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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 04.02.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 04.02.2025

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mardi 04 février 2025. Dans les titres de cette édition : Bayrou réussit son pari – Alerte sur le budget des Français de l’étranger – Solidarité pour Laure au Mexique

    4 49.3 dans la semaine

    Deux mois après la chute du gouvernement Barnier, François Bayrou semble donc en mesure d’assurer sa survie à Matignon, même si le Rassemblement national décidait de voter la censure. Sauf si la direction du PS ne tient pas ses troupes. En effet, deux lignes s’affrontent au sein du parti, entre ceux qui ne veulent pas laisser le pays sans budget, comme le demande l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, et ceux qui veulent censurer notamment au nom des valeurs depuis que François Bayrou a utilisé le terme de « sentiment de submersion » migratoire, cher à l’extrême droite. En tout, le gouvernement va faire passer 4 textes liés au budget sans vote cette semaine, les opposants auront donc le temps encore de négocier pour faire tomber Bayrou.

    Olivier Faure à la tribune de l'Assemblée nationale le 03 février 2024
    Olivier Faure à la tribune de l’Assemblée nationale le 03 février 2024

    Non au démantèlement de la France à l’étranger !

    C’est le cri d’alarme de la sénatrice (UDI)  des Français de l’étranger, Olivia Richard. Elle porte notre attention sur un amendement, qui avait été rejeté au Sénat, puis réintroduit en commission mixte paritaire. Il diminue les crédits de la mission « Action extérieure de l’État » de 50 millions d’euros supplémentaires. Elle frappera de plein fouet les moyens alloués aux services aux Français de l’étranger, conduira immanquablement à la fermeture d’ambassades ou de postes consulaires. Le texte proposé par le gouvernement propose bien cette réduction. Elle pourrait frapper les bourses scolaires et les actions sociales.

    Olivia Richard
    Olivia Richard

    Une Française appelle à l’aide depuis le Mexique

    La jeune femme est atteinte d’une forme sévère de dengue. Elle est hospitalisée dans l’hôpital Angeles de Pedregal et doit être transfusée en grande quantité chaque jour du sang O+ ou O- , renouvelant son plasma tous les jours. Des groupes sur les réseaux sociaux s’organisent, autour des proches bien sûr mais aussi plus largement au sein des communautés expatriées sur place. Depuis vendredi 31 janvier, l’appel aux dons est relayé sur des groupes à l’étranger, en France et à Singapour notamment. Si vous êtes au Mexique ou que vous vous y rendez prochainement, n’hésitez pas à contacter les proches de notre compatriote via le groupe whatsapp dont le lien est disponible dans l’article accompagnant cette édition.

    C’est tout pour ce flash quotidien des expatriés. Toute la rédaction se joint à moins pour souhaiter un beau mardi où que vous soyez !

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • Le cash, toujours le roi des transactions ?

    Le cash, toujours le roi des transactions ?

    En France, il est possible de payer dès 1 euro en carte bancaire, le pays qui a inventé la carte à puce a fait une large place aux paiements numériques. Cependant, les espèces restaient en 2022, le moyen de paiement le plus utilisé en volume aux points de vente en France (50%) et en zone euro (59%). Pour la majorité des consommateurs, il est important de pouvoir payer en cash (57 % en France et 60 % en zone euro). Qu’en est-il ailleurs ? Quel avenir pour la monnaie sonnante et trébuchante ?

    Lente érosion du cash dans la zone Euro

    La Banque centrale européenne a publié sa dernière enquête relative aux « Habitudes de paiement des ménages en zone euro » en 2023.  Conduite entre octobre 2021 et juin 2022, cette enquête est la première réalisée sur la période post-Covid. Elle montre qu’en France et dans l’Eurosystème, les espèces restent, malgré leur lente érosion, le moyen de paiement le plus utilisé aux points de vente en 2022. L’anonymat, la rapidité de règlement et une meilleure gestion des dépenses en constituant les principaux critères d’appréciation.

    De nouvelles habitudes de consommation se sont installées depuis le Covid, notamment la hausse du paiement sans contact qui représente désormais plus d’un paiement par carte sur deux aux points de vente (51% en France et 62% en moyenne en zone euro contre respectivement 38 % et 41 % en 2019). Plus d’un consommateur sur deux indique préférer la carte ou tout autre moyen de paiement autre que les espèces pour régler ses achats en magasin (respectivement 64% en France et 55% en zone euro, la carte bancaire bénéficiant de son côté pratique (rapidité et facilité d’utilisation).

    L’utilisation des espèces présente des atouts par rapport aux autres moyens de paiement : en premier lieu, l’anonymat et la protection de la vie privée, puis, la facilité de règlement, enfin une meilleure gestion de ses dépenses et de son budget. La facilité d’accès aux distributeurs automatiques de billet (DAB) contribue aussi à la forte utilisation des espèces, qui sont acceptées dans la très grande majorité des points de vente.

    Une question de génération ?

    En occident, l’utilisation du cash est souvent une histoire de générations. Ainsi, selon l’enquête de la BCE publiée en 2023, la probabilité qu’une personne de 55 ans utilise principalement les espèces est significativement plus forte que pour une personne de moins de 25 ans. De même, une personne en situation de « fragilité budgétaire » aura plus tendance qu’une autre à recourir plus souvent aux espèces.

