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  • Université d’été du parti présidentielle : Désunion sur fond d’élections municipales

    Université d’été du parti présidentielle : Désunion sur fond d’élections municipales

    C’est un mouvement qu’on n’attendait pas à la première université d’été de La République en Marche (LREM), ce week-end à Bordeaux (Gironde), où se sont réunis quelque 3 500 personnes.

    Notons que le Samedi 7 septembre, à 19 heures pétantes, une petite dizaine de « Marcheurs Libres » ont organisé − en accord avec la direction − un apéritif au beau milieu du « Campus des territoires » pour réclamer un retour à l’ADN d’En Marche et dénoncer une gestion trop pyramidale. « On n’est pas des frondeurs, s’empresse toutefois de préciser Steve au journal Le Parisien. Mais on veut démontrer que des militants de LREM qui se sont mobilisés pour la présidentielle, les législatives, les Européennes, et à qui on a demandé de travailler en amont pour les municipales, n’ont pas été pris en compte pour les municipales et le regrettent. »

    Un parti comme les autres ?

    Une bise (légère) de fronde souffle donc au sein du mouvement, quelques jours après l’officialisation de la candidature dissidente de Cédric Villani à Paris, face à Benjamin Griveaux, dont l’arrivée, avec accueil de son ami et délégué général Stanislas Guerini, claque des militants et conférence de presse, a été mise en scène mais cela n’a n’y berné les militants comme les journalistes. L’engouement n’est plus là..

    Depuis des semaines, les investitures créent des tensions dans de nombreuses autres villes, comme à Metz, Lille, Montpellier ou Besançon. De quoi désabuser les militants, pour beaucoup néophytes en politique, et peu habitués aux dissensions et aux querelles d’ego, ils ont l’impression d’être dans un parti comme les autres. « Cela nous donne l’image d’un parti comme les autres. C’est rageant, on était plutôt préservés de ces chicayas », se désole Sylvain, 23 ans, auprès de l’AFP, quand l’un de ses camarades de l’Aisne observe un peu pantois les « discordes » à Château-Thierry qui conduisent « le député et son poulain à se tirer mutuellement dans le dos ».

    « Griveaux ne parvient pas à imprimer » – un militant

    Dans les allées du Parc des expositions, le grand absent du jour, Cédric Villani est dans toutes les bouches. « Il est convaincu de pouvoir apporter quelque chose à cette campagne », défend Gaëlle Le Roch, référente du Morbihan, auprès d’un journaliste d’Aujourd’hui en France.  Pour d’autres, « Villani, c’est débile ! Il faut des primaires comme dans tous les partis, mais pas se déclarer comme ça », se récrie Jocelyne 80 ans, militante de Pessac (Gironde), pourtant incapable de citer le candidat officiel de LREM à… Bordeaux !

    Mais certains, à l’image d’Eric s’interrogent avec les journalistes de l’AFP : « Si Villani n’a pas été exclu, c’est peut-être parce que le parti se dit que si Griveaux ne parvient pas à imprimer, il vaut mieux se garder un plan B… » Dit autrement par un proche d’Emmanuel Macron, « on va laisser Darwin faire son œuvre »…

    Stanislas Guerini, la nouvelle règle édictée par , qui entend traiter « au cas par cas » le sort des éventuels dissidents dans les autres villes, pourrait ouvrir la boîte de Pandore.

    Et les négociations en cours avec les partenaires d’En Marche, à Toulouse entre autres, ne sont pas de nature à calmer les esprits. Certains pensent que LREM de doit pas autant de place au MoDem. Sur le terrain, on peut sentir la crispation de ceux qui ne sont pas choisis au profit des centristes.

    La direction du parti essaie de diminuer l’enthousiasme de la base, qui s’attend à une razzia sans oublier que l’objectif final est d’avoir un maximum de conseillers municipaux » pour peser sur les sénatoriales et assurer la pérennité du parti présidentiel.

  • La France opposée à un report du Brexit « dans l’état actuel des choses »

    La France opposée à un report du Brexit « dans l’état actuel des choses »

    Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a exclu dimanche 8 septembre tout nouveau report du Brexit dans les circonstances actuelles.

    « Dans l’état actuel des choses, c’est non », a-t-il déclaré dans l’émission politique Le Grand Rendez-vous Europe1/CNEWS/Les Echos.

    « Ils (Britanniques) disent qu’ils veulent proposer d’autres solutions, des arrangements alternatifs pour assurer le retrait (…) Nous ne les avons pas vus, donc c’est non, on ne va pas recommencer tous les trois mois. Que les autorités britanniques nous disent le chemin », a-t-il martelé.

    Le Parlement britannique a adopté cette semaine une proposition de loi contraignant le Premier ministre Boris Johnson à repousser de trois mois la date du Brexit, prévu le 31 octobre, s’il ne trouve pas un accord de divorce avec l’Union européenne d’ici le 19 octobre, soit juste après le prochain conseil européen.

