sur un seul logement, le DPE collectif propose une évaluation globale comprenant les logements mais aussi les parties communes. Le tout afin d’avoir une vue d’ensemble des performances énergétiques de la copropriété et guider les copropriétaires dans le choix d’éventuels travaux de rénovation.

    Créé en 2010, l’usage du DPE collectif a été progressivement élargi au fil des années.

    DPE Collectif : vers une obligation pour toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille
    DPE Collectif : vers une obligation pour toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille

    Ainsi, depuis le 1er janvier 2024, le DPE collectif est obligatoire pour les copropriétés de plus de 200 lots. Et le mouvement continue avec deux échéances dans un avenir proche :

    • 1er janvier 2025 : le DPE collectif devient obligatoire pour les copropriétés de 50 à 200 lots, qu’elles soient à usage d’habitation, commercial ou professionnel.
    • 1er janvier 2026 : le DPE deviendra également obligatoire pour les copropriétés de moins de 50 lots.

    Les locations touristiques elles aussi rattrapées par le DPE

    Jusqu’en 2024, les locations touristiques échappaient à l’obligation de DPE et à l’application d’interdiction de mise en location des passoires énergétiques.

    Un trou dans la raquette dénoncé par de nombreux professionnels de l’immobilier, qui craignaient de voir les biens mal notés fuir vers la location saisonnière pour éviter à leurs propriétaires d’effectuer les travaux de rénovation nécessaires.

    Leurs craintes ont été entendues puisqu’à partir de 2025, il devient obligatoire de fournir un DPE noté E ou plus pour les nouveaux meublés de tourisme pour lesquels le propriétaire demandera un changement d’usage (en France métropolitaine uniquement).

    Et à partir de 2034, l’ensemble des meublés touristiques devront atteindre au moins l’étiquette D, comme le reste des logements loués en France.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.01.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.01.2025

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le vendredi 24 janvier 2025 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de la dernière édition de la semaine : A Davos, l’angoisse palpable des Européens – Le PS menace François Bayrou sur le budget – Le NFP veut s’exporter

    À la French Soirée, le spectre de Donald Trump hanté tous les participants

    Organisée mercredi soir par Business France à Davos, les premières décisions du président américain y ont alimenté toutes les discussions. «Jamais un absent n’a été aussi présent à Davos, Il a dicté l’agenda » résume un habitué au journaliste du Figaro. Les Américains présents à Davos ont passé leur temps à rassurer sur le fait que tout sera sous contrôle, confie le patron d’un autre fleuron français à l’AFP. Selon eux, « Donald Trump a plus confiance en lui et est mieux préparé à exercer sa fonction qu’il y a huit ans. Il a moins besoin d’en faire trop et est, en réalité, très soucieux de l’image qu’il laissera dans l’histoire. De plus, ses équipes économiques sont très pro, à commencer par le secrétariat au Trésor.». L’avenir le dira.

    Un budget adopté mais qui sera remanié

    Plus de trois mois après avoir été déposé au Parlement, le budget 2025 a été adopté dans son ensemble par le Sénat, jeudi 23 janvier, lors d’un vote sans grand suspense. Les sénateurs ont voté en grande majorité (217 voix pour, 105 contre) pour l’ensemble du projet de loi de finances, qui comprend la partie recettes et dépenses. Cependant, Le projet de loi de finances 2025 devrait être largement remanié en commission mixte paritaire pour satisfaire les socialistes, qui menacent de voter la censure lors de l’examen final.

    Olivier Besancenot à Berlin à l’invitation du Nouveau Front Populaire

    Cette figure centrale du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), activiste engagé, vient à Berlin pour participer à une conférence ayant pour thème : « Le Nouveau Front Populaire en France – un modèle d’antifascisme européen ? ». Le rendez-vous est donné, aujourd’hui, 24 janvier à 18h30 à l’Aquarium situé au Skalitzer Straße 6 dans la capitale allemande. Avant la conférence en elle-même, il sera possible de participer à une séance de tractages avec les Insoumis.

    C’est tout pour ce dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter un bon week-end.

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

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