    Le montant et le type de l’achat conditionnent également le choix du mode de paiement. Plus le montant de la transaction est bas, plus la transaction sera réglée en espèces. De même, pour les achats du quotidien, sur les marchés, dans les cafés et restaurants. À l’inverse, les achats de biens durables, en station essence, les réservations d’hôtels et les services hors du domicile sont moins souvent réalisés en espèces.

    Mythes et fantasmes sur les banques

    En occident, après la crise de 2008, il s’est installé l’idée que de conserver de l’espèce chez soi permettrait de faire face au défaut de sa banque. A court terme, c’est vrai, si votre établissement bancaire fait faillite, vous ne pourrez plus accéder à vos fonds pendant la période de liquidation de l’entreprise, et alors vous serez heureux de disposer d’un peu d’espèces à la maison.

    Mais en parallèle se déclenchera le fonds de garantie des dépôts des particuliers. En effet, en Europe, mais aussi dans tous les pays au système bancaire organisé, il existe une garantie de l’État pour couvrir ces risques. Dans la zone Euro, c’est 100 000 € par établissement bancaire, c’est-à-dire que vous serez remboursé à hauteur maximum de 100 000 euros pour tous les comptes de dépôts que vous détiendrez dans un établissement. Si vous avez plus de 100 000 euros en liquidité, il est important de ventiler les dépôts entre plusieurs établissements pour garantir au maximum vos actifs liquides.

    © Andrii Yalanskyi - stock.adobe.com
    © Andrii Yalanskyi – stock.adobe.com

    Mais si toutes les banques (ou au moins un nombre significatif) d’un espace monétaire sont emportées dans une série de faillite, c’est l’ensemble de l’univers bancaire concerné qui s’effondrerait ! Une situation qui de facto emportera aussi la valeur de la monnaie papier. Le cash dont vous disposerez n’aurait plus de valeur dans une telle situation.

    Bizarrement, dans ce cas, les cryptomonnaies resteront la seule valeur sûre avec les monnaies dont le système bancaire aura survécu à une telle déflagration. Mais on peut se rassurer, il y a très peu de scénarios qui pourraient conduire à ce tremblement de terre économique. Cependant, dans les pays où le système bancaire est faible, la monnaie numérique inspire plus confiance comme en Asie.

    Le paiement mobile dans les nouvelles économies

    Actuellement, le seul pays où le paiement mobile a dépassé tous les autres types de paiement est la Chine, où 67 % des personnes interrogées ont utilisé leur smartphone pour régler un achat au cours de l’année écoulée.  En Corée du Sud, ils ne sont que 14% à avoir utiliser de l’espèce en 2023.

    L’Inde et le Nigeria font également partie des autres pays où le paiement par téléphone est très populaire, dépassant même le niveau d’utilisation des cartes de débit dans le cas de l’Inde (deux pays qui auront la plus grande population au monde en 2100).

    C’est d’ailleurs sur ces continents, l’Afrique et l’Asie, où le cash disparait le plus rapidement. Alors que la Chine inventa le papier monnaie, son usage est abandonné du fait des risques de faux. En effet, l’usage du cash est lié en la confiance qu’on a dans la monnaie. Hors zone du Franc CFA, les monnaies africaines sont peu sécurisées et volatiles et leur réseau de distribution limité. Les États africains tentent depuis plusieurs années de créer une monnaie commune pour palier à l’utilisation du dollar ou de l’Euro en lieu et place des monnaies locales.

  • En 2024, la France a passé la barre des 100 millions de touristes

    En 2024, la France a passé la barre des 100 millions de touristes

    Qui a dit que la France ne faisait plus rêver ? Pour les cassandres, c’est la douche froide. Emmanuel Macron a réussi son objectif touristique (au moins un) celui du nombre de visiteurs internationaux. En 2024, il a franchi le cap des 100 millions. Les recettes internationales, qui atteignent 71 milliards d’euros, sont en hausse de 12% sur un an. Le solde entre les recettes générées par les voyageurs étrangers en France et les dépenses des Français à l’étranger s’établit à 15 milliards d’euros. Une bonne nouvelle pour Laurent Saint Martin, ministre des Français de l’étranger mais aussi en charge de la balance commerciale si déficitaire globalement pour notre pays.

    Les Asiatiques ne sont pas encore au rendez-vous

    En 2024, les recettes internationales ont progressé de 12% sur un an, tirées par les clientèles belges, anglaises, allemandes, suisses et américaines. La clientèle asiatique revient en France mais le nombre de visiteurs chinois reste inférieur de 60% à celui d’avant pandémie. Les visiteurs japonais sont eux, 30% moins nombreux qu’en 2019.

    Ainsi, le pays a accueilli 2 millions de visiteurs de plus par rapport à 2023, qui était déjà une année record. « Les perspectives du premier trimestre 2025 sont très bonnes avec une fréquentation en hausse », ajoute le communiqué du ministère officialisant ces résultats. Les arrivées aériennes internationales sont en hausse de 10% sur le trimestre par rapport à 2024, avec une hausse de 15% des visiteurs américains, des 7% des visiteurs brésiliens et indiens et de 16% des Chinois. Le taux d’occupation des hôtels dans la capitale est en hausse de 7 points en janvier 2025 et devrait l’être de 4 points en février. Aussi, « les Américains, avec des nuitées en hausse de 5% deviennent une clientèle incontournable portée par des dynamiques économiques et un différentiel de pouvoir d’achat conséquents », est-il précisé dans le communiqué. Pour l’ensemble de la clientèle internationale, les nuitées sont en hausse de 7,3%, portées par l’hébergement locatif (+16,4%).