    « Que les Britanniques assument leur situation (..) Il faut qu’ils nous disent ce qu’ils veulent », a insisté le ministre français des Affaires étrangères.

    « Sur le fond, il y a une espèce de conflit de légitimité entre le peuple qui, par la voie du referendum, a dit +je veux sortir+ (..) et le Parlement, expression du peuple aussi, qui ne sait pas comment sortir », a noté Jean-Yves Le Drian.

    « Pour l’instant on ne sait pas ce qu’ils veulent faire puisqu’il n’y a pas de majorité pour aucune des options », a-t-il poursuivi.

    « Il y a aujourd’hui une impasse qui se traduit d’ailleurs par des risques concernant le Royaume-Uni puisque l’Écosse agite l’éventualité d’une indépendance », a-t-il encore souligné.

  • La France championne du Monde du foot business

    La France championne du Monde du foot business

    Il n’y a pas que sur le terrain que l’on peut gagner au foot. En dehors du terrain, gains et pertes se calculent en millions. A ce jeu, la France n’est pas la dernière, au contraire : malgré les folies du PSG, elle est championne du monde.

    Le Centre International d’Etude du Sport (CIES)  a classé les clubs selon les ventes et achats de joueur depuis dix ans. Quels sont ceux qui ont gagné de l’argent ? Lesquels ont le plus vendu ?  Achètent le plus et le mieux ?

    Champion mondial des recettes, Monaco : plus d’un milliard en dix ans. 1.029 M€ exactement d’après les calculs du CIES . Mbappé, Mendy, Silva, Bakayoko, Rodriguez, Lemar, ce sont eux. Juste derrière, Chelsea (868M€) et la Juventus (787M€). Le deuxième français dans le registre du bon vendeur est Lyon, seizième du classement, avec 497M€. Puis Lille, 483, et enfin le PSG, 20èmemondial, avec 453M€.

    Classement des clubs qui ont le plus gagné entre 2010 et 2019 : 1. Monaco : 1,029 milliard d’€ 2. Chelsea : 868 M€ 3. Juventus : 787 M€ 4. Benfica : 780 M€ 5. Real Madrid : 763 M€ 6. Atletico Madrid : 754 M€ 7. AS Rome : 726 M€ -8. Barcelone : 726 M€ 9. Liverpool : 716 M€ 10. Borussia Dortmund : 678 M€ 16. Olympique Lyonnais : 497 M€ 18. Lille : 483 M€ 20. Paris Saint-Germain : 453 M€

    Le classement est assez différent pour les clubs acheteurs, où l’on trouve le PSG aux premières loges : Quatrième, avec près de 1.4 milliards d’investis. Le numéro 1 mondial est Manchester City avec 1.6 milliards, devant Barcelone, 1.5 milliards et Chelsea 1.4. Le PSG rate la médaille de bronze d’un souffle, mais les calculs sont faits sur dix ans et chaque année Paris se rapproche du sommet, en tout cas pour les dépenses. Monaco, lui, n’arrive qu’à la 12èmeplace.

    Classement des clubs qui ont le plus dépensé entre 2010 et 2019 : 1. Manchester City : 1,638 milliard d’€ 2. Barcelone : 1,525 milliard d’€ 3. Chelsea : 1,428 milliard d’€ 4. Paris Saint-Germain : 1,392 milliard d’€ 5. Juventus : 1,272 milliard d’€ 6. Manchester United : 1,265 milliard d’€ 7. Real Madrid : 1,236 milliard d’€ 8. Atletico Madrid : 1,110 milliard d’€ 9. Liverpool : 1,075 milliard d’€ 10. Inter : 968 M€ 12. Monaco : 862 M€

    Dans ce jeu, quels sont, financièrement les gagnants et les perdants : Manchester City, par exemple, est déficitaire de plus d’un milliard, le PSG s’en approche, il est deuxième en déficit : 901 millions.

    Classement des clubs les plus déficitaires entre 2010 et 2019 : 1. Manchester City : -1,091 milliard d’€ 2. Paris Saint-Germain : -901 M€ 3. Manchester United : -833 M€ 4. Barcelone : -720 M€ 5. Milan AC : -439 M€ 6. Real Madrid : -425 M€ 7. Juventus : -414 M€ 8. Chelsea : -395 M€ 9. Inter : -391 M€ 10. Arsenal : -366 M€

    Dans le Top 20 des clubs déficitaires, on trouve dix équipes anglaises. Il faut dire que ce n’est là que la balance financière des transferts. Les clubs ont d’autres ressources, notamment les droits TV , qui sont les plus élevés du monde pour le championnat anglais.