    En tout, la fréquentation internationale est en hausse de 10% par rapport à l’année passée alors que la clientèle française affiche une progression de 2%.

    Le Ski, celui qu’on n’attendait plus

    En 2024, il y a eu les Jeux Olympiques de Paris, un vrai succès à l’international, qui ont fait rêver le monde et continueront à le faire au moins 4 ans comme les premiers chiffres de 2025 évoqués plus haut le laissent deviner.

    Mais en plus, les vacances de fin d’année ont connu « un important rebond touristique porté par les stations de ski et la hausse de la fréquentation internationale » grâce notamment à un bon enneigement. Le taux d’occupation des stations de ski s’est élevé sur la période à 85% tous hébergements marchands confondus, en hausse de 3 points par rapport à 2023 et la neige continuant à tomber, les résultats seront bons pour cette saison hivernale.

    1,4 milliard d’arrivées de touristes internationaux

    Si la France a eu de si bons chiffres, confirmant sa place au sommet des classements des pays visités dans le monde, c’est aussi parce que selon l’ONU Tourisme, « avec 1,4 milliard d’arrivées de touristes internationaux dans le monde, 2024 est l’année qui marque le rétablissement du tourisme international de la pire crise de son histoire ».

    Aussi, la hausse globale du tourisme international est en grande partie portée par la reprise du trafic aérien, qui retrouve quasiment son niveau d’avant crise pandémique.

    Les recettes du tourisme international ont été en forte hausse en 2024. Elles s’élèvent à 1 534 milliards d’euros (1 821 milliards d’euros si l’on inclut le transport de passagers). Le Moyen-Orient a attiré 95 millions de visiteurs (+32% par rapport à 2019), l’Afrique 74 millions (+7%), l’Europe demeure la première destination continentale avec 747 millions de touristes (+1%), les Amériques 213 millions (-3%) et l’Asie-Pacifique 316 millions de visiteurs (-13%). Pour 2025, l’ONU prévoit une hausse de 3% à 5% par rapport à 2024, si toutefois la situation économique mondiale reste favorable, que l’inflation continue de reculer et qu’il n’y a pas d’escalade des conflits géopolitiques.

  • Allemagne, deux ans en enfer

    Allemagne, deux ans en enfer

    Pour la deuxième année consécutive, le PIB en Allemagne a reculé. Après une contraction de 0,3 % en 2023, il a régressé de 0,2 % en 2024, selon l’Office fédéral des statistiques Destatis. « L’Allemagne traverse sa plus longue période de stagnation depuis l’après-guerre », estime Timo Wollmershäuser, responsable prévision de l’institut économique IFO. En comparaison de 2019, le pays affiche une croissance d’à peine 0,3 %. L’économie allemande est lourdement pénalisée par les difficultés de l’automobile et du secteur des machines-outils. L’industrie manufacturière allemande a enregistré une baisse de 3 % de sa production l’an dernier. En 2024, les exportations ont reculé de 0,8 %, tandis que les importations progressaient de 0,2 %.

    Perte d’emplois et inflation

    Les menaces de majoration des droits de douane de Donald Trump inquiètent les Allemands. Malgré la baisse de l’inflation à 2,2 % en 2024, les ménages ont maintenu un important effort d’épargne. En effet, la consommation des ménages corrigée des effets de l’inflation n’a augmenté que de 0,2 % l’an dernier et reste encore en-dessous du niveau de 2019. Les Allemands restent échaudés par la hausse des prix qui de 2019 à 2024 a été de 20 %.

    Perte d’emplois et inflation
    Perte d’emplois et inflation

    Ils craignent par ailleurs les pertes d’emplois, l’année 2024 ayant été marquée par des plans de licenciement importants : Volkswagen a annoncé un plan social portant sur 35 000 postes d’ici à 2030, Thyssen Krupp a prévu de réduire le nombre de postes de 11 000, l’équipementier automobile ZF de 14 000, tandis que les groupes Bosch et Continental ont décidé de supprimer 7 000 emplois chacun dans le pays. Le nombre de faillites a sensiblement augmenté d’une année sur l’autre (+16,8 %), notamment dans les secteurs des transports et de la construction.

    Les entreprises ont, par ailleurs, réduit leurs dépenses d’investissements en biens d’équipements de 5,5 % en 2024 (6,5 % en excluant le secteur public).

    L’espoir d’un rebond est faible

    L’espoir d’un rebond de l’économie allemande au cours du premier semestre 2025 est faible compte tenu du recul du PIB de 0,1 point au dernier trimestre 2024 et des incertitudes économiques comme politiques. Les élections au Bundestag du 23 février prochain devraient conduire à une coalition dominée par la CDU. Celle-ci aura la lourde tâche de relancer l’économie en menant des réformes structurelles. Elle pourra compter sur une marge de manœuvre financière importante. Stable d’une année sur l’autre, le déficit budgétaire du pays s’est élevé à 2,6 % du PIB en 2024. Mais pour accroître ses dépenses publiques sans augmenter les impôts, l’Allemagne devra réformer en partie sa règle du « frein à la dette », qui limite les nouveaux emprunts à 0,35 % du PIB. Pour lever ce frein, une majorité des deux tiers au Parlement est nécessaire.

  • Pourquoi l’industrie automobile européenne est-elle en crise ?

    Pourquoi l’industrie automobile européenne est-elle en crise ?

    BRUXELLES — La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a invité ce jeudi les principaux acteurs de l’industrie à un « dialogue stratégique » sur l’avenir du secteur automobile. Quelles sont les causes du marasme actuel?

    Raison 1 : Une faible demande

    Le principal problème des constructeurs automobiles européens se résume en un mot : la demande.

    En 2024, l’Europe a produit deux millions de voitures de moins qu’avant la pandémie de Covid-19. Avec l’augmentation du coût de la vie et les taux d’intérêt élevés, les Européens sont de moins en moins en mesure de s’offrir une nouvelle voiture.

    « La classe moyenne européenne perd du pouvoir d’achat », a déclaré l’année dernière Luca de Meo, PDG de Renault.

    L’absence de demande est particulièrement marquée pour les voitures électriques, dont les prix ont augmenté ces dernières années. Une réduction des coûts était pourtant espérée, grâce à la baisse du coût des batteries et à des économies d’échelle.

    Le déclin de la production européenne est accéléré par la tendance du « local pour local ». Cette logique pousse les constructeurs automobiles, tels que les marques allemandes, à produire et s’approvisionner de plus en plus dans le pays de destination de leurs voitures. Les voitures destinées au marché américain par exemple, sont alors construites dans le nord de l’Amérique.

    « L’analyse de rentabilité de la fabrication en Europe doit être améliorée », explique à Euractiv Sigrid de Vries, directrice générale de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), le principal lobby de l’industrie automobile de l’Union européenne (UE).

    Raison 2 : Pertes d’emplois et fermetures d’usines

    La diminution du nombre de voitures produites en Europe signifie également la diminution du personnel nécessaire à leur construction.

    Au total, 88 000 suppressions d’emplois ont été annoncées en 2024, selon les données d’Eurofound. Volkswagen, le plus grand constructeur automobile européen, compte supprimer de 35 000 emplois d’ici 2030. L’entreprise promet toutefois de ne pas licencier de personnel.

    De toute manière, la main-d’œuvre de l’industrie automobile vieillit. Ces prochaines années, des milliers de travailleurs partiront donc à la retraite.

    En outre, même les représentants des travailleurs reconnaissent l’existence d’une « surcapacité » . Volkswagen, par exemple, construit neuf millions de voitures par an avec 680 000 employés dans le monde. Alors que son rival japonais Toyota en construit autant avec seulement 375 000 employés.

    « Il y a bien une crise, mais c’est une crise où le fardeau pèse moins sur les épaules des travailleurs que sur celles des fournisseurs et des petits acteurs de la chaîne de valeur », souligne Judith Kirton-Darling, secrétaire générale de la fédération syndicale européenne IndustriAll, à Euractiv.

    Une voiture à moteur à combustion Volkswagen Tiguan (à gauche) et une voiture électrique Volkswagen ID. 7 se tiennent sur des plates-formes élévatrices à l'intérieur de l'une des tours d'exposition jumelles de l'usine Volkswagen, le 15 novembre 2024 à Wolfsburg, en Allemagne. ©Krisztian Bocsi/Getty Images
    Une voiture à moteur à combustion Volkswagen Tiguan (à gauche) et une voiture électrique Volkswagen ID. 7 se tiennent sur des plates-formes élévatrices à l’intérieur de l’une des tours d’exposition jumelles de l’usine Volkswagen, le 15 novembre 2024 à Wolfsburg, en Allemagne. ©Krisztian Bocsi/Getty Images

    William Todts, directeur exécutif de l’ONG Transport & Environment, a récemment remis en question l’existence d’une crise dans le secteur automobile en général, soulignant les profits records des constructeurs automobiles ces dernières années.

    Ces profits ont été réalisés en « tirant le maximum du moteur à combustion interne ». Notamment en retardant les investissements dans l’électrification, explique Judith Kirton-Darling, ainsi qu’en « comprimant leur main-d’œuvre » en versant des salaires plus bas.

    Le problème des pertes d’emplois est accéléré par le passage aux véhicules électriques. Avec moins de personnel nécessaire pour les assembler, des chaînes de valeur entières pour les pièces des moteurs à combustion interne disparaissent.

    Aux côtés d’autres syndicats, IndustriAll souhaite un « moratoire dans toute l’Europe sur la mise au rebut des actifs industriels et les licenciements forcés afin de garantir un espace pour des solutions négociées pour chaque site et chaque travailleur ».

    Sigrid de Vries n’est toutefois pas d’accord. « Je ne pense pas que l’industrie se contente de licencier ». Selon elle, les constructeurs automobiles « ne manquent pas d’efforts » pour essayer de recycler et de réemployer les travailleurs.

    Raison 3: Le passage aux voitures électriques se fait au ralenti

    Le principal point de désaccord est le passage à la mobilité électrique.

    Bien qu’il y ait un consensus sur le fait que « la technologie dominante sera la voiture électrique ou la pile à combustible », comme l’a indiqué Sigrid de Vries, les chiffres de vente sont loin d’être à la hauteur des besoins.

    « Cette transition est bien plus difficile que tout le monde ne l’imaginait ou ne le souhaitait », explique la directrice générale de l’ACEA.

    « Les constructeurs automobiles font ce qu’ils peuvent » pour augmenter la part des voitures électriques. Le problème réside toutefois dans le fait que les consommateurs ne se sentent peu confiants pour acheter une voiture électrique. Principalement en raison du manque d’infrastructures de recharge.

    « Nous ne sommes pas en présence d’une demande naturelle du marché pour ces véhicules », souligne-t-elle, arguant que, chaque fois que les subventions à l’achat ont été supprimées, la demande de voitures électriques s’est effondrée.