    Il faut aussi regarder les clubs bénéficiaires sur le marché des transferts. Et là, les clubs français s’illustrent : première et deuxième place, avec Lille et Monaco, quatre clubs dans le Top 10, Dix dans le Top 20 ! Aucun club anglais !

    Classement des clubs les plus bénéficiaires entre 2010 et 2019 : 1. Lille : +249 M€ 2. Monaco : +215 M€ 3. Genoa : +193 M€ 4. Olympique Lyonnais : +174 M€ 5. Udinese : +196 M€ 6. Hoffenheim : +139 M€ 7. Athletic Bilbao : +114 M€ 8. Montpellier : +111 M€ 9. Atalanta : +109 M€ 10. Espanyol : +95 M€ 12. Saint-Etienne : +81 M€ 13. Bordeaux : +77 M€ 14. Toulouse : +66 M€ 16. Rennes : +62 M€ 17. Nice : +51 M€ 18. Angers : +44 M€

    Des cinq  grands championnats européens, (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France) seule la Ligue 1 est bénéficiaire. Les clubs français ont engrangé (malgré le PSG)  359 millions de bénéfices.  Et la Premier Leagueanglaise, un déficit global de 6.5 milliards d’euros ! Ce sont d’ailleurs les clubs anglais qui paient les clubs français : 1.2 milliard.

    Balance des 5 grands championnats européens : 1. Ligue 1 : +359 M€ 2. Bundesliga : -758 M€ 3. Liga : -800 M€ 4. Serie A : -1,218 milliard d’€ 5. Premier League : -6, 488 milliards d’€.

    Les joueurs français s’exportent donc bien. Des expats, des champions du monde. Ou presque : tous ne sont pas français, et tous ne sont pas champions. Mais dans l’ensemble, la Ligue 1 est bien la championne du foot business, catégorie  mercato. Pour les droits tv, elle est cinquième. Ceci explique aussi cela. Le foot anglais a les moyens que les clubs français n’ont pas.

  • Rentrée littéraire : la plus faible depuis 1999 – Notre sélection

    Rentrée littéraire : la plus faible depuis 1999 – Notre sélection

    Avec 524 romans publiés, cette rentrée littéraire est la plus faible de ces vingt dernières années. Choisir ses prochaines lectures parmi les 336 romans français et les 188 titres étrangers à paraître à partir du mois d’août ne sera pas pour autant une mince affaire; entre les 82 premiers romans, les têtes à suivre et les incontournables, cette rentrée reste riche. Voici quelques-unes des sorties les plus attendues, à inscrire dès maintenant sur sa liste de lecture.

    Soif, d’Amélie Nothomb

    La rentrée littéraire ne serait pas ce qu’elle est sans un nouveau roman d’Amélie Nothomb. L’auteure d’Hygiène de l’assassin, qui il y a onze ans recevait le prix Jean Giono pour l’ensemble de son oeuvre, sera de retour le 21 août chez Albin Michel avec un roman qui promet de faire parler de lui, puisque son narrateur n’est autre que Jésus-Christ lui-même.

    Soif, d’Amélie Nothomb

    © Albin Michel

    Soif, d’Amélie Nothomb

    Soif, d’Amélie Nothomb, éditions Albin Michel, 162 pages, 17,90 euros

    Le prix Nobel 2014 de littérature, déjà lauréat d’un Goncourt et du Grand prix de l’Académie Française, revient cet automne avec Encre sympathique, publié chez Gallimard. Ce 29ème roman paraîtra le 3 octobre, en marge de la plupart des titres de la rentrée littéraire. On en sait encore peu de choses, si ce n’est le nom du protagoniste, Jean Eyben, qui enquêterait sur la disparition d’une certaine Noëlle Lefebvre.

    Encre sympathique, de Patrick Modiano

    © Gallimard

    Encre sympathique, de Patrick Modiano

    Encre sympathique, de Patrick Modiano, éditions Gallimard, 144 pages, 16 euros

    Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, de Jean-Paul Dubois

    Jean-Paul Dubois revient après trois ans d’absence, et signe aux éditions de L’Olivier l’histoire de Paul Hansen, un fils de pasteur incarcéré suite à un mystérieux drame surgit lorsqu’il était intendant dans une résidence nommée L’Excelsior. Un voyage dans les souvenirs de l’homme, à découvrir le 14 août.

    Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, de Jean-Paul Dubois

    © Éditions de l’Olivier

    Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, de Jean-Paul Dubois

    Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, de Jean-Paul Dubois, éditions L’olivier, 252 pages, 19 euros

    Une partie de badminton, d’Olivier Adam

    Paul Lerner, le double fictif d’Olivier Adam, revient le 21 août chez Flammarion. Il nous emmène cette fois-ci sur le littéral breton, où il travaille comme journaliste pour un hebdomadaire local, et où ses vies familiale et conjugale sont brutalement mises à l’épreuve.

    Une partie de badminton, d’Olivier Adam

    © Flammarion

    Une partie de badminton, d’Olivier Adam

    Une partie de badminton, d’Olivier Adam, éditions Flammarion, 384 pages, 21 euros

    Le maître des poupées, de Joyce Carol Oates

    L’une des romancières les plus prolifiques des États-Unis, Joyce Carol Oatespublie chez Philippe Rey Le maître des poupées, un recueil de nouvelles reliées par un un fil : l’irruption du macabre dans le quotidien de leurs personnages.

    Le maître des poupées, de Joyce Carol Oates

    © Philippe Rey

    Le maître des poupées, de Joyce Carol Oates

    Le maître des poupées, de Joyce Carol Oates, traduit de l’anglais (États-Unis) par Christine Auché, éditions Philippe Rey, 336 pages, 22 euros

  • « Gilets jaunes » : des milliers de manifestants pour la rentrée – Le tour des manifestations

    « Gilets jaunes » : des milliers de manifestants pour la rentrée – Le tour des manifestations

    Les protestataires promettaient un « septembre noir ». Pour leur rentrée, quelques milliers de personnes se sont rassemblées à travers la France.

    À Montpellier, des heurts ont éclaté et une voiture de police a été incendiée.


    • Violences à Montpellier 

    La préfecture relevait samedi après-midi 1.500 manifestants à Montpellier, où la mobilisation est forte depuis le début du mouvement, contre 3.000 selon les organisateurs. Des incidents sporadiques ont éclaté dans tout le centre-ville, où touristes et Montpelliérains se sont retrouvés piégés par les gaz lacrymogènes et les affrontements. « J’y vois plus rien ! », « j’arrive plus à respirer ! », s’écriaient les passants.

    Une fumée épaisse, irrespirable, a rapidement envahi une rue commerçante de Montpellier, où une voiture de police, sans occupants, a été incendiée. Selon la préfecture de l’Hérault, ce sont des manifestants qui ont ouvert la porte du véhicule de police et y ont jeté un cocktail molotov. Plusieurs devantures de commerces ont aussi été vandalisées, notamment celle de l’assureur MMA.

    La préfecture a fait état de trois interpellations pour « jets de projectiles, engins incendiaires et possession de couteaux ».

    • Heurts à Rouen malgré l’interdiction de manifester 

    À Rouen aussi, où tout rassemblement était interdit dans le centre-ville, des heurts ont éclaté lors de la manifestation des « gilets jaunes », soutenue par la CGT de Seine-Maritime. Deux personnes ont été interpellées, selon la préfecture.

    À Toulouse, le cortège de plusieurs centaines de « gilets jaunes » était bien plus important que les derniers samedis, traduisant selon de nombreux manifestants une « reprise » de la mobilisation. « C’est normal qu’il y ait plus de monde, c’est une reprise du mouvement qui n’a jamais été mort », à assuré Francis, un retraité toulousain de 66 ans. « Et ça va être de pire en pire ! », prédit-il. Sur une des portes de l’Hôtel de ville, un homme a collé un carton sur lequel on peut lire : « Ça prendra le temps que ça prendra mais nous on lâchera pas ».

    • Éric Drouet verbalisé à Paris 

    À Paris, seuls quelques dizaines de manifestants ont tenté de se rassembler sur les Champs-Élysées, qui restent interdits aux manifestations. Les forces de l’ordre déployées dans le quartier ont verbalisé 55 personnes, dont Éric Drouet, l’un des initiateurs du mouvement. Un autre petit cortège s’est formé en début d’après-midi, autour des Invalides. La préfecture a annoncé avoir procédé à des interpellations, sans préciser le nombre.

    • Le « Campus » de LREM à Bordeaux visé 

    À Bordeaux, quelques dizaines de « gilets jaunes », mais aussi une centaine de pompiers, ont manifesté à proximité Parc des expositions où se tient, sous très haute surveillance policière, le « Campus » de la République en marche (LREM). Les manifestants, qui avaient tenté en vain de se rapprocher, découragés, sont ensuite partis rejoindre le cortège traditionnel des samedis en centre-ville. Avec un nouveau souffle perdu pendant l’été, ils étaient plusieurs centaines à manifester, au hasard des rues, surveillés là aussi par un important dispositif policier.

    • Dans le calme à Lille et Strasbourg 

    À Lille, quelque 650 manifestants selon une source policière, 1.500 selon les organisateurs, ont défilé dans une ambiance bon enfant, derrière une banderole annonçant la « rentrée sociale » et la « convergence des luttes » des gilets « jaunes », « rouges », « roses » et « verts ».

    À Strasbourg, environ 350 « gilets jaunes », selon la préfecture, ont manifesté à la mi-journée dans À le centre-ville.