    C’est ce qui s’est passé en Allemagne, où la fin de la prime pour les voitures électriques du jour au lendemain — au plus fort de la crise budgétaire — a entraîné une chute spectaculaire de la part des véhicules électriques.

    Olaf Scholz, qui se bat actuellement pour un second mandat en tant que chancelier allemand, a demandé à l’UE d’intervenir. Pour cela, il a appelé à la mise en place d’un système de subvention à l’achat à l’échelle européenne. L’industrie automobile européenne a également fait pression dans l’espoir d’éviter les pénalités pour avoir vendu trop de voitures polluantes en 2025.

    Le groupe Transport & Environment accuse toutefois les constructeurs automobiles d’être responsables de l’augmentation des prix des véhicules électriques. Car ils se sont concentrés sur les modèles haut de gamme les plus chers.

    Alors qu’en 2025 les constructeurs automobiles comptent accorder des rabais sur les voitures électriques afin d’atteindre leurs objectifs en matière de CO2, l’ONG espère que la situation changera.

    Mais « les constructeurs automobiles vendent déjà les VE [voitures électriques] à perte », explique Sigrid de Vries. « Vous pouvez donc travailler avec vos prix, mais vous ne pouvez le faire que pendant un certain temps ».

    L’ACEA appelle l’UE à libérer les constructeurs automobiles des amendes qui les menacent en cas de non-respect des objectifs en matière de CO2. Cette demande est soutenue par Olaf Scholz et d’autres États membres de l’UE, dont la France, l’Italie et la République tchèque.

    Dans sa « Boussole pour la compétitivité » dévoilée hier, la Commission s’engage à « identifier des solutions immédiates » aux amendes imminentes en « examinant les flexibilités possibles », « sans toutefois réduire l’ambition globale des objectifs de 2025 ».

    Cela laisse entrevoir un compromis selon lequel les objectifs pourraient être comptabilisés sur plusieurs années, comme l’a proposé le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck.

    La Commission européenne souhaite également « identifier des solutions immédiates » pour préserver la capacité d’investissement des constructeurs automobiles. Le tout « sans réduire l’ambition globale » de l’objectif de réduction des émissions de CO2 fixé par l’UE pour 2025, dans le cadre de sa campagne en faveur de la compétitivité industrielle.

    Les syndicats, quant à eux, expriment leur sympathie pour les difficultés des constructeurs automobiles. « Si la demande ne pousse pas le parc automobile à changer, il est alors très difficile d’atteindre les objectifs », souligne Judith Kirton-Darling.

    Selon elle, il était « urgent » que l’UE prenne des mesures pour augmenter la demande de voitures électriques, mais cela était « en contradiction fondamentale avec la politique macroéconomique que l’Europe poursuit actuellement, qui est l’austérité ».

    Aujourd’hui, le langage de la Commission a été interprété comme si l’exécutif rencontrait les constructeurs automobiles à mi-chemin, et abandonnait une position ferme sur les pénalités. « Imposer des amendes dans la situation critique actuelle n’aide personne », explique Peter Liese, eurodéputé en charge de l’environnement pour le Parti populaire européen (PPE), ajoutant qu’« apparemment, la Commission pense également de cette manière ».

    Un projet de document du PPE datant de décembre indique que les entreprises qui n’atteignent pas les objectifs en 2025 pourraient éviter les pénalités en atteignant les objectifs en 2026 et 2027.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.02.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.02.2025

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du lundi 03 février 2025. Dans les titres de cette édition : Libération d’Ofer Kalderon – LFI exalte la haine des juifs ? – Bayrou tente le 49.3 ce lundi

    Encore 2 otages français à Gaza

    On pense à eux alors qu’Ofer Kalderon a été libéré samedi dernier. Entre soulagement et incrédulité, les proches de son ex-femme, Hadas Kalderon, ont livré leur ressenti au JDD à l’annonce de sa libération : « C’est une joie indescriptible, on s’est battus depuis des mois pour vivre cet instant de bonheur. Mais nos pensées restent tournées vers ceux qui attendent encore un miracle. » Le cousin d’Ofer Kalderon, Ange, raconte au JDD éprouver une « bouffée de joie » qu’il espère voir durer. Cette semaine de nouveaux otages doivent être échangés, on ne se sait pas si les Français seront concernés.

    Le Franco-israélien Ofer Kalderon est libre !
    Le Franco-israélien Ofer Kalderon est libre !

    La question qui fâche de Caroline Yadan

    Mardi dernier, alors que les députés rendaient hommage aux morts de la Shoah, la députée des Français de l’étranger a dénoncé l’existence d’«un dangereux parti à l’extrême gauche de cet hémicycle» qui, selon elle, «exalte la haine des Juifs». C’est bien sur la France insoumise que visait l’élue des Français d’Israel. Sous les huées de la gauche et les applaudissements des partis de droite et du centre, Caroline Yadan a fustigé les positions parfois ambiguës de cette partie de la classe politique. Tandis que les applaudissements s’amplifiaient d’un côté de l’hémicycle, les députés insoumis ont choisi de quitter la séance.