  • Bruno Le Maire favorable à une monnaie numérique publique

    Bruno Le Maire favorable à une monnaie numérique publique

    Le ministre de l’Economie et des Finances propose d’engager une réflexion sur une monnaie digitale émise par des banques centrales, réplique au projet Libra de Facebook.
    Face au projet Libra de Facebook, les Etats et banques centrales contre-attaquent. Très réservé à l’égard de cette monnaie virtuelle à l’ambition mondiale présentée par le réseau social en juin, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire envisage un contre-projet public. Dans un entretien accordé au journal La Croix à paraître ce vendredi 6 septembre, le ministre déclare ainsi :

    « Je propose […] que nous engagions une réflexion sur une monnaie numérique publique émise par les banques centrales qui garantirait la sécurité totale des transactions, leur rapidité, leur simplicité et leur gratuité. »

    Il relève que le vrai défi, pour les systèmes de paiement traditionnels, consiste à « réduire les délais de fonctionnement, les délais de transition et les coûts des opérations financières transfrontalières. » Il suggère d’avancer « lors des prochaines assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale en octobre. »

    Des monnaies digitales de banques centrales

    La déclaration du ministre français intervient quelques jours après une proposition un peu similaire émise par le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, lors du symposium des banques centrales à Jackson Hole le 23 août. S’exprimant sur les défis de la politique monétaire dans le système financier international actuel, ce banquier central très respecté avait exposé l’idée d’une monnaie hégémonique synthétique (SHC en anglais) qui pourrait être émise par « un réseau de monnaies digitales de banques centrales ». Cette monnaie d’un genre nouveau pourrait  « atténuer l’influence dominante du dollar dans le commerce international ».

    Interrogée sur le sujet lors de son audition par le Parlement européen ce mercredi, Christine Lagarde, la future présidente de la Banque centrale européenne s’est dite « très intéressée et intriguée par la proposition de Mark Carney, que de grandes banques centrales s’unissent pour créer une sorte de monnaie digitale, de « stable coin » de même nature que le Libra.»

    Bruno Le Maire a de con côté déclaré que « la France doit être un grand pays d’innovation financière. Nous soutenons par exemple le développement de la Blockchain. Mais cette innovation ne doit jamais se faire au détriment de la sécurité du consommateur ou de l’épargnant. Or nous avons vu, dans les derniers mois, que certains produits étaient particulièrement risqués. En tout état de cause, la France refuse qu’une entreprise privée se dote des moyens de la souveraineté d’un État.»

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Mugabe en enfer – La mort n’excuse pas tout.

    Mugabe en enfer – La mort n’excuse pas tout.

    « Le camarade Mugabe était une icône de la libération, un panafricaniste qui a consacré sa vie à l’émancipation et à la responsabilisation de son peuple. Sa contribution à l’histoire de notre nation et de notre continent ne sera jamais oubliée. Que son âme repose en paix éternelle. » écrit l’actuel Président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, dit « le Crocodile », ex chef des Renseignements de Mugabe, qui l’avait choisi comme vice président. Elu Président en 2018, à la suite d’un coup d’Etat, avec le soutien de l’armée, il laissa le vieux Mugabe et sa femme Grace, en résidence surveillée.

    Voilà ce qu’écrira un jour, il faut l’espérer, un successeur de Mugabe  lorsque le Zimbabwe deviendra un pays paisible, prospère et libre : « Mugabe a trahi tous les engagements et idéaux de sa jeunesse, lui, l’enseignant qui prétendait défendre les opprimés. Panafricaniste, il rejeta toute coopération avec les pays voisins. Socialiste, il mit en place une réforme agraire qui ruina le pays. Chef d’Etat, il mit le pays en coupe réglé, vécut avec sa famille et ses courtisans comme un monarque milliardaire dans un luxe insensé alors que la faim régnait. Il fit arrêter, torturer, tuer ses adversaires, ses opposants, puis ses amis. Il représente ce que la révolution, la décolonisation, l’Afrique a fait de pire. Il rejoindra d’autres monstres et dictateurs comme Staline, Pol Pot, Amin Dada au Panthéon des dictateurs assoiffés de sang et d’or. Il avait fait du Zimbabwe, promis à un bel avenir, un enfer. Heureusement, le peuple (et l’armée) finirent par le chasser, sans oser le juger. Ses successeurs n’ont pas renié les méfaits auxquels beaucoup d’entre eux participèrent. Mais à la longue, le Zimbabwe a gagné sa liberté »

    Seule question : dans combien de temps ce successeur imaginaire pourra-t-il écrire cette épitaphe. ? Même Krouchtchev fut plus courageux que  Mnangagwa.Mais Mnangagwa est le fils spirituel de Mugabe. Il croit encore que les Chinois (il a été formé à l’école communiste révolutionnaire en Chine et en Corée du Nord) sauveront Zimbabwe. Xi Jinping fit une visite officielle en 2015. Le Zimbabwe d’aujourd’hui c’est 90% de chômage, 70% de la population sous le seuil de pauvreté, 32% des femmes mariées avant dix huit ans. Un  pays sans monnaie, sinon … le dollar américain. Le Zimbabwe était le deuxième pays industriel d’Afrique dans les années 90, il est, hélas pour sa population, riche de minerais, notamment de diamants.