    Caroline Yadan députée de la 8eme circonscription des Français de l'étranger
    Caroline Yadan députée de la 8eme circonscription des Français de l’étranger

    François Bayrou pourrait ne plus être Premier ministre ce lundi soir

    Le Premier ministre, François Bayrou, a annoncé ce samedi 1er février à La Tribune Dimanche sa décision de faire usage de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter par l’Assemblée les budgets de l’État et de la Sécurité sociale. L’utilisation du 49.3 par le Premier ministre s’accompagne d’un risque de censure, La France insoumise ayant annoncé le dépôt de motions de censure, que devraient voter les communistes et les écologistes. Le RN et le PS n’ont en revanche pas encore fait connaître leurs intentions. Les regards sont plus particulièrement braqués sur les socialistes, avec qui le gouvernement est engagé depuis plusieurs semaines dans une négociation sur le budget. Réponse ce soir, si le budget est adopté, il permettra comme prévu de maintenir le déficit à 5,4% du PIB, confirme François Bayrou.

    Français de l'étranger à l'Assemblée nationale

    C’est tout pour ce flash quotidien des expatriés. Passez un agréable lundi où que vous soyez !  On se retrouve demain !

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • L’Europe judoka sauvera-t-elle le monde ?

    L’Europe judoka sauvera-t-elle le monde ?

    « Je suis un dur, un vrai, un tatoué. J’ai risqué le bagne, faut l’avouer. J’ai bouffé du cannibale, J’ai même digéré des balles » L’homme fort mime Fernandel, joue les gros bras, envoie paître la morale et le droit. Cela fascine. Puis s’érode. Alors ne restent que deux solutions : la surenchère, surmonter les conflits intérieurs par les conflits extérieurs, ou bien le retrait, possible dans les démocraties, improbable dans les régimes autoritaires. Les hommes forts font des dégâts parce que leur principe est le conflit. Ils ont besoin d’un ennemi, l’étranger. Le nationalisme rejette l’immigré comme le libre-échange. Quelle place pour l’Europe dans ce nouveau monde ?

    Ainsi Trump dénonce l’immigré mangeur de chat et augmente les droits de douane. Il l’avait déjà fait lors de sa première présidence. Le déficit commercial s’était amplifié, les prix avaient augmenté. La mécanique se répétera, mais Trump se moque du résultat. Ce qui importe, c’est que les autres perdent plus que les Etats-Unis. Quand tout se résume à un rapport de force, il ne s’agit pas d’augmenter sa force, mais seulement sa force relative. Si le PIB américain est amputé de 1% à cause du protectionnisme, cela n’a pas d’importance si le PIB chinois est réduit de 2%. Tel est le calcul d’une logique de conflit.  

    Dans le conflit, les alliés doivent s’aligner. Mexique, Canada, Union Européenne doivent porter leur part du « fardeau », de gré ou de force, en achetant des armes, du gaz, et suivre la politique américaine vis-à-vis de la Chine.

    La vision du monde est simple. Deux blocs : Chine et États-Unis. Le reste ne compte que comme prise. Ainsi en est-il de l’Europe ou du Moyen-Orient. Gaza, le Liban, le Yémen sont des sujets secondaires. La paix au Moyen-Orient sera fondée sur la coopération militaire, financière, technologique entre les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite. Soit l’Iran l’accepte, soit elle en subira les conséquences militaires. La Jordanie, l’Égypte, les Emirats, le Qatar suivront.Les Russes, évincés de Syrie, bientôt de Méditerranée, ne sont plus gênants.

    Il est temps de répondre à la menace chinoise et reprendre le contrôle des routes commerciales. D’où les prétentions sur le Panama, l’Arctique, l’attention à l’Egypte et au Canal.

    Cette vision du monde ignore le « pourquoi nous combattons ? » Biden opposait une Alliance des démocraties à la coalition des autocrates. L’idéal démocratique marche si on le défend, si on le respecte.

    Dans le conflit avec la Chine, la compétition repose sur le mouvement. Avec un moteur, l’idéologie.  

    L’art du deal est sans art s’il se résume à un rapport de force. La force ne suffit pas. Les États-Unis n’ont gagné ni en Irak, ni en Afghanistan, ni au Viet Nam. Et les Russes ont perdu partout. L’empire Moghol était plus riche et puissant que la Compagnie des Indes. Byzance que les Arabes. Rarement la force gagne. C’est la mécanique du mouvement qui l’emporte et déstabilise. Ainsi se construisent les empires, presque par hasard, portées par leur course.

    Dans le conflit avec la Chine, la compétition repose sur le mouvement. Avec un moteur, l’idéologie. Qu’est-ce qu’on aime ? Qu’est-ce qu’on veut ? Si des immigrés bravent tous les dangers pour l’Europe et les États-Unis, c’est parce que ces pays représentent un espoir; pas un repoussoir. La Chine veut fédérer le « Sud » antiaméricain, les Brics et au-delà.  Par un discours anti-impérialiste, qui fustige l’hypocrisie de « deux poids deux mesures », qui dénonce « le droit d’ingérence » comme un néo colonialisme. Et Trump apporte de l’eau à ce moulin chinois.

    Enlève le droit international, que reste-t-il du monde ?

    Si les États-Unis lorgnent le Groenland, le Canada, le Panama, pourquoi la Russie ne prendrait-elle pas l’Ukraine, la Chine Taïwan, les Spratleys, la Corée ?

    « Enlève le droit – alors qu’est-ce qui distingue l’État d’une grosse bande de brigands[1] écrit saint Augustin. Enlève le droit international, que reste-t-il du monde ?

    Trump dénonce des accords qu’il avait lui-même signés. Avec ses prétentions sur Panama, le Canada, le Groenland, il détruit le principe de l’inviolabilité de frontières, la confiance entre alliés. Qu’est-ce l’OTAN, quand les États-Unis menacent un pays de l’OTAN ? Poutine respire. La Chine, maline, prône le multilatéralisme, les traités internationaux, la non-ingérence.

    L’Europe cible, poids, contrepoids, de quel côté va-t-elle tomber, va-t-elle tomber ?

    Et au milieu coule l’Europe. L’Europe cible, poids, contrepoids. De quel côté va-t-elle tomber, va-t-elle tomber ?

    L’Europe est le continent le plus riche, le plus paisible. Le taux d’homicide par habitant est y est un des plus bas du monde. L’espérance de vie une des plus longue. Le système de santé le plus performant. La protection sociale est inégalée. Les inégalités réduites. L’Europe n’a jamais été aussi riche, paisible. Elle est aussi frileuse, vieille, dépressive, divisée. Le modèle industriel allemand est en panne. La France perd ses plumes. Avec les rapports Draghi et Letta, la Commission se redonne vite une boussole stratégique, remet en cause ce qu’elle a fait les dix dernières années, sur l’immigration, l’énergie, la révolution digitale, les normes environnementales, agricoles, industrielles. Un réveil ?

    À force de se croire seule au monde, l’Europe est devenue proie. Russes, Chinois et désormais Américains l’attaquent. Avec des complices, l’extrême droite et l’extrême gauche, qui l’ont toujours détestée, des attaques cyber, des menaces, des sabotages, des ingérences ouvertes ou insidieuses, des promesses alléchantes pour tel ou tel gouvernement. Et une Commission de plus en plus hors sol.

    Les Russes ont perdu sur la plupart des fronts.

    La guerre en Ukraine est révélatrice. Les Russes ont perdu sur la plupart des fronts. Sur le terrain, ils peinent. Leur économie est saignée. Socialement, le coût humain est tragique. Diplomatiquement, ils sont isolés. Stratégiquement, ils ont perdu la Baltique, la Caspienne, la Méditerranée. Ils misent sur un seul tableau : persuader Européens et Américains de cesser leur aide. Frapper la tête : Faire croire à Trump que la Russie se distanciera de la Chine avec une paix « juste ». Et Trump appellera victoire son abandon. Ne l’a-t-il pas fait en Afghanistan, en Irak, en Syrie ?

    L’Europe s’inquiète. Pourtant, elle peut être la référence mentale, donc géopolitique, politique, du monde. Ce à quoi tiennent les peuples. La Chine montre la voie avec habileté, en faisant la promotion des accords internationaux, du droit, du multilatéralisme. C’est à l’Europe de porter le droit international, l’idéal démocratique. Elle doit le forger avec les pays victimes de l’agression américaine, Mexique et Canada, avec le Mercosur.

    Les Européens doivent réinvestir le Moyen-Orient, l’Afrique, la Méditerranée. Construire une industrie de défense européenne. Ne pas quémander le soutien de Starlink comme l’Italie, mais rattraper le retard dans la course spatiale, doper le projet IRIS, bien maigre. L’Allemagne cesser de traîner, d’hésiter.

    Si les États-Unis prennent des sanctions contre l’Union Européenne, ne pas répondre à une bêtise par une bêtise.   

    Et si les États-Unis prennent des sanctions contre l’Union Européenne, ne pas répondre à une bêtise par une bêtise. L’engrenage serait fatal. Le libre-échange est bénéfique même sans réciprocité : les taxes sont payées par les contribuables des pays protectionnistes. Importer de produits bon marché permet une meilleure allocation de ressources.

    Comme les pays du monde, notamment les plus faibles, ont besoin du droit, l’Europe sera soutenue.

    L’Europe même seule doit défendre le droit international et le libre-échange. À long terme, c’est le plus efficace. Parce que la bataille mondiale, y compris dans le digital, dans le spatial, est une bataille de normes, c’est-à-dire de droit. Comme les pays du monde, notamment les plus faibles, ont besoin du droit, l’Europe sera soutenue. Aux apprentis tyranneaux, la réponse de Fernandel : « Ma femme fait du judo, cet ange de douceur a l’âme d’un catcheur, pour un non pour un oui, elle m’envoie au tapis. ». L’Europe est au centre du jeu, comme proie ou comme moteur.

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et l’app bancaire France Pay


    [1] De civitate Dei IV, 4, 1.

  • Anthony Mounier : du foot au marathon, parcours d’un sportif attachant 

    Anthony Mounier : du foot au marathon, parcours d’un sportif attachant 

    podcast foot - FC EXPAT

    FC EXPAT

    Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
    Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
    Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.

    Écouter le podcast avec Anthony Mounier

    C’est en Grèce que part jouer aujourd’hui le FC Expat. En effet, c’est à quelques kilomètres du centre d’Athènes que vit notre invité, Anthony Mounier. Tout jeune retraité du métier de footballeur, celui qui, entre autres, a porté le maillot de l’Olympique Lyonnais retrace pour nous sa carrière. À notre micro, il nous parle aussi de sa vie d’expatrié entre l’Italie, Chypre et la Grèce. Et il aborde également sa nouvelle (folle) passion : le marathon. Un FC Expat qui vous propose de (re)découvrir le parcours incroyable d’un sportif attachant, qui fait rimer exercices à haute intensité et vie de famille organisée.

    Du rêve à la réalité, avec du travail !

    C’est aux côtés de Karim Benzema et de Hatem Ben Arfa que débute la carrière de notre invité. Après avoir emporté le titre de champion de France de ligue 1 avec l’OL (Olympique Lyonnais) en 2008, Anthony Mounier rejoint la Côte d’Azur et le club de l’OGC Nice. Puis c’est sous la tunique du Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) que va évoluer le natif d’Aubenas.