    Que compte faire Emmerson Mnangagwa de Grace, la veuve de Mugabe, qui espérait prendre sa succession, et de ses diamants ?

    La France est présente au Zimbabwe mais les relations restent limitées. La communauté française est d’environ 300 personnes. Il existe une trentaine d’entreprises françaises et des échanges économiques limitées à environ 25M par an. La présence française est assurée par une école française bilingue «  Jean De la Fontaine » à Harrare et trois alliances françaises.

    La France  a créé un « Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement » et contribue à l’aide internationale pour le développement à travers fonds européens et fonds internationaux.

    Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer, peut on penser du coté de l’AFD.

     

     

  • America! Les traces françaises en Amérique #1 Détroit

    America! Les traces françaises en Amérique #1 Détroit

    Le buste d’Antoine de Lamothe-Cadillac dans le centre de Détroit

    Peu le savent mais « Motown », la capitale mondiale de l’automobile commença comme un modeste fort fondé par un aventurier français. Détroit, principale ville du Michigan sur les bords des lacs St Clair et Erie, fut en effet fondée par Antoine de Lamothe-Cadillac.

    Etonnant destin que celui de ce visionnaire, faux aristocrate qui se forgea une nouvelle identité lors de son arrivée dans le nouveau monde à 25 ans en 1673. Après avoir arpenté ces nouveaux territoires qui comptaient des colonies anglaises, hollandaises, françaises, avoir été gouverneur dans le Maine et commandant dans l’Ohio, fonda le fort Pontchartrain du Détroit en 1701. Près de 60 ans durant et avant sa prise par les Anglais, Détroit se développa bon an mal an.

    Une ville dont le dévelopement est depuis toujours en dents de scie

    Visionnaire, Antoine de Lamothe-Cadillac prophétisa que Détroit, en raison de son emplacement stratégique dans la région des grands lacs, se développerait. Pour autant, en 1740, seul 100 familles s’étaient installées dans la colonie. Les hivers rudes de cette région au climat continental et les tensions entre les puissances coloniales expliquent en partie cela.

    Le siège de General Motors à Détroit

    Le 19ème et le 20ème siècle virent Détroit bénéficier d’une croissance exponentielle. Henry Ford y construisit sa première usine en 1896. De nos jours toujours, Ford, General Motors et Chrysler y ont leur siège et d’importantes usines. La marque Cadillac y fut crée en hommage au fondateur de la ville.

    Détroit subit cependant de plein fouet dans la seconde partie le déclin du secteur automobile, la concurrence japonaise, la délocalisation. La population aisée, souvent blanche, fuit en banlieue laissant dans un centre ghettoisé une population noire, pauvre, livrée à elle même. Le nombre d’habitants tomba à moins de 700 000 habitants et le taux de criminalité explosa.

    Faillite en 2013, renaissance partielle depuis

    L’ancienne gare de Détroit à l’abandon

    La pire période fut atteinte en 2013 quand, incapable d’assumer 18 milliards de $ de dette, fut déclarée en faillite. Des pans entiers de la ville, désertés, donnèrent lieu à des images spectaculaires d’une ville fantôme. Une horde d’artistes bohèmes, attirés par les prix plus qu’abordables et une ambiance décalée. Depuis lors, Détroit semble renaitre, notamment grâce au renouveau des 3 grands de l’automobile et la rénovation du centre-ville. Antoine de Lamotte-Cadillac ne reconnaitrait sans doute pas la ville qu’il fondant il y a plus de 3 siècles.

     

  • Aigle Azur : une faillite qui laisse en rade 15 000 français et des milliers d’emplois en France et en Algérie

    Aigle Azur : une faillite qui laisse en rade 15 000 français et des milliers d’emplois en France et en Algérie

    Deuxième compagnie aérienne régulière française en nombre de passagers, Aigle Azur a pourtant été placée en redressement judiciaire début septembre après s’être déclarée en cessation de paiement.

    Tous les vols sont annulés à partir d’aujourd’hui vendredi 06 septembre. Les repreneurs potentiels de la compagnie aérienne ont jusqu’au 9 septembre pour déposer leur offre.

    Vous avez déjà acheté vos billets d’avion et ne savez pas si votre vol sera maintenu suite à la faillite d’Aigle Azur ?

    A ce sujet, la directrice marketing d’Air Indemnité a expliqué à Capital que « Pour se faire rembourser, le passager doit s’inscrire au registre des créanciers de la compagnie, une fois que le nom du liquidateur judiciaire a été communiqué ». Cependant, les remboursements pour les passagers ne sont pas garantis puisque la compagnie aérienne est en redressement judiciaire.

    Si vous avez réservé votre vol dans le cadre d’un forfait avec au moins une autre prestation (hébergement, location de véhicule, excursion…), l’agence de voyages qui s’est occupée de la réservation est tenue de vous proposer un autre transporteur ou un voyage de substitution. Si vous refusez cette proposition, vous aurez alors droit au remboursement de la totalité des sommes versées.

    La compagnie aérienne Aigle Azur aurait trouvé un accord, en aout, pour vendre à la low cost Vueling ses activités entre Paris-Orly et Faro, Funchal et Porto. Cependant une expertise qui a été demandée par les représentants du personnel a ralentit le processus.. Désormais l’avenir de ces lignes est dans les mains d’un tribunal du commerce français. 

    La compagnie dispose en effet de 10.000 créneaux horaires de décollage et d’atterrissage sur l’aéroport français. Des « slots » qui ne peuvent pas être revendus mais qui peuvent être récupérés par l’entreprise qui rachètera la compagnie. Malgré cet avantage, nombreux sont ceux qui craignent un arrêt pur et simple de tous les vols d’Aigle Azur dès la semaine prochaine. Les couacs se sont d’ailleurs multipliés ces derniers jours. Un premier vol Paris Orly – Bamako (Mali) a été annulé ce mercredi. Par ailleurs, plus de 200 passagers sont bloqués depuis le 3 septembre à l’aéroport d’Alger (Algérie), explique France 3 Occitanie. Leur vol retour, via Aigle Azur, initialement prévu mardi a été retardé puis annulé. Jeudi soir, les passagers n’avaient toujours aucune nouvelle d’une possible reprogrammation de leur voyage.

    L’entreprise a en outre prévenu ses clients devant effectuer un vol retour au-delà de vendredi qu’ils seraient « contraints d’acquérir un autre billet retour. La situation financière de la société ne permet pas de garantir un dédommagement », autrement que par l’inscription aléatoire au registre du liquidateur comme nous l’avons évoqué plus haut.

    Dans une lettre adressée aux salariés, la compagnie assure que « la recherche de repreneurs se poursuit activement. Elle continue durant l’arrêt des vols. »

    « La vente à la découpe qui s’annonce dans le cadre d’une liquidation qui s’approche, nous la refusons clairement », a déclaré Martin Surzur à l’AFP jeudi soir. « Beaucoup d’acteurs du transport aérien attendent cette liquidation pour faire leur marché au moindre coût, avec un effacement du passif et des dettes. »

    « Le SNPL a demandé au ministre des Transports un rendez-vous urgent avec le Premier ministre à Matignon en présence des acteurs incontournables d’une reprise, Lionel Guérin et Air France », a rapporté Martin Surzur.

    Il a ajouté qu’avec « l’ensemble des salariés, nous avons décidé de manifester dès samedi à Orly autant de jours que nécessaires jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée ».

    Des anciens dirigeants d’Air France comme repreneurs potentiels

    Plusieurs repreneurs potentiels ont fait part de leur intérêt, sans que l’on sache s’ils vont déposer une offre. Parmi eux se trouvent Lionel Guérin et Philippe Micouleau, anciens dirigeants du groupe Air France, selon des sources syndicales. Le nom du groupe Dubreuil, propriétaire d’Air Caraïbes, a également été évoqué.

    Gérard Houa, un actionnaire minoritaire qui avait tenté un coup de force pour prendre le contrôle de la compagnie fin août, a de son côté dénoncé dans un communiqué « une liquidation dangereuse et illégale » contre laquelle il a « engagé plusieurs actions devant les juridictions compétentes ».

    Aigle Azur compte 1 150 employés, dont 350 en Algérie. La compagnie dispose d’une flotte de 11 avions et a transporté 1,88 million de passagers en 2018, année pendant laquelle elle a réalisé un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros.

     

     

  • « L’Etat profond » de Macron manque de profondeur

    « L’Etat profond » de Macron manque de profondeur

    A la traditionnelle Conférence des Ambassadeurs, Emmanuel Macron a dénoncé « l’Etat profond » qui se mettrait en travers d’une « nouvelle politique avec la Russie ».

    « L’Etat profond » est une expression qui vient de Turquie. Elle signifie qu’au delà des apparences, il y a, au sein de l’Etat, des responsables de connivence, sans légitimité, qui dirigent effectivement l’Etat. A l’époque, cela désignait l’armée turque. La formule a été utilisée par Erdogan pour justifier les milliers d’arrestations et de purges suite à la tentative de coup d’état de 2016. Drôle de référence.