    Anthony Mounier à Lyon avec Karim Benzema
    Anthony Mounier à Lyon avec Karim Benzema

    C’est à 28 ans qu’Anthony franchit la frontière française pour découvrir l’Italie à Bologne et à l’Atalanta de Bergame. Puis direction la Grèce, d’abord sous les couleurs du Panathinaikos, et ensuite le Panetolikós et GS Kalithéa. Sans oublier un crochet par Chypre.

    « J’ai eu la chance de réaliser mon rêve. Depuis tout petit, j’avais cette volonté de devenir footballeur professionnel. Cela n’a pas été facile. Il y a pas mal d’étapes à traverser. »

    Anthony Mounier

    Revenant sur les différentes étapes de son parcours professionnel, notre invité partage son amour pour le football. Et il se souvient également des sacrifices endurés pour jouer au plus haut niveau. « J’ai eu la chance de réaliser mon rêve. Depuis tout petit, j’avais cette volonté de devenir footballeur professionnel. Cela n’a pas été facile. Il y a pas mal d’étapes à traverser. » nous confie-t-il. « J’ai quitté le domicile familial à l’âge de 10 ans », se remémore-t-il à notre micro.

    Anthony Mounier, à la découverte de l’Italie et de la Grèce

    Au cours de ce FC Expat, Anthony Mounier se rappelle de ses premiers pas hors de France. Une expatriation voulue : « À un moment donné, j’ai eu la volonté de voir ce qui se faisait à l’étranger ». Même si « l’Italie n’était pas un championnat qui m’attirait plus que ça ». Mais aucun regret par la suite concernant ce choix, comme il nous l’explique lors de cette interview.

    « Quand je suis arrivé en Italie, je ne parlais pas un mot d’italien, pas un mot d’anglais. »

    Anthony Mounier

    Si au début il ne parlait pas l’italien, Anthony a toujours été attiré par cette langue. « Quand je suis arrivé en Italie, je ne parlais pas un mot d’italien, pas un mot d’anglais. », mais « j’essayais et l’avantage que j’avais, c’est que je n’avais pas peur de me tromper » prodigue-t-il notamment comme conseil lorsque l’on se retrouve dans de telles situations.

    Anthony Mounier en Grèce
    Anthony Mounier en Grèce

    Et, il aurait pu se cacher derrière le français, mais pour lui « quand on arrive dans le pays, c’est une forme de respect aussi de se mettre à parler la langue ». Son expérience en Serie A est enrichissante à écouter, notamment dans la préparation des entraînements et l’approche des matchs.

    Puis c’est vers la Grèce que la carrière d’Anthony Mounier s’est par la suite dirigée. Avec femme et enfants, il a ainsi débarqué au Panathinaikos, un club fameux du championnat hellénique.

    « On est tombé amoureux de la Grèce. Un pays magnifique, une qualité de vie incroyable »

    Anthony Mounier

    C’est d’ailleurs dans ce pays qu’il continue à vivre. Ils nous expliquent comment est organisée sa vie de famille en expatriation. Il retire aussi un avantage pour ses enfants de vivre depuis des années à l’étranger. « J’ai des enfants qui parlent 3-4 langues » constate-t-il. Mais, sa retraite de footballeur prise, quittera-t-il Athènes pour revenir en France ? On en doute quand on l’entend nous dire : « On est tombé amoureux de la Grèce. Un pays magnifique, une qualité de vie incroyable. »

    Le marathon : une nouvelle passion

    À 37 ans, Anthony découvre la vie de l’après foot. Pense-t-il devenir éducateur ? « Aujourd’hui, être formateur pour des jeunes dans le foot, ça devient de plus en plus compliqué » dit-il. Et il nous explique ce qui a changé. Il remarque aussi : « aujourd’hui, j’ai l’impression que les jeunes veulent tous devenir footballeurs. Mais beaucoup oublient les efforts et les sacrifices qu’il faut faire. Et c’est dommage. »

    « J’ai besoin de sport. Je me suis pris au jeu du Marathon »

    Anthony Mounier

    Pour autant, Anthony Mounier ne s’arrête pas de courir. En effet, la course à pied est devenue sa nouvelle passion. Il projette de participer, entre autres, au marathon de Séville qui se tiendra fin février. D’ailleurs, sur son compte Instagram vous pouvez suivre ses entraînements sous la pluie ou le soleil, tôt le matin ou tard le soir. Et c’est plutôt motivant !

    Le marathon : la nouvelle passion d'Anthony Mounier
    Le marathon : la nouvelle passion d’Anthony Mounier

    Mais il ne veut pas que le sport vienne à nouveau empiéter sa vie de famille : « ils ont déjà énormément fait d’efforts pour me suivre tout au long de ma carrière. ». Aussi cale-t-il dorénavant le plus possible son agenda sur celui de sa femme et de ses enfants. Et il nous explique comment se déroule une journée type d’Anthony Mounier au cours de son interview. Tout est bien organisé, comme une course de fond.   

    Écoutez l’intégralité de ce FC Expat avec Anthony Mounier. Son enthousiasme vous donnera peut-être l’envie de courir avec lui, ou tout du moins de le suivre dans sa nouvelle passion : le marathon. Entre Athènes et Séville, en passant par l’Italie et la France, (re)découvrez le parcours d’un sportif attachant, qui sait conjuguer vie de famille et entraînement à haut niveau.   

    FC Expat est en écoute sur plusieurs plateformes












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