    Dans les régimes démocratiques, « l’Etat profond » correspondrait plutôt à « l’establishment ». Quel que soit le gouvernement, une coalition d’intérêts occulte, avec ses relais dans l’administration, dirigerait tout. Aux Etats-Unis, les candidats populistes s’en servent pour fustiger « Washington ». L’Etat profond, ce serait à la fois, les agences fédérales, les lobbies, le FBI, la CIA, la bureaucratie, etc…

    Appliqué à la France, le concept d’ « Etat profond », lancé comme un avertissement aux ambassadeurs, signifierait que « le Quai » mènerait sa propre politique. A propos de la Russie, le Président appelle à « une politique nouvelle », plus conciliante, et met en garde cet « Etat profond »  qui s’y opposerait.

    Vous pensiez que le Président nommait les Ambassadeurs ? Visiblement, pas vraiment. Une sorte de Nomenklatura lui dicte les noms. Vous pensiez qu’il dirige la politique étrangère du pays ? Que nenni : le Quai ne répond que lorsque le Président va dans son sens. Vous pensiez qu’il y avait un lobby russe en France, comme en Allemagne et aux Etats-Unis, de Le Pen à Chevènement, de Trump à Berlusconi, avec ses relais au Sénat, à l’Assemblée, ses hommes d’affaires et ses medias ? C’est l’inverse. Vous croyiez que la Russie de Poutine mettait des opposants en prison, en assassinait en Angleterre, influençait des élections comme le Brexit ou la Présidentielle par des fakes news, trolls et cybers attaques, violait le droit international, annexait la Crimée, entretenait un Etat fantoche en Transnistrie, fournissait en armes les milices en Ukraine comme en Syrie, fermait les yeux sur l’usage des gaz mortels … Naïfs ! Ce sont des lubies du lobby de l’Etat profond. La Russie est calomniée. Les démocraties n’ont pas été gentilles avec elle. Poutine est un incompris.

    Soit, le Président n’a pas tort : l’avenir de la Russie est dans un partenariat avec l’Europe. Sauf que Poutine n’en veut pas. Il parie toujours, comme Trump, sur l’éclatement de l’Europe. Poutine et son « Etat profond » – oligarques et vieux potes du KGB- veulent garder le contrôle de la rente pétrolière.

    Aimer la Russie, oser l’alliance russe, tout cela est bel et bon. Poutine méprise l’Europe, comme la France de Macron, et Macron lui-même. Il ne respecte que la force, moyennant quoi il est en train de faire de la puissante Russie une puissance subalterne, bientôt tenue en laisse par Pékin. Un « valet de la Chine », dit Macron, qui là, a raison.

    Quant à « l’Etat profond », s’il existe au Quai, il existe aussi à Bercy (Finances), Balard (défense), Grenelle (éducation), Beauvau (police). Il existe une administration, avec ses hiérarchies, traditions, corporatismes, syndicats, fraternités, copinages, avantages et lâchetés. Si elle s’impose aux dirigeants, ce qu’elle fait parfois, c’est que les dirigeants sont faibles. C’est le cas quand on choisit des courtisans plutôt que des hommes politiques. Sinon l’administration obéit. Ne serait-ce que parce qu’Ambassadeurs, Préfets, directeurs peuvent être virés du jour au lendemain.

    Aussi est-il curieux qu’un Président, dont on pourrait dire qu’il incarne « l’élite » par son parcours personnel, par son arrivée au pouvoir au sein d’une d’aristocratie cooptée, qui a composé un gouvernement parmi les plus « technos » de la République, qui s’occupe jusque dans le détail de l’organisation du G7, se plaigne d’un « Etat profond », comme un vulgaire Erdogan. Un discours de gilet jaune en costume trois pièces.

    La France n’est pas la Turquie. Macron a viré le Général de Villiers en 48 heures. C’était son droit. Comme il a le droit de faire un virage pro-russe (ce que souhaite de Villiers, le frère du général) et d’engager des discussions, y compris de coopération militaire, qui pourraient être utiles, donnant-donnant. Mais il faut tenir le lobby russe à distance. Qu’il demande à trump !

    Il n’y a pas d’Etat profond en France. Ou bien Macron en est le Chef. La nomination de Sylvie Goulard pourrait en témoigner. Il est surtout le Chef de l’Etat. S’il croit ce qu’il dit, qu’il fasse le ménage. Sinon, qu’il ne donne pas de prétexte à l’impuissance. Ni d’arguments à ceux qui croit que l’Etat est prisonnier de forces obscures.

    Il n’y a pas d’Etat profond, un manque de profondeur peut-être.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris